La Nation Bénin...
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Le deuxième dossier inscrit au rôle de la 2e session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a été pris hier, après plusieurs heures de tractations, vers midi. L’audience a été présidée par Marie Godonou épouse Soudé assistée de Kodjo William Kpakpassou et Florentin Gbodou. Les jurés qui ont siégé à leurs côtés ont noms Martin Gbèmènou, Dominique Mensan Lanmadoucélo, Sétoungan Mèdévo et Lambert Aguessy. La mémoire de l’audience a été tenue par Victoire Oladikpo tandis que le ministère public était représenté par Honoré Alowakinnou.
Cosme A. Hounkanrin poursuivi pour tentative de vol avec port d’arme et avec violence, a été condamné à 10 ans de travaux forcés tandis que Didier Todomihou entendu pour complicité des mêmes faits, s’en sort avec un acquittement au bénéfice du doute. Les faits se sont produits le 31 janvier 2013. Ce jour-là, le nommé Cosme A. Hounkanrin a quitté son domicile à Akpro-Missérété à destination de Porto-Novo aux environs de 21 heures. Il a négocié à cet effet la moto de Bernard Midissolé, conducteur de taxi moto à qui il devait payer la somme de trois cents francs CFA. Arrivé à destination, Cosme A. Hounkanrin qui trainait à payer le conducteur lui a subitement intimé l’ordre de descendre de sa moto. Face à la résistance de Bernard Midissolé, Cosme A. Hounkanrin se saisit de son pistolet préalablement dissimulé dans son vêtement et l’atteignit à la cuisse. Alerté par la détonation de l’arme et les appels au secours de la victime, Cosme A. Hounkanrin a été rattrapé par la population. Interpellé, il a reconnu les faits tout en précisant que le pistolet et les munitions lui ont été fournis par son ami Didier Todomihou qui a rejeté cette affirmation. Les casiers judiciaires des inculpés ne portent mention d’aucune condamnation. Cependant, Didier Todomihou reconnaît lui-même avoir été déjà incarcéré une fois pour vol. L’enquête de moralité ne leur est pas favorable. Les rapports d’examen psychologique et psychiatrique les concernant ont conclu qu’ils jouissaient tous de toutes leurs facultés mentales au moment des faits.
Cosme A. Hounkanrin à la barre explique que l’idée de vol lui a été inculquée par son ami, Didier Todomihou, conducteur de véhicule comme lui. Il lui aurait remis deux armes avec des munitions suite à des problèmes financiers qu’il lui a soumis. C’est pour s’en tirer, poursuit-il, que son ami lui aurait fait cette proposition, lui miroitant qu’ils iraient commettre un vol qui pourra lui procurer l’argent pour régler ses problèmes. Qu’ainsi, tout s’arrangerait à son retour du voyage du Nigeria.
Appelé à la barre, Didier Todomihou nie avoir remis des armes à qui que ce soit. Les multiples questions du ministère public Honoré Alowakinnou, de la Cour et parfois de la défense n’ont pas fait changer d’avis à l’accusé.
Sous la menace d’un pistolet
Bernard Midissolé, la victime, tailleur de profession, raconte qu’il a effectivement transporté l’accusé Cosme A. Hounkanrin qu’il a déposé à la destination convenue. Son prétendu client en lieu et place du prix du transport arrivé à destination lui réclama la clé de la moto sous la menace d’un pistolet. Ce qu’il a dû faire pour avoir la vie sauve. Il a expliqué avoir opposé ensuite une certaine résistance lorsqu’il a senti une faille dans la position de son assaillant. Ayant perdu l’équilibre, ce dernier a détalé abandonnant le butin et lui. La victime explique avoir entre-temps reçu du renfort. «J’ai été transporté ensuite à l’hôpital pour des soins», expose-t-il.
Procédant ensuite à la lecture des pièces du dossier pour clôturer l’instruction ou les débats, Marie Godonou épouse Soudé a relevé que les accusés sont de moralité douteuse, selon l’enquête conduite à leur égard auprès du maire et d’autres autorités.
C’est alors que Honoré Alowakinnou, plante le décor de ses réquisitions. «L’homme est un loup pour l’homme», explique le représentant du ministère public introduisant ses réquisitions. Il a ensuite repris les faits qui se sont déroulés le jour du drame. Après les avoir résumés, il raconta que le criminel a agressé sa victime en tirant une balle dans sa cuisse droite afin de lui arracher sa moto. Les faits qui fondent l’accusation de tentative de vol avec port d’arme et avec violences puisent leurs sources dans les articles 379 et 381 du Code pénal. Ce sont des faits simples mais à ne pas banaliser ni à négliger ou laisser impunis. Il a attiré l’attention des jurés sur leurs rôles aux côtés des magistrats pour juger les malfaiteurs.
Examinant les cas de chacun des accusés, pour le premier, le port d’arme et les violences exercées ne font l’ombre d’aucun doute. L’article 2 du code pénal stipule que la tentative est punissable au même titre que le crime s’il y a un commencement d’exécution. Selon le représentant du ministère public, il est clair que dans les faits et gestes de l’accusé, sa volonté était de déposséder la victime en la menaçant et faisant usage de l’arme. Le crime de tentative est constitué en tous ses éléments, conclut-il.
Quid de Didier Todomihou, son présumé complice ? Il a nié avoir commis ou remis des armes à qui que ce soit. C’est l’article 60 du Code pénal qui permet d’apprécier la situation du complice en de pareilles circonstances. Honoré Alowakinnou a distingué plusieurs cas. Mais la fourniture de l’arme du crime, siège du texte qui permet d’apprécier le cas du sieur Didier Todomihou, selon Honoré Alowakinnou n’est pas claire. Donc sa responsabilité devrait être dégagée. Selon son intime conviction, aucun élément du dossier ne permet d’affirmer que Didier Todomihou savait pertinemment que l’arme remise, si remise il y a eu, permettrait d’aller commettre un acte peu recommandable. Il y a doute concernant cet accusé, expose-t-il et le doute profite toujours à l’accusé.
Il a requis donc au total de reconnaître le sieur Cosme A Hounkanrin coupable des faits mis à sa charge et de le condamner à 15 ans de travaux forcés. Et d’acquitter Didier Todomihou au bénéfice du doute.
Des réquisitions qui ont suscité l’admiration de la défense assurée par Me Liliane Amoussou assurant la défense des intérêts du sieur Cosme A. Hounkanrin et de Me Bernard Paraïso pour Didier Todomihou.
Le pardon de la cour
Me Liliane Amoussou se demande ce qu’elle peut répliquer à la suite d’une aussi brillante réquisition si ce n’est de clamer le pardon de la Cour. Pour elle, ce dossier met en cause deux jeunes qui se sont impliqués dans l’alcool et la drogue, deux éléments qui n’ont jamais amené à bon port, confesse-t-elle. Son client, Cosme A. Hounkanrin est un jeune de 25 ans qu’on peut réinsérer. «Je regrette mon acte», rappelle-t-elle pour expliquer que son client s’est bien repenti. Elle a alors plaidé pour que les membres de la Cour s’appesantissent sur le sort de son client qui a encore tout l’avenir devant lui et de le repêcher. Clémence et pardon, plaide-t-elle.
Me Bernard Paraïso assurant quant à lui la défense de Didier Todomihou a expliqué qu’il félicite le ministère public parce qu’il a requis en disant le droit. Il n’a pas, selon lui, suivi l’accusation. « Il a adopté un réquisitoire de la rupture», souligne Me Bernard Paraïso. Le ministère public, a-t-il expliqué, s’est appesanti sur l’article 60 du Code pénal alinéa 2. Il a rappelé "les donnez acte" qu’il s’est fait donner: «Je ne sais pas manipuler une arme ; je n’en ai pas ; je ne sais comment introduire une cartouche dans l’arme. Nous n’avons convenu ni d’un jour encore moins d’un plan.», a-t-il expliqué. Par ailleurs, la défense a justifié qu’il y a des armes dans tous les coins et tous les quartiers à Porto-Novo jusqu’à aller dans la Vallée. «Quand un ami remet une arme et dit d’attendre on n’agit pas avec une légèreté.», conseille-t-il à l’accusé Cosme A Hounkanrin et pour mettre hors de cause son client. Au principal, il a plaidé un acquittement pur et simple et au subsidiaire le bénéfice du doute pour Didier Todomihou.
Après examen, la Cour a condamné Cosme A Hounkanrin à 10 ans de travaux forcés et a acquitté Didier Todomihou au bénéfice du doute.
Statuant ensuite sur les intérêts civils quelques minutes après le prononcé de la sentence, sans le concours des jurés, la Cour expose à la victime qu’elle a droit de réclamer ce qu’elle a dépensé quitte à la Cour de les ramener à de justes proportions, si les réclamations sont exagérées. L’intéressé demande à la Cour de voir ce qu’elle peut faire. Sur insistance de la Cour, il a demandé trois millions pour les dépenses faites et les préjudices subis.
Pour le représentant du ministère public, s’il est réel qu’aucun document ne justifie le montant des dépenses faites, il est tout aussi vrai que les préjudices subis sont réels et certains. Sur cette base, il a demandé à la Cour de faire suite à la demande de la victime en réparation des préjudices subis.
Pour la Cour, le préjudice subi par Bernard Midissolé est certain, direct et a donc condamné l’accusé à lui verser la somme de trois millions de francs pour toutes causes de préjudices confondus.

Le deuxième dossier inscrit au rôle de la 2e session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a été pris hier, après plusieurs heures de tractations, vers midi. L’audience a été présidée par Marie Godonou épouse Soudé assistée de Kodjo William Kpakpassou et Florentin Gbodou. Les jurés qui ont siégé à leurs côtés ont noms Martin Gbèmènou, Dominique Mensan Lanmadoucélo, Sétoungan Mèdévo et Lambert Aguessy. La mémoire de l’audience a été tenue par Victoire Oladikpo tandis que le ministère public était représenté par Honoré Alowakinnou.
Cosme A. Hounkanrin poursuivi pour tentative de vol avec port d’arme et avec violence, a été condamné à 10 ans de travaux forcés tandis que Didier Todomihou entendu pour complicité des mêmes faits, s’en sort avec un acquittement au bénéfice du doute. Les faits se sont produits le 31 janvier 2013. Ce jour-là, le nommé Cosme A. Hounkanrin a quitté son domicile à Akpro-Missérété à destination de Porto-Novo aux environs de 21 heures. Il a négocié à cet effet la moto de Bernard Midissolé, conducteur de taxi moto à qui il devait payer la somme de trois cents francs CFA. Arrivé à destination, Cosme A. Hounkanrin qui trainait à payer le conducteur lui a subitement intimé l’ordre de descendre de sa moto. Face à la résistance de Bernard Midissolé, Cosme A. Hounkanrin se saisit de son pistolet préalablement dissimulé dans son vêtement et l’atteignit à la cuisse. Alerté par la détonation de l’arme et les appels au secours de la victime, Cosme A. Hounkanrin a été rattrapé par la population. Interpellé, il a reconnu les faits tout en précisant que le pistolet et les munitions lui ont été fournis par son ami Didier Todomihou qui a rejeté cette affirmation. Les casiers judiciaires des inculpés ne portent mention d’aucune condamnation. Cependant, Didier Todomihou reconnaît lui-même avoir été déjà incarcéré une fois pour vol. L’enquête de moralité ne leur est pas favorable. Les rapports d’examen psychologique et psychiatrique les concernant ont conclu qu’ils jouissaient tous de toutes leurs facultés mentales au moment des faits.
Cosme A. Hounkanrin à la barre explique que l’idée de vol lui a été inculquée par son ami, Didier Todomihou, conducteur de véhicule comme lui. Il lui aurait remis deux armes avec des munitions suite à des problèmes financiers qu’il lui a soumis. C’est pour s’en tirer, poursuit-il, que son ami lui aurait fait cette proposition, lui miroitant qu’ils iraient commettre un vol qui pourra lui procurer l’argent pour régler ses problèmes. Qu’ainsi, tout s’arrangerait à son retour du voyage du Nigeria.
Appelé à la barre, Didier Todomihou nie avoir remis des armes à qui que ce soit. Les multiples questions du ministère public Honoré Alowakinnou, de la Cour et parfois de la défense n’ont pas fait changer d’avis à l’accusé.
Sous la menace d’un pistolet
Bernard Midissolé, la victime, tailleur de profession, raconte qu’il a effectivement transporté l’accusé Cosme A. Hounkanrin qu’il a déposé à la destination convenue. Son prétendu client en lieu et place du prix du transport arrivé à destination lui réclama la clé de la moto sous la menace d’un pistolet. Ce qu’il a dû faire pour avoir la vie sauve. Il a expliqué avoir opposé ensuite une certaine résistance lorsqu’il a senti une faille dans la position de son assaillant. Ayant perdu l’équilibre, ce dernier a détalé abandonnant le butin et lui. La victime explique avoir entre-temps reçu du renfort. «J’ai été transporté ensuite à l’hôpital pour des soins», expose-t-il.
Procédant ensuite à la lecture des pièces du dossier pour clôturer l’instruction ou les débats, Marie Godonou épouse Soudé a relevé que les accusés sont de moralité douteuse, selon l’enquête conduite à leur égard auprès du maire et d’autres autorités.
C’est alors que Honoré Alowakinnou, plante le décor de ses réquisitions. «L’homme est un loup pour l’homme», explique le représentant du ministère public introduisant ses réquisitions. Il a ensuite repris les faits qui se sont déroulés le jour du drame. Après les avoir résumés, il raconta que le criminel a agressé sa victime en tirant une balle dans sa cuisse droite afin de lui arracher sa moto. Les faits qui fondent l’accusation de tentative de vol avec port d’arme et avec violences puisent leurs sources dans les articles 379 et 381 du Code pénal. Ce sont des faits simples mais à ne pas banaliser ni à négliger ou laisser impunis. Il a attiré l’attention des jurés sur leurs rôles aux côtés des magistrats pour juger les malfaiteurs.
Examinant les cas de chacun des accusés, pour le premier, le port d’arme et les violences exercées ne font l’ombre d’aucun doute. L’article 2 du code pénal stipule que la tentative est punissable au même titre que le crime s’il y a un commencement d’exécution. Selon le représentant du ministère public, il est clair que dans les faits et gestes de l’accusé, sa volonté était de déposséder la victime en la menaçant et faisant usage de l’arme. Le crime de tentative est constitué en tous ses éléments, conclut-il.
Quid de Didier Todomihou, son présumé complice ? Il a nié avoir commis ou remis des armes à qui que ce soit. C’est l’article 60 du Code pénal qui permet d’apprécier la situation du complice en de pareilles circonstances. Honoré Alowakinnou a distingué plusieurs cas. Mais la fourniture de l’arme du crime, siège du texte qui permet d’apprécier le cas du sieur Didier Todomihou, selon Honoré Alowakinnou n’est pas claire. Donc sa responsabilité devrait être dégagée. Selon son intime conviction, aucun élément du dossier ne permet d’affirmer que Didier Todomihou savait pertinemment que l’arme remise, si remise il y a eu, permettrait d’aller commettre un acte peu recommandable. Il y a doute concernant cet accusé, expose-t-il et le doute profite toujours à l’accusé.
Il a requis donc au total de reconnaître le sieur Cosme A Hounkanrin coupable des faits mis à sa charge et de le condamner à 15 ans de travaux forcés. Et d’acquitter Didier Todomihou au bénéfice du doute.
Des réquisitions qui ont suscité l’admiration de la défense assurée par Me Liliane Amoussou assurant la défense des intérêts du sieur Cosme A. Hounkanrin et de Me Bernard Paraïso pour Didier Todomihou.
Le pardon de la cour
Me Liliane Amoussou se demande ce qu’elle peut répliquer à la suite d’une aussi brillante réquisition si ce n’est de clamer le pardon de la Cour. Pour elle, ce dossier met en cause deux jeunes qui se sont impliqués dans l’alcool et la drogue, deux éléments qui n’ont jamais amené à bon port, confesse-t-elle. Son client, Cosme A. Hounkanrin est un jeune de 25 ans qu’on peut réinsérer. «Je regrette mon acte», rappelle-t-elle pour expliquer que son client s’est bien repenti. Elle a alors plaidé pour que les membres de la Cour s’appesantissent sur le sort de son client qui a encore tout l’avenir devant lui et de le repêcher. Clémence et pardon, plaide-t-elle.
Me Bernard Paraïso assurant quant à lui la défense de Didier Todomihou a expliqué qu’il félicite le ministère public parce qu’il a requis en disant le droit. Il n’a pas, selon lui, suivi l’accusation. « Il a adopté un réquisitoire de la rupture», souligne Me Bernard Paraïso. Le ministère public, a-t-il expliqué, s’est appesanti sur l’article 60 du Code pénal alinéa 2. Il a rappelé "les donnez acte" qu’il s’est fait donner: «Je ne sais pas manipuler une arme ; je n’en ai pas ; je ne sais comment introduire une cartouche dans l’arme. Nous n’avons convenu ni d’un jour encore moins d’un plan.», a-t-il expliqué. Par ailleurs, la défense a justifié qu’il y a des armes dans tous les coins et tous les quartiers à Porto-Novo jusqu’à aller dans la Vallée. «Quand un ami remet une arme et dit d’attendre on n’agit pas avec une légèreté.», conseille-t-il à l’accusé Cosme A Hounkanrin et pour mettre hors de cause son client. Au principal, il a plaidé un acquittement pur et simple et au subsidiaire le bénéfice du doute pour Didier Todomihou.
Après examen, la Cour a condamné Cosme A Hounkanrin à 10 ans de travaux forcés et a acquitté Didier Todomihou au bénéfice du doute.
Statuant ensuite sur les intérêts civils quelques minutes après le prononcé de la sentence, sans le concours des jurés, la Cour expose à la victime qu’elle a droit de réclamer ce qu’elle a dépensé quitte à la Cour de les ramener à de justes proportions, si les réclamations sont exagérées. L’intéressé demande à la Cour de voir ce qu’elle peut faire. Sur insistance de la Cour, il a demandé trois millions pour les dépenses faites et les préjudices subis.
Pour le représentant du ministère public, s’il est réel qu’aucun document ne justifie le montant des dépenses faites, il est tout aussi vrai que les préjudices subis sont réels et certains. Sur cette base, il a demandé à la Cour de faire suite à la demande de la victime en réparation des préjudices subis.
Pour la Cour, le préjudice subi par Bernard Midissolé est certain, direct et a donc condamné l’accusé à lui verser la somme de trois millions de francs pour toutes causes de préjudices confondus.

Après l’accalmie observée au lendemain de la proclamation des résultats du scrutin du 28 juin dernier, les préfectures se préparent à procéder à l’installation des conseils communaux. A cet effet, le Mono-Couffo se met en scène dès lundi 27 juin prochain en ce qui concerne ses douze communes.
Contrairement à ses homologues qui annoncent par voie de presse l’installation des conseils communaux, la préfecture du Mono-Couffo a préféré le faire en toute discrétion. Jusqu’à hier jeudi 23 juillet, il n’était pas facile de prendre connaissance de la programmation. Les rares renseignements obtenus laissent entendre que l’événement aura bel et bien lieu les lundi 27 et mardi 28 juillet prochains. Aussi, pour satisfaire toutes les communes dont l’impatience des élus ne cesse de grandir, les collaborateurs immédiats du préfet Corentin Kohoué se sont-ils mobilisés en trois groupes. Lesquels seront respectivement dirigés par le secrétaire général de la préfecture Komlan Zinsou et deux autres chargés de mission, à savoir Yréné Akakpo et Gildas Mahoussi. Chacun des trois groupes porte la charge des installations dans quatre communes. Ceci étant, le préfet se mettrait en position de superviseur, estime-t-on au sein de son entourage en prêtant à une telle disposition des marges de manœuvre en cas d’éventuels troubles.
La décision d’installer les conseils communaux, permettra aux communes et particulièrement aux mairies de se mettre au travail. C’est le cas de Lokossa et Bopa, deux communes laissées jusque-là aux mains des intérimaires. Possible également que l’élection des nouveaux maires limite les déchirements liés aux tractations politiques avec en prime, la conséquence de voir tous les élus se mettre au chevet des populations qui les choisis.

Après l’accalmie observée au lendemain de la proclamation des résultats du scrutin du 28 juin dernier, les préfectures se préparent à procéder à l’installation des conseils communaux. A cet effet, le Mono-Couffo se met en scène dès lundi 27 juin prochain en ce qui concerne ses douze communes.
Contrairement à ses homologues qui annoncent par voie de presse l’installation des conseils communaux, la préfecture du Mono-Couffo a préféré le faire en toute discrétion. Jusqu’à hier jeudi 23 juillet, il n’était pas facile de prendre connaissance de la programmation. Les rares renseignements obtenus laissent entendre que l’événement aura bel et bien lieu les lundi 27 et mardi 28 juillet prochains. Aussi, pour satisfaire toutes les communes dont l’impatience des élus ne cesse de grandir, les collaborateurs immédiats du préfet Corentin Kohoué se sont-ils mobilisés en trois groupes. Lesquels seront respectivement dirigés par le secrétaire général de la préfecture Komlan Zinsou et deux autres chargés de mission, à savoir Yréné Akakpo et Gildas Mahoussi. Chacun des trois groupes porte la charge des installations dans quatre communes. Ceci étant, le préfet se mettrait en position de superviseur, estime-t-on au sein de son entourage en prêtant à une telle disposition des marges de manœuvre en cas d’éventuels troubles.
La décision d’installer les conseils communaux, permettra aux communes et particulièrement aux mairies de se mettre au travail. C’est le cas de Lokossa et Bopa, deux communes laissées jusque-là aux mains des intérimaires. Possible également que l’élection des nouveaux maires limite les déchirements liés aux tractations politiques avec en prime, la conséquence de voir tous les élus se mettre au chevet des populations qui les choisis.

A la demande du gouvernement, les députés ont lancé les travaux de la deuxième session extraordinaire de l’année 2015. Une ouverture favorisée par la présence de 45 députés. Le gouvernement était représenté par une délégation de six ministres. Deux dossiers d’autorisation de ratification d’accords de prêt, le tout d’un montant de près de 10 milliards FCFA, ont été favorablement examinés.
Deux projets de loi portant tous sur des autorisations d’accords de prêt ont été examinés et adoptés par l’Assemblée nationale à la faveur de la deuxième session extraordinaire de l’année 2015 ouverte hier à la demande du chef de l’Etat. Le premier porte sur la Convention de crédit signée le 16 février 2015 entre la République du Bénin et l’Agence française de développement (AFD) dans le cadre du financement du Projet d’appui au développement agricole des Collines (PADAC). Ce projet a été adopté à l’unanimité des députés présents ou représentés. Le coût global du projet est de 8 863 290 984 FCFA dont 7 215 527 000 FCFA sous forme de prêt et 655 957 000 FCFA sous forme de don. Le reste du coût du projet sera apporté par les communes bénéficiaires et les Organisations de la Société civile (OSC) notamment les exploitants agricoles. Selon le rapport adopté par les députés, la réalisation du projet présente plusieurs avantages au Bénin.
Avantages
Il permettra, entre autres, à l’agriculture béninoise d’assurer la souveraineté alimentaire, la promotion des investissements pour le développement des filières agricoles, le développement de l’agriculture et la gestion durable des ressources agricoles du département des Collines et la sécurisation foncière des exploitants ruraux. Aussi, permettra-t-il de promouvoir le développement des filières porteuses et des emplois maraîchers et la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la création d’emplois innovants.
Plusieurs députés, toutes tendances politiques confondues, ont salué la pertinence du projet. Surtout le volet financier du prêt qui est à un taux concessionnel avec un élément très important. Mais cela ne les a pas empêchés de soulever quelques points d’ombre par rapport au projet. Rachidi Gbadamassi, Benoît Dégla, André Okounlola ont dénoncé la pléthore de projets agricoles de cette nature au niveau du ministère de l’Agriculture avec toujours comme mobile la réduction de la pauvreté. Un objectif qui n’a jamais été atteint. Au contraire, la pauvreté s’aggrave sur le terrain. Le souhait des députés est qu’il n’y ait pas de conflits d’attribution entre les gestionnaires de ce projet et ceux déjà existants dans les communes.
Benoît Dègla a invité le gouvernement à penser aussi à la Vallée de l’Ouémé pour renforcer davantage la sécurité alimentaire au Bénin. Sacca Lafia veut s’assurer que ce projet entre dans le cadre de la politique agricole du Bénin. Car, pour lui, le développement d’accord mais il faut une certaine cohérence dans les actions.
Le député Eric Houndété a voulu savoir comment sera libérée la contribution financière des communes et des Organisations de la Société civile quand on sait que celles-ci sont sans moyens. Le député de l’Opposition craint que ce projet soit comme les nombreux autres sans rendement au niveau du ministère en charge de l’Agriculture.
Rosine Vieyra Soglo enfonce le clou en mettant l’accent sur la multitude de ratifications autorisées sous le chef de l’Etat Boni Yayi pour lutter contre la pauvreté mais qui n’a de cesse de galoper au Bénin. Elle trouve anachronique de faire participer financièrement les communes bénéficiaires et les OSC quand on sait que celles-ci n’ont pas de ressources.
Au nom du gouvernement, le ministre en charge de la Culture, Paul Hounkpè a apporté des éléments de réponse aux députés. Il a tenté de dissiper leurs inquiétudes, avant de les inviter à voter massivement ce projet de loi.
Deuxième projet
Le second projet de loi d’accord de prêt ratifié est celui signé à Cotonou le 30 mars 2015 entre la République du Bénin et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) dans le cadre du financement partiel de la deuxième phase du projet d’extension de l’Institut de Mathématiques et de Sciences physiques (IMSP) de Dangbo. Le coût global du projet est de 2,975 milliards FCFA dont 2,5 milliards FCFA au titre de prêt de la BADEA et 475 millions FCFA à la charge du budget national. Ce projet rendra plus dynamique la formation en Mathématiques et Sciences physiques à l’IMSP reconnu comme un centre de référence à vocation sous-régionale.
Les incohérences du gouvernement
Le gouvernement a étalé ses discordances hier à l’Assemblée nationale lors de l’examen du premier dossier.
En effet, alors que le président Adrien Houngbédji a donné la parole à l’Exécutif pour qu’il réponde aux préoccupations soulevées par les députés sur le dossier PADAC lors du débat général, les membres du gouvernement ont commencé par se rejeter le tour de table. C’est dans cette fuite en avant que le ministre en charge de la Culture, Paul Hounkpè a tenté de se jeter à l’eau. Faisant son baptême de feu au Parlement, il a commencé par donner quelques éléments de réponse mais il y allait du coq à l’âne laissant friser une impréparation. Il était en pleine intervention quand surgit dans l’hémicycle son collègue en charge des Travaux publics, Gustave Sonon. Paul Hounkpè paraissant dès lors visiblement soulagé par l’arrivée de celui-ci qui serait le ministre intérimaire de l’Agriculture. Ce dernier l’a rapidement rectifié précisant qu’il ne représente pas le ministre en charge de l’Agriculture mais plutôt celui en charge des Finances dont il assure l’intérim. En d’autres termes, il y a six ministres mais aucun d’eux ne représentait le ministre Ruffin Nansounon censé donner des éclaircissements à la plénière. Des questions comme l’unité de fonctionnement et les filières agricoles à promouvoir par ce projet sont restées sans réponses. Néanmoins Gustave Sonon bien imbu des pratiques parlementaires a tenté d’apporter quelques éléments pour sauver son collègue Paul Hounkpè qui lui était presque dans le décor.
Dans son explication de vote après l’adoption du projet de loi, Mathurin Nago s’est dit scandalisé par ce cafouillage du gouvernement. Il a expliqué que le dossier devrait être normalement rejeté à cause de l’absence du ministre de l’Agriculture. Car, pour lui, c’est inconcevable que le gouvernement demande la session extraordinaire et se permette de ne pas envoyer le ministre compétent pour éclairer les députés. Mais les députés sont obligés de fermer les yeux sur ce cafouillage du gouvernement d’autant que la tendance depuis quelques années à l’hémicycle est de ne plus bloquer les dossiers d’autorisation de ratification d’accords de financement pour ne pas pénaliser les populations bénéficiaires du projet. « C’est un chèque à blanc que nous donnons au gouvernement. Car, nous sommes restés sur notre faim par rapport à certaines questions. Nous n’avons pas eu les vraies informations à cause de l’absence du ministre de l’Agriculture », déplore Mathurin Nago. Th. C. N.
Le groupe parlementaire « République et démocratie » créé
La Mouvance présidentielle a créé hier son deuxième groupe parlementaire. Il est dénommé «République et démocratie» et composé de dix députés présidé par le député Rachidi Gbadamassi. Conformément à la procédure parlementaire, celui-ci a fait hier sa déclaration de création à la tribune de l’hémicycle. Dans cette déclaration, Rachidi Gbadamassi a précisé que le groupe parlementaire «République et démocratie » est né pour œuvrer à la défense des intérêts des populations des villes et campagnes. Il a ensuite mis l’accent sur les défis qui attendent le Parlement par rapport à l’organisation de l’élection présidentielle fixée au 28 février 2016. La 7è législature doit par anticipation assumer ses responsabilités, celles de chercher à enrôler dans la liste électorale les Béninois de l’extérieur et la mise sur pied du nouveau COS-LEPI qui doit être reformé. Ces défis concernent aussi le Code électoral qui doit être revu pour éviter certains cafouillages et errements de la CENA. «Les défis de la 7è législature sont énormes», fait savoir Rachidi Gbadamassi qui invite ses collègues députés à se focaliser sur l’essentiel et à abandonner certains détails comme l’affaire ICC Services pendante devant la justice. Outre Rachidi Gbadamassi, le groupe parlementaire «République et démocratie» est composé des députés Nassirou Arifari Bako, Idrissou Bako, Sabaï Katè, Sanni Gounou, Valentin Djénontin, Kora Gounou Zimé, Yarou Sinatoko, Codjo Simplice et Aké Natondé. La création de ce nouveau groupe réduit désormais à 30 le nombre des membres du groupe parlementaire « République et Unité» duquel ont démissionné les dix députés cités supra. Th. C. N.
10 députés définitivement rassurés de sièger
Les requérants des recours en invalidation de sièges de certains députés sont désormais fixés. La Cour constitutionnelle, juge souverain de la validité des élections législatives, a statué sur ces différents recours. Lesquels concernent les sièges des députés Kiaré Sinatoko Yarou élue dans la 7è circonscription électorale, Edmond Agoua élu dans la 10è circonscription électorale, Louis Vlavonou dans la 21è circonscription électorale, Walis Zoumarou dans la 13è circonscription électorale, Simplice Codjo Dossou, Augustin Ahouanvoèbla, Paulin Gbénou, Michel Bahoun tous élus dans la 21è circonscription électorale, Lucien Houngnibo et Cyprien Togni élus dans la 6è circonscription électorale. Tous les recours les concernant ont été rejetés par la Haute juridiction. Les décisions y relatives ont été lues hier parmi les communications rendues publiques par le président de l’Assemblée nationale qui a reçu copie de ces sentences. Selon le juge constitutionnel, les fraudes électorales constatées et dénoncées par les requérants n’ont pas, pour la plupart des cas, une influence déterminante sur les résultats du scrutin. En conséquence, la Cour constitutionnelle a purement et simplement rejeté ces recours, consolidant ainsi les sièges des 10 députés désormais élus définitivement. Th. C. N.

Le président de la République s’est entretenu, hier jeudi 9 juillet, avec Lilianne Ploumen, ministre néerlandaise du Commerce extérieur et de la Coopération au développement. Cette dernière effectue depuis le 8 juillet dernier, une visite de travail au Bénin.
L’audience de la ministre néerlandaise du Commerce extérieur et de la Coopération au développement avec le président de la République, a pris l’allure d’une séance de travail. Sans doute que l’affaire de détournement des fonds relatifs au Programme pluriannuel Eau et Assainissement (PPEA) s’est invitée au débat. Mais la coopération entre le Bénin et les Pays-Bas ne se limite pas seulement au programme d’hydraulique. Les deux personnalités ont aussi fait un tour d’horizon du partenariat qui lie les deux pays.
La revue conjointe de la coopération bilatérale tenue en octobre 2013, a permis aux Néerlandais de revoir à la hausse leurs engagements pour le programme pluriannuel de coopération 2014-2017. D’un montant total de 139 millions d’euros, soit 91 milliards de francs CFA, ce financement est orienté vers les secteurs Eau/ assainissement, sécurité alimentaire, santé repr oductive/droits sexuels et développement du secteur privé. Le royaume des Pays-Bas assure également le rôle de chef de file des Partenaires techniques et financiers dans le domaine du développement du secteur privé. Ce partenariat se déploie à travers plusieurs instruments dont notamment ORIO (appui aux PME), CBI (renforcement de la compétitivité des entreprises béninoises), MMF (création des joint-ventures d’entreprises béninoises et néerlandaises), PSI (appui aux projets d’investissements innovants), et PUM (Programme d’assistance technique des experts séniors néerlandais). L’arrivée de Lilianne Ploumen va donner au gouvernement l’occasion de rassurer les partenaires néerlandais par rapport aux mesures engagées pour assurer une meilleure gouvernance des programmes.
Actualités 10 juil. 2015

Le président de la République s’est entretenu, hier mardi 7 juillet, avec une délégation de Bolloré Africa Logistics. Le groupe français rassure sur les travaux de réhabilitation de la voie ferrée Cotonou-Parakou.
Le directeur général des chemins de fer du groupe Bolloré Thierry Ballard a d’abord tenu à démentir les allégations de certains médias faisant état d’un refus de parrainage par le président français François Hollande, de la signature de la convention de la Boucle ferroviaire. « Rien n’a été prévu en termes de signature de convention. Tout ce qui a été dit n’est pas exact », dément-il. Les travaux de construction de la ligne Cotonou-Pahou vont bon train, rassure Thierry Ballard. «Nous avons déjà approvisionné les rails et les traverses. Les équipes sont déjà sélectionnées et sont en train de s’implanter», souligne-t-il, ajoutant que les travaux démarreront effectivement en septembre prochain.
Le directeur général des chemins de fer dit avoir aussi enregistré la requête du chef de l’Etat de voir parallèlement le lancement de la construction de la voie ferrée Parakou-Malanville. Il indique que ce tronçon sera également lancé pour le bonheur des populations du septentrion. La situation des agents de l’ex-OCBN préoccupe également le chef de l’Etat. « Des mesures sociales seront prises en faveur de tout le personnel de l’ex-OCBN qui va être pris en charge par Benirail. Nous savons qu’il y a des arriérés salariaux. Nous allons subvenir à ces arriérés dans le cadre de la nouvelle société», rassure Thierry Ballard.
Le président de la République a également reçu les responsables de la société nigériane Genesis Energies, désireuse de construire une centrale électrique au Bénin. Un mémorandum d’entente a été signé hier sur la mise en œuvre du projet.
Selon Spéro Mensah, ministre en charge de l’Energie, ce protocole d’accord permettra d’ouvrir les discussions pour la signature d’un contrat de fourniture en B.O.T d’une centrale de 20 Mw sur le site de Maria Gléta. «L’objectif, c’est d’avoir des capacités additionnelles à des coûts compétitifs. C’est un premier pas vers la stratégie mise en place. Nous comptons signer ce contrat dans deux mois au plus tard, et rendre la centrale disponible six mois plus tard», conclut-il.

Le monde culturel et nombre de ses acteurs ont suivi avec émoi et effroi, le drame qui a frappé il y a quelques mois, l’espace culturel « Agbodo » sis à Adandokpodji dans la commune d’Abomey. Quelques mois après, les ruines cèdent déjà place à une nouvelle construction.
Apollinaire Pèdé, marchant à pas rassurant sur des caillasses derrière des ouvriers qui s’échinent à la tâche. Cette scène a de quoi épater, surtout ceux qui ont vécu il y a quelques mois, le drame qui a frappé cet acteur culturel. L’année dernière, un incendie avait dévasté l’ensemble des ateliers, de même que toutes les collections du sieur Pèdé. L’artiste en avait perdu la voix. On se rappelle même la vive émotion avec laquelle il contait cet épisode qui a fait basculer sa vie et sa carrière. A juste titre, parce que ce drame ne pouvait pas choisir pire moment ! En dehors de ces outils et objets de travail, de ses biens personnels et autres objets précieux et de grande valeur ramenés de ces nombreux voyages et séjours à travers le monde, l’artiste avait surtout perdu dans le temps, l’essentiel de l’exposition grandeur nature qu’il préparait pour un musée en France. Plus qu’un simple incendie, c’était donc toute une vie artistique qui était partie en fumée. Et comme il est de notoriété sous nos cieux, les cris de cœur et autres appels à la détresse d’Apollinaire Pédé n’ont pas vraiment eu de suites favorables. L’artiste, pourrait-on dire a été abandonné à son sort.
Mais le beau temps s’installant après la tempête, les ruines s’éclipsent à petits coups. L’homme a entrepris depuis peu la reprise de sa bâtisse, pour s’y réinstaller et reprendre à nouveau ses activités. Là encore, il faudra patienter, les travaux n’étant qu’à leurs débuts. Mais ce qui est heureux, c’est de voir que l’atelier « Agbodo » pousse à nouveau et que les cendres et les murs noirs, les toits brulés… bref la ruine qui s’est installée depuis plusieurs mois est enfin en train de disparaître. Nouvelle bâtisse certes, mais cela ne restituera pas la vraie perte engendrée par ce drame. Car, bien plus qu’une simple construction, c’est autour des objets artistiques et autres biens culturels perdus que demeure l’émotion. Aux heures chaudes du drame, Apollinaire Pèdé qui se refusait de pleurer sur le lait renversé, s’était contenté au cours d’un entretien à nous accordé de s’en remettre à Dieu. «Le pire aurait pu arri-
ver», s’était-il exclamé tout émotif. Une émotion qui se comprend, lorsqu’on sait que l’artiste qui venait de congédier ses ouvriers et collaborateurs après une rude journée de travail, poursuivait tout seul ses travaux, instant où survînt une coupure d’électricité. Et c’est à ce moment-là qu’il a entrepris d’aller dîner, le temps de revenir travailler nuitamment comme à ses habitudes. La suite, on la connaît. C’est qu’il n’y a jamais eu de suite et il n’y en aura plus jamais. Sauf peut-être dans les nouveaux locaux actuellement en construction de l’atelier «Agbodo». Lequel, érigé sur les ruines de l’ancien qui s’apparentait plutôt à un musée privé ne pourrait plus dégager la même vigueur culturelle, puisque émanant de vestiges et diminué des objets de valeur, des collections ramenées de dizaines de voyage et travaux à travers le monde et qui jadis faisait la fierté de cet atelier. Reste à savoir si l’artiste lui-même, à la suite de ce choc aura la même inspiration qu’on lui connaît depuis des décennies. Car, faut-il le rappeler, Apollinaire Pèdé qui passe pour un homme discret, est néanmoins l’homme à qui l’on doit les premiers bas-reliefs réalisés à la présidence de la République, sans oublier ceux de la place du Non-retour de Ouidah qui portent sa griffe à côté de celles d’autres artistes.

Le président de la République a reçu, vendredi 3 juillet dernier en audience la ministre sud-africaine des Transports, avec qui il a évoqué la reprise des discussions sur le projet de l’aéroport de Glo-Djigbé.
Le dossier de construction de l’aéroport de Glo-Djigbé est relancé avec les Sud-africains. Vendredi dernier, Elizabeth Dipuo Peters, ministre sud-africaine des Transports a rencontré le président de la République pour lui faire le point du processus de concrétisation de ce projet important pour le gouvernement. « Nous avons rendu compte au chef de l’Etat de ce que nous voulons aller très vite pour concrétiser ce projet. Nous venons de signer lors de notre séjour, deux accords importants sur la construction de l’aéroport de Glo-Djigbé et les questions connexes aux transports. Nos experts ont mis en place une équipe technique bilatérale pour faire avancer les discussions», indique-t-elle. La ministre sud-africaine des Transports souligne que le financement est déjà disponible pour la réalisation des études de faisabilité. «Le projet de l’aéroport de Glo-Djigbé sera un catalyseur pour les activités aéroportuaires non seulement pour le Bénin mais aussi pour l’ensemble des pays de la sous-région ouest-africaine», conclut-elle.
Le président de la République s’est également entretenu avec André Rougé, directeur du développement de Bouygues. Il dit avoir rendu compte à Boni Yayi des avancées enregistrées sur les études concernant les grands projets à travers lesquels le groupe veut investir au Bénin. Il s’agit notamment de la construction d’un hôpital de référence à Cotonou, la construction d’un quatrième pont dans la capitale économique ainsi qu’un projet autoroutier pour relier le Nigeria. «Le chef de l’Etat suit tous ces projets de très près et nous avons profité de l’arrivée du président François Hollande à Cotonou pour leur donner un coup d’accélérateur», déclare-t-il.

Le Premier ministre, Lionel Zinsou était dans la matinée du vendredi dernier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Il a été reçu en audience par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji qui s’est fait entourer pour la circonstance des autres membres de son bureau.
« …Je suis dans l’esprit de co-produire pour l’avenir des textes utiles et efficaces pour le développement du Bénin notamment en termes d’économie, de démocratie, de gouvernance, de problèmes sociaux et d’objectifs d’emplois des jeunes…». C’est en filigrane quelques propos confiés à la presse parlementaire par le Premier ministre à l’issue de son audience avec le président de l’Assemblée nationale élargie aux autres membres du bureau de l’institution. C’est la première rencontre de Lionel Zinsou avec le premier organe du Parlement béninois depuis sa prise de fonction à la faveur du dernier remaniement ministériel. Il s'est dit très satisfait de la tenue de cette rencontre qui lui a permis d'évoquer avec ses hôtes les défis majeurs en termes de lois devant permettre aux institutions de construire ensemble le Bénin. « Je suis en charge de sujets qui sont au cœur de l’activité de l’Assemblée nationale, à savoir le développement économique, l’évaluation des politiques publiques, la promotion de la gouvernance qui tient tant au secteur public que privé et le dialogue social», souligne le Premier ministre. Pour lui, ce sont des sujets pour lesquels le gouvernement et le Parlement doivent se donner la main. Il se réjouit de la qualité des échanges surtout de la préoccupation du bureau de l’Assemblée nationale qui a voulu savoir l’impact des textes existants sur l’évaluation des politiques publiques de façon à faire un travail législatif performant. Lionel Zinsou a assuré de la disponibilité du gouvernement à coopérer à cet effet pour concrétiser de façon consensuelle ces projets de lois à venir. Les compétences humaines existent dans l’administration qui regorgerait de bons économistes, de bons statisticiens, d’une bonne équipe d’évaluation, souligne-t-il. Mais malheureusement ce travail législatif ne pourra pas se faire cette année 2015, lui a annoncé le bureau de l’Assemblée nationale qui dit avoir en instance plusieurs autres dossiers plus urgents que les textes de lois tenant à cœur au Premier ministre. Il faudra donc à Lionel Zinsou patienter et attendre 2016 pour connaître le sort de ces nouveaux textes relatifs au développement socio-économique du Bénin.
Actualités 06 juil. 2015