La Nation Bénin...
Nouvelles

Le sport béninois est de nouveau en deuil avec la famille du basket-ball béninois qui pleure la disparition de 6 joueurs de l’équipe de Kabas de Kandi.
En déplacement, samedi 30 juillet dernier, sur Parakou où elle était attendue pour un match du championnat national, l’équipe a subi d’énormes pertes en vies humaines des suites d’un accident de circulation survenu à hauteur de Béroubouay, à bembèrèkè. Leur véhicule a été percuté par un camion-citerne On a déploré 4 personne décédées morts et 3 blessés graves. Ces derniers ont été transférés dans le centre de santé le plus proche.
Maurille GNASSOUNOU
Sports 01 juil. 2018

Ils sont au total six candidats, sur un effectif de soixante-cinq pensionnaires, à être inscrits aux prochains examens nationaux pour le compte du centre Siloé de Djanglanmey, sis à Grand-Popo, commune du Mono. Constitués des myopes et malvoyants, la plupart des candidats participeront, pour la première fois, à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep). Seule Armande Donou, non-voyante, s’apprête pour le Brevet d’études du premier cycle (Bepc), session de juillet 2018. La jeune fille d’à peine seize ans confie toute souriante être prête à affronter les épreuves qui l’attendent à l’examen. Tout comme ses camarades malvoyants du centre Siloé, elle paraît confiante. A la question de savoir quelles sont ses difficultés par rapport aux études, elle répond par le sourire, insouciante. « Je sais que je vais réussir », finit-elle par lâcher. La candidate et les autres pensionnaires du centre sont, au quotidien, suivis par cinq religieuses. Membres de la congrégation des servantes de la lumière du Christ, les religieuses sont aidés, dans leurs tâches, par quatre collaboratrices communément appelées « mamans ». Ensemble elles essaient de donner le sourire à leurs protégés dont l’instruction, elle, est confiée à une équipe de six enseignants de la maternelle et du primaire. Quelques dispositions spécifiques sont prises pour renforcer les pensionnaires en lice pour les examens de fin d’année. « Pour les candidats qui sont à la phase de révision, indique la sœur Sylvie Kakpo, directrice du centre, des anciennes épreuves d’examen leur sont collectées puis transcrites en braille ». « Ils s’exercent volontiers et tout se passe bien », appuie l’institutrice en braille du centre, la sœur Félicité Yêtina. De façon générale, les apprenants seraient très appliqués au centre Siloé. Une appréciation dont les écoliers ont tenté de donner la mesure, le mercredi 13 juin dernier, à travers une séance d’écriture et de lecture bien animée dans l’une de leurs six salles de classe. Mais toutes les disciplines ne sont pas tant à leur portée.
La bête noire
Les matières scientifiques, notamment les mathématiques, sont la bête noire des candidats, regrette la sœur Sylvie Kakpo. A ses dires, cela s’explique moins par la capacité des pensionnaires à assimiler que par la déficience de leur faculté visuelle. Cette déficience fausse les bases de compétition entre eux et leurs camarades de la même salle de classe qui jouissent, eux-autres, d’une meilleure santé visuelle. Le centre Siloé ne disposant pas encore du cycle secondaire de l’enseignement, ses collégiens s’inscrivent dans les établissements environnants en vue de poursuivre leurs études. Ce qui constitue, pour eux, une situation désavantageuse. « Etant dans la même classe que les élèves n’ayant pas de handicap visuel, les malvoyants n’arrivent pas à s’approprier aisément les démonstrations scientifiques et accusent de retard par rapport au rythme des cours », explique la sœur Sylvie Kakpo. Mais en dépit des difficultés, la religieuse assure que ses candidats ne feront pas piètre résultats aux examens. « Depuis 1992 que le centre présente des candidats, les taux de réussite vont de 50% à 100% », rappelle la directrice qui projette, avec son équipe d’encadrement, de rééditer cet exploit à l’issue des prochains examens du Cep et du Bepc.
Décourager les enseignants vénaux
Si les efforts des responsables et des pensionnaires du centre Siloé appellent à des actes de générosité en vue de les soutenir, d’autres pensent qu’il s’agit d’une opportunité pour augmenter leur revenu. C’est malheureusement le cas de certains enseignants des établissements où les collégiens handicapés visuels se doivent d’aller poursuivre les études, une fois le Cep en poche. Sont indexés par rapport à cette vilaine pratique, des enseignants des matières scientifiques. Ils tenteraient souvent de réclamer le paiement d’une somme par handicapé, en dehors de la contribution scolaire réglementaire. Le motif, les déficients visuels étant en retard par rapport à leurs camarades de la classe, il faut leur consacrer un peu plus de temps pour les amener à cerner les enseignements dispensés. Dès le début de cette année scolaire en cours, cette catégorie d’enseignants vénaux aurait tenté encore de remettre leur exigence. Mais c’était sans compter avec l’organisation des devanciers des pensionnaires, actifs sur le terrain, qui ont dû user de leur influence pour empêcher les caisses du centre de saigner une contribution supplémentaire. « Le centre Siloé aussi est dans le besoin et ne pouvait même pas effectuer ses paiements », s’est désolée la sœur Sylvie Kakpo. A l’en croire ce n’est déjà pas facile de ne pas laisser ses protégés à jeun toute une journée. Vivement donc le découragement de cette race d’enseignants vénaux en attendant l’avènement des conditions d’accueil meilleures pour les collégiens aveugles et déficients visuels dans les départements du Mono et du Couffo.
Actualités 30 juin 2018

Michel Akodjènou connu sous le nom d’artiste Capitaine Amikpon qui a tiré sa révérence le jeudi 3 mai dernier, est conduit à sa dernière demeure, ce samedi 30 juin, à Porto-Novo. Mais en prélude à son inhumation, ses collègues artistes lui ont rendu un dernier hommage dans l’après-midi de ce vendredi 29 juin à la Maison des jeunes de Porto-Novo. La cérémonie a été organisée par la section départementale Ouéùmé/Plateau de la Confédération nationale des artistes musiciens traditionnels du Bénin (Conamutrab) en collaboration avec le bureau national. Elle a connu la présence de plusieurs artistes comme Gbessi Zolawadji, Pi-Disymph, Ricos Campos, Vivi International, Tcheffon, fils de Yédénou Adjahoui, Aloè Super et bien d’autres. Tous ont tenu à rendre un dernier hommage à leur ancien collègue rappelé à Dieu à l’âge de 74 ans. Ils ont tous témoigné des qualités et du professionnalisme de Michel Akodjènou alias Amikpon qui a été artiste auteur, compositeur et chanteur traditionnel avec plus de 40 années de carrière musicale principalement consacrée aux rythmes « Gbon » et « Kpalon’go ». Il est d’ailleurs le précurseur de ces deux mélodies très prisées surtout dans la région de l’Ouémé/Plateau. Ce qui fait dire à François Ahlonsou, premier adjoint au maire de Porto-Novo, que la disparition d’Amikpon est une grande perte pour le monde artistique béninois et surtout pour la ville capitale.
Il faut noter que déjà dans la matinée de ce vendredi 29 juin, le ministre chargé de la Culture était dans la maison mortuaire à Porto-Novo. Oswald Homéky a présenté aux familles éplorées les condoléances du gouvernement et signé le livre ouvert à cet effet pour recueillir les hommages en mémoire de l’illustre défunt.
Actualités 30 juin 2018

La ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a effectué, ce vendredi 29 juin, une descente dans la ville de Savalou où elle a visité un centre de formation de l’entreprenariat et du numérique et allée à la rencontre des agents des radios Cité de Savalou et Tchetti pour échanger avec eux sur les nouveaux défis.
La descente de Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication et de sa délégation a démarré par une visite de courtoisie à Dada Gandjègni Ahoyo Gbaguidi XIX, roi de Savalou. Après les civilités faites au palais du roi de Savalou, le cap a été mis sur le Centre de l’Entrepreneuriat et du Numérique de Savalou (CENS) en plein cœur de la cité de Savalou. Ce centre est une initiative de la Fondation Conrad Gbaguidi qui accompagne les jeunes de la commune. Le ministre et sa suite ont pu toucher du doigt ce qui se fait dans ce centre doté d’une vingtaine d’ordinateurs et de connexion internet permanente au profit de la jeunesse de la ville de Savalou dans le département des Collines. Un centre numérique de formation et de recherche.
Son promoteur Conrad Gbaguidi a, au cours de cette visite, présenté à la délégation ministérielle ce qui se fait dans ce centre depuis trois mois qu’il existe. Il s’agit d’un centre ouvert surtout aux jeunes désireux de se faire former dans les domaines du numérique et de l’entreprenariat moderne.
Une initiative saluée et encouragée par la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou qui a surtout invité les jeunes usagers du centre à saisir les opportunités qui y sont offertes car, se réjouit-elle, « c’est un centre orienté vers la professionnalisation et c’est une grande fierté pour moi d’ailleurs d’être associée à ce projet qui porte tous les ingrédients pour réussir ». Il vise essentiellement à amener les jeunes de Savalou et environs à se prendre en charge en profitant des énormes potentiels économiques dont dispose la commune pour se positionner sur les marchés des grands pays comme les Etats-Unis et autres.
La ministre en charge de l’Economie numérique et sa suite se sont également rendues dans les locaux de radio Cité pour visiter les installations et échanger avec les agents sur les nouveaux défis du numérique.
Economie 29 juin 2018

La Cour constitutionnelle a procédé à l’installation des membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi), ce vendredi 29 juin 2018, au cours d’une cérémonie de prestation de serment.
Les représentants du parlement à raison de cinq députés de la majorité parlementaire et quatre de la minorité et le directeur général de l’Etat civil et celui de l’Institut national de la Statistique et de l’Analyse économique du Bénin (INSAE) ont tous prêté serment devant les membres de la haute juridiction.
Valère Tchobo, Gildas Agonkan, Sabai Katé, Janvier Yahouédéhou, Abiba Dafia, Corneille Padonou, Justin Adjovi, Léon Comlan Ahossi, Guy Dossou Mitokpè, Armelle Ahamidé épouse Meangoua, directrice générale de l’INSAE par intérim et Abdon Marius Mikpon’Aï, directeur général de l’Etat civil, ont juré de remplir leurs fonctions avec loyauté et probité, de les exercer avec impartialité et en toute indépendance dans le respect de la loi et d’assurer sans défaillance, les devoirs qu’elles leur imposent, conformément à l’article 330 de la loi N°2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral en République du Bénin.
Pour le professeur Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, la reconduction des députés pour poursuivre l’actualisation de la Lépi est un signe du destin et la dimension spirituelle ne doit échapper à personne. Il a rappelé que les organes qui ont désigné les membres du Cos leur font confiance. Le souhait du président de la Cour est que les membres du Cos puissent assumer leur mission de manière responsable et que les ressources ne fassent pas défaut.
Actualités 29 juin 2018

Depuis plus de deux ans, le Bénin s’est engagé dans une dynamique de réformes profondes. Le secteur des transports n’y échappe pas. À cet effet, les acteurs de la chaîne des transports se sont réunis, ce jeudi 28 juin, pour entériner les nouveaux tarifs applicables dans le transport de marchandises et de voyageurs par voies de terre. « Ce sont des références que vous allez appliquer », souligne le directeur de cabinet du ministre des Infrastructures et des Transports, Victorien Honvo, qui a présidé cette séance ayant mobilisé les responsables des associations professionnelles de transporteurs.
Selon Victorien Honvo, le transport est un secteur sensible au Bénin. Il rappelle que le gouvernement s’acharne à appliquer les règlements et écouter les doléances des acteurs de la chaîne des transports.
La rencontre de ce jeudi visait à homologuer les nouveaux tarifs de transports des marchandises et des personnes. Pour le directeur des Infrastructures, l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs nécessite l’implication des acteurs des transports terrestres. « Cela nécessite que les acteurs soient véritablement impliqués dans la mise en œuvre de ces différentes réformes », souligne-t-il, ajoutant que les mesures d’accompagnement leur soient bénéfiques pour ce qui concerne l’encadrement des tarifs de transports de voyageurs et de marchandises.
Un comité technique mis sur pied dans ce cadre a déposé son rapport après plus de quatre mois de travaux en novembre 2017. Dans une logique de management participatif, explique le directeur
général de l’Agence nationale des transports terrestres, Thomas Agbéva, les acteurs du transport ont été sollicités pour réfléchir sur la réforme proposée par le comité technique au sujet des prix lors d’un atelier en décembre dernier. Ce sont les résultats de ces travaux qui sont validés et qui s’imposent désormais à tous.
Mais M. Agbéva souligne que l’une des recommandations fortes issues de cet atelier est qu’il y ait un acte officiel de mise en application des conclusions issues de cet atelier. C’est cet acte qui vient d’être entériné par la signature par les organisations professionnelles de transporteurs de l’acte d’homologation du rapport consensuel et participatif des travaux qui comporte les nouveaux prix validés.
Société 29 juin 2018

L’Agence territoriale de développement agricole (Atda) du Zou-Couffo a procédé, ce jeudi 28 juin, à l’ex-Sonapra de Bohicon, au lancement officiel de ses activités. A l’occasion, les maires du Zou et du Couffo ont été informées des réformes entreprises dans le secteur agricole.
Des réformes qui visent à faire du secteur agricole le principal levier de développement économique, de création de richesses et d’emplois sont désormais en cours. Pour ce faire, le gouvernement a mis sur pied sept pôles régionaux de développement agricole pour promouvoir le développement des filières à haute valeur ajoutée que sont, entre autres, l’ananas, l’anacarde, le coton, le maïs, le manioc, le riz.
Avec le soutien des partenaires techniques dans le secteur agricole, le gouvernement s’est aussi porté vers la création de structures de recherche spécifiques à chaque filière et des écoles professionnelles agricoles pour chaque pôle de développement agricole, avec un accent particulier sur les instruments et les mesures favorisant l’investissement privé dans le secteur agricole et rural. Des actions qui tiennent compte de l’implication à la base des élus locaux, selon la directrice de l’Atda Zou-Couffo, Gwladys Tossou – Lokossou. Elle rassure les élus du Zou présents sur la disponibilité de ses services compétents à accompagner sur le terrain les actions visant la promotion agricole.
Elle sera appuyée par le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, Bonaventure Kouakannou, qui rappelle que l'ambition de l’Exécutif béninois traduite dans le Programme d'action du gouvernement est de faire du secteur agricole un secteur d'investissement massif pour une agriculture de grande envergure. Cela a nécessité la mise en place d'un cadre institutionnel consacrant la création de sept pôles de développement agricole (Pda). Le Pda constitue, en effet, le cadre idéal pour valoriser au mieux les potentialités agricoles d'une zone relativement homogène pouvant offrir plus de chances à des filières bien définies de mieux prospérer. L'objectif poursuivi, ajoutera-t-il, est de répondre dans une approche territoriale, aux besoins alimentaires d'une population béninoise sans cesse croissante et de contribuer durablement à la croissance économique de notre pays, gage d'une amélioration des revenus des acteurs des différentes filières agricoles. D’ailleurs, l’agriculture a aujourd’hui un apport de plus de 34 % du produit intérieur brut (Pib) national.
Il invite les élus présents à accorder une attention particulière aux différents projets dont l’Atda Zou-Couffo a la charge, tel que le financement de la filière de l'arboriculture fruitière pour une synergie et une complémentarité d'actions au profit de leurs cibles.
Le directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre du Programme alimentaire mondial, Abdou Dieng[/caption]Le directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre du Programme alimentaire mondial (Pam) a été reçu en audience, ce jeudi 28 juin à Cotonou, par le chef de l’Etat. Les échanges ont porté sur la coopération entre le gouvernement et cette institution avec pour point d’encrage, le programme des cantines scolaires.
« Nous avons passé en revue la coopération entre le gouvernement du Bénin et les Nations Unies en général et en particulier aussi entre le gouvernement et le Programme alimentaire mondial. Il y a un an, le président nous a confié de travailler sur le programme des cantines scolaires. Nous lui avions fait une évaluation de la première année et les perspectives pour les années à venir », a déclaré à sa sortie d’audience avec le chef de l’Etat, Abdou Dieng, directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre du Programme alimentaire mondial (Pam).
Pour lui, ce programme est très apprécié au sein de son institution et il en a profité pour féliciter le président Patrice Talon « pour son leadership et son engagement d’avoir eu cette vision d’investir sur l’éducation en général à travers le programme des cantines scolaires et particulièrement dans les milieux ruraux». « Pour nous, poursuit-il, c’est un investissement dont le retour se verra dans les prochaines années ». Raison pour laquelle, il le « cite comme exemple et comme modèle en Afrique pour dire qu’au Bénin, le président n’a pas attendu de l’aide pour nourrir ses enfants à l’école». Mais au-delà de la nourriture et des aspects qu’on voit à l’école, estime Abdou Dieng, il y a lieu d’en faire un programme intégré. Il y voit d’ailleurs un potentiel, un marché et tout un volet lié à la nutrition et à l’hygiène au niveau des apprenants. Le gouvernement béninois est en partenariat avec les Nations Unies, et s’est-il engagé, il en a profité pour réitérer l’engagement des Onusiens à faire prospérer cette vision. Il a aussi souhaité qu’à compter de l’année prochaine, le programme aille plus loin pour ainsi devenir plus tard, un programme national qui toucherait toutes les écoles du Bénin.
Société 29 juin 2018
Les étudiants germanistes sur scène à l’Institut français de Cotonou[/caption]Sur scène, mardi 19 et dimanche 24 juin derniers, une trentaine d’étudiants germanistes de l´Université d´Abomey-Calavi (Uac) a fasciné la communauté allemande vivant au Bénin avec la pièce théâtrale "La visite de la vieille dame à Adagon". Cette tragicomédie a été représentée à l´Institut français de Cotonou puis au centre culturel "Deutsch bei uns’’ (Dbu) à Abomey-Calavi.
Une création originale dans laquelle se mêlent actions, danses et traditionnelles, humour, passion, émotions…, représentée en allemand par de jeunes étudiants béninois et intitulée, La visite de la vieille dame à Adagon était sur les planches, mardi 19 et dimanche 24 juin derniers. C’est une œuvre du dramaturge Friedrich Dürrenmatt qui a été adaptée au contexte béninois avec la réalité du pouvoir de l’argent sur les populations et quelques interjections en fon qui ont ponctué la représentation.
Du genre tragicomédie, cette pièce raconte l´histoire d’une femme milliardaire nommée Claire Houngbédji. Revenue dans son village d’origine, elle a été triomphalement accueillie. Pauvre et voyant en elle une porte de sortie de leur précarité, les populations lui demandent un geste généreux pour améliorer leurs conditions de vie. La vieille dame est prête à offrir un milliard à son village à une seule condition : elle demande en échange la tête d’un homme, Alfred, celui qui l’a autrefois séduite, engrossée et abandonnée. Solidaire au départ, la communauté lui oppose un refus catégorique. Mais la proposition de la milliardaire ne laisse pas indifférent. Elle persiste dans les consciences et suscitent bien de désaccords et de manigances.
Dans cette pièce, c’est le pouvoir de l´argent, la corruption, la culpabilité et la trahison qui sont mis en exergue par le dramaturge Dürrenmatt. C’est un signal fort pour les sociétés encore manipulées par l’argent. A l’origine de cette création, le génie de la responsable de l´Office allemand d´échanges universitaires, Friederike Heinz, avec l´appui professionnel du comédien béninois Jean-Louis Kédagni et du chorégraphe Arnaud Agoli-Agbo. Il a fallu à la trentaine d’étudiants, acteurs de la pièce, six mois de répétitions assidues. Tous sont germanistes inscrits à l’Uac de la première en troisième année.
Ce spectacle de deux heures aura permis aux étudiants, acteurs de circonstance, de s’exercer à mieux manier la langue allemande. Il a été réalisé avec le soutien de l´ambassade de la République fédérale d´Allemagne près le Bénin, du centre culturel "Deutsch bei uns" de l’Uac et de l’Institut français de Cotonou.
Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané et une partie de la délégation de la Banque africaine de développement[/caption]Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané a tenu, ce jeudi 28 juin à Cotonou, une séance de travail avec une délégation de la Banque africaine de développement (Bad) conduite par le représentant pays de l’institution, John E. C. Andrianarisata. Il a été question de deux projets structurants pour le pays, à savoir le projet d’aménagement et de bitumage de routes cotonnières (Djougou-Péhunco-Kérou-Banikoara) et celui de l’assainissement fluvial de la ville de Cotonou.
En attendant une approbation de son conseil d’administration, la Banque africaine de développement (Bad) est prête à financer deux projets structurants au Bénin. Le premier concerne le financement du projet d’aménagement et de bitumage de routes cotonnières (Djougou-Péhunco-Kérou-Banikoara), et le second, l’assainissement fluvial de la ville de Cotonou. Une mission de l’institution de développement panafricaine conduite par le représentant pays, John E. C. Andrianarisata, est allée faire le point au ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.
Pour le représentant pays de la Bad, la séance de travail avec le ministre d’Etat a été une occasion pour s’entendre sur le chronogramme pour que la mise en œuvre du premier projet se fasse dans un bref délai. Il s’agit, selon lui, de vite faire pour terminer la mise en place des documents à approuver par le Conseil d’administration de la Bad au plus tard à la fin de cette année pour que les travaux de la route démarrent dès le début de l’année 2019.
Le coût total de ce projet avec les travaux connexes, selon le représentant pays, est de 125 milliards de francs Cfa.
Pour le projet d’assainissement fluvial devant sortir la ville de Cotonou de l’eau, le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, a souligné que c’est un projet déjà connu de beaucoup. Car, d’autres partenaires comme la Banque ouest-africaine de développement (Boad), la Banque européenne d’investissement et la Banque mondiale ont déjà donné leur accord pour son financement. La Bad, selon lui, est venue faire son évaluation sur ce projet dont les négociations sont en cours de finition.
Pour ce qui concerne le projet d’aménagement et de bitumage de routes cotonnières (Djougou-Péhunco-Kérou-Banikoara), Abdoulaye Bio Tchané espère que la mission a mesuré la sensibilité du problème à résoudre et l’urgence de la mise en œuvre de ce projet. Car, il représente un tremplin avec un fort effet d’entraînement sur l’économie de cette région non seulement productrice de coton, première culture de rente du Bénin, mais également productrice de maïs.