La Nation Bénin...
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Les députés des Forces cauris pour un Bénin émergent et alliés sont en retraite politique à Grand-Popo. Les travaux de ce conclave démarrent ce vendredi 29 mai et prennent fin demain. C’est la première rencontre formelle des députés du camp présidentiel depuis leur échec lors de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 mai dernier. Ils feront le bilan de leur participation à cette joute politique. Ils verront ce qui a marché et ce qui n’a pas bien marché. Ils tenteront de tirer les leçons qui s’imposent pour mieux s’organiser afin d’affronter les autres batailles politiques en perspectives toujours à l’hémicycle.
Il s’agit de la mise en place des autres organes de l’Assemblée nationale, notamment la constitution des cinq commissions techniques permanentes de l’Assemblée nationale et la formation des groupes parlementaires. Les plénières de ces deux dossiers sont fixées respectivement aux 8 et 9 juin prochains à l’hémicycle. En dehors de ça, il y a la désignation des représentants de la 7e législature au sein des Parlements régionaux et à la Haute cour de Justice. Autant de défis politiques auxquels la Mouvance présidentielle est appelée à faire face avec tact pour ne pas perdre à nouveau. Surtout qu’elle a en face d’elle le bloc des forces politiques de l’Opposition qui contrôle désormais les postes clés du bureau de l’Assemblée nationale. Ce qui nécessite des députés FCBE et alliés une certaine cohésion et une unité d’action pour tenter de tirer leur épingle du jeu face à une Opposition prête à tout rafler sur son chemin.
Les deux jours de retraite politique de Grand-Popo s’annoncent déterminants pour les députés du camp présidentiel.
Actualités 29 mai 2015

Un étudiant nigérian en transit vers son pays d’origine a été pris hier mardi 12 mai en possession de 3,5 kg de chanvre indien. Il a été détecté au poste de fouille de sécurité installé à Adjaha par des éléments du Commissariat de Grand-Popo.
Installé parmi les passagers d’un véhicule de transport en commun venant de Lomé, Darry Wayne, 21 ans, Nigérian résident à Lomé a été surpris hier mardi 12 mai en possession de chanvre indien. En fait, il avait disposé son produit en quatre boulettes bien enfouies au fond de son sac de voyage. Une ruse qui n’a pu échapper au flair des éléments du Commissariat de Grand-Popo opérant au niveau du poste de fouille à Adjaha.
Selon l’inspecteur de Police, Mohamed Bio Yo, le stupéfiant n’est pas destiné à la consommation sur le territoire béninois. L’étudiant Darry Wayne qui a déclaré être à son coup d’essai, était en partance pour sa terre natale, le Nigeria où l’attendait un repreneur, a confié le policier. Selon lui, le cas de Darry Wayne n’est pas isolé. Plusieurs tentatives de trafic du genre par la voie inter-Etats Cotonou-Lomé ont été par le passé découragées grâce à la vigilance de l’équipe du commissaire Modeste Innocent Hounkponou.

L’ancien Premier ministre, Pascal Irénée Koupaki était, vendredi 8 mai dernier, au cabinet du président de la République. Au menu des discussions, la situation politique nationale.
Les moments de turbulences qu’a connus la ville de Cotonou, ces derniers jours, étaient au cœur des échanges que le président de la République a eus avec l’ancien Premier ministre, Pascal Irénée Koupaki. «Je suis un ancien collaborateur du chef de l'Etat. Je suis venu lui faire part de mes sentiments sur ce que j'ai vu, ce que j'ai entendu. Donc ce tour d'horizon nous a permis de relever qu'il y a un progrès à faire en termes de démocratie apaisée, de comportement et de conscience », a confié ce dernier à sa sortie d’audience. Pascal Irénée Koupaki indique que sa visite s’inscrit dans le cadre des démarches qu’il a entreprises pour la décrispation de la situation politique nationale. «Personnellement, je n'ai jamais vu ça dans mon pays. Il faut panser les plaies, les cicatriser. Il faut prendre certainement de nouvelles options, et donc tracer de nouveaux sillons pour qu’on puisse planter des valeurs et semer davantage de tolérance », conclut-il.
Le président de la République s’est également entretenu avec Christian Adovèlandé, président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Les deux personnalités ont fait un tour d’horizon de la coopération entre le Bénin et l’institution financière régionale. Christian Adovèlandé indique avoir surtout fait le point des projets en instruction au sein de la Banque, notamment les dossiers d’assainissement et de pavage des villes de Bantè, Glazoué, Covè et Djidja.

Le tout nouveau député élu dans la 14e circonscription électorale sur la liste Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), Mohamed Affo Obo Tidjani a donné le samedi 9 mai dernier à Cotonou une conférence de presse. A l’occasion, il a apporté un démenti formel à son supposé ralliement à l’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) dans la perspective de l’élection du Bureau de l’Assemblée nationale pour le compte de la 7e législature.
Depuis quelques jours et suite à la proclamation des résultats provisoires par la Cour constitutionnelle des législatives du 26 avril dernier, une rumeur fait état de ce que Mohamed Affo Obo Tidjani aurait reçu la somme de 100 millions F CFA afin de rejoindre le camp présidentiel. De plus, sur les réseaux sociaux, il lui est reproché d’avoir signé une procuration en vue d’accorder son soutien aux Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) pour la formation du prochain bureau de l’Assemblée nationale. Samedi dernier devant micros et caméras, le député élu dans la 14e circonscription électorale lors des dernières législatives sur la liste ABT, a rejeté catégoriquement ces accusations qui, selon lui, sont totalement fausses.
Entouré à l’occasion, de plusieurs cadres de l’alliance ABT, dont entre autres l’ancien député Assan Seibou, l’avocat Raymond Dossa et le député réélu de Djougou Wallys Mamoudou Zoumarou, Mohamed Affo Obo Tidjani a rejeté d’emblée les accusations dont il est l’objet sur Internet et dans certains organes de presse. «Je tiens à dire haut et fort que cette rumeur est infondée sinon qu’elle est fondée sur la volonté malsaine de certaines personnalités politiques de jeter de l’opprobre et de discréditer auprès de l’opinion», a expliqué l’élu. «J’ai reçu et discuté avec des émissaires des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et bien d’autres partis politiques mais je n’ai pas rencontré le président Boni Yayi. Je reste fidèle à l’alliance ABT et à son président Abdoulaye Bio Tchané. Je repars bientôt sur le terrain pour de nouveaux combats», a lâché Mohamed Affo Obo Tidjani. Il a précisé qu’il n’a noué aucune alliance ni avec le chef de l’Etat, ni avec ses proches.
«Etant très attaché au principe de discipline de groupe et de démocratie interne, je me soumettrai en son temps à la décision de l’alliance ABT et son président, lorsque le moment sera venu de désigner les membres du prochain bureau de l’Assemblée nationale», a-t-il indiqué.

Des membres du gouvernement et des responsables des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), famille politique du chef de l’Etat ont réagi dans la soirée d’hier à Cotonou, aux manifestations organisées un peu plus tôt dans la journée par leurs adversaires politiques.
C’est le ministre d’Etat François Abiola et le coordonateur national de l’alliance FCBE, Eugène Azatassou qui ont conduit en personne les échanges lors de la rencontre organisée dans la soirée d’hier avec les médias. L’heure était à un appel au calme dans leur rang. Et avant la déclaration lue par le coordonnateur des FCBE, le ministre d’Etat en a particulièrement appelé à la responsabilité des acteurs politiques, lançant par ailleurs un appel au calme et à la tempérance. Ceci en présence de certains de ses collègues dont Barthélémy Kassa et Naomie Azaria.
La déclaration des FCBE dont lecture sera donnée par la suite par Eugène Azatassou mentionne que « le lundi 4 mai 2015, à partir d’une simple remise de convocation à un homme politique suite à une procédure judiciaire, une incitation de groupuscules au soulèvement a abouti à des actes de vandalisme et de troubles à l’ordre public. Ainsi, des embouteillages et des désagréments de tous genres ont été essuyés par nos compatriotes ». Après analyse de cette situation, l’Alliance «se désole pour toutes ces souffrances inutilement imposées» au peuple et «salue la clairvoyance et l’esprit de responsabilité élevé dont a fait montre le président de la République qui a retiré sa plainte pour éviter à notre pays davantage de souffrance ».
Rendre hommage...
Constatant qu’en dépit de «ce geste de paix et d’amour …, une certaine classe politique a encore organisé une marche dont l’objectif est la déstabilisation de notre pays et de ses institutions». L’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent, a décidé de se prononcer pour «rendre hommage à nos compatriotes qui ont démontré une fois encore leur attachement à la République, à la démocratie et à la paix, féliciter nos forces de sécurité et de défense pour avoir fait preuve de professionnalisme et d’esprit de responsabilité, réaffirmer notre foi aux principes démocratiques qui régissent le régime politique dans notre pays depuis l’historique conférence nationale des forces vives de février 1990 et notre attachement à l’alternance politique par les urnes et réaffirmer notre soutien à la vision et aux actions de développement de notre leader charismatique, le docteur Boni Yayi». Elle a aussi appelé « la classe politique béninoise et la Société civile dans toutes leurs composantes à rechercher et à sauvegarder à tout prix la paix et la cohésion sociale qui ont toujours régné dans notre nation», tout en invitant les « populations à garder leur calme et leur sérénité».
Actualités 07 mai 2015

Au lendemain de la tentative d’arrestation du député Candide Azannaï, les déclarations des partis politiques se font de plus en plus persistantes. Les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) ont, dans celle présentée hier mardi 5 mai à Cotonou, par leurs responsables, regretté les embouteillages et autres désagréments que cette situation fait subir aux populations depuis plus de 48 heures.
Suite à la tentative d’arrestation du député Candide Azannaï pour outrage au chef de l’Etat, la journée du lundi 4 mai dernier a été très difficile pour la majorité des populations de la ville de Cotonou et ses environs. Ne pouvant rester insensibles face à ce qui s’est passé, les FCBE à travers la coordination du Littoral ont, par la voix du conseiller municipal de Cotonou, Jacques Hounkpè, assisté du coordonnateur national, Eugène Azatassou, fait une déclaration hier mardi 5 mai à leur siège à Cotonou.
Expliquant l’origine des souffrances auxquelles les populations de Cotonou et de ses environs ont été soumises, surtout le lundi 4 mai dernier, Jacques Hounkpè a indiqué qu’il s’agit en réalité d’une simple remise de convocation et non d’une tentative d’arrestation encore moins d’un enlèvement du député Candide Azannaï. Selon lui, «ce n’est qu’une affaire de justice qui a été dramatisée avec une récupération politique dans le but d’en faire un moyen de déstabilisation du pouvoir d’Etat.» Aussi, a-t-il qualifié de suspect le fait que tous les leaders politiques se soient rapidement retrouvés au domicile du mis en cause. Pour le coordonnateur FCBE du Littoral, ils auraient fait œuvre utile à la nation, s’ils avaient appelé les populations au calme.
Pour Jacques Hounkpè, « dans un régime démocratique comme le Bénin, le principe de la séparation des pouvoirs continue d’être respecté». Et c’est dans ce contexte, explique-t-il, que la justice a décidé d’écouter le citoyen Candide Azannaï. En réalité, poursuit-il, il ne devrait pas avoir opposition assortie de soulèvements.
Face à cette situation, la coordination FCBE du Littoral a appelé le peuple à la sérénité, au calme et à la vigilance afin que la paix légendaire reconnue au Bénin, continue de régner pour le renforcement de sa démocratie et de son développement harmonieux. Il a, par ailleurs, remercié le chef de l’Etat pour son esprit d’apaisement et d’écoute de son peuple.
Candide Azannaï n’était plus au Parquet
Après le communiqué du gouvernement lu par son secrétaire général, Alassani Tigri, qui visait à expliquer les tenants et aboutissants du dossier à l’opinion publique, il y a eu tard dans la nuit, l’intervention du Procureur général, Gilles Sodonon. Il a annoncé la suspension de l’examen de la plainte portée par le président de la République contre Candide Azannaï. Par conséquent, il a annulé sa convocation pour hier mardi 5 mai dans l’après-midi pour être écouté. La preuve, le député ne s’est plus présenté au tribunal. M.G
Actualités 06 mai 2015

Suite au blocage des opérations de vote du dimanche 26 avril dernier à Dangoussar dans la commune de Djougou par des populations réclamant l’électrification de leur localité, celles de Baréi, à 5km, sont allées sonner la vendetta. Pour une révolte d’humeur, hier lundi 27 avril, le bilan est bien lourd : deux morts, plusieurs blessés et des maisons détruites et incendiées.
Deux morts et plusieurs blessés graves et des maisons détruites et incendiées dans le village de Dangoussar. Le bilan de l’affrontement entre les populations de l’arrondissement de Barei et celles du village de Dangoussar, hier lundi, dans la commune de Djougou, est bien lourd. Pour une révolte d’humeur c’était l’apocalypse dans le petit village de Dangoussar victime de la vendetta des populations de Baréi, arrondissement qui l’abrite. Ces dernières qui n’ont pas accepté que le vote ait été perturbé dimanche dernier par des manifestants réclamant l’électrification de leur localité. Ce mouvement de protestation avait contraint la gendarmerie, les sages et notables du village de Dangoussar à négocier le déroulement des opérations de vote bloquées tôt le matin dimanche dernier. Bien que le scrutin ait commencé au-delà de douze heures, cette marche aurait empêché certains électeurs de Baréi dont les noms figurent sur les listes du centre de vote de Dangoussar, d’accomplir leur devoir civique. Et c’est le motif qui justifie l’expédition punitive organisée sur le village de Dangoussar. Ainsi tôt le matin, selon les témoignages recueillis sur place, certains habitants de Baréi auraient fait leur incursion dans le village de Dangoussar et passé à tabac ses habitants.
Baboukari Djibril, charpentier, sexagénaire à Dangoussar, a été tué à coups de machette. Un jeune homme de Baréi qui a reçu en pleine poitrine une balle de fusil artisanal, a succombé à l’hôpital de l’Ordre de Malte de Djougou. Par ailleurs un autre blessé du côté de Dangoussar, dans un état critique après avoir reçu un coup de machette, est sous soins intensifs toujours, dans cet hôpital.
Le corps du vieil homme tué a été dans la journée remis à sa famille sur instruction du procureur du Tribunal de Djougou, après un examen clinique effectué par Raïmi Yérima, infirmier chef du poste de Barei.
En dépit de la présence des Forces de l’ordre et de sécurité publique alertées par le délégué du village de Dangoussar, le pire n’a pas été évité.
Si la situation a été quelques heures plus tard sous contrôle, il faut noter que les affrontements ont repris de plus belle avec une chasse à l’homme dans le village de Dangoussar. Les habitants ont dû fuir vers le village d’Anoum, à 7 km de leur village pour éviter cette vague de violences qui a ensanglanté la localité. Le village a été déserté par les populations autochtones mais assiégé par les habitants de Baréi. Des instructions ont été données aux élèves du Collège d’enseignement général de Baréi provenant de Dangoussar, d’arrêter pour le moment les cours.

A quelques heures de la fin de la campagne électorale, les différentes listes aux législatives du 26 avril prochain se neutralisent à travers leurs assauts répétés sur les électeurs. Dans la 14ème circonscription électorale, fief naturel du leader de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), le duel se corse entre les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) en alliance avec Amana.
Dans les arrondissements de Badjoudè, Tchalinga, Ouaké, Komdè et Sèmèrè, Abdoulaye Bio Tchané s’est fait, sans être candidat aux législatives, le porte-voix de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), multipliant ses apparitions dans les meetings et autres rencontres à huis clos. A Ouaké, commune dont il est natif, le probable candidat à la présidentielle de 2016 est allé à la rencontre des potentiels électeurs des candidats de son alliance aux législatives du 26 avril prochain. Galvanisant sa troupe et rassurant d’un ton tempéré les populations. Il entame son discours avec ce même plaidoyer pour la préservation de la paix et cette volonté à contribuer au mieux-être des Béninois en proposant au peuple des élus capables de légiférer des lois à leur profit. Bis répétita à Bassila et à Copargo avec les têtes de liste Ahmed Affo Owobo et Assane Séibou où il s’est donné du plaisir à apprendre aux populations le nouveau slogan de l’alliance. Une géniale trouvaille, dit-il, des membres et autres sympathisants de l’alliance.
Une belle offensive que redoute bien l’alliance rivale constituée des FCBE et du parti Amana, l’aile dissidente de l’ex-regroupement G13 aujourd’hui dispersé en plusieurs forces dont l’Alliance Soleil aussi engagée sérieusement dans la 14è circonscription.
Pour Malawé Mama Moumoun, 2ème adjoint au maire de Ouaké, aujourd’hui membre du parti Amana, l’adversaire qui semble ébranler le plus la quiétude de l’alliance FCBE-Amana a pour nom ‘’ABT’’. Si naturellement Ouaké reste la région natale du leader de l’Alliance pour un Bénin triomphant, il n’en demeure pas moins qu’elle est constituée également d’anciens membres de l’alliance G13 qui l’aident à ratisser large au sein de l’électorat de la commune de Ouaké.
En dépit du fait que l’alliance FCBE-Amana rehausse les chances de succès pour les candidats en lice sur cette liste, Ouaké reste selon le 2ème adjoint au maire de la commune « le pays natal du premier adversaire de FCBE-Amana qui est ABT ». Et fort de cela, la bataille ne sera pas aussi facile qu’on le pense, avoue-t-il. « La conquête du terrain reste une lutte très serrée et chaque formation développe sa stratégie pour avoir le dessus ». Mais à voir les actions développées par son alliance sur le terrain et la stratégie du porte-à-porte mise en branle il estime que la victoire choisira leur camp.
Politique 23 avr. 2015

Plusieurs personnalités étaient hier, mardi 21 avril, au cabinet du chef de l’Etat. Entre autres sujets, il a été question du projet dénommé ‘’ Bénin vert’’ qui prévoit l’exploitation de 20 000 hectares de terre à Kétou.
L’expérience des grandes exploitations agricoles sera bientôt une réalité à Kétou dans le département du Plateau. Le projet dénommé ‘’Bénin Vert’’ est une initiative du Français François Dobbelaere qui envisage la mise en exploitation de 20 000 hectares de culture dans la commune. «Nous voulons développer la production agro-alimentaire avec l’apport des technologies nouvelles, et nous comptons multiplier par cinq le rendement de la culture du maïs et du riz», confie-t-il, au sortir d’une audience avec le président de la République. Le promoteur prévoit également la production des semences certifiées au profit des agriculteurs locaux ainsi qu’un espace de renforcement des capacités des jeunes étudiants en agronomie, sa ferme étant située non loin de l’Université d’Agriculture de Kétou.
Le coût total des investissements est estimé à 100 millions d’euros, soit plus de 65 milliards F CFA sur quatre ans. A travers son exploitation, François Dobbelaere planifie la création de 10 000 emplois directs et de milliers d’emplois indirects au travers de l’effet d’entraînement de la production de la zone. «Nous avons constaté un cadre propice à l’investissement agricole au Bénin, et nous avons des autorités disponibles à nous accompagner», souligne-t-il, projetant la mise en production d’une première tranche de 5000 hectares d’emblavures pour juin 2016.
Le président de la République s’est également entretenu avec le directeur général de Colas, Stéphane Knebel. Ce dernier a surtout fait avec lui le point du projet d’aménagement de la route Savalou-Tchetti-frontière du Togo dont l’entreprise Colas est adjudicataire.
Boni Yayi a également reçu, Henri Djombo, ministre congolais de l’Economie forestière et du Développement durable. L’émissaire du président congolais Denis Sassou Nguesso lui a fait part de l’organisation d’un sommet sur le développement de la flore et de la faune en Afrique.

L’un des évènements importants qui a marqué la vie du regroupement politique dénommé l’Union fait la Nation (UN) le week-end dernier, a été l’installation officielle des adhérents directs à l'union dans la commune d’Abomey-Calavi.
L’évènement a eu lieu dans la Zopah.
Ils étaient nombreux à envahir le domicile de l’ambassadeur Auguste Alavo dans la Zopah à Abomey-Calavi pour répondre à l’appel de la formation politique qu’ils portent dans leur cœur. Ceux-là, ce sont les jeunes et moins jeunes venus spontanément adhérer à l’Union fait la Nation (UN). Ils sont connus sous la dénomination d’adhérents directs à l’UN.
Selon leur président, Jean Roger Ahoyo, l’Union fait la Nation est composée de douze formations politiques, les adhérents directs constituent le 13è parti de l’alliance. Depuis mai 2013 l’alliance procède à l’installation officielle des différentes sections de ces adhérents directs dans tous les départements du pays.
La cérémonie du samedi dernier consacre l’installation de la section de l’Atlantique, précise Jean Roger Ahoyo. Il a souligné que c’est l’occasion pour l’UN de se préparer pour se jeter dans la bataille. «La campagne a commencé et nous préparons nos troupes pour qu’elles aillent au front. C’est une méthode d’organisation pour aller sur le terrain de la bataille électorale», ajoute-t-il.
Parlant des adhérents, l’interlocuteur explique qu’ils ne sont pas que des jeunes. Ils sont de tous âges et viennent de toutes les couches sociales. Ils seront organisés et à leur tour maintenant poursuivront le travail avec d’autres, afin qu’il y ait une section forte dans l’Atlantique, «Une fois la section installée, il reste à militer dans l’UN pour la consolider», indique-t-il
Il faut rappeler qu’une fois la section de l’Atlantique installée, le même exercice se poursuivra dans les départements du Zou, du Plateau, des Collines, du Borgou-Alibori... « C’est un moyen d’organisation que nous poursuivons et que nous devons absolument parachever. Parce que si l’UN n’est pas présente dans tous les départements, elle perd son sens», conclut Jean Roger Ahoyo.