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Nouvelles

Arts et culture : le Tchink system pourrait devenir la musique identitaire du Bénin
Le Bénin se propose d’expérimenter une identité musicale propre pour mieux valoriser le potentiel des acteurs de cet art. Réflexions, suggestions et propositions, pistes de solution et feuille de route pour y arriver ont mobilisé, il y a peu, au Centre culturel Artisttik-Africa de Cotonou, autorités en charge du secteur et acteurs multifonctions. Le ministère en charge des Arts et de la Culture par le truchement de la direction des Arts et du livre (Dal) est porteur d’un nouveau creuset d’échanges avec les acteurs culturels, toutes catégories confondues. « Carrefour des arts » se veut un moment de réflexions et de suggestions pour solutionner à petits mais rassurants pas les maux qui ont empêché la culture béninoise de connaître le sort que lui souhaitent ses acteurs et porteurs. Pour l’Acte 1 au Carrefour des arts, la musique s’est invitée au cœur des échanges. « Le Tchink system : Stan Tohon, précurseur d’une musique d’identification béninoise ? ». Le thème choisi pour guider les réflexions à l’occasion illustre bien les ambitions de ce nouveau conclave pour lequel maisons de production, studios d’enregistrements, artistes, managers, promoteurs, disc jockey, journalistes et animateurs ont effectué le déplacement. C’est un chantier qui mérite d’être exploré, soulignera dans la foulée, Blaise Tchétchao, directeur des Arts et du livre, initiateur. «Le Carrefour des arts est une tribune d’échanges francs, constructeurs et fructueux sur les questions de développement des industries culturelles et créatives. Elle se veut itinérante avec des thèmes variés. La finalité de cette initiative est de recueillir des propositions concrètes, réalistes et exploi-tables», appuie-t-il. Pour décortiquer le premier thème, la communication inaugurale est revenue à Simon Dédji dont le parcours en matière de musique force respect et admiration. L’enseignant à l’Institut national des métiers d’art, d’archéologie et de la culture (Inmaac) de l’Université d’Abomey-Calavi, sous la modération du musicien Eric Thomson, reconnait comme bien d’autres que le Bénin peut revendiquer une belle musique qui se trouve d’ailleurs variée. Seule difficulté, elle a du mal à traverser les frontières pour devenir une musique ou une identité made in Benin. Que faire donc ? Simon Dédji propose de fédérer les énergies autour d’un ou de trois types de musique au plus et d’y concentrer les efforts des acteurs. Ce faisant, pense le communicateur, cet art portera les fruits qu’on attend de lui. Investir Cette suggestion plait bien à certains. La plupart des intervenants à la rencontre ont approuvé cette option et fait des suggestions pour l’améliorer. Certains comme Prosper Gogoyi se feront plus incisifs sur les investissements. Si le Bénin espère rivaliser avec les grands noms de la musique qui le ceinturent, il doit porter la barre très haut, être capable de faire des réalisations qui rivalisent avec les grands noms de la musique nigériane par exemple. Et cela passe par de lourds investissements, indique-t-il. Passée la question du choix et de l’investissement, beaucoup ont insisté également sur le comportement du consommateur. Si hier, il fallait débourser et payer des disques, aujourd’hui, même avec une connexion internet de cent francs Cfa, le citoyen a la possibilité de consommer les productions d’ici et d’ailleurs et de se livrer ainsi à une comparaison, soutient le producteur, exposant ainsi l’un des défis majeurs de la musique béninoise. Il ne sera pas le seul. D’autres voix se feront entendre pour porter le doigt sur ce qui plombe l’envol de la musique béninoise, les voies et moyens pour parvenir à une musique identitaire et surtout comment promouvoir le Tchink system. Un brin d’émotion s’est aussi invité dans les échanges avec les témoignages sur Stan Tohon. Qu’il s’agisse de ses anciens danseurs et chorégraphes ou encore de Soul Bass, l’homme qui, pendant plus de vingt ans, a été son chef d’orchestre ou d’autres connaisseurs du milieu musical béninois, plusieurs anecdotes ou coulisses de la carrière de l’artiste et de sa musique ont été partagées avec le public. In fine, et dans un souci de vite agir, un comité de suivi a été mis sur pied pour recueillir et structurer les propositions et recommandations. Il les finalisera sous forme de rapport à adresser aux responsables du ministère pour une mise en œuvre. L’objectif étant de parvenir au plus vite à identifier un rythme propre au Bénin et qui fédère les musiciens et toutes les structures qui gravitent autour d’eux. Culture 18 nov. 2021


3e journée de la ligue pro de football du Bénin : Buffles, Loto-Popo, Coton Fc à l’heure de la confirmation
Leaders provisoires de leur zone après les deux premières journées de la ligue pro de football du Bénin, Buffles, Loto-Popo et Coton Fc effectuent leur troisième sortie de la saison, ce mercredi 17 novembre. Invincibles à ce niveau de la compétition, ils sont attendus pour confirmer respectivement face à Real Sport, Hodio et As Cotonou. La ligue pro de football du Bénin va aborder sa troisième journée, ce mercredi 17 novembre, avec des rencontres alléchantes pour Buffles, Loto-Popo et Coton Fc, leaders provisoires des zones A, B et C. Vainqueurs des Cavaliers de Nikki lors de la journée précédente par le score de 2-1, dans la région septentrionale, les Buffles du Borgou affrontent Real Sport dans un duel fratricide au stade municipal de Parakou. Les vice-champions en titre qui ambitionnent de finir en tête de leur zone auront à cœur d’enchaîner avec leur troisième victoire de la saison. Avec 6 points +3, Chérif Dine Cakpo et ses coéquipiers auront la lourde responsabilité de confirmer une fois encore leur forme devant leur public. Au repos le week-end dernier, la formation du Real Sport est contrainte de se relancer après sa défaite (0-1) contre Takunnin lors de la première journée. Lanterne rouge de la zone A, Real Sport (0 point-1) devra éviter une deuxième défaite pour ne pas s’enliser davantage dans le classement. En dehors de cette importante rencontre, deux autres s’annoncent épiques dans cette région. Il s’agit des confrontations Béké Fc – Dynamo Parakou à Bèmbèrèkè et Damissa Fc – Panthères à Nikki. Dans la zone B, le public sportif du Mono aura droit au derby fratricide entre Loto-Popo et Hodio Fc de Comè. Les hommes de la maison de la chance vont recevoir sur leurs installations leurs frères ennemis de Comè. Cette confrontation apparait comme un match entre deux équipes qui se connaissent bien pour s’être affrontées la saison dernière. La récente confrontation entre Loto-Popo et Hodio Fc remonte au 24 mars 2021 à Grand-Popo et s’est soldée par un nul. Hodio Football club de Comè reste vainqueur de la double confrontation entre les deux clubs la saison dernière. Vainqueur à l’aller à Comè, il a réussi à tenir en échec le champion en titre sur ses installations au match retour. Consciente de la tâche, l’équipe de la Loterie nationale du Bénin qui totalise 6 points + 4 a mis le cap sur les préparatifs de cette rencontre depuis lundi 15 novembre dernier. Dans la cité historique d’Abomey, Dynamo d’Abomey accueille l’As Tonnerre tandis que Soleil effectuera un déplacement périlleux à Aplahoué pour affronter Dadjè Fc de la localité à la faveur des matches de la 3e journée dans la zone B. La première de Coton Fc à Ouidah ! Victorieux des Requins de l’Atlantique et Sitatunga Fc lors des deux premières journées, Coton Fc, leader de la zone C, accueille ce mercredi 17 novembre l’As Cotonou au stade de Ouidah. C'est la première rencontre devant le public sportif de la cité des Kpassè pour les protégés de Lionel Talon contraints d’éviter un faux pas à domicile. Le club a enregistré deux victoires en autant de sorties avec 7 buts marqués contre 3 encaissés. Pour conserver leur place de leader au classement, Romaric Amoussou et ses coéquipiers devront batailler dur contre la formation de l’As Cotonou, invaincue, elle aussi, depuis l’entame de la compétition. Avec une victoire et un nul, l’As Cotonou dispose également d’un fort potentiel en attaque. Après avoir atomisé l’As Police (5-0) et contraint au partage des points l’Association sportive du Port autonome de Cotonou, les « Adjaka Lolo » tenteront sans doute de défier les Cotonculteurs sur leurs installations. A noter que trois autres rencontres sont programmées dans cette zone sud (C) pour le compte de cette journée. Tombeur des Requins de l’Atlantique, Adjidja Fc sera aux prises avec Upi Onm à Djeffa tandis que Requins Fc et Aspac vont en découdre respectivement avec As Police et Eternel Omnisports à Abomey-Calavi et Toffo? Programme des rencontres Mercredi 17 novembre 2021 Zone A Béké Fc – Dynamo Parakou à Bèmbèrèkè Damissa Fc – Panthères à Nikki Buffles – Real Sport à Parakou Zone B Dynamo d’Abomey- As Tonnerre à Abomey Dadjè Fc – Soleil Fc à Aplahoué Loto-Popo Fc – Hodio Fc à Grand-Popo Zone C Adjidja Fc – Upi Onm à Djeffa Requins Fc – As Police à Abomey-Calavi Coton Fc – As Cotonou à Ouidah Aspac –Eternel Omnisports à Toffo Zone D Avrankou Omnisports – Asvo à Avrankou Ayéma Fc – Djeffa Fc à Pobè Asos – Dragons à Akpro- Missérété Sports 17 nov. 2021


Espace marin : un plan de gestion intégrée en perspective 
Le ministre du Cadre de vie organise, depuis mardi 16 novembre et pour trois jours, un atelier de consultation intersectorielle des parties prenantes sur la cartographie des usages et l’élaboration des différents scenarii d’utilisation de l’espace marin et côtier du Bénin. Objectif, parvenir à élaborer les scénarii en vue du zonage futur de cet espace pour être en phase avec les exigences de sa gestion intégrée.
Plusieurs activités sont mises en œuvre dans l’espace marin du Bénin dont le tourisme, le transport maritime, le commerce, la pêche… Ces activités exercent une forte pression et ont des impacts sur le milieu marin. Dans le même temps, la gouvernance de l’espace marin est encore sectorielle. Chacune des structures impliquées dans la gestion de l’écosystème marin continue de développer sa propre politique de mise en œuvre.
Or, rappelle Faustine Coovi Sinzogan, coordonnatrice du projet Gizmac au ministère du Cadre de vie, l’option sectorielle ne permet pas une gestion rationnelle et intégrée de l’espace marin. « Cela ne facilite pas la gestion durable des écosystèmes marins et côtiers », fait-elle observer. Aussi, laisse-t-elle entendre que la vision du gouvernement, c’est la valorisation des ressources marines. Autant de constats qui justifient la tenue de l’atelier de consultation intersectorielle des parties prenantes sur la cartographie des usages et l’élaboration des différents scenarii d’utilisation de l’espace marin et côtier. Il sera question pour les participants, tous des acteurs impliqués dans la gestion des océans, de valider les cartes des usages futurs. Ils doivent aussi élaborer les scénarii d’évolution de l’espace marin, proposer un zonage de l’espace marin et côtier du Bénin et identifier les enjeux de développement de la zone marine, les variables motrices, leurs tendance et influence.
Selon Faustine Coovi Sinzogan, le milieu marin représente un fort potentiel économique et la planification spatiale marine va booster ce potentiel pour réduire les pressions sur les ressources marines, surtout celles qui sont menacées. L’atelier auquel convie le Gizmac se veut donc purement technique et a été l’occasion pour les consultants commis à cette fin de présenter les résultats des analyses des conditions futures du milieu marin, secteur par secteur.
Les facteurs de changements par rapport aux activités menées en milieu marin indiquent que l’augmentation des volumes des marchandises implique une augmentation de la surface occupée par le port, donc son extension et la création d’un nouveau port. Ces deux facteurs en plus de la pêche induisent de grands changements et une augmentation de la zone de pêche et de l’espace marin. Il en va de même pour le tourisme marin. La vision de faire du Bénin une destination touristique devrait impliquer un taux plus important des fréquentations en mer. La recherche est également citée au rang des facteurs indexés.
Actuellement, aucun schéma de planification ne couvre l’espace marin béninois qui regorge pourtant d’inestimables ressources. Il est donc impérieux, conviennent les organisateurs de la rencontre, « de mettre en œuvre une politique cohérente pour sécuriser et coordonner les activités marines, d’adopter une approche plus globale de la gouvernance du milieu ».
Pour mieux réussir l’exercice, deux experts internationaux dont
Dieynaba Seck, chargé de projet au centre de suivi écologique de Dakar, partenaire de la convention d’Abidjan sont à Cotonou. «Nous sommes là en tant que centre technique et nous avons un rôle d’appui pour le projet Gizmac. Nous l’avons accompagné dans l’identification des zones marines d’importance économique et nous l’accompagnons dans le processus d’élaboration d’un plan de gestion des espaces marins et côtiers du Bénin », appuie l’expert.
Environnement 17 nov. 2021


Mondial 2022/Violation de la loi 3 du football par la Rdc : le Bénin saisit le comité d’organisation de la compétition
Battu par la République démocratique du Congo, dimanche 14 novembre dernier, lors de la 6e journée des éliminatoires du Mondial 2022 par le score de 2-0 au stade des Martyrs, le Bénin pourrait gagner sur tapis vert. L’instance faîtière du football béninois a porté plainte au sujet de l’excès de périodes de changements opérés par le sélectionneur des Léopards du Congo, Hector Cüper lors de cette rencontre. Au lendemain de sa défaite contre la République démocratique du Congo lors de la 6e journée des éliminatoires du mondial 2022, le Bénin a porté plainte contre son adversaire pour avoir effectué des changements au-delà des trois temps possibles. La Fédération béninoise de Football a saisi le comité d’organisation de la coupe du monde 2022 pour connaitre de cette situation. En effet, en violation de la loi 3 du sport roi, Hector Cüper a opéré cinq changements en quatre périodes. Et pour cause ! En plus de la sortie de Kakuta Gaël remplacé à la mi-temps, le sélectionneur congolais a procédé à quatre autres changements. Samuel Moutoussamy a cédé sa place à Edo Kayembé 63e minute tandis que Cédrick Makambu a remplacé Yannick Bolasié à la 77e minute. Ensuite, Jackson Muleka a pris la place de Dieumerci Mobokani à la 84e minuite avant l’entrée de Joel Kayamba en lieu et place de Ben Malango à la 90e minute. Un surplus qui pourrait permettre au Bénin de remporter ce match sur tapis vert car la loi stipule que : « Le nombre maximal de remplacements autorisés dans le cadre de tout match de compétition officielle sera déterminé par la Fifa, la confédération ou la fédération nationale concernée et ne pourra être supérieur à cinq. Durant le match, chaque équipe peut utiliser un maximum de cinq remplaçants, bénéficie d'un maximum de trois opportunités pour effectuer des remplacements et peut en outre effectuer des remplacements à la mi-temps ». Faut-il le signaler beaucoup d’autres irrégularités ont émaillé cette rencontre au cours de laquelle le score a été ouvert sur un penalty litigieux à la 10e minute. Sports 16 nov. 2021


Tournée annuelle du préfet de l’Atlantique : des réponses aux doléances du maire de Toffo
Le maire de la commune de Toffo, Bibiane Adamaze Soglo et son conseil ont présenté au préfet de l’Atlantique, Jean Claude Codjia, les diverses préoccupations de leurs administrés ; ceci dans le cadre de la tournée annuelle de l’autorité de tutelle, le 9 novembre 2021 à Toffo. Ecouter au moins une fois l’an ses administrés. Le préfet du département de l’Atlantique, Jean Claude Codjia, a satisfait à cette exigence statutaire dans la commune de Toffo, mardi dernier au titre de l’année 2021. Après un huis clos à l’hôtel de ville avec le maire Bibiane Adamazè et ses adjoints, il échangera ensuite avec les conseillers, chefs villages, dignitaires et autres acteurs de la Société civile. « Nous venons partager vos réalités dans tous les secteurs. Les populations doivent être écoutées et leurs préoccupations prises en compte. Votre quotidien doit s’améliorer… », a déclaré Jean Claude Codjia, avant de saluer les actions que mène dans ce sens, le conseil communal présidé par Bibiane Adamazè Soglo. De l’état des lieux sommairement présenté par le maire, on retiendra que sur les dix recommandations d’ordre général formulées à l’endroit des communes du département, au titre de la tournée statutaire de 2020, la commune de Toffo a mis en œuvre entièrement huit et des actions sont en cours pour la mise en œuvre intégrale des deux restantes. Il s’agit du contrôle des autorisations d’ouverture des églises, mosquées et autres lieux de culte, la communication de la comptabilité trimestrielle des dépenses engagées. Un chapelet de doléances Au titre des préoccupations majeures de la commune, Bibiane Adamazè Soglo a indiqué que la question relative à l’accessibilité et à la fourniture pérenne de l’eau potable aux populations reste toujours non résolue dans plusieurs localités. La prévention des risques et catastrophes demeure aussi problématique. Et l’inexistence d’ouvrages d’assainissement complémentaires pour drainer les eaux issues des travaux de construction du stade omnisports de Toffo en cours d’achèvement, cause de graves inondations dans les champs et habitations des quartiers de Sèdji et de Gomey. « Nous vous prions de plaider auprès du gouvernement afin que les ouvrages d’assainissement confortatifs soient réalisés au profit de ces villages pour protéger les habitats et les espaces de culture », a souligné le maire de Toffo. Quant aux travaux de construction de la route Lalo- Toffo, l’abandon du chantier du côté de la commune de Toffo a été relevé. L’insécurité, le déblocage des collectifs budgétaires en souffrance à la préfecture, l’état dégradé des routes et pistes rurales ainsi que l’impraticabilité des routes classées notamment les axes Toffo-Sey-Ayou et Houègbo-Sey-Djanglanmey-Lon-Agonmey, de même que le manque de plateaux techniques et de personnel qualifié dans les centres de santé n’ont pas échappé à l’autorité communale. Une note d’espoir Le préfet de l’Atlantique, Jean Claude Codjia, s’est voulu rassurant au sujet des attentes de la commune de Toffo. Il va féliciter le conseil communal présidé par Bibiane Adamazè Soglo pour le succès obtenu lors du concours national sur l’amélioration du cadre de vie et souhaiter que les actions se poursuivent dans ce sens. Pour le volet sécurité, il plaide pour une collaboration constante entre les populations et les forces de sécurité publique. Il promet de décanter la situation relative au blocage des collectifs budgétaires en attente. En ce qui concerne l’accès à l’eau potable, environ 2,7 milliards de francs Cfa sont investis par le gouvernement pour la cause, et les arrondissements les moins desservis, Damè et Sèhouè sont déjà pris en compte. Les populations sont invitées à faire diligence, à se mettre ensemble pour mieux bénéficier du microcrédit Alafia, ainsi que du Fonds national de développement agricole. Jean Claude Codjia a promis de s’investir dans la satisfaction de toutes les préoccupations. Sur son initiative, des fonds ont été mobilisés pour accompagner l’effort du gouvernement dans le cadre des cantines scolaires. La commune de Toffo a donc reçu 1 480 000 F Cfa pour le bien-être des enfants dans 43 établissements. Actualités 16 nov. 2021


2e édition du concours Art Pro Pme : les lauréats distingués
Les lauréats de la 2e édition du concours ArtProPme organisé par l’Agence nationale des Petites et moyennes entreprises (Anpme) ont été récompensés au cours d’une soirée de distinction, vendredi 12 novembre dernier à Cotonou. Le concours ArtProPme a livré son verdict et les deux lauréats ont été distingués. Ils ont reçu chacun un trophée‚ un ordinateur et un chèque de 500 mille Fcfa. « Nous allons plus loin en associant les ambassadeurs culturels et artistiques à nos différents produits parce que nous estimons qu’ils sont d’excellents vecteurs pour une meilleure vulgarisation de nos produits », a fait savoir Alexandre Houedjoklounon, directeur général de l’Agence nationale des Petites et moyennes entreprises (Anpme). Pour cette deuxième édition, deux catégories ont été retenues, à savoir la Littérature avec 21 candidatures et le Cinéma avec 14 candidatures. L'exigence faite imposée aux participants, c’était la valorisation dans leurs œuvres, des produits et services des Mpme béninoises, des rythmes, places touristiques et rites qui constituent la richesse du Bénin. Tous les candidats ont été donc appelés à mettre en avant, à travers leurs productions, la culture béninoise et les produits purement made in Benin. Un lauréat a été primé par catégorie à l’issue du travail du jury composé de personnes qualifiées et compétentes sous l’œil vigilant d’un huissier de justice. Selon Claude Balogoun, président du jury, les autres candidats n’ont pas démérité mais il fallait ressortir le meilleur. Il a par ailleurs formulé une demande à l’endroit du Dg de l’Agence nationale des Pme. « Je souhaite que pour l’édition prochaine, tous les auteurs gagnants ou non participent à un atelier de réécriture de leurs textes afin qu’ils fassent l’objet d’une édition spéciale qui sera partagée dans l’administration gouvernementale, aux députés et dans les consulats », a-t-il souligné. Dans la catégorie Littérature, le journaliste Sêmèvo Bonaventure Agbon a été sacré lauréat avec son texte intitulé "Voix intérieure". Il parle du personnage Sègnidé qui‚ en proie à une voix intérieure qui lui annonce une mort imminente‚ est allé consulter le Fâ par le biais d'un ami. Il a constaté que "l'ordonnance rituelle" est bourrée de produits exotiques et a protesté humblement‚ souhaitant remplacer le Gin‚ Sprite‚ biscuits...par le Déhan‚ l’ananas séché‚ le biscuit de baobab‚ fonio‚ néré... « C’est une question de développement et de création d’emplois », a soutenu l’auteur. Un plaidoyer fort pour le « consommons béninois ». Côté Cinéma, la technicienne Christiane Bamenou a remporté le prix avec sa production vidéo ‘’Totchénou’’ qui présente également, plusieurs produits agroalimentaires réalisés par des Béninois. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Société 16 nov. 2021


Amélioration de l’image de la presse africaine : les recommandations du 9e Filep
La 9e édition du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (Filep) s’est refermée, vendredi 12 novembre dernier, à Ouagadoudou. D’importantes recommandations ont été formulées à l’endroit des Etats africains par les participants venus de vingt pays du continent en vue de redorer le blason de la presse africaine. L’édition 2021 du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (Filep) s’achève sur une série de doléances. Les participants à cette messe de la presse africaine ont adressé une série de recommandations aux chefs d’Etat africains dans plusieurs domaines en vue d’améliorer l’image de la presse à l’échelle du continent. Entre autres, le 9e Filep recommande aux dirigeants la prise de mesures nécessaires pour la sécurité physique et juridique des professionnels de l’information, la protection des journalistes en exil ou en quête de refuge sur leurs territoires. Le festival préconise le soutien des Etats aux entreprises de presse privées en vue d’améliorer les conditions de vie des journalistes, à travers des fonds de soutien technique, matériel et financier conséquents. La digitalisation rapide que connait le continent africain a des répercussions sur le mode de consommation de l’information par les citoyens. A ce titre, les médias traditionnels sont confrontés à des défis économiques qui se caractérisent par un marché publicitaire peu concurrentiel, une difficile conversion des utilisateurs au payement des contenus et par la nécessité d’une diversification progressive des sources de revenus. Cette situation fragilise les entreprises de presse africaines, déjà confrontées aux difficultés financières. Pour mieux garantir la viabilité économique des médias africains et assurer leur pérennité, les participants souhaitent que la prochaine édition du Filep soit orientée sur les nouveaux modèles économiques des entreprises de presse. Les festivaliers lancent un appel pressant aux chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) en vue de la réouverture des frontières terrestres avec un dispositif du contrôle sanitaire similaire à celui disponible dans les aéroports. Ils relèvent que la fermeture des frontières terrestres affecte les pouvoirs d’achat des ménages et impacte négativement l’économie africaine qui repose essentiellement sur le commerce et le secteur informel. Selon le Filep, l’ouverture des frontières aériennes seules apparaît comme une discrimination à l’endroit des plus démunis soumis à de nombreux rackets lors de leur déplacement par voie terrestre. Ousséni Tamboura, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement burkinabé, a pris acte de ces doléances et promis de les transmettre au président Roch Marc Kaboré. « Nous sommes attentifs aux différentes recommandations formulées par le Filep et à l’ensemble de la presse. Les gouvernements et les médias sont ensemble pour relever les défis de la sécurité. Nous sommes tous des combattants de la démocratie et de la liberté. Nous ne nous lasserons pas de soutenir les journalistes», promet-il. Ces promesses réconfortent les différents acteurs des médias présents à ce rendez-vous de la presse africaine. Société 16 nov. 2021


Politique de concurrence de la Cedeao : les parties prenantes s’approprient le cadre régional
L’Autorité régionale de la concurrence de la Cedeao organise, les 15 et 16 novembre, une session de plaidoyer et de sensibilisation des parties prenantes du Bénin sur le cadre de la concurrence au niveau régional. Occasion de discuter des questions liées au libre-échange et à la protection des consommateurs. Facteur d’innovation et de croissance de la productivité, la concurrence est régie dans la Cedeao par des règles communautaires adoptées par les chefs d’Etat par acte additionnel A/SA.1/12/08 en date du 19 décembre 2008. Organe garant de leur mise en œuvre, l’Autorité de régulation de la concurrence de la Cedeao (Arcc), instaurée en juin 2019, sensibilise les parties prenantes des Etats membres sur son mandat et ses implications pour les entreprises locales et le commerce régional. Après la Gambie, le Togo et le Ghana, le Bénin accueille, les 15 et 16 novembre, le programme de plaidoyer et de sensibilisation sur la politique régionale de concurrence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). La session regroupe des cadres de l’Administration publique, des praticiens du droit, des représentants du secteur privé, de la Société civile, notamment les associations de consommateurs. Il est question pour l’organisation régionale de s’assurer de l’appropriation des textes par les acteurs nationaux et de leur préparation aux prochaines interventions de l’Arcc, dans la perspective de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale (Zlecaf). « Il est important que les Etats membres de la Cedeao connaissent et maîtrisent le cadre régional de la concurrence dont ils se sont dotés avant d’entrer de plain-pied dans la Zlecaf », souligne Blaise Diplo Djomand, représentant résident de la Cedeao près le Bénin. Pour lui, « La question de la concurrence est très technique mais n’en est pas moins un sujet d’intérêt général de par son impact direct sur l’activité économique ». Le concept de la concurrence repose sur la liberté laissée aux acteurs économiques de produire et de vendre des biens et services dans les conditions fixées par le marché, explique Micaël Bassabi Djara, directeur de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce. « Un tel contexte soumettant chaque entreprise à la pression concurrentielle d’autres entités, poursuit-il, vise à stimuler la créativité et à créer les conditions d’une offre de qualité apte à répondre aux exigences des consommateurs. » Collaboration Au terme des échanges faits d’exposés et de séances de travail avec les autorités, le directeur de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce espère qu’une synergie sera créée entre les structures nationales en charge de la concurrence et de la protection du consommateur et l’Arcc pour une application effective du droit de la concurrence de la Cedeao. L’Arcc veille à discipliner ou réguler certains comportements des agents économiques en vue de promouvoir l’équité dans les échanges et d’assurer le bon fonctionnement du marché. Elle intervient dans le cas des accords et pratiques concertées, anticoncurrentielles en l’occurrence, susceptibles de restreindre les échanges, d’abus de position dominante, de fusions et acquisitions, d’aides publiques faussant la libre concurrence, précise Dr Siméon Koffi, directeur exécutif par intérim de l’Arcc. Sont exonérés les accords, décisions ou pratiques visant à améliorer la production ou la distribution de biens ou à promouvoir le progrès technique ou économique. Les prochaines sessions du programme de sensibilisation se tiendront en Côte d’ivoire, au Nigeria et dans les autres pays, dans l’espoir d’une adhésion volontaire aux règles de concurrence pour un marché régional libre et ouvert. Economie 16 nov. 2021


Dénonciation des violences basées sur le genre : une plateforme digitale de prise en charge disponible
Face à l’ampleur des violences basées sur le genre dans un contexte notamment marqué par la Covid-19, il faut prioriser des mécanismes de dénonciation en adéquation avec les restrictions qu’impose la crise sanitaire. La plateforme numérique Centre d’aide juridique digitalisé (Cajud) vient répondre à ce besoin. Application web mise en place pour améliorer l’accès des femmes et des filles aux services de formation, de conseil et d’assistance juridique, le Centre d’aide juridique digitalisé (Cajud) offre la possibilité aux victimes de violences basées sur le genre de saisir le centre d’écoute de Wildaf-Bénin depuis leurs lieux de résidence ou de n’importe quel endroit. « L’idée est née de la recrudescence des cas de violences basées sur le genre notés dans la période critique de la crise sanitaire où, en raison du confinement et d’autres mesures restrictives prises par les autorités, les femmes et les filles ayant subi des violences ne pouvaient pas se déplacer pour se plaindre. Cet outil permet donc d’adapter l’aide juridique au contexte sanitaire marqué par la pandémie de la Covid qui a favorisé l’augmentation des violences à l’égard des femmes et des filles », explique Françoise Sossou-Agbaholou, coordonnatrice du réseau Wildaf-Bénin. A l’en croire, cette initiative vient répondre à un besoin d’assistance adapté au nouveau contexte sanitaire en assurant l’accès à l’aide juridique aux victimes de violences basées sur le genre via les réseaux sociaux et en instaurant des services spécifiques et prioritaires de Vbg accessibles en temps réel. Le Cajud va assurer, entre autres, l’éducation informelle au droit, le recueil des témoignages, le mapping des violences et la localisation. Françoise Sossou-Agbaholou ajoute que le Cajud a l’avantage d’encourager la dénonciation des violences basées sur le genre, d’assurer le suivi des victimes en l’occurrence des femmes et des filles et d’accroitre le taux de satisfaction des victimes et survivantes en œuvrant pour que justice soit faite. Toutes choses qui vont contribuer à réduire les risques de violations des droits des femmes. Lancé le 17 août dernier, le Cajud semble déjà combler les attentes de nombreuses personnes. « Nous notons depuis la mise en place du Cajud, l’intérêt des victimes qui ont commencé à dénoncer des cas en ligne et à recevoir d’accompagnement par ce même canal », fait observer la coordonnatrice du réseau Wildaf-Bénin. Mise en œuvre dans quatre pays de l’Afrique de l’Ouest à savoir le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Bénin, cette initiative est soutenue par le bureau sous-régional de Wildaf. Appel à la dénonciation De plus en plus, les violences basées sur le genre concentrent non seulement l’attention des pouvoirs publics mais aussi celle des organisations de la société civile. La mise en place de la plateforme Cajud illustre bien l’intérêt de la société civile à la dénonciation des abus. A travers ce mécanisme, Wildaf-Bénin garantit la protection des victimes et leur prise en charge. « L’accueil de la victime peut se faire par plusieurs canaux : par la plateforme, via WhatsApp, par contact téléphonique ou en présentiel au niveau du siège du réseau Wildaf-Bénin qui abrite son centre appelé Centre de droit et développement pour la femme. Ledit centre est doté d’un personnel formé, notamment de conseillers ou conseillères qui reçoivent les bénéficiaires. Ce personnel est chargé non seulement de la réception mais aussi de la préparation des dossiers des victimes et survivantes, de leur prise en charge, de leur suivi et de leur réinsertion sociale », informe Françoise Sossou-Agbaholou. Mais cette plateforme ne peut se révéler efficace que si les bénéficiaires en font réellement usage. C’est pourquoi la coordonnatrice du réseau Wildaf-Bénin exhorte : «Nous appelons les populations en général, les femmes et les filles en particulier à briser le mur de silence en saisissant cette opportunité que leur offre Wildaf-Bénin afin que les auteurs de ces violations soient punis ; et qu’ensemble, nous puissions dire NON aux violences basées sur le genre et OUI à une vie harmonieuse basée sur le respect mutuel de nos droits et devoirs ». Société 16 nov. 2021


Respect des droits humains : la lutte contre la corruption comme moyen
La Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) a organisé, vendredi 12 novembre dernier à Cotonou, un atelier sur la lutte contre la corruption et les droits humains. Il a été mis en évidence les menaces de la corruption sur les droits humains. C’était un rendez-vous de vérité où la langue de bois n’avait pas de place. Magistrats, forces de sécurité, cadres des ministères, membres de la société civile, députés… étaient réunis à l’initiative de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) pour un atelier sur le thème « La lutte contre la corruption pour un meilleur respect des droits humains ». Un thème qui a donné l’occasion aux participants de discuter du phénomène de la corruption, ses formes, ses manifestations, ses conséquences néfastes y compris ses atteintes au respect des droits humains. Lors de la cérémonie d’ouverture, Ulrich Togbonon, représentant le ministre de la Justice et de la Législation a rappelé que « la corruption nuit gravement au respect des droits de l’homme notamment ceux des couches les plus vulnérables ». C’est conscient de ce fait que le gouvernement béninois a mené et continue d’ailleurs de mener plusieurs actions afin de mettre fin à ce mal. Ces luttes qui ont fait sensiblement reculer la corruption sont appréciées par nombre d’observateurs et organismes nationaux, régionaux et internationaux. Les nuisances de la corruption ont également été soulignées par Clément Capo-Chici, président de la Cbdh. « La corruption est une entrave à la jouissance des droits de l’homme », a-t-il martelé. Il a aussi indiqué qu’il est nécessaire d’agir avec efficacité pour y mettre fin. Trois exposés ont meublé l’atelier. Le magistrat Cyriaque Dossa, président de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), dans un franc parler, a développé le sous-thème : « La cartographie de la corruption et la répression au Bénin : Cas de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme ». Serge Prince Agbodjan, juriste et membre de la Cbdh, s’est occupé de « La corruption et les droits de l’Homme : les enjeux de la corruption et les droits de l’Homme ». Quant au sous-thème intitulé « Mise en place du système national d’intégrité du Bénin : Etat des lieux et perspectives », il a été présenté par Etienne Badou, coordonnateur des activités de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc). Pour un meilleur suivi de l’engagement collectif pris, un cadre de concertation multi acteur de lutte contre la corruption pour un meilleur respect des droits de l’Homme au Bénin a été mis en place. Il est constitué d’un membre de la Cbdh, d’un représentant de l’Anlc/Haut-commissariat à la prévention de la corruption, d’un membre du secteur public, d’un membre du secteur privé et d’un représentant des Organisations de la société civile. Actualités 16 nov. 2021


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