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Nouvelles

Imam Chakirou Amoussou à l’occasion de la Tabaski: « Il nous faut prendre exemple sur les figures emblématiques… »
Une tradition qui renvoie à la foi et à la fidélité du croyant. Pour les initiés, il s’agit d’un événement majeur dans l’histoire de la religion musulmane. Chakirou Amoussou, l’imam central de Calavi, parle à travers la présente interview des origines de la commémoration de la fête de la Tabaski, de sa contextualisation et prie pour le Bénin. La Nation : Qu’est-ce qu’on peut comprendre par la fête de la Tabaski ? Imam Chakirou Amoussou : La Tabaski est une fête qui marque la fin du grand pèlerinage, la fin du grand rassemblement à la Mecque. A cela s’ajoute aussi le souvenir de notre ancêtre, notre père Abraham quand il a voulu sacrifier son fils unique Ismaël. L’enfant a accepté de se faire sacrifier par son père pour accomplir la recommandation divine. C’est cet évènement qui est à l’origine de cette fête. Cette tradition qui remonte à notre père Ibrahim a été recommandée à notre Prophète Mahomet. Parlant du sacrifice de son fils, il est effectivement passé à l’acte, puisqu’il a mis le couteau sur la gorge de l’enfant pour la trancher quand Dieu le lui a remplacé par un bélier. C’est cette tradition que nous commémorons chaque année, le 10e jour du dernier mois lunaire. Il s’agit d’un événement majeur de l’histoire des musulmans, un moment de méditation et de reconnaissance à Allah. Donc, on retient tout simplement que la Tabaski est la fête du sacrifice. Quelles sont les différentes phases de la commémoration de la Tabaski ? Tôt le matin, on s’est préparé pour la prière. C’est une étape importante. On se lave, on porte ses vêtements les plus beaux, les plus propres et on se présente au grand rassemblement, là où tout le monde est attendu, même une femme en menstrues. Car en islam, quand la femme est en menstrues, elle ne va pas à la mosquée. Mais cette fois-ci, elle est autorisée, compte tenu de la grandeur, de l’importance de ce grand rassemblement. Elle assiste donc à la célébration même si elle est en menstrues mais elle ne bouge pas. Elle reste sur le lieu de prière pour recevoir la bénédiction divine. Après la prière, il y a le sacrifice de la bête. Pour ceux-là qui ont les moyens, au retour à la maison, ils sacrifient leurs bêtes. Mais il faut rappeler qu’avant d’aller au grand rassemblement, le fidèle ne doit pas manger. C’est après ce culte qu’il passe au sacrifice et mange. Ça fait partie de la tradition du prophète Mahomet. C’est la bête qu’il a immolée qui constitue son premier repas de cette journée. Une fois que la bête est sacrifiée, il donne le tiers en aumône. Il ne garde pas la viande pour lui seul. C’est un jour de reconnaissance, de réjouissance et de partage. Donc, vous donnez une partie en aumône et le reste pour la maison. C’est le moment aussi de visiter vos proches et parents, ceux qui vous entourent et les amis pour leur souhaiter bonne fête. C’est le moment aussi d’exprimer sa joie mais en évitant de prendre tout ce qui est proscrit, tout ce qui est illicite comme la consommation de l’alcool et autres. Voilà en résumé les grandes étapes de cette fête. Quelle est la particularité de la prière de ce jour ? Si je prends par exemple la prière du vendredi, nous disons ‘’Allah Akbar’’ une seule fois, au commencement de la prière, mais le jour de la Tabaski, on répète ‘’Allah Akbar’’ au moins 7 fois au début de la prière. C’est la particularité. L’autre particularité, c’est le fait que la prière de vendredi se tient dans les mosquées, alors que celle-ci se tient à l’air libre. Il s’agit d’un grand rassemblement à l’air libre, du genre congrès entre des musulmans d’une même contrée, d’un même village, d’une même ville. Et quand on parle de grand rassemblement, c’est qu’on pourrait avoir des milliers de personnes lors de cette célébration. Et la prière de la Tabaski se fait une fois par an, tandis que celle du vendredi s’effectue une fois par semaine. Qu’est-ce que la célébration de la fête de la Tabaski apporte à un fidèle musulman ? D’après ce que je viens de décrire, cela renforce notre foi, notre fermeté. Cela nous permet de méditer. Les récits dans le Coran sont des événements dont nous devons tirer des leçons. D’abord, il faut voir la foi et la patience d’Abraham. Il a passé toute sa vie à attendre d’avoir un enfant et à la fin, il a encore voulu sacrifier cet enfant. Comment peut-on aimer Dieu à ce point ? Il est effectivement passé à l’acte et l’enfant s’est plié à la volonté de son père : « Mon père, fais ce que ton Dieu t’a recommandé de faire ». Si nous ramenons ce récit à notre vie d’aujourd’hui, nous pouvons nous demander combien d’enfants sont capables d’obéir à leurs parents à ce point. Si votre père dit aujourd’hui qu’il veut vous sacrifier pour tel, l’accepteriez-vous ? Je ne pense pas. Pour nous, il faut donc méditer et prendre exemple sur ces figures emblématiques de l’histoire de l’islam et demander à Allah de ramener la foi dans notre vie. En réalité, notre Dieu n’a pas besoin de viande, ni de son sang, ni de sa chair. C’est de la piété qu’il veut. Sinon, Dieu ne mange pas la viande et n’a pas besoin de tout ce que nous allons sacrifier. L’essentiel, c’est notre foi. Si vous êtes sincère envers Dieu, vous serez sincère envers les hommes, envers la société, et on aurait une société sincère où nous allons vivre en paix et, ceci, dans la sincérité. Quelle prière avez-vous à adresser à Allah pour le pays ? Je demande à Allah d'unir les Béninois, du nord au sud, de l’est à l’ouest. Je demande aussi qu’il y ait de la compréhension mutuelle, pour la stabilité, la sécurité, la croissance économique. Si une catastrophe touche le Bénin, personne ne sera épargné. L’amour de son pays fait partie de la foi, nous devons aimer le Bénin et prier pour lui. Nous sommes heureux de voir le pays prospérer. Avec la cherté des denrées alimentaires qui est un évènement mondial, nous demandons que Dieu oriente nos dirigeants. Qu’il y ait de l’harmonie au Bénin afin que nous n’assistions jamais dans notre pays à ce que nous voyons dans la sous-région. Nous prions que les objectifs fixés, dans ce second quinquennat annoncé par le président comme hautement social, se concrétisent. Que la bénédiction de la Tabaski couvre le Bénin tout entier. Un appel aux musulmans. Il faut cultiver la sincérité d’Abraham en toutes choses, dans nos relations, dans le couple, dans les affaires. Il faut être aussi sincère en offrant son sacrifice, ne pas dire Allah ‘’si je ne tue pas de mouton, mon voisin d’à côté dira que tel n’a pas tué mouton’’. Je le fais pour la recherche de l’agrément de Dieu seul et non pour toute autre personne. Ne pas trop manger la viande. Car l’exagération nuit à la santé. Il faut être modéré en ayant en pensée la recherche de l’agrément de Dieu. Donc, j’invite les musulmans à penser à méditer l’acte posé par Abraham et prier pour la nation afin que les bénédictions tombent sur notre pays. Il faut penser à notre pays ainsi qu’à ceux qui le dirigent. Qu’ils se portent très bien et que cette fête nous apporte le bonheur, la quiétude, la sécurité et la stabilité. Propos recueillis par Arnaud DOUMANHOUN Société 22 juil. 2021


Inondation à Mahuklo à Pahou: Les populations appellent à l’aide
Envahies depuis plus d’une semaine par les eaux de la rivière de Hêvié, les populations de la cité Mahuklo à Pahou (Ouidah) non loin du pont de Hêvié, crient leur désarroi et appellent les autorités au plus haut niveau à l’aide. Des habitants, bagages sur la tête, abandonnant leurs maisons. Des enfants portés sur les épaules par leurs parents qui bravent la hauteur des eaux. Femmes enceintes et personnes du troisième âge obligées de retrousser leurs pantalons et pagnes pour traverser les eaux. C’est la situation qui prévaut depuis plus d’une semaine, dans les rues et ruelles de la cité Mahuklo, une localité de l’arrondissement de Pahou, commune de Ouidah. Ce quartier, traversé par un canal naturel d’écoulement des eaux de pluie quittant la voie bitumée Pahou-Ouidah centre et environs vers la rivière de Hêvié, et situé à quelques centaines de mètres du pont de Hêvié, est inondé. Ce sinistre remonte au dimanche 11 juillet dernier, où les populations ont été surprises par la présence des eaux dans leurs maisons, du salon à l’arrière-cour, après seulement quelques heures de pluies diluviennes. Les rues et ruelles du quartier sont méconnaissables. Les imprudents glissent dans les nids de poules et les malchanceux se font mordre par des serpents qui ont élu domicile sous les eaux. « C’est du jamais vu ici ! Ce n’est pas la première fois que nous sommes inondés mais c’est la première fois que nous voyons autant d’eaux», a déclaré Aholou Gérôme Lokossou, président de l’association de développement de la cité Mahuklo, vendredi 16 juillet dernier. Tout crispé, il informe que la majorité des habitants ont dû quitter leurs maisons. Ceux qui n’ont nulle part où déménager, sont contraints de vivre dans ces eaux du matin au soir avec les risques courus. Mathieu Déguénon, agent commercial dans une société de la place et propriétaire terrien à Mahuklo, n’a pas voulu abandonner sa maison. «Nous sommes-là, nous sommes dedans. Depuis ma maison, vous pouvez voir Hêvié. C’est juste la rivière qui nous sépare...», témoigne le pasteur sinistré. Outre la cité Mahuklo, plusieurs autres quartiers proches de la rivière subissent le même sort. Causes « C’est à cause de la réalisation du pont de Hêvié que nous vivons cette situation », déclare Mathieu Déguénon, soutenu par Aholou Gérôme Lokossou et Bernard Allognon, un autre sage du quartier. Ces derniers affirment que la circulation des eaux est bloquée à cause des travaux de réalisation de la seconde partie du pont de Hêvié. Sur le chantier du pont en question, l’on remarque que le lit de la rivière est remblayé aux trois quarts. La partie non remblayée laisse alors passer une faible quantité d’eau. A en croire les sinistrés, des démarches ont été menées vers les autorités locales ; malheureusement, déplorent-ils, ces sollicitations sont restées sans suite. Informé de l’inondation, le chef d’arrondissement de Pahou, Gislain Fidégnon, dit avoir effectué la démarche nécessaire. « Je suis allé sur le terrain, j’ai fait le constat et j’ai rendu compte au maire. Le maire a promis d'envoyer son directeur des services techniques », a déclaré l’élu local joint par téléphone. Une dernière situation explique ces inondations constatées dans le quartier, selon les populations. « Au moment de la réalisation de la voie inter-Etats, un grand réceptacle d’eau de pluie a été réalisé au bord de la voie. Mais à notre grande surprise, le domaine de ce réceptacle a été vendu et un bâtiment plus clôture ont été érigés sur une partie du site. Donc, le chemin de passage des eaux est fermé. Conséquence : toutes les maisons environnantes sont inondées en période de pluie », assure le président de l’association de développement de la cité Mahuklo. Sur la clôture dont il parle, l’on a pu lire la mention « à démolir». C’est la mairie qui a écrit cela, renseigne Aholou Gérôme Lokossou. A l’époque, détaille-t-il, l’association avait mené des démarches envers les autorités locales. Il informe que le maire lui-même s’était déplacé, et la mairie avait estimé qu’une partie de l’infrastructure privée est à démolir. L’association a aussi saisi le ministère du Cadre de vie par écrit. Mais rien n’a changé, déplore Aholou Gérôme Lokossou. Interrogé sur ce dossier, le chef d’arrondissement de Pahou apporte sa part de vérité. « Il y a deux bas-fonds dans la zone : un petit et un grand. S’il y a inondation, c’est parce qu’au moment où la route était en chantier, les gens avaient voulu drainer les eaux collectées par les caniveaux vers le grand bas-fond. Ce sont les sages du quartier, eux-mêmes, qui ont dit non que cela va leur créer de problème au fil des années, que les eaux soient drainées ailleurs. C’est comme ça que les gens ont drainé les eaux vers le petit bas-fond… », affirme Gislain Fidégnon. Secours En attendant que le dossier des deux bas-fonds ne soit clarifié, les populations souhaitent l’intervention des autorités au plus haut niveau pour une solution à court terme à cette situation. « Nous lançons un appel au gouvernement. Qu’il vienne à notre secours. Les enfants ne peuvent pas rester à la maison, bientôt ils vont commencer les classes et voilà la situation que nous vivons », plaide Mathieu Déguénon. « Nous appelons les ministres de la Décentralisation, du Cadre de vie et des Affaires sociales. Qu’ils viennent constater l’étendue des dégâts. Nous ne savons plus à quel saint se vouer… », renchérit Bernard Allognon. Comme solution dans l’immédiat, les populations de la cité Mahuklo souhaitent l’ouverture d’une bonne partie de la rivière au niveau du pont de Hêvié. Ce qui permettra aux eaux de circuler normalement afin que la vie reprenne dans les maisons, rues et ruelles inondées. Société 22 juil. 2021


Election des organisations estudiantines les plus représentatives: Veillée d’armes dans les états-majors à l’Uac
Plus de 60 000 étudiants sont attendus aux urnes le 30 juillet 2021 pour désigner les organisations estudiantines les plus représentatives de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Une âpre compétition s’annonce entre la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb), l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb) et l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb). Sur le campus d’Abomey-Calavi, la routine dans les amphithéâtres cache mal les tractations en sourdine avant la campagne. Pour le scrutin du 30 juillet 2021, sans tambour ni trompette, les concertations se multiplient au sein des états-majors des organisations estudiantines en lice. Arrivée en tête à l’issue des élections de 2018, l’Unseb n’est pas prête à céder sa place. Ludger Zannou, son président, avoue avoir la pression. « Le plus grand défi est de maintenir notre rang même si cela nous sera difficile. Chaque organisation affûte ses armes pour devenir la première. Nous avons une grande pression puisqu’on n’a pas droit à l’erreur», confie-t-il. En réalité, ces élections vont permettre aux étudiants de l’Uac de désigner l’organisation estudiantine capable de mieux porter leurs voix. Et ce, conformément au décret 2017-485 du 02 octobre 2017 qui définit les modalités de collaboration des organisations estudiantines avec l’Etat et les autorités des Universités nationales. Pour réussir à porter la voix des plus de 60 000 étudiants inscrits, il faut pouvoir recueillir au moins 30 % des suffrages. La revanche pour l’Uneb et la Fneb Il y a trois ans, l’Unseb et la Fneb ont rivalisé d’ardeur pour tirer leur épingle du jeu, avec respectivement 49,5 % et 43,0 % des suffrages. Mais la Fneb, doyenne des organisations estudiantines, n’entend pas se contenter d’une seconde place. Elle compte prendre ses adversaires en tenailles dans les urnes. « Notre seul objectif est de porter la Fneb au rang de la meilleure organisation, sinon la seule qui soit la plus représentative pour retrouver notre place d’antan », déclare Igor Rodolphe Tossou, président de la Fneb. De son côté, l’Uneb compte bien prendre cette fois-ci la revanche. C’est de bonne guerre et l’arbitre du jeu, c’est-à-dire le comité d’organisation desdites élections, met les bouchées doubles pour tenir le pari de la transparence. La liste définitive des candidats est attendue le vendredi 23 juillet prochain. « Nous avons décidé par consensus de prendre en compte la liste des étudiants inscrits à la date du 15 juillet 2021. Ils sont plus de 61 000. Le dimanche 25 juillet 2021, nous allons lancer officiellement la campagne pour quatre jours», explique le professeur Odile Dossou Guèdègbé, présidente dudit comité. Mais si l’effervescence règne dans les états-majors, l’électeur, lui, reste à convaincre. Pour les premières élections, le taux de participation était de moins de 20 %. Cette année, les pronostics sont pour le moment fragiles. « La plupart des entités de formation ont déjà fini les cours. Par endroits, les étudiants ont été déjà évalués et n’attendent que les résultats des examens », prévient le président de l’Unseb. Dans l’ombre de ces joutes électorales, mobiliser, c’est peut-être là le vrai défi des faitières. Education 21 juil. 2021


Désignation des recteurs sur appel à candidatures: « C’est la norme à l’international », selon Brice Sinsin
Les orientations voulues pour un enseignement supérieur de qualité au Bénin commencent â être actées. Il est attendu la création d’un Conseil d’administration pour les universités publiques et la désignation des recteurs sur appel à candidatures. Ce sont des innovations qu’approuve Brice Sinsin, recteur honoraire de l’Université d’Abomey-Calavi. Les recteurs des universités publiques ne seront plus élus. C’est l’une des innovations en attente d’être actés, dans le cadre des réformes dans le secteur de l’enseignement supérieur. En entendant l’officialisation de cette option par décret, l’ancien recteur de l’Université d’Abomey-Calavi pense que c’est l’idéal vers lequel il faut aller. « C’est la norme, même à l’international. On fait appel à des candidatures. Ce sont des gens qui viennent avec leurs dossiers et la conviction d’apporter quelque chose à l’institution. Ça passe par une sélection de dossiers, ensuite on passe les candidats à l’interview par des pairs bien informés de ce qu’est le développement d’une université afin qu’ils essayent de dégager les meilleurs », confie Brice Sinsin. Une option contre le « populisme » Pour avoir dirigé la plus grande université du Bénin pendant six ans, cet écologue voit dans l’ancien mode, c’est-à-dire l’élection des recteurs, quelques limites. « Si l’on va aux élections, c’est parce qu’on suppose que la communauté est suffisamment mûre pour désigner ses représentants. Mais le risque qui découle de toute élection, c’est le populisme. Ça fait qu’on n’a plus le bon leader qu’on aurait dû élire. On a plutôt un leader qui sait flatter les uns et les autres pour se voir confier la responsabilité », fait remarquer l’ancien recteur. Et ce n’est pas tout. L’autre risque, dit-il, c’est celui d’avoir à désigner essentiellement des administratifs et des financiers, au nom de la bonne gouvernance. « L’atout d’un recteur, c’est le leadership, sa capacité à innover pour dynamiser son institution. Par rapport aux questions financières et administratives, le gouvernement a déjà nommé des experts qui sont l’Agent comptable et le Secrétaire général de l’université. Donc, un recteur ne peut plus être un ‘’Sg bis’’ ou un ‘’comptable bis’’ qui soit en train de vérifier les moindres détails des comptes. Ce n’est pas son rôle », martèle Brice Sinsin. Dans ce processus de désignation des recteurs envisagé, intervient le Conseil d’administration. Cet organe dont les universités seront dotées sera très sobre. Là encore, l’ancien recteur parle de norme internationale. « Ce qu’on avait imaginé comme conseil d’université tenant lieu de conseil d’administration était composé de plus d’une soixantaine de membres. Un conseil d’administration est fait pour étudier les dossiers de façon approfondie, pour donner des instructions en vue d’une bonne gouvernance. Il faut à chacun des membres un temps suffisant de discussions. C’est maintenant un conseil de sept membres. Je trouve que c’est tout à fait jouable», soutient-il. Néanmoins, il aurait voulu, insiste-t-il, un conseil d’administration plus ouvert au secteur privé et à des fondations. Education 21 juil. 2021


Congrès électif de la Fédération béninoise de Tennis : Jean-Claude Talon réélu pour un 4e mandat
Au terme de l’assemblée générale élective de la Fédération béninoise de Tennis, tenue samedi 17 juillet dernier à Cotonou, Jean-Claude Talon, candidat à sa propre succession, a été reconduit à la tête du comité exécutif composé de 11 membres. Une vingtaine de délégués présents à ces assises lui ont renouvelé leur confiance pour un nouveau mandat de quatre ans. Candidat à sa propre succession, Jean-Claude Talon a été réélu pour la 4e fois à la tête du comité exécutif de la Fédération béninoise de Tennis, samedi 17 juillet dernier à l’auditorium Marius Francisco à Cotonou. Une vingtaine de délégués présents à l’assemblée générale élective lui ont accordé leurs voix pour un nouveau mandat de 4 ans. Il reste ainsi aux commandes pour poursuivre les nombreux projets engagés pour la promotion et le développement de la discipline au Bénin. Il se dit prêt à suivre les orientations et directives du ministère des Sports pour le rayonnement du tennis béninois. Reconduit avec la majorité des membres de l’ancien bureau, Jean-Claude Talon pense puiser dans l’expérience des uns et des autres pour améliorer sa gestion. « Nous avons déjà marqué le premier pas et nous sommes contraints de mieux faire pour être en phase avec l’administration », a-t-il déclaré. Toutes choses qui font dire à Gambari Arouna Nabil, président du Tennis Matin club de Parakou, qu’on ne change pas l’équipe qui gagne. « Cela va permettre un progrès considérable au niveau des prochaines réalisations », précise-t-il. Le comité exécutif de la Fédération béninoise de Tennis promet de redorer le blason de cette discipline à travers la mise en place de nouvelles infrastructures sportives. « Le Bénin va hériter de plusieurs dizaines de courts de tennis notamment d’une académie, de 20 terrains de tennis plus un central », a conclu Jean-Claude Talon en tendant la main à toute la famille tennistique. Composition du nouveau bureau Président : Jean-Claude Talon Vice-président : Salifou Daran Secrétaire général : Bernadin Codjo Agossou Secrétaire général adjoint : Bruno Danhouan Trésorier général : Maxime Hodonou Responsable à l’organisation: Deroul Assohoumè 1er Responsable adjoint à l’organisation : Marius Becoudé 2e Responsable adjoint à l’organisation : Issiaka Soumanou 3e Responsable adjoint à l’organisation : Yannick Tohouessou Représentant des arbitres : Dodji Eric Louis Représentante des femmes : Olga C. da Silva Sports 21 juil. 2021


Célébration de la Tabaski: Un mouton sacrifié au miséricordieux Allah à Bohicon
Comme partout, la communauté musulmane de Bohicon s’est retrouvée à la place Idi de Zakpo, dans la matinée d’hier du mardi 20 juillet, pour commémorer la Tabaski ou la fête du mouton. C’était autour d'El Hadj Aboubacar Idrissou, imam de la mosquée centrale de Bohicon. Déjà à 9 h, la place Idi de Bohicon était bondée de musulmans venant de tous les quartiers de la commune et d’ailleurs pour sacrifier à la tradition. Comme à l’accoutumée, les fidèles musulmans ont eu droit au "Koutouba", un sermon, et au rappel des comportements que doit avoir un bon musulman pour bénéficier des grâces de la fête. Entre autres, tous les musulmans doivent être en joie, et partager cette joie avec leurs frères, car c’est une fête de partage avec les autres. Ils ont aussi eu droit à un rappel de l’histoire de la fête. En effet, la fête tire ses origines du temps du prophète Abraham à qui Allah le Créateur a réclamé en songe de sacrifier son fils bien-aimé. Le prophète obéit donc et s’apprêtait à immoler son fils quand Dieu lui envoya un bélier qu’il a sacrifié à sa place. A 9 h 20 mm, la séance de prière démarre comme le prescrit le Saint Coran. Elle est dirigée par El Hadj Aboubacar Idrissou, intérimaire de l’imam de la mosquée centrale de Bohicon en pèlerinage à la Mecque. Prière au cours de laquelle il rend gloire à Allah, le plus grand et miséricordieux. Il rappelle à l’assistance qu’il n'y a aucun dieu excepté Allah. Il est le seul et plus grand. Tous les éloges et reconnaissances sont pour lui. « Musulmans, craignez Dieu le miséricordieux, car quand il est en dévotion, sa faveur est toujours sur le croyant », a rappelé l’imam Idrissou aux fidèles présents hier à la place Idi. Après 20 minutes de prières et de prêche, l’Imam Idrissou a procédé à l’immolation du bélier choisi à cet effet. C’est l’instant tant attendu par les fidèles pour rentrer chez eux afin de répéter le même geste et bénéficier des grâces attachées à ce sacrifice de mouton. Après cette immolation, les fidèles musulmans présents se sont donc séparés pour continuer la fête dans les domiciles et quartiers. Société 21 juil. 2021


Célébration de la Tabaski: Sous le sceau du dialogue interreligieux à Porto-Novo
Les fidèles musulmans de Porto-Novo ont aussi célébré, ce mardi 20 juillet, la fête de l’Aïd el Kébir encore appelée Tabaski. C’est la place Idi d’Agbokou, comme tous les ans, qui a accueilli la grande prière en présence des officiels dont le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou et des représentants des autres confessions religieuses, notamment les chrétiens et animistes. L’édition 2021 de la fête de Tabaski célébrée, ce mardi 20 juillet, a été placée sous le signe du dialogue interreligieux à Porto-Novo. La grande prière dite à la place Idi d’Agbokou a connu la participation des représentants des autres confessions religieuses notamment les chrétiens et animistes. Ces derniers ont été invités à prendre part à cette grande prière qui donne le top de l’immolation de moutons dans la ville capitale et marque la fin du pèlerinage à la Mecque. Cette mobilisation des responsables des autres religions qui ont répondu favorablement à l’invitation de l’imam central de Porto-Novo, Houzéifat Amzat, et président de l’Union islamique du Bénin (Uib), a été saluée par ce dernier. Selon lui, elle témoigne de l’ambiance de paix qui règne entre les différentes religions au niveau de la ville capitale. L’imam Houzéifat Amzat a prié pour que cette flamme de coexistence pacifique entre les confessions religieuses ne s’éteigne point. Selon lui, la Tabaski vise à magnifier la dévotion d’Ibrahim, Abraham judéo-chrétien, celui à qui Dieu a demandé de sacrifier sur un autel son fils (Ismaël pour les musulmans, Isaac pour les chrétiens et les juifs). Et au moment de passer à l’acte, Dieu a envoyé un bélier par l’entremise de l’archange Gabriel pour remplacer le fils d’Ibrahim. C’est ainsi que les musulmans sont invités au cours de l’Aïd-el-Kébir à sacrifier un mouton en guise de reconnaissance à Allah. Selon Houzéifat Amzat, au-delà de l’immolation d’un mouton en remplacement d’un homme, la célébration de la Tabaski enseigne également la soumission totale à Dieu. Les valeurs d'humilité, de piété, sagesse, pardon, patience et sacrifie de soi doivent guider tout bon musulman dans tous ses actes afin de mériter son statut auprès de Dieu. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou partage le sermon du prédicateur. Selon lui, l’homme doit se soumettre à la volonté de Dieu face à toute épreuve et y résister pour ne pas laisser ébranler sa foi et sa croyance. Il a souhaité que tous les conseils donnés par l’imam soient mis en pratique par tous qu’on soit musulman ou non pour la consolidation de la paix à Porto-Novo, dans l’Ouémé et dans tout le Bénin. Le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, et le premier adjoint au maire de Porto-Novo, Rachad Toukourou, représentant le maire, se disent réconfortés aussi par les enseignements de l’imam célébrant. Les deux personnalités se sont par ailleurs réjouies de la présence des autres religions témoignant de la belle harmonie entre les différents courants religieux à Porto-Novo et dans l’Ouémé. Société 21 juil. 2021


Célébration de la Tabaski: Les fidèles musulmans reconnaissants à Dieu à Akpakpa
D’intenses moments de prière, ce mardi 20 juillet, à la place Idi de Pk5 à Akpakpa. Rassemblés autour de l’imam de la mosquée centrale de Cotonou, Ibrahim Ousmane, les fidèles musulmans ont participé à la traditionnelle prière de l’Aïd el-Kébir. Occasion pour eux d’exprimer leur reconnaissance à Dieu pour les nombreuses grâces dont il les a comblés. Vêtus de leurs plus beaux habits, les fidèles musulmans d’Akpakpa et environs ont pris d’assaut, hier mardi 20 juillet, la place Idi de Pk5 pour commémorer l’Aïd el-Kebir encore appelé fête de la Tabaski. A 9 heures précises, l’imam de la mosquée centrale de Cotonou, Ibrahim Ousmane a entamé la prière publique qui n’a duré que cinq minutes. Ce fut pour les fidèles, un moment de recueillement profond et de dévotion qui leur a permis de raffermir leur foi. Il s’agit aussi pour eux, d’un jour d’immolation en guise d’adoration et de sacrifice à Allah. Après la prière, l’imam est passé au sermon. Ibrahim Ousmane a rendu gloire à Dieu pour les avoir dotés d’intelligence et de la raison. Il a aussi imploré Allah d’accepter les prières de chacun d’entre eux et de bénir leurs œuvres comme il a accepté les œuvres des prophètes Abraham et Mahomet. « Il n’y a pas meilleur acte agréé par Dieu que puisse accomplir le fidèle le jour de la Tabaski si ce n’est l’écoulement du sang des bêtes immolées. Dieu n’a pas fait de nous des bêtes exposées à la chasse ni assujetties à l’immolation. En conséquence, le devoir qui nous incombe est d’exploiter cette grâce en guise de reconnaissance à Dieu en lui vouant exclusivement adoration afin que nous puissions nous démarquer des animaux en général », a-t-il fait comprendre. L’imam note que le sang de la bête immolée occupe une place prépondérante dans la science de Dieu avant qu’il ne touche le sol. L’essentiel, selon lui, est d’accomplir l’acte d’immolation avec une foi sincère et une bonne intention. Tout en invitant les fidèles à la dévotion et au partage, l’imam Ibrahim Ousmane a imploré les bénédictions de Dieu sur le Bénin et le chef de l’Etat, Patrice Talon. Après son sermon, l’imam a posé devant les fidèles, l’acte tant attendu qu’est l’immolation du bélier. Présent à cette célébration, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, a exprimé toute sa joie de se retrouver parmi ses frères musulmans. Il affirme qu’il s’agit d’une fête importante dans l’islam. Une fête qui leur permet d’exprimer leur solidarité envers la communauté musulmane et en particulier envers les plus déshérités. A sa suite, Alain Orounla, préfet du Littoral, dit avoir écouté avec beaucoup d’attention et de recueillement, le prêche de l’imam dont il connait l’éloquence et la connaissance du Coran. « Ma présence ici est le symbole d’une fraternité et surtout du témoignage de la reconnaissance du chef de l’Etat pour ce que fait la communauté musulmane de notre pays », a-t-il ajouté. Société 21 juil. 2021


Retour de l’étranger et retraite confortable: Le Pri s’offre aux Béninois de la diaspora
Le Plan de retraite et d’investissement (Pri) est une épargne rentable destinée à la mise en œuvre de projets de construction ou de retour confortable pour les Béninois de l’extérieur qui rêvent de revenir s’installer dans leur pays. Ce produit est une innovation de la société Destination Bénin soutenue par l’Africaine vie Bénin. Il a été présenté au public, vendredi 16 juillet dernier, à Cotonou. Citoyens béninois de l’étranger, vous avez un projet de construction ou rêvez d’une retraite paisible et confortable sur la terre de vos ancêtres mais vous ne savez pas comment procéder et à qui confier vos ressources pour la réalisation de vos projets. Ne vous cassez plus la tête. La solution clé en main, pour vous, c’est le Plan de retraite et investissement (Pri) de la société Destination Bénin. Il s’agit d’une cotisation minimale d’un million F Cfa par an sur une durée d’au moins cinq ans en vue de constituer une épargne rentable auprès de l’Africaine vie Bénin pour l’exécution des projets. Cette offre est née d’un constat : les pleures de la diaspora béninoise qui se plaint souvent d’avoir envoyé de l’argent à un proche, au pays, pour des projets qui ne sont pas réalisés ou achevés. Pis encore, il leur est difficile de recouvrer la totalité des fonds envoyés ou restants au cas où le projet serait inachevé. Le Pri est donc un filet de protection qui sécurise les fonds cotisés par le souscripteur. Comme avantages, ce service s’adapte parfaitement aux besoins des expatriés, sécurise les fonds cotisés avec un taux d’intérêt alléchant. De plus, Destination Bénin et son partenaire l’Africaine vie Bénin font un suivi permanent du contrat. Les conditions d’adhésion sont simples : il faut être de la diaspora béninoise, avoir 18 ans au moins, s’engager à payer au minimum un million par an sur une période de cinq ans au moins, avoir sa pièce d’identité à jour, et fournir la preuve de son lieu de résidence. Innovant et fiable A l’occasion du lancement officiel du Pri, Valère Olaitan Ogouyemi, directeur général de Destination Bénin, et Hervé Tchiakpè, directeur général de l’Africaine vie Bénin, sont respectivement revenus sur le bien-fondé de ce produit tout en invitant la cible, la diaspora béninoise partout en Afrique et sur les autres continents, à saisir cette belle opportunité pour préparer la retraite ou investir au pays. Une projection Powerpoint sur le Pri et sur le processus d’adhésion a permis aux invités de mieux s’imprégner des avantages du produit et d’apprécier ce service à sa juste valeur. La souscription au Pri se fait en ligne sur la plateforme www.destination-benin.com (ou via www.lafricaineviebenin.com). Une fois sur la plateforme (vers le bas), le potentiel adhérent peut cliquer sur « Faire une estimation » et compléter les cases vides puis valider, afin de voir le montant total de son épargne au terme du contrat. Il a ensuite la possibilité de demander plus de détails sur le devis avant de souscrire à l’offre. Le dépôt des fonds est possible par virement bancaire, payement direct ou carte bancaire. Destination Bénin est une entreprise installée à Cotonou, qui constitue un moyen sûr et fiable pour les expatriés béninois de contribuer au développement de leur pays en investissant dans des projets viables. Entre autres, elle assiste sa cible dans l’élaboration d’un plan d’épargne, l’immobilier, les courses et la conciergerie, l’intermédiation d’affaires et le référencement. La société est créée en raison des difficultés que rencontrent les étrangers et les expatriés béninois en matière d’investissements (transactions financières et/ou immobilières) au Bénin, depuis leurs lieux de résidence. Elle se veut alors un canal sûr pour les détenteurs de capitaux qui souhaitent investir sur le sol béninois. Société 19 juil. 2021


Electrification hors réseau en zone rurale:L’Are organise une consultation publique pour bien « éclairer » Dohouè
Promoteurs privés intéressés et intervenant dans l’électrification hors réseau, membres d’associations de consommateurs, experts en électrification, cadres et responsables de l’Autorité de régulation de l’électricité (Are) ont pris part, vendredi 16 juillet dernier à Cotonou, à une consultation publique. La rencontre a été organisée dans le cadre de l’électrification hors réseau de la localité de Dohouè. Elle a permis de recueillir les observations, doléances et suggestions, en vue de sortir ladite localité de l’obscurité tout en tenant compte des attentes des populations. L’Autorité de régulation de l’électricité (Are) est sur le terrain ce jour, lundi 19 juillet. Elle projette une descente dans la localité de Dohouè dans l’arrondissement de Zoucou, commune de Zogbodomey pour échanger avec les populations sur le projet d’électrification hors réseau dont elles bénéficieront sous peu. L’Are entend prendre en compte toutes les attentes et doléances des populations de cette localité jusque-là privées d’énergie électrique pour mieux les servir. Avant la descente de ce jour, l’institution avait organisé, vendredi 16 juillet, une consultation publique, toujours dans le même cadre. Au Bénin, révèle Claude Gbêdonougbo Gbaguidi, président de l’Are, plus de 70 % de la population vivant dans les zones rurales est dépourvue de tout accès à l’électricité. Pour y remédier, l’Autorité « étudie actuellement plusieurs dossiers de promoteurs privés pour l’électrification hors réseau ». Au nombre de ces promoteurs privés, Engie powercorner Bénin. C’est cette structure qui sollicite l’Are pour apporter la lumière dans le village de Dohouè et c’est son offre qui a été soumise à la consultation publique sus-évoquée. La rencontre a été organisée « afin de recueillir les avis des acteurs concernés sur les éléments présentés par Engie powercorner Bénin au soutien de sa requête », a expliqué Claude Gbêdonougbo Gbaguidi. « Grâce au Programme Mca II, le Bénin a développé un environnement propice pour l’électrification hors réseau qui permet aux promoteurs privés d’investir dans l’électrification des localités rurales hors réseau», reconnait-il. En effet, la loi N° 2020-005 du premier avril 2020 portant Code de l’électricité en République du Bénin dispose en son article 5 que l’Are est mise en place pour veiller au respect des textes législatifs et réglementaires par les différents acteurs publics ou privés intervenant dans le secteur de l’électricité. Elle est aussi chargée de protéger l’intérêt des opérateurs publics ou privés et des consommateurs et de garantir la continuité et la qualité du service public, l’équilibre financier du secteur et son développement harmonieux. Dohoué, une première au Bénin L’Are a fait appel à plusieurs entités dont les responsables ont évoqué au cours de leurs échanges, plusieurs sujets dont la finalité est de rendre l’électricité disponible au plus vite à Dohouè, partout et à moindre coût. Ce faisant, elle exerce une de ses prérogatives en matière tarifaire et ceci, après celle de 2019 suite à la requête de la Société béninoise d’énergie électrique demandant la modification de ses conditions tarifaires en vigueur depuis 2010. « Au terme de la cérémonie, qui est une première au Bénin,…vous aurez la primeur du dossier de consultation et aurez le privilège de partager avec l’ensemble des acteurs présents, votre opinion et vos observations afin d’outiller l’Are dans ses analyses et doter les populations de Dohouè et environs de l’énergie électrique en qualité et en quantité à un prix accessible», a laissé entendre le président de l’Are. La rencontre revêt donc un caractère important pour le Conseil national de régulation de l’Are, poursuit Claude Gbêdonougbo Gbaguidi qui attend au terme de cet exercice, l’amorce du développement à la base de cette localité au regard du rôle important que joue l’électricité dans la vie des ménages, de l’administration publique et privée et des industries. A sa suite, Basile Gbédji Polycarpe, expert électrification hors réseau, s’est fait le devoir de présenter l’institution au public en évoquant essentiellement ses rôles et missions. La création de l’Are était devenue obligatoire avec la libéralisation progressive du secteur, souligne-t-il. Elle se justifie par la nécessité de mettre en place une bonne gouvernance et un contrôle dans le secteur, de défendre les intérêts des consommateurs, des opérateurs et de l’Etat, de remédier aux défaillances sur le marché de l’énergie et de veiller à l’équilibre financier du secteur. Une offre innovante et plein d’avantages La société Engie powercorner Bénin a sollicité une autorisation pour l’électrification de Dohouè et présenté une offre technique. Cette autorisation lui sera délivrée par l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maitrise d’énergie après approbation de l’Are. Ladite offre sera exposée aux participants à cette consultation publique par Erik Houngninou, expert en certification hors réseau au sein de l’institution. Son exposé a permis à l’assistance de disposer des moindres détails quant à la proposition de Engie powercorner Bénin. Pour fournir l’électricité dans la localité, il faut un système solaire et la distribution se fera avec des compteurs intelligents pour la vente de l’électricité à cinq catégories de services. La première catégorie sociale est composée des ménages à faible consommation. Elle est suivie d’une autre, celle de la consommation relativement basse. Vient après la catégorie de la consommation moyenne concernant certains ménages et les artisans. La quatrième catégorie prend en compte des utilisateurs à consommation relativement élevée comme les écoles, les moulins, et enfin, la cinquième qui prend en compte une plateforme de transformation et de production d’huile de palme. L’autorisation que sollicite Engie powercorner Bénin s’étend sur une période de vingt ans et le premier investissement couvre une durée de cinq ans avec au démarrage du projet, une puissance non négligeable qui s’augmentera dans le temps. Au terme des enquêtes dans la localité, plusieurs types de consommateurs ont été définis et le nombre de consommateurs l’a été également pour chaque catégorie, de même que des consommations journalières estimées. En somme, le travail technique soumis aux participants à cette consultation offre les moindres détails pour leur permettre d’exprimer leurs attentes et suggestions. C’est d’ailleurs ce que feront la plupart des intervenants. Sur la base de ces informations, ils ont voulu pour l’essentiel, en savoir davantage sur la pérennité du projet, la prise en compte du pouvoir d’achat relativement faible dans la localité, le coût de cession comparé à l’électricité conventionnelle, la protection des intérêts de l’investisseur, le respect des droits des consommateurs… Toutes ces inquiétudes ont été dissipées à travers des réponses précises apportées par le panel d’experts présents, de même que le présentateur. Pour être plus complet sur la transparence, le cadre juridique de l’autorisation et les prévisions relatives aux investissements ont été également présentés aux participants. Lesquels ont aussi souhaité, après l’expérience pilote de Dohouè, que d’autres localités du pays bénéficient de telles offres pour tourner la page de l’obscurité. Actualités 19 juil. 2021


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