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Nouvelles

Protocoles additionnels de la Convention d’Abidjan: Les enjeux présentés aux députés
Le Réseau des parlementaires pour le climat, l’environnement et le développement durable s’est penché, du 2 au 4 septembre à Grand-Popo, sur les protocoles additionnels de la Convention d’Abidjan, dans la perspective des débats de ratification à l’Assemblée nationale. Cet atelier organisé par le secrétariat de la Convention d’Abidjan en collaboration avec le projet Waca-Resip et d’autres partenaires a été possible grâce au soutien financier de la Banque mondiale. En prélude à leur ratification, les quatre protocoles additionnels de la Convention d’Abidjan mobilisent les députés membres du Réseau des parlementaires pour le climat, l’environnement et le développement durable. Cette rencontre de trois jours a permis d’entretenir les parlementaires sur la genèse et les enjeux aux plans national et sous régional desdits protocoles adoptés à Abidjan en juillet 2019. Il s’agit du protocole de Pointe Noire sur la gestion intégrée de la zone côtière de l’Afrique du Centre et du Sud, du protocole de Grand Bassam sur la régulation des sources de pollution terrestre et aérienne puis du protocole de Malabo relatif à la gestion des risques liés à la pollution causée par les activités d’exploitation pétrolière et gazière et enfin, du protocole de Calabar sur la conservation et la protection des mangroves. En décidant de renforcer, à la faveur de la présente rencontre, les capacités des parlementaires sur les protocoles additionnels, les organisateurs de l’atelier poursuivent plusieurs objectifs. Lesquels ont été révélés par le professeur Constant Houndénou, représentant du ministre du Cadre de vie et du Développement durable au lancement des travaux. Le principal objectif, dit-il, est de permettre aux parlementaires de définir les activités devant conduire au vote favorable du Parlement. Ce qui, ajoute-t-il, devra être assorti d’une feuille de route avec la spécification des rôles de chacune des différentes parties prenantes. Cette rencontre, à l’en croire, constitue également l’occasion pour mettre sur pied un groupe d’experts chargé de la rédaction des motifs et d’autres documents utiles au processus de ratification. Préserver les ressources marines Réussir la ratification, retient-il, permettra au Bénin de disposer d’un peu plus d’outils pour préserver ses ressources marines surtout celles menacées et booster le potentiel économique que constitue l’Océan. L’océan, souligne-t-il, reste un excellent pôle stratégique de développement du pays. Au nom des députés de la huitième législature réunis en réseau pour soutenir les problématiques relatives à la gestion des ressources marines et côtières, Jérémie Adomahou promet que les protocoles seront ratifiés mais, poursuit-il, « Il était impératif pour les parlementaires de mieux cerner les objectifs de la Convention d’Abidjan et ceux de ses protocoles additionnels en vue d’apprécier la nécessité de les ratifier ». Pour lui, le processus de cette ratification est une nouvelle occasion offerte « aux parlementaires de démontrer à la face du monde leur indéfectible engagement à bien servir le Bénin ». Mieux, estime-t-il, « le Parlement doit prendre désormais une part importante dans les actions de lutte contre les catastrophes telles que l’érosion côtière et l’inondation ». Des outils supplémentaires Saluant l’engagement du député Adomahou et ses collègues du réseau, le coordonnateur Waca-Resip/Convention d’Abidjan, Barthélémy Batieno, s’est félicité d’avoir organisé cette rencontre financée par la Banque mondiale. Pour lui, «l’atelier constitue une étape clé pour accompagner le processus de ratification ». Il était important de l’organiser, soutient-il, pour permettre aux représentants du peuple béninois de s’imprégner, à leur tour, de ce que le Bénin tirerait des protocoles additionnels. Lesquels protocoles, dit-il, constituent des outils que l’Assemblée nationale mettrait à la disposition du pays pour l’engager un peu plus efficacement dans la dynamique sous-régionale de sécurisation des ressources marines et côtières. La nécessité pour le Bénin de protéger et valoriser ses écosystèmes marins et côtiers a été relevée dans le mot de bienvenue du directeur général de l’Environnement et du Climat. Pour Martin Pépin Aïna, il ne fait l’ombre d’aucun doute que la qualité des services écosystémiques (pêche, tourisme, transport, etc.) dépend de la résilience des écosystèmes. Aujourd’hui, mieux qu’hier, retient-il, le pays a tout intérêt à s’y consacrer un peu plus, surtout que ses dirigeants nourrissent l’ambition d’investir dans la création des cités balnéaires n Actualités 06 sept. 2021


Lutte contre la grippe aviaire: D’importantes actions entreprises
Depuis quelques jours, l’influenza aviaire encore appelée grippe aviaire a refait surface dans des localités du sud Bénin. Alerté, le gouvernement a entrepris des actions urgentes pour contrer le mal. Après la Côte d’Ivoire et le Togo, le Bénin a enregistré le 20 août dernier, un foyer de grippe aviaire au Sud du pays notamment dans les communes de Sèmè-Kpodji et Abomey-Calavi. Les résultats de l’analyse au Laboratoire national vétérinaire ont révélé la présence du virus H5N1 de l’influenza aviaire hautement pathogène. Selon les chiffres fournis à l’Organisation mondiale de la Santé animale, on dénombre à la date du 20 août, 6 626 têtes de volaille décédées. Dans un communiqué en date du 25 août, Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a invité les acteurs de la filière avicole à renforcer les mesures de biosécurité et à signaler aux services vétérinaires ou aux autorités locales toute mortalité de volaille. Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 1er septembre, d’autres mesures drastiques sont prises. «Comme il est indiqué en pareille situation, des actions urgentes doivent être entreprises afin d’atténuer les chocs ressentis par les aviculteurs, d’apaiser les communautés victimes, d’endiguer les foyers identifiés et de favoriser la prise en charge médicale des cas contacts », souligne le relevé du Conseil des ministres. En approuvant ces dispositions urgentes, le Conseil a notamment autorisé l’acquisition et la mise en place des matériels d’abattage, d’incinération et de désinfection. Le gouvernement précise aussi qu’il sera procédé au renforcement de la surveillance épidémiologique passive et active ainsi qu’à la sensibilisation des acteurs directs et indirects de la filière avicole et, plus généralement, de l’ensemble de la population. Le Conseil a profité de l’occasion pour instruire le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche d’assurer un suivi régulier de la situation en vue de la contenir. Actualités 03 sept. 2021


Meilleures conditions d’études à Cotonou: Un programme de construction de salles de classe lancé
Ce mardi 31 août 2021, la mairie de Cotonou a procédé au lancement d’un vaste programme de construction de salles de classe sur tout le territoire de la ville. Dans le souci d’offrir aux apprenants de meilleures conditions de travail et d’études, la mairie de Cotonou a lancé, mardi 31 août 2021, la construction de plusieurs salles de classe. D’un coût total de 835 464 395 francs Cfa, ce projet vise la construction de quinze modules de trois salles de classe plus des bureaux et magasins, six modules comprenant six salles de classe plus bureaux et magasins, quatre clôtures d’écoles ainsi que la réfection d’un module de trois salles de classe dans vingt-six écoles primaires publiques et maternelles réparties sur toute l’étendue de la ville de Cotonou. Les travaux ont officiellement été lancés par Luc Atrokpo, maire de la ville de Cotonou, en présence des entreprises adjudicataires. Un délai de six mois leur a été donné pour que les infrastructures soient fin prêtes pour usage. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Education 03 sept. 2021


Elevage de porcs en milieu lacustre : la biosécurité, une solution pour contenir la peste porcine africaine
Dans la panoplie des solutions qui s’offrent pour contenir la peste porcine africaine figure en bonne place la biosécurité. Pour cela, éleveurs et autorités locales ont un rôle à jouer, selon une étude de l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi. Une solution à l’expansion de la peste porcine africaine qui sévit dans les milieux lacustres de plusieurs pays dont le Bénin : la biosécurité. Elle vient du Béninois Dr Ignace Ogoudanan Dotché, chercheur au Laboratoire de Biotechnologie Animale et de Technologie des Viandes du Département de Production et Santé Animales de l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac). C’est le fruit de ses recherches intitulées : Comment concevoir la biosécurité des élevages porcins des milieux lacustres du sud Bénin pour réduire le risque de maintien et de dissémination de la peste porcine africaine?? Cette étude prend en compte les trois types d’élevage de porc que sont l’élevage en claustration totale, l’élevage en claustration partielle et l’élevage en liberté. « La peste porcine africaine est une maladie qui est déjà présente sur toute l’étendue du territoire. Elle ne peut plus être circonscrite et nous ne disposons pas de vaccin pour protéger les porcs. Le renforcement de la biosécurité dans les élevages reste le moyen de lutte qu’on peut proposer aux éleveurs », informe Dr Dotché. Seulement, nuance-t-il, la présence d’eau en milieu lacustre fait que les mesures classiques de biosécurité nécessitent des adaptations afin d’être applicables dans les élevages de cette zone. « Les mesures de biosécurité à mettre en œuvre dans ce milieu exigent des actions de la part des éleveurs, mais aussi des autorités locales. Les éleveurs des trois types devraient ainsi traiter les ressources alimentaires utilisées et éviter de jeter les cadavres dans l’eau du fleuve et dans l’environnement. Les sous-produits agricoles et les restes d’aliments utilisés dans l’alimentation des porcs doivent être suffisamment chauffés afin d’inactiver le virus », recommande l’étude. De plus, il est déconseillé aux éleveurs d’utiliser les fourrages dans les endroits occupés par l’eau de crue pour nourrir les porcs. Et selon l’auteur de la recherche, « les pédiluves utilisés dans les élevages sur terre ferme ne peuvent pas être utilisés en milieu lacustre?; il faudrait que les éleveurs lacustres construisent des boites à pédiluve amovibles à fixer à l’entrée des logements des porcs ».

Tenir compte des spécificités

D’autres recommandations de la recherche, si elles sont bien suivies par les éleveurs en milieu lacustre, pourront leur permettre de mieux protéger leurs porcs contre ce mal qui fait des ravages. Surtout qu’ils vivent dans un environnement particulier. « La limitation des contacts entre l’élevage et le matériel roulant, souvent recommandée dans les mesures de biosécurité classiques, est irréalisable en milieu lacustre, car pour avoir accès à l’élevage pour la distribution d’aliments, la vente des animaux, le nettoyage de la loge, etc., l’éleveur doit accéder jusqu’à l’entrée de l’élevage en claustration (partielle et totale) avec sa pirogue. Il faudrait alors désinfecter régulièrement ce matériel multi-usage”, conseille Dr Dotché. Egalement, les éleveurs utilisant la claustration partielle devraient temporairement supprimer la liberté saisonnière en cas de foyers de peste porcine africaine déclarés dans le voisinage. Ceux utilisant la conduite en liberté devraient passer, en cas de ces foyers, à la claustration partielle améliorée, c’est-à-dire sans liberté des porcs.

La partition des élus locaux

En dehors des éleveurs, les élus locaux ont une partition à jouer dans la mise en œuvre de la biosécurité afin de sauver les porcs de la peste africaine. « L’apport des autorités locales pourrait être de mettre en place des fosses à cadavres pour centraliser les animaux morts afin d’empêcher les éleveurs de manipuler les porcs morts de la peste porcine africaine et de jeter leurs cadavres n’importe où », renseigne le chercheur. Ils pourraient également, selon lui, assurer la fourniture de chaux vive pour chaque dépôt dans la fosse. Puis, au cas où les fosses se révèleraient inefficaces, elles pourraient être remplacées par les bacs d’équarrissage. En agissant ainsi, les autorités contribueraient aussi à la résolution des problèmes de santé publique associés à la dégradation des cadavres jetés dans l’environnement. « Les difficultés souvent observées au niveau des mesures de biosécurité sont le manque d’ajustement de ces mesures à la situation réelle, aussi bien dans leur conception que dans leur mise en œuvre effective. C’est pourquoi les mesures proposées ici après analyse de nos résultats devront être discutées avec les éleveurs et les autorités locales avant de pouvoir constituer la base de futures mesures de biosécurité et afin de réunir toutes les conditions de leur application », conclut Dr Dotché?
Société 03 sept. 2021


Protection des mineurs: Guerre contre les orphelinats irréguliers
Les orphelinats qui ne sont pas en règle ou ne respectent pas les droits des enfants seront fermés. Le ministère en charge des Affaires sociales a haussé le ton suite à ses constats sur le terrain. Vivre le martyre dans une structure qui devrait protéger, consoler et épanouir, c’est paradoxal. C’est pourtant la triste réalité de certains enfants dans des orphelinats. Manque de personnel qualifié, inexistence de dossiers médicaux et de placement des mineurs, environnement insalubre, locaux exigus… C’est le constat dans certains orphelinats. Ce constat, le ministère des Affaires sociales l’a fait dans les communes de Tori-Acadjamè et Allada. Et la ministre Véronique Tognifodé a aussitôt pris ses responsabilités. Tous les orphelinats qui évoluent en marge de la règlementation en vigueur au Bénin devront fermer leurs portes. La détermination du gouvernement pour l’assainissement de ce secteur du social est ferme. La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance et ses cadres se déploient déjà sur le terrain pour donner aux uns les bons points et aux autres le carton rouge. Ces derniers devant libérer les enfants s’ils ne sont pas prêts à exercer dans la régularité. La ministre Véronique Tognifodé est donc allée faire par elle-même le constat dans l’Orphelinat Ste Claudia de l’Organisation non gouvernementale Gbêfo à Tori-Acadjamè, et l’Orphelinat St Pio de Pietrelcina d’Allada. Avec les cadres de son ministère, le préfet de l’Atlantique et le maire de Tori-Bossito, l’autorité a été témoin des conditions peu agréables dans lesquelles vivent ces mineurs. Pour exemple, une seule personne s’occupe des 54 enfants de l’Orphelinat Sainte Claudia. Ce qui, non seulement, ne respecte aucune norme mais aussi ne favorise pas l’épanouissement et la protection des enfants. D’ailleurs, cet orphelinat n’est pas physiquement reconnu par les autorités locales. Face à ces constats, la ministre a donné des instructions à ses collaborateurs et autres structures concernées pour déterminer l’identité des enfants et tout ce qu’il faut connaître de chacun d’eux afin que les décisions urgentes soient prises. Autre étape de la supervision conduite par la ministre, l’Orphelinat St Pio de Pietrelcina d’Allada. L’autorité connaissait ce centre sur lequel elle avait reçu un rapport. Il s’agissait de s’enquérir des conditions dans lesquelles vivent les enfants et les responsables de cet orphelinat. Selon certaines dénonciations, les mineurs hébergés dans ce centre reconnu subiraient certains faits anormaux. Face à la ministre, les sœurs religieuses responsables de l’orphelinat ont promis de veiller davantage au respect des droits des enfants et à leur protection conformément à la loi. Ces deux étapes sont les premières d’une série. La ministre promet de poursuivre sa descente sur le terrain pour un mieux-être de tous les enfants gardés dans les orphelinats. Education 03 sept. 2021


Choix de filières sur la plateforme apresmonbac.bj: Les bacheliers alertés sur la date limite des inscriptions
A la date du 1er septembre, 32 802 bacheliers ont satisfait au choix de leur filière sur la plateforme apresmonbac.bj sur un total de 51 668 attendus, soit un taux de 63,49 %. Et seulement 70,43 % ont activé leur compte sur ladite plateforme. Dans la matinée du mardi 31 août, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a tiré la sonnette d’alarme. La date limite pour cette phase d’inscription et de choix de filière est fixée au dimanche 5 septembre prochain. Le ministère rappelle donc aux nouveaux bacheliers que la plateforme sera définitivement fermée ce dimanche à minuit. A juste titre, le ministre Eléonore Yayi Ladékan invite ceux qui sont encore à la traîne à se rendre sur cet outil, car aucun prolongement de délai ne sera accordé. Après le Bac, « On ne vient pas à l’université n’importe comment. Il faut s’inscrire. Avant de s’inscrire, il faut faire son choix », avait prévenu la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladékan. En effet, cette plateforme vise à permettre aux nouveaux bacheliers de compléter l’étape de choix des formations dans les institutions publiques d’enseignement supérieur au Bénin. Désormais le temps presse pour les retardataires. Ils sont appelés à se rendre au plus vite sur la plateforme apresmonbac.bj muni de leur numéro de table à l’examen du Bac et d’une adresse mail valide.   Education 03 sept. 2021


Développement du département du Mono: Les opérateurs économiques invités à y investir davantage
Opérateurs économiques, représentants des associations de développement ainsi que sages et chefs traditionnels du département du Mono se sont entretenus avec Dêdêgnon Bienvenu Milohin, préfet du Mono, mercredi 1er septembre dernier à la préfecture de Lokossa. Le resserrement des rangs autour des défis de valorisation du potentiel des six communes du Mono constitue l’objectif de cette rencontre. Passer en revue l’état du développement des territoires du Mono et recueillir les attentes en vue de la mobilisation pour relever les défis qui s’imposent. A cet exercice, le préfet Bienvenu Milohin s’est employé, toute la journée du mercredi 1er septembre, avec plusieurs catégories de personnalités intervenant dans le département. Opérateurs économiques et représentants des associations de développement ont été rencontrés en premier lieu avant de laisser place, dans la soirée, aux sages et chefs traditionnels. Tour à tour, chacune des deux catégories d’invités a fait le diagnostic des maux qui minent, selon elle, le développement du département avant de passer aux propositions. Entre autres maux identifiés, il y a la qualité de la formation, au plan local, de la main-d’œuvre notamment pour le secteur du tourisme. Viennent ensuite les difficultés de prise en charge au niveau de la pyramide sanitaire du département puis les rapports souvent tendus entre la plupart des mairies et les associations puis la diaspora. En somme, le tableau peu reluisant présenté n’est pas loin de l’état des lieux déjà fait par le préfet et ses proches collaborateurs lors d’une récente tournée de prise de contact avec les administrations des six communes et les services déconcentrés de l’Etat. Mais pour les uns et les autres, il est encore possible de renverser la tendance. Dans cette perspective, la main tendue du préfet aux créateurs de richesse et autres acteurs de premier plan du processus de développement a été saluée. Le département du Mono, retiennent-ils, est riche de la qualité de ses ressortissants en plus de ses potentialités naturelles qui n’attendent que d’être valorisées. « Nous avons besoin de vous en tant qu’investisseurs» Voir dans quelles mesures les défis peuvent être relevés en parfaite entente est, au dire du préfet, l’objectif poursuivi à travers ces séances dédiées non seulement au recensement de ce qui handicape le développement, mais aussi à son message invitant au resserrement des rangs. A l’en croire, c’est une nouvelle dynamique dans laquelle il attend l’implication de tous. Notamment, les personnalités conviées aux échanges ainsi que leurs confrères à mobiliser. « Vous êtes un maillon essentiel de la chaîne des acteurs de développement. Même si dans l’organisation administrative, vous n’êtes pas intégrés, il est important de reconnaître que la mise en œuvre des politiques de développement, le relèvement des défis de notre communauté dépendent forcément de votre engagement aux côtés des communes et des préfectures », développe le préfet Milohin avant d’insister sur ce qu’il attend d’eux. « Nous avons besoin de vous en tant qu’investisseurs et en tant que poumon économique dans le département », clarifie l’autorité. A l’issue de ces assises, il est retenu la prise d’un arrêté de création de forum départemental assorti d’une feuille de route pour donner un coup d’accélérateur au développement des territoires du Mono. Marquant leur adhésion à toutes ces initiatives, les opérateurs économiques Laurent Zomaï et Annie Paulette Kembo ainsi que le colonel des Douanes à la retraite, Barthélémy Gagnon, président de l’Association de développement de l’arrondissement de Bopa, ont promis de jouer leur partition notamment en ce qui concerne la mission de mobilisation. Société 03 sept. 2021


Hausse des prix des engrais: Craintes pour la productivité et la sécurité alimentaire
La hausse des prix des engrais sur le marché international fait craindre une baisse de la productivité, avec de surcroît une insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest fortement dépendante des importations d’intrants. Les coûts des engrais se sont envolés sur le marché international ces derniers mois. A titre indicatif, l’urée à destination de l’Afrique de l’Ouest grimpe de 265 à 500 dollars Us la tonne entre décembre 2020 et juin 2021, soit une augmentation de 75 %, souligne Patrice Annequin, spécialiste du marché des engrais au Centre international de développement des engrais (Ifdc). Le Dap (composé d’azote et de phosphore) provenant du Maroc est passé de 365 à 665 dollars la tonne (+82 %) sur la même période. Le chlorure de potassium granulé (Kcl) provenant de la mer Baltique s’est envolé de 255 à 405 dollars (+59 %). Le Npk (composé d’azote, de phosphore et de potassium) du Maroc est acheté à 460 dollars contre 245 dollars six mois plus tôt (+88 %). A cela s’ajoute la forte hausse des taux de fret du fait du manque de disponibilité de bateaux et de conteneurs. Le fret maritime depuis la mer Baltique est passé de 40 à 65 dollars la tonne entre décembre 2020 et juin 2021, soit une hausse de 62 %. Du Maroc, il se situe à 60 dollars la tonne en juin dernier contre 32 dollars en décembre. Ainsi, les prix de certains fertilisants ont quasiment doublé en six mois, atteignant un niveau jamais vu depuis la crise de 2008-2009 marquée par de brutales fluctuations, fait remarquer le spécialiste du marché des engrais. Cette situation est essentiellement due à la pandémie de Covid-19 qui a créé des dysfonctionnements dans la chaîne d’approvisionnement des engrais dont les agriculteurs ont besoin. Cela a peu affecté la dernière campagne agricole, les commandes d’engrais ayant été passées au quatrième trimestre de 2019 et au premier trimestre de 2020, avant la crise sanitaire, nuance Patrice Annequin. Les fermetures d’entreprises, des frontières et autres restrictions des transports induites par la pandémie ont fragilisé les mécanismes nationaux d’approvisionnement. Du coup, les prix qui étaient bas depuis 2015 atteignent des niveaux très élevés. La situation pourrait s’aggraver avec l’augmentation de la demande sur les marchés d’importations.

Pénurie

A fin août, jusqu’à 50 % de la demande d’engrais n’est pas encore disponible en Afrique de l’Ouest, selon l’Ifdc. « Plusieurs pays n’ont pas pu acheter et importer les quantités d’engrais nécessaires pour cette campagne », laisse entendre M. Annequin. La situation n’est guère reluisante au Bénin, au Togo et au Niger où les marchés croissent mais ne sont pas couverts. La hausse des prix des intrants entraînerait une augmentation du coût de production et par conséquent celle des prix des produits alimentaires qui connaissent déjà une flambée depuis plusieurs mois, poursuit-il. La pénurie de l’offre ferait grimper davantage les prix d’engrais dans les mois à venir et impacter sérieusement la campagne agricole 2021-2022. Elle se fera sentir dans les récoltes, notamment dans les pays enclavés et les petits marchés plus exposés, où la majorité des sols cultivables sont fragiles et souvent de très faible fertilité et la productivité agricole dépend essentiellement des intrants de qualité, en l’occurrence les engrais. « Si 1 kilogramme d’engrais permet de produire 20 kg de grains, 1 million de tonnes en moins entraînerait un manque de 20 millions de tonnes de céréales dans la région », analyse Patrice Annequin. Si des subventions des Etats s’avèrent nécessaires pour maintenir la dynamique de la production agricole et éviter le renchérissement des prix des denrées alimentaires, la mise en place de politiques favorisant la production sur place d’engrais organiques avantagerait la disponibilité et l’accessibilité des engrais. En attendant, face à la fermeté des marchés des engrais, les espoirs sont portés sur le projet Feed the Future Enhancing Growth through Regional Agricultural Input Systems Project for West Africa (2018-2023). Il vise à promouvoir un marché régional des engrais compétitif, inclusif et dirigé par le secteur privé, de concert avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), le Conseil de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour la recherche et le développement agricoles (Coraf), l’Association des engrais de l’Afrique de l’Ouest (Wafa) et d’autres organisations du secteur privé. Les solutions pourraient également provenir du Mécanisme africain de financement du développement des engrais (Mafde) de la Banque africaine de développement qui devrait mobiliser plus de ressources pour de nouveaux projets.
Société 03 sept. 2021


1re journée des éliminatoires du mondial Qatar 2022 : Le Bénin réalise le hold-up parfait à Madagascar
Les Ecureuils du Bénin se sont imposés face au Barea de Madagascar par le score de 1-0, hier jeudi 2 septembre au Mahamasina stadium d’Antananarivo. C'est dans un match comptant pour la 1re journée des éliminatoires de la Coupe du Monde Qatar 2022. Cette victoire obtenue sur un but de Steeve Mounié marqué à la 22e minute permet aux Béninois de prendre la tête de leur groupe. Le Bénin a réalisé un hold-up parfait en allant s’imposer (1-0) au Barea de Madagascar, hier jeudi 2 septembre au Mahamasina stadium d’Antananarivo à la faveur de la 1re journée des éliminatoires de la Coupe du Monde Qatar 2022. Khaled Adénon et ses coéquipiers ont fait le plus dur en arrachant leurs trois premiers points de ces qualificatifs loin de leur base grâce à un but de Steeve Mounié à la 22e minute. Dans une rencontre équilibrée, les Ecureuils ont pris les premières initiatives en allant à l’assaut des buts adverses dès l’entame de la partie. Diminuée par l’absence de certains cadres comme Olivier Verdon en défense, Jodel Dossou en attaque, Sessi d’Almeida en milieu de terrain, la sélection béninoise a dû miser sur son collectif pour empêcher les Malgaches de développer leur jeu. Après une vingtaine de minutes, Cèbio Soukou sur un corner retrouve Steeve Mounié qui, de la tête, bat le gardien malgache Melvin Adrien et sa défense. 0-1, les Béninois réussissent à prendre l’avance qu’ils conservent jusqu’à la mi-temps. A la reprise, le Barea revient avec de bonnes intentions mais va se heurter à la défense béninoise réunie autour de Khaled Adénon et de Cédric Hountondji. Les jeunes défenseurs comme Youssouf Assogba d’Amiens Sporting Club et Melvyn Doremus pour sa première titularisation vont tenir ferme sur les côtés pour barrer la voie aux attaquants malgaches. Présent sur sa ligne arrière, Saturnin Allagbé gardera ses buts vierges jusqu’à la fin de la partie. Avec ce succès, le Bénin démarre ces éliminatoires sur une bonne note lorsqu’on sait qu’à quelques minutes de cette confrontation face au Barea, les Léopards de la République démocratique du Congo ont concédé un nul 1-1 à domicile face à la Tanzanie. Le Bénin prend provisoirement la tête du groupe J avant son prochain match contre la Rdc, lundi 6 septembre prochain au stade de l’Amitié de Kouhounou? Résultats de la première journée Rdc- Tanzanie 1-1 Madagascar –Bénin 0-1 Sénégal –Togo 2-0 Niger-Burkina –Faso 0-2 Namibie –Congo 1-1 Kenya – Ouganda 0-0 Classement 1er Bénin 3pts+1 2e Rdc 1pt 3e Tanzanie 1pt 4e Madagascar 0pt-1 Sports 03 sept. 2021


Championnat d’Afrique U19 de Badminton: L’Afrique du Sud se taille la part du lion
Le championnat d’Afrique U19 de Badminton a connu son épilogue, hier, mercredi 1er septembre à Ouidah. Au niveau de la compétition par équipe, l’Afrique du Sud a décroché la médaille d’or suivie de l’Égypte, l’Ouganda et l’Ile Maurice. En individuel, l’Afrique du Sud s’est également adjugée la médaille d’or grâce à Kakora Carden qui s’est débarrassé de l’un de ses compatriotes par 2 sets à 0 (21-16: 21-17). La finale dames qui a opposé l’Egyptienne Nour Youssri à la Sud-Africaine Amy Ackermann a tourné à l’avantage de l’Egyptienne qui s’est imposée 2 sets à 0 (21-13 et 21-15). En double hommes, les Sud-Africains Carden Kakora et Robert White ont battu les Egyptiens Magdy Abdasasakta et Ali Banshwany par 2 sets à 0 (21-16 et 21-19). Chez les dames, les Sud-Africaines Amy Ackermann et Olivier Diane se sont imposées aux Egyptiennes Nour Youssri et Abdekader Mohammed par 2 sets à 0 (21-19 et 26-24). Au finish, l’Afrique du Sud s’en sort avec 4 médailles d’or tandis que l’Égypte termine avec une médaille d’or en simple dames. Sports 02 sept. 2021


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