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Nouvelles

Gouvernance des Pme dans un contexte de réformes fiscales: La comptabilité, une fonction à automatiser
Fini le temps où les chefs d’entreprises ont leur comptabilité dans la poche. Dans un contexte de réformes fiscales et pour la viabilité des unités de production et de services, la traçabilité devient une exigence. Par conséquent, un comptable a un grand rôle à jouer. Par-delà les clichés, le poste de comptable n’est pas un poste subsidiaire. Henock Gnanga, manager d’entreprise, l’a bien compris et fait autant que possible la part des choses. « Le fait de disposer d’une comptabilité me permet d’avoir une idée précise de la santé de l’entreprise. Ça aide à mieux assumer les charges qu’on a vis-à-vis des employés et de l’Etat. Si vous ne disposez pas d’une comptabilité, parfois vous avez l’impression que tout va bien alors que c’est de votre poche que sort l’argent », insiste-t-il. C’est donc un secret de polichinelle que la performance, voire la survie, d’une entreprise dépend beaucoup plus du mode de gouvernance. Dr Pierre Claver Agbédé, chercheur en sciences économiques, trouve qu’il y a des raisons de tenir rigueur à la fonction comptable dans une Pme. « Avec les exigences en matière comptable dans notre espace, le dirigeant d’entreprise ne pourra plus tenir sa comptabilité s’il n’était pas spécialiste des sciences de gestion et formé par rapport aux nouvelles normes. Pour assurer la viabilité des Pme aujourd’hui, tout en limitant le risque de dépendance totale envers les cabinets d’expertise comptable, il est important d’avoir un comptable dans l’entreprise qui puisse mettre à jour les documents. C’est-à-dire assurer les fonctions élémentaires», fait remarquer le chercheur. Indispensable ! Les résultats de l'enquête Itc sur la compétitivité des Pme au Bénin publiés en novembre 2020, montrent que presque 70 % d’entre elles enregistrent toutes leurs données comptables: recettes et dépenses, ainsi que les actifs et passifs. Ce sont de bonnes pratiques que recommande d’ailleurs Alexandre Houédjoklounon, directeur général de l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises (Anpme). A l’en croire, quand les entreprises sont assujetties à la Taxe professionnelle synthétique (Tps), ça nécessite une comptabilité légère que le promoteur lui-même peut faire. Mais lorsque l’entreprise est beaucoup plus assise avec beaucoup d’activités qui ont différents frais générateurs, le régime fiscal n’est plus le même. Il y a un certain nombre d’impôts à prendre en compte. « Avec les réformes fiscales, il y a un certain nombre de dispositions qui profitent aux Pme. Et avec la facture normalisée, le recours à un comptable pourrait être un peu plus intéressant, si l’entreprise est d’une certaine taille. C’est au cas par cas. Un seul comptable peut assurer la comptabilité de deux, trois ou quatre entreprises. Ça peut leur faire une économie d’échelle substantielle. Le coût à fixer pour un seul comptable d’une entreprise peut être partagé par plusieurs unités qui se trouvent en réseau, si la matière n’est pas importante », souligne Alexandre Houédjoklounon. Un couvert contre les risques C'est un impératif pour les Pme de conserver leurs données comptables afin de gérer leurs liquidités et d’exécuter les paiements de manière fiable. Pourtant, pour diverses raisons, une frange non moins négligeable ne se met pas au pas. Plus on s’éloigne de la capitale économique, plus le fossé s’élargit. Selon l’enquête Itc, les entreprises situées dans les régions du sud et du centre tendent à davantage conserver leurs données comptables que leurs homologues du nord (Parakou et Natitingou). Par exemple, seuls 25 % des répondants basés dans la région de Parakou conservent une trace de leurs ressources financières, contre 90 % de ceux de la région de Cotonou. C’est une attitude que Dr Pierre Claver Agbédé tente d’expliquer : « Il se pose un problème de moyens de façon générale, surtout quand il est question de recruter des comptables en permanence dans la structure ou de recourir à un cabinet d’expertise comptable». Néanmoins, il n’est pas question de s’abstenir au risque de subir les revers. Veiller à la traçabilité du mémoire comptable permet de se protéger des redressements fiscaux. « Il est souhaité d’adopter l’une des deux formes d’externalisation de la fonction comptable (totale ou partielle), selon leurs moyens. Cela éviterait les difficultés de la tenue de la comptabilité suivant les normes en vigueur, les redressements fiscaux énormes. Ça permet de se couvrir de façon juridique contre les sanctions qui en découlent », recommande Dr Pierre Claver Agbédé. Le chercheur propose aux managers des entreprises de petite taille de se concentrer sur le cœur de leur métier en ne conservant que les fonctions qui contribuent à la création de valeur. In fine, la transparence ne permet pas seulement d’être à l’abri du risque. C’est un atout pour accéder à des crédits bancaires et autres financements. Economie 09 août 2021


Gbedo Sossa Edmond, médecin santé publique sur l’hépatite C: « Une maladie silencieuse mais dangereuse »
Inconnue d’un grand nombre de personnes, l’hépatite C est une maladie contagieuse, dangereuse, voire mortelle due à un virus qui s’attaque au foie. L’Organisation mondiale de la santé (Oms) estime qu’en 2019, environ 290 000 personnes sont mortes de l’hépatite C. Gbedo Sossa Edmond, médecin de la santé publique et coordonnateur national adjoint du Programme national de lutte contre les hépatites renseigne dans cette interview sur ce que c’est que l’hépatite C. La nation : Qu’est-ce que l’hépatite C ? L’hépatite C est une inflammation des cellules du foie due à un microbe appelé virus de l’hépatite C qui peut engendrer une souffrance chez la personne infectée. Quelle différence y a-t-il entre l’hépatite C et l’hépatite B ? Les deux maladies atteignent le foie et peuvent devenir chroniques en persistant plus de six mois dans le corps et évoluer vers des complications : cirrhose, cancer de foie. Mais, les microbes (virus) responsables de ces maladies diffèrent de par le mode de transmission et leur réponse au traitement administré. En effet, la voie prédominante de la transmission de l’hépatite B est la transmission de la mère à l’enfant. Ce mode de transmission est très rare pour l’hépatite C qui se transmet principalement par voie sanguine. Pour ce qui est de leur réponse au traitement, l’hépatite C peut être guérie tandis que l’hépatite B ne peut qu’être contrôlée. Autrement dit, une personne atteinte de l’hépatite C chronique qui nécessite un traitement peut guérir de cette maladie après trois mois de traitement alors que le traitement de l’hépatite B peut durer des années. Par ailleurs, il existe un vaccin contre l’hépatite B, ce qui n’est pas le cas pour l’hépatite C. Comment se manifeste l’hépatite C ? Souvent, la personne infectée ne présente aucun signe. Une découverte fortuite de la maladie peut être faite lors d’un dépistage systématique ou orienté. Quand les signes sont présents, ils ne sont pas spécifiques : fatigue importante, vomissement, urines foncées, maux de ventre, etc. Dans bien des cas, c’est à l’occasion des complications de la maladie que le mal est diagnostiqué et c’est souvent tard. Quels sont les modes de transmission ? L’hépatite C est transmise essentiellement par voie sanguine (toxicomanie par voie intraveineuse, scarifications, tatouages, circoncision non médicalisée en utilisant le même matériel…). La transmission par voie sexuelle et celle de la mère à l’enfant à l’accouchement sont très rares. Pour prévenir cette maladie, il faut éviter le partage des objets tranchants et surtout veiller à la sécurité transfusionnelle. A quel moment faire le dépistage de l’hépatite C ? Vu que les signes sont absents, tout sujet peut à tout moment faire une prise de sang pour savoir s’il est infecté ou pas. Ce test n’est pas coûteux et est disponible dans la plupart des laboratoires sur toute l’étendue du territoire national. Le dépistage des hépatites B et C est obligatoire et/ou recommandé à certains sujets à haut risque ou vulnérables. Il y a des structures qui organisent cela au profit de leur personnel. Le dépistage familial est vivement recommandé quand un membre de la famille est porteur du virus. Pour les personnes déjà atteintes, y a-t-il un traitement efficace ? Il existe un traitement sous forme de comprimé, efficace, permettant une guérison après douze semaines. Ce traitement est disponible au Bénin et plusieurs patients en ont déjà bénéficié. Le traitement est institué après la réalisation de la charge virale. Autrement dit, tout malade dépisté positif peut ne pas nécessiter un traitement. Est-ce une maladie mortelle ? Lorsque le diagnostic n’est pas fait tôt et que le traitement adéquat n’est pas instauré à temps, cette maladie pourrait évoluer vers des complications comme la cirrhose et le cancer du foie, voire le décès. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle est considérée comme un problème de santé publique à l’échelle mondiale. Pendant combien de temps, peut-on vivre avec l’hépatite C ? Les sujets arrivent à guérir et donc à se débarrasser du virus soit spontanément dans les six mois suivant la contamination, soit au détour du traitement. Autrement, ils porteront toujours le virus et vivront donc avec l’hépatite C. L’hépatite C ne saurait attendre. Il faut passer à l’action en faisant le dépistage pour connaitre son statut sérologique. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Santé 07 août 2021


Prévention des conflits entre éleveurs et agriculteurs: Finie la transhumance transfrontalière !
Le Bénin n’accueillera plus moutons, bœufs et vaches venant d’autres pays sur son territoire à travers le phénomène de la transhumance. C’est l’une des deux importantes décisions prises par le gouvernement et annoncés aux populations de l’Atacora ce jeudi 5 août. Les affrontements entre éleveurs et agriculteurs du fait de la transhumance prendront bientôt fin. Le gouvernement mène des actions pour conjuguer au passé ces drames qui ne cessent d’endeuiller des familles. Pour parvenir à instaurer la paix de manière permanente, une délégation gouvernementale conduite par les ministres Alassane Séidou et Raphaël Akotègnon était dans la journée d’hier jeudi 5 août à Tanguiéta. Au cours de la séance qui a connu aussi la présence de tous les acteurs du secteur agropastoral de l’Atacora et des élus communaux, il a été présenté les décisions du gouvernement. « Si on ne prend pas des mesures radicales et durables, on risque d’aller à des conflits de grande ampleur. Ce qui serait regrettable. C’est pour cela que le gouvernement a décidé de s’inscrire dans une certaine dynamique pour que la cohabitation soit pacifique entre agriculteurs et éleveurs », a introduit le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Premier acte fort, le gouvernement s’oppose désormais à la transhumance transfrontalière. « On ne veut plus recevoir sur notre territoire des animaux venus d’autres pays. Il faut que chaque pays gère ses animaux. Ce mode de gestion a prouvé ses limites », a martelé Alassane Séidou. D’ailleurs, en dehors des conflits avec les agriculteurs, les déplacements incessants des éleveurs ne favorisent pas la scolarisation de leurs enfants. Deuxième décision importante portée à la connaissance des différentes parties : à terme, le gouvernement vise la sédentarisation des éleveurs. Mais pour y parvenir, il est nécessaire de créer un cadre adéquat. Il s’agit notamment de trouver un emplacement, garantir l’eau, faire des forages, etc. C’est ce à quoi s’attelle l’Exécutif. Pour réussir cette ambition, il a été créé le Haut commissariat à la sédentarisation de l’élevage dirigé par Mama Sambo qui était également de la délégation gouvernementale. Mais en attendant cette sédentarisation, il faut créer les conditions pour une cohabitation pacifique. Ce qui passe par le changement de comportements. Les élus locaux ont aussi un rôle important à jouer. Dans son message, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale appelle les autorités locales à s’investir dans la prévention de ces conflits avec les moyens mis à leur disposition. « Nous ne voulons plus qu’il y ait de ces conflits qui entraînent des morts d’hommes dans notre pays», a signifié Raphaël Akotègnon, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Société 06 août 2021


Commercialisation de l’oignon : La flambée, en attendant Malanville et Karimama
L’oignon importé a pris place à nouveau dans les marchés, avec une hausse des prix de cession. La production locale n’arrive pas à combler le besoin sur une longue période. A Mahoulé, au cœur de Dantokpa, les prix de l’oignon sont âprement discutés derrière les camions positionnés sur le parking. Ce mardi 3 août 2021, la pilule est difficile à avaler pour la clientèle venue s’approvisionner. « Ça fait un moment que je suis venue, mais le prix est élevé. Et pourtant, on me dit qu’il y a eu une baisse légère aujourd’hui », souligne dame Hounsa, transformatrice de produits agroalimentaires. Elle aurait bien voulu rentrer avec la variété locale. Hélas, il va falloir patienter quelques mois encore. « Si on trouve l’oignon du Bénin et que le coût est abordable, on va prendre. C’est une question de disponibilité. Si l’Etat peut aider les producteurs à en produire suffisamment, nous en aurons à volonté sur le marché », ajoute-t-elle. Selon les relevés effectués par l’Institut national de la statistique et de la démographie, du 19 au 25 juillet 2021, les prix de cette denrée sont en hausse dans toutes les villes du Bénin. Par rapport à la semaine précédente, l’augmentation est de 11,2 % à Cotonou, 46,8 % à Natitingou et 36,7 % à Bohicon. « La hausse des prix de l'oignon est liée à la fin de la saison de la variété venant particulièrement de Malanville et de Karimama », explique l’institut. A Dantokpa, comme à Vossa, la fourchette des prix est située entre 36 000 et 40 000 F Cfa pour le grand sac. Goni Zoubérou est un importateur venu de Garou à Malanville. Pour lui, le problème réside dans la conservation de la production locale sur une longue durée. « Nous produisons beaucoup d’oignons à Malanville pour répondre au besoin du marché. Mais souvent, ça finit vite, comme c’est le cas depuis juin. Aussi, l’oignon du Bénin contient-il un peu d’eau. Ce qui fait qu'on a du mal à le conserver. Mais c’est souvent moins cher. On le cède à 15 000 F Cfa environ », explique-t-il. L’enjeu pour la filière est de pouvoir étaler l'offre sur une période plus longue, qui ne se limite pas à la saison de la récolte. Au Bénin, l’offre brute de l’oignon est estimée à 71 000 tonnes pour une demande de 160 000 tonnes. Des efforts restent à faire pour s’affranchir des pays voisins. Economie 06 août 2021


Village du Marathon de Porto-Novo: Sept jours pour révéler la capitale du Bénin au monde
La ville capitale vit depuis le 1er août dernier, la ferveur du village du Marathon « Be The Best » de Porto-Novo, en attendant la course proprement dite prévue pour dimanche 8 août prochain. Cette activité vise notamment à révéler le patrimoine culturel, cultuel et touristique de Porto-Novo, en marge de la célébration du 61e anniversaire de l’indépendance du Bénin. La population de Porto-Novo est déjà plongée dans la fièvre de l’édition 2021 du Marathon « Be The Best » prévue pour dimanche 8 août prochain. Ceci à travers le village du Marathon qui s'anime à la Place Bayol de Porto-Novo depuis le 1er août dernier. Pour Ninon Ahoudjinou, président du Conseil d’administration de « Be The Best », ce village vise à offrir un cadre à la population de Porto-Novo et du Bénin pour leur permettre de voir venir le Marathon qui est à sa 4e édition cette année. Ainsi, grâce à ce village qui est animé durant sept jours de 9 h à 23 h, la population et les visiteurs pourront vivre des animations culturelles, des jeux, des communications sur diverses thématiques liées aux potentialités de Porto-Novo et la richesse de son patrimoine culturel. Ils auront également à découvrir les masques, des danses très peu connues des jeunes ; goûter aux mets locaux en voie de disparition et aussi venir jouer et s’amuser. Le village est également ouvert pour permettre aux athlètes et tous ceux qui veulent participer au Marathon le 8 août prochain de prendre des informations sur la course, de retirer leurs dossards et autres, indique Ninon Ahoudjinou. Il a saisi l’occasion pour repréciser les circuits des quatre parcours de la compétition sportive à savoir : le Marathon sur une distance de 42,195 km, le semi-marathon de 21,100 km, la course de 10 km et la marche de 10 km. La course de 42,195 km sera la grande attraction de l’édition 2021 d’autant que son itinéraire s’étend de Porto-Novo jusqu’à Akpro-Missérété. Ce qui permettra aux coureurs surtout aux athlètes étrangers de découvrir les transformations en termes d’infrastructures routières qu’ont connues ces dernières années les deux communes. Ninon Ahoudjinou invite tout le monde surtout la gent féminine à s’inscrire massivement pour prendre part à cette compétition dont le thème est : « Femme : santé et développement ». Ce marathon est la façon pour l’Ong de contribuer au développement économique de Porto-Novo, souligne-t-il. Le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, se dit fier de l’organisation de cette compétition depuis 2017 au niveau de la ville capitale. Selon lui, cet évènement qui allie le culturel et le cultuel au sport cadre bien avec la vision de son conseil municipal. C’est d’ailleurs pourquoi, précise-t-il, la mairie accompagne tous les ans la compétition dans la mesure de ses moyens pour sa réussite. Jocelyne Zinsou, représentant le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, parrain de la 4e édition, félicite l’Ong pour sa détermination à relever chaque année le défi de l’organisation de cette compétition. A l’en croire, Porto-Novo devient, grâce à ce marathon, le carrefour annuel de plusieurs athlètes venant de divers horizons. Jocelyne Zinsou a invité l’Ong à continuer de faire preuve de professionnalisme et surtout au respect des gestes barrières contre la Covid-19 pendant les sept jours d’animation du village ainsi que le jour du Marathon proprement dit. Culture 06 août 2021


Choix de filières et classement après le Baccalauréat: Les clarifications du ministre de l’Enseignement supérieur
64,42 % de taux de réussite au Baccalauréat 2021. Un record qui induit plus de charges en matière d’accueil et d’orientation des lauréats dans les universités publiques et privées. Dans la soirée du mercredi 4 août, sur les antennes de la Télévision nationale, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladékan, a passé en revue les dispositions prises dans son sous-secteur pour satisfaire les jeunes bacheliers. « 64,42 %, c’est un score assez impressionnant qui montre qu’il y aura du feu sur les universités. Nous avons mis des intrants, nous avons agi sur des leviers qui confèrent une certaine stabilité à tout le processus de formation et les résultats sont là…», fait remarquer Eléonore Yayi Ladékan. Cette précision de la ministre vise à signifier que ces résultats sont le fruit des efforts consentis par les différents maillons de la chaîne à savoir candidats, enseignants, parents et enfin l’Etat. Mais que faire en termes de gestion de ce flux ? « Nous avons commencé à revoir un peu les prévisions. Par exemple, 171 ont réussi avec la mention très bien l’année dernière, alors que cette année nous sommes à 259. Ça veut dire que nous avons du boulot. Nous aurons forcément à ajuster…», indique Eléonore Yayi Ladékan. A l’en croire, dans les tout prochains jours, des séances d’information seront organisées autour du guide d’orientation qui a été élaboré et accessible sur les sites web des universités, et qui concerne autant les universités publiques que celles privées. « Un partenariat public-privé est nécessaire. Nous n’avons jamais su caser tous les enfants dans les universités publiques parce que ces universités ont une capacité d’accueil limitée. Donc, il faut absolument impliquer les universités privées et s’assurer que ce sont celles qui ont un agrément. Toutes ces informations sont déjà disponibles sur les sites des universités », souligne la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Et pour davantage atteindre les lauréats, notamment ceux des milieux ruraux, non couverts par la fibre optique, les préfectures de même que les communes seront associées à la campagne de sensibilisation. « Ils sont nombreux à ne pas savoir ce qui se fait. Et lorsqu’on finit de faire les orientations, les classements, c’est en ce moment qu’on a tellement de recours. Pour éviter cela, les préfets et communes seront approchés. Nous devons conjuguer nos efforts pour aider nos enfants ». Telle est la conviction d’Eléonore Yayi Ladékan. En ce qui concerne les universités qui sont actuellement en vacances, elles seront instruites aux fins d’organiser des permanences afin d’accueillir les nouveaux bacheliers pour leur immersion. Au regard du flux de cette année, plusieurs filières techniques et professionnelles seront proposées aux lauréats. Le choix de filières se fera à l’ouverture de la plateforme apresmonbac.bj avec le numéro de table du candidat. Au dire du ministre Eléonore Yayi Ladekan, les lauréats ne devraient pas se concentrer sur les quotas de bourse mais plutôt sur les moyennes obtenues dans les matières fondamentales. La répartition se fait après le privilège accordé aux mentions très bien. Et en attendant la mise en service de la plateforme apresmonbac.bj, le guide d’orientation est le premier instrument du bachelier. Arnaud Domahoun Actualités 06 août 2021


1re Phase groupée de la Ligue nationale pro de handball: Des rencontres alléchantes pour la boucle ce week-end
Lancée lundi 2 août dernier à Cotonou, la 1re phase groupée de la Ligue nationale Pro de Handball va connaitre son épilogue ce week-end avec des rencontres épiques aussi bien chez les dames que chez les messieurs. Les Flowers, en tête de la compétition, devront confirmer leur suprématie sur Abo Sports et Asvo pour cette phase groupée. La 1re phase groupée de la Ligue nationale Pro de Handball s’achève ce week-end avec des matchs épilques tant chez les dames que chez les hommes. Représentées dans les deux catégories, les équipes comme Flowers et l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) devront tenter de finir cette phase en beauté. Victorieux d’Adjidja Hbc des Forces armées béninoises et de l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) lors des deux premières journées de cette compétition, Flowers Hbc chez les hommes est attendu face à Abo Sport ce vendredi 6 juillet au Hall des Arts Loisirs et Sports de Cotonou. Habitués aux défis, les poulains d’Aimé Sèbio qui ont souffert avant de battre l’Aspac mercredi dernier par le score de 20-22 ont les atouts nécessaires pour poursuivre sur la même lancée. Après cette sortie, ils auront une autre rencontre épique face à Asvo. Deuxième chez les hommes, l’Aspac va affronter respectivement Aso Modèle et Buffles. Prétendants au titre, les poulains d’Antoine Aladé n’ont pas droit à l'erreur s’ils espèrent atteindre leur objectif. En ce qui concerne les Buffles, tombeurs d’Asvo mercredi 4 août dernier, ils sont attendus respectivement par Adjidja et l’Association sportive du Port autonome de Cotonou. Deux matchs difficiles pour cette formation lorsqu’on sait que les militaires et les portuaires sont deux clubs difficiles à manœuvrer. Dans la catégorie des dames, l’Aspac et Flowers qui se disputent la tête de la compétition auront fort à faire avec Aso Modèle et Adjidja. L’Aspac sera aux prises avec Aso Modèle dans la matinée de ce vendredi 6 août tandis que Flowers affrontera Adjidja dans l’après-midi. Demain, samedi 7 août, Aso Modèle va en découdre avec Flowers tandis que l’Aspac jouera contre Adjidja? Programme des rencontres Vendredi 6 août 7 H : Aso Modèle – Asvo (H) 8 H 30 : Aspac -Aso Modèle (D) 10 H : Flowers – Abo Sports (H) 14 H: Flowers – Adjidja (D) 15 H 30: Buffles – Adjidja (H) Samedi 7 août 7 H : Aso Modèle – Flowers (D) 8 H 30 : Flowers -Asvo(H) 10 H : Buffles– Abo Sports (H) 14 H: Adjidja – Aspac (D) 15 H 30: Aso Modèle – Aspac (H) Dimanche 8 août 10 H : Adjidja – Asvo (H) 14 H: Aso Modèle – Abo Sport (H) 15 H 30: Aspac – Buffles (H) Sports 06 août 2021


Groupe 3 Afrique de la Coupe Davis de tennis: Monnou, N’tcha, Klégou et Sewanou présents au Caire
Quatre tennismen béninois ont rallié, mercredi 4 août le Caire, pour prendre part du 9 au 14 août prochain à la Coupe Davis de tennis, Groupe 3. Il s’agit du champion et N°1 du Bénin, Sylvestre Monnou, l’étoile montante Delmas N’tcha, l’expérimenté Alexis Klégou (qui évolue en France) et Arnaud Sewanou (qui est du côté des Etats-Unis). Une sélection de quatre tennismen béninois conduite par le capitaine Bruno Danhouan a rejoint, mercredi 4 août la capitale égyptienne où ils sont attendus pour prendre part du 9 au 14 août prochain à la Coupe Davis de tennis, Groupe 3. Il s’agit du champion en titre Sylvestre Monnou, l’étoile montante Delmas N’tcha, l’expérimenté Alexis Klégou (qui évolue en France) et Arnaud Sewanou (qui est du côté des Etats-Unis). Ils se doivent de rééditer l’exploit de 2012 où le Bénin a atteint la poule 2. Conscient de l’enjeu, le capitaine de l’équipe, Bruno Danhouan rassure de la forme de ses poulains. Pour lui, le Bénin dispose des potentialités pour faire mieux que lors des éditions précédentes où il perdait des matches sur de petits détails. «Cette fois-ci, je crois bien sera la meilleure», a-t-il confié avant leur départ. A l’en croire, l’équipe, pendant la mise au vert, a travaillé, corrigé les erreurs mais aussi revu son jeu. «Pour preuve, nous partons tôt pour continuer le travail avant le démarrage de la compétition», a-t-il poursuivi. Sylvestre Monnou et Delmas N’tcha se disent prêts pour défendre valablement les couleurs nationales. Le Bénin n’entend plus manquer les occasions de se révéler lors des compétitions internationales. Les athlètes saisiront leur chance et feront de cette expérience un moyen de se comparer aux autres Nations, selon Bernardin Agossou Codjo, secrétaire général de la Fédération béninoise de tennis (Fbt). Le président de la Fbt, Jean Claude Talon et son équipe ont mis les moyens adéquats pour que les athlètes se préparent dans de meilleures conditions. Signalons qu’au total 7 pays à savoir l’Egypte, l’Algérie, le Ghana, le Kenya, le Mozambique, le Rwanda et le Bénin sont attendus à ce tournoi qualificatif pour l’une des deux places du groupe 2, Afrique-Europe. Sports 06 août 2021


Jo Tokyo 2020: Le Venezuela présent à la fête
Certains commencent leur carrière sportive, d’autres sont à leur meilleur moment, d’autres proches de leur retraite; ce sont 43 athlètes, en incluant trois médaillés olympiques. Ils ont un point commun: ils représentent le Venezuela aux Jeux Olympiques (JO) Tokyo 2020, du 23 juillet au 8 août. A ces JO, qui se tiennent avec une année de retard en raison de la Covid-19, sera présente Yulimar Rojas, plusieurs fois championne régionale et mondiale, médaille d’argent à Rio en 2016, record mondial de triple saut en salle femmes (15,43 m) et l’une des grandes figures du rendez-vous olympique au Japon. Elle est le porte-drapeau de la délégation vénézuélienne, avec le karatéka Antonio Díaz, deux fois champion du monde et 16 fois champion panaméricain de Kata. Dans sa carrière, il a tout gagné, il attendait seulement que le karaté soit inclus dans le calendrier olympique. Il va à ses premiers Jeux. Pour l’escrimeur Rubén Limardo, médaille d’or à Londres à 2012, ce sont ses 4es JO. Le champion d’escrime, avec Yulimar et le boxeur Yoel Finol, médaille d’argent à Rio 2016, complète le trio vénézuélien à la recherche d’une deuxième médaille olympique. Dans la délégation sont également présents la perchiste Robeilys Peinado; les judokas Anriquelis Barrios, Elvismar Rodríguez et Karen León; la lanceuse de marteau Rosa Rodríguez et Ahymara Espinoza en lancer de balle; les karatékas Claudymar Garcés et Andrés Madera, en kumite; et la sélection masculine de volleyball, parmi d’autres sportifs qui se sont distingués dans des disciplines comme le cyclisme, l’aviron, l’haltérophilie, le golf et la natation. Le Venezuela participe à 19 disciplines, avec 30 hommes et 13 femmes. Nombreux sont ceux qui ont été confrontés aux obstacles, conséquence du blocus économique contre le Venezuela, qui a limité leur préparation. Ils ont surmonté des défis physiques et psychologiques pour atteindre le sommet sportif et ils sont aux JO. Ils ont déjà gagné. Infos du Venezuela Sports 05 août 2021


Africains de l'échiquier international: Léopold-Ismaël Samba,Doyen du groupe des ambassadeurs africains à Genève
Vous êtes le représentant permanent de la République centrafricaine (Rca) auprès de l’office européen des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève et à Vienne, et aussi Ambassadeur auprès de la Confédération helvétique. Comment décririez-vous les relations qu’entretient votre pays avec la Suisse? La Rca entretient d’excellentes relations avec la Suisse. Le Conseil fédéral a reconnu l’indépendance de mon pays, le 13 août 1960, et établi des relations diplomatiques dès 1964. Des accords ont été signés et nous coopérons dans le domaine de l’éducation et de la culture. Quel est votre rôle en tant que Doyen du groupe des ambassadeurs africains de Genève ? Je « parraine » les nouveaux arrivants, j’arbitre les dissenssions avec des tiers et je facilite les relations avec le pays-hôte. En tant qu’ancien haut-magistrat, je veille aussi à ce que la Convention de Vienne soit respectée en matière d’immunités et de privilèges tout en arrondissant les angles, en cas de problèmes. Lorsque l’Afrique soumet la candidature d’un de ses ressortissants à un poste de direction d’une organisation internationale (comme cela a été le cas pour l’Oms et l’Omc), je coordonne certaines actions à Genève et je mobilise mes collègues Ambassadeurs. Vous êtes l’un des vice-présidents du groupe des ambassadeurs francophones de Genève. Quel est votre sentiment sur l’utilisation quasi systématique de l’anglais à l’Onu ? Cette situation handicape de nombreux Etats, et en particulier les francophones. Il est regrettable que les Nations Unies ne soient pas à même de diminuer le fossé entre les deux langues officielles de travail du Secrétariat que sont l’anglais et le français, sous prétexte de manque de fonds. Le cadre législatif mis en place par l’Assemblée générale en faveur du multilinguisme est, dans la pratique, peu respecté. Une solution devrait aussi être identifiée pour éviter les coupures budgétaires dans le domaine de l’interprétariat et de la traduction des documents. Ces services sont cruciaux pour les travaux de l’organisation. Vous êtes actuellement le coordonnateur du groupe africain auprès de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). En quoi consiste votre rôle ? Je porte la voix de l’Afrique au sein de l’Oms. La pandémie de la Covid-19 a mis en évidence la fragilité du système multilatéral pour résoudre la crise sanitaire à laquelle nous faisons face actuellement. Dans ce contexte, je partage les préoccupations des représentants des Etats africains. Plus de 3,5 milliards de vaccins contre la Covid-19 ont été distribués dans le monde, mais plus de 75 % sont allés dans 10 pays. Il faut accroître l’approvisionnement en vaccins des pays à revenu faible ou intermédiaire. A l’heure actuelle, seulement 1,39 % du 1,3 milliard d’Africains sont complètement vaccinés. Le déséquilibre qui subsiste dans la distribution des vaccins est choquant. Comme l’a déclaré le chef de l’Oms, « nous vivons un apartheid vaccinal». En 2018, vous avez eu l’idée de créer un Examen périodique universel (Epu) pour la santé. La proposition avait été soumise à l’Oms au nom du groupe des ambassadeurs africains. Pouvez-vous nous en dire plus ? Effectivement, j’avais été inspiré par le processus des droits de l’homme. Sous les auspices du Conseil des droits de l’homme, l’Epu consiste à passer en revue les réalisations de l’ensemble des 194 Etats membres de l’Onu dans ce domaine. J’ai imaginé un mécanisme similaire pour la santé. Le Directeur général de l’Oms, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus a évoqué ce projet dans ses allocutions d’ouverture de la 73e Assemblée mondiale de la Santé (mai & novembre 2020). Quel est le but de ce mécanisme? Où en êtes-vous actuellement? Cet « Examen universel de l’état de santé et de préparation » a pour but d’instaurer la confiance et la responsabilité mutuelles en matière d’action sanitaire. Les nations doivent être rassemblées autour du principe d’approche faisant intervenir l’ensemble des pouvoirs publics pour renforcer les capacités nationales de préparation aux pandémies, instaurer la couverture sanitaire universelle et améliorer l’état de santé de toutes les populations. Je collabore en ce moment étroitement avec l’Oms sur une proposition détaillée qui sera présentée aux États membres. L’Allemagne, le Cameroun, la France et mon pays ont convenu de collaborer avec le Secrétariat durant la phase initiale pour mettre au point et tester le dispositif. Un dernier mot sur le rôle de la Genève Internationale? Plus que jamais, c’est le lieu où bat le pouls du monde Les Missions permanentes à Genève (Suisse) Les missions permanentes ont été instituées dans le cadre de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques. La Convention stipule que les missions contribuent à favoriser les relations d’amitié entre les pays, quelle que soit la diversité de leurs régimes constitutionnels et sociaux. L’Organisation des Nations Unies compte actuellement 193 États membres, dont 181 sont dotés d’une Mission permanente accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève. Une quarantaine représente les pays africains. Sur le plan opérationnel, les missions permanentes organisent et coordonnent la participation des États membres aux travaux de l’Organisation. L’Office des Nations Unies à Genève assure des fonctions de représentation et de liaison avec les missions permanentes et bureaux d’observation accrédités, aux fins de faciliter et d’appuyer leur participation. Le personnel diplomatique travaillant pour ces missions permanentes ou bureaux d’observation bénéficie de certains droits, privilèges et immunités énoncés dans l’Accord sur les privilèges et immunités de l’Organisation des Nations Unies. Immunités et privilèges Chaque membre de la communauté internationale jouit de privilèges et immunités dont l’étendue dépend de la fonction occupée au sein de la mission permanente ou de l’organisation internationale. Le régime des privilèges et immunités repose sur une structure juridique formée, notamment, par :  la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques du 18 avril 1961, appliquée par analogie aux missions permanentes,  les accords en matière de privilèges, immunités et facilités conclus avec les organisations internationales,  la loi sur l’Etat hôte et son ordonnance d’application,  la pratique des autorités suisses. Les principales immunités et les principaux privilèges et autres facilités :  l’immunité de juridiction et d’exécution qui peut être limitée aux actes de fonction,  l’inviolabilité (personnelle et demeure) pour certaines catégories de personnes,  les privilèges douaniers, dont l’accès au Magasin hors taxes pour les diplomates et hauts fonctionnaires,  les privilèges fiscaux,  l’exemption des assurances sociales et obligatoires suisses,  l’accès au marché suisse du travail pour les membres de famille,  l’admission facilitée des véhicules privés à la circulation routière et l’immatriculation en plaques diplomatiques pour les diplomates et hauts fonctionnaires,  la dispense d’échanger le permis de conduire étranger contre un permis de conduire suisse. International 05 août 2021


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