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Nouvelles

Traite et exploitation des enfants dans la Vallée de l’Ouémé: Un projet de riposte lancé
Amnesty international Bénin a lancé, vendredi 24 septembre dernier à Dangbo, un mini-projet de sensibilisation et d’éducation des parents et patrons d’ateliers de la Vallée de l’Ouémé contre la traite et l’exploitation des enfants. Cette initiative vient traduire l’engagement de l’organisation de promotion, de protection et de défense des droits humains pour réduire, voire enrayer le phénomène sur le terrain. Amnesty international Bénin est en guerre contre la traite et l’exploitation des enfants dans la Vallée de l’Ouémé. Il a lancé à cet effet un mini-projet pour sensibiliser et éduquer les parents et patrons d’ateliers de la Vallée de l’Ouémé contre le phénomène. Le projet sera déployé en synergie d’actions avec plusieurs autres acteurs de terrain. Ces acteurs sont appelés â être des ambassadeurs des droits de l’enfant. Mieux, ils ne doivent pas être des auteurs ou complices de situation de traite ou d’exploitation d’enfant mais plutôt des agents de sensibilisation ou de dénonciation de ces faits. Pour le directeur exécutif d’Amnesty international Bénin (Aib), Dieudonné Dagbéto, ce mini-projet a été initié suite au constat que le quotidien des enfants n’est pas encore reluisant en dépit de l’amélioration significative de l’environnement légal avec des textes de loi adaptés et des efforts louables des uns et des autres. Il en veut pour preuve les statistiques officielles surtout celles d’un rapport de l’Unicef au Bénin en 2017. Lequel renseigne que la prévalence des violences et abus faits aux enfants serait en progression continue avec plus d’un enfant sur deux (52,5 %) impliqué dans le travail des enfants et près de quatre sur dix d’entre eux (40 %) travaillent dans des conditions dangereuses. Le département de l’Ouémé, informe Dieudonné Dagbéto, serait l’une des principales zones de recrutement des enfants aux fins de leur exploitation dans les pays voisins, selon un rapport de l’Ambassade des Etats-Unis sur la situation des enfants au Bénin en 2018. Plusieurs autres sources provenant de la Vallée de l’Ouémé, par signalement informel à Aib ont confirmé ces statistiques inquiétantes. Les cas d’abus et de graves violations des droits des enfants ne sont presque jamais signalés aux agents de protection, déplore le directeur exécutif de l’Aib. Le mini-projet lancé par l’Aib vise à renverser un tant soit peu la tendance sur le terrain. Il a été présenté aux divers acteurs vendredi dernier à Dangbo. Le roi Agon de la Vallée de l’Ouémé se réjouit de l’avènement de ce projet qui vient renforcer les droits des enfants dans la Vallée de l’Ouémé. La directrice départementale en charge des Affaires sociales de l’Ouémé, Solange Odjo salue l’initiative de l’Aib. Car, selon elle, ce projet sera à fort impact sur la situation des enfants avec des chiffres très inquiétants dans le département de l’Ouémé en général et la région de la Vallée en particulier. Ce tableau sombre interpelle tout le monde, insiste Solange Odjo avant de rassurer que sa direction et ses structures sous-tutelle joueront leur partition pour l’atteinte des objectifs. Même engagement de la part de Fulbert Houessou, représentant le maire de Dangbo. Société 27 sept. 2021


Note de conjoncture de l’Uemoa à fin juillet 2021: Baisse de la liquidité propre des banques
La récente note de conjoncture économique publiée par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) signale une baisse de la liquidité propre des banques à fin juillet 2021. 84,2 milliards de F Cfa. C’est le montant de la baisse, à fin juillet 2021, de la liquidité propre des banques dans les pays de l’Uemoa. Cette situation a été signalée dans la récente note de conjoncture publiée par la Bceao qui fait le lien avec la chute des versements aux guichets. « Cette détérioration est consécutive principalement à l'incidence négative des versements nets de billets (-166,9 milliards). Les soldes excédentaires des transferts des banques (+62,8 milliards) et de leurs opérations avec les États (+19,9 milliards) ont, quant à eux, contribué à atténuer cette évolution », a précisé la Bceao. Toutefois, les banques ont réduit leur recours au refinancement de la Banque Centrale. Ainsi, les demandes de refinancement adressées à la Bceao ont baissé de 149,5 milliards. En ligne avec ces évolutions, la liquidité bancaire s’est repliée de 233,7 milliards par rapport au mois précédent. En ce qui concerne les réserves obligatoires, sur la période de constitution allant du 16 juin au 15 juillet 2021, l’analyse fait apparaître une situation excédentaire pour les banques de l’Uemoa. « Les réserves libres des banques sont ressorties en moyenne à 1 886,5 milliards, soit 213,2% des réserves requises, contre 1 890,7 milliards ou 214,8 % à la précédente période », précise la note de conjoncture mensuelle. Sur un autre volet, la note de conjoncture a dévoilé le taux d'inflation. Il en est ressorti, en glissement annuel, un taux de 3,5 % à fin juillet 2021, après une réalisation de 3,6 % le mois précédent. « La décélération du rythme de progression des prix est principalement imputable à la composante « logement », dont la contribution à l’inflation globale s’est repliée de 0,2 point de pourcentage par rapport au mois précédent, atténuée par une augmentation de 0,1 point de la contribution de la composante «Alimentation ». « La hausse de la composante alimentaire est liée au renchérissement des fruits et légumes, des tubercules et plantains, ainsi que des produits de la pêche dans la plupart des pays. Par pays, la progression des prix s’est avérée plus prononcée au Togo (+6,8 %), en Guinée-Bissau (+4,8 %), en Côte d’Ivoire (+3,9 %) et au Niger (+3,7 %). Economie 27 sept. 2021


Douane béninoise: Alain Hinkati aux commandes pour une meilleure gouvernance
Le nouveau directeur général des douanes et droits indirects a pris fonction, vendredi 24 septembre dernier. A cette occasion, Alain Hinkati a défini ses priorités pour une meilleure gouvernance dans cette régie financière. Sa nomination et sa prise de fonction interviennent dans un contexte particulier. Alain Hinkati, nouveau directeur général des Douanes et Droits indirects, est bien conscient des défis qui se présentent à lui. Lui qui est depuis vendredi 24 septembre dernier, la toute première personnalité civile à diriger les disciples de Saint Mathieu, depuis l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. A la cérémonie de prise de service, le nouveau patron des Douanes a planté le décor de ce que sera son passage à la tête de la Douane béninoise. Sa mission va consister en l’assainissement, la lutte contre la corruption et l’instauration de la gouvernance dans une corporation souvent perçue, à tort ou à raison, comme « maison de la corruption ». « Nous devons travailler à changer les habitudes… pour redevenir de dignes disciples de Saint Mathieu », exhorte le nouveau directeur de la Douane. Puis il dévoile les challenges qui attendent toute l’équipe qu’il conduit désormais. Il faudra, selon lui, accélérer les réformes engagées par le gouvernement pour poursuivre l’accroissement des ressources domestiques de l’Etat. Car, avant de compter sur les partenaires techniques et financiers, il est nécessaire de mobiliser et de sécuriser le maximum de ressources domestiques. « Le signal est donné », a-t-il lancé. Avant l’intervention du nouveau directeur de la Douane, le commandant Marcellin Laourou, secrétaire général du Syndicat de la Douane, a convié ses collègues à redoubler d’ardeur au travail afin que les objectifs du gouvernement soient atteints. «Le fonctionnaire de la douane a le devoir de contribuer à la bonne gouvernance…il doit travailler avec bonne conscience», a-t-il déclaré. Pour sa part, le colonel Inoussa Sacca Bocco, directeur général sortant, s’est félicité des résultats obtenus depuis le 20 janvier 2017, date à laquelle il avait pris la direction de cette importante régie financière. « C’est une fierté que la douane béninoise soit citée en exemple aux plans régional et international », s’est-il réjoui. Il a également exprimé ses gratitudes au président de la République pour la confiance et le soutien dont il a bénéficié tout au long de sa gestion. Un nettoyeur né ! Alain Hinkati n’est plus inconnu dans le domaine de l’assainissement des entreprises publiques et de la bonne gouvernance. Depuis quelques années, son nom rime avec le redressement des structures publiques. A la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin et à l’Agence nationale des transports terrestres, il a opéré des réformes qui instaurent la bonne gouvernance. Expert-comptable de formation, Alain Hinkati est l’un de ces cadres attachés fermement à l’éthique et aux bonnes pratiques. Depuis 2016, il dirige le Département Gouvernance et Réformes au sein du Bureau d’Analyse et d’Investigation de la Présidence de la République (Bai). Auprès du Bai, le nouveau patron des disciples de Saint Mathieu contribue à la revue de la qualité des réformes prioritaires de l’Etat, coordonne les missions d’audit et d’investigation conduites par le Bai et apporte de l’appui-conseil pour l’opérationnalisation des réformes initiées par l’Exécutif. Economie 27 sept. 2021


Ordre national du Bénin: Des membres de la Cour constitutionnelle distingués
Cinq membres de la Cour constitutionnelle ont été reçus dans l’Ordre national du mérite. La vice-présidente et grande chancelière de l'ordre a présidé la cérémonie de distinction au siège de la Haute juridiction, vendredi 24 septembre dernier à Cotonou. « Au nom du président de la République, Grand maître de l’Ordre et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous élevons à la dignité de grand officier de l’Ordre national du Bénin ». Telle est la formule consacrée, prononcée par la vice-présidente Mariam Chabi Talata Zimé, à l’endroit du magistrat Amouda Razack. Quatre de ses pairs seront faits par la même occasion, commandeurs de l’Ordre national du Bénin. Il s’agit d'André Katary, ingénieur agronome, Rigobert Azon, ancien directeur général de l’ex-Ocbn et des magistrats Moustapha Fassassi et Sylvain Nouwatin. En effet, la loi 2002-17 du 17 février 2007 modifiant et complétant l’article 2 de la loi numéro 94-029 du 3 juin 1996 portant réorganisation de l’Ordre national du Bénin dispose que les membres de la Cour constitutionnelle, de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, du Conseil économique et social sont d’office nommés au grade de commandeur de l’Ordre national du Bénin dès leur entrée en fonction. A en croire la grande chancelière, la réception des membres de la Cour constitutionnelle dans l’Ordre se justifie d’emblée par cette disposition législative mais aussi par les faits, les actions exceptionnelles de haute portée sociale de cette institution au bénéfice des citoyens. La vice-présidente Mariam Chabi Talata Zimé relève que la Cour constitutionnelle fait partie des institutions républicaines de notre pays. L’une des plus grandes et des plus importantes depuis le renouveau démocratique par son rôle et la nature de ses délibérations. Elle explique qu’il ne suffit pas pour un pays démocratique de se doter d’une Constitution mais il faudrait surtout la faire respecter. Et c’est ce à quoi s'attelle la Cour constitutionnelle de 1993 à ce jour. Selon la grande chancelière, la 6e mandature de la Cour s’est davantage illustrée à travers les réformes, notamment l’ouverture des audiences qui ne fait plus d’elle une chambre noire mais la rapproche davantage des citoyens. La Cour présidée par le professeur Joseph Djogbénou place l’intérêt général et la nation au-dessus de tout. Autant de valeurs qui justifient cette distinction au-delà de son ancrage juridique. Au nom de ses pairs, le magistrat Amouda Razack a remercié la vice-présidente et sa suite. Il faut noter que la Grande Chancellerie est l’organisme qui a la charge de l’administration de l’Ordre national du mérite et des autres ordres. Son rôle est de récompenser le mérite personnel et les services rendus à la Nation par des distinctions ou décorations de contingents de citoyens émérites. Actualités 27 sept. 2021


Pérennisation des métiers manuels: Les défis de l’apprenti, la relève de demain
Il est de plus en plus difficile d’avoir des apprentis assidus, consciencieux et déterminés à transcender les difficultés de leur métier pour aller jusqu’au bout de leur formation. C’est au Bénin, l’une des réalités de l’apprentissage, une école à même de perpétuer les métiers manuels. Mais pas sans les apprentis disposés à apprendre. La plomberie, la coiffure, la couture, la mécanique, la menuiserie, la cuisine, la fonderie et les autres métiers manuels sont indispensables à la vie sociale. Perpétuer ces métiers revient à compter sur la bonne volonté des apprentis capables de faire la fierté de leurs parents et de leurs patrons par leur exemplarité. Une équation difficile à résoudre, car la plupart des apprentis n’ont pas conscience de l’espoir qu’ils portent pour les générations futures. Supporter la souffrance pour se forger Fondre le métal et verser le liquide dans des moules afin d’en sortir un objet. C’est le métier de Fabrice Kpossou, 22 ans, fabricant de marmites qui a sous sa responsabilité deux apprentis qu’il nourrit et instruit. Fabrice Kpossou a commencé sa formation depuis qu’il avait 15 ans et s’est installé à son propre compte après sa libération fin 2019. Mais, il déplore qu’en dehors de ses deux apprentis qui sont avec lui depuis respectivement 6 mois et 9 mois, trois autres étaient venus mais sont repartis 3 jours après. La raison : ils ont été confrontés aux réalités du métier. « Le plus grand défi de ce métier est de supporter la chaleur intensifiée par les braises de charbon. Mais celui qui veut apprendre doit supporter les souffrances sinon, il ne pourra pas faire grandir son atelier, une fois autonome », explique-t-il. Des parents en cause Cette attitude de certains apprentis qui abandonnent très vite la formation est confirmée par dame Rachelle, couturière à Itta Carrefour. Elle met en cause les parents. « J’ai actuellement sept apprenties. Mais j’en ai connu plusieurs qui n’ont pas fait un long séjour chez moi. Il s’agit des enfants placés qui sont renvoyés par leur tuteur du fait de leur désobéissance. Mais il y a aussi des enfants qui estiment que ma rigueur est trop et obtiennent le soutien de leurs géniteurs pour abandonner», confie-t-elle. Pour elle, chaque apprenti doit faire focus sur ce qu’il veut apprendre en surmontant les obstacles qui peuvent se dresser sur son chemin. Mieux encore, les parents doivent faire un suivi pour s’assurer que leurs enfants donnent le meilleur d’eux-mêmes pendant la période de l’apprentissage. Henri Morgan (Stag.) Education 24 sept. 2021


Après les maires et leurs adjoints : les réformes sur la gouvernance locale présentées aux députés
Conviée à un séminaire national, jeudi 23 septembre, au palais des Congrès de Cotonou, la représentation nationale a été entretenue sur les innovations majeures que le gouvernement projette d’apporter au fonctionnement des collectivités locales. Lesdites réformes ont reçu l’assentiment des députés qui ont fait tout de même des observations. Les députés adhèrent aux innovations à apporter par le gouvernement au fonctionnement des mairies. La réforme sur la décentralisation et la gouvernance locale que projette de mettre en œuvre le gouvernement plait bien aux députés qui ont été entretenus sur le sujet, jeudi 23 septembre à Cotonou. Réunis en séminaire national, les grands axes de cette réforme leur ont été présentés par Claude Olympio, coordonnateur de la cellule juridique de la présidence de la République, et président du comité de réforme. Avant lui, Pascal Irenée Koupaki, ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République a expliqué le bien-fondé de cette réforme qui, dira-t-il, permettra de faire des 77 communes, des communes qui apportent le développement. Ce qui passe par l’amélioration des performances livrées jusque-là par les administrations locales. La création du poste de secrétaire exécutif dans les communes, le profil recherché, le mode de désignation, les attributions y afférentes, celles du maire, l’avènement des secrétaires administratifs pour les arrondissements, la confection de leurs budgets, les exigences faites à l’ordonnateur du budget, l’amélioration des conditions de vie et de travail des maires… sans oublier la question de la tutelle, la révocation du maire ou même du secrétaire exécutif de la mairie constituent autant de points abordés par le communicateur. Comme il fallait s’y attendre, plusieurs députés dont certains ont déjà occupé le poste de maire ont donné de la voix pour des contributions, mais aussi pour remettre en cause certains aspects de cette réforme qu’ils ont jugés crisogènes. Ils ont notamment relevé les pouvoirs exorbitants des secrétaires exécutifs qui pourraient en venir à empêcher les maires ne provenant pas de leurs bords politiques de travailler pour le développement. Autre réserve, le fait de tirer au sort les secrétaires exécutifs dans la base du fichier national et les niveaux d’instruction exigés pour occuper le poste de secrétaire dans les mairies et les arrondissements. A chacune de ces préoccupations, le communicateur a apporté des réponses pour rassurer les élus et leur réitérer l’ambition du gouvernement à travers cette initiative. Le président Patrice Talon s’est lui aussi prêté à l’exercice en apportant des précisions et clarifications aux députés quant à leurs craintes. Il va également insister sur le fait que les postes objet d’inquiétudes seront bien occupés par des jeunes et cadres béninois en quête d’emploi ou même déjà en fonction, si on y met les conditions et une rémunération conséquente. Il en sera de même pour les maires, leurs adjoints, les chefs d’arrondissement et même tous les conseillers. Etant des élus du peuple et appelés à travailler au développement du pays, le président Patrice Talon a une fois de plus insisté sur les conditions minimales à leur assurer. Ceci leur permettra de se concentrer sur l’œuvre de développement et évitera à l’Etat de perdre des ressources à travers les manœuvres frauduleuses ou les réparations des préjudices de la mauvaise gouvernance sur les populations. Au terme des échanges, le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, dans une brève synthèse, s’est réjoui des avancées que connait cette réforme du fait des apports des députés. Pour ce qui est de leurs craintes, elles sont prises en compte et seront exploitées pour dynamiser la nouvelle charpente que souhaite le gouvernement pour la gouvernance locale. Actualités 24 sept. 2021


Henri Monceau, directeur de la Francophonie économique et numérique:  « Le Bénin est cité en exemple dans le monde»
Diplomate et économiste, Henri Eli Monceau est, depuis janvier 2020, directeur de la Francophonie économique et numérique au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie. Présent à Cotonou, en marge de la Réunion du Réseau des ministres francophones en charge de l’Economie numérique (Rfmen), il livre son avis sur les enjeux du numérique dans les pays africains comme le Bénin et décerne un satisfécit aux autorités béninoises pour le cadre législatif et surtout pour les progrès réalisés. La Nation : Quelles sont les difficultés auxquelles sont confrontés les pays africains aujourd’hui en matière du numérique ? Henri Monceau : La connectivité reste de nos jours un problème majeur pour tous les pays africains. Au Bénin, elle est en train de se développer et devra aller plus vite. Que doivent faire les pays africains pour tirer meilleur profit de l’économie numérique ? Ce qui est primordial, d’une part, c’est la formation, c’est-à-dire les pays doivent disposer suffisamment de ressources humaines compétentes et de talents capables de créer des applications et des entreprises qui vont tirer le bénéfice de cette économie numérique. D’autre part, les pouvoirs publics doivent veiller à la mise en place de cadres règlementaires qui vont permettre aux populations de bénéficier du numérique. Pensez-vous que le Bénin est sur la bonne voie ? Le Bénin montre l’exemple à travers son code du numérique qui apparait comme une source d’inspiration pour beaucoup d’autres pays, notamment en Afrique francophone et dans d’autres régions du monde où le cadre législatif du Bénin est cité comme modèle. Le Bénin a amorcé sa transformation digitale avec des investissements majeurs dans plusieurs domaines. Que doivent faire les autorités pour assurer la confiance numérique ? L’enjeu de la confiance numérique est très important. En effet, elle reste un domaine qui prend en compte les personnes utiles comme les développeurs et autres dans l’écosystème en tant que valeur ajoutée. Je pense à la littératie numérique qui s'apprécie comme la capacité d'un individu à participer à une société qui utilise les technologies de communication numérique dans tous ses domaines d'activité. Il faudra aussi penser à l’alphabétisation numérique qui doit nous amener à savoir qu’on peut faire beaucoup de choses avec un téléphone portable ou un ordinateur. Il faut s’approprier cet univers et ses machines. L’éducation dès le premier âge est importante. Il faut vivre vraiment avec le numérique comme quelque chose qui s’impose à l’humain et qui l’écrase. Vous avez fait remarquer plus haut que les pays africains ont du retard en matière de connectivité. Comment doivent-ils alors se positionner par rapport au défi de l’intelligence artificielle ? Il est très difficile de parler du numérique en se basant sur l’échelle de temps habituelle. Les notions de retard sont relatives en matière du numérique. On constate de nouveaux développements dans la dynamique de l’innovation numérique comme le web 2. 0 et les réseaux sociaux et autres. Il n’y aura pas du chemin à refaire en retournant de 20 ans en arrière mais il faut être directement dans le monde de demain et anticiper sur les grands changements et savoir se positionner. Dans le numérique, beaucoup de mots sont impressionnants et l’intelligence artificielle n’est pas le développement d’un système qui existe déjà mais il y a beaucoup plus de données qui permettent à ces systèmes de fonctionner d’une manière intelligente. Et ceci est à la portée du Bénin qui a fait un bond incroyable dans ce domaine. Aujourd’hui, on estime que l’Afrique est connectée en moyenne à moins de 30 % de sa population. Pourtant, elle fait autant que l’Europe en termes de rentabilité économique sur le plan de l’internet alors que l’Europe est connectée à 82 %. Il y a un potentiel énorme sur le continent et nous sommes convaincus au sein de la francophonie que la coopération entre les 54 Etats et gouvernements membres peut permettre à chacun de prendre le meilleur de ce développement et de mettre le numérique au service de l’humain. Pensez-vous que le numérique reste un moyen clé pour le développement du continent ? Le numérique ne peut pas tout faire dans un pays. Il ne faut pas croire à une espèce de miracle avec le numérique. Par contre, il ouvre des possibilités importantes en termes de conception, d’innovation et de développement. Il permet de répondre aux besoins primaires de la population. Le numérique peut faire des choses extraordinaires dans le domaine de la santé, de l’éducation et autres. En témoignent les investissements du Bénin d’avant la Covid-19 qui permettent au pays de faire face à cette pandémie à travers des services en ligne comme e-visa, e-passeport et autres. Nous voulons que les pays africains soient les acteurs de leur propre développement numérique.   Propos recueillis par Christian HOUNONGBE Société 24 sept. 2021


Lancement du simulateur tarifaire par l’Arcep-Bénin: Un outil de protection des consommateurs
Flavien Bachabi, président de l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste (Arcep-Bénin), a lancé, ce jeudi 23 septembre, à Cotonou, le simulateur tarifaire mis en place par son institution. Il s’agit d’une plateforme numérique de comparaison des tarifs des services de communications électroniques disponibles à la vente sur le marché national. Le Bénin dispose désormais d’un simulateur tarifaire des services de communications électroniques. L’outil mis en place par l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste (Arcep-Bénin) se veut l’un des moyens par excellence de protection des consommateurs puisqu’il leur offre la possibilité de visualiser les offres disponibles sur le marché, de choisir celles qui sont mieux adaptées à leurs besoins et d’évaluer le budget à allouer aux services. Matériel de travail à l’appui, le secrétaire exécutif de l’Arcep-Bénin, Hervé Coovi Guèdègbé, présente la plateforme aux parties prenantes. Il assure qu’elle est un outil de transparence dans la mesure où elle vient renforcer le droit du consommateur à l’information sur les tarifs pratiqués dans le secteur et lui permet de choisir librement celui qui lui convient. C’est une première dans la sous-région ouest-africaine et l’Arcep-Bénin en est la pionnière, se réjouit le président de l’organe de régulation, Flavien Bachabi. Il rappelle que ce projet est l’une des activités prioritaires de l’Arcep-Bénin. « Nous y avons pensé sérieusement, nous y avons cru profondément et nous y avons travaillé sans désemparer… », témoigne-t-il. Flavien Bachabi est convaincu que ce projet mis en œuvre sous sa mandature fera date dans l’histoire de la régulation du secteur des communications électroniques au Bénin et en Afrique. La plateforme est accessible via l’adresse https://simulateur.arcep.bj/. A défaut, l’utilisateur peut télécharger l’application mobile « simulateur tarifaire Bj » via Play Store ou Apple Store. Bénéfique Le simulateur tarifaire est mis en place en raison des mutations qui caractérisent les marchés du secteur des communications électroniques. Selon les explications du président de l’Arcep-Bénin, ces mutations sont d’ordre technologique, d’une part, et touchent les usagers des services numériques dont le nombre, les connaissances et exigences sont sans cesse croissants d’autre part. « Il est donc légitime et opportun que ces usagers soient de plus en plus associés à la régulation des marchés dont ils sont les acteurs incontournables », insiste le premier responsable de l’institution de régulation. En somme, le simulateur tarifaire qui vient d’être lancé est un outil de protection des consommateurs. D’un autre côté, la mise en place de cette plateforme va stimuler la compétitivité dans le secteur car, elle favorise la régulation de la data qui consiste à céder du pouvoir aux consommateurs en leur fournissant les informations utiles qui leur permettront d’influencer la politique commerciale des opérateurs. Le simulateur permet aussi à l’usager de se renseigner sur les numéros d’urgence et ceux des services publics au Bénin. Les responsables d’associations de consommateurs présents au lancement de la plateforme ont tous salué l’initiative. Par la voix de leur porte-parole, Ernest Gbaguidi, ils assurent avoir été associés en amont à la mise en service de l’outil et s’engagent à sensibiliser les consommateurs afin qu’un usage massif en soit fait. Quant aux opérateurs présents, ils apprécient également le projet à sa juste valeur et promettent de jouer leur partition s’agissant, entre autres, de la mise à jour des données disponibles sur le site. Société 24 sept. 2021


Palais de la Marina: L’ambassadeur des Etats-Unis et le commandant d’Africom reçus
Le président Patrice Talon a reçu en audience, jeudi 23 septembre, au palais de la Marina, Patricia Mahoney, ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin. La diplomate américaine était accompagnée du général Stephen J. Townsend, commandant de Africom (commandement des États-Unis pour l’Afrique, en anglais United States Africa Command). Le général Stephen J. Townsend en visite au Bénin est allé échanger avec le président Patrice Talon sur des questions touchant à la sécurité. La diplomatie militaire était également au menu des échanges auxquels ont pris part le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, ainsi que son collègue chargé de la Défense et le chef d’état-major général des Forces armées béninoises. Le commandement des États-Unis pour l’Afrique est un commandement unifié pour l’Afrique créé par le département de la Défense des États-Unis depuis 2007 et entré en fonction en 2008. Il coordonne toutes les activités militaires et sécuritaires des États-Unis en Afrique.   Actualités 24 sept. 2021


Missions d’observation électorale: La Cedeao tire des conclusions après évaluation
Au terme des réflexions menées du 15 au 21 septembre, plus d’une dizaine de recommandations sont formulées par les participants à l’atelier de Cotonou, sur la revue et l’institutionnalisation de l’approche « équipe cadre » et des missions d’observation à long terme de la Cedeao. Fin des travaux à Cotonou sur la revue et l’institutionnalisation de l’approche « équipe cadre » et des missions d’observation à long terme de la Cedeao. Au titre des recommandations on retient entre autres, l’institutionnalisation du déploiement de l’équipe cadre qui devrait également être sur le terrain pour une durée de 45 jours soit 30 jours avant et 15 jours après une élection. Et, les missions à long terme pour une durée minimale de 30 jours soit 20 jours avant et 10 jours après en tenant compte de la possibilité de report des élections durant le temps de déploiement. A en croire Francis Oké, chef de la division Assistance électorale de la Cedeao, l’équipe cadre souvent composée de 5 à 6 experts rejoint très tôt le pays en situation électorale afin de produire des rapports et préparer l’arrivée de l’équipe d’observation à long terme. Et la Cedeao déploie des observateurs depuis la mise en place du protocole additionnel. La rencontre de Cotonou a donc permis d’évaluer l’opportunité et l’efficacité de ces différentes missions. Les abservateurs ont relevé le coût très élevé des élections dans la région et plaidé pour une meilleure utilisation des rapports par les acteurs de la chaîne électorale. Certaines recommandations ont également concerné le renforcement de la capacité institutionnelle de la division de l’assistance électorale par des ressources humaines, financières et opérationnelles adéquates. Au cours de ces assises, le rôle moteur de la Cedeao dans le développement des processus normatifs d’observation des élections dans la sous-région a été mis en relief. Le parcours révèle les points à parfaire et les procédés par lesquels la partition de l’institution sous régionale sera efficacement jouée, aux fins de l’amélioration du cadre normatif et de l’institutionnalisation des bonnes pratiques. « La mise en œuvre de vos suggestions permettra de promouvoir des processus électoraux libres, équitables, crédibles et inclusifs dans l’espace Cedeao ». Telle est la conviction du rapporteur du Conseil national électoral du Bénin, Nicolas Assogba. A l’en croire, les différentes suggestions, mises en pratique, permettront l’amélioration du système électoral dans les Etats membres et rassureront tous les protagonistes. Aussi, cela limitera au strict minimum les conflits post électoraux, les remous à l’issue des consultations électorales, voire mettra fin à l’ère de l’accession au pouvoir par des voies anticonstitutionnelles. Actualités 23 sept. 2021


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