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Le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Séidou, s’est rendu, ce mercredi 4 juillet au poste de péage et de pesage d’Ekpè. Une occasion pour lui d’instruire le directeur général du Fonds routier pour l’application rigoureuse des décisions prises par le gouvernement et relatives à l’augmentation des frais de péage et de péage/pesage des véhicules sur les axes routiers.
Depuis le 1er juillet, le tarif au niveau des postes de péage et de pesage est passé du simple au double, suscitant de vives réactions. Le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Séidou, s’est rendu au poste péage d’Ekpè, ce mercredi 4 juillet, pour constater de visu l’application de cette mesure. Les recettes du poste de péage/pesage d’Ekpè ont connu une croissance depuis l’application de la mesure du gouvernement. De 3 millions par jour au départ, le poste de péage d’Ekpè enregistre une recette journalière de 6 millions après l’informatisation du système fin juin dernier par Homintec group engineering services.
« Depuis quinze ans, les tarifs au niveau des postes de péage et pesage sont restés les mêmes alors que le coût de l’entretien et de la construction des routes a plus que doublé. Or, il faut des ressources pour entretenir les routes », a laissé entendre Alassane Séidou, pour justifier l’augmentation des frais de péage et de pesage par le gouvernement. « Nous devons être attentifs à la construction et à l’entretien de nos routes afin d’éviter les insécurités routières ainsi que les cas d’accidents induits par l’état dégradé des routes », a-t-il souligné.
« Le gouvernement du Nouveau départ s’est inscrit dans cette dynamique-là. Et pour construire ces routes, il faut beaucoup de ressources », a assuré le ministre, soutenant qu’il y a quinze ans, seulement 400 millions F Cfa pouvaient servir à construire un kilomètre de route, alors que de nos jours, il faut plus d’un milliard pour le faire. Ainsi, l’apport des populations souhaité par les partenaires ne sera pas substantiel si le tarif reste inchangé. D’après l’étude des cadres, souligne le ministre, pour que l’apport des populations soit substantiel, il faut que les usagers de la route apportent trois à quatre fois ce qu’ils apportaient avant l’augmentation. Ce dossier a été présenté en Conseil des ministres. Mais le chef de l’Etat n’admet pas de faire passer le tarif du simple au quadruple, mais plutôt au double, pour éviter les grincements de dents, rapporte Alassane Séidou. Et le consensus a été trouvé, d’après lui, avec les responsables de syndicats qui ont donné leur accord à cette mesure.
Assujettis au péage
Le Fonds routier étant un maillon essentiel pour le ministère des Infrastructures et des Transports qui doit assurer la visibilité du Pag dans la construction et l’entretien des routes, son rôle est déterminant. « Vous devez mobiliser les ressources pour l’entretien des routes, encore que ces ressources ne suffisent pas pour assurer l’entretien des routes, mais nous avons besoin de ces ressources-là », a fait savoir le ministre Alassane Séidou dans la salle de conférences du Fonds routier. « Non seulement vous mobilisez les ressources, mais vous devez aider à contrôler la charge et à éviter les surcharges. Parce que l’ennemi de la route, c’est la surcharge », a-t-il confié.
Le ministre a affirmé que désormais, tout le monde est logé à la même enseigne par rapport au péage. Les fonctionnaires en mission, les ministres… doivent payer les frais de péage comme tout le monde. Seuls les véhicules de la police, des sapeurs-pompiers, les ambulances, les cortèges du président de la République et de l’Assemblée nationale ainsi que les véhicules de la sécurité et ceux des véhicules militaires sont exemptés de ces frais. « Il faut que tout le monde contribue à l’entretien de la route, car nous sommes convaincus que le développement passera par le réseau routier », indique Alassane Séidou. Le directeur du Fonds routier est invité à veiller à l’application stricte des mesures?

L’Assemblée nationale veut tout savoir sur le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). Une question orale avec débat a été déposée à cet effet par le député Edmond Zinsou et douze autres de ses collègues.
Le député Edmond Zinsou et douze autres de ses collègues s’interrogent sur l’existence et l’utilité du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). Ils entendent savoir le rôle de cette institution des Etats francophones créée au lendemain des indépendances des anciennes colonies françaises de l’Afrique avec comme vocation de fournir à ses pays membres une expertise de qualité aux fins d’apporter des solutions communautaires aux problèmes des systèmes éducatifs nationaux notamment à l’échelle de l’enseignement et de la recherche au niveau supérieur, pour une structuration et le développement harmonieux et dynamique de ces Etats.
Se fondant sur plusieurs sources et publications, notamment universitaires, les signataires de la question orale avec débat constatent que cette institution est demeurée « un organisme illégal, informel, semant par ci et par là confusion, émoi, et suscite chauvinisme, interrogations, contestations, dénonciations, désintérêt, instrumentalisation, manipulation ». Toutes choses qui ne favorisent guère l’essor réel de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au Bénin.
Le député Edmond Zinsou et ses collègues invitent le gouvernement à dire ce qu’est exactement le Cames, ses missions, ses objectifs, ses principes et fonctionnement, l’impact réel des différentes promotions de cette institution depuis des années sur la qualité de l’enseignement, de la formation et de la recherche au niveau supérieur au Bénin. Les signataires de la question orale avec débat interpellent l’Exécutif sur le lien juridique existant entre les textes du Cames régissant les promotions faites par cette institution et les textes nationaux sur lesquels se base le ministère de la Fonction publique pour en faire une légale et juste application des dispositions et prescriptions au Bénin dans le cadre de la gestion administrative des carrières des personnels enseignants et de recherche du supérieur. Le gouvernement devra également clarifier plusieurs autres points d’ombre qui taraudent les esprits des députés. Celui-ci est invité à expliquer le manuel de procédure établi par le ministère de la Fonction publique et celui de l’Enseignement supérieur en exécution du principe de décrochage et qui régit l’organisation et la procédure de prise d’actes relatifs aux carrières des enseignants et chercheurs du supérieur, le contrôle légal et administratif qu’effectue le ministre chargé des Finances avant d’engager les fonds de l’Etat dans le cadre de la gestion des carrières des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche et les activités du Cames.
Les treize députés demandent aussi au gouvernement de fournir les manuels de procédure et les textes qui régissent l’institution dans le cadre de la réception des candidatures et des évaluations des dossiers au cours des travaux et délibérations des instances opérationnelles du Cames en matière d’établissement de listes d’aptitudes en vue des promotions des enseignants et des chercheurs des universités du Bénin.
La question orale avec débat déposée sur la table du président de l’Assemblée nationale sera programmée sous peu pour permettre au gouvernement d’apporter en plénière des éléments de réponse aux différentes préoccupations des députés?
Actualités 05 juil. 2018

L’Assemblée nationale examine, ce jeudi 5 juillet, la proposition de loi portant amendement de la Constitution du 11 décembre 1990. Sauf cataclysme, l’initiative a toutes les chances de prospérer cette fois-ci après plusieurs tentatives jusque-là infructueuses. Cela, au regard d’abord du contenu de la proposition qui n’aurait rien de politique politicienne et ensuite de l’effectif numérique sur papier du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) dont certains membres ont initié cette proposition d’amendement constitutionnel.
Entre 2005 et 2018, c’est la troisième fois, en cinq tentatives, que les députés à l’Assemblée nationale discutent de façon sérieuse en plénière de la révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Seulement l’issue de la plénière de ce jeudi risquent de trancher avec celles de toutes les deux dernières tentatives, en l’occurrence celle de 2005-2006 où la Cour constitutionnelle a déclaré la procédure initiée par des parlementaires pour prolonger leur propre mandat contraire à la Constitution. Et ensuite celle du 4 avril 2017 où l’étape de prise en compte du projet de révision constitutionnelle introduit par le chef de l’Etat n’a pas pu aboutir, pour défaut des trois quarts exigés par la loi fondamentale. Le dossier avait échoué à trois voix près. Il n’a obtenu que 60 « Oui » au lieu de 63 exigés par la Constitution. Un peu plus d’un an après, le débat refait surface au Parlement mais sous une autre forme. Ce n’est plus sous la forme d’un projet de loi mais plutôt d’une proposition de loi comme ce fut le cas pour la tentative de 2005-2006. Le dossier est sur tapis à l’hémicycle.
L’autre chose qui distingue l’initiative actuelle de toutes les autres introduites jusqu’ici mais qui ont toutes échoué est le contenu du document. Lequel viserait le développement du Bénin et n’aurait rien d’intérêt politique. Les auteurs de l’initiative souhaitent en effet l’amendement de certains articles clés de la Constitution du 11 décembre 1990. Il s’agit des articles 15, 52, 53, 56, 80, 81, 99, 112, 131, 138, 156 et du titre VI de la loi 90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin. Ils ont introduit cet amendement, disent-ils, pour constitutionnaliser la suppression de la peine de mort pour se conformer à la loi n° 2018-16 du 04 juin 2018 portant Code pénal adopté, il y a quelques jours, par le Parlement.
Outre cette innovation, l’initiative vise par ailleurs l’amélioration de la représentativité des femmes au sein de l’Assemblée nationale, la constitutionnalisation de la Cour des comptes, l’alignement des mandats électifs de sorte à avoir l’organisation d'élections générales notamment présidentielle, législatives, communales et locales.
Consolider la chaîne des élections
Ce dernier amendement devrait permettre d’éviter que le Bénin soit constamment en période de campagne électorale et d’élection, afin de s’atteler aux œuvres de développement. La proposition d’amendement a été étudiée, lundi dernier, par la commission chargée des Lois qui a mis le dossier en l’état pour la plénière de ce jeudi. Les membres de la commission, usant de leurs prérogatives, ont décidé d’aller plus loin en amendant également l’article 42 de la Constitution dans le souci de consolider la chaîne des élections générales. Ils ont anticipé sur la loi en prévoyant les cas possibles de décès, de démission et de déchéance du président de la République pour que ne se brise pas la chaîne des élections générales.
Le rapport de la commission chargée des Lois sera au cœur des débats ce jeudi. Les discussions devront aboutir sur un vote, celui de la prise en compte ou non de l’initiative des huit députés. Cette étape nécessite une majorité des trois quarts des membres composant le Parlement, soit 63 voix. Une majorité qui pourrait être obtenue. D’abord au regard de l’effectif numérique des députés du Bmp, au nombre de 61. Mieux, ces derniers bénéficient désormais du soutien de leurs collègues Ahmed Tidjani Affo Obo alias Souwi et Issa Salifou alias qui avaient tous deux voté contre la tentative de 2017. Ainsi, sauf erreur de casting, les 63 voix requises ont toutes les chances d’être obtenues pour faire prospérer l’étape de la prise en considération de l’initiative. L’autre argument en faveur de l’adoption du dossier est le contenu du texte lui-même soumis à l’amendement qui n’aurait rien d’une intrigue. D’autant que le consensus semble avoir été dégagé autour des quatre points ciblés tels que la suppression de la peine de mort, la création de la cour des comptes, l’amélioration du nombre de femmes au Parlement et l’arrimage des élections visés par l’amendement constitutionnel. C’est pourquoi, il n’est pas exclu que des députés de la minorité parlementaire votent favorablement pour le dossier. Ce qui conforterait la seconde étape de la procédure, celle de l’approbation de la proposition d’amendement nécessitant les quatre cinquièmes des députés, soit 66 voix « Oui ». Dans le cas contraire, le dossier sera soumis au référendum pour permettre au peuple souverain de trancher. Mais pour l’instant, l’on devra croiser les doigts en attendant de connaître l’issue de la plénière de ce jeudi qui s’annonce décisive et pour laquelle le peuple retient le souffle?

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 04 juillet 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Les décisions suivantes ont été prises au cours de la séance.
I. Au titre des mesures normatives
Ont été adoptés :
1-1. Les décrets d’application de la loi relative à la radiodiffusion numérique en République du Bénin.
Il s’agit des décrets :
- fixant les normes et spécifications techniques relatives à la télévision numérique terrestre en République du Bénin ;
- portant régime d’agrément ou d’homologation des équipements terminaux et des équipements ou installations d’accès aux services de communication audiovisuelle en République du Bénin ;
- portant conditions d’exercice des activités d’édition, de diffusion et de distribution de services de communication audiovisuelle par le privé en République du Bénin ;
- portant modalités de gestion et clé de répartition du fonds de dividende numérique en République du Bénin ; et
- portant interdiction d’importation et de commercialisation des postes téléviseurs non conformes aux normes en vigueur pour la télévision numérique terrestre en République du Bénin.
Ces décrets permettront à notre pays de disposer d’un cadre juridique approprié en vue de la mise en œuvre de la Télévision Numérique Terrestre et de la radiodiffusion sonore terrestre.
Aussi, le Conseil a-t-il autorisé la création de la société de radiodiffusion dénommée Bénin diffusion, et de la société de patrimoine dénommée « Société nationale des Infrastructures de la Radiodiffusion Numérique » pour servir à cette fin.
I- 2. Le décret portant transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation d’adhésion à la convention des Nations Unies sur l’utilisation des communications électroniques dans les contrats internationaux.
Les conditions de forme prévues dans certains traités de droit commercial international, pour la validité des contrats, sont susceptibles de faire obstacle à l’utilisation généralisée des communications électroniques. L’adhésion à la présente convention aura pour effet de supprimer ces obstacles en consacrant l’équivalence entre la forme électronique et la forme écrite des contrats dans le commerce international.
Cette convention vise spécifiquement à faciliter l’utilisation de communications électroniques dans le commerce international, en garantissant que les contrats conclus et les communications échangées par voie électronique ont la même validité et la même force obligatoire que leurs équivalents conclus par écrits.
Le Conseil a, par ailleurs, adopté les décrets portant respectivement :
- modification du décret n°2004-291 du 20 mai 2004 portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre du Bénin ;
- nomination des membres du Conseil d’administration de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre du Bénin ;
- nomination des membres du Conseil d’administration du Centre national de recherches des travaux publics (Cnertp)
II- Au titre des communications
Les dossiers ci-après ont été approuvés :
II- l. Sélection d’un cabinet d’architecture pour la réalisation de mission de maîtrise d’œuvre en vue de la construction de 21 stades communaux de type omnisports.
La construction et l’équipement d’infrastructures aux normes et standards internationaux sont une composante du Programme d’action du gouvernement, dans le but de promouvoir les activités sportives au profit des jeunes.
Il s’agit de doter les communes de stades de type omnisports comprenant un terrain de football, des terrains de sports à main, des espaces dédiés aux jeux (sauts, lancer de poids, etc.).
C’est à cette fin que le Ministre du Cadre de vie et du Développement durable et le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports ont sollicité du Conseil, l’autorisation de consulter, aux plans national et international, des architectes réputés en matière de conception, d’études et contrôle d’infrastructures.
Les négociations ont permis de retenir pour une mission de maîtrise d’œuvre complète, le cabinet d’architecture « ARTECH » pour la mise en œuvre du projet de construction de vingt et un stades communaux de type omnisports à Banikoara, Malan vil le, Tanguiéta, Kouandé, Bembèrèkè, Nikki, Ouèssè, Savalou, Covè, Abomey, Toffo, Dogbo, Aplahoué, Djakotomey, Comè, Grand-Popo, Ouidah, Adjohoun, Avrankou, Pobè et Kétou.
Le Conseil a approuvé cette communication et instruit les ministres concernés de procéder à la signature du contrat avec ce cabinet d’architecture, puis de veiller à la réalisation correcte de sa mission.
II-2. Dédommagement des personnes affectées par le projet de construction d’une station de traitement de boues de vidange à Abomey-Calavi.
La mise en œuvre du projet de construction d’une station de traitement de boues de vidange de capacité 600 m3/jour à l’horizon 2025, dans la commune d’Abomey-Calavi, a nécessité l’expropriation d’un domaine de 19ha 23a 84ca. Ce projet vise l’amélioration du cadre de vie des populations d’Abomey-Calavi et d’une partie de Cotonou, à travers l’accessibilité des ménages aux infrastructures d’assainissement.
Il constitue l’une des actions prioritaires du Plan directeur d’assainissement des eaux usées (2015-2035) des villes de Cotonou, Sèmè-Kpodji, Abomey-Calavi et Porto-Novo.
Sa réalisation permettra de suppléer la seule station de traitement actuellement disponible et dont les capacités sont dépassées.
Le Conseil a approuvé les modalités de dédommagement des personnes affectées par le projet, présentées par le ministre de l’Eau et des Mines, et a instruit les ministres concernés de veiller à leur bonne mise en œuvre.
II-3. Rapport de vérification des déclarations fiscales de la Société nationale des Eaux du Bénin (Soneb) de 2009 à 2017
A la suite du rapport initial indiquant des irrégularités constatées à la Société nationale des Eaux du Bénin (Soneb), l’Inspection générale des finances y avait été dépêchée aux fins de procéder à la vérification des déclarations fiscales de la société de 2009 à 2017.
Il ressort du rapport de vérification que le montant des nouveaux cas d’irrégularités détectés par rapport à celui signalé dans le rapport préliminaire est de 137.801.407 FCFA. Les paiements supposés faits par la direction générale de la Soneb n’ont pas été validés au niveau de la base de données de la direction générale des Impôts.
Les justificatifs de paiement présentés se sont révélés faux et s’élèvent à un montant total de 399.766.259 F Cfa, contrairement à celui indiqué dans le rapport préliminaire soumis au Conseil des ministres en sa séance du mercredi 08 novembre 2017 qui est de 261.964.852 F Cfa.
Prenant acte de ce rapport, le Conseil a instruit le ministre de la Justice et de la Législation de le transmettre au procureur de la République.
II- 4 Cadre institutionnel des organes de contrôle de l’ordre administratif au Bénin
En vue de répondre aux contraintes qui affectent le fonctionnement normal des organes de contrôle de l’ordre administratif dans notre pays, le gouvernement a mis en place un nouveau cadre institutionnel qui obéit aux principes suivants :
- remettre les ministres sectoriels au cœur du dispositif de contrôle interne des ministères et spécialiser les corps de contrôle pour optimiser les actions de formation ;
- ériger l’Inspection générale des services et emplois publics (Igsep) et l’Inspection générale des finances (Igf) en organes de contrôle à compétence nationale ;
- faire de l’Inspection générale des finances l’organe central chargé de la coordination opérationnelle des activités des structures de contrôle et d’audit interne de l’Etat et du suivi des suites données aux principales recommandations.
Ainsi, dans chaque ministère, il est créé un Comité ministériel de maîtrise des risques et un comité ministériel d’audit interne. Le premier comité a pour mission de définir et d’accompagner la mise en place des procédures ou mesures visant à renforcer la sécurité, l’efficacité et l’efficience des directions centrales, techniques et autres structures rattachées ou sous tutelle du ministère.
Le second comité veille à la vérification du bon fonctionnement des systèmes de contrôle interne mis en place sous l’égide du comité ministériel de maîtrise des risques.
Quant à l’inspection générale du ministère, elle a vocation à conduire des missions générales d’audit interne, d’étude et d’évaluation relevant des domaines de compétence du ministère.
En vue d’assurer la conduite efficace de tout ce dispositif qui participe de l’amélioration de la gouvernance dans l’administration publique, il est créé des corps spécialisés. Ce faisant, les agents recrutés pour servir dans ces corps y feront carrière. Il s’agit de :
- corps des Inspecteurs des finances ;
- corps des Inspecteurs des Services et emplois publics ;
- corps des Inspecteurs de ministère
C’est l’opérationnalisation de ce nouveau cadre institutionnel qui justifie l’adoption par le Conseil des ministres, des décrets portant :
- réorganisation des organes de contrôle de l'ordre administratif en République du Bénin ;
- approbation du cadre de référence de l'audit interne dans l'administration de l'Etat en République du Bénin ; et
- statuts particuliers des corps de contrôle de l'ordre administratif en République du Bénin
II- 5. Compte rendu des cas de malversations survenus à la ferme d’élevage de Samiondji
Dans cette ferme située dans la commune de Zagnanado, il a été signalé des cas multiples et suspects de mortalité de veaux. Les investigations ont permis de découvrir que le chargé de Production animale, monsieur Pacôme Djèbou, procède à des ventes frauduleuses d’animaux.
C'est ainsi que seize bovins ont été vendus pour la somme d’un million sept cent quatre-vingt mille (1.780.000) FCFA
L'intéressé a reconnu les faits et est passé aux aveux concernant d’autres opérations frauduleuses qu’il a menées avec les sieurs Prosper Mèhome, comptable de la ferme, Gérard Agbante, caissier de la ferme et Jassaou Koutchiko, chef d équipe, lesquels ont également reconnus les faits.
Les opérations menées en fraude portent sur la vente de carcasses de bovins, l'affermage d’une partie du domaine à des transhumants et l’exploitation du bois d œuvre de la ferme par un exploitant forestier, le tout contre rémunération.
Le Conseil a pris acte du compte rendu ainsi que des mesures conservatoires et des sanctions disciplinaires infligées aux mis en cause par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.
A cet effet, le ministre de la Justice et de la Législation a été instruit d’engager les poursuites judiciaires à l’encontre des intéressés.
Le gouvernement saisit l’occasion pour réaffirmer sa détermination à œuvrer pour l’instauration d’une meilleure gouvernance à tous les niveaux, ainsi que la culture du respect des biens publics.
III- Rencontres et manifestations internationales
Le Conseil a autorisé :
- la célébration à Lokossa, le 11 juillet 2018, de la Journée mondiale de la population, édition 2018 ;
- la participation du Bénin au forum Malabo Montpellier sur la mécanisation des chaînes de valeur de l’agriculture à Lilongwe au Malawi, du 08 au 11 juillet 2018.
IV- Mesures individuelles
Les nominations suivantes ont été prononcées au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance.
Sur proposition du ministre :
Conseiller technique à la Microfinance : monsieur Didier H. Djoi
Conseiller technique aux Affaires sociales et à la Promotion du genre :
monsieur Boy Pierre Etienne Jésukon Zannou
Secrétaire générale adjointe du ministère : madame Fatiman Elise Kossoko épouse Kossouoh
Directeur de l'Informatique et du Pré archivage : monsieur Vincent de Paul Megnigbèto
Directrice de la Famille, de l’Enfance et de l’Adolescence : madame Chénagnon Solange Odjo
Directrice des Affaires sociales : madame Estelle L. Honfo
Avocètien
Directrice de la Promotion de la Femme et du Genre : madame Reine Oussou
Directeur des Personnes handicapées et du troisième âge : monsieur Boubacal Yéro Bani Samou
Directeur de l’Inclusion Financière de l’Autonomisation Economique :
monsieur Irénée Ahouandjinou
Directeur de la Promotion de la Microfinance : monsieur Alassane Osséni Inoussa
Directeur de l’Observatoire de la Famille, de la Femme et de l’Enfant
monsieur Nassirou Kassoumou Hararou
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Micro finance de l’Alibori : monsieur David Hébert Offiki
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance de l’Atacora : monsieur Guy Joël Sena
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance de l’Atlantique : monsieur Sèfiou Salifou
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance du Borgou : monsieur Bakoregui Suanon
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfmance des Collines : monsieur Zacharie Adégnandjou
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance du Couffo : monsieur Thomas Diya
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance de la Donga : monsieur Moukaila Yollou
Directrice départementale des Affaires sociales et de la Microfinance du Littoral : madame Geneviève Arawo
Directrice départementale des Affaires sociales et de la Microfmance du Mono : madame Hortense Laure Dotou
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance de l'Ouémé : monsieur Gilbert M. Goudayi
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance du Plateau : monsieur Médard F. Latoundji
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance du Zou : monsieur Abdou Rafîou Nondichao
Fait à Cotonou, le 04 juillet 2018.
Secrétaire général du gouvernement
Edouard Ouin-Ouro
Actualités 05 juil. 2018

Vingt-et-une localités du Bénin seront dotées dans les mois à venir de stades communaux de type omnisports. Le Conseil des ministres de ce mercredi 4 juillet a autorisé la sélection de cabinets d’architecture pour la réalisation de missions de maîtrise d’œuvre en vue de la construction desdites infrastructures.
Le Conseil des ministres de ce mercredi 4 juillet a autorisé la signature de contrats avec des cabinets d’architecture sélectionnés pour la réalisation de mission de maîtrise d’œuvre en vue de la construction de 21 stades communaux de type omnisports. Dans ce cadre, « Le cabinet Artech a été retenu pour une mission de maîtrise d’œuvre complète pour la mise en œuvre du projet de construction de vingt-et-un stades communaux de type omnisports », a révélé le ministre Oswald Homeky présentant le compte-rendu de ladite séance. Banikoara, Malanville, Tanguiéta, Kouandé, Bembèrèkè, Nikki, Ouèssè, Savalou, Covè, Abomey, Toffo, Dogbo, Aplahoué, Djakotomey, Comè, Grand-Popo, Ouidah, Adjohoun, Avrankou, Pobè et Kétou sont les localités bénéficiaires de cette première phase du projet qui s’étendra progressivement et au cours des phases suivantes à toutes les 77 communes.
Le projet vise, d’après les explications du ministre, à promouvoir les activités sportives au profit des jeunes. Il se propose de doter chaque commune d’un stade de type omnisports. Chaque infrastructure comprend un terrain de football, des terrains de sports à main, des espaces dédiés aux jeux (sauts, lancer de poids), des tribunes de capacité variée, un bloc administratif …), a précisé le ministre. La sélection de ces cabinets est le résultat de consultations aux plans national et international, des architectes réputés en matière de conception, d’études et contrôle d’infrastructures sportives et d’équipements socio-éducatifs et culturels.
Composante essentielle du Programme d’action du gouvernement, ce projet vise à hisser le Bénin au rang des pays disposant d’infrastructures aux normes et standards internationaux. Mais c’est surtout la jeunesse qui est visée par ce projet dont la finalité est de mettre à sa disposition un cadre moderne pour des activités ludiques saines. Un gain pour son épanouissement, mais aussi pour permettre l’émergence de talents sportifs à même de rivaliser avec n’importe quel autre athlète.

Cotonou a abrité le séminaire national de lancement de la mise en œuvre du Système d’information énergétique de l’espace Uemoa (Sie-Uemoa), ce mardi 3 juillet. Il s’agit d’un projet qui vise à accompagner les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), pendant quatre années.
« Aujourd’hui, au Bénin comme dans l’espace Uemoa, d’importants besoins en services énergétiques des populations aussi différentes que les communautés rurales et les consommateurs industriels restent insatisfaits, tant en termes de quantité que de qualité. Cette inadéquation entre l’offre et la demande en énergie reste un obstacle majeur au développement des pays de l’Uemoa ». C’est le constat du ministre de l’Energie, Jean-Claude Dona Houssou, au lancement de l’atelier sur le lancement de la mise en œuvre du Système d’information énergétique dans l’espace Uemoa (Sie-Uemoa), ce mardi à Cotonou, en présence des cadres de son département et des partenaires du secteur.
Selon les statistiques de la direction générale des Ressources énergétiques, le taux d’autosuffisance énergétique du Bénin est évalué à 56 % en 2016 et 30% des ménages sont électrifiés pendant que seulement
7 % le sont en milieu rural. A cela s’ajoutent quelques irrégularités comme l’a mentionné le ministre de l’Energie. « Il n’existe pas une base de données commune permettant de connaître la situation globale de l’énergie sous toutes ces caractéristiques, à savoir consommation, production, approvisionnement, sources d’énergie, type, secteur, usages finaux… », affirme Jean-Claude Houssou. Il poursuit que cet état de choses ne facilite pas une représentation globale, claire et précise des potentialités énergétiques, des forces et faiblesses, des opportunités et menaces du secteur énergétique pour faciliter des financements d’envergure.
Le projet de mise en œuvre du Système d’information énergétique dans les pays de l’Uemoa (Sie-Uemoa) vient donc à point nommé, pour corriger les dysfonctionnements induits par ce manque d’outil qui caractérise le secteur. « Le Sie constitue un outil indispensable tant pour l’aide à la décision dans la gestion courante que pour la planification, la prospective ou les choix des investissements, à long terme, un instrument irremplaçable pour le choix raisonné, la transparence et l’équité de la prise de décision, mais aussi pour la visibilité du secteur, l’appui à la mobilisation des investissements, la régulation et la bonne gouvernance », a indiqué Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie.
Le renforcement de capacités, une priorité
Pour le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, le renforcement des capacités doit être au centre des actions. « La qualité des hommes dépend de notre capacité à produire les résultats attendus », a-t-il affirmé avant de rappeler qu’il est nécessaire de donner au développement des compétences toute la place qui lui revient.
A en croire le directeur général des Ressources énergétiques, Amine Bitayo Kaffo, la mise en œuvre de façon rationnelle des projets énergétiques est indispensable, au regard des perspectives de développement économique qui pointent à l’horizon. Il souhaite que les investissements dans le secteur soient en adéquation avec les besoins futurs des secteurs d’activités. Car, réaliser un investissement trop tôt engendre des surcoûts pour les consommateurs, de même, si l’investissement est réalisé avec retard, on assiste à des déficits énergétiques graves dont l’impact économique est très grand, même s’il n’est pas chiffré dans la plupart des pays de l’espace Uemoa, soutient-il.
Pour sa part, Mamadou Koné, représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (Ifdd), rappelle les douze recommandations du précédent séminaire sur le Sie-Uemoa avant d’inviter les pays à s’y accrocher.
Il faut rappeler que les participants ont eu droit, entre autres, à l’historique du Système d’information énergétique au Bénin et à la présentation générale du projet Sie-Uemoa respectivement exposés par la coordonnatrice du Sie-Uemoa Bénin, Angèle Ayi Alapini, et Pierre Houdagba, directeur général du groupe Intec/Akasi.
Société 04 juil. 2018
Vue d'ensemble des participants au séminaire sur le développement transfrontalier au Sahel [/caption]Un séminaire sur le développement transfrontalier au Sahel s’est ouvert, ce mardi 3 juillet à Cotonou. Prévu pour durer deux jours, cette rencontre sous-régionale organisée par le Club Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (Csao) en collaboration avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et la Coopération suisse, vise à proposer une vision alternative des frontières de la région et à mettre en lumière la contribution cruciale des espaces et populations frontalières au processus d’intégration régionale.
Comment l’urbanisation, le changement climatique et l’insécurité politique affectent-ils la coopération transfrontalière en Afrique de l’Ouest? Cette préoccupation est au cœur du séminaire sur le développement transfrontalier au Sahel dont les travaux ont démarré hier à Cotonou. La rencontre se penche également sur le rôle des initiatives locales dans la coopération transfrontalière et la promotion de la gouvernance locale dans la sous-région.
En effet, les 37 000 kilomètres de frontières qui divisent l’Afrique de l’Ouest ont longtemps été considérées comme un frein à l’intégration régionale. Critiques pour les coûts et les délais qu’elles imposent à la circulation des biens et des personnes, ces frontières ont été souvent décrites comme un obstacle artificiel entre communautés locales. Et, dans un contexte marqué par une recrudescence des trafics et du terrorisme international, les frontières sont également perçues comme des menaces pour la stabilité des Etats.
A l’ouverture des travaux du séminaire, le représentant du Conseil des collectivités territoriales de l’Uemoa, El Hadj Malick Diop, a déclaré qu’après seize ans d’expérience au cours desquels son institution a collaboré avec les administrations locales, elle est aujourd’hui à une étape de son intégration. Cette une vision qui, dit-il, s’inspire de l’expérience de la décentralisation des différents pays de l’union. Et toutes les collectivités locales doivent devenir des partenaires de l’Uemoa, ajoute-t-il.
Pour El Hadj Malick Diop, la thématique du séminaire de Cotonou est en phase avec la politique de l’aménagement du territoire de l’Uemoa. Grâce au plaidoyer du Conseil des collectivités (Cct) de l’Uemoa, le Programme de coopération transfrontalier local (Pctl), selon lui, incite les institutions régionales et les Etats à intégrer davantage la coopération transfrontalière locale dans leurs politiques publiques. Dans ce contexte, cette intervention montre comment les financements du Pctl favorisent le développement économique local, améliorant les conditions de vie des habitants et promeuvent la paix au sein des espaces transfrontaliers.
Objectifs
Après avoir expliqué ce qu’induit la présence massive des populations béninoises dans des zones frontalières, le directeur du Secrétariat du Club Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, Laurent
Bossard, a rappelé les objectifs de ce séminaire. Pour lui, il s’agit de susciter le partage de connaissances et d’expériences sur la coopération transfrontalière entre les acteurs institutionnels et locaux et ses partenaires de l’Afrique de l’Ouest, à partir des initiatives portées par le Conseil des collectivités territoriales de l’Uemoa. Aussi, est-il question de dégager les limites rencontrées et de débattre au cours du séminaire, de mécanismes innovants de compréhension et d’opérationnalisation de la coopération transfrontalière ; puis d’approfondir la compréhension des défis institutionnels et leurs impacts sur le développement transfrontalier. Ces objectifs sont en lien avec les appuis aux collectivités locales, selon le directeur résident suppléant de la Coopération suisse au Bénin, Benoît Meyer Bisch. Il estime que la tenue de ce séminaire marque une étape importante de la coopération transfrontalière.
Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé Dassigli, qui a présidé l’ouverture des travaux, a souligné que la forte démographie, l’urbanisation, les changements climatiques induisent des évolutions très rapides de la géographie économique et humaine. En plus de ces évolutions qui deviennent de plus en plus complexes et indépendantes, s’ajoutent les questions de la gouvernance et de la sécurité. Après avoir fait référence aux statistiques des personnes qui vivent dans les zones frontalières dans la sous-région, Barnabé Dassigli estime qu’intégrer la question du développement transfrontalier dans les politiques publiques devient une nécessité. C’est pourquoi le gouvernement du Bénin, explique-t-il, a fait du développement des espaces frontaliers une question prioritaire.

Un atelier s’est ouvert ce mardi 3 juillet à Cotonou pour le partage des expériences relatives au Projet d’appui aux organisations béninoises par le renforcement des compétences des ressources humaines (Paorc). Objectif, consolider les acquis du projet au-delà de son terme.
Les responsables des ressources humaines de plusieurs ministères sont en atelier de partage d’expériences à Cotonou, dans le cadre du Projet d’appui aux organisations béninoises par le renforcement des compétences des ressources humaines (Paorc). Lancé ce mardi par le directeur de cabinet adjoint du ministre du Travail et de la Fonction publique, Eusèbe Agoua, la rencontre vise à partager les expériences, les leçons et les résultats qui découlent de la mise en œuvre du projet. L’atelier qui entre dans le cadre de la phase de consolidation des acquis du projet, présente un intérêt pédagogique et fera certainement changer les pratiques des cadres au sein des administrations.
Selon Marie Heuts, chargée d’affaire par intérim de l’ambassade du Royaume de Belgique au Bénin, la capitalisation est l’une des conditions pour que le processus soutenu par son pays soit durable et qu’il y ait des possibilités de pérennisation. « Si nous avons invité les représentants de la plupart des ministères du gouvernement béninois, c’est pour partager et réfléchir avec eux », explique-t-elle.
Pendant les deux jours que durent les travaux, le concept des parcours d’acquisition des compétences sera présenté avec ses étapes, ses outils, indique-t-elle. Les leçons et recommandations qui peuvent être retenues de ce projet concernant cette démarche innovante pour le renforcement des compétences seront présentées et analysées. Ensuite, les participants revisiteront les processus de parcours intersectoriel qui portent sur la mise en place et l’amélioration des processus de gestion des compétences.
De même, signale Marie Heuts, la présentation des produits obtenus de la mise en œuvre du Paorc vise à inciter les ministères à s’engager dans une démarche renouvelée du processus de formation continue. Pour elle, la démarche des parcours de compétence est une démarche qui permet d’assurer une certaine qualité du processus de formation. « Cette démarche de qualité mérite qu’on s’y attarde, à chacune de ses étapes », souligne-t-elle, précisant que cela pourrait déboucher sur des résultats et des impacts en termes de performance des individus et des organisations.
M. Agoua dit noter que la démarche du parcours d’acquisition de compétences proposée par le projet vient affiner les outils de planification stratégique des ressources humaines. Il rassure que le ministre du Travail s’emploiera à développer une stratégie de diffusion de l’information sur les parcours d’acquisition des compétences au sein des ministères et institutions de l’État en guise de bonnes pratiques.
L’objectif du Paorc est de rendre les organisations et secteurs bénéficiaires plus performants dans leurs services au public et leur contribution au développement du pays. De façon spécifique, les compétences des ressources humaines des organisations bénéficiaires sont renforcées durablement.
Feu Dah Agbalènon, grand artisan et défenseur de ce culte vodoun[/caption]Les dignitaires du culte vodoun conduiront, samedi 7 juillet prochain, à sa dernière demeure, Dah Agbalènon, grand artisan et défenseur de ce culte, décédé en mars dernier. Au nombre des manifestations prévues, un symposium a été organisé à Abomey pour magnifier l’œuvre de l’homme, notamment son combat pour le respect et la valorisation du vodoun.
« Dans le domaine spirituel, religieux et vodoun, il a passé une bonne partie de sa vie à se battre pour restaurer l’image du vodoun, pour faire en sorte que le vodoun soit bien vu et qu’il ne soit plus diabolisé comme c’est souvent le cas. Il a lutté pour l’organisation des confréries et il est normal que nous puissions continuer de porter haut le flambeau qu’il a porté ». Ce témoignage émane de Rémi Guèdèdgbé, un des notables de la ville d'Abomey et organisateur du forum sur la vie et l’œuvre de Dah Agbalènon Adanmanyikpohoué, du nom de cet illustre dignitaire du culte vodoun, passé de vie à trépas le 21 mars dernier des suites d’une courte maladie. Du 27 juin au 7 juillet prochain, plusieurs manifestations sont prévues pour lui rendre hommage.
De son vivant, dans la localité d’Adingnigon, non loin d’Abomey, Dah Agbalènon a fait ériger une basilique en l’honneur des divinités vodoun. Il était également au cœur d’une initiative de promotion et de pérennisation du culte vodoun sous forme d’une école et d’un centre de savoir. Bien d’autres initiatives relatives à ce culte sont à son actif et justifient l’hommage que lui rendent les dignitaires du culte vodoun depuis des jours, en marge de ses obsèques.
Pour Rémi Guèdèdgbé, à partir de son œuvre, il faut écouter les sachants pour apporter un peu plus de lumière sur ce qu’est le vodoun. C’est le motif du forum qui a mobilisé le week-end dernier à Abomey,, des compétences d’horizons divers autour du thème « Le vodoun, une entité au service de l’homme et de la communauté ».
Le sociologue Dodji Amouzouvi, un des communicateurs à l’occasion du forum, explique que l’objectif principal de la rencontre est de déconstruire le discours qui tend à montrer le vodoun comme le diable et le mauvais. « Le vodoun, pour la vérité n’est ni une culture, ni une religion, ou encore un système de pensée. Il est la déité, l’entité première, la cause causante. Le vodoun est donc dieu », soutient le sociologue qui bémolise que le vodoun, pris en tant que tel « a généré une religion, un art de vivre, de penser, de construire ».
Aussi déplore-t-il que les malentendus autour du concept pour en déduire que « Le vodoun a généré un hold-up intellectuel » et qu’il faille une sorte de décolonisation intellectuelle pour en finir avec l’hypocrisie orchestrée dans une certaine mesure par les dignitaires eux-mêmes. Son vœu, c’est que ces derniers attirent « l’attention des gens sur cette hypocrisie souriante qui proclame l’appartenance à d’autres religions et qui jouissent tous des avantages du vodoun ».
Gildas Agonkan, député à l’Assemblée nationale, et natif de la localité, apprécie tout particulièrement cette initiative qui, note-t-il, était plus qu’indispensable en raison du profil du cujus. « Il était un haut dignitaire. Si l’on fait ses obsèques sans faire un clin d’œil à la spiritualité, cela pourrait troubler un peu son âme », pense-t-il. Au-delà de ce forum, bien d’autres initiatives de valorisation de l’œuvre du défunt sont prévues avant son inhumation prévue pour le samedi prochain, probablement en présence du président de la République, Patrice Talon.
Le ministre de l'énergie Jean Claude Houssou, et sa suite sur le chantier de Maria-gléta[/caption]Le ministre de l’Energie, Jean Claude Houssou, a visité, ce mardi 3 juillet, les chantiers de construction d’une nouvelle centrale de 140 mégawatts à Maria Gléta et du centre d’information et le coordination du système d’échange d’énergie électrique ouest-africain (Wapco) à Abomey-Calavi. Les travaux avancent normalement, a-t-il constaté.
Le chantier de construction de la centrale électrique d’une capacité de 140 mégawatts démarrée il y a six mois, avance normalement. C’est ce qu’a constaté, ce mardi, le ministre de l’Energie à la faveur d’une descente sur le terrain.
Le coordonnateur du projet de construction d’une nouvelle centrale 120 MW, Josué Emerick Tokoudagba, rappelle que la centrale en construction doit fonctionner à la fois avec du gaz et du fuel. Les travaux seront achevés dans les délais contractuels, a-t-il assuré.
Ce que confirme le directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), Laurent Tossou, qui rassure que le planning établi est scrupuleusement respecté sur ce chantier qui utilise environ 450 personnes. Ces travaux, une fois terminés, apporteront un plus à la Sbee, espère-t-il.
Le maire de la commune d’Abomey-Calavi, Georges Bada, rassure ses administrés et leur dit que ce chantier permettra de mettre à leur disposition de l’électricité à moindre coût. Il remercie le gouvernement pour son souci permanent de faire conjuguer le délestage au passé. Il affirme que les populations ne manqueront d’apporter leur soutien aux réformes entreprises par le gouvernement du Nouveau départ.
Le préfet du département de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, s’est dit fier de représenter un gouvernement qui, à travers son programme d’action, initie d’importants projets de développement. Cette centrale de 140 MW qui desservira non seulement Abomey-Calavi, mais aussi d’autres localités, est très bénéfique pour le bien-être des populations béninoises.
« Je suis satisfait de ce que j’ai vu sur le chantier », s’est réjoui le ministre Jean-Claude Houssou qui ajoute qu’aucun morceau ne sera lâché dans ce travail qui tient à cœur au président de la République, Patrice Talon.
Il apprécie le taux d’exécution des travaux qui est à 45 % après 195 jours de travaux. Une performance qui, selon Jean-Claude Houssou, est la manifestation de l’évolution du programme d’action du gouvernement.
Le ministre de l’Energie annonce qu’en septembre prochain, il reviendra sur le chantier, car le matériel sera acheminé sur le chantier et la mise en place va continuer.
Carrefour ouest-africain de l’électricité
Le ministre de l’Energie a également visité le chantier de construction du centre d’information et de coordination du système d’échange d’énergie électrique ouest-africain à Abomey-Calavi, qui constitue la deuxième phase de l’installation du marché régional de l’électricité dans les pays de la Cedeao. Ce marché est créé pour résoudre le problème de la répartition inégale des ressources énergétiques entre les pays et pour combler le fossé entre l’offre et la demande d’électricité. A terme, il vise l’intégration régionale du secteur électrique ouest-africain.
Le chantier de construction du centre d’information et coordination du système d’échange d’électricité ouest-africain lancé le 17 janvier 2017 devra durer 33 mois.
Le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, rappelle que sa visite sur ce chantier se fait à double titre. D’abord, il y est en tant que représentant du gouvernement béninois, mais aussi en tant que président du Conseil des ministres de l’Energie du marché régional de l’électricité.
Il affirme que la réalisation de ces travaux est une fierté pour le Bénin qui devient ainsi un centre névralgique pour le marché du système d’échange électrique ouest-africain. Le ministre a reçu l’assurance sur place que les travaux vont prendre fin dans le délai prévu.