La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Electrification par l’énergie solaire photovoltaïque: Un marché prometteur en quête de durabilité
Dans le futur, la filière de l’énergie solaire photovoltaïque pourrait peser lourd dans l’économie béninoise. Les entreprises profitent des opportunités du marché et des facilités accordées par l’Etat. Mais des défis restent à relever. Faustin Dahito totalise 35 ans d’expertise dans l’énergie solaire photovoltaïque. Aujourd’hui, dans son bureau à Cotonou, le président de l’Association interprofessionnelle des spécialistes en énergies renouvelables (Aiser) scrute l’horizon. « L’avenir est très prometteur pour le solaire. Les cadres politique et stratégique sont en place. La vision de l’Etat est déclinée », apprécie-t-il. A force de discuter avec celui qui fait partie des premiers à accompagner l’Etat sur les chemins du solaire, dans les années de la révolution, on comprend mieux ses motifs de satisfaction. «Quand nous parlions du solaire dans le temps, beaucoup de gens ne nous croyaient pas. Aujourd’hui, c’est complètement démocratisé. Nous sommes à l’âge du solaire», explique ce féru de cette matière. C’est la réalité quand on se rend dans les boutiques de produits électriques ou que l’on voit trôner des installations photovoltaïques, même en ville, sur les toits des ménages. Les acteurs ont réussi à gagner progressivement la confiance des consommateurs. Cependant, très vite, la filière se découvre une épine dans les pieds : la qualité des équipements. En effet, la clientèle a parfois un goût d’inachevé qui se justifie bien, selon Erwan Adoté, ingénieur en génie industriel, en fonction dans une entreprise d'énergies renouvelables. «Actuellement, sur le marché on a des équipements de qualité qui viennent d’un peu partout. Cependant, il y a aussi des composants peu recommandables qui parviennent à passer entre les mailles pour faire leur entrée sur le territoire national. Et si les populations sont trompées en douce, c’est parce qu’elles ne font pas appel aux spécialistes du domaine avant d’acheter les équipements ou de faire les installations », relève-t-il. Le combat des normes En réalité, ce ne sont pas les équipements de qualité qui font défaut sur le marché. Seulement, il vaut mieux se référer à des fournisseurs spécialisés pour éviter des désagréments, quelques semaines plus tard. L’assainissement du marché devient indispensable au risque de perdre la confiance des consommateurs. « Toute nouvelle technologie a ses maladies de jeunesse. Néanmoins, des accompagnements sont en cours au niveau normatif. Avec l’Agence nationale de normalisation (Anm), nous avons procédé à la validation de beaucoup de normes. Il y a près de 400 normes d’énergies solaires que le Bénin a mises en route. Des travaux se font dans le même sens avec la Cedeao», rassure le président de l’Aiser. La bataille pour sécuriser le marché s’est intensifiée ces dernières années. Un travail a été fait pour l’adoption d’une norme pour les kits solaires domestiques « Plug-and Play» de 0 à 350Wc au niveau régional. Dans le même temps, d’autres normes sont en cours de développement au niveau des mini-réseaux et sont d’application obligatoire au niveau national. Néanmoins, la qualité a un prix dont le ménage ne dispose pas forcément au point de miser, consciemment ou non, sur l’à-peu-près au niveau du marché. Il faudra du temps et encore plus d’énergie pour changer la donne. Tel n’est pas le cas en ce qui concerne les projets. «Les équipements doivent être normés, certifiés par rapport à une certaine référence. Nous en tenons rigueur pour les projets stratégiques. Si ces normes ne sont pas au rendez-vous, les équipements ne sont pas validés. Les progrès que nous faisons au niveau national permettent de ne plus s’inquiéter. Je crois que le Bénin fait le nécessaire», insiste Faustin Dahito. Viser la compétitivité Au Bénin, l’irradiation est en moyenne de 3,9 kWh/m².j au sud et 6,2 kwh/m².j au nord sur toute l’année, selon des études. Avec les besoins en énergie et les opportunités d’investissements, l’Etat a tôt fait de remettre à jour le cadre réglementaire. Le décret n°2018-415 du 12 septembre 2018 réglemente l’Electrification Hors Réseau et la Loi n°2020-05 du 1er avril 2020 révise le code de l’électricité qui se focalise sur les énergies renouvelables en son chapitre IX. Cela va de soi surtout que le potentiel annualisé du marché ne cesse d’augmenter. « Nous voulons attirer les investisseurs privés vers le secteur. C’est pourquoi le gouvernement a mis en place des textes réglementaires. Le décret qui réglemente l’électrification hors-réseau est assez lisible pour les investisseurs privés. Le code de l’électricité offre aussi de nombreux avantages avec des facilités et des exonérations pour ceux qui veulent investir dans les énergies renouvelables», explique Oscar Chabi, directeur des Energies renouvelables et de l’Efficacité énergétique. En son article 78.1, le nouveau code de l’électricité prévoit au profit des titulaires d’exploitations et leurs sous-traitants des exonérations de droits et taxes. De même, l’article 14 de la loi de finances de 2020 exonère les matériels et équipements de production de l’énergie solaire (photovoltaïques et thermiques) de la Tva ainsi que les accessoires d’installations à l’exception des onduleurs importés ou acquis au Bénin. En outre, il n’est pas question de laisser de mauvaises graines compromettre les investissements. « Si l’on n’est pas capable de contrôler, l’exonération de l'ensemble des équipements sera préjudiciable. Nous risquons d’exonérer ceux qui ne sont pas destinés aux énergies renouvelables. Les commerçants pourraient profiter des brèches », relativise le directeur des Energies renouvelables et de l’Efficacité énergétique. L'heure du réveil ! Tout n’est pas si rose, surtout pour les entreprises locales. Elles veulent surfer sur la volonté politique pour profiter des potentialités. Mais des embûches se dressent sur le chemin. « Il y a la réticence des systèmes financiers à développer des lignes de crédit à taux réduits pour permettre l’éclosion », se plaint Henock Gnanga, spécialiste des énergies renouvelables. Le président de l’Aiser renchérit : «Nous avons un gouvernement qui encourage par les textes et des mesures. Mais l’environnement du financement est un désert. Il faut un fonds souverain pour le développement industriel. Sinon, le jeune qui démarre son unité avec une brillance intellectuelle et technologique n’y arrivera pas», fulmine-t-il. Pour d’autres, c’est aussi une question d’organisation. « On ne peut pas dire tout le temps que c’est la faute aux banques. Il y a un travail à faire au niveau des entreprises qui doivent se mettre en règle et disposer d’une base de données. Je propose que les entreprises fédèrent aussi leurs énergies », analyse Olou JP Koucoi, manager de Focus Energy. Cependant, le débat est plus profond que ça. Dans son fauteuil, Faustin Dahito préfère ne pas trop rêver. Le président de l’Aiser ne voit pas d’un bon œil l’importation des équipements pour répondre aux besoins du marché. « Nous n’allons pas perdre le temps à importer les équipements. C'est vrai qu'il existe des technologies d’un certain niveau auxquelles nous n’avons pas encore accès. Mais nous devons avoir une assise dans le domaine de l’innovation et de la recherche. Nous n’allons pas passer la vie à importer après 61 ans d’indépendance. Nous devons en avoir honte. Nous devons nous réveiller et nous battre dans ce monde de compétition », note Faustin Dahito. Pour finir, il est moins optimiste : « Mais ma crainte est que ça ne porte qu’en faveur des étrangers ». Il y a une certitude : la filière est en pleine maturité. Il ne reste qu’à dissiper les inquiétudes. Pour qu’elle soit profitable, la révolution solaire a besoin d’autres révolutions: celles de la disponibilité de compétences au niveau national, de la science au service du développement, d’un accès plus facile aux financements. Et peut-être ainsi, l’économie rayonnera. Société 12 août 2021


Ministère des Finances: Le Trésor Public célèbre 60 ans d’engagement
Déjà six décennies que le Trésor Public du Bénin appuie l’Etat, entre autres, dans la tenue de sa comptabilité et la réalisation de l’équilibre des ressources et des charges publiques. La célébration de ces noces de diamant, du 12 au 14 août 2021, sera marquée par un programme alléchant. 60 ans de succès et de dynamisme. Ça ne passera pas inaperçu à la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (Dgtcp). Tout est fin prêt au siège de cette régie financière du ministère de l’Economie et des Finances pour marquer d’un sceau particulier l’évènement. Au programme, des conférences-débats autour du thème central: « Le Trésor Public à l’ère de la dématérialisation». Ce sera l’occasion de faire l’état des lieux et de dégager les perspectives des réformes majeures qui s’opèrent pour faire entrer, complètement, cette structure dans la digitalisation. Les manifestations seront d’ailleurs lancées ce jour, sans doute, par Romuald Wadagni, ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances. Une part belle a été faite aux réflexions pour renforcer les progrès. Mais le personnel, ancien comme actuel, compte aussi pour beaucoup dans ces noces de diamant. Une conférence-débat sera organisée sur le thème ‘’Intelligence émotionnelle et bien-être social et financier à la retraite’’. Les «ainés » ne seront donc pas en marge de cette célébration. Eux qui ont aussi écrit les pages de l’histoire du Trésor Public du Bénin, depuis sa création par la loi n° 61-35 du 14 août 1961. Ce sera l’occasion de célébrer ces acteurs qui ont été au cœur de cette structure qui a connu en 60 ans des mutations, surtout dans les services offerts aux clients. En réalité, d’un processus purement manuel, cette direction a amorcé depuis 2017 le virage de la dématérialisation avec pour corollaire, des économies d’échelle pour l’Etat. Mieux, depuis 2019, les questions de satisfaction des clients sont désormais régies par la norme ISO 9001 version 2015 avec entre autres, une politique et des objectifs qualité. Dans cette structure étatique, on parle désormais de clients au lieu d’usagers, pour qui, chaque jour, des efforts sont faits en vue d’optimiser la satisfaction. En matière de structure organisationnelle, depuis 2020, la Dgtcp est passée à deux comptables principaux au niveau central. Il y a eu la déconcentration de la fonction de comptable principal de l’Etat avec l’inclusion des trésoriers départementaux ainsi que des trésoriers des ministères et institutions de l’Etat. La fonction de réglementation des changes a été mise sur orbite. Pour ce qui est de la tenue de la comptabilité de l’Etat, elle est automatisée depuis 21 ans, au moyen d’abord de l’application w-money jusqu’en 2004, puis du progiciel aster depuis 2005. La gestion financière des collectivités locales n’est pas restée en marge de cette dynamique. Par ailleurs, depuis 2000, un marché financier sous régional a été créé par la Bceao. Le Bénin planifie bien ses interventions sur ce marché financier avec des outils améliorés. L’Agence Umoa-Titres a été d’ailleurs responsabilisée pour une dynamisation de ce marché sous-régional de capitaux. Cependant, au-delà de ces progrès qu’il faut travailler à consolider, les trois jours de célébration seront empreints de jeux et de réjouissances. Surtout dans l’après-midi du samedi, où le personnel mettra une pause sur les chiffres pour se réjouir, sur les notes d’un orchestre, d’un progrès : 60 ans. Actualités 12 août 2021


Libération des espaces publics à Parakou: Le préfet opte pour la politique de la carotte et du bâton
A la tête d’une délégation, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a sillonné, hier mercredi 11 août, les principales artères et rues asphaltées de la ville de Parakou. C’est pour sensibiliser ceux qui ont entrepris, à nouveau, d’occuper anarchiquement les espaces publics à les libérer, s’ils ne veulent pas subir les affres de la phase répressive appelée à démarrer aussitôt. A Parakou, les espaces publics ont, à nouveau, été pris d’assaut par les populations. Préoccupé par la situation, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a parcouru quelques artères et rues asphaltées de la ville. C’est pour constater l’ampleur de la situation, sensibiliser les occupants illégaux en les invitant à libérer les lieux, sous peine de subir les affres de la phase répressive qui va immédiatement suivre. Après les abords de la préfecture et de la place Tabéra, où les mendiants de la ville semblent avoir établi leur quartier général, sans oublier la grande insalubrité qui y règne, le préfet et les membres de sa délégation étaient à la place Bio Guera, devant le Centre hospitalier et universitaire départemental (Chud) du Borgou-Alibori. Ils ont également parcouru l’artère qui part de l’Eglise des Assemblées de Dieu jusqu’au marché de Guéma, en passant par le marché de Zongo. C’est à Dépôt que cette descente sur le terrain a pris fin. Le long du parcours, l’autorité, aidée par le maire de la ville, ainsi que des conseillers municipaux et des cadres techniques de la mairie, sans oublier les responsables de la Police républicaine dans le département, puis le directeur départemental du Cadre de vie, a échangé avec les occupants de ces espaces pour les convaincre. Avant la descente sur le terrain, le préfet a tenu une séance de travail avec les membres de sa délégation. La ville de Parakou, a-t-il rappelé, est en train de gagner en modernité avec les travaux d’asphaltage dont certaines de ses rues et artères ont bénéficié. «Nous sommes admiratifs de la métamorphose survenue. Au départ, par rapport à la libération des espaces publics, les populations du Borgou avaient souscrit à l’initiative. Il fallait maintenir le cap. Ce qui n’a pas été le cas », a expliqué le préfet. Estimant que la libération desdits espaces est une action de salubrité publique qui incombe à la municipalité, il a mis le maire Inoussa Chabi Zimé devant ses responsabilités. Il a, toutefois, insisté que sa démarche n’est orientée contre personne. En dehors de l’occupation anarchique des espaces publics, la plupart des intervenants ont également déploré l’incivisme, les excès de vitesse en agglomération, le non-respect des feux tricolores et l’insouciance en matière sécuritaire qui règnent à Parakou. Selon eux, la ville est tellement sale qu’ils craignent, si rien n’est fait, de la voir courir le risque d’être déclassée. Société 12 août 2021


Allaitement maternel exclusif du nouveau-né: Une recommandation salutaire
La Semaine mondiale de l’allaitement maternel 2021 engage la responsabilité de la communauté internationale autour du lait maternel. L’appel des acteurs relatif à l’alimentation des nouveau-nés, nourrissons et bébés n’a donc pas varié, cette année. Mais il faudrait davantage d’efforts pour décourager les firmes qui proposent les formules artificielles et les femmes qui y adhèrent. « Le démarrage de l’allaitement maternel dans l’heure qui suit la naissance, puis l’allaitement exclusif les six premiers mois et sa poursuite jusqu’aux deux ans de l’enfant, voire plus, offrent un moyen exceptionnel pour prémunir les enfants contre toutes les formes de malnutrition, y compris contre l’émancipation et l’obésité. Le lait maternel fait également office de premier vaccin pour le nourrisson, car il le protège contre de nombreuses maladies infantiles courantes ». Cette recommandation de l’Unicef et de l’Oms à l’occasion de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel, édition 2021, est bien connue des femmes en général. Ce qui paraît plutôt paradoxal chez certaines mères, c’est leur obstination à préférer le lait artificiel, quoiqu’elles disposent de toutes leurs facultés pour allaiter leurs bébés. Le lait maternel a des vertus que les instances nationales et internationales ne cessent de vanter, non seulement dans l’objectif de sensibiliser et d’encourager les mères, mais aussi de donner une visibilité à l’allaitement. « Le lait maternel est si complet qu'il renferme en plus de ses nutriments spécifiques, environ 200 oligosaccharides qui améliorent la croissance des bifidobactéries (bactéries présentes dans le gros intestin du bébé et qui améliorent la digestion des aliments). Quant au lait de vache naturel, il ne contient pas d'oligosaccharide. Pour combler cette carence, les industriels introduisent dans le lait vendu en pharmacie des probiotiques et des prébiotiques afin de tenter de concurrencer le lait maternel », peut-on lire sur le site de la coordination de l’allaitement maternel. Partout dans le monde, les sages-femmes et gynécologues sont unanimes sur les bénéfices que procure le lait maternel à la famille et au bébé : il est sûr, efficace, naturel, disponible à plein temps, gratuit, assure la croissance et la protection de l’enfant…. Réalités sociales Toutefois, la mayonnaise tarde à prendre chez certaines femmes, en dépit de ces avantages indéniables. Au Bénin, les sages-femmes en font une préoccupation de santé publique, en privilégiant la sensibilisation des communautés à un changement d’attitude et de pratique vis-à-vis de l’allaitement maternel. L’édition 2021 de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel n’a pas dérogé à la règle. Mais l’environnement social n’est pas très encourageant pour les mères allaitantes. « Les femmes allaitent leurs bébés. Mais, c’est l’allaitement maternel exclusif qui leur pose problème compte tenu des contraintes professionnelles », souligne Inès Gaba, sage-femme diplômée d’Etat. « Si nous nous référons aux séances de sensibilisation antérieures, nous pouvons dire que, pour le bien-être de leurs bébés, beaucoup de mères adhèrent à l’allaitement maternel exclusif. Néanmoins, elles n’arrivent pas toutes à l’adopter au regard de nos réalités sociales. Il y a souvent un parent qui demande qu’on donne de la tisane ou de l’eau au nourrisson dès ses premières semaines de vie », relève Yolande Sangninon, sage-femme diplômée d’Etat, avant de s’attarder sur les facteurs défavorisant l’allaitement maternel. « Nous sommes dans un contexte où les congés de maternité durent quatorze semaines avant et après l’accouchement. Ce délai est insuffisant après l’accouchement. Pour respecter l’allaitement maternel exclusif, la maman pense à la conservation du lait maternel. Ce qui nécessite beaucoup d’efforts et amène plusieurs femmes à abandonner très rapidement cette méthode. D’autres, en complicité avec leur mari font délibérément le choix de nourrir l’enfant aux seins pendant une courte période pour éviter que leurs seins perdent la forme », relève-t-elle. Ce faisant, elles font perdre à leurs bébés, la chance d’être naturellement nourris dès leurs premières semaines de vie. A en croire la sage-femme, il est difficile pour l’heure d’apprécier la progression en faveur de l’allaitement maternel au Bénin. « Nous n’avons pas encore tous les éléments pour apprécier les efforts des mères et le suivi des sages-femmes. Les mois à venir pourront nous situer », espère-t-elle. Une évidence, le lait maternisé (artificiel) ne sera jamais identique au lait maternel, en dépit de tous les efforts des firmes pour le concurrencer. Les sages-femmes ne manquent aucune occasion de le marteler. « L’allaitement maternel exclusif est le fait de ne nourrir le nouveau-né qu’aux seins pendant une durée donnée. Il est conseillé de l’adopter pendant les six premiers mois de vie de l’enfant parce que le lait maternel contient tous les éléments nutritifs nécessaires pour un bon développement du bébé», indique Yolande Sangninon. Les femmes qui sont aptes à allaiter leurs bébés devraient définitivement l’intégrer dans leur mental. Pour la réussite de l’allaitement maternel exclusif durant les six premiers mois, une rallonge des congés de maternité ferait sans doute du bien aux bébés et aux mères allaitantes. Santé 12 août 2021


Bilan de la participation du Bénin aux JO, Tokyo 2020: Des performances améliorées à défaut de médailles remportées
Le rideau est tombé, dimanche 8 août dernier, sur les Jeux Olympiques Tokyo 2020, commencés vendredi 23 juillet. Son rêve de voir un de ses représentants remporter enfin une médaille, le Bénin s’est vu dans l’obligation de le remettre à une autre fois. Et à nouveau, les membres de la délégation béninoise sont rentrés au bercail, sur la pointe des pieds. Paris 2024 étant déjà là, il n’y a donc plus de temps à perdre pour la préparation. Le continent africain s’en sort, au terme de la 32e édition des Jeux Olympiques Tokyo 2020, avec un total de 37 médailles, or, argent et bronze confondus. Moins que les 45 décrochées en 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil, elles ne sont l’œuvre que de 13 de ses pays parmi lesquels, le Burkina Faso qui, pour la première fois dans l’histoire de son sport, a remporté une médaille de bronze aux JO, prenant la 77e place au classement. Le Bénin n’a pas connu cet honneur. A Tokyo, il était à sa 12e participation à ces jeux. C’est depuis 1972 qu’il court derrière sa première médaille olympique. La présente édition sur laquelle le rideau est tombé dimanche 8 août dernier, n’aura une fois de plus pas été la bonne. C’est à croire que, pendant que les athlètes de certains pays viennent à ces jeux avec l’objectif de remporter des médailles, ceux du Bénin n’ont comme souci que d’améliorer leurs performances. En témoignent les résultats de leurs différentes sorties. A chacun ses objectifs En effet, éliminé au 1er tour, le skateur Privel Hinkati a été retenu pour la finale E des repêchages en aviron. Sur 32 athlètes participants, il a occupé le 27e rang avec un chrono de 7’38’’58, sa meilleure performance de tous les temps. Viennent ensuite Marc Pierre Pascal Dansou et Nafissath Abéké Radji, tous les deux au 50 m nage libre, en natation. Une seule course dans le bassin olympique et pour les deux, la compétition était finie. Le premier, sur les 73 participants alignés au niveau de sa discipline, s’est contenté de la 53e place. Avant les jeux, le record du Bénin qu’il détenait était de 25’’32. Mais à Tokyo, il a parcouru les 50 m en nage libre avec un temps de 24’’99. Quant à Nafissath Abéké Radji, elle a été 6e dans sa série sur 8 nageurs. Au classement général, elle s’est retrouvée à la 69e place sur 81 nageurs dans sa catégorie. Elle a amélioré sa performance qui était de 30’’04, avant les jeux. A Tokyo, elle a fait les 50 m en 29’’99. En atlhétisme, le sprinteur au 100 m, Didier Kiki, s’en est sorti à Tokyo avec un temps de 10’’69 au lieu des 10’’77 réalisées lors du dernier championnat à Porto-Novo, il y a quelques mois. Noélie Yarigo, la spécialiste du 800 m, a réédité son exploit aux JO de Rio, en se qualifiant une nouvelle fois pour les demi-finales. C’est avec un chrono de 2’00’’11, sa meilleure performance de l’année. Mais diminuée par une blessure, elle a couru sa demi-finale en 2’01’’41, se contentant de la 7e place sur 8. Avec ses contre-performances enregistrées au javelot et au 800 m, Odile Ahouanwannou, 5e au terme de la 1re journée en heptathlon, n’a pas su maintenir le cap. Elle a cumulé 6 186 points. Au classement général, elle a occupé le 15e rang sur les 24 atlètes alignés. Contrairement à Rio où, après avoir éliminé le Portugais, Célio Dias, au cours de son premier combat, il a été battu par le Suédois Marcus Nyman en huitième de finale, Celtus Williams Abiola Dossou-Yovo, en judo hommes, 90 kg, n’a pas fait mieux à Tokyo. Exempté du 1er tour, il n’a pas tenu devant un adversaire russe, double champion d’Europe en titre. Dans leur ensemble, les sept représentants béninois ont, au regard de leurs différentes prestations, essayé de tirer leur épingle du jeu. A leur actif, il existe de réels motifs de satisfaction. Presque tous ont réussi à améliorer leur record personnel, puis faire tomber celui du Bénin au niveau de leur discipline sportive. Si tel est l’objectif qui leur a été fixé, ils ont donc honoré leur engagement. Mais était-on en droit d’espérer mieux d’eux ? En effet, le sport de haut niveau a ses exigences en termes de disponibilité de matériel de travail, d’encadrement, d’organisation et de moyens financiers. Ce que le Bénin ne peut actuellement se permettre, malgré tous les efforts que le gouvernement ne cesse de consentir. Seules les nations qui ont toujours privilégié la préparation de leurs athlètes sur la durée et en fonction des disciplines susceptibles de leur apporter plus de chances de médailles, se sont illustrées au cours des JO. Le Bénin bien souvent à sa place Ainsi, avec ses représentants qui ont souvent été très loin des standards recommandés sur le plan international, le Bénin a toujours occupé la place qui lui revenait de droit. Celle de ceux qui admettent avec le Baron Pierre de Coubertin, que l’essentiel est d’y participer. Les athlètes béninois évoluent dans des disciplines sportives qui ne leur permettent pas d’espérer des médailles, puis de réaliser des performances minimales pouvant les qualifier directement. En dehors de Noélie Yarigo et Odile Ahouanwannou qui doivent leur qualification à leur ranking, le skateur Privel Hinkati, en aviron, était aussi à Tokyo après l’avoir obtenue. Il en est de même pour Celtus Williams Abiola Dossou-Yovo,en judo. Quant à Didier Kiki, il était présent à ces jeux grâce au principe de l’universalité tout comme Marc Pierre Pascal Dansou et Nafissatou Abéké Radji, en natation. Pour le reste, le Bénin doit son salut au mouvement olympique qui permet à ses représentants de se préparer quand même dans des conditions acceptables. La majorité de ses représentants à Tokyo sont à l’extérieur, grâce aux bourses dont ils bénéficient. Sports 11 août 2021


Exploitation de sable et de gravier dans le Mono-Couffo: De nouvelles autorisations
Longtemps attendus, les nouveaux arrêtés d’autorisation d’exploitation artisanale de ressources minières sont devenus réalité, lundi 9 août dernier, dans les départements du Mono et du Couffo. Au total 33 arrêtés ont été remis aux exploitants de carrières tout heureux de se mettre au pas dans le nouveau contexte de réforme. Le sous-secteur d’exploitation artisanale de ressources minières retrouve le sourire dans les départements du Mono et du Couffo. Ceci à la faveur de la remise de 33 nouveaux arrêtés d’autorisation aux exploitants des deux départements. Dans le Couffo, première étape, les arrêtés distribués sont au nombre de quatorze dont neuf pour la commune de Djakotomey, deux pour Dogbo et trois pour la commune de Klouékanmè. Les exploitants de Lalo, Toviklin et Aplahoué vont devoir attendre encore un peu, le temps que leurs dossiers aboutissent. Par contre, le département du Mono, seconde étape, a bénéficié de dix-neuf autorisations. Un arrêté d’autorisation est allé à Comé et le reste aux communes de Lokossa et de Houéyogbé qui ont reçu, chacune, neuf. Il en ressort que les communes de Bopa, Athiémé et Grand-Popo n’ont pas réussi à décrocher le précieux sésame dans cette nouvelle vague. Une chose est d’avoir l’arrêté d’autorisation, mais l’autre est de pouvoir se conformer aux nouvelles exigences liées aux réformes du sous-secteur d’exploitation artisanale de ressources minières. Aux bénéficiaires des nouveaux arrêtés qui ont d’ailleurs répondu tous présents à l’appel, les nouvelles exigences ont été rappelées aussi bien dans le Couffo que dans le Mono par les préfets en leur qualité de présidents des brigades mobiles de contrôle, structures départementales qui ont vu le jour pour traquer les exploitants illégaux. Les exigences Entre autres obligations auxquelles sont astreints les exploitants formels, le préfet du Mono, Bienvenu Milohin, met l’accent sur l’obligation de délivrer un « bon de chargement» à tout acheteur de produit de carrières et l’obligation de payer la Taxe de développement local (Tdl) et les redevances minières. Il a fait cas également de l’obligation de respecter la profondeur maximale d’exploitation ainsi que les limites du périmètre d’autorisation. Le préfet n’a pas passé sous silence l’obligation de restaurer les sites au fur et à mesure que l’exploitation évolue de même que l’obligation de réparer les voies des carrières dégradées et le respect des horaires de chargement. Aussi, les exploitants sont informés de l’obligation d’utiliser les matériels adaptés au type d’exploitation pour lequel ils sont autorisés. «L’interdiction de faire travailler les enfants sur les carrières » fait partie des obligations. A l’intention des exploitants qui voudront se servir de leur autorisation pour ouvrir plusieurs carrières à la fois, il a été rappelé qu’un arrêté d’autorisation porte seulement sur une seule carrière. En attendant la descente sur le terrain des brigades mobiles de contrôle pour s’assurer du respect des exigences ci-dessus énumérées, la remise des actes administratifs signés du ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi, a été vécue comme un soulagement tant par les préfets que les maires et autres exploitants. Les premiers dossiers de cette nouvelle vague d’arrêtés ont été constitués depuis plus de sept mois. Ce qui fait dire au porte-parole des maires du Mono, Gervais Houenou-Hounkpè, que « l’attente a été longue ». Mais à l’arrivée, se félicite-t-il, les artisans qui ont reçu leurs autorisations constituent «la lumière », des exemples sur lesquels vont s’appuyer leurs confrères pour formaliser leur activité. Société 11 août 2021


Implication des enfants dans le travail de sexe: Parents et tuteurs interpellés
Le cinquième arrondissement de Cotonou est constitué des quartiers dits les plus chauds de la capitale économique. A Guinkomey, Joncquet, Zongo et environs…, la nuit c’est la nuit, tous les vices s’installent! Dans cet environnement très peu enclin aux bonnes mœurs, les plus belles âmes sont souvent enrôlées et s’égarent pour peu. Pire, certains parents inconscients livrent leur progéniture au travail de sexe. A peine les dernières lueurs du jour se sont éteintes, que l’axe Guinkomey-Joncquet-Zongo s’est déjà revêtu de sa parure vespérale. Défilé de silhouettes féminines de toutes tailles et de tous teints dans une atmosphère corrompue à la nicotine. Tapies dans l’ombre et à l’assaut de clients, les reines de la nuit n’ont pas de temps pour les curiosités extra-érotiques ou les discours éthiques. Le comble, à partir d’une certaine heure, quand l’horloge a fait le tour du cadran, des silhouettes plus frêles s’exhibent ! Cette soirée du lundi 9 août 2021 n’a rien de particulier. « Le cinquième arrondissement de Cotonou a une particularité. Il est constitué des quartiers dits les plus chauds de Cotonou. Dans ces quartiers, à partir de certaines heures, des jeunes filles ou des jeunes dames se livrent au travail de sexe. Leurs plus grands clients sont les enfants et jeunes en mobilité dans la zone, les travailleurs et conducteurs de taxi-moto fréquentant la zone. Etant donné que c’est aussi une zone industrielle proche du Port autonome de Cotonou, nous avons beaucoup de transporteurs, de conducteurs de camions, les dockers et beaucoup d’autres jeunes qui viennent travailler dans la périphérie soit au marché de Missèbo ou au marché de Ganhi, au Port et environs, et qui sont des potentiels clients», confie Ella Kossouoh, chef du Centre de promotion sociale de Xwlacodji qui couvre tout le 5e arrondissement de Cotonou. Mais le travail de sexe prend une ampleur préoccupante dans cet arrondissement. Au milieu de cet environnement, les enfants sans suivi s’égarent. Petites filles et même petits garçons, tous sont embarqués dans cette activité. « Là où le bât blesse, c’est que nous avons constaté qu’il y a plusieurs enfants qui se retrouvent impliqués dans ce phénomène. Il y a parfois des enfants qui sont sans situation et livrés à la rue, des enfants en mobilité, des enfants errant qui se retrouvent impliqués bien souvent pour faire face à leurs soucis financiers ou pour gérer leur quotidien. Un quotidien qui aurait dû être géré par leurs parents », se désole la chef du Cps de Xwlacodji. Selon elle, il y a une défaillance au niveau des parents qui n’arrivent pas à assumer réellement leurs responsabilités vis-à-vis de leurs enfants. Ceux-ci se tournent alors vers leurs pairs ou d’autres personnes à figure parentale qui souvent abusent de leur naïveté pour les entraîner dans des activités dégradantes ou des actes prohibés. « Certains parents ne veulent pas bien éduquer leurs enfants pour leur montrer les bons chemins à suivre. Ce qui fait que dans la ville, on constate beaucoup de dérapages », confirme Paul Sèhouhouè, conseiller municipal président des Affaires sociales à la mairie de Cotonou. Sur la question, l’article 36 de la loi 2015-08 du 8 décembre 2015 portant Code de l’enfant en République du Bénin stipule : « Les parents ou toutes autres personnes ayant à charge l'enfant, sont responsables, au premier chef, de son éducation et de son épanouissement. A ce titre, ils ont le devoir : de respecter en toutes circonstances l'intérêt supérieur de l'enfant ; d'assurer les conditions de vie indispensables à l'épanouissement de l'enfant dans les limites de leurs aptitudes et capacités financières ». Des parents proxénètes ! Le travail de sexe n’est pas toujours une activité passionnante pour tous ceux s’y adonnent. Il y a de ces cas, où des enfants ou adolescents, se retrouvant enrôlés et n’ayant aucun soutien, ni aucune connaissance des mécanismes de protection, finissent par se laisser aller. D’où l’importance de la sensibilisation et de l’information sur les mécanismes de dénonciation et de protection. Ella Kossouoh saisit l’occasion et prévient : «Je voudrais dire à ces jeunes filles et jeunes garçons victimes, qu’ils ne sont coupables de rien. En tant que victimes, ils ont droit à un accompagnement à une protection. Il faut dans ces genres de situation, se rapprocher du centre de promotion sociale ou du commissariat ou du centre de santé le plus proche, un accompagnement leur sera assuré. Les coupables subiront la rigueur de la loi et les victimes bénéficieront d’une protection et d’un accompagnement sur les plans sanitaire, professionnel, psychosocial… ». Pire, certains parents, sans égard, poussent leurs enfants dans cette activité dégradante. « Il y a des cas de parents qui se retrouvent en position de proxénètes et qui ont l’habitude d’organiser des séances érotiques pour leurs enfants. Ces enfants deviennent alors comme des chefs de ménage. C’est eux qui nourrissent la famille », fait remarquer Ella Kossouoh. En effet, la loi est assez stricte quant à l’exploitation sexuelle des enfants, leur implication dans le travail de sexe et toute infraction connexe. Aux termes de l’article 191 du Code de l’enfant, l’exploitation sexuelle s'entend de toute exploitation à des fins de prostitution ou autres pratiques sexuelles illégales et/ou de toute exploitation aux fins de production de spectacles ou de matériels à caractère pornographique. Dans ses articles 378 et 379, le Code de l’enfant dispose: « Toute personne qui se rend coupable d'exploitation sexuelle, de menaces, de violences ou de contrainte sexuelle sur un enfant, est punie de cinq (05) ans à dix (10) ans d'emprisonnement et d’une amende de cinq cent mille (500 000) francs à cinq millions (5 000 000) de francs Cfa… Le fait d'attenter aux mœurs, en incitant à la débauche et à la pornographie un enfant est puni de six (06) mois à cinq (05) ans d'emprisonnement et d'une amende de cent mille (100 000) à cinq cent mille (500 000) francs Cfa ». La peine est portée au double lorsqu’il s’agit d’un enfant de moins de treize ans ou si l’acte incriminé est tenté ou commis soit par un ascendant légitime, naturel ou adoptif de la victime ou par une personne ayant autorité sur elle, soit encore par une personne qui a abusé de l'autorité que lui confèrent ses fonctions. « Dès que nous sommes informés ou que nous arrivons à identifier des cas du genre, la procédure judiciaire est enclenchée. Nous faisons également le suivi avec le personnel du Centre intégré de prise en charge situé dans l’enceinte du Chu-Mel (Homel) pour la prise en charge sanitaire et psychosocial de l’enfant pour lui permettre de restaurer sa dignité et d’établir à nouveau un projet de vie, que nous accompagnons jusqu’à ce qu’il soit réalisé. Nous avons eu à récupérer un petit garçon impliqué dans le travail de sexe, victime d’exploitation sexuelle. Il est actuellement en formation professionnelle de coiffure », assure la chef Cps de Xwlacodji. Puis elle sensibilise: « Le principal rôle du parent, c’est d’éduquer son enfant et de lui assurer le gite et le couvert. En utilisant les enfants comme fonds de commerce, vous n’êtes plus parents. Vous déléguez votre rôle aux enfants. Et la loi est stricte à l’égard de toute personne complice ou auteure d’exploitation sexuelle des enfants. Les parents doivent prendre leurs responsabilités. Tant qu’on a la force et la santé et la volonté, tout homme ou toute femme peut trouver à faire afin de nourrir ses enfants. Pour nourrir un enfant, on n’a pas besoin de millions. On peut vivre dignement en fonction de ses moyens ». Emmanuel Agbodjan, Commissaire de police, chef adjoint de la Brigade des mœurs, appuie : « Tout parent doit être conscient de ce que son rôle de père ou de mère est d’éduquer son enfant. Les parents doivent prendre la mesure des choses désormais et agir en bons éducateurs pour que leurs enfants n’aillent pas se faire éduquer par la rue ». Sensibilisation à la parentalité responsable Grâce aux relais communautaires et en partenariat avec des organisations, le Centre de promotion sociale de Xwlacodji a pris la mesure du phénomène et met en œuvre plusieurs actions pour éviter les déviances. Le Cps a entrepris, depuis quelques mois, de sillonner les quartiers pour identifier les victimes et entamer le processus d’accompagnement social personnalisé de tous les enfants impliqués dans le travail de sexe. Et pour renforcer les actions de prévention, un club ado a été mis en place. C’est un regroupement d’adolescents et jeunes dans le monde extra-scolaire qui se réunissent tous les mercredis à 14 heures et qui sont sensibilisés hebdomadairement sur plusieurs thèmes en relation avec la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes. « Cela permet d’avoir ces adolescents et ces jeunes à l’œil pour les accompagner et les encadrer tout au long de leur formation professionnelle jusqu’à leur installation », va expliquer Ella Kossouoh, chef du Centre de promotion sociale de Xwlacodji. Outre le rôle d’avant-gardiste, le club ado est également un mécanisme de protection de l’enfant. « C’est aussi un creuset de dénonciation par les pairs, de tous les comportements ou actes prohibés que l’un ou l’autre membre de ce club aurait tenu ou serait obligé à faire », ajoute la chef du Cps de Xwlacodji. A l’en croire, le Cps de Xwlacodji envisage également plusieurs activités de routine pour la sensibilisation au dialogue parent-enfant. «Six séances sont prévues. La première séance a démarré ce lundi 9 août pour sensibiliser et former les parents et tuteurs du cinquième arrondissement sur la conduite du dialogue parent-enfant. Plusieurs autres activités sont menées afin de responsabiliser les parents sur l’éducation et l’encadrement de leurs enfants», ajoute Ella Kossouoh. « Notre héritage durable, ce sont les enfants. Nous avons donc l’obligation de les éduquer », va soutenir Paul Sèhouhouè, conseiller municipal à la mairie de Cotonou et président des Affaires sociales. A l’en croire, la mairie de Cotonou avec l’aide de ses partenaires, agit et soutient toute initiative allant dans le sens de la responsabilité des parents. Par ailleurs, le Centre de promotion sociale de Xwlacodji a récemment initié des séances d’échanges avec les jeunes qui sont en âge de se marier pour les préparer à la parentalité responsable. « Il faut qu’ils sachent que lorsqu’ils commencent à entretenir des relations ou quand ils ont des projets de mariage, ils doivent aussi être prêts à s’occuper convenablement des enfants qui pourraient en découler. Si les parents arrivent réellement à prendre leurs responsabilités par rapport à leurs enfants, et leur assurent le loger, le nourrir, le vêtir…, et arrivent à les protéger contre tous types de violences, je pense que nous aurons moins d’enfants impliqués dans ce genre de phénomène », soutient Ella Kossouoh. Société 11 août 2021


Rodolphe Adjaïgbé sur la protection des données à caractère personnel: « Les citoyens doivent adopter une hygiène numérique »
Les données à caractère personnel non protégées peuvent être utilisées à des fins attentatoires à la sécurité et à la dignité de l’individu. Pour ne pas en arriver là, Rodolphe Adjaïgbé, chargé des Affaires juridiques de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), invite chaque citoyen à adopter une hygiène numérique. A travers cette interview, il explique le phénomène et donne son opinion sur le classement du Bénin dans le dernier rapport «Global cybersecurity index », de l’Union internationale des télécommunications. Que peut-on comprendre par ‘’Données à caractère personnel’’ ? Les données à caractère personnel sont toutes informations qui permettent d’identifier directement ou indirectement une personne physique. Il peut s’agir notamment de son nom, de son prénom, de son numéro de téléphone, de l’immatriculation de sa moto ou de sa voiture, de son relevé d’identité bancaire et autres. C’est autant d’éléments que j’énumère qui ne sont pas limitatifs mais à partir desquels, on reconnait une personne. Pourquoi faut-il protéger les données d’un individu ? Il faut protéger les données parce que déjà, sur le plan législatif, le code du numérique à travers son livre cinquième en a fait une priorité. Ces données sont d’une certaine sensibilité qu’il faut en assurer la protection. Lorsqu’on accède aux données médicales d’une personne physique, on connait banalement ses antécédents de santé. On peut en faire ce que l’on veut alors que la personne a besoin de protection. Cette protection est aussi d’ordre constitutionnel. Nous devons veiller à la protection des données parce que facilement, quelqu’un peut les usurper à des fins de délinquance. C’est pourquoi, le premier protecteur des données, c’est le propriétaire lui-même. Ensuite, il y a l’Autorité de protection des données à caractère personnel qui est la structure administrative indépendante compétente en la matière. Lorsque les données sont usurpées à des fins de délinquance, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) intervient aux côtés de l’Office central de la répression de la cybercriminalité ou de tout enquêteur aux fins de faire l’investigation numérique. Quelles sont les conséquences de la publication des données personnelles sur un individu ? En publiant les données d’un individu, on porte atteinte à sa vie privée. Cela peut engendrer aussi du déshonneur et de l’humiliation sociale pour la personne. Lorsque vos données sont utilisées à des fins attentatoires, vous comprenez que c’est difficile ou presque impossible de les réparer à 100 %. Lorsque vous laissez traîner vos données, un délinquant peut aller spolier vos comptes en banque en un temps record. Il en est de même pour des gens qui ne font pas attention quant à protéger tout ce qui concerne leurs parties intimes ou sous le couvert de quelque amitié ou relation se mettent dans des postures attentatoires aux mœurs et partagent des images ou des vidéos les concernant. Ces derniers ne savent pas dans quelle main cela peut tomber. Voilà pourquoi, il urge que les personnes aient elles-mêmes une hygiène numérique tout en sachant ce qu’il faut publier et où il faut le publier. Même dans les applications que nous utilisons, il y a des conditions générales d’utilisation et des politiques de confidentialité que nous ne prenons pas la peine de lire. Quelles démarches une personne victime peut-elle mener pour obtenir réparation? Lorsque vous êtes victime, la première des choses est d’adresser une plainte régulièrement soit au parquet du ressort de votre domicile, soit à un commissariat de police. Pour ces genres d’infractions relevant de la cyber délinquance, l’unité spécialisée ayant compétence sur tout le territoire national est l’Office central de répression de la cybercriminalité. Vous déposez votre plainte à ce niveau et cette unité de la police chargée de faire les enquêtes sous l’autorité des parquets collabore avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) notamment pour ce qui est de l’investigation numérique. Les autorités compétentes ont une manière de faire les perquisitions et les saisines dans l’espace numérique. Il ne s’agit pas d’un bâtiment, ni d’une valise où il faut aller déposer des scellés. Lorsque je vais sur votre Pc ou votre smartphone et je copie vos éléments à votre insu, je ne les ai pas emportés. Or dans le monde physique classiquement, c’est connu que le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui. Donc matériellement, la chose quitte le patrimoine ou la garde de son propriétaire, ce qui n’est pas le cas dans l’espace numérique. Vous avez toujours vos données qui sont encore sur votre poste mais qui sont parties ailleurs. La manière d’investiguer est toute autre et il faut en avoir l’art. L’Anssi a ses experts et appuie les unités y compris les juridictions aux fins d’établir la vérité des faits pour éclairer la religion des juges quant aux procès et aux condamnations probables des personnes impliquées. Le Bénin fait partie des 55 Etats ayant ratifié la convention de l’Union africaine encore appelée «convention de Malabo» sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel le 27 juin 2014. Mais jusque-là, cette convention n’est pas encore ratifiée. Pourquoi ce retard ? La convention de Malabo est l’accord conclu entre les 55 Etats de l’Union africaine pour définir des principes devant régir la cybersécurité au sein de l’Union africaine d’une part et la protection des données à caractère personnel d’autre part. L’objectif de cette convention est d’harmoniser les cyber- législations au sein des 55 Etats membres de l’Union. Il est prévu que cette convention signée par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine à Malabo entre en vigueur à l’occasion du dépôt du 14e instrument de ratification. Aujourd’hui, on n’en est pas encore à son entrée en vigueur parce que nous sommes à moins de 14 instruments de ratification déposés. Le Bénin est sur la voie et administrativement, le conseil des ministres a déjà rendu la décision portant transmission à l’Assemblée nationale aux fins de ratification de cette convention. Une fois cette convention ratifiée, le Bénin n’aura pas à retoucher sa législation pour faire une quelconque transposition afin de se conformer à cette dernière. Le président Talon a indiqué très clairement la direction s’agissant du numérique et le Bénin doit être un grand pôle numérique en Afrique. De ce fait, le code du numérique dans toutes ses dispositions cybernétiques relatives à la protection des données à caractère personnel est rédigé à l’aune de cette convention. Cette ratification viendra comme une régularisation par le Bénin. Le Bénin a aussi connu récemment une percée dans le rapport « Global cybersesurity index » de l’Union internationale des télécommunications. Il est classé 56e sur 194 pays au niveau mondial et 6e sur le plan continental. Quelle est votre appréciation ? C’est l’effort conjugué des acteurs de l’écosystème. C’est le lieu de remercier le chef de l’Etat pour cette vision et la direction donnée. S’il n’y a pas la vision et l’accompagnement politique, on n’en serait pas là. En termes de législation, le Bénin qui était jadis dernier aux plans sous-régional et africain est désormais parmi les premiers. En termes d’institution, le Bénin a l’un des meilleurs niveaux. Ensuite, il y a les statistiques, les actions qui sont menées pour sécuriser le cyberespace béninois. Ces statistiques sont très probantes, ce qui a permis d’observer un recul ostentatoire de la cyber délinquance dans le pays. Ça nous a fait gagner beaucoup de points dans la mesure où le Bénin est aujourd’hui 6e en Afrique. Un élément fondamental nous attend pour qu’on gagne deux ou trois rangs encore, c’est la ratification de la convention de Malabo. Il suffira pour le Bénin de ratifier cette convention et de déposer les instruments de ratification à la Commission de l’Union africaine et vous verrez qu’au prochain classement, le Bénin sera encore propulsé. Actualités 11 août 2021


Opérations de recettes, de trésorerie et du patrimoine de l’Etat: La nomenclature des pièces justificatives en validation
Le Bénin dispose depuis peu d’un projet de nomenclature des pièces justificatives des opérations de recettes, de trésorerie et du patrimoine de l’Etat. Cet important document indispensable à la conduite et la poursuite des réformes en cours au niveau des finances publiques était au coeur d’un atelier de validation, mardi 10 août à Cotonou. Une initiative qui bénéficie du soutien du Projet d’appui à la gestion des investissements publics et à la gouvernance (Pagipg). Le Bénin est en passe de combler un grand vide en matière de justification des opérations de recettes, de trésorerie et du patrimoine de l’Etat. C’est à travers la validation du projet de nomenclature des pièces justificatives en la matière au cours d’un atelier ce mardi à Cotonou. Depuis l’indépendance du Bénin, chacun des acteurs chargés de recouvrer les recettes de l’Etat accompagnait ces opérations des pièces justificatives qu’il juge nécessaires même si la nature de l’impôt est la même. Il est donc apparu nécessaire de disposer d’un document pouvant répertorier désormais les pièces justificatives à l’appui des opérations de recettes, de trésorerie et du patrimoine. Mieux, avec le développement du Système d’information de gestion des finances publiques (Sigfip) et le basculement imminent de la gestion budgétaire en mode programme, il est impérieux de conforter l’arsenal juridique en élaborant une nomenclature des pièces justificatives des opérations de recettes, de trésorerie et du patrimoine tel que le prescrit l’article 91 du décret 2014-571 du 7 octobre 2014 portant règlement sur la comptabilité publique. « Il est apparu nécessaire de disposer d’un document pouvant répertorier désormais les pièces justificatives à l’appui des opérations de recettes, de trésorerie et du patrimoine de l’Etat en vue de basculer en comptabilité d’exercice à partir du 1er janvier 2022 », explique à cet effet, Oumara Karimou Assouma, directeur général du Trésor et de la comptabilité publique. Cette rencontre s’inscrit dans une logique de mieux affiner le projet proposé par les cadres avertis lors des travaux techniques d’élaboration du document, appuie Waliou Laye Libanio, directeur de la Réglementation. Celui-ci rappelle aussi que ce document permettra à l’Etat en général et au ministère chargé de l’Economie en particulier de combler le vide observé jusque-là. Avec la promulgation de la loi N° 2013-14 du 27 septembre 2013 portant loi organique relative aux lois de finances, le Bénin s’est engagé dans un vaste chantier de réformes budgétaires et comptables qui ont pour objectif le renforcement de la bonne gouvernance et la consécration de la transparence dans la gestion des deniers publics. Recherche de la performance L’innovation principale introduite par ces réformes est le passage d’une logique de moyens à une logique de résultats. La mise en place d’une nouvelle comptabilité inspirée de celle des entreprises vise à garantir la transparence de la situation financière de l’Etat et à favoriser la recherche de la performance. Cet atelier qui consacre la validation du projet de nomenclature des pièces justificatives des opérations, de recettes, de trésorerie et du patrimoine de l’Etat est le moment idéal pour parvenir à des conclusions dont les enjeux sont déterminants pour notre pays, soutient, pour sa part, Alphonse Akpamou, coordonnateur national du Pagipg. « Si nous arrivons à réussir cet exercice, cela placerait notre pays au niveau des standards internationaux, et ça permettrait à notre pays de répondre aux instructions ou aux recommandations de l’Uemoa », note-t-il. Selon lui, le projet de nomenclature élaboré vise à combler un vide important. C’est pourquoi, il exhorte les participants à s’illustrer par des observations et recommandations de grande facture, aux fins d’améliorer le projet de nomenclature. Un projet qui, rappelle-t-il, est un facteur d’intensification et d’amélioration de la coopération avec l’ensemble des partenaires techniques et financiers. Actualités 11 août 2021


Parlements: La Covid-19 a accéléré leur modernisation
Pour faire suite à la Conférence mondiale de l'Union Inter parlementaire du mois de juin 2021, la nouvelle édition du Rapport mondial sur le parlement numérique révèle le rôle de catalyseur joué par la pandémie de Covid-19. Un grand nombre de parlements se modernisent en adoptant les nouvelles technologies qui permettent de se rapprocher des citoyens qu'ils représentent. Publié par le Centre de l'Union Inter parlementaire (Uip) pour l'innovation au parlement, le nouveau rapport présente le résultat d'une enquête menée entre 2018 et 2020 auprès de 116 chambres parlementaires dans 91 pays et de groupes de discussion ayant rassemblé 49 parlements. Ce document fait suite à la Conférence mondiale 2021 de l'Uip sur l'e-parlement, tenue virtuellement durant 3 jours au mois de juin. Plus de 650 parlementaires et membres du personnel parlementaire du monde entier se sont connectés pour échanger leurs bonnes pratiques et débattre des enseignements tirés de la pandémie. Ce format a rencontré un grand succès auprès des participants, qui ont été 95 % à le considérer comme une réussite, 57 % comme une grande réussite et plus de 90 % à estimer qu'ils aimeraient poursuivre la discussion dans le cadre de conférences futures. Le Secrétaire général de l'Uip, Martin Chungong, a déclaré : "La pandémie a fait vaciller les idéaux et les pratiques démocratiques, qui ont de nouveau donné la preuve de leur extraordinaire résilience. Les parlements ont dû s'adapter à une situation évoluant rapidement, ne serait-ce que pour continuer à fonctionner. La nouvelle édition du Rapport mondial de l'Uip sur l'e-parlement, qui détaille l'expérience vécue par l'ensemble des parlements ces dernières années, contient non seulement des dizaines d'études de cas illustrant la façon dont les parlements se sont adaptés, mais aussi comment ils se sont transformés pour être mieux en mesure de servir les citoyens. Qu'est-ce qu'un parlement numérique ? La définition d'un e-parlement a beaucoup évolué depuis le premier rapport de l'Uip, en 2008. Aujourd’hui cela n’inclut pas seulement la technologie mais aussi la gouvernance, la transformation et l'efficacité. Ces éléments incarnent les valeurs de la collaboration, de l'inclusion, de la participation et de l'ouverture au peuple. Covid-19 : un catalyseur Plus d'une année après le début de la pandémie, le document met en évidence la radicale transformation culturelle par laquelle sont passés les parlements, contraints d'innover et de trouver des solutions nouvelles pour continuer à fonctionner. Les parlements du Brésil, de l'Espagne et du Chili ont, par exemple, été parmi les premiers à adopter les outils numériques dès le début de la pandémie pour organiser des réunions à distance. Le dernier Rapport mondial sur le parlement numérique révèle que 10 % des parlements font appel à l'Intelligence Artificielle (Ia) sous une forme ou une autre. Fin 2020, 65 % des parlements consultés avaient organisé des réunions de commission en ligne ou hybrides et, 33 % une plénière en ligne ou hybride. Les règlements et procédures parlementaires ont dû être amendés pour permettre le télétravail, l'adoption de formules de travail plus souples, ainsi que le vote à distance. Entre 2018 et 2020, le recours aux visioconférences a connu une hausse spectaculaire de 72 %. Renforcement du lien avec les citoyens Les outils numériques sont désormais mieux acceptés par les parlements car ils leur permettent de se rapprocher des citoyens. Le travail à distance se révèle aussi propice à la participation du public. Entre 2018 et 2020, 81 % des parlements ont été concernés par cette hausse. Les réseaux sociaux sont aujourd'hui utilisés par 76 % des parlements et 56 % des parlementaires. L'utilisation par les parlementaires d'applications de messagerie instantanée pour dialoguer avec les électeurs continue également à se développer, passant de 14 % en 2016 à 39 % en 2020. Lorsqu'il a été demandé aux parlementaires quels étaient les deux objectifs majeurs qu'ils poursuivaient en recourant à des outils numériques, ils ont cité la volonté d'informer les électeurs des questions politiques et des lois à l'étude (70 %) et le souhait que le peuple participe plus directement au processus politique (69 %). Encouragement à la modernisation Le rapport de l'Uip contient également un certain nombre de recommandations visant à inciter les parlements à poursuivre la modernisation de leurs activités de base. Parmi ces recommandations figurent la nécessité d'amender en permanence la réglementation afin de réussir à fonctionner avec fluidité et d'assurer la continuité de la participation des parlementaires et du public, tout particulièrement dans les commissions, la consolidation de formules de travail souples pour le personnel et les parlementaires, ainsi que la promotion de la collaboration interparlementaire dans le but d'accélérer l'innovation et de développer le soutien mutuel entre les parlements. par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse). Actualités 10 août 2021


1175 - 2206