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Nouvelles

Préparatifs du West africain challenge Cup: Buffles victorieux face à la Renaissance du Niger
Les Buffles du Borgou se sont imposés, mercredi 18 août dernier au stade René Pleven d’Akpakpa, à l’équipe de la Renaissance du Niger par le score de 2-0. Cette rencontre vient en prélude à la première édition du tournoi West African Challenge Cup (Wacc). Esae Fc, champion en titre du Bénin et Renaissance du Niger croiseront les crampons ce jour dans le même cadre. Dans quelques jours se jouera au Bénin un tournoi international dénommé West African Challenge Cup (Waac). En prélude à cet évènement sportif qui réunira plusieurs équipes de football de la sous-région, des matches amicaux sont programmés. Les Buffles du Borgou se sont débarrassés de Renaissance du Niger par le score de 2-0, mercredi 18 août dernier au stade René Pleven d’Akpakpa lors d’un match amical de préparation de cette compétition. L’équipe vice-championne en titre du Bénin a ouvert le score à la 11e minute par le biais de Dieudonné Noumonvi. Lancé depuis leur base arrière, Henri Chiché sert une bonne balle de but à Dieudonné Noumonvi qui d'un plat du pied bat le portier adverse Abdoulsalam Chaibou du Niger. A 1-0, les Buffles du Borgou étendent leur hégémonie sur la partie jusqu’à obtenir un penalty à la 14e minute. Henri Chiché prend ses responsabilités et marque le deuxième but. C’est sur cet avantage au score que les poulains de Dramane Sanou vont retourner aux vestiaires. A la reprise, ils vont conserver leur avance sans inscrire d’autres buts. Ayinla Abayomi et Roland Beakou des Buffles ont manqué de peu de corser la note. Mission accomplie pour Chérif Dine Cakpo et ses coéquipiers qui empochent les trois points grâce à leur victoire. Un second match pré-tournoi est prévu pour ce vendredi 20 août sur les mêmes installations pour permettre à Esae Fc, champion en titre du Bénin, de renouer avec la compétition. De sources proches de la direction du Wacc, le tournoi proprement dit va démarrer dimanche 22 août prochain. Contrairement aux six équipes annoncées ce sont finalement quatre formations qui seront présentes et animeront un mini-championnat linéaire au bout duquel l’équipe qui va totaliser le plus grand nombre de points sera déclaré victorieuse. Sports 20 août 2021


Lutte contre l’extrémisme violent: Le Bénin appelé à répondre à l’urgence
Des actes de violences se succèdent et font craindre le pire. Les plus récents sont perpétrés courant fin juillet et début août à la lisière de la frontière nigériane, dans la commune de Savè, arrondissement de Bèssè. Tout en suscitant indignation, ils ont remis au goût du jour, le débat sur l’extrémisme violent qui étend ses tentacules sur le sol béninois. Pourtant, le Plan d’action national peine à être une réalité, en dépit des alertes données par plusieurs chercheurs. Le rapport de l’Institut néerlandais des Relations internationales Clingendael, qui date de juin 2021, relève que les régions septentrionales du Bénin sont confrontées à de sérieux risques d’exploitation idéologique et communautaire orchestrée par différentes organisations extrémistes actives de l’autre côté des frontières. « Djougou mérite une grande attention sur la question de l’extrémisme religieux. Il n’y a pas que le chômage qui menace les jeunes. Le radicalisme violent pourrait venir recruter dans leurs rangs », a prévenu en fin de semaine dernière, Malick Gomina, maire de la commune. « Ceux qui ne nous veulent pas du bien partagent la même religion avec la très grande majorité de la population. Le niveau de misère est si élevé que je crains que ce ne soit un terreau fertile pour entraîner les esprits fragiles dans le radicalisme », s’inquiète-t-il. Djougou est située dans le département de la Donga, l’un des plus menacés dans la partie septentrionale par le risque de débordement de la violence du Sahel vers les États dits côtiers. Dans le département des Collines, trois personnes ont été égorgées les 06 et 07 août derniers, par des individus non identifiés. Quelques jours auparavant, soit le 28 juillet, une autre a été tuée dans un braquage. Ces actes criminels commis à Bessè, un arrondissement de la commune de Savè, renvoient aux conflits entre agriculteurs et éleveurs peuls. Depuis quelques années, ces incidents meurtriers sont récurrents. « Ça fait près d’une dizaine d’années qu’il y a toujours des affrontements suivis de mort d’hommes dans cet arrondissement… », confie le maire de la commune de Savè, Denis Oba Chabi, qui préconise l’installation d’une base militaire dans cette localité. L’enlèvement de deux touristes suivi de l’assassinat de leur guide béninois dans le parc national de la Pendjari en 2019, ainsi que l’attaque du poste de police de Kérémou sont autant d’éléments qui appellent à des actions urgentes. Le directeur général des Services de renseignements extérieurs français (Dgse), Bernard Émié, a d’ailleurs désigné le Bénin et la Côte d’Ivoire comme étant en danger imminent. Des causes gérables Le rapport Clingendael évoque trois raisons qui expliqueraient le niveau élevé de violence communautaire. D’une part, les conflits entre agriculteurs et éleveurs (50 % des incidents signalés). D’autre part, la gestion de la propriété foncière (environ 10 % des incidents signalés) avec les fréquents changements de régimes fonciers qui ont créé un flou juridique quant à la propriété des terres. Selon Epiphane Dossou, juriste-sociologue, au-delà du foncier et de la transhumance, il y a aussi en cause certaines pratiques religieuses. Il explique que pour parler d’extrémisme violent, il faudra une idéologie extrémiste, accompagnée d’une logique d’action violente. Excluant donc les mouvements religieux extrémistes qui ne commettent pas des actes de violence. Pour le juriste-sociologue, les cumuls de frustrations peuvent également conduire certaines personnes à s’organiser pour exécuter des actes violents. « Nous parlons beaucoup du Sahel alors que les extrémistes sont en train de recruter des communautés et ils recherchent les communautés qui ont des griefs contre le gouvernement, qui sont des proies faciles », souligne Théonas Moussou, coordonnateur pays de l’Institut républicain international (Iri) pour le projet de la prévention de l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest. En effet, les zones de prédilection de ces extrémistes sont celles frontalières où les institutions et services de l’Etat sont quasi inexistants, notamment l’école, l’hôpital, la télévision, les centres de loisirs ou de promotion sociale. A ces endroits, les populations sont facilement phagocytées. « Nos dirigeants, depuis des années, ne se sont véritablement pas occupés de la question de nos frontières, de sorte que n’importe qui peut entrer dans notre pays par n’importe quelle frontière », fait observer le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba. Il relève que des Béninois s’identifient aux citoyens des autres pays, et ont la monnaie du Nigeria comme leur monnaie principale, en raison de l’absence de l’Etat, et en déduit que c’est chose normale qu’ils soient cooptés par ces extrémistes. Enclencher la stratégie nationale de prévention Le gouvernement a répondu aux récents actes de violence posés à Savè par un déploiement des forces de défense dans cette zone devenue rouge. Une action d’éclat qui ne résout que de façon ponctuelle un mal qui prend de l’ampleur. Pourtant, le Bénin a mis en place une Commission nationale de lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent qui a reçu l’onction des partenaires techniques et financiers. « Le Pnud a commandité une étude sur l’extrémisme violent au Bénin. Le problème est qu’on veut anticiper mais on prend trop de temps. Il y a des partenaires qui sont prêts à accompagner le pays dans ce sens mais jusqu’à présent, le plan d’action national que le Pnud a aidé à mettre en place n’est pas encore entériné. L’institutionnalisation des solutions reste un problème à notre niveau… », souligne Théonas Moussou, coordonnateur pays de l’Institut républicain international (Iri). Les actions posées par l’Organisation internationale pour la migration (Oim) et l’Agence béninoise de gestion intégrée des frontières (Abegief) ne suffisent pas pour endiguer le mal. Il faut noter qu’une séance de travail technique initiée par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) a réuni les chefs de coopération et des conseillers en sécurité des ambassades accréditées au Bénin, qui se sont penchés, à Cotonou le 11 juin dernier, sur le contenu de la Stratégie nationale de prévention de l’extrémisme violent, son plan d’action global 2021-2030 et son plan d’action prioritaire 2021-2025. La rencontre visait à mobiliser les partenaires autour de cette stratégie dans la perspective de sa mise en œuvre. C’est dire combien l’Etat béninois est attendu dans la prise de décision aux fins de déclencher la mise en œuvre de la stratégie nationale de prévention. A l’occasion de ces assises, plusieurs causes sous-jacentes du phénomène de radicalisation ont été relevées. Il s’agit, entre autres, de la pauvreté (25 % des enquêtés), du chômage (25 % des enquêtés), de la marginalisation socio-économique, de l’analphabétisme et de la mauvaise connaissance des textes religieux, de la mauvaise gouvernance, etc. Et cinq défis majeurs ont été identifiés pour la prévention de l’extrémisme violent. Il s’agit notamment de l’amélioration des perspectives socioéconomiques pour réduire les vulnérabilités des espaces précaires ; la lutte contre la marginalisation et la discrimination; la lutte contre la mauvaise gouvernance et les violations des droits de l’homme; l’éducation et la sensibilisation pour le renforcement des capacités de résilience et la promotion de la paix pour une coexistence pacifique. Au dire du président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba, il faut poursuivre la sensibilisation, implanter le drapeau national sur l’ensemble du territoire, et voler au secours des populations laissées pour compte pour satisfaire leurs besoins sociaux de base. « Il faut faire connaitre aux gens que leur nation, c’est le Benin, et qu’il ne faudrait pas qu’ils servent de couloirs pour ceux qui veulent nuire à cette nation», insiste-t-il. Pour le maire de Djougou, Malick Gomina, il ne faut pas attendre le pire avant d’agir. « Le Burkina Faso se croyait épargné avant de se retrouver dans la situation chaotique qu’on connait aujourd’hui. La meilleure façon de prévenir la violence est de combattre la pauvreté sous toutes ses formes, au risque de pousser notre jeunesse à commettre l’irréparable », fait-il savoir. Les défis sont nombreux mais pas insurmontables. Actualités 20 août 2021


Atteintes à la pudeur publique: Plusieurs cas déférés par la Brigade des mœurs
S’habiller de façon indécente est un outrage à la pudeur publique, un fait réprimé. Pour ceux qui n’en ont jamais entendu parler, la Brigade des mœurs est bien opérationnelle. Elle est une unité spécialisée chargée de la répression des actes attentatoires à la pudeur publique. Avec la mise à disposition d’équipements modernes et technologiques au service de la Police, même les diffuseurs de scènes obscènes et impudiques sur la toile sont démasqués. « La Brigade des mœurs s’intéresse aux faits d’outrage à la pudeur publique. Les gens qui s’habillent sans décence, les jeunes garçons que l’on voit en circulation avec le pantalon en dessous des fesses ; les filles qui s’habillent les perles exposées, le nombril dehors, les seins à peine voilés… La Brigade des mœurs est chargée de réprimer ces comportements qui sont constitutifs d’infraction à la loi pénale. Une personne normale, qui a tous ses sens mais qui s’habille de façon à provoquer les autres et porter atteinte à la pudeur publique est en infraction », prévient le commissaire de police de première classe Emmanuel Agbodjan, chef adjoint de la Brigade des mœurs. Les tendances vestimentaires de nos jours donnent en effet à réfléchir. Pour certains, en proie à une modernité outrée, plus l’on est peu recouvert, mieux l’on est bien habillé. « Ceux qui s’habillent de façon indécente savent pour la plupart du temps ce qu’ils font mais ils se disent que c’est la mode. La Brigade des mœurs est là pour leur dire que la mode n’est pas une immunité et ne protège pas contre la rigueur de la loi», fait observer le commissaire Emmanuel Agbodjan. En outre, il dépeint une situation de plus en plus récurrente, notamment les atteintes aux bonnes mœurs ou à la vie privée sur la toile. « Il y a des cas qui deviennent préoccupants. Ce sont les cas d’atteinte à la vie privée sur l’espace virtuel ou encore ces jeunes filles qui diffusent et partagent des images à caractère sexuel ou obscène sur les réseaux sociaux », dénonce le chef adjoint de la Brigade des mœurs. A l’en croire, plusieurs cas d’outrages à la pudeur et d’atteintes à la vie privée ont été déférés. « De 2020 à 2021, la Brigade des mœurs a reçu plus d’une centaine de cas. Beaucoup de procédures ont été faites en la matière et plusieurs cas ont été déférés tant à Calavi qu’à Cotonou. Nous faisons beaucoup de recherches sur ces personnes. Il y a des procédures qui sont actuellement en cours», précise-t-il. De plus en plus, la Brigade des mœurs s’inscrit dans la révolution numérique qui embrase tous les secteurs du pays et se perfectionne à l’utilisation de l’outil informatique. Même si elle n’est pas totalement équipée, la Brigade des mœurs travaille avec l’Office central de répression de la cybercriminalité qui l’aide dans les recherches sur l’espace virtuel et lui reverse les informations. Toujours l’éducation Plus que par le passé, la dépravation et les pratiques impudiques ont aujourd’hui droit de cité dans les villes, au nom d’une certaine mondanité. L’évolution technologique et l’essor du numérique en rajoutent à cette extraversion. Mais une bonne éducation éloigne les enfants des comportements déviants qu’ils pourraient avoir. « Le dialogue parent-enfant est pour moi la clé du respect des bonnes mœurs dans la société. Des parents qui ont la facilité d’échanger avec leur enfant sur comment se comporter dans la ville, sur sa vie sexuelle, sur son corps…, participent déjà à faire de lui un bon citoyen. Il est de grande importance que chaque parent arrive à sensibiliser les enfants aux comportements déviants. Ce que l’enfant va apprendre en ville est souvent préjudiciable et les conséquences sont drastiques après », soutient le commissaire Emmanuel Agbodjan. Il invite les parents à ne pas considérer comme tabou certaines vérités qui doivent être dites aux enfants car ils sont de plus en plus curieux et en l’absence d’orientations de leurs parents, ce sont les écrans de télévision et de portables qui finissent par les éduquer. «Il faut pouvoir dire aux enfants les choses qui correspondent à leur âge », va-t-il exhorter avant de prévenir : «Les jeunes gens qui se permettent de reproduire ce qu’ils voient sur internet ou ailleurs, je tiens à leur dire que leur comportement déviant est d’abord une offense à leur famille. Dans tous les cas, la Brigade des mœurs ne sera pas fatiguée de réprimer ces comportements. Nul n’est censé ignorer la loi ». A propos de la Brigade des mœurs La Brigade des mœurs est une unité de la Police républicaine placée sous l’autorité de la Direction de la Police judiciaire. Elle est chargée de prévenir et d’assurer la répression de tout acte qui porte atteinte à la pudeur publique. Elle a une compétence nationale et est basée au treizième arrondissement de Cotonou, quartier Agla notamment dans les locaux de l’ex-brigade de la gendarmerie. La Brigade des mœurs reçoit les dénonciations d’atteintes à la pudeur publique ou de violations de la vie privée. Créée dans les années 90, la Brigade des mœurs était une composante de l’ex-Brigade des mœurs et stupéfiants (Bms). En 2008, le volet stupéfiants a été dissocié pour se rattacher à l’Ocertid qui est aussi une unité à part entière de la Police judiciaire. La Brigade des mœurs n’a pas seulement une fonction répressive. Elle joue également un rôle préventif. « Nous faisons des descentes de sensibilisation aux bonnes mœurs un peu partout. En juin dernier, nous étions dans le Septentrion pour des séances de sensibilisation. Nous le faisons avec la contribution de partenaires sociaux et des autorités locales », fait savoir le commissaire de police Emmanuel Agbodjan. Société 19 août 2021


Contribution de la diaspora au développement du Bénin: Un apport dispersé et imperceptible ?
Les statistiques font défaut mais il est évident que l’argent envoyé par le Béninois de l’extérieur à sa famille et ses investissements dans divers domaines contribuent à l’essor du Bénin. Romain da Costa, Béninois de la diaspora, en est convaincu. Le seul hic, selon lui, c’est que cet apport est dispersé et invisible. Tout comme la diaspora des autres pays africains, les Béninois de l’extérieur contribuent pour une part non moins importante au développement du Bénin, notamment aux plans économique, social et culturel. « Si vous regardez dans le pays, à part quelques gros magnats tels que Samuel Aworet, on ne constate pas vraiment la présence économique de la diaspora. Pourtant, elle existe. Il y a cet apport qu’on envoie au pays et qui constitue de l’aide sociale qui n’entre pas directement dans le système économique», explique Romain da Costa, directeur des Relations internationales de la mairie de Rosny sous-bois en France, et président du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (Hcbe) dont le bureau fait face à une organisation bis dirigée par Mathieu Hounyovi, donnant lieu visiblement à ‘‘ deux ailes’’ au sein du Hcbe. A côté des sous envoyés au pays, poursuit-il, il y a quelques réalisations. « Individuellement, il y a beaucoup de Béninois de la diaspora qui ont des réalisations économiques dans le pays dans plusieurs domaines tels que la communication, l’agroalimentaire, etc. Donc, il y a ce retour-là mais qui est invisible », reconnaît-il. Pourquoi alors l’apport des Béninois de l’extérieur au développement de leur pays d’origine est-il invisible contrairement à celui de la diaspora des autres pays africains ? Plusieurs raisons expliquent la situation, selon Romain da Costa. D’abord, le mouvement de retour des Béninois de l’extérieur vers le Bénin a commencé à partir de 1990. Idem pour leur contribution au développement du pays. Ensuite, au-delà des aides familiales et de quelques investissements çà et là, «le reste est invisible parce que ceux qui reviennent ne sont pas très bien connectés avec ceux qui sont au pays. Beaucoup reviennent avec de grandes idées mais ils déchantent vite, ils connaissent beaucoup d’échecs et repartent systématiquement si bien que ceux qui ont réussi, on ne les voit pas ». Sur le plan politique, la diaspora béninoise ne pèse pas non plus. Bien avant la réforme du système partisan, note Romain da Costa, les Béninois de l’extérieur étaient éparpillés et sans une assise solide au sein des partis politiques. Ce qui ne permet pas à la diaspora de peser dans la vie politique du pays. En outre, il fait observer que les Béninois de l’extérieur sont assez divisés et individualistes. Relooker le Hcbe ? Restructurer le Hcbe conformément à l’esprit de la Conférence nationale permettra à la diaspora béninoise de contribuer efficacement et beaucoup plus au développement du Bénin. C’est ce que pense Romain da Costa. « En 1990, la Conférence a suggéré qu’il y ait cet organe qui sera le creuset où les Béninois se rassemblent et s’organisent pour servir leur pays. En 1997, le président Kérékou a fait en sorte que le Hcbe soit créé et sa mission est de rassembler tous les Béninois de l’extérieur, propulser chaque Béninois de l’extérieur qui a une vision pour le Bénin, qu’importe le domaine. Nous devons tous ensemble le propulser pour qu’il réussisse et qu’efficacement nous puissions contribuer au développement du pays. Le Hcbe a trois projets phares: la maison de la diaspora, la banque des Béninois de l’extérieur et avoir des élus à l’Assemblée nationale », rappelle-t-il. Malheureusement, jusqu’à sa prise de fonction en 2016, soit 20 ans après la création du Hcbe, rien de tout cela n’a été fait. En 2007, après la modification des statuts et règlement intérieur de l’organisation, le conseil d’administration du Hcbe composé d’une trentaine de membres dont des Béninois de l’extérieur et des représentants du gouvernement et des institutions de la République, a été supprimé, et c’est un bureau de sept membres qui conduit les destinées de l’organisation. Les représentants du gouvernement et des institutions de la République ont été donc retirés. « Ceux qui, du pays, devraient avoir leur mot à dire au sein du Hcbe ont été retirés au nom de l’autonomie associative, je pense que c’est ça qui a tué le Hcbe », déplore M. da Costa. Pour lui, il est primordial que l’organisation retrouve sa structuration de départ pour permettre aux Béninois de l’extérieur de contribuer au développement de leur pays avec efficacité. « Avec les membres de mon bureau, on s’est dit que si on continue de cette façon, le Hcbe sera toujours une coquille vide », insiste-t-il. Il regrette aussi le fait que les cotisations peinent à tomber et qu’il se retrouve parfois dans l’obligation de mettre la main à la poche pour financer toutes ou partie des activités. Pour corriger le tir, il propose de retoucher la structuration et le fonctionnement de l’organisation. Cette réforme a conduit lui et son bureau à mettre en place un comité scientifique composé d’au moins 140 Béninois du monde entier qui accompagnent le bureau mondial dans la réorganisation du Hcbe. « Le projet qu’on mène aujourd’hui, c’est de transformer les sections Hcbe pays par pays en un Conseil des Béninois qui est plus consensuel parce qu’on demande aux associations dans les pays (qui sont plus efficaces que les sections Hcbe) de se réunir pour désigner leurs représentants de façon consensuelle. La réforme est en cours et va nous conduire à l’Assemblée générale, si on réussit à temps, en décembre 2021. Récemment, on était au Burkina Faso où on a mis en place le Conseil des Béninois du Burkina Faso (Cbbf). Le but final de tout ceci, c’est de montrer que l’organisation a fait peau neuve et tient désormais la route avec des membres prêts à relever les défis, et en même temps, on fait une proposition au gouvernement pour dire que tant que le Hcbe ne devient pas une institution, il y aura toujours de la pagaille », explique Romain da Costa. A l’en croire, il s’agit de dire au gouvernement que s’il souhaite qu’il y ait des réalisations efficaces avec lui (l’Exécutif), qu’il (l’Exécutif) doit transformer le Hcbe en une institution dans laquelle il va y avoir des Béninois de l’extérieur élus par leurs pairs et qui vont occuper la majorité des sièges. Et de l’autre côté, il y aura les membres désignés par le gouvernement, l’Assemblée nationale et d’autres institutions de la République. Ainsi, « on aura une institution en bonne et due forme pour gérer les relations avec les Béninois de l’extérieur. On sera beaucoup plus efficaces et plus respectés que si on continue de fonctionner comme une association de loi 1901. Cela évite aussi que des gens se lèvent pour créer une association bis ou une troisième association parce que de cette façon, ces associations seront tout le temps en concurrence et on ne sera jamais efficaces dans la façon de contribuer au développement du pays », assure-t-il. En attendant l’aboutissement de cette réforme et surtout la réunification des ‘‘ deux ailes Hcbe ’’, l’on note que l’apport de la diaspora béninoise au développement du pays, demeure dispersé et imperceptible quoique cela contribue plus ou moins à la croissance économique. Il est clair que des efforts doivent être faits pour une contribution beaucoup plus structurée et importante permettant de créer de la valeur ajoutée pour booster l’économie nationale. Actualités 19 août 2021


Prise en charge de la fente labio-palatine: L’enfant, un patient à suivre délicatement
Longtemps considérée comme une malédiction, la fente labio-palatine est une affection curable de nos jours. La prise en charge de l’enfant, le petit patient, exige des spécialistes une vigilance accrue. « J’ai toujours pensé que c’est comme ça que Dieu m’a créée. Je ne savais pas qu’il y avait un traitement. Je me cachais parce que j’avais honte de mon état… », raconte après son opération chirurgicale, dame Bio Ramath, qui a vécu avec son affection jusqu’à l’âge de 26 ans. « Autrefois, certains nommaient cette pathologie le bec de lièvre, ce qui est un terme péjoratif, car c’est un peu comme pour dire de l’enfant qu’il est un lièvre ». En lieu et place de ce terme dégradant, le chirurgien pédiatre Serge Mètchihoungbé a préféré parler de la fente vue comme une malformation congénitale. Elle est dite labiale, au niveau des lèvres et palatine, relativement au palais. C’est une pathologie qui se soigne avec le concours de plusieurs spécialistes, chirurgiens, nutritionnistes, anesthésistes, orthophonistes. Et dans ce processus de prise en charge, le rôle dévolu aux infirmiers présente beaucoup d’intérêt. A juste titre, l’Ong Smile Train, qui propose une chirurgie corrective aux enfants souffrant de fentes labiales et palatines, met un accent particulier sur la formation de cette catégorie de personnel soignant. « Le premier risque que court le patient au bloc opératoire est lié aux voies respiratoires, surtout chez l’enfant. Le second, le saignement au niveau des lèvres, surtout au niveau du palais. Tout patient est à risque, mais les enfants méritent une attention particulière… », a déclaré Dr Nina Cakpo Chichi, directrice de programme par intérim de l’Afrique de l’Ouest pour Smile Train. A en croire Dr Serge Méwanou, médecin anesthésiste, réanimateur, en service au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) de Cotonou, les soins infirmiers sont essentiels dans la chaine de prise en charge des fentes labio-palatines et vont de l’évaluation du patient qui sort du bloc à la prévention de complications postopératoires en passant par sa surveillance. Le rôle de l’infirmier consiste donc à évaluer, décider et réagir pour prévenir le pire, surtout lorsqu’il s’agit des enfants, considérés comme de petits patients à suivre de près. « Ces petits patients qui n’ont pas la même physiologie que les adultes constituent l’avenir de demain et il faut connaitre leur spécificité pour bien s’en occuper… », souligne Dr Serge Méwanou. Une diversité de fentes… Il existe plusieurs formes de fentes variant d'une simple bifidité de la luette (prolongement vertical du bord postérieur du voile du palais, formant un petit appendice charnu, à l’entrée du gosier) à une fente labio-palatine bilatérale totale. En effet, la fente peut concerner uniquement les lèvres et est dite dans ce cas labiale. Elle peut concerner la gencive, ce qui donne lieu à la fente labio-alvéolaire. Si elle concerne la gencive et le palais, elle est appelée fente labio-palatine. La fente peut aussi se retrouver au niveau du palais : soit le palais mou, soit le palais dur. La fente touchant ces deux parties du palais est la fente palatine. Par contre, lorsqu’elle est spécifiquement liée au palais mou, il s’agit de la fente vélaire. Quand la fente est au niveau de la luette, il est question de la bifidité de la luette. Et si elle se retrouve des deux côtés de la luette, on parle d’une fente labio-palatine bilatérale totale. Prévenir tant qu’on le peut Les facteurs responsables de cette pathologie sont multiples. On dit généralement qu’elle est héréditaire, mais elle provient également de quelques facteurs exogènes, qui dépendent de l’état de la mère qui veut accoucher, de ce qu’elle a fait ou subi pendant la grossesse. Le médecin anesthésiste Dr Serge Méwanou relève au titre de ces facteurs exogènes, l’alcoolisme, le tabagisme, mais aussi l’usage des médicaments tératogènes (proscrites pour les femmes enceintes) qui nuisent au développement du fœtus. Selon le chirurgien pédiatre Serge Mètchihoungbé, il a été remarqué que les femmes ayant accouché d'enfants à fentes, sont en grand nombre des alcooliques ou consomment du tabac. Dr Serge Mètchihoungbé explique également que certaines femmes ne suivent pas leur grossesse. Or, une grossesse ne doit pas être un accident mais plutôt programmée. A l’en croire, la non prise de l’acide folique au cours de la période conceptionnelle est aussi une cause de malformation (apoptose). Avant de tomber enceinte, la femme doit se préparer, car certaines substances, notamment l’acide folique (la foldine) doivent être en quantité suffisante dans son corps pour empêcher des malformations. La foldine est un élément qu’il est important pour la femme désireuse de tomber enceinte de prendre dès qu’elle se met à en faire le programme avec son époux avant même de passer à l’acte procréateur. « On a remarqué que le manque de la foldine dans le sang cause des malformations non seulement au niveau de la face de l’enfant mais aussi au niveau de beaucoup d’autres tissus », indique le chirurgien. En dehors de l’alcool, du tabac, des médicaments tératogènes et du manque de foldine, il y a d’autres facteurs tels que la pauvreté, la soumission ou l’exposition de la femme enceinte à des insecticides et pesticides, le jeune âge de la femme enceinte (moins de 18 ans) ou son âge avancé (au-delà de 36 ans) et l’exposition aux radiations ionisantes (à travers les examens radiographiques) qui peuvent également occasionner les fentes. La fente labiale/palatine est la deuxième anomalie congénitale la plus fréquente après le pied bot (malformation du pied qui peut être pied tordu, ou sembler être à l'envers). Elle peut varier d’un petit défaut dans le vermillon de la lèvre supérieure à une fente complète du visage s’étendant au-delà du nez et jusqu’aux yeux. « Il faut faire des consultations prénatales régulières et suivre les conseils du gynécologue obstétricien », conseille Dr Serge Méwanou. Santé 19 août 2021


Pêche artisanale maritime: Pressions en mer, en travers de la loi
La productivité de la pêche maritime artisanale a été multipliée par au moins quatre en une décennie au Bénin. Mais les revenus des pêcheurs semblent ne pas connaître la même amélioration. Sont indexées les pratiques prohibées, contre lesquelles l’Etat prépare une bataille. « Mes enfants ne feront pas la pêche ». Mathieu Sindété est catégorique. Lui qui a longtemps porté la voix des pêcheurs marins artisans se désole, dit-il, de la paupérisation de cette activité qui l’a conduit en mer à l’âge de 6 ans. « Ça ne nourrit pas son homme. Vous allez brûler en mer près de 150 000 F Cfa de carburant à rechercher le banc de poissons et ne pas en trouver pour encercler. Nous ne vivons pas, nous vivotons », regrette-t-il. Pour lui, les beaux jours de la pêche sont comptés, si rien n’est fait. Et il n’est pas le seul à récriminer. « La pêche est devenue très aléatoire aujourd’hui. On ne la pratique que pour subsister et nourrir la famille. Ça ne permet plus de faire des investissements comme on le faisait entre temps. J’ai envie d’aller faire autre chose. Malheureusement, je n’ai appris à faire que ça. Même pour renouveler les équipements, je suis obligé de m’endetter avec des conditionnalités compliquées», se désole Augustin Amoussougbo, secrétaire général de la Fédération nationale des acteurs de la pêche artisanale du Bénin. Pourtant, la façade maritime béninoise qui s’étend sur 125 km n’est pas si pauvre. Selon des études, elle regorge de plus de 257 espèces de poissons, en plus des espèces de crustacés et autres. Mieux, la productivité de la pêche maritime artisanale ne cesse de croître cette dernière décennie. En 2019, elle est de 37 948 tonnes contre 14 742 en 2017 et 8 851 tonnes en 2009. Ce résultat est d’ailleurs très loin de celui de la pêche maritime industrielle qui en 2019 n’a eu que 8 509 tonnes de poissons. Mais ces statistiques couvent des plaintes récurrentes : aventures infructueuses, amaigrissement des revenus, etc. Un mal plus profond que la mer Au port de pêche de Cotonou, il y a de l’affluence cet après-midi du 13 août 2021. Le hall de vente grouille de monde. Mais la chance n’a pas souri à tous les pêcheurs. Ce jour, l’aventure a été infructueuse pour Victorin Hounkpatin, père de deux enfants. « On n’a pas eu la chance. Ce sont ceux qui sont allés du côté de Hillacondji qui ont tiré le gros lot. Quand la chance vous sourit, vous pouvez avoir des captures d’un montant de 1 500 000 F Cfa. En enlevant les charges, vous avez un peu de ressources que vous partagez entre vous. Mais dans le cas contraire, il faut prêter les sous pour faire face aux charges », fait-il remarquer. Face à cette situation, les acteurs indexent l’envahissement de la façade maritime par des engins dévastateurs. « Les plans d’eau ont été vidés avec des pratiques prohibées. Les gens se sont reconvertis ensuite dans la pêche maritime avec des techniques qui ne permettent pas aux poissons de se reproduire. Il s’agit des pêcheurs de crevettes roses et des gens qui utilisent des filets trainants avec des panneaux et des moustiquaires qui ramassent les œufs de poisson. Pourtant, nous avons une loi-cadre. Il y a beaucoup d’espèces qui ont disparu à cause de ces pratiques », se plaint Augustin Amoussougbo. La compétition est rude en mer, avec tous les risques. Très engagée dans la protection des ressources naturelles, l’Ong Eco Bénin a mené en octobre 2020, des enquêtes exploratoires auprès des populations des zones côtières du Bénin sur la criminalité maritime. Il en ressort que les pêcheurs de Ouidah et de Cotonou sont inquiets au vu de la poussée démographique qui engendre l’augmentation du nombre de barques et de pêcheurs. Ce qui n’est pas sans conséquence sur les prises de pêche. « Le paradoxe est que les captures des pêcheurs continentaux convertis en pêcheurs marins artisans et qui utilisent les chaluts-bœufs échappent aux statistiques. Ce qui entraine un biais dans les prises de décision par rapport à la gestion des pêches », analyse Dr Zacharie Sohou, directeur de l’Institut de Recherches Halieutiques et Océanographiques du Bénin (Irhob). Prohibé, le chalut-bœuf n’en finit pas de menacer la pêche béninoise. L’engin est trainé sur le fond marin à cause des cibles de pêches que constituent les poissons benthiques, comme les bars, les carpes rouges, les mérous, etc. D’autres engins et techniques sont aussi indexés par les acteurs de pêche qui s’accusent entre eux. Pourtant, ils sont proscrits par l’article 42 du décret n° 2018-335 du 25 juillet 2018 fixant les conditions et modalités d'exercice de la pêche. Il y est interdit, entre autres, l'utilisation ou la détention à bord de filets maillants fabriqués à partir d'éléments mono filaments; la pêche aux mysidacés et tout engin traînant attaché à une ou deux embarcations qui capturent les mysidacés et toutes autres espèces rencontrées sur son passage. Les pêcheurs souhaitent un contrôle strict des filets et des prises des pêcheurs à leur passage au niveau du chenal de Cotonou. « On peut revenir à une pêche durable. Tout dépend de l’administration. Si on met fin aux engins prohibés avec toute la rigueur qu’il faut, nous allons en jouir. Aucun pêcheur n’est au-dessus de la loi », déclare Mathieu Sindété. Le bout du tunnel ? Le secrétaire général de la Fédération nationale des acteurs de la pêche artisanale du Bénin croit à un retour à la normale. « Je sais que le gouvernement qui est là s’attelle à ça pour une solution. Je crois que le ministère de l’Agriculture se penche sérieusement sur ce problème. C’est vrai qu’ils font la promotion de l’aquaculture, mais l’activité de pêche qui est sédentaire ne peut pas être automatiquement remplacée», confie-t-il. Il plaide même pour la multiplication des aires maritimes protégées sur la côte pour sécuriser la reproduction des poissons. « Il faut que l’Etat participe à développer des activités alternatives dans les communautés de pêche. Il faut qu’on amène les pêcheurs à diversifier aussi les engins de pêche, en fonction des saisons», ajoute Augustin Amoussougbo. En attendant, du côté de la direction de la Production halieutique, une bataille se prépare contre les engins prohibés. La Brigade de surveillance des plans d’eau créée par le gouvernement se met progressivement à l’œuvre. Dans l’espace de deux mois, une centaine de filets mono filaments, plus de 200 filets "Mèdokpokonou" et 20 panneaux de chalut-bœuf ont été saisis. La traque sera corsée les prochaines semaines. « Les éléments du corps sont formés. Les équipements pour effectuer le travail sont là, notamment les embarcations. D’ici fin août, tout rentrera dans l’ordre. D’autres équipements sont attendus. La guerre sera déclenchée sous peu contre les pêcheurs indélicats qui utilisent les engins prohibés. Ça se fera incessamment », rassure Herman Gangbazo, chef service Aménagement et Gestion des pêcheries. Le sous-secteur de la pêche maritime industrielle est également à suivre de près. Ainsi, les beaux jours de la pêche ne seront plus comptés? Société 19 août 2021


Administration communale: La qualité des ressources humaines préoccupe
L’administration communale manque de ressources humaines de qualité, selon une récente étude commanditée par l’Association nationale des communes du Bénin qui se dit très embarrassée par cette situation qui impacte négativement le développement. Les communes du Bénin ne disposent pas de ressources humaines de qualité capables de contribuer au développement à la base. Ce constat fait par la récente étude commanditée par l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) donne à réfléchir aux responsables de ladite association pour y trouver une réponse conséquente. Tamou Bio Sarako, maire de Banikoara et premier vice-président de l’Association nationale des communes du Bénin, pense qu’il faut trouver une solution à cette préoccupation majeure qui déteint sur la qualité des services dans l’administration communale. « L’étude a relevé des insuffisances en termes de profil et de genre, moins de 25 % de femmes sont utilisées dans les mairies », a fait remarquer Tamou Bio Sarako aux maires, secrétaires généraux et autres acteurs des mairies des communes des départements de l’Atacora et de la Donga, lors d’une séance de restitution du rapport sur l'état des lieux des ressources humaines dans les collectivités locales à la préfecture de Natitingou. Il a informé qu’en 2020, l’Ancb a commandité une étude dans le cadre du projet Dynamique locale qui a permis de faire véritablement l’état des lieux des ressources humaines dans les collectivités locales. Ce travail a été validé par les différents ministères sectoriels, notamment les ministères de la Décentralisation, de la Fonction publique et des Finances, le Centre de formation de l’administration locale et d’autres acteurs, fait-il savoir aux cadres de l’administration communale. Il y a une urgence à doter les communes de ressources humaines de qualité pour pouvoir véritablement assurer le développement, fait savoir Tamou Bio Sarako. « Nous ne pouvons pas améliorer les conditions de vie de nos populations si nous n’avons pas des cadres rompus à la tâche, si nous n’avons pas des compétences avérées en la matière », a insisté le premier vice-président de l’Ancb. Comme recommandation formulée à l’endroit de l’Ancb, chaque commune devra renforcer les capacités de ses agents l’État central est invité, pour sa part, à prendre en charge le renforcement des capacités des agents des collectivités locales ainsi que leurs salaires. Au regard des réformes structurelles annoncées par le gouvernement dans le secteur de la décentralisation, selon Maguidi Kora Gbéré, chargé de mission du préfet de l’Atacora, la démarche de l’Ancb est opportune et amorcera la prise des décrets d’application de la loi portant statut général de la fonction publique. Actualités 19 août 2021


Nouvel an Baatonu et Boo: Gbégourou accueille la célébration
Les 17, 18 et 19 août, les membres de la communauté de l’ère identitaire Baatonu et Boo du Bénin et du Nigeria célèbrent leur nouvel an. Dans la commune de N’Dali, c’est l’arrondissement de Gbégourou qui accueille les festivités. Le premier jour du calendrier lunaire de la communauté Baatonu et Boo, est ce mercredi 18 août. Il marque son nouvel an communément appelé « Donkonrou ». Une nouvelle fois, le clou des manifestations restera la cérémonie du jet de feu. A Gbégourou, un arrondissement de la commune de N’Dali, où les festivités sont également prévues, toutes les dispositions ont déjà été prises. Les rituels, a rassuré le chef de l’arrondissement et membre du comité d’organisation, Bio Worou Ouré, commencent par les louanges à adresser au roi. Un concert est prévu jusqu’à l’aube. Mais avant le lancement des festivités, les dignitaires traditionnels vont procéder au jet du feu. Cette cérémonie qui vise à conjurer les mauvais sorts, consiste à jeter des bottes de pailles enflammées vers l'ouest. Dans la foulée, des prières seront dites, sans oublier des offrandes aux divinités protectrices, pour une année prospère. Au cours du deuxième jour, ce jeudi 19 août, les membres de la communauté arrivés de loin et qui éprouvent le besoin d’aller rencontrer leur grand fétiche, Tinré, verront leur vœu exaucé. C’est un lieu sacré où, explique le chef de l’arrondissement, le roi n’a le droit de se rendre que deux fois, lors de son intronisation et à son décès. S’ensuivra, un peu plus tard, la caravane à travers Gbégourou. Puis à leur retour vers 15 heures, place sera faite aux cavaliers, puis aux groupes folkloriques. Par rapport à l’igname pilée, il y en aura un peu seulement pour les invités, informe Bio Worou Ouré. La récolte, confie-t-il, n’a pas été bonne cette année. Avant la célébration, le directeur départemental du Tourisme, de la Culture et des Arts du Borgou et de l’Alibori, Mamadou Garoun’Douro Bagoudou, a invité les membres de la communauté à l’honneur, à adopter les bonnes pratiques en matière de jet de feu. Il leur a déconseillé l’utilisation des infrastructures routières, pour faire brûler des pneus comme c’est souvent le cas en de pareilles circonstances. «Je souhaite que cette fois-ci, le Donkonrou soit fait de la manière la plus simple afin qu’on évite des comportements qui puissent dégrader nos voies chèrement acquises », a-t-il insisté. Tout en souhaitant une bonne fête de nouvel an à tous les membres de la communauté Baatonu et Boo, il a imploré les mânes des ancêtres d'accepter les prières de leurs chefs traditionnels pour le développement du Bénin. Par ces temps où la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 connait une recrudescence, il les a également exhortés au respect des gestes barrières. Culture 19 août 2021


Open de Cotonou Cadets/Juniors de karaté-Do: Des talents détectés, des lauriers aux meilleurs
Les jeunes pratiquants de Karaté-Do, cadets et juniors de l’Atlantique et du Littoral ont participé, dimanche 15 août dernier à l’Open de Cotonou à la Maison des jeunes d’Agla. Au terme de la compétition, Eric Gbègbo, président de la Ligue Atlantique Littoral de karaté-Do et Rock Quenum, président de la Fédération béninoise de karaté-Do (Fbk-Do) ont récompensé les meilleurs avec des trophées et médailles. Activité statutaire de la Ligue régionale Atlantique-Littoral de karaté-Do, l’Open de Cotonou Cadets/Juniors de karaté-Do s’est déroulé, dimanche 15 août dernier à la Maison des jeunes d’Agla dans la capitale économique du Bénin. Une vingtaine de jeunes pratiquants de cette discipline, des catégories cadettes et juniors, filles et garçons ont participé à cette compétition au cours de laquelle ces jeunes karatékas ont montré leur savoir-faire en kata et en kumité. Chez les cadets, Josias Kpodohoun est monté sur la plus haute marche du podium chez les garçons tandis qu’au niveau des cadettes, Géovanna Aditi et Charmide Kolé se sont adjugés les trophées respectivement en Kata et en kumité. Dans la catégorie des juniors dames, Sandrine Aviansou a ravi la vedette à ses concurrentes, aussi bien en kata qu’en kumité. A ce niveau, Martial Kpadonou a dicté sa loi en kumité chez les hommes. A la fin de la compétition, Eric Gbègbo, président de la Ligue Atlantique Littoral, se félicite de la participation des clubs à cet open dont l’objectif est de jauger le niveau des jeunes athlètes et les mettre en jambes avant le prochain championnat national de karaté-do. Il se réjouit également du niveau des jeunes qui s’améliore de jour en jour. «C’est globalement satisfaisant même s’il reste des choses à parfaire», indique-t-il. Quant à Rock Quenum, président de la Fbk-Do, il se dit heureux des talents détectés lors de cette compétition réservée à la relève. Engagé à développer cette discipline à la base, il envisage de mettre en place un vivier de jeunes karatékas avant les prochaines joutes internationales. Pour lui, ce sont ces jeunes qui vont représenter le Bénin d’ici à 2028 aux prochains Jeux olympiques. « Nous avons vu des jeunes performants et endurants dans le lot et ce sont eux qui vont représenter et révéler le Bénin aux JO de 2028 car c’est déjà plié pour 2024 pour le moment », a-t-il conclu. Sports 18 août 2021


Promotion du kanvô: Le Festival international du pagne tissé lancé
Du 17 au 21 novembre prochain, Cotonou vibrera au rythme du Festival international du pagne tissé (Fipat) localement appelé kanvô. A la faveur de la conférence de presse de lancement de la première édition, ce mardi 17 août à Cotonou, l’Association de développement du textile local (Adtl) a levé un coin de voile sur l’événement. Le pagne local kanvô, pagne tissé, sera à l’honneur au Bénin du 17 au 21 novembre prochain à travers le Festival international du pagne tissé (Fipat), première édition. Organisé par l’Association de développement du textile local (Adtl) et la marque Lolo Andoche, l’événement vise à valoriser ce type de textile. Sur les motivations de l'organisation de cet événement, Charlemagne Amoussou, délégué général du Fipat, a fait savoir qu’il est sous-tendu par le développement du textile local et la visibilité de l’identité du Bénin sur les plans national et international. « Nous visons à promouvoir le pagne local », a-t-il assuré. Le Fipat réunira tous les corps de métiers allant du planteur au couturier en passant par la filature et le tisserand. Il s’agit de travailler sur tous les axes afin que le tissu kanvô soit produit en quantité, en qualité et à un coût abordable, a-t-il révélé. « Plus, il y a de producteurs, plus le coût sera accessible», a-t-il insisté. Soulignant le caractère international de l’activité, Charlemagne Amoussou a mentionné que les participants viendront d’une vingtaine de pays dont le Mali, le Cameroun, le Congo, le Burkina Faso. Rendez-vous d’échanges En tant que rencontre entre acteurs du secteur textile, le Fipat constitue un rendez-vous de partage de connaissances et d’expériences. A cet effet, Bienvenu Badou, directeur exécutif du Fipat a décliné les activités retenues. En dehors de deux défilés de mode des jeunes créateurs et des séniors prévus sur deux différents sites, le Fipat a inscrit à son agenda des visites culturelles sur des sites touristiques, des communications et des ateliers sur les techniques de teinte au profit des participants, tous corps de métiers confondus. Le volet teinture tient à cœur aux organisateurs. A ce titre, Charlemagne Amoussou a précisé que les tisserands locaux attendus au Fipat suivront des formations en teinture pour améliorer la qualité de leurs produits. Selon lui, des experts viendront de l’extérieur pour cet exercice. La raison, a-t-il expliqué, c’est qu’il est rare que le pagne tissé soit identique d’un métrage à l’autre. « Tout le monde ne sait pas comment faire le gramme pour réussir la teinture », a relevé le délégué général du Fipat. De même, ils apprendront aussi comment tisser à base du coton 100 % pour avoir des produits de qualité avec divers motifs. Toutes choses qui, selon lui, contribueront à montrer qu’on peut fabriquer du bon textile « sans avoir de gros diplômes ni d’électricité ». « Cela évitera l’importation de tissus », a-t-il soutenu, souhaitant que les pagnes tissés à la main soient adoptés avec des retombées positives sur l’économie du pays. Pour éviter de retomber dans le problème de rupture de stock en pagnes tissés, l’après-festival sera consacré au regroupement des tisserands afin de les organiser pour produire à grande échelle mais aussi en qualité. Par Alain Allabi Culture 18 août 2021


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