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Nouvelles

Ecole Data science: La 2e promotion se renforce à l’Imsp de Dangbo
Les stagiaires de la deuxième promotion de l’école Data science du Centre d’excellence d’Afrique en sciences mathématiques, informatiques et applications (Cea-Smia) sont en formation à l’Institut de mathématiques et de sciences physiques (Imsp) de Dangbo depuis lundi 23 août dernier. Ils vont se familiariser avec les outils technologiques de la donnée massive et l’intelligence artificielle. La Data science est un mot clé dans le domaine de l’informatique. Elle présente des atouts énormes pour les utilisateurs de la donnée massive, c’est-à-dire des chiffres denses. Elle est une matière à forte valeur ajoutée par exemple pour les entreprises de grande taille qui peuvent utiliser les outils technologiques de la donnée notamment pour gagner des marchés ou innover dans leur gestion. C’est tout l’intérêt de la deuxième édition de l’école Data science qui se tient, depuis lundi 23 août dernier à l’Institut de mathématiques et de sciences physiques (Imsp) de Dangbo à l’initiative du Centre d’excellence d’Afrique en sciences mathématiques, informatiques et applications (Cea-Smia). La formation qui dure cinq jours regroupe plusieurs dizaines de participants dont des doctorants venus notamment de l’Imsp du Bénin, des universités du Nigeria et du Togo ainsi que d’autres professionnels s’intéressant à l’informatique. Le directeur adjoint de l’Imsp et coordonnateur adjoint du Cea-Smia, Carlos Ogouyandjou, ouvrant les travaux, a rappelé le contexte de création de cette filière Data science au Bénin. Elle a été proposée, informe-t-il, suite à des rencontres périodiques qu’organise l’institut avec ses partenaires et des entreprises en vue d’une mise à jour de ses offres de formation. Carlos Ogouyandjou souligne que la première promotion de cette école date de l’année universitaire 2019-2020. L’école en est donc à sa deuxième édition cette année avec pour ambition d’outiller les stagiaires sur les notions informatiques de la donnée massive et aussi l’intelligence artificielle. La formation est animée par des formateurs venus des pays étrangers dont la France. L’intelligence artificielle, une matière transversale Carlos Ogouyandjou se réjouit de cette vision de l’Imsp et du Cea-Smia qui s’appuie sur des applications directes et des partenariats avec d’autres écoles spécialisées pour atteindre son objectif, celui d’être davantage utile au développement du Bénin. Car, selon lui, l’intelligence artificielle est aujourd’hui transversale à tous les domaines de la science. Il est nécessaire que le Bénin se mette au pas de cette révolution technologique pour booster son développement, a insisté le directeur adjoint de l’Ismp et coordonnateur adjoint du Cea-Smia. Dr Habib Aladé Bah Sidi, l’un des formateurs, fait savoir que l’accent sera mis de façon concrète, pendant les cinq jours de cours, sur les outils d’exploitation de la donnée ; l’analyse ainsi que l’acquisition de la donnée. Il loue aussi l’organisation de cette école Data science qui, espère-t-il, va permettre aux stagiaires de valoriser les données disponibles au niveau de leurs entreprises et d’innover pour plus d’efficacité dans leur rendement. Lucien Comlan, économiste de formation, dit avoir déjà beaucoup gagné au cours des trois premiers jours de travaux. Il se réjouit de maîtriser de nouveaux logiciels informatiques devant lui permettre de faire dorénavant facilement face aux gigantesques bases de données de son entreprise. Lucien Comlan promet de partager les notions reçues avec ses responsables et collègues. Il faut signaler que le projet Cea-Smia est cofinancé par l’Agence française pour le développement (Afd) et la Banque mondiale au Bénin et au Nigeria. D’un montant de quatre millions de dollars, il a pour mission le renforcement des capacités en sciences mathématiques, informatiques et applications au Bénin et dans la sous-région sur la période allant de 2020 à 2024. Société 26 août 2021


Soutien d’Obasanjo à la révolution agricole: Un défi lancé aux acteurs économiques béninois
500 ha de terres pour une production à grande échelle d’ignames sur le sol béninois. Loin des considérations politiques, l’ex-président nigérian, Olusegoun Obasanjo, prend sa part dans la vision du gouvernement de faire du Bénin une puissance agricole régionale. Ardent défenseur du développement agricole de l’Afrique, l’ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo, fait parler de lui de la plus belle des manières. Connu pour son attachement à la terre, l’homme a choisi de donner un coup de pouce aux efforts consentis par le Bénin dans le cadre d’un partenariat public-privé. Il obtient 500 ha de terres pour une production à grande échelle d’ignames à Kétou, dans le département du Plateau. Cette initiative vient sans doute en appui à la vision du gouvernement de faire du Bénin une puissance agricole régionale à travers 500 000 hectares de nouvelles plantations à aménager au cours du quinquennat 2021-2025. L’acte posé par Obasanjo mérite qu’on s’y attarde pour en appeler à la conscience collective. Le panafricanisme ne doit pas être une simple incantation. Mieux, pour avoir dirigé la première puissance du continent, le Nigeria, de mai 1999 à mai 2007, Olusegun Obasanjo est bien indiqué pour montrer le chemin d’un relèvement socio-économique du continent. « Je veux faire partie de l’avenir, où l’agriculture africaine est une activité lucrative et entrepreneuriale passionnante, et où les jeunes aspirent à être des agriculteurs parce qu’ils voient des hommes et des femmes de talent construire une carrière enrichissante dans l’agriculture et dans les travaux agricoles», avait-il mentionné dans son adresse intitulée : ‘’Mon retour vers le futur de l’agriculture africaine’’. Un modèle qui s’impose… Au Bénin où les affaires domaniales sont l’une des plus courantes devant les juridictions, ceci en dépit de l’arsenal juridique mis en place, il ne serait pas mauvais d’en appeler à une multiplication des modèles ''Obasanjo''. Le secteur de l’immobilier d’accord, mais se nourrir est aussi un besoin vital. « La Banque mondiale estime que d’ici 2030 la demande alimentaire dans nos zones urbaines en croissance rapide va créer un marché pour les produits alimentaires d’une valeur de 1 000 milliards de dollars. Ce marché doit être détenu et exploité par des agriculteurs africains, des entreprises agricoles africaines et des entreprises alimentaires africaines », assure Olusegun Obasanjo. Les opérateurs économiques béninois autant que les acteurs politiques qui détiennent des centaines d’hectares de terres dans nos localités pourraient s’approprier cette vision de l’ex-président nigérian. Ils en ont les capacités. Saisir la volonté politique en cours 500 000 hectares (ha) de nouvelles plantations à aménager sous peu, et chacun pourrait trouver son compte, y compris le citoyen lambda. Ce programme consacre la volonté politique pour des investissements massifs et structurants visant à moderniser l’agriculture afin qu’elle contribue de façon durable au Pib, ceci, en partenariat avec les acteurs du secteur privé. Il s’agit de développer des entreprises agricoles de type nouveau, en s’appuyant sur l’État comme propulseur de cette dynamique à travers des investissements structurants (terres, aménagements, mise en plantation, etc.) et leur mise en concession suivant des conditions locatives à déterminer au terme d’études dédiées. D’ores et déjà, au niveau des communes, on pourrait bousculer les habitudes pour tenir, dans les meilleurs délais, cette phase d’identification des sites dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet de grandes plantations. Tous à la terre, le défi est lancé. Economie 26 août 2021


Lutte contre la Covid-19: Ruée dans les postes de vaccination
A Cotonou et ses périphéries, c’est la ruée dans les postes de vaccination anti-Covid. Des usagers prennent même place bien avant l’aurore. Se mettre à l’abri du danger vaut le sacrifice. Ils ne veulent pas attendre l’hécatombe avant de se décider. Déjà à 6 h 30, Alain Adjaka est assis sous la bâche dressée au centre de Santé de Zogbo, à Cotonou. Il désire se faire injecter le vaccin du laboratoire Johnson & Johnson. « Avec les sensibilisations, j’ai compris l’intérêt de se faire vacciner. Cela étant, j’ai appris il y a quelques jours qu’il y a du monde. C’est pourquoi je suis venu tôt », confie ce sexagénaire. Autour de 8 h 30, une cinquantaine d’usagers sont en attente, assis selon l’ordre d’arrivée. Le rang évolue au fil des minutes, mais ne dégonfle pas. De nouveaux candidats viennent s’assoir aux côtés des premiers. Le processus est simple. L’usager marque son consentement sur la fiche qui lui est remise au préalable. Les informations relatives à son profil sont consignées dans le carnet jaune de vaccination. L’équipe de vaccination prend le temps d’insister sur la conduite à tenir. C’est aussi là, pour beaucoup une source d’assurance. La dose reçue, une autre personne prend place. Voyant grimper les cas graves et les décès, Merlate Ahonon, enseignante en vacances à Cotonou, s’est résolue à passer faire le geste utile. La persuasion de son époux en a été aussi pour beaucoup. « J’ai décidé de prendre ma dose parce que j’ai peur. J’hésitais, mais avec le nombre important de décès, mon mari m’a convaincue de le faire», avoue-t-elle. Cotonou se décide Au Bénin, entre le 12 et le 22 août 2021, le nombre de décès est passé de 113 à 125, c’est-à-dire douze décès en dix jours. La panique n’a pas tardé à gagner les rangs. Ceci, ajouté aux sensibilisations, fait tomber le mythe. Dr Stella Vidégla, épouse Soglohoun, médecin coordonnateur de la zone Cotonou 5 qui regroupe du 7e au 10e arrondissement, a les yeux ouverts sur chaque détail. «L’affluence est importante cette semaine et surtout ces derniers jours. Nous sommes allés à prês de 200 personnes vaccinées par jour. On note un engouement, malgré les quelques réticences dans la population. Mais le gros lot est maintenant plus favorable qu’au début », souligne-t-elle. Mais la vaccination n’est pas l’unique moyen de protection. Ce médecin insiste sur le respect des gestes barrières. « Ce n’est pas parce qu’on est vacciné qu’il ne faut plus se protéger, ne pas porter les masques ou ne plus se laver les mains à l’eau et au savon. Nous insistons sur cela. On leur dit aussi que dès qu’ils sentent des symptômes, de ne pas hésiter à se rendre au centre de santé. Ce n’est pas parce que vous êtes vaccinés que vous ne ferez plus la maladie. Mais vous n’aurez plus à faire une forme grave », note Dr Stella Vidégla, épouse Soglohoun. Du côté de Gbégamey, dans le 11e arrondissement de Cotonou, la paillote du centre de Santé est aussi prise d’assaut. « Nous avons remarqué que la population a compris l’enjeu et mesure l’ampleur de la situation à travers leur sortie massive. Il y a une dame, qui est là depuis des heures pour se faire vacciner. Le constat est là et est évident », note Dr Gad Houessou, médecin au Cs Gbégamey. Chacun a sa raison de prendre le vaccin. Mais la panique en est pour beaucoup. « La situation est devenue préoccupante. Au regard des dernières informations, j’ai jugé bon de me faire vacciner», martèle Josué Houedjissin qui prend le temps de s’imprégner de la fiche de consentement qu’il vient de retirer. Sous la paillote, chacun garde jalousement sa place. Certes, l’impatience des uns crée parfois de petites incompréhensions. Mais le respect par chacun de son tour ramène le calme. Pour Dr Gad Houessou, il n’y a pas de quoi craindre l’affluence. «Nous avons le personnel nécessaire. Le gouvernement a pris les dispositions pour ça. Nous avons même une équipe mobile qui circule tout le temps et qui appuie les zones où il y a de l’affluence. Ça passe très vite », rassure-t-il. Le réveil dans la cité-dortoir A Abomey-Calavi, dans la cité dortoir, c’est aussi la ruée sur les vaccins. L’engouement rime aussi avec l’impatience sur les bancs au Centre de santé de Godomey, le plus grand arrondissement du Bénin. « Avec la sensibilisation dans les médias, la population a pris conscience de l’ampleur de la pandémie. Il est désormais plus important pour chaque Béninois de se protéger. La meilleure manière pour le moment c’est la vaccination », affirme Dr Samuel Guido, médecin au Cs de Godomey. Dans cette formation sanitaire comme dans les deux autres qui accueillent des centres de vaccination dans la commune, ça grouille de monde. Ça afflue au même rythme dans l’ensemble de la zone sanitaire Abomey-Calavi / Sô-Ava où environ 600 personnes sont vaccinées par jour. Des équipes mobiles sont aussi mobilisées pour le succès de l'opération. « L’affluence est grande au niveau des postes de vaccination. Il y a des équipes mobiles qui vont vacciner au niveau des institutions, les structures qui ont un peu d’effectif. Nous sommes ce mercredi au Centre St Camille de Tokan où il y a environ 300 personnes à vacciner », fait savoir Dr Rodrigue Kohoun, médecin coordonnateur de la zone. Des sceptiques, on en retrouve même au niveau des postes de vaccination. C’est le cas de Désiré Mataï, chauffeur. « Je n’ai pas encore compris l’intérêt de la vaccination. C’est mon patron qui m’a dit de le faire sans quoi, je ne peux plus mettre les pieds chez lui », dit-il. Mais sur site, la sensibilisation se poursuit autrement. Pour le médecin coordonnateur de Zone Abomey-Calavi/Sô-Ava, l’heure n’est plus à la tergiversation : « Sortez ! faites-vous vacciner. Ne perdons pas le temps à travers les fausses informations ». Dans tous les cas, l’affluence ne cesse de croître, laissant murmurer sur certaines lèvres : « J’espère qu’il n’y aura pas rupture ». Actualités 26 août 2021


Made in Benin Radio: Une radio exclusive pour la musique béninoise
Bien plus que la musique, c’est toute la richesse de la culture béninoise que met en avant « Made in Benin radio ». Elle se veut un cadre de communication par lequel les talents du pays se révèlent au reste du monde. « Nous voulions un espace qui mette en valeur la musique des nôtres et qui les incite à faire mieux. C'est à ça que se résume cette radio. Mais pas que cela. Cette application va au-delà d'une simple radio exclusive de la musique béninoise. Elle se veut être une vitrine de toute une culture dont nous prenons chaque jour un peu plus conscience de l'immense richesse », précisent les concepteurs de « Made in Benin Radio ». Ils comptent bien apporter un plus à la valorisation du patrimoine de leur pays. Ils veulent mettre en avant «l’extraordinaire richesse de la culture béninoise» et offrir à l'occasion aux artistes béninois « un cadre de communication exceptionnel» au sein duquel ils peuvent laisser s'exprimer leurs talents et leurs œuvres. Ils ont donc conçu une « application simple et moderne » avec un contenu varié. En fin d'après-midi, il est proposé « le concentré des nouveautés urbaines qui deviendront des incontournables des sélections tendances au Bénin». Dès 6 h du matin, Mib Radio accompagne, au gré d'une sélection minutieusement concoctée, les premières heures de la journée. « Motivation est ici le maître mot » avec un programme dénommé « Enfants du Bénin debout ». En semaine à partir de 16 h, la station dresse le classement des hits les plus écoutés du moment et ouvre une fenêtre panoramique sur l'actualité musicale béninoise. Un dimanche par mois, la station programme soixante minutes exclusives de hits qui ont écrit une légende de la musique béninoise. Elle identifie aussi chaque semaine le titre le plus coté par les critiques musicaux et les mélomanes béninois. Un autre programme à l'antenne raconte l'histoire de jeunes béninois qui partagent leur raison d'être dans l'entrepreneuriat. "Moi Bénin Vi raconte des fragments de vie, des sacrifices, des déceptions, des émotions, des conflits et des joies et est à suivre les samedis de neuf heures à dix heures. D’autres programmes plus orientés comme « Rap du bled » sont également à suivre sur ce média en ligne qui s’est fixé pour seul objectif de valoriser les talents notamment musicaux du pays. Culture 25 août 2021


Sélection et classement des nouveaux bacheliers: La plateforme apresmonbac.bj opérationnelle
Le portail web consacré au choix de trois filières de formation par les nouveaux bacheliers qui souhaitent étudier dans les universités publiques, est fonctionnel, depuis lundi 23 août dernier. Apresmonbac.bj est l’unique canal via lequel les titulaires d’un Bac classique 2021 vont opérer leurs choix. Apresmonbac.bj. C’est la plateforme d’orientation exclusivement dédiée aux nouveaux bacheliers pour recenser leurs choix de filières dans les universités publiques. « Cette première phase de recueil des trois choix de filières est réservée à tous les bacheliers de 2021, titulaires d’un Bac classique (…) en vue de leur sélection et de leur classement à titre de boursiers, de formation partiellement payante et d’aides universitaires », précise Rogatien M. Tossou, directeur de cabinet de la ministre en charge de l’Enseignement supérieur, dans un communiqué en date du 20 août dernier. En clair, apresmonbac.bj oriente les nouveaux bacheliers sur les filières disponibles dans les universités publiques et met à leur disposition des informations et statistiques y relatives. Après la délibération, le bachelier pourra revenir sur la plateforme pour consulter son résultat définitif. L’outil vient ainsi corriger la situation d’indisponibilité de places constatée dans les années antérieures au niveau des universités publiques et rend la procédure beaucoup plus transparente, note la ministre Eléonore Y. Ladékan à l’occasion de la présentation de la plateforme. Apresmonbac.bj est fonctionnel du 23 août au 05 septembre prochain à minuit. C’est le seul canal à partir duquel les nouveaux bacheliers vont opérer le choix des formations dans les universités publiques. « Aucun dossier physique ne sera reçu au ministère ni dans les universités publiques du Bénin. Tout se fera via la plateforme. », martèle le directeur de cabinet. Pour opérer son choix, le bachelier accède à la plateforme via l’adresse: https://apresmonbac.bj/. Il active son compte en saisissant son numéro de table du Bac dans le champ dédié à cet effet, clique sur le bouton ok, et suit les instructions qui suivront. Après activation du compte, il opère ses trois choix, et les soumet. Un message de confirmation s’affichera à l’écran. En cas d’erreur, il a la possibilité de modifier ses choix et de les enregistrer à nouveau. Actualités 25 août 2021


Recherche scientifique en Afrique; Le Bénin classé 20e par Nature Index 2021
Le classement 2021 de Nature Index sur la recherche scientifique dans le monde a été rendu disponible en début de semaine. Le Bénin occupe la 20e place à l’échelle continentale. Le Bénin a du chemin à faire en matière de recherche scientifique. C’est la principale leçon à tirer de l’édition 2021 du classement Nature Index qui le positionne à la 20e place, contre le 13e rang en 2020. En effet, Nature Index est une revue scientifique de renom qui dévoile chaque année les pays les plus productifs en publications scientifiques. Les analyses sont fondées sur 82 journaux scientifiques « prestigieux », couvrant les sciences de la vie, la physique, la chimie, et les sciences environnementales. Ainsi, même si le classement ne couvre pas tous les domaines, il donne un aperçu de la dynamique dans le secteur de la recherche dans le monde. Pour l’édition 2021, qui a pris en compte les publications du 1er janvier au 31 décembre 2020, le Bénin a reculé, perdant 7 places par rapport à 2020. Les publications ciblées par Nature Index proviennent de l’Université d’Abomey-Calavi, de l’Université nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (Unstim) et du Laboratoire de Référence des Mycobactéries (Lrm). Les articles indexés dans ce classement sont en majorité du domaine des sciences physiques où le Bénin occupe la 4e place en Afrique. De façon globale, même si le Bénin se positionne devant le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire qui occupent respectivement la 22e et la 24e place, il est encore loin du trio de tête : l’Afrique du Sud, l’Egypte et le Kenya. Le Nigeria, le géant de l’Est occupe la 13e place, juste derrière le Ghana et le Sénégal. Dans le monde, ce sont les Etats-Unis qui prennent la première place, suivis de la Chine, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et du Japon. La France a manqué le top 5 pour se positionner en 6e position. L’édition 2021 de Nature Index intervient dans un contexte de réformes dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique au Bénin. Au séminaire national sur la stratégie de développement de l'enseignement supérieur, la recherche scientifique et l'innovation, le diagnostic a été fait. « L’enseignement supérieur est profondément affecté par l’insuffisance des ressources financières, d’équipements et d'infrastructures appropriés de recherche, l’absence de mécanismes novateurs d’incitation et de promotion de la fonction d’enseignement et de recherche», avait souligné Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat, chargé du Développement. Il est surtout attendu une réorganisation des laboratoires de recherche et de meilleurs mécanismes de financement. Actualités 25 août 2021


« Palme Cardinal Gantin des artisans de Paix »: En hommage aux bâtisseurs d’un monde plus fraternel
La préservation de la paix n’incombe pas seulement au gouvernement. Chaque Béninois doit pouvoir y contribuer. La distinction « Palme Cardinal Gantin des artisans de Paix au Bénin », vient justement rendre hommage à ceux qui travaillent à l’enracinement de la paix. Avec Hugues Hector Zogo, président de l’Ong Paix Liberté, revisitons cette initiative qui a déjà connu six éditions et qui a honoré des personnalités qui sont aujourd’hui présidents d’institutions. La Nation : Que symbolise la distinction « Palme Cardinal Gantin des artisans de paix au Bénin » ? Hugues Hector Zogo : La palme Cardinal Gantin des artisans de Paix a été créée pour honorer la mémoire de son Eminence Bernardin Cardinal Gantin à travers l’engagement des Hommes qui travaillent à l’unité dans le monde ; ceux et celles qui contribuent à bâtir un monde plus fraternel et plus solidaire. Elle se situe dans la droite ligne de la philosophie des pères fondateurs de l’Unesco, qui, dans le préambule de l’Acte constitutif de l’organisation, déclarent solennellement que : « Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ». Cette palme porte le nom hautement symbolique du Cardinal Gantin au regard de son rôle de bâtisseur d’une Afrique unie dans la paix. Elle vient honorer les personnes vivantes, institutions ou organismes publics ou privés en activité ayant contribué de manière significative à la promotion, à la recherche et au maintien de la paix. La première édition de cette distinction a été accordée le 8 mai 2016 à l’Institut régional de santé publique à Ouidah en la date anniversaire de naissance du cardinal Gantin. Et nous en sommes aujourd’hui à six éditions. A chaque édition depuis la création de la Palme, nous procédons avec tous les lauréats au dépôt de gerbe sur la tombe du cardinal. Cette année, non seulement, nous avons mené cette démarche filiale mais nous sommes allés vers la léproserie des Saints Anges pour offrir des vivres à nos frères et sœurs qui souffrent de la lèpre. A travers cette activité, nous leur avons redit à quel point, ils ont toujours du prix aux yeux du Cardinal Gantin. Comment les candidats à cette distinction sont-ils identifiés et sélectionnés ? Chaque année, par lettre circulaire, les organisations non gouvernementales ayant un statut consultatif auprès de l’Ong Paix Liberté sont invitées à présenter des candidatures. Les personnes et institutions suivantes sont également appelées à proposer des candidats: les membres du Jury pendant leurs délibérations ; les anciens lauréats de la palme Cardinal Gantin pour la paix ; les centres et fondations spécialisés dans les domaines de la recherche de la paix ; les instituts de droit international ; les membres des parlements ou des gouvernements ; les associations ou organisations qui œuvrent en faveur de la paix et des droits de l’homme ainsi que du progrès des valeurs démocratiques dans le monde ; les recteurs d’université et les professeurs d’histoire, de sciences politiques et de droit des universités. Ensuite, nous présentons les dossiers reçus au Jury présidé par le Magistrat Sowhannou Gutemberth Adelain Armel Azodogbehou, actuel président du Tribunal de première instance de deuxième classe de Dassa-Zoumè. Le jury est composé également de l’officier de paix près les Nations Unies, Bienvenu Joachim Akpovi et de Dr Léandre Olihidé, chef cellule des affaires juridiques des actes réglementaires et droits des passagers de l’Agence nationale de l’aviation civile au Bénin. C’est à leur niveau que l’évaluation se fait et les noms des lauréats sont connus. Nous avons eu plusieurs personnalités distinguées qui occupent aujourd’hui de hautes fonctions de la République. C’est le cas de l’actuel Président de la Cour suprême du Bénin, Victor Dassi Adossou distingué le 8 mai 2016 et de l’actuel Président de l’Assemblée nationale du Bénin, Louis Vlavonou distingué le 8 mai 2017. Après six éditions, comment appréciez-vous le parcours ? Nous sommes assez satisfaits. Au début, très peu de personnes étaient engagées à donner vie à ce combat. Aujourd’hui, nous commençons à construire une communauté des bâtisseurs de paix au Bénin. Chacun s’engage pour que son environnement immédiat vive en paix. C’est le combat mené par le cardinal Gantin durant toute sa vie. A cette 6e édition de la remise de la distinction, nous avons pris l’engagement de construire l’Institut Cardinal Gantin pour la Mémoire et l’Héritage. C’est un grand défi, avec la Providence, nous parviendrons à réaliser ce vœu pour l’Afrique entière. Déjà en 2016, nous avions pris l’engagement d’offrir un monument du Cardinal à l’une des communes de notre pays. L’engagement a été honoré grâce à l’autorisation et l’accompagnement de la Conférence épiscopale du Bénin sous le regard de Mgr Victor Agbanou. C’est la ville d’Allada qui abrite ledit monument depuis le 8 mai 2017. Pour la suite, nous allons lancer notre plus grand programme dédié à la paix : l’école de la paix, réservée aux jeunes de 18 à 30 ans, et dont les formations seront gratuites. Ils recevront de plusieurs experts, des modules de cours sur la paix. La paix est le meilleur combat de l’humanité. Société 25 août 2021


Responsabilités de la chaîne des transports: Le Cncb outille les acteurs à Bohicon
Le Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb) organise, du mardi 24 au vendredi 27 août 2021, à Bohicon, un atelier de formation au profit des chargeurs, transporteurs et autres acteurs de la chaîne logistique. Portant sur le thème: « La responsabilité du transporteur routier de marchandises dans l’espace Ohada », l'atelier a été lancé hier mardi 24 août, à la salle de conférence de l'Hôtel des Princes à Bohicon. Pour Ernest Tindo, directeur de l'Assistance aux chargeurs et de la Prospective et représentant du directeur général par intérim du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb), il s’agit de la toute première session de formation d’une série de six qu'organisera l’entreprise dans plusieurs villes au profit des chargeurs, transporteurs et autres acteurs de la chaîne logistique, pour le compte de l’année 2021. « Le choix du thème et le lieu de son déroulement, la ville de Bohicon, répondent à la nouvelle dynamique du Cncb d’apporter une assistance sur mesure aux acteurs », a-t-il indiqué. En effet, bien que la tenue du présent atelier s’inscrive dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de travail annuel (Pta) 2021, le choix de ce thème constitue une réponse du Cncb à la requête des transporteurs lors de la session de l’année dernière sur la masse brute vérifiée (Vgm), à Bohicon. A travers ce thème, le formateur et les participants ont l’occasion d’échanger et de partager leurs connaissances. Attentes A la fin de la présente session de formation, les participants seront capables de : comprendre la notion de transporteur ; les obligations du transporteur routier de marchandises ainsi que celles de l’expéditeur et du destinataire. Ils auront cerné aussi les notions relatives à la responsabilité du transporteur de marchandises par route, à la procédure pour obtenir réparation des dommages; aux moyens dont dispose le transporteur pour être exonéré de sa responsabilité ; et aux moyens dont dispose le destinataire ou l’expéditeur pour obtenir une réparation intégrale des dommages. Outre la présente session de formation, d’autres sont prévues pour se dérouler à Cotonou et à Parakou. Elles porteront sur diverses thématiques dont les Incoterm 2020 et la politique d’Incoterm; l’assurance maritime des marchandises transportées ; le règlement des différends en matière commerciale par les Modes alternatifs de règlement des litiges (Marl);les régimes douaniers et la masse brute vérifiée (Vgm) : fondements, responsabilité du chargeur et mise en œuvre au Port de Cotonou. « Le Cncb, sous l’égide de son ministre de tutelle, le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hèhomey, tiendra toujours le pari, chaque année, d’œuvrer pour le renforcement de vos capacités, vous chargeurs, transporteurs et autres acteurs de la chaîne des transports, en tenant compte de vos besoins et des évolutions du secteur des transports, de la logistique et du commerce international pour la concrétisation de la vision du président de la République, Patrice Talon, qui est de faire du Bénin une véritable plateforme de services logistiques et d’exportation », a précisé Ernest Tindo. Le représentant du maire de Bohicon, Norbert Guédézoumè, a adressé ses mots de bienvenue aux participants et organisateurs, avant d'exprimer toute sa reconnaissance au Cncb qui œuvre chaque année pour le renforcement des capacités des transporteurs de la ville-carrefour. L'ouverture officielle de l'atelier a été faite par le représentant du directeur général par intérim du Cncb. Il faut noter que la formation est assurée par le magistrat Séïdou Boni Kpégounou. Source : Ccom/Cncb Société 25 août 2021


Formation à la certification Icdl: Les capacités de 105 enseignants renforcées
Cent cinq enseignants points focaux des salles de classe numériques, des lycées d’excellence et d’amitié sino-béninoise d’Abomey et Grand-Popo ont bénéficié, du 2 au 13 août dernier, simultanément dans les villes de Ouidah, Comè, Pobè, Bohicon, Parakou et Natitingou d’une formation devant leur permettre d’obtenir la certification Icdl (International Computer Driving Licence). Ils ont été entretenus sur trois thématiques à savoir : Essentiel de l’ordinateur, de la communication et du web ; traitement de texte et tableur. Initié par l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep), ce renforcement de capacités s’inscrit dans la volonté du gouvernement de mettre des compétences à la disposition des salles de classe numériques des établissements. Devenue un Centre de test accrédité (Cta) Icdl, depuis février 2020, l’Absu-Cep contribue à ce titre à la mise en œuvre du mémorandum d’entente signé en 2018 entre Icdl Africa et le ministère de l’Economie numérique et de la Digitalisation pour offrir aux citoyens la possibilité d’obtenir la certification Icdl. Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de formation aux compétences numériques et de certification Icdl au profit du personnel de l’administration publique béninoise, le Bénin s’est doté du Centre de test accrédité Icdl dont l’objectif est de former et de certifier aux standards de l’Icdl, les compétences numériques du personnel de l’administration béninoise, les enseignants et élèves, les artisans et commerçants. Cette session de renforcement des capacités des enseignants au niveau des Cta/Icdl de l’Absu-Cep fait suite à celle organisée au profit de 30 cadres de la Société béninoise d’Energie électrique (Sbee) du 7 juin au 16 juillet dernier Société 24 août 2021


Réseau Francophone des ministres en charge de l’Economie numérique: Un groupe d’experts prépare la prochaine rencontre
Une réunion du Réseau francophone des ministres en charge de l’Economie numérique (Rfmen) aura lieu les 2 et 3 septembre prochains à Cotonou. A quelques jours de ce rendez-vous international, une rencontre des experts s’est tenue en ligne, ce vendredi 20 août, sous la présidence de Gaspard Datondji, secrétaire général adjoint du ministère du Numérique et de la Digitalisation, représentant Aurélie Adam Soulé Zoumarou, présidente du Rfmen. Abritant le Secrétariat permanent et assurant la présidence du Réseau francophone des ministres en charge de l’Economie numérique (Rfmen) depuis sa création lors du 17e Sommet de la Francophonie tenu à Erevan en Arménie en octobre 2018, le Bénin s’apprête à accueillir, les 2 et 3 septembre prochains, la réunion du Réseau francophone des ministres en charge de l’Economie numérique (Rfmen) à Cotonou. Dans la perspective de ce rendez-vous de haut niveau, une rencontre des experts s’est tenue en ligne, vendredi 20 août dernier. Les représentants du Gabon, du Cameroun, de la République Centrafricaine, du Sénégal, du Québec, de la République démocratique du Congo et du Congo ont pris part à cette réunion présidée par Gaspard Datondji, secrétaire général adjoint du ministère du Numérique et de la Digitalisation représentant la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, présidente du Rfmen. L’objectif de cette réunion, qui est la première d’une série de deux, est de définir une feuille de route et de présenter le rapport d’activités du Rfmen ainsi que le nouveau format de fonctionnement du Rfmen. Ainsi, après l’adoption de l’ordre du jour et le discours d’ouverture du représentant de la présidente du Rfmen, les différents documents préparés par le secrétariat de la réunion ont été soumis aux experts. Il est à noter que la réunion de Cotonou va marquer la dynamisation des activités du Rfmen et préparer les livrables du 18e sommet de la Francophonie. Ces assises de Cotonou seront également l’occasion pour les ministres de repenser le fonctionnement du réseau. A cet effet, ils auront à définir un format agile et performant du fonctionnement du réseau, actualiser la stratégie numérique de la Francophonie et contribuer à l’ancrage du Rfmen en tant qu’un réseau efficace de l’Oif. Pour rappel, la mission principale du Réseau est de contribuer à la mutualisation des efforts afin d’accroître les performances du secteur de l’économie numérique dans l’espace francophone. La seconde séance de travail des experts aura lieu, vendredi 27 août, et permettra aux participants d’amender les différents documents sur lesquels porteront les travaux de la réunion des ministres à Cotonou. Société 24 août 2021


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