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Le premier dossier de la session supplémentaire de la cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou a porté sur une affaire de meurtre sur la nommée Brigitte Kpadé. Au terme du procès, l’accusé Augustin Comlan Amoussouvi a été reconnu coupable du crime de meurtre et condamné à 20 ans de travaux forcés.
Une affaire de crime passionnel a été au cœur du premier dossier inscrit au rôle de la session supplémentaire de la cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou au titre de 2018. L’accusé Augustin Comlan Amoussouvi a été condamné à une peine de 20 ans de travaux forcés pour avoir commis le crime d’homicide volontaire sur son ex-concubine qu’il soupçonne de sortir avec un autre homme.
A la barre, le mis en cause est resté cohérent et a reconnu les faits comme aux étapes précédentes de la procédure. Il a justifié son crime par le fait que la victime se serait jetée sur lui, lui aurait mordu les doigts puis les lèvres alors qu'ils discutaient au sujet de ses relations avec un coiffeur du quartier. Seulement, le ministère public a observé qu’il ne semble pas coopérer sur certains détails. Notamment, il a été pris à défaut sur la façon dont il a égorgé son ex-concubine. Selon l’accusé, il retirait le couteau sans intention d’élargir la partie sectionnée. « C’est le couteau même qui a élargi la partie blessée », a-t-il soutenu, ajoutant que c’est « l’œuvre du diable ». Autre détail sur lequel le ministère public l’a tenu, c’est l’histoire d’une corde. Donnant lecture de ses déclarations au commissariat et devant le juge d’instruction, le ministère public rapporte : « Je suis venu au salon prendre une corde pour la ligoter mais je ne l’ai plus fait ». Augustin Comlan Amoussouvi a dit n’avoir jamais dit cela. De même, il n'a pas reconnu avoir donné des coups de poing à la victime, malgré les questions persistantes du ministère public. La recherche de la vérité a patiné à ces niveaux. Il a reconnu tout de même avoir commis un meurtre sur celle qu’il a appelée sa « femme ». Titre que l’avocat général lui a refusé d’utiliser puisqu’il a reconnu n’avoir accompli aucune formalité en tant que mari de la victime. « Vous viviez en concubinage notoire et elle n’était pas votre femme », lui a servi l’avocat général pour signifier que dans ces conditions, il n’a aucun droit sur la victime au point de manifester une quelconque jalousie.
Prenant ses réquisitions, Emmanuel Opita, l’avocat général, a précisé qu’il s’agit d’une procédure de crime flagrant, avant d’évoquer les faits pour souligner qu’ils accablent le mis en cause. Pour lui, tous les éléments constitutifs sont réunis. Sur l’élément légal, il a relevé qu’il réside dans les articles 295 et 304, alinéa 3 du Code pénal. Quant à l’élément matériel, il l’identifie dans la mort que l’accusé a donnée à la victime qui était, a-t-il insisté, une personne vivante avant les faits. En ce qui concerne l’intention, il l’a retrouvée dans l’arme utilisée et les parties visées pour poignarder dame Brigitte Kpadé.
Le procureur a ajouté que l’enquête de moralité n’est pas favorable à l’accusé. « Il a réussi à faire l’unanimité autour de son mauvais caractère ; il est peint comme un homme violent, prenant l’alcool et battant sa compagne », a-t-il insisté. Au regard de ces éléments, il a requis qu’il soit déclaré coupable d’avoir volontairement commis un homicide sur la personne de Brigitte Kpadé et de le condamner aux travaux forcés à perpétuité pour que l’âme de la défunte repose en paix.
Crime passionnel
Cette peine est exagérée, selon l’avocat de la défense. Mais avant de démontrer le caractère excessif du réquisitoire, Me Gabriel Archange Dossou a fait observer que les faits en cause reposent sur une affaire de cœur où la victime a eu des aventures extra-conjugales. « C’est un crime passionnel », a-t-il soutenu, avant de souligner que cela ne mérite pas condamnation du moins à une telle peine. A ce propos, il a signalé à la cour plusieurs jurisprudences pour l’amener à ne pas suivre le ministère public dans ses réquisitions. Mieux, il s’est référé à certains actes « d’amour » posés par l’accusé chaque fois que dame Brigitte tombait enceinte de lui. « Chaque fois qu’elle tombait enceinte, il s’occupait de faire la vaisselle, d’écraser les condiments », a-t-il rapporté. Pour Me Gabriel Archange Dossou, l’acte posé par son client ne doit pas être perçu de façon superficielle. « Nous sommes en Afrique et celui qui cherche à lui arracher sa femme pourrait agir dans l’ombre », a-t-il invité la cour à considérer. Car l’accusé qui aime tant sa femme ne peut pas décider de lui-même de la tuer.
L’autre moyen auquel la défense a eu recours, c’est ce qu’elle a appelé « procédure biaisée ». A titre illustratif, il a relevé que dans le dossier, on retrouve un rapport d’un professeur de science sociale (psychologie) au lieu d’un rapport psychiatrique et médico-légal. Cela ne permet pas de rendre réellement compte de l’état mental de son client au moment des faits, a-t-il retenu. Il a aussi dénoncé l’enquête de moralité réalisée qui, selon lui, est « biaisée ». La preuve, selon lui, c’est que son client aujourd’hui âgé de 28 ans est orphelin de père et de mère. Il est donc sans repère et sans référence, a-t-il conclu, avant d’implorer la clémence de la cour en soutenant qu’il n’a pas commis ce crime en étant en pleine possession de ses moyens. « La colère est voisine de la folie », mentionne-t-il.
En rendant son verdict, la cour a déclaré Augustin Comlan Amoussouvi coupable du crime de meurtre, faits prévus et punis par les articles 295 et 304 alinéa 3 du Code pénal et l’a condamné à 20 ans de travaux forcés.
Par ailleurs, la cour a reçu dame Bernadette Abéni, mère de la victime, en sa constitution de partie civile qui a réclamé pour les frais de funérailles la somme de 160 000 F Cfa. Pour ce faire, elle a condamné l’accusé à payer aux parents de la victime la somme de 1 million de F Cfa au titre des frais de funérailles.
Les faits
Les nommés Augustin Comlan Amoussouvi alias Philo et Brigitte Kpadé avaient vécu à Comé plusieurs années de concubinage notoire. Ils se sont séparés suite à des disputes et mésententes répétées et dame Brigitte est partie s’installer à Tankpè-Parana dans la commune d’Abomey-Calavi.
Dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 mai 2018, le sieur Augustin Comlan Amoussouvi a rendu visite à son ex-concubine et a constaté que celle-ci se laisse courtiser par un coiffeur qui a son atelier non loin de sa nouvelle maison. Augustin Comlan Amoussouvi interpella Brigitte Kpadé sur la nature de ses relations avec ce coiffeur. Une altercation s’en est suivie et a dégénéré en bagarre au cours de laquelle Augustin Comlan Amoussouvi a roué de coups de poing son ex-concubine. Puis, s’étant emparé d’un couteau pris dans la cuisine, il égorge Brigitte Kpadé avant de prendre la fuite.
Interpellé pour meurtre, Augustin Comlan Amoussouvi a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure. Le rapport de l’examen médico-psychiatrique de l’accusé ne révèle aucun trouble au moment des faits. Son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. L’enquête de moralité lui est favorable.
Composition de la cour
Président : Arsène Hubert Dadjo
Assesseurs : Christophe Atinmakan et Georges Toumatou
Jurés : Louis Comlan Houndogbo ; Michel M. Létchékon ; Andréa Bachioumba et Sidonie Dégila
Ministère public : Emmanuel Opita
Greffier : Christophe Chéou
Photo de famille des participants à l'atelier d'Icba[/caption]Le Centre international pour l’agriculture biosaline (Icba) organise depuis ce lundi 16 juillet à Cotonou, et ce pour deux semaines, un cours de formation des acteurs agricoles venus de plusieurs pays d’Afrique. Cette formation appuyée par le ministère d’Etat chargé du Plan et du Développement, de même que le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, porte sur le renforcement de la sécurité alimentaire dans les zones affectées par le sel en Afrique, par une gestion intégrée des terres, des eaux et des cultures.
La dégradation des ressources en terre et en eau menace de plus en plus la sécurité alimentaire, nutritionnelle et familiale dans de nombreux pays en développement et en particulier, ceux de l’Afrique subsaharienne. Face à cette situation, il est nécessaire de mener une action urgente pour introduire des approches agricoles intégrées dans la région pour réduire la dégradation des terres afin d’améliorer leur fertilité. La création du Centre international pour l’agriculture biosaline (Icba) dont le siège est à Dubaï s’inscrit dans cette stratégie.
A l’ouverture des travaux du cours de formation sur le renforcement de la sécurité alimentaire dans les zones affectées par le sel en Afrique, par une gestion intégrée des terres, des eaux et des cultures, le coordonateur du cours, Ghazi al-Jabri, a rappelé les conditions dans lesquelles le centre a été créé avant d’annoncer les objectifs. A l’en croire, le centre a déjà formé plus de 220 personnes et a battu le record dans le renforcement des capacités dans treize pays. La formation de Cotonou, ajoute-t-il, est un petit projet qui permet de faire des échanges et de partage d’expériences.
En Afrique, a souligné le coordonnateur du cours, l’Icba a formé des acteurs du secteur agricole au Sénégal, en Ethiopie, au Ghana et maintenant c’est le tour du Bénin. « Pour cette formation à Cotonou, nous avons accordé des facilités aux organisateurs », a déclaré le directeur adjoint de cabinet du ministre d’Etat en charge du Plan et du Développement, Sosthène Gnansounou. Une formation qui, dit-il, s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement du Bénin qui veut faire de l’agriculture un pilier important pour le développement économique du pays.
Pour sa part le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et du Plan, Bonaventure Koakannou, estime que c’est une formation qui tombe à pic. « Il est recherché des voies et moyens pour pouvoir mieux utiliser le maximum de nos terres », a-t-il souligné. Il se réjouit des formations de ce genre. Car, au cours de ces rencontres, indique-t-il, il y a des échanges d’expériences. C’est pourquoi, il compte sur les experts qui sont à Cotonou pour assurer la formation.
Créé pour trouver des solutions aux défis de la sécurité alimentaire, nutritionnelle et des ressources en eau, l’Icba est un centre qui a un objectif précis. Il s’agit de faire progresser la sécurité alimentaire dans les environnements salins et marginaux à travers le monde par l’amélioration de la pérennité de la production agricole. C’est un centre qui reçoit l’appui financier de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea).
L'Assemblée Nationale[/caption]Les députés renouent avec l’hémicycle dès le jeudi 19 juillet prochain, après quelques deux semaines de vacances, dans le cadre des travaux de la première session extraordinaire de l’année 2018 portant sur plusieurs dossiers dont la relecture de la Charte des partis politiques au Bénin.
Une session extraordinaire, la première de l’année 2018, s’ouvre à l’Assemblée nationale jeudi 19 juillet prochain. Elle a été sollicitée par la majorité des députés en vue de la relecture de loi n°2011-21 du 21 février 2003 portant Charte des partis politiques en République du Bénin. La date du jeudi 19 juillet prochain pour le démarrage des travaux de cette session a été décidée par le bureau de l’Assemblée nationale réuni, vendredi 13 juillet dernier, au Parlement. L’ouverture de la session extraordinaire pour ce lundi 16 juillet, souhaitée par les initiateurs n’a donc pas été retenue. La réunion a été dirigée par le premier vice-président de l’institution parlementaire, Eric Houndété, en l’absence du président de l’Assemblée nationale Me Adrien Houngbédji, en mission au Canada, dans le cadre de la 44e session de l’Assemblée parlementaire francophone (Apf).
Cette décision du bureau du Parlement devrait être ensuite entérinée par la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale, c’est-à-dire les membres du bureau élargis aux présidents des groupes parlementaires ainsi que des commissions techniques. Cette réunion est prévue pour se dérouler, ce mardi 17 juillet au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. La séance pourrait être présidée par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, qui serait déjà de retour de sa mission. Ainsi, tout le dispositif se met en place pour l’ouverture de cette première session extraordinaire. Celle-ci permettra d’amender la loi sur la Charte des partis politiques en vue des législatives de 2019. La proposition de loi est actuellement en étude au niveau de la Commission chargée des Lois de l’Assemblée nationale. Il ne reste que l’adoption du rapport avant l’examen en plénière à la faveur de la session extraordinaire.
Outre le dossier de la relecture de la Charte des partis politiques, les députés pourraient connaître de l’examen d’autres points qui seraient inscrits à l’ordre du jour. Des indiscrétions informent que le gouvernement aurait sollicité aussi l’ouverture d’une session extraordinaire au Parlement pour l’adoption de trois dossiers de ratifications d’accord de prêt. Si cette information se confirme, on aura droit donc à une session extraordinaire conjointement demandée par le gouvernement et l’Assemblée nationale avec quatre points inscrits à l’ordre du jour.
Les acteurs touristiques lors de l'atelier[/caption]En vue d’impliquer les communautés dans la gestion du site des palais royaux, une vingtaine de représentants communautaires et des guides de musées et office du tourisme d’Abomey sont en formation. Démarré ce lundi 16 juillet à Abomey, cet atelier de cinq jours devra permettre à ces acteurs touristiques d’apporter des solutions aux difficultés de gestion et de conservation des sites.
Initiée par l'Ecole du patrimoine africain (Epa) en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial (Cpm) et l'Unesco, une formation se déroule depuis ce lundi à l’intention des guides touristiques exerçant sur les sites des palais royaux d’Abomey. Elle vise à les former pour l’implication effective des communautés locales dans la gestion des biens du patrimoine culturel. Il s’agit d’apporter des solutions aux difficultés de gestion et de conservation des sites et de renforcer l’état de conservation des palais royaux d’Abomey en améliorant leur gestion à travers une implication accrue des communautés locales, en particulier des familles royales et des communautés riveraines, dans leur gestion durable. Ainsi, l’Epa entend contribuer à la revitalisation des pratiques culturelles et des espaces en vue de promouvoir la gestion participative des palais royaux d’Abomey.
Cette formation est assurée par des spécialistes : Franck K. Ogou, Osséni Soubérou, Gabin Djimassè, Evelyne Alitonou et Bertin Amoussou Kpakpa. Elle permettra d’accroître les ressources de l’équipe de gestion des sites mais surtout d’aboutir à une meilleure conservation des objets. Car, le constat fait dans la plupart des pays africains, les ressources patrimoniales sont confrontées à de nombreuses difficultés relatives, entre autres, aux conflits armés, au terrorisme, au braconnage, au changement climatique, à l’urbanisation incontrôlée, à la pression démographique, au développement inapproprié d’infrastructures et d’activités extractives. Et dans bien de cas comme celui du Bénin, ces difficultés découlent aussi et surtout du manque d’intérêt ou d’implication des communautés locales dans la protection des biens. La protection du patrimoine requiert le développement d’une approche intégrée et transversale tenant compte de chaque partie prenante.
Durant les cinq jours de travaux, ces guides touristiques et autres acteurs des sites et palais royaux d’Abomey auront à suivre plusieurs communications relatives à la gestion, la conservation, la valorisation et la sécurisation des sites et musées par un savoir-faire plus professionnel de guide. La mise en pratique de cette formation par les participants fera « accroître les ressources de l’équipe de gestion mais surtout à une meilleure conservation des éléments du site », espère Osséni Soubérou de l’Epa, l’un des formateurs à cette session.

Ce lundi 15 juillet, l'homme d'affaires Bernard Godonou Kikissagbé, communément appelé KGB, arrêté au Togo, est effectivement remis aux autorités policières du Bénin.
Ramené sous escorte militaire par la partie togolaise, il a été remis au commissariat spécial de police de Sanvee Condji, sis à la frontalière du Togo. Aussitôt récupéré, le prévenu, objet d'un mandat d'arrêt international, a été conduit de Hilla Condji par la délégation de la Police républicaine en direction de Cotonou. L'opération dirigée par le colonel François Fontèclounou, directeur adjoint de la Police judiciaire, a été sécurisée des deux côtés de la frontière par des contingents lourdement armés. Après le coup manqué du vendredi 13 juillet dernier, le transfèrement du présumé escroc international est donc chose faite. Il sera remis à la disposition de la Justice béninoise pour répondre des présumés faits d’escroquerie, qu’il aurait commis au plan international.
Société 16 juil. 2018
Le lancement du Baccalauréat session 2018 par le préfet Christophe Mégbédji[/caption]A l’instar des autres départements du Bénin, l’examen du baccalauréat a débuté depuis 8h dans le Couffo. Le top a été donné au Collège catholique de Klouékanmè, par le préfet Christophe Mégbédji, en présence du maire de la commune, Gabriel Honfin. Au sujet des candidats à l’honneur, le préfet tient des propos rassurants quant à leur état d’âme. « Les enfants composent dans la célérité. Pas de problème majeur signalé », s’est réjouie l’autorité préfectorale après avoir béni l’Eternel, Dieu des armées, puis salué les acteurs du système éducatif pour la tenue effective de l’examen de ce premier diplôme universitaire. Sont inscrits dans le département, 4661 candidats dont 1027 filles. Ils sont répartis dans huit centres y compris les collèges catholiques d’Azovè et de Klouékanmè, les deux établissements privés retenus au titre de centres de composition, selon les détails fournis par le directeur département en charge de l’Enseignement secondaire pour le Couffo, Jean Houngbélagnon. A ses dires, le choix du Collège catholique de Klouékanmè, pour abriter le lancement de l’examen du baccalauréat session de juillet 2018, vise la promotion de la qualité dans le secteur de l’Enseignement. L’année dernière le département avait obtenu 35% de taux de réussite au baccalauréat, ses autorités prient pour une meilleure performance à l’issue des compositions des épreuves de cette année.
Actualités 16 juil. 2018
L'équipe de la Belgique[/caption]Vainqueurs des Three Lions de l’Angleterre, ce samedi à Saint-Pétersbourg (2-0), Les Diables rouges terminent pour la première fois de l’histoire sur le podium de la Coupe du monde. Les réalisations de Thomas Meunier (4e minute ) et Eden Hazard (82e minute ) ont permis à la Belgique de finir son mondial en beauté.
Battus par la France en demi-finale, les Diables Rouges de la Belgique ont remporté (2-0), samedi à Saint-Pétersbourg, la petite finale du Mondial russe qui les opposait aux Three Lions de l’Angleterre. Avec cette victoire, ils se consolent ainsi, avec la troisième place de la compétition. Malgré leur domination, les Anglais n’ont pas pu concrétiser les multiples opportunités qu’ils se sont créés dans la partie. En effet, la Belgique a ouvert le score à la 4e minute par le biais de Thomas Meunier, le joueur du Psg. Lukaku, dans l'axe au milieu de terrain, lance Chadli sur la gauche. Ce dernier retrouve Meunier dans la surface de réparation. A 1-0, les Diables Rouges vont reprendre le contrôle du match en dépit des réactions anglaises.
A la 24e minute, Sterling se retrouve dans la profondeur, à l’entrée de la surface. Il transmet la balle à Kane dont la reprise de volée écrasée passe à un mètre du but de Courtois. Les Belges contrôlent la situation et se procurent une nouvelle occasion après cet éclair anglais. A la 34e minute, sur un corner tiré par De Bruyne, Tielemans rate sa frappe qui revient sur Chadli. Le ballon passe juste au-dessus de la barre transversale. La Belgique domine et mène logiquement à la mi-temps.
A la reprise, les Diables Rouges vont tenir leur sujet dans les dix premières minutes sans corser la note. C’est alors que les Anglais vont tenter, eux aussi, de faire des incursions. Malheureusement en manque d’efficacité, Harry Kane va passer plusieurs fois à côté de l’égalisation. Sur un centre de la droite, l'attaquant de Tottenham se jette et est tout proche de reprendre la balle du bout du pied à la 53e minute.
Après un appel croisé entre Dier et Sterling, Dier se présente seul face à Courtois, il pique son ballon au-dessus du gardien belge, mais le tacle d’Alderweireld sur sa ligne à la 70e minute permet aux Belges de garder l’avantage au marquoir. Dans la foulée, Maguire place une tête sur coup franc juste à côté du poteau gauche de Courtois (74e). Les Anglais tentent tout pour égaliser mais sans succès. C’est alors qu’Eden Hazard va faire le break pour la Belgique à la 82e minute. De Bruyne sert dans la profondeur Eden Hazard qui se passe de toute la défense anglaise pour tromper Jordan Pickford (2-0). La Belgique conserve son avance et file sur le podium du Mondial russe. Les Anglais s'inclinent logiquement et se contentent de la quatrième place.
La Turquie[/caption]Deux ans se sont déjà écoulés depuis la plus sanglante attaque de l’histoire de la République de Turquie survenue le 15 juillet 2016. Deux ans après, l’ambassade de Turquie près le Bénin a organisé un point de presse pour rappeler les circonstances du drame, et surtout réaffirmer la détermination du peuple turc à en finir avec toute tentative allant à l’encontre de la démocratie.
« Ce que nous avons vécu la nuit du 15 juillet 2016 était une attaque contre l’État turc par des traîtres infiltrés dans l’armée et affiliés à un déséquilibré qui se considère comme l’imam de l’univers. Nous avons fait face à des meurtriers qui ont bombardé leur propre Parlement national, ravagé le siège des opérations spéciales de la police qui lutte en première ligne contre les organisations terroristes ». Deux ans après ces évènements, la douleur n’a pas encore quitté tous les cœurs et c’est avec une voix enrouée que Mehmet Munis Dirik, ambassadeur, chargé d’affaires de l’ambassade de Turquie à Cotonou, a partagé avec les hommes des médias, le message-anniversaire qu’il a voulu délivrer à l’occasion.
Ceux qui ont attaqué la Turquie ce jour-là, évoque-t-il, ont conduit des chars sur des civils sans armes et qui ont tiré depuis des avions de chasse et des hélicoptères de combat, tuant 251 citoyens et blessant plus de 2000 personnes. Deux ans se sont écoulés depuis que la Turquie a déjoué la plus sanglante attaque « terroriste » de son histoire et le pays a prouvé, au cours de ces deux années, sa résistance, sa capacité de récupération et sa puissance, se satisfait Mehmet Munis Dirik.
« Pour lui, deux raisons de fierté ont émergé de cette très douloureuse expérience. La première est le courage et la détermination du peuple turc. « Nos citoyens de chaque composante de la société et de chaque courant politique sont descendus dans la rue contre les putschistes. Nos chaînes de télévision ont poursuivi leurs émissions malgré les menaces et les raids des putschistes. La nation turque est devenue un ensemble », apprécie le diplomate turc. La deuxième, c’est que la nation turque a montré au monde entier qu’elle protège et protégera la démocratie. « Mon peuple a montré que seuls les gouvernements parvenant au pouvoir par la voie démocratique et la volonté nationale peuvent prédominer et non des groupes armés. La légitimité la plus puissante est la légitimité démocratique. En tant que pays, nous avons réussi fièrement cette épreuve de démocratie », poursuit-il.
Organisation brisée
« Je peux heureusement dire que nous avons complètement brisé en Turquie la colonne vertébrale de cette organisation grâce aux mesures que nous avons prises. Cependant, la menace n’est pas limitée à la Turquie. L’organisation a, dans plusieurs pays, des structures similaires à celles de Turquie. Elle s’est établie dans environ 160 pays, avec des milliers d’écoles et d’entreprises. Elle est encore en recherche active d’influence économique et politique », indique Mehmet Munis Dirik. Cependant, poursuit-il, « nous sommes heureux de constater une prise de conscience croissante de la part de nos partenaires » concernant la menace que représente ce groupe.
« Les conclusions entre nos mains démontrent que nous sommes face à une structure qui a créé un système de croyances perverti et ésotérique dirigée par Fetullah Gülen. Les écoles et les foyers de l’organisation ont servi de centres de lavage de cerveau et de recrutement de militants. Les membres de l’organisation formés dans ces écoles ont été infiltrés dans les institutions de l’État », revèle le diplomate turc.
Aussi explique-t-il, que dans de nombreuses régions, les écoles et autres entités du Fetô ont été étroitement inspectées et placées sous contrôle de l’État. Dans le même temps, des enquêtes sur ses structures et ses opérateurs sont en cours dans de nombreux pays, a déclaré l’ambassadeur Mehmet Munis Dirik. « La tentative de coup d’État du 15 juillet a déplorablement démontré que la menace à laquelle nous étions confrontés était beaucoup plus profonde et mortelle au-delà de nos estimations. La gravité du complot mené par Fetullah Gülen pendant 40 ans afin de s’approprier l’État turc a été démasquée », se réjouit-il. Autre élément de satisfaction évoquée par l’ambassadeur, « les forts signes d’amitié de la part du gouvernement du Bénin » au cours de ces deux années.

S’ouvre ce lundi 16 juillet à la Cour d’appel de Cotonou, la session supplémentaire de la cour d’assises au titre de 2018. A travers un point de presse animé, vendredi dernier, le procureur général près cette cour, Emmanuel Opita, a fait savoir que 25 dossiers sont inscrits au rôle et 40 accusés défileront à la barre.
Vingt-cinq dossiers sont prévus pour être examinés à l’occasion de la session supplémentaire de la cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou du 16 juillet au 31 août prochain.
« Le nombre impressionnant d’accusés en attente d’être jugés depuis plusieurs années et renvoyés devant la cour d’assises a rendu nécessaire l’organisation d’une session supplémentaire », a justifié Emmanuel Opita, procureur général près la Cour d’appel de Cotonou, lors du point de presse qu’il a donné, vendredi dernier. Cela, a-t-il poursuivi, participe de la politique de désengorgement des maisons d’arrêt.
Parmi les 25 dossiers au rôle, il mentionne que trois portent sur le crime de viol ; 14 concernent les crimes de sang (assassinat, meurtre, parricide, infanticide et coups mortels) dont le dossier dit ‘’Dangnivo’’, ce cadre du ministère de l’Economie et des Finances disparu depuis 2010; un est relatif au crime d’incendie de bâtiment servant d’habitation et un porte sur le crime de pratiques de charlatanisme et menaces verbales de mort sous conditions. « Dans certains dossiers, a-t-il souligné, les accusés sont poursuivis pour plusieurs infractions ».
Contrairement à la précédente session dominée par le crime de viol, a fait observer le procureur général, celle-ci l’est par le crime de sang sous diverses qualifications juridiques telles qu’assassinat, meurtre, parricide, infanticide et coups mortels.
Exception faite des dossiers de viol, toutes les audiences sont ouvertes au public, a indiqué le procureur général pour inviter les populations à les suivre pour en tirer des enseignements et mieux se comporter en société.
Christine Ouinsavi[/caption]La professeure titulaire de Sylviculture et Biologie forestière, Christine Ouinsavi, a été élue rapporteur général du Comité technique des Sciences naturelles - Agronomie (Cts-Na) du Conseil africain et malgache de l'enseignement supérieur (Cames). L’élection a eu lieu lundi 9 juillet dernier lors de la session annuelle des Comités consultatifs interafricains (Cci) qui se tient au Niger du 9 au 18 juillet.
Deux ans après son accession au grade de professeur titulaire de Sylviculture et Biologie forestière, elle obtient ainsi une nouvelle promotion pour elle-même et pour le Bénin au sein du Cames. Ce comité dont elle est le Rapporteur général a pour mission fondamentale d’évaluer ses membres, les experts scientifiques.
Actuelle directrice du Laboratoire d'études et de recherches forestières (Lerf), Christine Ouinsavi, est la coordinatrice de la formation doctorale en aménagement et gestion des ressources naturelles à l'école doctorale des Sciences agronomiques et de l'Eau.
Par ailleurs, Christine Ouinsavi est un acteur politique connu. Originaire de Kétou, elle est la présidente du parti Union des Forces engagées pour la Démocratie et le Développement (Ufedd) pour un Bénin nouveau. Elle a été ministre de l'Enseignement maternel et primaire puis ministre de l'Industrie et du Commerce.
Education 16 juil. 2018