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Quel digital pour l’Afrique du futur ? C’est à cette interrogation que répondront les participants et exposants attendus à Rabat, les 4 et 5 octobre prochains dans le cadre de la troisième édition du forum Africa It Expo (Aitex), organisée pour se pencher sur la révolution technologique en pleine expansion sur le continent africain. Pour cette édition, deux pays sont à l’honneur : le Bénin et le Rwanda.
Les nouvelles technologies représentent un vecteur de développement et un enjeu économique de premier ordre pour l’Afrique. Depuis trois ans, le forum Africa It Expo (Aitex), à travers une rencontre de haut niveau, s’emploie à répondre à toutes les interrogations liées à ces technologies en conviant dans un même cadre divers acteurs. Cette année encore, elle donne rendez-vous pour le Business forum international Aitex 2018. Lequel propose un programme exceptionnel et très condensé qui vise à mettre l’innovation au cœur des échanges.
Le programme élaboré dans ce cadre offrira aux participants différents panels. Il s’agira pour eux de s’informer lors des conférences, de découvrir des innovations au village expérientiel et de contracter des partenariats lors des séances B to B. Bien d’autres moments forts ponctueront les deux jours d’activités. L’une des grandes innovations de cette édition, c’est le village expérientiel, une vitrine des technologies mondiales qui réunira autour d’un espace central des innovations dans différents domaines d’activités tels que le cloud, le big data, les objets connectés, l’intelligence artificielle… « Ce village constituera l’atout incontestable de cette édition », projettent les organisateurs qui voient également l’évènement comme « un méga rendez-vous des professionnels et acteurs des télécoms ».
Pour eux, les nouvelles technologies renforcent la capacité à innover de la jeunesse africaine. L’Africa It Expo qui se veut le rendez-vous annuel des innovations technologiques au Maroc, permettra donc à tous les acteurs du continent et d’ailleurs de débattre des dernières innovations du secteur et de leur impact économique et sociétal.
Un millier de participants représentant environ quinze pays y sont attendus. L’ambition est de contribuer fortement au développement des écosystèmes du digital et de l’économie numérique au niveau continental. Ce forum a donc vocation à devenir un excellent cadre de rencontres entre opérateurs et entrepreneurs africains, offrant ainsi de formidables opportunités technologiques innovantes au service du développement. Deux pays africains connaissant un important développement de leur secteur It ces dernières années sont à l’honneur pour cette troisième édition. Il s’agit du Bénin et du Rwanda.
Notre pays retient l’attention des organisateurs pour avoir initié plusieurs stratégies ayant permis l’émergence de son secteur technologique et a su également donner un coup d’accélérateur à l’innovation.
Pays d’Afrique orientale, le Rwanda, pour sa part, a mis les bouchées doubles pour développer le secteur et figure aujourd’hui parmi les plus dynamiques de la région de l’Afrique de l’Est. D’autres pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun, le Congo (Brazzaville), le Nigéria, le Mali, le Burkina, le Togo, le Soudan, la Tanzanie, la Tunisie et la Guinée-Conakry seront également de la partie
Le ministre Marie Odile Attanasso et l'ambassadeur Rachid Rguibi (en tenue locale) coupant le gâteau de la fête du trône du Royaume du Maroc[/caption]Le royaume du Maroc a célébré, hier lundi 30 juillet, l’accession au trône de son roi Mohamed VI. Au Bénin, l’ambassade du royaume chérifien a honoré son souverain à travers une réception dans un hôtel à Cotonou.
Les liens d’amitié entre le Royaume du Maroc et le Bénin ont été salués à l’occasion de la célébration, hier à Cotonou, de l’accession au trône du roi Mohamed VI. Le gouvernement était représenté par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile
Attanasso, accompagné par d’autres membres du gouvernement dont son collègue du Cadre de vie, José Didier Tonato.
L’ambassadeur marocain, Rachid Rguibi, explique que cette fête qui est à sa deuxième édition au Bénin, commémore le dix-neuvième anniversaire de l’accession au trône du Roi Mohamed VI. Il se réjouit de la participation du gouvernement qui témoigne ainsi des solides relations entre les deux nations. Le diplomate souligne que le Maroc a toujours placé ses relations avec le Bénin au centre de ses préoccupations. Il rappelle, par ailleurs, que les deux pays partagent leurs expériences dans plusieurs domaines, notamment l’eau, l’agriculture, l’enseignement, etc. ainsi que la création des projets commerciaux générateurs d’emplois et de revenus.
Rappelant que cette année, le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, à la tête d’une forte délégation a séjourné au Maroc, l’ambassadeur signale qu’un mémorandum d’entente a été signé à cette occasion entre les présidents des deux Assemblées et un groupe d’amitié Maroc-Bénin a été constitué pour assurer la concertation et des échanges entre les institutions parlementaires. Il a signalé que le ministre Marie Odile Attanasso s’est également rendu au Maroc pour tenir des réunions avec ses homologues marocains. Cette visite, a-t-il précisé, a permis de passer du simple au double du nombre de bourses accordées aux étudiants béninois désirant poursuivre leurs études dans le royaume.
La coopération entre les deux nations est aussi culturelle. C’est ainsi, souligne l’ambassadeur, Rachid Rguibi, que le groupe mythique, Poly Rythmo, a également séjourné au Maroc à la faveur du festival Mawazine, le plus grand en matière de musique en Afrique. Par ailleurs d’autres plasticiens ont eu l’opportunité d’exposer dans plusieurs villes du royaume.
Si manifestement les relations entre les deux pays sont exemplaires, voire exceptionnelles, le diplomate regrette que la coopération économique entre les deux pays reste en deçà des attentes. Il souhaite alors que lesdites relations se développent davantage à travers la mise à profit de toutes opportunités qu’offre la coopération bilatérale pour les hisser au niveau des rapports politiques qui existent entre les deux pays.
Marie Odile Attanasso, représentant son collègue des Affaires étrangères, abondant dans le sens de l’excellence des relations entre les deux peuples frères, affirme que ces relations se sont davantage consolidées par l’ouverture au Bénin de l’ambassade du Royaume en 2016. Aussi, a-t-elle souhaité que la sixième grande commission mixte de coopération soit l’occasion de l’amorce d’une étape majeure pour des réalisations encore plus grandes dans plusieurs secteurs de développement.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci.[/caption]Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, et son collègue de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, ont pris part, les 28 et 29 juillet derniers à Lomé (Togo), à la réunion des ministres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sur la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Lors de cette réunion qui intervient dans un contexte particulier en raison des menaces et des risques d’insécurité qui pèsent sur le continent, les organisations régionales telles que la Ceeac et la Cedeao entendent conjuguer leurs efforts pour mieux y faire face.
Le ministre Aurélien Agbénonci s’est réjoui de la tenue de cette rencontre. Il a, par ailleurs, souligné l’importance de la coopération interrégionale en matière de sécurité. Il a exprimé la nécessité de mener une action conjointe. Le chef de la diplomatie béninoise a précisé qu’il est impérieux de « mutualiser les moyens » afin d’atteindre l’objectif commun d’éradication des menaces à la sécurité sur le continent.
Cette position du ministre Agbénonci et de surcroît du Bénin à ces assises a été fortement soutenue par ses pairs. En témoignent les déclarations du président du Conseil des ministres de la Cedeao et celui de la Ceeac à l’ouverture des travaux.
Pour le professeur Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, président du Conseil des ministres de la Cedeao, « La réunion de Lomé répond à un impératif, celui de la coopération interrégionale pour mieux faire face à certains défis cruciaux auxquels sont confrontées nos deux régions ».
L’histoire récente de la coopération entre la Ceeac et la Cedeao remonte à l’an 2013, avec le Sommet conjoint de Yaoundé (Cameroun) sur la sureté et la sécurité maritime.
Après avoir rappelé cette brève historique, M. Régis Immongault Tatangani, ministre gabonais des Affaires étrangères, président du Conseil des ministres de la Ceeac a exhorté les deux communautés « au renforcement de leur coopération en vue de faire efficacement face aux défis sécuritaires ».
Cette réunion des ministres a pris fin, dimanche 29 juillet 2018, par l’adoption du traditionnel communiqué final. Elle prépare le Sommet conjoint des chefs d’Etat et de gouvernement de la Ceeac et de la Cedeao qui s’ouvre lundi dans la capitale togolaise.
Source : MAEC
Le gouvernement représenté au débat à bâton rompus[/caption]Quatre ministres ont échangé, dimanche 29 juillet dernier à Cotonou, avec le Collectif des cadres des administrations publique et privée (Ccapp) autour du thème : « Le gouvernement de la rupture, un gouvernement de confiance ou de défiance ? ».
Le gouvernement a fait l’option de travailler, pas pour les élections, mais pour l’avenir, donc les générations futures. Ce qui suppose que « Le succès de demain est en train d’être construit aujourd’hui », à en croire Baudelaire Hounliho, président du Collectif des cadres des administrations publique et privée (Ccapp), au cours de la séance de discussions à bâtons rompus avec quatre membres du gouvernement, dimanche 29 juillet dernier à Cotonou. Pour lui, cela appelle à des sacrifices auxquels il n’a pas manqué d’exhorter les cadres. « Ce sacrifice doit commencer par nous », a-t-il martelé, indiquant que l’exemple doit provenir d’eux avant d’espérer une telle attitude de la population qui constitue, précise-t-il, la grande masse.
Une certaine population se plaint de ne rien voir pointer à l’horizon des actions du gouvernement, mais les quatre ministres ont soutenu que le bout du tunnel est pour bientôt. « D’ici là, les réalisations seront visibles », a martelé Oswald Homéky, ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports.
A travers ces échanges, les cadres recommandent au gouvernement de ne pas laisser ceux qui travaillent pour les élections gagner le terrain, si tant est que ce sont les succès de demain qui se préparent aujourd’hui et qui motivent les actions du gouvernement.
Par la voix de son président, le Ccapp exhorte le gouvernement à mieux communiquer sur ses actions pour éviter les intoxications, assurant que le collectif s’engage à l’accompagner.
Aussi, les cadres ont-ils souhaité que de telles discussions se tiennent régulièrement pour donner l’opportunité d’informer le peuple.
Baudelaire Hounliho a, par ailleurs, convié les partenaires sociaux à faire confiance au gouvernement. Puisque, affirme-t-il, « Sans confiance, on ne peut arriver à construire une nation prospère et harmonieuse ».
Baudelaire Hounliho a fait remarquer que le pays traverse une situation de crise profonde. Une crise de confiance publique qui serait la base de toutes les situations difficiles que le pays connaîtrait sur le triple plan : social, économique et institutionnel. Cela s’est traduit, a-t-il souligné, par l’échec de l’amendement constitutionnel au Parlement qui n’est, soutient-il, que la preuve de l’absence de confiance entre les acteurs politiques. Les opposants aux réformes en cours laissent croire que rien ne se fait et amplifie la perte de confiance, a-t-il poursuivi pour montrer l’utilité de ce cadre d’échanges qui vise à restaurer la confiance publique.
Impatience
Les grandes réformes annoncées par le gouvernement sont mises en œuvre sans tambour ni trompette. Plusieurs chantiers sont également ouverts sur plusieurs plans (institutionnel, économique, etc.). Les plaintes des Béninois semblent s’amplifier laissant place parfois au désespoir ou à la désillusion.
Séverin Quenum, garde des sceaux, ministre de la Justice, rassure de la mise en œuvre effective du Programme d’action du gouvernement. Selon lui, « Toutes les actions avec des échéances sont quasiment en train d’être posées », ajoutant que les réformes suscitent des remous. Reconnaissant que lesdites actions ne sont pas très visibles, il rassure qu’elles le seront de plus en plus.
Les ministres de la Justice et de la Législation Séverin Quenum, celui du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, leur collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso et celui de la Santé, Benjamin Hounkpatin, sans langue de bois, ont développé en quoi les cadres peuvent continuer à croire en le gouvernement. Les échanges qui ont tourné autour du thème « Le gouvernement de la rupture, un gouvernement de confiance ou de défiance ? » ont favorisé une meilleure compréhension des actions du gouvernement de même que ses options.
Les ministres ont eu l’opportunité d’expliquer en quoi le peuple, notamment la classe politique et les cadres ont encore de bonnes raisons de croire au gouvernement et d’espérer que le pays est sur la bonne voie.
Les quatre ministres du gouvernement ont entretenu l’assistance sur les chantiers en cours, en lien avec trois axes majeurs. Les réformes institutionnelles et politiques avec comme contenu de discussion, le processus d’amendement de la Constitution et le revirement jurisprudentiel au sujet du retrait du droit de grève ont été évoqués pour le premier axe. Le deuxième axe a porté sur les réformes économiques et l’assainissement des finances publiques. Il a été abordé à ce propos la lutte contre la corruption et les indicateurs de performances économiques, l’amélioration de l’environnement des affaires, la transformation structurelle de l’économie et les perspectives en matière de performances économiques. Enfin, le troisième axe a abordé la question de l’emploi des jeunes et la protection sociale.
Une illustration de ce qu'est l'érosion côtière[/caption]L’Assemblée nationale a autorisé, ce lundi 30 juillet, la ratification par le président de la République, de deux accords internationaux de crédit, d’un montant total de 19,085 milliards F Cfa destinés notamment à la mise en place de dispositifs de protection des côtes contre l’érosion au Bénin.
La lutte contre l’avancée de la mer au Bénin bénéficie de deux importants financements internationaux. Le premier, d’un montant de 2,585 milliards F Cfa a été signé le 19 avril 2018 entre la République du Bénin et le Fonds nordique de développement (Ndf) dans le cadre du Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca-Resip) et le second est d’un montant de 16,5 milliards F Cfa. Ce dernier a été signé à Washington le 21 avril 2018 entre la République du Bénin et l’Association internationale de développement (Aid) dans le cadre du Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca-Resip).
L’autorisation des deux accords de financement a été accordée à l’unanimité des députés présents ou représentés à la faveur de la séance plénière de ce lundi 30 juillet tenue en session extraordinaire sollicitée par le gouvernement pour l’examen de trois dossiers dont les deux projets de loi portant autorisation de ratification.
Les deux accords visent à améliorer la gestion des risques naturels et anthropiques partagés y compris le changement climatique, affectant les communautés des zones côtières du Bénin. De façon spécifique, ils permettront de renforcer le cadre institutionnel et réglementaire de gestion du littoral au Bénin ; de mettre en place des dispositifs de protection des côtes contre l’érosion côtière ; de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines ; d’assurer une gestion durable et transfrontalière des écosystèmes transfrontaliers et de renforcer la résilience des populations du littoral béninois aux inondations. Ce projet Waca-Bénin financé par la Banque mondiale s’inscrit par ailleurs dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’investissement multisectoriel du Bénin en parfaite harmonie avec le Programme d’action du gouvernement (Pag), axes stratégiques n°6 et 7 du 3e pilier visant l’amélioration des conditions de vie des populations. Il sera exécuté dans les communes de Grand-Popo, de Ouidah, d’Abomey-Calavi, de Cotonou, et de Sèmè-Podji dans les zones littorales, informe la commission chargée des Finances et des Echanges qui a présenté les deux dossiers en plénière.
Pour le ministre chargé du Cadre de vie, Didier Tonato, avec ces deux accords de financement d’un montant de 19,085 milliards F Cfa, le gouvernement boucle définitivement la mobilisation des ressources nécessaires pour protéger les 125 km des côtes béninoises. D’ici deux ans, le phénomène des avancées de la mer sera un vieux souvenir avec la mise en place des projets prévus par les deux accords qui viendront renforcer les travaux en cours au niveau de Cotonou Est, d’Avlékété et de Djègbadji à Ouidah. Lesquels travaux ont déjà généré au moins 8000 emplois directs, souligne le ministre qui trouve que l’approche sous-régionale dans laquelle s’est engagé le Bénin avec les autres pays membres du Waca, constitue la meilleure solution pour l’efficacité de la lutte contre l’érosion côtière au Bénin. Une mesure fortement applaudie par les députés, toutes tendances politiques confondues, qui ont autorisé le chef de l’Etat à ratifier les deux accords de crédits.

Un nouveau groupe parlementaire a été créé à la faveur de la séance plénière de ce lundi 30 juillet à l’Assemblée nationale. Il est dénommé « Le Peuple debout » et composé des députés Justin Adjovi, Léon Basile Ahossi, Jean-Marie Alagbé, René Bagoudou, Simplice Dossou Codjo, Moukaram Koussonda Amadou Issifou, Guy Mitokpè et Nouréinou Atchadé.
En dehors de l’honorable Moukaram Koussonda, les huit autres étaient tous membres du groupe parlementaire « La Voix du peuple » présidé par Issa Salifou alias Saley. Ce dernier se retrouve désormais seul et sans groupe parlementaire puisqu’il faut neuf députés au moins pour disposer d’un groupe parlementaire. La cassure de ce groupe parlementaire était prévisible depuis le 5 juillet dernier, que le président Issa Salifou a donné sa caution à la proposition de loi portant amendement de la Constitution du 11 décembre 1990 pendant que ses huit autres collègues rejetaient l’initiative parlementaire. D’aucuns voyaient déjà que les jours du groupe « La Voix du peuple » qui s’est montré instable depuis sa création en mai 2017, étaient comptés. Cette instabilité entretenue par certains membres du groupe parlementaire du fait de leurs intérêts « personnels et inavoués » a été stigmatisée et dénoncée dans la déclaration de constitution du nouveau groupe parlementaire lue à la tribune de l’hémicycle par Justin Adjovi. Selon ce dernier, « Le Peuple debout » est né pour mettre fin à cette instabilité. Le nouveau groupe se réclame toujours de la minorité parlementaire, c’est-à-dire de l’Opposition. Il s’est fixé les mêmes engagements que ceux à la création du groupe « La Voix du peuple » désormais dissout. Les signataires de la déclaration du nouveau groupe parlementaire entendent poursuivre inlassablement la défense des valeurs de liberté, de respect de l’Etat de droit et de solidarité. Ils s’engagent à « œuvrer pour le triomphe des idéaux de la démocratie, de la justice sociale et de la paix afin de redonner confiance aux Béninois et rallumer la flamme de l’espoir pour un lendemain meilleur ».
Th. C. N.

Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou a saisi par voie hiérarchique l’Assemblée nationale pour solliciter les levées d’immunité des députés Simplice Codjo Dossou et Garba Yaya. En ce qui concerne Simplice Codjo Dossou, en plus de la levée de son immunité parlementaire, il a été demandé sa poursuite devant la Haute cour de justice.
Les différentes correspondances du procureur général près la cour d’appel de Cotonou, Emmanuel Opita, et du ministre chargé de la Justice, Me Séverin Quenum, ont été lues, au cours de la séance plénière de ce lundi 30 juin à l’Assemblée nationale.
Il est reproché à Simplice Codjo Dossou, alors ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, d’avoir abusé de ses fonctions et mal géré la somme de 800 millions F Cfa destinées aux fonds de sécurité dans le cadre des élections législatives d’avril 2015 et des municipales, communales et locales de juin 2015. Pour les législatives, renseigne la correspondance, le ministre de l’Economie et des Finances a alloué 350 millions de francs Cfa au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. De ces montants, Simplice Codjo Dossou, alors ministre, a donné 240 millions à la direction générale de la Police nationale. Il a gardé par-devers lui la somme de 110 millions francs Cfa. L’amputation de ce montant a été dénoncée par le syndicat de l’ex-Police nationale contre qui le ministre a engagé un bras de fer. Mais contre toute attente, Simplice Codjo Dosou a encore récidivé lors des élections municipales, communales et locales de juin 2015. Le ministère de l’Economie et des Finances a encore débloqué un montant de 450 millions pour permettre à la Police nationale d’assurer la sécurité de ces consultations électorales. Simplice Codjo Dossou aurait encore amputé de ce montant la somme de 100 millions F Cfa. Il n’a remis à la direction générale de la Police nationale que 350 millions Cfa. En dehors de ces cas de mauvaise gestion, le parquet de Cotonou met également à la charge de l’ex-ministre chargé de l’Intérieur, plusieurs autres situations de malversations financières notamment la gestion des fonds dits de patrouille mixte et transfrontalière prévus par les lignes budgétaires et mis à la disposition de son ministère.
Ces scandales présumés ont poussé le procureur de la République près le Tribunal de Cotonou à mettre en place une commission d’enquête policière. Le rapport de la commission accable l’ex-ministre Simplice Codjo Dossou poursuivi pour les faits d’abus de fonction ; de complicité de détournement de deniers publics ; de corruption ; de blanchiment de capitaux ; de produits de crimes et autres infractions. La justice sollicite alors la levée de son immunité et sa poursuite devant la Haute cour de justice pour qu’il réponde des faits mis à sa charge.
Quant au député Garba Yaya, il est poursuivi dans le cadre du dossier de concours frauduleux organisé au profit du ministère de l’Economie et des Finances en 2012 par le ministère chargé de la Fonction publique. Il était, au moment des faits, le directeur chargé du Recrutement des agents de l’Etat (Drae) du ministère chargé de la Fonction publique, donc cheville ouvrière de ce concours mal organisé et annulé plus tard. Garba Yaya est rattrapé par ce dossier pour lequel il est accusé des chefs d’abus de fonction et de fraude en écriture publique.
Th. C. N.
Actualités 31 juil. 2018
Améliorer la gestion des risques naturels et anthropiques partagés[/caption]Les députés ont adopté, ce lundi 30 juillet, la loi n°2018-26 portant autorisation d’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil. Le texte est composé de 12 articles et est une initiative du député Gérard Gbénonchi et treize autres. Il vise à permettre de capitaliser les acquis du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), à offrir la possibilité à des milliers de Béninois dépourvus d’actes de naissance à en disposer et au Bénin d’avoir un état civil actualisé. En d’autres termes, la loi adoptée hier entend déroger aux procédures de délivrance d’acte de naissance et permettre aux personnes déclarées n’ayant pas d’acte de naissance et qui sont enrôlées sur témoignages ou sur la base de la carte Lépi lors du Recensement électoral national approfondi (Rena) ou du Ravip à être prises en compte.
Au niveau de chaque commune, la personne responsable de l’enregistrement à titre dérogatoire sur les registres de naissance est le maire ou son adjoint dûment désigné et le chef d’arrondissement au niveau de l’arrondissement. Aux termes de l’article 4, l’enregistrement à titre dérogatoire est demandé après certification de l’état nominatif des personnes concernées sur réquisition du procureur de la République, lequel est saisi par le ministre de la Justice.
La liste nominative des bénéficiaires est établie à partir des données recueillies lors du Ravip. Elle est certifiée par l’Agence nationale de traitement (Ant). La réquisition est adressée à l’officier d’état civil aux fins d’une prise en compte de la liste des personnes concernées dans son ressort territorial. Les parquets et les centres d’état civil et l’Ant seront appuyés par le comité technique de pilotage des opérations qui n’est rien d’autre que celui ayant piloté le Ravip, précise le texte. Après l’établissement des actes de naissance, il sera procédé à une opération de délivrance sans frais des volets n°1 aux personnes concernées. Le retrait du volet n°1 se fait au niveau des centres d’état civil. Cette opération se déroule dans la transparence. La délivrance se fait sous la responsabilité des maires et chefs d’arrondissement. Le refus de délivrer le volet n°1 tout comme sa délivrance contre paiement d’une somme d’argent est une faute professionnelle grave engageant la responsabilité personnelle de l’officier de l’état civil dépositaire, note l’article 10 de la loi adoptée à l’unanimité des députés présents ou représentés, en présence du garde des sceaux, Me Séverin Quenum.
Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé/Plateau

Association de malfaiteurs, vol à main armée et tentative de meurtre, c'est l'affaire qui était au cœur du dixième dossier de la session supplémentaire de la cour d'assises de la cour d'appel de Cotonou. Parmi les trois accusés, seul Gildas Zinsou s'est présenté vendredi 27 juillet dernier devant la cour. Reconnu coupable, il a écopé de la peine de 12 ans de travaux forcés, après disjonction de son cas de ceux des autres accusés.
Douze ans de travaux forcés pour Gildas Zinsou, revendeur d'essence, marié et père de 6 enfants, inculpé d'association de malfaiteurs, de vol à main armée et de tentative d'homicide volontaire, par la cour d'assises de la cour d'appel de Cotonou. L'accusé a, en effet, pris une part active avec le concours de deux autres poursuivis, les nommés Abdoul Karim Lafia et Augustin Akakpovi, au braquage et au vol du véhicule 4x4 de marque Prado du sieur Wilfried Kintonouzan, alors directeur général de Bell Bénin. Face à la résistance opposée par la victime, un des trois agresseurs lui a tiré dessus.
A la barre, l'accusé ne reconnaît pas le rôle de proue qu'il aurait joué dans l'opération. Il réfute ses propres déclarations aux étapes antérieures de la procédure qui font de lui l'initiateur de l'idée de vol et le porteur de l'arme à feu. Face à la cour, vendredi dernier, il déclare n'avoir joué que le rôle de transporteur désespéré face à la situation de sa femme qui agonisait à l'hôpital. Entre ses déclarations à l'enquête préliminaire, devant le juge instructeur et devant la cour d'assises, l'accusé demande à la Cour de ne retenir que la dernière, celle du vendredi dernier qui serait la vraie version, selon lui. Il s’est découvert la vocation de pasteur en prison. « Et si c'était encore un mensonge ? », s'est demandé le ministère public.
Que retenir ?
Selon l'accusé, le mercredi 28 septembre 2005 à Cadjèhoun, sa femme était à l'hôpital et devait accoucher par césarienne. Faute de moyens et chargé d'ordonnances médicales, il aurait appelé Karim Lafia, un ancien camarade de prison, pour lui demander de l'aide. Celui-ci se trouvait à Parakou et aurait promis de l’appeler quand il serait à Cotonou. Ce qu'il aurait fait. « Karim m'a donné rendez-vous à Cica Toyota. Quand je suis allé, j'ai vu Karim et Augustin. C'est là qu'ils m'ont expliqué leur plan de braquage et comme j'étais un conducteur de taxi-moto, mon rôle était de les remorquer pour la chasse aux véhicules. Les deux autres se sont vêtus en tenue treillis », fait savoir Gildas Zinsou. C'est ainsi qu'ils auraient repéré un véhicule haut de gamme vers Houéyiho barrière, l'ont suivi jusqu'à destination à Cadjèhoun. L'accusé Gildas Zinsou serait resté dehors pendant que les autres ont tenté d'arracher les clés au propriétaire du véhicule lorsqu'il manœuvrait dans son garage. Il aurait entendu des coups de feu et voulait s'échapper quand il a été déséquilibré par un gros caillou que le gardien lui a lancé au bras. Il a dû abandonner la moto pour rejoindre les deux autres dans la voiture laissant accroché à la moto son sac contenant les ordonnances. Ainsi, il a été arrêté le lendemain. Telle est la version que l'accusé demande à la cour de prendre définitivement en considération. Il n'aurait joué que le rôle de transporteur. Plus tard, son complice Karim lui aurait rapporté que le véhicule a été vendu.
Lors de la première instruction, il avait pourtant reconnu être l'initiateur et avoir porté une tenue treillis. Il avait également déclaré qu'il avait jeté l'arme qu'il a utilisée à la mer. S'expliquant, l'accusé fait savoir qu'il avait fait de fausses déclarations pour couvrir et décharger le co-accusé Augustin Akakpovi. Il fait croire que c'est ce sur quoi ils se sont entendus quand tous les trois membres de la bande, se sont retrouvés en détention provisoire.
Rappelons que les deux autres accusés ont payé des cautions et profité de leur libération provisoire pour disparaître. Le ministère public a rapporté à la cour que ceux-ci n'ont pas été retrouvés dans la résidence qu'ils ont déclarée pour les besoins de l'enquête. L'accusé Gildas Zinsou dit avoir appris que le nommé Augustin Akakpovi aurait été abattu dans un braquage.
Une peine déjà purgée
Après avoir rappelé les trois faits reprochés à l'accusé, notamment association de malfaiteurs, vol à main armée et tentative de meurtre, le ministère public fait savoir que le crime d'association de malfaiteurs est prévu et puni par les articles 265, 266 et 267 du Code pénal. L'article 267 prévoit une peine de travaux forcés à perpétuité. Les déclarations croisées des trois accusés font explicitement état de ce qu'ils ont pris contact pour organiser le braquage qui a eu lieu dans la nuit du mercredi 28 septembre 2005. Chacun des accusés avait un rôle dans l'opération. En ce qui concerne l'infraction de vol à main armée, l'article 381 alinéa 3 du Code pénal en constitue l'élément légal et prévoit pour cette infraction la peine de mort, à défaut les travaux forcés à perpétuité. Dans le cas d'espèce, il y a eu soustraction frauduleuse du véhicule d'autrui avec comme circonstance aggravante le port d'armes.
Pour ce qui est de la tentative de meurtre, l'élément légal réside dans les articles 295 et 304 du Code pénal. Les coups de feu tirés sur le propriétaire témoignent de la tentative d'homicide volontaire. Mais l'avocat général n'a pas requis l'inculpation de l'accusé pour cette dernière infraction. Considérant les deux premières infractions et faisant remarquer la facilité de l'accusé Gildas Zinsou à changer de version, le ministère public a requis 20 ans de travaux forcés contre lui.
Le conseil de l'accusé, Me Friggens Adjavon, a salué le ministère public d’avoir écarté la charge de tentative de meurtre lors de son réquisitoire. S'intéressant aux mobiles des infractions, Me Adjavon a attiré l'attention de la cour sur l'état grave de la femme de l'accusé. « Elle était enceinte et vu les complications, elle devait subir une césarienne. En 2005, tout le monde sait ce que voulait dire une césarienne. Et pour trouver 300 000, il fallait courir », fait-il observer. Selon lui, l'infraction d'association de malfaiteurs n'est pas commise. Il n'y a pas de chef de bande. C'est un concours de circonstance et d'opportunité, qui les a réunis. Ils seraient plutôt des co-auteurs. Pour ce qui est de l'infraction de vol à main armée, le conseil de l'accusé a plaidé coupable et demandé la clémence de la cour, demandant que son client Gildas Zinsou soit condamné à une peine de principe, le temps déjà passé en prison.
Après en avoir délibéré, la cour a retenu contre le prévenu les infractions d'association de malfaiteurs, de vol à main armée et de tentative de meurtre puis l'a condamné à 12 ans de travaux forcés. Ayant été mis en détention depuis le 4 octobre 2005, l'accusé est à présent libre. Rendant son verdict en ce qui concerne les deux autres accusés absents, la cour a renvoyé la cause à une session ultérieure?
Les faits
Le mercredi 28 septembre 2005 aux environs de 23 h, Wilfried Kintonouzan, alors directeur général de Bell Bénin, se rendait à son domicile sis à Cadjèhoun à bord de son véhicule 4X4 de marque Toyota Prado, lorsqu'il a été pris en filature par une motocyclette de type CG 125 et de marque Kasea, conduite par une personne qui a remorqué deux autres. Parmi ces trois personnes, deux étaient habillées en tenue treillis.
Arrivé à domicile, le gardien lui a ouvert le portail pour faire rentrer la voiture. Il était encore à la manœuvre lorsque les occupants de la motocyclette, les nommés Gildas Zinsou, Abdoul Karim Lafia et Augustin Yaovi Akakpovi ont fait irruption sur les lieux, tous les trois munis d'armes à feu.
Gildas Zinsou et Abdoul Karim Lafia ont pénétré dans le garage tandis que Augustin Akakpovi est resté sur la motocyclette assurant les arrières. Les deux autres ayant pénétré dans la maison, faisant usage de leurs armes à feu, ont tenu en respect le gardien, puis se sont précipités sur Wilfried Kintonouzan encore assis au volant du véhicule. Ils ont ouvert la portière dudit véhicule et lui ont réclamé avec violence la clé de la voiture. Face au refus de la victime de remettre la clé, ils ont tiré sur lui plusieurs coups de fusil avant de s'emparer du véhicule sus-indiqué et de l'emporter.
En réaction, le gardien a lancé un gros caillou qui a atteint au bras celui qui, entre temps, était resté sur la moto. Ce qui l'a contraint à abandonner la motocyclette sur les lieux pour rejoindre ses acolytes déjà à bord de la voiture. Dans leur fuite, la fouille du sac accroché à la motocyclette a permis d'avoir des éléments ayant d'abord abouti à l'interpellation de Gildas Zinsou et des deux autres par la suite.
Poursuivi pour association de malfaiteurs, vol à main armée et tentative de meurtre, Gildas Zinsou a reconnu les faits à l'enquête préliminaire, à l'interrogatoire de première comparution avant de se rétracter à l'interrogatoire au fond.
Composition
Présidente : Eliane Guézo-Noutaïs
Assesseurs : Jules Mouka Chabi et Zakarie Dah-Sekpo
Jurés
Adolphe G. Dadaglo
Mariette Ahouansou
Pierre Magloire Nagnonhou
Louis Comlan Houndonougbo
Ministère public : Emmanuel Opita
Greffier : Louis Houngbo
Oswald Homéky et Laura Flessel[/caption]En visite au Bénin, la ministre française des Sports, Laura Flessel, s’est entretenue, vendredi 27 juillet dernier, avec son homologue béninois, Oswald Homéky au cabinet de ce dernier Cotonou. C’était l’occasion pour les deux personnalités de discuter de la coopération sectorielle entre les deux pays ainsi que de l’inclusion par le sport et de la pratique du sport par les femmes.
La ministre des Sports de la République française, Laura Flessel, a été reçue, vendredi 27 juillet par son homologue béninois Oswald Homéky, ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports. Laura Flessel s’est dite satisfaite des échanges avec son homologue du Bénin, après un tête-à-tête au cabinet du ministre à Cotonou. Selon elle, il s’est agi surtout de l’inclusion par le sport et du développement du sport. Elle pense qu’il faut promouvoir les valeurs égalitaires entre les hommes à travers le sport.
Après le lancement d’un match de handi-basket à l’Unafrica, l’hôte française a eu une rencontre d’échanges avec des athlètes béninois à l’Institut français et a assisté à un match de rugby féminin.
Le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, a exprimé sa joie d’avoir échangé avec son homologue français sur les projets phares du gouvernement en matière de sport et a sollicité l’expertise française pour un meilleur aboutissement de ses programmes. « Nous avons parlé de sport, de la formation et surtout de l’inclusion par le sport et de la pratique du sport par les femmes », a-t-il déclaré. Pour Oswald Homéky, c’est un nouveau départ qui vient d’être amorcé dans le cadre de la coopération sectorielle en sport entre la France et le Bénin?
Valeur Albinos Fc vainqueur (4-2) de Leader Fc
La ministre française Laura Flessel a pris part, samedi 28 juillet dernier sur les installations sportives de l’Université d’Abomey-Calavi à une activité de l’Ong « Valeurs Albinos » autour d’un match de solidarité et d'une course de relai entre les albinos. Le match s’est soldé par la victoire de Valeur Albinos Football club (4-2) sur Leader Football club.
Pour Pamela Capo-Chichi, présidente de l’Ong Valeur Albinos, cette rencontre de football a permis à ses hôtes de voir le travail abattu pour combattre la discrimination faite aux personnes souffrant de l’albinisme. Nanténin Kéita, athlète française, championne du monde du 400 m malvoyant en 2006, médaille de bronze sur 400 m aux Jeux paralympiques d'été de 2008 s’est réjouie du brassage entre les albinos et les autres joueurs. Elle invite tous les acteurs du sport et les autorités à faciliter l’inclusion par le sport au Bénin et dans le monde.