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Nouvelles

Réalisations dans la ville de Parakou: Samou Adambi rappelle les engagements de Patrice Talon

Au terme de ses visites de chantiers d’adduction d’eau potable à Djougou et Parakou, le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi, a rencontré les têtes couronnées et les populations de la ville de Parakou. Une rencontre qui lui a permis de rappeler à ses hôtes les engagements du président de la République Patrice Talon.

« Tous les projets annoncés aux populations de Parakou et de ses environs par le président Patrice Talon ne sont pas des promesses mais des engagements », a déclaré, Samou Séidou Adambi, ministre de l’Eau et des Mines, lundi 13 août dernier à la mairie de Parakou, face aux autorités à divers niveaux, cadres, notables et têtes couronnées de la cité des 

Kobourou. Pour lui, on peut tenir ou non ses promesses alors qu’un engagement est une obligation dont le respect incombe à son auteur.
« Aucun projet du président de la République ne sera un chantier abandonné », rassure-t-il avant de présenter la nomenclature de ces projets. Au nombre de ceux-ci, il estime que le problème de délestage d’eau à Parakou sera conjugué au passé au plus tard en janvier prochain comptant sur le niveau d’évolution des travaux au niveau de l'Okpara. Il évoque également les chantiers du centre de filtrage d’eau de Banikanni et du château d’eau de Ganon qui évoluent.
Au-delà du projet d’adduction d’eau potable dans la ville de Parakou, toutes les communes rurales seront aussi prises en compte en matière de fourniture d’eau potable aux populations. Il indique que tous les maires ont été déjà saisis et les travaux vont démarrer dès le mois d’octobre prochain.
Il est lancé 70 km de route dans la ville de Parakou et de ses environs dans le cadre du projet Alphatage. Ces routes, avertit-il, ne seront pas seulement en pavées ou en bitume mais entièrement électrifiées. Les appels d’offres sont lancés et tous les trottoirs vont être aménagés. Ensuite, deux marchés seront entièrement construits pour donner davantage d’éclat à la ville de Parakou. Il s’agit des marchés de Guèman et du marché uniquement réservé aux fruits jamais construit ailleurs. Pendant ce temps, le marché Arzèkè sera rénové pour devenir un centre commercial.
Il n’a pas manqué de souligner la réhabilitation du Centre hospitalier départemental du Borgou. A partir du mois de décembre prochain, ce centre doit commencer par accueillir tous les équipements pour l’amélioration ou le changement de tout le plateau technique. La réalisation de ces différents projets coûtera plus de 200 milliards F Cfa et tiendra dans un délai de cinq ans. Le ministre a rassuré les populations que tous ces projets seront réalisés, voire terminés avant 2021 laissant place à d’autres régions pour bénéficier des mêmes projets. Autant d’engagements pour lesquels le ministre Samou Séidou Adambi a invité les populations à garder patience.
Le président Patrice Talon, poursuit-il, aurait voulu que les populations le jugent par rapport à ses réalisations et non par rapport à leurs souffrances actuelles.
Ce bilan sommaire des réalisations du président Patrice Talon dans la ville de Parakou a été repris tour à tour en langues bariba, dendi aux populations, par le député Rachidi Gbadamassi, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, et le premier adjoint au maire de Parakou, Ibrahim Chabi Mama.
Par ailleurs, le ministre Samou Séidou Adambi a saisi l’occasion pour rappeler les décisions du Conseil des ministres du 25 juillet dernier, notamment celle qui invite les médecins à choisir, d’être dans le privé ou dans le public. Cette décision, estime-t-il, ne vise que le bien-être des populations qui n’ont pas les moyens de se faire soigner dans les centres privés. Encore que ces mêmes médecins sont payés par l’Etat pour une prestation qu’ils n’exécutent pas.

Actualités 16 août 2018


Colonel Alain Azondékon, médecin: « L’organisation de l'Icasa intègre l’ambition de révéler le Bénin»
[caption id="attachment_30360" align="alignnone" width="1024"]Médecin colonel Alain Azondékon[/caption]

En prélude à la 20e Conférence internationale sur le Sida et les Ist en Afrique (Icasa), son Comité directeur international (Cdi) s’est réuni en juin dernier. Le colonel Alain Azondékon, médecin à l’Hôpital d’instruction des armées, y a pris une part active. Il revient à travers la présente interview sur les grandes résolutions de ladite réunion, les innovations de la prochaine Icasa ainsi que sur la possibilité pour le Bénin de tenir à l’avenir cet important conclave.

La Nation : Qu’est-ce le Comité directeur international de l’Icasa dont le dernier conclave s’est tenu récemment à Kigali au Rwanda et quels en étaient les objectifs?

Alain Azondékon : Le Comité directeur international regroupe des experts du Vih aussi bien dans les domaines communautaire, du leadership que scientifique pour tracer les grandes lignes de l’organisation et du déroulement des conférences internationales sur le Sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (Icasa). La 20e Icasa qui se tiendra effectivement du 3 au 07 décembre 2019 à Kigali au Rwanda a réuni en juin dernier des experts venant seize pays et de trois continents. Toutes les régions africaines y étaient représentées.
A cette première réunion sur les trois qui sont prévues, il a été décidé du thème général de la conférence, des objectifs spécifiques de la conférence en parfaite intelligence avec ce thème, les thèmes de communication en plénière des programmes scientifique, communautaire et du leadership ainsi que le profil des speakers. Il a été également revu la référence des catégories de soumission des abstracts (résumés) dans les tracks du programme scientifique, notamment les sciences fondamentales, la clinique et la prise en charge, l’épidémiologie et la prévention, les sciences sociales et comportementales-droits humains et les sciences politiques, les sciences de mise en œuvre, l’économie et les systèmes de santé.

Que peut-on retenir en termes de résultats à l’issue des deux jours de conclave ?

Trois principaux résultats ont été atteints. D’abord, le thème général de la conférence intitulé « Une Afrique sans Sida: innovation, communauté et leadership politique ». Nous sommes arrivés à ce thème à partir de onze thèmes proposés. Ce choix s’est fait au regard de la dynamique des thèmes des conférences précédentes et des défis actuels de l’éradication ou de l’élimination du Vih en Afrique. Ce thème n’a pas été choisi au hasard. Et nous sommes revenus comme on peut le remarquer aux fondamentaux, une Afrique sans Sida, et pour cela, il faut de l’innovation dans les différentes façons de mettre en œuvre les programmes, l’implication des communautés et le soutien sans faille du leadership politique, c’est-à-dire un engagement plus fort des décideurs politiques. Les cinq objectifs spécifiques en rapport avec ce thème général en donnent un contenu plus clair. Il s’agit de : promouvoir les innovations communautaires, scientifiques et technologiques ; faire un plaidoyer pour le financement durable des réponses nationales, du leadership politique et de la redevabilité ou la responsabilité des acteurs ; repenser les normes en matière de genre, les approches basées sur les droits humains et la collaboration multisectorielle intégrant la prise en compte des co-morbidités, des infections émergentes et des maladies non transmissibles ; promouvoir les programmes centrés sur les jeunes et les adolescents avec une approche conviviale et spécifique pour atteindre une génération sans Sida.
En dehors de ce défi qu’est l’identification du thème général, il a été procédé à la sélection du logo de la conférence. Le logo doit refléter les valeurs du pays dans lequel se tient la conférence. Sur les dix logos présélectionnés, celui qui a été retenu traduit bien les couleurs du Rwanda et de sa civilisation et donc un symbole de la culture africaine. Ce choix démontre bien que l’intégration africaine est ancrée dans l’organisation et la tenue des conférences Icasa puisque c’est un Togolais qui a proposé le logo retenu.
Comme troisième résultat important, nous avons retenu les thèmes qui feront l’objet des plénières de la conférence. Il est à rappeler que cinq sessions de plénières sont prévues et trois experts présentent à chaque plénière: le premier sur un sujet scientifique, le second sur un sujet de leadership et le troisième portant sur un sujet ayant un focus sur les aspects communautaires. Les quinze thèmes de plénières sont connus et sont dans la veine du thème général de la conférence et de ses objectifs spécifiques.

Quelle a été votre implication concrète à cette réunion du Comité directeur international fort de vos acquis des Icasa depuis 2008 ?

Ma modeste contribution a été de participer à toutes les discussions stratégiques de cette réunion. Dans le passé, je participais à la réunion des co-chairs, puis à la réunion de coordination scientifique. Cette fois-ci, j’ai surtout pesé de mon poids pour qu’une fois le thème choisi, les objectifs soient dans la veine du thème général ; il en a été de même dans l’identification des thèmes de plénières et des autres sessions de la conférence. Je serai également très regardant dans le montage des ateliers de renforcement des capacités. Le directeur de la conférence, M. Luc Bodea, et le président du Comité scientifique, professeur Tandakha Dieye, sont tout autant acquis à la même cause. Mon degré d’engagement aujourd’hui est le fruit du travail acharné. Il faut y croire, être persévérant et penser système et non soi-même. Pour mes jeunes collègues qui sont sur cette voie, je leur recommande d’avoir le souci permanent d’améliorer leur pratique, de construire ou d’intégrer des équipes fortes multidisciplinaires, de s’engager dans les domaines de connaissances transversales. Il faut également être passionné, car seul le travail compte, ni vos diplômes, ni vos positions professionnelle ou académique ne prendront le pas sur cet achievement, ils y contribuent bien sûr afin que vous montriez votre efficacité.

La prochaine étape, en quoi consistera-t-elle ?

La prochaine réunion du Comité directeur international se tiendra au mois de mars prochain, réunion à laquelle seront associés davantage d’experts du Vih, étant donné que les comités des programmes scientifique, communautaire et de leadership seront plus renforcés. Il s’agira de faire le choix des orateurs des conférences en plénières, d’identifier les thèmes de sessions spéciales, les sessions non construites à partir des résumés soumis, les ateliers de renforcement de capacités.
Il s’agit d’une réunion tout aussi importante car elle assure un formatage solide de la conférence en attendant la réception des résumés d’expériences originales et réussies allant avec le thème général et ses objectifs. L’appel à la soumission des résumés sera lancé dès février 2019.

Quelle pourrait être, selon vous, la nature de la participation béninoise à l’Icasa 2019 à Kigali ?

Nous faisons de grands efforts pour contribuer à une génération sans Sida et c’est une opportunité de le montrer. Sur le plan institutionnel, nous avons le Cnls-Tp, le Psls et le leadership d’accompagnement du gouvernement, l’engagement de la Première dame en faveur de l’élimination de la transmission mère-enfant et de la prise en charge pédiatrique et la création d’un groupe technique pluridisciplinaire. Une masse importante d’acquis à partager. A l’endroit des acteurs béninois, il est vivement souhaitable qu’ils s’approprient le thème général et ses objectifs ci-dessus cités et se mettent résolument à documenter leurs expériences réussies, les meilleures afin d’être compétitifs pour pouvoir non seulement être sélectionnés mais aussi gagner des bourses de participation ou remporter le prix du meilleur résumé ; rappelons que c’est une jeune psychologue béninoise qui a remporté ce prix dans le domaine des sciences sociales à la dernière conférence qui s’est tenue à Abidjan en 2017. C’était une première pour le Bénin et nous devons remporter d’autres prix pour faire connaître notre pays et rehausser l’image de marque de l’intelligentsia béninoise mais beaucoup plus de notre contribution à l’avancée des recherches en pratiques, en technologies et en sciences.
Aux experts de niveau moyen ou de haut niveau, il est recommandé de s’engager dans une manifestation de volonté pour faire des communications en plénière. Le choix d’un communicateur est rude et très compétitif et la maîtrise de la langue anglaise est un atout. Il se prépare une mobilisation par le Cnls-Tp afin d’optimiser cette stratégie, car le coaching est très important dans ce domaine. A cette occasion, les différents thèmes et la capacité de présentation des experts béninois ainsi que leur disponibilité seront connus.
En termes de leadership politique et communautaire, je suggère que soit maintenu le plaidoyer dans l’accompagnement de ces deux groupes, notamment les jeunes et les femmes. J’encourage mes concitoyens à participer à cette conférence pour donner tout en recevant, en créant des réseaux d’acteurs et de chercheurs dans leur domaine de compétences. Voyager est aussi une bonne part de l’éducation, le Rwanda est un très beau pays, à beau climat, de culture tout aussi riche que celle du Bénin et je pense qu’il y aura beaucoup à apprendre en dehors de l’élimination du Sida en Afrique. Et c’est le moment de remercier le gouvernement qui a soutenu la participation de plus de 120 Béninois à la dernière Icasa en décembre 2017 à Abidjan, une première dans l’histoire qui mérite d’être répétée et amplifiée mais à condition que les acteurs s’engagent pour pérenniser les acquis.

Au regard de votre engagement et de votre niveau d’implication dans les différentes Icasa, à quand Icasa à Cotonou au Bénin ?

Il est difficile de ma position de répondre à cette question, mais je sais que l’engagement politique est indispensable, mais la productivité et surtout la performance de nos différents programmes comptent pour beaucoup.
De ma position, je peux aisément dire que l’organisation de cette conférence d’envergure, qui rassemble environ dix mille participants, a de très grands avantages pour le pays où il se tient : avantages socioculturel, académique, économique, sur le système de santé, et la visibilité du pays. L’engagement pour l’organisation de l’Icasa dans notre pays doit débuter maintenant à la lumière du Bénin qui veut se révéler. Le Bénin a été et est toujours un pays de grande curiosité et le Board de la Société africaine anti-Sida saisira l’opportunité si le pas se faisait.

Propos recueillis par Paul AMOUSSOU

Santé 14 août 2018


Procès de l’ex-chef d’arrondissement de Godomey et consorts: Quatre personnes mises en liberté provisoire sur une douzaine
[caption id="attachment_30359" align="alignnone" width="1024"]L’ancien chef d’arrondissement de Godomey, Germain Cadja Dodo[/caption]

Le procès de l’affaire d’exploitation du bas-fond de Womey impliquant l’ancien chef d’arrondissement de Godomey, Germain Cadja Dodo, et consorts, a démarré ce lundi 13 août au tribunal de première instance d’Abomey-Calavi. Au terme de cette première audience, la cour a mis en liberté provisoire quatre inculpés. Le reste a repris le chemin de la prison dans un concert de gémissements et de larmes de leurs parents.

Le dossier d’exploitation du bas-fond de Womey pendant au tribunal de première instance d'Abomey-Calavi a été renvoyé au 20 août prochain, soit dans une semaine. Dans cette affaire, les membres de l’association des conducteurs de taxi-moto (zémidjan) de la localité seraient poursuivis pour collecte illégale de fonds sur le bas-fond de Womey. L’ex-chef d’arrondissement de Godomey, M. Germain Cadja-Dodo, serait poursuivi pour abus de fonction et détournement de fonds publics. Le chef quartier de Womey-Centre et son homologue de Cocotomey-Tokpa et une autre personne seraient accusés de recel. Les trois derniers et un quatrième accusé ont bénéficié d’une liberté provisoire. 

Selon Me Arthur Ballè, un des avocats de la défense, a estimé que les conditions étaient favorables pour obtenir une liberté provisoire des mis en cause, notamment le paiement des 17,1 millions francs Cfa reconnus provenir de l’exploitation du bas-fond de Womey. Mais le parquet a estimé sur la douzaine de personnes inculpées que quatre seulement pouvaient jouir d’une mise en liberté provisoire en entendant l’aboutissement du procès.
Selon certains témoignages, les faits remontent à l’année 2007, période à laquelle a débuté l’exploitation du bas-fond de Womey par une association de conducteurs de taxi-moto. La même source rapporte qu’il y a de cela quatre mois, la marraine de l’association s’est rapprochée de l’ex-chef d’arrondissement de Godomey pour demander l’implication des autorités locales dans la gestion de l’exploitation du bas-fond. Une commission de gestion de l’exploitation du bas-fond mise en place par l’ex-chef d’arrondissement a fait une recette de 17,1 millions francs Cfa. Une association dissidente de l’association initiale estimée écartée de la gestion aurait porté plainte contre la commission mise en place par l’ex-chef d’arrondissement à la Brigade économique et financière (Bef) dénonçant que les ressources prélevées dans l’exploitation du bas-fond ne sont pas versées dans les caisses de l’arrondissement. Ce qui serait à l’origine de l’éclatement de cette affaire. Après analyse des faits, la Brigade économique et financière (Bef) remontant à la date de démarrage de l’exploitation du bas-fond estime à plus de 800 millions francs Cfa la somme détournée par l’association dissidente.

Société 14 août 2018


Dangers liés à l’utilisation des pesticides: Les actions pour préserver l’environnement
[caption id="attachment_30357" align="alignnone" width="1024"]Un champ de maraîchers en pleine pulvérisation[/caption]

L’utilisation des pesticides cause d’importants dégâts aussi bien à l’environnement qu’à l’être humain. On pourrait craindre le pire, au regard de la propension de cette substance chimique dans les localités, notamment les zones de production agricole. Si les citoyens sont inquiets et il va falloir intensifier les mesures pour limiter les risques.

Il importe de protéger l’écosystème, afin de limiter les risques liés à l’utilisation des pesticides. Cette substance est utilisée à une très grande échelle par les agriculteurs. Par ce fait, non seulement l’environnement est menacé mais aussi la santé des populations en prend un coup, selon les spécialistes.
La réglementation de l’utilisation des pesticides s’impose. Le gouvernement prévoit ainsi de nombreuses mesures, pour s’assurer de la gestion écologiquement rationnelle des stocks de pesticides. En effet, le Bénin a bénéficié de plusieurs assistances des partenaires au développement. C’est le cas par exemple de l’appui financier de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) pour mettre en œuvre le projet de la Fao GCP/BEN/055/JPN. Ce projet qui porte sur la ‘’Sécurisation et élimination des pesticides obsolètes au Bénin’’ a permis de faire un inventaire détaillé en 2012 des stocks obsolètes des pesticides, des sites contaminés et des emballages vides de pesticides et donner des orientations en vue de la sécurisation, de l’assainissement des sites, de l’élimination des stocks de pesticides obsolètes et des emballages vides. Ce projet a permis également de recenser 600 tonnes de pesticides obsolètes dont 380 tonnes d’endosulfan, 15 tonnes de dieldrine, 12 tonnes de lindane, plus de 150 tonnes de déchets contaminés par les pesticides, 11 sites contaminés et 30 000 emballages vides de pesticides recensés au niveau du secteur public. Le Bénin a bénéficié aussi des expériences de la Fao en matière de renforcement des capacités des ressources humaines des ministères en charge de l’Agriculture, de la Santé et du Cadre de vie désormais outillés en matière de techniques d’inventaire des pesticides, des stocks de pesticides obsolètes, des sites contaminés, d’enregistrement des données issues de l’inventaire dans la base Fao. Des cadres du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, du ministère de la Santé et de celui du Cadre de vie et du Développement durable sont formés sur les techniques de sécurisation des stocks de pesticides obsolètes.
Le rapport du Plan national de mise en œuvre actualisé de la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants renseigne que le Bénin a bénéficié de deux requêtes de financement adressées à la Fao concernant la gestion rationnelle des stocks de pesticides. Celles-ci se sont traduites par des projets d’élimination des pesticides Pop et pesticides obsolètes. Le premier projet a éliminé 380 tonnes d’endosulfan utilisé largement dans la culture cotonnière avant son interdiction par la convention de Stockholm. Une interdiction concrétisée par la prise de l’arrêté interministériel n°447/Maep/Mepn/Mc/Dc/Sgm/Sa du 5 novembre 2009. Le deuxième projet a sécurisé et éliminé 200 tonnes de pesticides.

Substance aux conséquences multiples

Le pesticide regroupe, selon l’Institut national de recherche agricole (Inrab), l’ensemble des substances utilisées pour prévenir, contrôler ou éliminer les organismes jugés indésirables, qu’il s’agisse de plantes, animaux, champignons ou bactéries. Emportés par les eaux de ruissellement ou diffusés dans les eaux souterraines, volatilisés dans l’atmosphère ou stockés dans les sols, les pesticides se retrouvent dans de nombreux écosystèmes voire dans les aliments. Au départ, ils sont utilisés contre un insecte nuisible. Leur cumul tout au long de la chaîne alimentaire ainsi que dans l’environnement présente des risques pour l’homme et les êtres vivants, à court ou long termes. Les populations et les écosystèmes sont ainsi exposés à ces substances qui contaminent l’environnement. « Il est difficile de se souhaiter un bon appétit aujourd’hui, mais une bonne chance parce qu’on ne sait pas ce qu’on mange », s’indigne Bienvenu Adjé Chabi d’African bio compost (Abc Grower), une structure spécialisée dans la production des fertilisants organiques spécifiques. Les pesticides sont des produits destinés à tuer des insectes de façon générale, indique-t-il. Maintenant dans la pratique, poursuit-il, il y a deux grandes catégories de pesticides à savoir les pesticides de synthèse appelés ordinairement chimiques et les pesticides naturels connus sous le vocable de pesticides bio.
Bienvenu Adjé Chabi soutient que sur le terrain, l'on rencontre plusieurs pesticides dont les conséquences sont notoires parce que l’accès est rapide non seulement sur les rongeurs et insectes nuisibles mais également sur la santé de l’homme. Parce qu’ils sont pulvérisés sur les cultures, les pesticides peuvent atteindre une autre destination que leur cible. Le gros problème, à en croire ce dernier, c’est que les pesticides de synthèse ne font pas de sélection ni de tri. Ils vont tuer y compris des abeilles qui nous fournissent le miel et qui servent à la pollinisation. Ce qu’on doit craindre avec l’utilisation des pesticides, c’est ce qui se passe ailleurs, a indiqué Bienvenu Adjé Chabi. « Si je prends le cas de la France, il y a des sols qui sont devenus complètement acides sur lesquels on ne peut plus cultiver, sauf si on emploie d’autres produits de synthèse qui compliquent toujours l’agriculture », a-t-il expliqué. La population des abeilles, des espèces qui sont vraiment utiles à l’homme, a complètement diminué à cause de l’utilisation des pesticides, à en croire Bienvenu Adjé Chabi. Mettant en exergue les expressions d’Albert Einstein selon qui « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre », il a noté que les abeilles font un travail phénoménal à la place de l’homme, lui permettant d’avoir de la graine chaque année. On doit craindre la propension des cancers due à l’usage de la glyphosate, une substance hautement cancérigène en plus des maladies liées à l’infertilité, ajoute-t-il.
A cela, Gildas Zodomè, agronome de formation et spécialiste des risques et catastrophes, évoque la pollution de la nappe phréatique, l’intoxication alimentaire, les sols acidifiés avec pour conséquences les modifications de leurs textures,... Le risque est là, pense-t-il, mais l’alternative fait défaut.

L’urgence

Préserver l’environnement et la santé des affres des pesticides nécessite quelques actions. C’est à raison que Gildas Zodomè formule le vœu que les autorités ne fassent pas la sourde oreille. « Les autorités doivent être sensibles aux initiatives visant à réduire un peu les risques des pesticides chimiques », souhaite le promoteur de Biophyto Bénin. Il invite les gouvernants à prendre des mesures incitatives par rapport à toute alternative de promotion de l’agriculture biologique. Il a espoir que si l’Etat met les moyens, le Bénin peut se nourrir par l’agriculture bio qui utilise les engrais, les fertilisants, les pesticides bio, des produits respectueux de l’environnement. Rappelons que les désinfectants et les produits anti-déparasitaires tels que les insecticides, raticides, acaricides, les insecticides, les fongicides, les nématicides et les rodonticides sont considérés comme des pesticides.

Environnement 14 août 2018


Nourou Adjibadé, directeur exécutif du Ceradis Ong: « La planification familiale est indispensable pour le développement »
[caption id="attachment_30356" align="alignnone" width="1024"]Nourou Adjibadé[/caption]

Le développement social et économique de tout pays est tributaire de sa population active qui y joue un rôle important. Mais la réalisation de cette population active dépend d’une politique soutenue par la planification familiale, selon le directeur exécutif du Centre de réflexion et d’actions pour le développement intégré et la solidarité (Ceradis), Nourou Adjibadé.

La Nation : Qu’entend-on par dividende démographique ?

Nourou Adjibadé : Il faut comprendre par dividende démographique, la croissance économique qui a pour corollaire l’augmentation du revenu par habitant. La baisse de la population inactive, c’est-à-dire les personnes trop jeunes (enfants) et trop vieilles (personnes du 4e âge) sont les catégories de populations vulnérables qui demandent beaucoup de dépenses, sans pour autant être en mesure de contribuer à augmenter la richesse nationale. L’augmentation de la population active, c’est-à-dire des personnes en âge de travailler, contribue à augmenter la richesse nationale. Et par conséquent, elle impulse la croissance économique. Lorsqu’on a dans un pays une augmentation de la population active couplée avec la diminution de la population inactive, ce dernier bénéficie tout naturellement du dividende démographique, à partir des possibilités de croissance qui s’offrent à lui, pour booster son économie. Compris de cette façon, le dividende démographique est l’ensemble des possibilités de croissance économique pour un pays. Le dividende démographique s’entend donc par une croissance économique rapide, résultant des changements intervenus dans la structure en âge de la population d’un pays, dus à une baisse de la fécondité et de la mortalité.

Quel est le rôle de la planification familiale dans la réalisation du dividende démographique ?

Si la planification familiale constitue un outil important, voire indispensable dans la marche vers le développement social et économique de toute nation, son rôle dans la réalisation du dividende démographique reste plus que crucial. Le dividende démographique étant une croissance économique résultant de l’évolution de la pyramide des âges de la population d’un pays, cette croissance ne sera possible que lorsque des efforts seront consentis pour le contrôle des naissances dans les ménages et les progrès en matière d’amélioration du taux de prévalence contraceptive.
Cependant, le plus grand défi pour accélérer la croissance économique du Bénin reste la capture du dividende démographique. Le Bénin est à un moment critique et le dividende démographique doit être perçu comme une opportunité de croissance et de développement durable. Si l’on parvient à effectuer des investissements nécessaires dans cette jeunesse, l’on peut espérer améliorer l’éducation, le capital humain et la productivité économique. Il s’agit de façon générale de renforcer l’intégration des femmes dans le marché du travail, d'investir massivement dans l’éducation complète de la jeunesse et de renforcer les programmes de santé maternelle y compris la planification familiale.
Car, grâce aux investissements dans les domaines ci-dessus cités et dans les initiatives économiques facilitant la création d’emplois, tout pays peut éventuellement connaître une croissance économique rapide.

En quoi le dividende démographique est-il nécessaire pour le développement ?

Alors que de nombreux pays développés voient la part des jeunes dans leur population décroître, les pays les moins avancés ont une population de jeunes importante et en évolution rapide. À l’horizon 2050, la population des pays les moins avancés aura doublé. Ce qui correspond à l’entrée de 14 millions de jeunes supplémentaires sur le marché du travail chaque année. Garantir à cette population des conditions de vie décente représente un défi colossal, d’autant plus qu’environ 80 % de la population active de ces pays est aujourd’hui au chômage, sous-employée ou employée irrégulièrement.
En outre, les ressources financières limitées dont ils disposent restreignent leurs possibilités de maintenir le niveau des dépenses consacrées à la santé, à l'éducation et à la nutrition.
Car le fossé est grand entre les espoirs que ces pays placent dans leur jeunesse et les opportunités qu’ils lui offrent. En réalité, un grand nombre de jeunes ne sont pas en mesure de terminer leurs études ou de trouver un emploi productif et rémunérateur. Les pays doivent reconnaître et cultiver le potentiel des jeunes, qui représentent la ressource la plus importante dont un pays puisse disposer.
Le dividende démographique correspond à la croissance économique potentielle liée à l’évolution de la pyramide des âges d’une population, principalement lorsque la proportion de la population active (15 à 64 ans) est supérieure à celle des personnes n’étant pas ou plus en âge de travailler (14 ans et moins, 65 ans et plus).
Pour réaliser un dividende démographique, un pays doit opérer une transition démographique, marquée par le passage de taux de fécondité et de mortalité élevés à des taux de fécondité et de mortalité faibles. En général, la mortalité chute lorsque le taux de survie des enfants augmente, principalement en raison de l’amélioration des normes de santé et d'assainissement. Il s’ensuit en général une baisse du taux de fécondité et, les familles ayant moins d’enfants, elles peuvent dégager des ressources supplémentaires pour investir dans leur bien-être à long terme.

Comment tirer alors profit du dividende démographique ?

Pour tirer pleinement profit d’un dividende démographique, les pays dont les taux de fécondité sont en baisse doivent mettre en œuvre des mesures spécifiques pour donner les moyens aux jeunes de réaliser leur potentiel. Ils doivent notamment veiller à ce que des opportunités d’emplois décents existent, investir dans l’éducation et garantir l’accès à une alimentation et à des soins de santé appropriés, y compris un accès libre universel à des soins de santé sexuelle et reproductive.
Pour que les pays puissent bénéficier du dividende démographique, ils ont besoin de faire des investissements qui conduisent à avoir une plus petite population en âge scolaire, et une plus grande population en âge actif. Il s’agit là, premièrement de l’espacement des naissances et la planification familiale aide les femmes à choisir quand et combien d’enfants elles souhaitent. Elle est ainsi au cœur de la baisse de la fécondité et de la réalisation du changement nécessaire à la structure de la population. Ensuite, de la survie de l’enfant. La protection de la santé des enfants est essentielle pour avoir des familles de plus petite taille. Enfin, de l’éducation des filles qui joue un rôle essentiel dans la baisse de la fécondité. Quand les filles restent à l’école plus longtemps, elles sont moins susceptibles de se marier et d’avoir des enfants à un jeune âge. En outre, plus les filles vont à l’école, plus leur espérance de revenu est élevée. Ainsi, le revenu moyen par tête s’accroît, ce qui favorise le dividende démographique.

Quels sont les défis qui attendent le Bénin ?

Aujourd’hui, les jeunes sont confrontés aux problèmes de chômage, d’inaccessibilité aux services sociaux de base, d’éducation sexuelle et de la santé de la reproduction. Plus de 41 % de la population béninoise ont moins de 15 ans et les 2/3 des Béninois sont jeunes. Le pays enregistre encore un taux de fécondité assez élevé qui ne lui donne aucune chance d’affronter de façon pérenne les affres de la pauvreté. La situation de précarité va s’aggraver si rien n’est fait. Il faut agir dès maintenant. Ce qui nécessite un engagement à relever le défi du développement durable en s’appropriant tous les outils permettant d’exploiter au mieux toutes les potentialités. Car, la poussée démographique conjuguée avec une timide croissance explique la difficulté du pays à repousser les frontières de la pauvreté. Et c’est dans ce cadre que le Bénin a pris huit engagements à la conférence d’Addis-Abeba en novembre 2013 surtout le n° 7 qui demande à l’Etat d’assurer la disponibilité et l’accessibilité des produits contraceptifs sur toute l’étendue du territoire national?

Propos recueillis par Désiré GBODOUGBE

Société 14 août 2018


Association de malfaiteurs, vol à main armée (24e dossier): Le report sollicité par la défense accordé

A l’occasion de l’examen du vingt-quatrième dossier inscrit au rôle de la session supplémentaire de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou, ce lundi 13 août, la cour a simplement accédé à la demande de report sollicitée par Me Théodore Zinflou. L’examen de l’affaire est reporté au 23 août prochain pour le respect des droits de la défense et une bonne administration de la justice.

Pour l’affaire d’association de malfaiteurs et de vol à main armée inscrite comme vingt-quatrième dossier à traiter pour la session supplémentaire de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou, la cour a décidé d’un report de son examen. Un report qui fait suite à une demande qu’a formulée dans ce sens Me Théodore Zinflou, commis d’office aux intérêts de Gilbert Honvou, l’un des quatre accusés poursuivis et cités dans l’arrêt de renvoi.
Les quatre accusés ont noms : Gilbert Honvou, Félix Mikinhouéssè, Atèmènou Adrien Sognidé et Yessoufou Mitchodigni. Les deux derniers ne se sont pas présentés. Ils avaient bénéficié d’une mesure de liberté provisoire, l’ordonnance de prise de corps n’a pu leur être signifiée. La présidente de la cour ayant fait le constat de leur absence a demandé au ministère public de donner son avis.
Pour le représentant du ministère public, la situation des deux accusés absents pose l’éternel problème de la garantie de représentation des bénéficiaires de mesures de liberté provisoire. Il regrette leur absence et propose qu’on leur accorde une chance en disjoignant leurs cas de ceux de leurs acolytes présents. Cela participe, selon lui, d’une bonne administration de la justice.
Me Théodore Zinflou représentant la défense commise aux intérêts de Gilbert Honvou, a fait remarquer qu’il sollicite plutôt un report dans la mesure où l’accusé Félix Mikinhouéssè présent dans le box n’a pas d’avocat. Par souci de conciliation, la défense pense qu’il ne serait pas intéressant et avantageux de saucissonner la décision qui sera rendue. Car, argumente-t-il, il faut un minimum de quinze jours pour un avocat pour prendre utilement et efficacement un dossier. Ce qui n’est pas le cas dans l’espèce soumise à examen pour l’accusé Félix Mikinhouéssè.
Me Jean-Claude Gbogblénou présent hier a été contraint au silence pour raison d’absence d’accusé à défendre. Or, selon les explications de Me Théodore Zinflou, les droits de la défense méritent et requièrent d’être respectés. Ce que reconnaît humblement le ministère public qui déclare s’associer aux observations de la défense relatives à un report.
La cour se retire et, dans un arrêt de renvoi, motive sa décision sur la demande de report de Me Théodore Zinflou à laquelle le ministère public s’est associé. Elle déclare également s’appuyer sur le respect des droits de la défense, raison pour laquelle elle a fixé le renvoi au 23 août contrairement au 21 août sollicité par la défense.
Les jurés n’ont même pas été appelés pour les formalités protocolaires de présence habituellement d’usage?

Composition de la cour

Président : Marie Soudé Godonou
Assesseurs: Victor Fatindé et Edmond Ahouansou
Ministère public : Raymond Godémin
Greffier: Me Louis Houngbo

Société 14 août 2018


Démarrage des épreuves facultatives du baccalauréat 2018: Les admissibles à l’assaut du bonus pour plus de chances aux mentions
[caption id="attachment_30352" align="alignnone" width="1024"]Nicolas Mahuwètin Hountondji, directeur du Ceg Gbégamey donnant des explications sur les épreuves facultatives[/caption]

Certains candidats déclarés admissibles à l’issue de la première délibération du baccalauréat 2018 sont depuis ce lundi 13 août à l’assaut des épreuves facultatives pour récolter des gains de bonus dans l’optique d’améliorer leurs notes et obtenir des mentions.

Les épreuves facultatives du baccalauréat ont effectivement démarré, ce lundi 13 août après la première délibération vendredi dernier. À Cotonou, les candidats déclarés admissibles des centres du Lycée Coulibaly, Ceg Sègbèya et Ceg Gbégamey, ayant choisi l’option des épreuves facultatives, étaient convoqués pour être évalués. C’est par l’épreuve d’Économie familiale et sociale ou Couture que cette phase a démarré dès 7 heures. 

À 11 h, a suivi la composition en langues (fongbé, édé, yoruba, adjagbé, dendi, ditammari, baatonu). L’après-midi a été consacré au dessin, puis toute la matinée de ce mardi, les candidats admissibles composent en musique.
Les candidats rencontrés à l’issue de la première composition de la journée comme Moulicathou Togni Zocli et Ékouévi Franck Ayikoutou, tous deux candidats admissibles au baccalauréat série B, disent avoir fait le choix des épreuves facultatives pour profiter des bonus et obtenir des mentions appréciables.
L’épreuve d’Économie familiale et sociale porte sur l’environnement, notamment l’usage des sachets biodégradables et la nutrition du nourrisson pour sa bonne croissance. Outre le fait que ces candidats soutiennent que l’épreuve est globalement abordable, ils se réjouissent tous d’avoir réussir à un examen auquel les espoirs d’y participer cette année avaient commencé par s’effriter.
Nicolas Mahuwètin Hountondji, directeur du Ceg Gbégamey et chef de centre, explique que les épreuves facultatives sont avantageuses, car au seuil de 12 points, les candidats bénéficient de bonus suivant la différence positive sur le nombre de points totalisés pour l’examen. « S’il manquait peut-être un point à un candidat pour totaliser 10 au baccalauréat et qu'il participe aux épreuves facultatives et obtient ce bonus ajouté au total, il obtient la note nécessaire pour être déclaré admis dans le premier groupe », explique-t-il. Aussi, développant toujours l’avantage des épreuves facultatives, il ajoute que « s’il manque un point au candidat pour avoir la mention et qu’il compose en épreuves facultatives, il pourra grâce à ce bonus avoir la mention ».
Tout le monde n’ayant pas choisi les épreuves facultatives, les autres candidats admissibles sont soumis aux épreuves sportives. Dans cette discipline, cinq épreuves sont inscrites pour le candidat. Le saut en hauteur, le lancer, le grimper, la vitesse et la gymnastique. À l’issue de cette phase qui devrait prendre fin ce mardi soir, tenant compte des retardataires et des malades qui doivent fournir la preuve de leur indisponibilité, la deuxième délibération est prévue pour ce mercredi 15 août. Seuls les candidats qui auront atteint le seuil de 10 de moyenne seront déclarés admis. Le reste doit subir les épreuves orales dans les langues étrangères avant que leur résultat définitif soit connu au terme de la troisième et dernière délibération.
À noter que les admissibles sont les candidats ayant totalisé une moyenne supérieure ou égale à 9. Le taux national d’admissibilité est de 33,43 % cette année contre 41,78 % en 2017, soit une baisse de plus de 8 points. Cette régression serait imputée en partie à la longue période de grève qui a secoué le secteur de l’éducation en début d’année. Ce serait par ailleurs la conséquence de nombreux autres problèmes générés par la grève comme la démotivation des apprenants, le manque de préparation des candidats, mais aussi la qualification de certains enseignants.

Education 14 août 2018


Transport aérien: Overland Airways rapproche Lagos, Cotonou et Lomé
[caption id="attachment_30351" align="alignnone" width="1024"]Le personnel posant devant un avion de la compagnie Overland Airways[/caption]

Rallier Lagos et Lomé à partir de Cotonou peut se faire désormais en un temps record grâce à la compagnie nigériane Overland Airways qui dessert depuis le dimanche 13 août dernier, toutes ces capitales africaines avec sa flotte moderne. En attendant d’y associer d’autres destinations, elle se propose de faire profiter pleinement aux voyageurs de sa cible de desserte des vols réguliers et à moindre coût avec une qualité de service irréprochable.

Compagnie aérienne nigériane de référence, Overland Airways rajoute de nouvelles destinations à ses expéditions. Elle assure une liaison régulière entre le Bénin, le Nigeria et le Togo en ralliant les villes de Lagos, Cotonou et Lomé, plusieurs fois par semaine. Elle a effectué son vol inaugural, le samedi 12 août dernier. Le lendemain, dimanche 13 août, la directrice exécutive de la compagnie, Aduke Atiba, a tenu une conférence de presse à Cotonou pour mieux présenter cette compagnie qui, après avoir fait le bonheur de la population et des voyageurs nigérians, se propose de s’étendre aux autres populations de la sous-région.
Elle a expliqué à l’occasion que les vols Lagos-Cotonou-Lomé auront lieu les lundis, mardis, jeudis et dimanches. Les vols décolleront de Lagos à 19 h, arriveront à Cotonou à 19 h 25 et partiront de Cotonou à 20 h pour arriver à Lomé à 20 h 30. Sur le même parcours, les vols partiront de Lomé à 21 h pour arriver à Lagos à 21 h 45.
La philosophie de la compagnie, telle que révélée par Aduke Atiba, c’est que l’interconnexion harmonieuse est l’un des principaux facteurs qui permettra la transformation économique durable en Afrique de l’Ouest. « Au cours des prochaines années, Overland Airways s’engage à faciliter la création d’un nouvel environnement de voyage aérien qui renforcera de manière plus importante les liens entre les peuples et les groupes de la région ». Les offres de Overland Airways sont accessibles à toutes catégories de personne, vacanciers, familles, étudiants… mais elle a tout particulièrement dans son viseur, souligne Aduke Atiba, les opérateurs économiques, les investisseurs et autres officiels qui, pour une raison ou une autre, ont besoin de se déplacer en un temps record dans la sous-région ou d’un pays à un autre. A la disposition de ceux-là, la compagnie se dit prête pour les aider à concrétiser leur désir dans le confort et le prestige dus à leurs rangs. Overland Airways compte également devenir un puissant appui à la promotion du tourisme en plein essor au Bénin, a révélé Aduke Atiba.

Une flotte de neuf avions modernes

Overland Airways s’appuie sur sa flotte d’avions Atr et Beechcraft technologiquement supérieurs et sur une équipe de professionnels chevronnés de l'aviation et de la gestion pour mener à bien sa vision de fournir d'excellents services de vol dans les économies du Nigeria et de l'Afrique de l'Ouest. Elle exploite une flotte d’appareils et d’équipements modernes pour fournir un niveau de service bien supérieur. Overland Airways dispose d'une flotte de neuf avions modernes composés d’Atr-42, d’Atr-72 et de Beechcraft 1900D.
Avec sa flotte d'appareils Atr et Beechcraft à la pointe de la technologie, elle a dépassé les pronostics en desservant des aéroports éloignés et fournit des services de transport aérien de classe mondiale. Overland Airways a obtenu l’enregistrement de l’audit de sécurité opérationnelle de l’Iata, qui répertorie Overland Airways parmi les compagnies aériennes de classe mondiale qui fonctionnent avec d’excellentes normes de sécurité. Elle est membre de l’Association internationale du transport aérien (Iata) qui regroupe 280 compagnies aériennes qui contrôlent 83% du trafic aérien mondial.
Elle exploite des vols réguliers de passagers et de fret. La compagnie a commencé ses opérations depuis 2002 dans le but d’accroître la prospérité de l’arrière-pays nigérian en facilitant le transport d’hommes d’affaires, d’investisseurs, de fonctionnaires et d’autres voyageurs.
En mettant le cap sur Cotonou, la compagnie permettra de rapprocher le Bénin et le Nigeria qui sont deux voisins intimement liés par bien de choses, souligne Emmanuel Kayodé Oguntuase, ambassadeur de la République fédérale du Nigeria près le Bénin. C’est un élément pour la croissance des deux pays, souligne le diplomate. « Nous avons besoin d’une compagnie qui desserve à plein temps les deux pays qui ont assez besoin d’intégration », trouve-t-il. En somme, une opportunité pour économiser du temps et de l’argent, salue le diplomate.

Société 14 août 2018


Installation de la coordination des femmes du Littoral du Rbnv: Un engagement à accompagner les actions du gouvernement

Le bureau de la coordination des femmes du Littoral du parti Rassemblement des Béninois pour une nouvelle vision (Rbnv) a été installé, dimanche 12 août dernier à Cotonou par son président, pour accompagner les actions du gouvernement.

Le Rassemblement des Béninois pour une nouvelle vision (Rbnv) a installé dans la soirée du dimanche 12 août dernier, la coordination provisoire des femmes du Littoral. À la faveur d’une cérémonie qui a rassemblé dans la liesse et la ferveur une foule nombreuse, Auguste Vidégla, président du parti, a installé les femmes désignées pour conduire le processus devant aboutir à l’installation d’un bureau définitif.

Augustine Santos, présidente de l’organisation des femmes du Littoral du parti Rbnv, rappelant que l’ambition de tout parti politique est d’animer la vie politique du pays, rassure que le bureau qu’elle préside y contribuera activement. « Dans le Littoral, nous promettons de travailler à fond afin de décrocher l’indispensable jackpot dans le creuset du bloc auquel nous appartenons », a-t-elle annoncé au nom de son bureau. « C’est ensemble que nous allons travailler avec synergie entre femmes pour réussir notre mission », déclare-t-elle. Tout en se réjouissant de la forte mobilisation des militantes à l’occasion de leur installation, elle invite toutes les femmes à opérer une mutation pour travailler à ce que le parti gagne plus de terrain à Cotonou.
Auguste Vidégla, président du parti Rbnv, pour sa part, s’est dit très ému de la grande mobilisation qu’il a vue, dimanche dernier à Cotonou. Il affirme avoir installé un bureau de femmes très dynamiques. Souhaitant plein de succès au bureau, il les a renvoyées en croisade dans leurs zones respectives pour parler du Programme d’action du gouvernement à leurs voisins et camarades dans les marchés, notamment des avantages dont les femmes pourraient bénéficier.
Lydie Zannou, secrétaire générale et porte-parole des femmes du Littoral, présentant le Pag, a exposé les avantages que la gent féminine pourra en tirer. Elle cite, entre autres, le programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Cette composante du Pag de protection sociale conçue pour sortir les Béninois de la précarité, a-t-elle souligné, prend en compte les femmes en vue de leur autonomisation pérenne à travers quatre volets. Elle souligne l’assurance maladie avec une large contribution de l’État aux soins hospitaliers, les micro-crédits avec des montants consistant au profit de toutes les Béninoises capables de mener des activités génératrices de revenus. Le programme a par ailleurs prévu pour les artisans et autres ouvriers des pensions de retraite qui n’existaient pas. Elle invite alors ses pairs à aller expliquer la vision et les élans de l’actuelle gouvernance pour améliorer les conditions d’existence de tous les Béninois sans distinction de condition sociale.
Auguste Vidégla, appuyant Lydie Zannou, a rappelé que le Bénin était souvent classé jusqu’en 2015, parmi les pays les plus pauvres d’Afrique. C’est pour sortir le pays de cette position, poursuit-il, que le président Patrice Talon a décidé de doter le pays du programme Arch. Il a ajouté qu’en plus de cet ambitieux programme, il faut améliorer beaucoup d’autres secteurs dont l’agriculture, l’éducation, la santé, la communication, etc. Il rassure qu’avant la fin de l’année, le projet Arch rentrera dans sa phase active.

Actualités 14 août 2018


Contre-performances aux examens nationaux de fin d’année: Un mal aux multiples racines

Résultats catastrophiques aux différents examens, déperdition scolaire et grossesses en milieu scolaire en masse, les difficultés du système éducatif national restent préoccupantes. Les causes lointaines et immédiates des contre-performances qui s’enchaînent au fil des ans sont nombreuses et il faut parer au plus pressé.

La responsabilité est partagée en ce qui concerne les faibles taux de réussite enregistrés aux examens scolaires de fin d’année. Apprenants, enseignants, syndicats, parents, autorités locales et nationales en charge de l’éducation, tous sont coupables.

La première cause des contre-performances scolaires est inévitablement la grève observée, par suivisme, pendant plus de quatre mois par les enseignants. Mais au-delà, il convient de signaler la pénurie d’enseignants aussi bien en nombre qu’en qualité et leur concentration dans les zones urbaines au détriment des zones dites déshéritées. En fait, les enseignants préfèrent, et c’est de bon aloi, là où il y a l’électricité et les réseaux Gsm. Ce qui explique aussi le phénomène des enseignants résidant hors de leur zone de travail, avec comme corollaires le retard et l’absentéisme répétés.
Le déficit en personnel d’encadrement qui plombe le contrôle et le suivi des enseignants, le recours aux anciens inspecteurs pédagogiques étant mal apprécié ; la difficulté pour les parents de suivre les enfants du fait de la grande différence de méthodologie d’apprentissage des nouveaux programmes dits d’approche par compétence ; l’inconscience professionnelle de certains enseignants qui brillent par l’absentéisme répété, les retards non justifiés aux cours, sont autant de raisons qui expliquent la débâcle scolaire. En fait, de nombreux enseignants ne jouissant pas d’une formation professionnelle avérée pullulent dans les établissements. Curieusement, ils rejettent les examens en vue de leur renforcement de niveau de peur certainement de laisser découvrir leur vrai niveau intellectuel. Force est de constater que des étudiants sortis des sciences économiques enseignent les mathématiques ; des diplômés des sciences juridiques dispensent des cours de français ou de philosophie dans certains collèges, etc.
A tout cela, s’ajoutent le phénomène des enseignants éthyliques, le jumelage forcé des classes de différents niveaux faute d’infrastructures et d’enseignants.
Et au-delà des grèves de plus en plus perlées au fil des années scolaires, il convient de souligner la politisation à outrance d’autrefois et la syndicalisation du système éducatif ainsi que l’organisation irrégulière des examens blancs pour le public.
Le manque de rigueur dans la préparation des cours, la recherche du gain facile des enseignants qui couraient d’établissement en établissement (heureusement que le phénomène est quelque peu réglementé avec un arrêté ministériel !) à la recherche des heures de vacation, la non qualification de bon nombre d’enseignants qui viennent au métier par nécessité, le recours massif aux enseignants vacataires sans aucune notion pédagogique, l’insuffisance de moyens pour le suivi des enseignants, le quota horaire non atteint, sont des facteurs des contre-performances scolaires enregistrées aujourd’hui. Les séances de mise à niveau organisées pendant les vacances à certains enseignants ont contribué à inverser quelque peu la tendance ;
mais le fossé est bien loin d’être comblé.

Parer au plus pressé

Pendant longtemps, l’Etat a créé à l’emporte-pièce les établissements collèges sans pour autant veiller à y mettre le nombre d’enseignants nécessaires, les infrastructures adéquates et autres mesures d’accompagnement. Du coup, les censeurs éprouvent d’énormes difficultés pour élaborer les emplois du temps et les responsables des lycées et collèges sont obligés de jongler avec les effectifs pléthoriques, le système des classes volantes au gré des intempéries.
C’est dire que la capacité des infrastructures d’accueil et de mobiliers au niveau primaire comme du secondaire se trouve dépassée, en dépit de nouvelles salles de classe construites par endroits.
Par ailleurs, la paresse des élèves qui s’adonnent plutôt aux réseaux sociaux, aux vidéoclubs et autres parties de divertissement, couplée à la démission des parents dans le suivi des enfants, justifie également les échecs massifs et la baisse drastique du niveau des apprenants.
Par ailleurs, l’ajournement des candidats au Bac doit être géré avec rigueur pour que ceux-ci ne gonflent pas inutilement les rangs en changeant de séries à tour de bras pour les prochains examens. Le retour au probatoire permettrait sans doute de tamiser les candidats à présenter au baccalauréat par exemple.
 Vu la gravité de la situation, il urge d’impliquer davantage les élus locaux dans la gestion du système éducatif ; eux qui, préoccupés par les questions de collecte des taxes, du foncier, des pistes rurales et autres problèmes de leurs communautés, s’intéressent très peu à la qualité de l’éducation dispensée dans leurs contrées. Pour inverser la tendance actuelle, il importe également que les collectivités locales se substituent à l’Etat qui ne peut plus faire face aux besoins, en mobilisant les ressources nécessaires, en faisant former les enseignants et en proposant des initiatives d’incitation à l’excellence à travers des bourses d’études par exemple au niveau local.
Par ailleurs, il s’avère nécessaire de procéder à un suivi rigoureux des enfants dans les maisons, une sensibilisation des enseignants sur leur rôle dans la formation de la relève, la formation des enseignants non qualifiés dans les écoles normales et l’encadrement et le suivi des enseignants dans la préparation et la dispensation des cours.

Actualités 14 août 2018


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