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Les travaux de renforcement d’alimentation en eau potable pour les populations sont désormais une réalité dans les départements du Borgou, de la Donga, du Zou et des Collines. Le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi, est allé constater l’état d’avancement de ces travaux, les 13 et 14 août derniers à la tête d’une forte délégation.
Les populations de Djougou, Parakou, Dassa-Zoumè et Glazoué pourront disposer d’eau potable en quantité dès le mois de janvier prochain. A preuve, les travaux de construction des infrastructures relatives à ce projet cher au gouvernement sont pratiquement terminés dans certaines villes. D’autres sont en cours de finition et les ouvrages seront mis en service dans quelques mois pour le bien-être des populations. C’est le constat fait par le ministre de l’Eau et des Mines lors de sa tournée, les 13 et 14 août derniers.
A Djougou, Dassa-Zoumè et Glazoué, la disponibilité en eau potable n’est plus un rêve mais une réalité. Si les villes de Dassa-Zoumè et de Glazoué n’attendent que les branchements de l’énergie électrique pour l’inauguration des infrastructures réalisées grâce au don japonais, l’eau est disponible à Djougou avec un forage d’une capacité de 1 million de mètres cubes. Les kits d’abonnement sont visibles sur le terrain et à un prix promotionnel de 50 000 F Cfa.
Seulement que les populations qui continuent de faire usage des eaux de rivière ou de pluie sont encore réticentes pour leurs abonnements, d’où un faible taux d’abonnement pour lequel le ministre Samou Séidou Adambi a instruit le maire de Djougou à lancer une campagne de sensibilisation pour une adhésion massive. Selon le ministre Samou Séidou Adambi, pour une demande de 100 mètres cubes, la population peut disposer d’eau potable pour 50 ans si elle ne triple pas.
Le ministre et sa suite ont visité les infrastructures réalisées. Du point de forage au centre de traitement d’eau en passant par le château d’eau, le ministre est satisfait.
Le préfet de la Donga, Eliassou Soulémane Aïnin Biao, après avoir remercié le gouvernement grâce à qui son département dispose d’eau potable, a plaidé pour une extension du réseau aux localités rurales.
Le directeur général de la Soneb, Camille Dansou, l’a rassuré des dispositions en cours pour une extension dans ces localités comme Bariénou. Le ministre a également rassuré le préfet que les villes ne seront pas les seules pourvues en eau potable. Avec un barrage d’une capacité de plus de 1 million de mètres cubes nouvellement construit, dit-il, puis un réseau de sept forages, Djougou est à l’abri du manque d’eau. A l’issue de la visite guidée de ces infrastructures gérées avec un système de télégestion, le ministre de l’Eau est davantage rassuré. « Il existe un vaste projet d’adduction d’eau villageoise (Aev) pour les zones rurales. Ainsi, aucun Béninois ne peut souffrir de la pénurie de cette denrée précieuse.
Retard sur certains chantiers
Après Djougou, la délégation s’est rendue sur le barrage de l’Okpara pour une visite du chantier de construction de la station de pompage qui fera passer la capacité en eau de 500 m3 à 2000 m3 dans la ville de Parakou et de ses environs. Ici, un grand retard dans l’exécution du chantier a été constaté mais les entreprises s’attellent à rester dans le délai inscrit dans leur cahier des charges.
Les travaux du lot relatif au raccordement du barrage jusqu’au centre de traitement ont été confiés à l’entreprise chinoise Cgc qui, à ce jour, en est à un taux d’exécution physique de 26,41 % pour un délai déjà consommé à 58,33 %. Du barrage de l’Okpara au site de Banikanni où est en construction la station de traitement, rien ne prouve le respect du délai contractuel qui prend fin le 11 janvier 2019. Le taux d’exécution est de 7 % et la pose des conduites et accessoires est au ralenti.
Sur un autre site à Parakou, les travaux de construction du nouveau château d’eau de 500 m3 sont à 70 % d’exécution. En réaction contre ce retard, le ministre Samou Séidou Adambi a donné des instructions fermes au directeur général de la Soneb, Camille Dansou, pour des missions mensuelles afin d’accélérer les travaux.
« Il y a de réels motifs d’espérer, même s’il y a des raisons de craindre à certains endroits un retard. Nous tenons à dire notre reconnaissance au chef de l’Etat pour ce projet très ambitieux dont bénéficie la ville», a déclaré le préfet Djibril Mama Cissé.
Au nom des populations, les autorités municipales ont également remercié le gouvernement du président Talon pour les nombreux projets entrepris dans la commune.
Dr Francis Dossou[/caption]L’ultimatum d’un mois donné par le gouvernement aux agents de santé, appelés à choisir entre le public et le privé, continue d’alimenter les débats. Dr Francis Dossou, président du Conseil national de l’Ordre des médecins du Bénin, dans cet entretien, parle de l’intérêt de cette mesure pour la population. A quelques jours de l’échéance prévue le 31 août prochain, il estime que cette décision vise en réalité à offrir des soins de qualité à la population et qu’il faut bien commencer quelque part.
La Nation : Comment le Conseil national de l’Ordre des médecins du Bénin a-t-il accueilli l’ultimatum du gouvernement aux agents de santé de choisir entre le public et le privé ?
Dr Francis Dossou : Cet ultimatum du gouvernement me paraît justifié parce que l’autorisation que le personnel du secteur public avait et qui pouvait lui permettre de travailler dans le secteur privé à certaines heures, il en a largement et profondément abusé dans l’utilisation de cette opportunité qu’on avait de faire valoir nos compétences en dehors du secteur public. Donc en ma qualité du président du Conseil national de l’Ordre des médecins du Bénin, je valide. Je crois que c’est une bonne chose. Seulement que je considère que c’est surtout une mise à plat pour un nouveau départ. Il faut partir de zéro et chacun reste dans son coin pour voir comment les choses peuvent être arrangées après. Cela va être très difficile à gérer aussi bien pour les privés qui utilisent des compétences du secteur public que pour le secteur public où une bonne partie des patients n’ayant pas envie d’être ‘’mal traitée’’ dans le secteur public, préfère aller dans le secteur privé où malheureusement ceux qui traitaient mal dans le secteur public traitent un peu mieux. Cela s’est perverti dans ce sens en général, aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé. Et on ne peut pas dénier la compétence, même la qualité de l’exercice de chacun. C’est individuel. Chacun choisit de faire bien où très bien son travail qui est celui d’accueillir le patient, de lui apporter les soins nécessaires et de le laisser partir satisfait. Le gouvernement a décidé d’assainir le secteur, je crois qu’il faut bien commencer quelque part.
Est-ce qu’il existe une autorisation pour les agents de santé du secteur public d’intervenir aisément dans le privé ?
Plus ou moins. La loi qui organise tout ça interdit aux personnels de la Fonction publique de travailler dans le secteur privé. Mais un article autorise cette personne sous l’autorisation du ministre pour exercer dans le secteur privé. La loi n° 97-020 de 17 juin 1997 est restée pendant longtemps sans décret d’application. Il a fallu attendre plus de vingt ans, c’est-à-dire janvier 2018 pour que le gouvernement actuel prenne un décret d’application pour fixer les règles selon lesquelles cette autorisation du ministre doit être délivrée. Ça fait que, pendant les vingt ans, nous nous sommes installés, nous avons travaillé dans le secteur privé sans vraiment avoir l’autorisation. Parce qu’il n’y avait pas de textes qui précisaient les conditions dans lesquelles il faut le faire, mais il fallait quand même prêter main-forte à personne en danger. Ce décret soumet désormais l’activité du fonctionnaire dans le secteur privé à l’autorisation du ministre, en fonction d’un certain nombre de conditions pour ne pas laisser son travail dans le secteur public et aller le faire dans le secteur privé. Donc, on le fait en dehors des heures de travail dans le public et sans porter préjudice à son activité dans le secteur public. Surtout avec des spécialités plutôt rares dans le secteur. Mais j’avoue qu’on a été un peu surpris sept à huit mois plus tard qu’une autre décision soit venue de remettre tout à plat. C’est un nouveau départ, il faut repartir à zéro.
Comment peut-on comprendre qu’un agent de santé soit moins productif dans le public que dans le privé ?
Ça peut se comprendre parce que la peur du gendarme, c’est un peu le début de la sagesse. Comme il n’y a personne pour fixer les directives, pour imposer les méthodes et réclamer des résultats, chacun est laissé à sa libre conscience. Ne font vraiment et correctement leur travail aussi bien dans le public que dans le privé avec la meilleure qualité, que ceux qui avaient au départ la vocation de santé, de venir apporter leur aide à ceux qui souffrent. C’est la vocation, ça vient du cœur. Il y en a beaucoup qui sont venus à la santé parce qu’il leur faut du travail. Celui qui vient à la santé, médecin, sage-femme, infirmier, etc., c’est pour apporter sa compétence pour soulager le patient. Celui-là, il sera efficace aussi bien dans le public que dans le privé. Mais celui qui n’a pas la vocation et qui vient a besoin de quelques directives. Il peut bien faire son travail avec conscience professionnelle parce que très technique et compétent, mais il le fait d’autant qu’il a quelqu’un qui l’observe, qui le suit et le note ; le sanctionne quand il le faut.
Qu’est-ce qui explique l’exploitation des matériels du public au profit du privé ?
A ma connaissance, c’est plutôt le contraire ; c’est plutôt les matériels du secteur privé que les collègues médecins viennent utiliser dans le secteur public à cause de la pénurie répétée de matériels observée dans le public. Et j’espère que ça va permettre à l’hôpital de se rendre compte cette fois-ci qu’on a besoin de matériels et de se le procurer.
Pensez-vous qu’au 31 août, l’ultimatum du gouvernement sera vraiment respecté ?
Il revient au gouvernement de prendre ses responsabilités. De toute façon, le gouvernement a des démembrements déjà au niveau des différents hôpitaux. J’ai pu constater que certains directeurs d’hôpitaux ont pris la responsabilité de demander à ceux qu’ils utilisent dans le secteur public de choisir et de rendre public leur choix. Il y a des fiches qui circulent au Cnhu et à Abomey-Calavi et donc, il faut choisir.
Quels seront les impacts de cette décision sur le secteur public d’une part et sur le secteur privé d’autre part ?
Dans le public, les malades seront bien soignés parce qu’il y aura du personnel présent aux postes. Les secteurs où il n’y aura pas assez de personnel, on s’en rendra compte pour combler les déficits. Le but, selon moi, c’est pour que les gens soient à leurs postes. Plus, ils sont à leurs postes et mieux, le patient aura accès à son médecin, au personnel de soin qui devrait s’en occuper. C’est vrai aussi qu’il y a un problème dans le secteur public. En dehors du Cnhu qui est autonome et qui recrute son personnel quand il veut, les autres hôpitaux n’ont plus vraiment de personnel. Il y a un manque criant de personnels de santé, notamment de médecins. Et l’Etat devra donc recruter des médecins, notamment des spécialistes pour desservir les zones éloignées qui en ont besoin. Je suppose que servir aux deux endroits va revenir d’autant plus qu’au cours du Conseil des ministres, il était prévu une dérogation pour une certaine catégorie. Les commentaires sont divers, mais je pense que ça va certainement revenir parce qu’il y a des besoins. Pour le moment, c’est le secteur privé qui va le plus souffrir parce qu’il repose essentiellement et pour une grande part sur des agents permanents et contractuels de l’Etat. Il faudra donc que le secteur privé se réorganise. Les collègues ont compris et ils ont commencé par se réorganiser pour pouvoir répondre à cette nouvelle donne. Quelque part, ça les arrange un peu parce qu’ils n’auront plus “la concurrence“ du personnel du secteur public. De toute façon, si le gouvernement a pris cette option, c’est parce qu’il compte aller jusqu’au bout et qu’il en a les moyens. Et finalement, c’est la population qui va gagner. Mon espoir est que les hôpitaux soient suffisamment dotés de matériels. On aime jeter facilement la pierre aux personnels de santé, mais on oublie qu’on n’a vraiment du plaisir à travailler que lorsqu’on a ce qu’il faut. Si tout le monde y met du sien, on va y arriver. Je ne pense pas qu’il faille s’opposer à cette décision du gouvernement.
Que fait le Conseil pour ramener à l’ordre les médecins qui parfois bâclent le travail dans les hôpitaux publics ?
Le Conseil national de l’Ordre des médecins du Bénin fait beaucoup de choses. C’est vrai qu’il a manqué la communication. Mais nous avons désormais pris l’option de nous ouvrir pour que les gens sachent que nous existons et que nous travaillons réellement et nous avons l’intention d’en faire plus. Nous ambitionnons d’être véritablement forts, d’être visibles pour être efficaces afin que les malades bénéficient de soins de qualité administrés par des personnes compétentes, honnêtes et qui font leur travail avec conscience professionnelle. L’Ordre des médecins a son mot à dire dans l’assainissement du secteur de la santé. Pour le moment, l’action du gouvernement paraît logique et j’espère que le gouvernement ira jusqu’au bout et pourra faire les actions qui suivent cette décision qui est brutale mais qui, je l’espère, sera salvatrice.
Par Babylas ATINKPAHOUN (Stag.)
Santé 16 août 2018
Les adeptes du culte vodoun en procession autour d'un tas d'igname devant la cour royale[/caption]La cérémonie qui consacre cette sortie de la nouvelle igname a eu lieu, le 14 août, sous l’égide de Dada Gandjègni Awoyo Gbaguidi XIV au palais royal de Savalou, en prélude à la fête populaire organisée hier. La communauté Mahi de Savalou et environs sacrifie ainsi à une tradition vieille de plusieurs années.
Depuis le mardi 14 août dernier, la nouvelle igname est déjà consommée à Savalou. La dixième édition des manifestations officielles marquant sa sortie s’est déroulée au palais de la cité sous la supervision de sa majesté Gandjègni Awoyo Gbaguidi XIV qui avait à ses côtés le ministre d’Etat Pascal I. Koukpaki. Sages, notables, têtes couronnées et personnalités politico-administratives ont fait le déplacement pour participer à cette célébration. Et pour l’occasion, la ville de Savalou a aussi refait sa toilette, mise aux couleurs du 15 août déjà à l’entrée de la cité, non seulement pour la sortie de la nouvelle igname et mais aussi pour la fête de l’Assomption.
Cette année come autrefois, les festivités de la traditionnelle fête de l’igname se sont déroulées en deux parties : d’une part, le culturel et d’autre part, le cultuel. La cérémonie de sortie officielle de la nouvelle igname est en réalité un culte de reconnaissance aux ancêtres pour avoir favorisé la bonne saison qui a donné lieu à la récolte de l’igname.
Au cours cette célébration, le secrétaire général du roi, Séverin Attolou, a, au nom de la cour royale de Savalou, présenté le message de cette édition de la fête. Un message qui tourne autour de l’union des forces vives de Savalou, de la célébration des producteurs de l’igname et de la revalorisation de la culture savaloise.
A cette occasion, les adeptes des couvents Vodoun et les chefs traditionnels de Savalou se sont mobilisés pour présenter au public les différents types de danses sacrées. Des moments fastueux d’échanges et de partage entre les membres de la communauté Mahi. A l’occasion des cérémonies rituelles consacrant la sortie de l’igname et malgré la canicule, les adeptes vodoun parés de leurs plus beaux atours aux couleurs chatoyantes, les invités, les curieux, les populations de Savalou et environs ont pris d’assaut l’enceinte du palais royal et ses alentours pour prendre part aux festivités.
Après le protocole usuel, le dispositif est mis en place pour les rituels de sortie de la nouvelle igname. Ils seront exécutés en présence du roi par l’une des prêtresses en l’occurrence la "Tassinon" et le Bokonon. Avec deux tubercules, de l’huile rouge, de l’eau, de l’alcool, des colas, le rite accompagné de paroles sacrées, est fait et approuvé par l’oracle devant sa Majesté. C’est après cet acte que la communauté est autorisée à consommer l’igname sous toutes ses formes.
Dans la soirée et jusqu’au lendemain, des manifestations culturelles ont été organisées à travers la ville et en famille pour célébrer la sortie de l’igname?
Mauvaise organisation et cafouillage !
La célébration du15 août à Savalou suscite désormais peu d’intérêt. En tout cas, ce n’est plus l’apothéose d’il y a quelques années. En effet, cette année consacre la dixième édition de la célébration à Savalou de cette fête de l’igname. Initiée par le défunt roi de Savalou, Tossoh Gbaguidi XIII, cette fête qui, par le passé, était un facteur fédérateur et mobilisateur de la communauté Mahi, a perdu de son éclat depuis la mort de ce dernier. L'éclat de cette fête a pris un coup depuis 2015 au regard de son organisation de plus en plus bâclée. Ce qui fait qu’on note un désintérêt à chaque nouvelle édition. Et beaucoup regrettent la disparition de l’ancien roi qui s’était toujours battu pour donner plus de faste à chaque édition de cette célébration.
Tenez ! Mardi dernier, au cours de cette édition, à quelques minutes du démarrage des manifestations, les bâches et autres chaises censées accueillir les invités n’étaient même pas encore posées. Des invités qui arrivent se perdent et errent sans savoir où s’installer. C’est en présence des invités que des bâches sont complétées et des chaises plastiques sont rangées, le tout dans un désordre indescriptible. Aucun sens protocolaire n’est respecté. Des invités installés sous des tentes et surpris par des rayons solaires, sont déplacés dans d’autres directions en pleine cérémonie.
Des adeptes des couvents vodoun devant prendre part aux manifestations ne savent pas où se mettre. Ils se fâchent et menacent de rentrer chez eux. Il a fallu que certains sages les supplient pour les calmer et les maintenir sur les lieux. Quant aux médias, ils étaient comme indésirables ; ils n’étaient visiblement même pas prévus dans ce dispositif confusionnel.
Le comble, à sa sortie, le roi Gandjègni Awoyo Gbaguidi XIV lui-même constate qu’il n’a pas son géant parasol, l’un de ses attributs qui devrait aussi le protéger des rayons solaires bien brûlants. Il s’énerve un instant. La colère se lit aisément sur son visage. Il échange quelques mots avec l’un de ses collaborateurs visiblement dépassé, avant qu’on s’empresse de lui apporter le parasol.
Comme si cela ne suffisait pas, en pleine cérémonie, les invités du roi sont priés de se lever pour faire place à un fauteuil géant d’un autre invité du roi venu en retard. Non loin, d’autres invités de marque ayant fait le déplacement jusqu’à Savalou sont exposés au soleil et transpirant à grosses gouttes. Un spectacle désolant de nature à tuer toute envie de revenir la prochaine fois. Une situation qui laisse croire que tous ceux qui aident l’ancien roi Tossoh à organiser cette fête sont aussi morts avec lui.
La fête du 15 août à Savalou se meurt, et il faut vite agir pour la ramener à la vie. Un bel instrument de développement de Savalou laissé aux mains d’amateurs sans ambition, pourrait-on dire?
Le directeur départemental du Mono, Jacques Tonoukouin[/caption]
Le chef d'escadron, Jacques Tonoukouin, directeur départemental de la Police républicaine a passé l'arme à gauche dans la nuit d’hier à ce lundi 16 août 2018.
La nouvelle de ce décès qui a commencé à se répandre tôt ce matin à Lokossa plonge la ville et tout le département du Mono dans la tristesse. Ses frères d’armes en sont davantage consternés et s’interrogent sur ce qui a pu bien emporter aussi brutalement leur chef qui était pourtant bien portant à telle enseigne qu'il participait depuis la semaine dernière à un atelier à Cotonou. En attendant les résultats d'une autopsie en bonne et due forme pour situer les causes réelles de son décès, des sources concordantes indiquent que le chef d'escadron aurait succombé à une crise cardiaque (accident cardiovasculaire). Né le 24 juillet 1976 à Lokossa, sa dernière opération d'envergure remonte au transfèrement du prévenu, Bernard Kikissagbé alias Kgb dont l'opinion publique attend toujours de savoir ce qui lui est reproché.
Actualités 16 août 2018

Les aveugles et malvoyants du Mono ont fait fort aux derniers examens de fin d’année, avec un taux de réussite de 100 % au Cep et au Bepc. En effet, les cinq candidats aveugles et malvoyants présentés, dans le Mono, à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) sont tous admis. C’est un groupe de deux garçons et trois filles. Leur ainée, Nadine Dovonou, seule candidate aveugle à l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) s’en est tirée, elle aussi, à bon compte.
De leur exploit, le Mono peut se targuer d’avoir enregistré, dans cette catégorie, un succès éclatant. Mais cette performance est vite noyée dans la débâcle des candidats ‘’normaux’’ à telle enseigne que le département s’est retrouvé au bas du classement par rapport à sa position à l’issue des examens en 2017.
Classé troisième l’année dernière, dans le cas du Bepc, par exemple, le Mono va devoir se contenter cette année du quatrième rang avec un taux de réussite de 28,10 % contre 28,63 % sur le plan national. Il a davantage chuté au classement national des résultats du baccalauréat. Avec un taux d’admissibilité de 32,57 % contre 33,43 % pour tout le Bénin, le Mono a dégringolé à la cinquième marche.
Les aveugles et malvoyants qui ont fait honneur au département sont des pensionnaires du Centre Siloé de Djanglanmey, sis à Grand-Popo. Leur exploit s’inscrit dans la tradition du centre, à en croire Sœur Sylvie Kakpo, directrice du centre d’accueil. Vivement que soient reconnus les efforts de cette catégorie d’apprenants dont les mérites sont presque oubliés !

Lors de l’examen du vingt-cinquième dossier inscrit au rôle, la session supplémentaire 2018 de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a requalifié les faits de complicité de meurtre reprochés à Luc Adéwalé dit Balley Baba en pratique de charlatanisme. L’accusé a été condamné à cinq ans de travaux forcés, malgré les arguments juridiques et la verve déployés par son conseil Me Gabriel Archange Dossou.
Le sieur Luc Adéwalé dit Balley Baba était poursuivi pour complicité de meurtre, mais la cour a décidé, dans son intime conviction, de requalifier les faits en pratique de charlatanisme. Il a été condamné à cinq ans de travaux forcés et doit retourner en prison pour un peu plus d’un an pour avoir passé un peu plus de trois ans en détention préventive.
Lors de l’instruction à la barre, mardi dernier, Luc Adéwalé n’a pas reconnu les faits. Il nie toute participation aux faits ayant entraîné la mort de Richard Quashie. Il déclare qu’il ne sortait pas, justifiant que sa position de gardien ne le lui permettait pas.
Entre-temps, les témoignages du père et de la mère de la victime et même d’autres personnes étrangères à la famille du de cujus, notamment plusieurs vulcanisateurs, n’ont nullement permis à la cour d’en savoir davantage sur les circonstances du décès de Richard Quashie dans la nuit du 4 octobre 2014.
Dans ses réquisitions, le ministère public déclare que le procès en cours est celui de l’échec de la vie en milieu carcéral, l’échec de la mission de resocialisation, l’échec de notre système d’emprisonnement. Pour lui, l’accusé a reconnu les faits à l’enquête préliminaire. S’il reconnaît que les officiers de police judiciaire utilisent parfois la méthode forte pour extorquer des aveux, il s’explique mal « la dénégation systématique » qu’a adoptée l’accusé qui « ne connaît personne ; ne sait rien faire ». Il poursuit qu’il est surprenant que, malgré ses allégations plusieurs personnes aient déclaré l’avoir vu sur les lieux. On peut alors comprendre son système de défense, déduit le ministère public.
Il est clair au dossier, selon le ministère public, que personne n’a déclaré avoir vu Luc Adéwalé porter des coups même s’il a fait usage d’un rituel dont il a seul le secret. Il résulte de tout cela que Luc Adéwalé, établit le ministère public, a aidé ou assisté certaines personnes dans la commission de l’infraction d’homicide volontaire sur la personne de Richard Quashie sur la base des articles 295 et 304 alinéa 1 du Code pénal. Le ministère public évoque également l’enquête de moralité qui, selon lui, n’est pas favorable à l’accusé. Par l’arrêt, il faut retarder le retour de l’accusé en société pour lui donner la leçon ainsi qu’aux personnes qui s’adonnent à la vindicte populaire. « Je requiers de le condamner à cinq ans de réclusion criminelle », a conclu le ministère public.
« Acrobaties de l’accusation »
Il n’en fallait pas plus pour faire sortir l’ancien bâtonnier Gabriel Archange Dossou de ses gonds, même s’il déclare nourrir de l’admiration pour le ministère public. En ayant une pensée pieuse pour l’âme du défunt, la défense a expliqué avoir écouté toutes les acrobaties de l’accusation. Toutefois, le bâtonnier déclare mettre toute sa confiance dans la composition de la cour qui regorge de juristes pour ne pas dire d’experts. Pour lui, l’élément légal de la complicité de meurtre n’a pas été établi ou montré. Car pour lui, il fallait s’appesantir sur des faits matériels et d’autres éléments, notamment la fourniture de moyens et diverses assistances. «Nous sommes en matière pénale, relève la défense et pour asseoir cette complicité, il fallait citer, énumérer ses composantes.»
Cette nuit du 4 octobre 2014, poursuit la défense, personne n’a pu dire en quoi son client a porté des coups ou exercé des violences sur la victime ou encore cassé un œuf sur la tête de la victime. Et en matière pénale, les faits sont personnels et il n’est pas permis d’interpréter. Il a déclaré faire confiance à la cour pour qu’un prétendu œuf cassé sur la tête n’envoie pas en prison. Le ministère public ne l’a pas prouvé, et la preuve est la rançon du droit, a rappelé la défense. Cette preuve ne résulte pas des débats ; la défense a, sur cette base, sollicité l’acquittement pur et simple. Il demande de se référer à la jurisprudence de la Cour suprême du Dahomey et à celle de la France avant de retenir la complicité.
Ensuite, la défense a déclaré abonder dans la logique que le ministère public a choisie. L’accusé a pris un œuf qu’il a cassé sur la tête de la victime, a rappelé la défense, pour retenir qu’en droit pur, il aurait fallu que l’œuf fasse l’objet d’analyse en laboratoire avant de déterminer que ledit œuf a pu accélérer la mort. « Existe-t-il maintenant des œufs magiques au Bénin ? », s’est interrogé le bâtonnier. On ne peut dans ces circonstances, dire avec certitude que c’est l’œuf qui a tué, apprécie-t-il. Il retient donc à ce niveau, que quel que soit le cas de figure, l’infraction est impossible, car en matière pénale. Lorsqu’un seul élément fait défaut, l’infraction n’est pas constituée, précise-t-il.
Il demande à la cour de retenir les violences et voies de fait, auquel cas son client doit être aussitôt libéré. Le fait que les agents enquêteurs aient trouvé plusieurs vulcanisateurs pour venir témoigner, constitue, selon lui, une invention desdits agents.
La cour s’est retirée et après un long moment de délibération, a requalifié les faits de complicité reprochés à Luc Adéwalé en pratique de charlatanisme sur la base de l’article 264 bis alinéa 2 du Code pénal modifié et l’a condamné à cinq ans de travaux forcés.
Les parents de la victime malgré le poids de l’âge pensent avoir déjà perdu leur fils et ne se sont pas constitués partie civile?
Dans la nuit du 4 octobre 2014, à Sèdégbé à Cotonou le nommé Richard Quashie soupçonné de tentative de vol a été interpellé par un groupe d’individus ayant à sa tête, un certain Fidèle et un autre qui sont actuellement en fuite. Richard Quashie fut ligoté et tabassé à mort par ce groupe d’individus avec l’aide de Luc Adéwalé dit Balley qui sollicité, a cassé un œuf sur sa tête avant qu’il ne décède.
Inculpé pour complicité de meurtre, Luc Adéwalé dit Balley a reconnu les faits à l’enquête préliminaire avant de se rétracter
Composition de la cour
Président :
Zacharie Dah-Sèkpo
Assesseurs : Martial Boko
Jacques Hounsou
Jurés :
Sosthène Jean Noël d’Almeida
Mariette Ahouansou
Hyacinthe Ezin-Wota
Denise Aïzannon
Ministère public:
Célestin Kponnon
Greffier : Louis Houngbo
Forte mobilisation des personnalités à la messe d’action de grâce, dimanche dernier[/caption]Les filles et fils de l’aire Toli du Bénin et de la diaspora ont célébré, dimanche 12 août dernier, la cinquième édition de leur fête de retrouvailles dite Tolikunkanxwé dans l’enceinte du Collège d’enseignement général (Ceg) de Dowa, à Porto-Novo. Ils ont pris rendez-vous pour Sèmè-Podji l’année prochaine pour l’édition de 2019.
La cinquième édition de Tolikunkanxwé a désormais vécu à Porto-Novo! Elle a connu son apothéose au Collège d’enseignement général de Dowa à Porto-Novo dimanche 12 août dernier, avec la célébration de la messe d’action de grâce. Laquelle a été présidée par l’évêque de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, en présence de deux autres de ses homologues du Canada. Le culte a connu une forte mobilisation des populations de la communauté Toli venues notamment de Tori-Bossito, Avrankou, Adjarra, Sèmè-Podji, Sakété, Ifangni, Akpro-Missérété et Porto-Novo, ville à l’honneur de l’édition 2018 de cette fête tournante de Tolikunkanxwé. Occasion pour le secrétaire général de cette association de rappeler les objectifs de ce creuset.
Selon Sylvestre Comlan Viahoundé, Tolikunkanxwé n’est pas créée seulement pour organiser des fêtes annuelles. Elle s’est fixé également pour objectifs de sauvegarder le patrimoine culturel notamment faire connaître l’aire Toli et valoriser sa langue traditionnelle culturelle et l’identité pré-nominale. Aussi, l’association vise à impacter chacune des communes concernées par des œuvres de développement, notamment des infrastructures sociocommunautaires. C’est dans ce cadre, souligne le secrétaire général de Tolikunkanxwé, que l’association a construit au profit de la commune d’Akpro-Missérété qui a abrité la première édition de cette fête, un module de trois salles de classe avec direction et magasin entièrement équipés.
A la deuxième édition à Tori-Bossito, le roi de cette commune a offert à l’association un terrain pour l’érection d’un centre culturel des Tolinou. Les travaux de cette infrastructure sont en cours de réalisation, informe Sylvestre Comlan Viahoundé.
A Avrankou, lors de la troisième édition, poursuit-il, deux modules de trois salles de classe avec magasin plus 150 tables- bancs ont été offerts à des collèges de cette commune.
A Adjarra, pour le compte de l’édition de 2017, trois modules de deux salles de classe avec direction et magasin ont été réalisés.
A Porto-Novo, cette année 2018, l’association a décidé, pour la première fois de son existence, de primer les dix meilleurs écoliers et élèves de la ville capitale admis aux différents examens académiques. Il s’agit des trois premiers au Certificat d’études primaires (Cep), des trois premiers au Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et des quatre premiers au Baccalauréat sans distinction de ethnie, de religions et leurs communautés. Aussi, le secrétaire général de Tolikunkanwé annonce le démarrage dans les tout prochains jours, d’un nouveau projet d’identification et de recensement d’un certain nombre de pistes de dessertes rurales dans les communes de l’aire Toli à soumettre à un bailleur déjà disponible pour réhabilitation.
La rue ‘’Petit à petit 2’’ à Agla-Gbodjètin en cours d’aménagement dans le cadre du projet Asphaltage[/caption]Le projet d’aménagement urbain au Bénin est entré dans sa phase active depuis quelques semaines et évolue normalement. Après la signature des contrats, les sites ont été officiellement remis aux différentes entreprises adjudicataires et l’aménagement des rues a démarré.
Un tour dans les rues cibles retenues dans le cadre du projet Asphaltage à Cotonou permet de se rendre compte que les travaux ont effectivement démarré. Au lendemain de la remise des sites aux entreprises adjudicataires dans différentes communes, le personnel a été déployé pour libérer les espaces des rues concernées. Des devantures de maisons ont été rasées, des baraques et escaliers extérieurs démolis. A première vue, on pouvait penser que les riverains ont une fois encore subi des désagréments comme lors de l’opération de libération des espaces publics. Mais le jeu en vaut la chandelle. Les usagers semblent mesurer pleinement l’intérêt et ne pensent pas constituer un handicap pour l’embellissement rêvé de leur zone de résidence.
Hospice Tokpanoudé, sage du quartier Gbodjètin dans le 12e arrondissement de Cotonou qui a vu son escalier extérieur et sa terrasse détruits, n’y trouve aucun inconvénient puisque c’est pour une cause noble. « On était déjà averti que notre rue a été retenue. Donc je ne trouve aucun inconvénient qu’on nous demande aujourd’hui de libérer les emprises de cette voie », a-t-il confié. Il ajoute : « Les populations doivent jouer leur partition en acceptant de libérer spontanément les rues ; il y va de notre intérêt ».
Le constat est le même sur la voie PK14- Pylône-Djonou- Ceg Godomey (Abomey-Calavi). « Nous allons enfin finir avec les multiples escaliers qui nous rendent malades ; et également l’impraticabilité de la voie en saison pluvieuse», a laissé entendre Sylvain Kouyè, un habitant de la zone qui reconnaît qu’on ne peut faire des omelettes sans casser des œufs. Il a invité les entreprises adjudicataires à tenir leur engagement pour ne pas rendre la vie dure aux populations qui souffrent très souvent pendant la période des travaux de construction de ces infrastructures routières.
Rappelons que 650 km de routes sont concernés par le projet Asphaltage pour un coût global de 900 milliards F Cfa. Il s’agit de l’aménagement et de la réhabilitation de voiries primaire, secondaire et tertiaire avec lampadaires, espaces verts, espaces pour stationnement bus dans plusieurs villes telles que Porto-Novo, Cotonou, Lokossa, Abomey-Calavi, Bohicon, Abomey, Parakou, Natitingou et Sèmè-Kpodji. L’attente a été longue depuis la libération des espaces publics mais assurément, les populations en jouiront bientôt.
Le préfet de l’Ouémé priorise la sensibilisation avant l’intervention des bulldozers[/caption]Le préfet de l’Ouémé a donné un ultimatum de trois semaines aux populations encore dans l’emprise des rues retenues dans le cadre de la première phase du projet Asphaltage dans la commune de Sèmè-Podji pour vider les lieux. Joachim Apithy est descendu sur le terrain, mardi 14 août dernier, à la suite de la réunion mensuelle de la Conférence administrative départementale de l’Ouémé au titre du mois d’août 2018.
Il a sommé les occupants de libérer les sites en question pour permettre à l’entreprise d’avancer dans ses travaux dont la première phase portant sur un linéaire de 9 km de rues sur les 40 prévus a été officiellement lancée, le 3 août dernier. Celle-ci concerne, faut-il le rappeler, les rues Djeffa – Gassi – Djeffa - Toxomè - Ceg 1 Ekpè – Lodonou Honto ; Dégo - Epp Agblangandan - Centre de santé Agblangandan - Sèkandji-Rnie1, Lokokoukoumè - Vodounhonto-Kissèvimè - Dégo et Rnie 1 - Monument aux morts - site du pèlerinage des christianismes célestes. Cette dernière rue est prévue pour être achevée avant le prochain pèlerinage des célestes à la Plage prévu pour le 25 décembre prochain.
Le préfet Joachim Apithy accompagné des membres de la Conférence administrative départementale et maire de Sèmè-Podji, Charlemagne Honfo, a sillonné certaines des rues pour s’enquérir de l’état des lieux. L’autorité préfectorale a sensibilisé les occupants qui se retrouvent encore dans l’emprise du projet à partir de gré dans dans un délai de trois semaines. Passé ce délai, il sera obligé de prendre ses responsabilités pour les faire déguerpir de force avec des bulldozers, avertit-il.
Pour l’autorité préfectorale, aucune des infrastructures prévues par le gouvernement pour réalisation dans le département ne doit souffrir de difficultés. Les ouvrages doivent être réalisées à bonne date. C’est son combat au quotidien pour aider le président de la République à réaliser ses ambitions pour le développement de l’Ouémé, indique Joachim Apithy. Mais partout où la délégation est passée, mardi dernier, les populations ont rassuré le préfet et sa suite de plier bagage avant la fin des trois semaines. Elles disent avoir compris, elles aussi, l’urgence de partir pour ne pas bloquer la réalisation des travaux.
En dépit de cette assurance des populations concernées, le maire de Sèmè-Podji ne compte pas rester sans rien faire. Charlemagne Honfo a promis d’intensifier la sensibilisation pour amener ces dernières à libérer effectivement les sites afin que les travaux soient réalisées sans anicroche sur le terrain.
Société 16 août 2018
Le préfet Joachim Apithy s'inscrit dans une logique de tutelle apaisée[/caption]Les travaux de la réunion mensuelle de la Conférence administrative départementale de l’Ouémé pour le compte du mois d’août 2018 ont été délocalisés, mardi 14 août à la mairie de Sèmè-Podji. La séance de travail présidée par le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, a connu la présentation d’une communication sur le système de sécurisation par vidéosurveillance.
Après Dangbo le mois dernier, c’est au tour de la commune de Sèmè-Podji d’abriter mardi dernier, la réunion mensuelle de la Conférence administrative départementale de l’Ouémé au titre du mois d’août 2018. Comme de coutume, la rencontre a mobilisé tous les directeurs départementaux des ministères et autres structures de l’Etat au niveau du département. Laquelle vise à discuter des problèmes de développement de Sèmè-Podji avec en ligne de mire les investissements réalisés sur fonds propres par la commune ou sur ressources financières mises à sa disposition par l’Etat, après l’adoption et l’approbation du budget communal exercice 2018.
Cette initiative du préfet de l’Ouémé de délocaliser les travaux de la Conférence administrative départementale pour mieux renforcer la synergie d’actions entre les administrations départementales et les communes a été fortement saluée par le maire de Sèmè-Podji. Charlemagne Honfo a saisi l’occasion pour exposer certains problèmes de son administration communale. D’entrée de jeu, le maire remercie le gouvernement pour la récente rétrocession avec rappel des arriérés des ristournes du poste de péage et de pesage d’Ekpè à la mairie. Mais il plaide pour l’augmentation de cette ristourne pour tenir compte de la hausse des nouveaux coûts de passage. Aussi, Charlemagne Honfo a-t-il sollicité le soutien du préfet pour la restitution à la mairie des taxes locales de 1000 F Cfa prélevées sur les véhicules d’occasion mais jusqu’ici non reversées à la mairie par le Trésor public depuis trois ans. Ce manque à gagner constitue, selon le maire de Sèmè-Podji, plus de 20 % de son budget communal.
Charlemagne Honfo n’a pas occulté la situation des vendeurs de bétail déguerpis en juin dernier du site de Djeffa par la préfecture de l’Ouémé, sur instruction du gouvernement, à cause de l’insalubrité qui y régnait. Tout en reconnaissant la pertinence de cette action, le maire de Sèmè-Podji plaide pour la réinstallation dans un autre endroit dans la commune de ces vendeurs de bétail aujourd’hui sans site réel pour exercer leurs activités. Il estime trop tracassant pour les clients la délocalisation de ces commerçants vers le site retenu par le gouvernement à Zè. Il prie l’autorité préfectorale de revoir avec l’Exécutif la décision dans l’intérêt des vendeurs de bétail qui sont pour la plupart des étrangers, notamment des Nigérians, et des populations de l’Ouémé surtout en cette période de fête de Tabaski encore appelée fête du mouton.
Sur la question, Charlemagne Honfo sera rassuré par le préfet de l’Ouémé qui a fait part à l’assistance de ses nombreuses démarches en direction de ces vendeurs de bétail pour la résolution de ce problème. Joachim Apithy annonce pour ce jeudi 16 août, la tenue d’une autre rencontre à la préfecture de Porto-Novo avec ces derniers. Il a souhaité également à cette séance la présence des représentants de la mairie de Sèmè-Podji. En effet, tout en reconnaissant que la loi a conféré la gestion des équipements marchands aux communes, le préfet de
l’Ouémé déplore le non-respect des textes par les vendeurs de bétail. Ces derniers devraient remplir certaines formalités administratives aussi bien au niveau de la commune que du ministère chargé de l’Elevage qui leur donne l’autorisation de s’installer. Ce que n’ont pas fait jusqu’ici ces vendeurs de bétail qui exercent leurs activités au mépris de la réglementation. C’est ce qui l’a obligé à prendre ses responsabilités pour les faire déguerpir, après plusieurs semaines de sensibilisation. La rencontre de ce jeudi 16 août permettra de rappeler à ces commerçants la clé de la solution à ce problème qui passe par la formalisation et le respect des textes liés à l'activité de vente de bétail. Il faut qu’ils se mettent en règle avec l’administration pour mener en toute sérénité cette activité dont nul n’ignore l’importance pour la population, insiste le préfet Joachim Apithy qui a réaffirmé son engagement à faire de son passage à la tête du département de l’Ouémé, une tutelle apaisée dans les neuf communes sous sa compétence.