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Nouvelles

Campagne pour les législatives: Du renfort pour les candidats FCBE du Mono Couffo

Le vendredi 17 avril dernier, le président de la République était à Lokossa. C’était pour soutenir les candidats sur les listes de l’Alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) en compétition dans les 17è et 18è circonscriptions et le Couffo.

En moins d’une heure d’horloge, Boni Yayi a, vendredi 17 avril dernier à Lokossa, présenté les candidats de la liste FCBE aux populations de Bopa, Lokossa et Houéyogbé. Rappelant quelques programmes phares de son mandat à la tête du Bénin, ainsi que ses perspectives, Boni Yayi a conclu que la liste FCBE est la meilleure qui mérite les suffrages des populations de la 18è circonscription électorale venues massivement à sa rencontre. Il compte d’ailleurs améliorer les conditions de vie des populations du Mono et du Couffo, si les électeurs lui donnent la majorité à la prochaine législature.
La commune de Lokossa n’était pas la seule localité où Boni Yayi est descendu vendredi dernier. Il s’était prêté à cet exercice dans l’arrondissement de Sè à Houéyogbé avant la commune de Lokossa, d’où il s’est rendu à Bopa.
Le lendemain samedi 18 avril, le ministre Raphaël Edou, candidat dans la 16è circonscription électorale, était dans le Couffo. En tant que militant de l’alliance FCBE, il était à la tête d’une caravane qui a sillonné Azovè, Djakotomey, Adjahonmey, Houndjè, Lokui-Gbéjamey et d’autres localités du Couffo, soutenant les candidats positionnés sur la liste FCBE. A Azovè, capitale économique du département, Raphaël Edou a affiché son envie de voir élire un bon nombre de députés favorables aux actions du gouvernement. Du commentaire de Raphaël Edou, le débat relatif à un troisième mandat pour Boni Yayi, relève d’une vaine querelle au regard des dispositions constitutionnelles. L’intérêt pour ceux qui en ont l’initiative, selon le ministre, réside dans la ruse à fuir le bilan de leur fortune politique en face de celui brandi par Boni Yayi.

Politique 21 avr. 2015


Drame à Akassato:Neuf morts dans un incendie d’essence de contrebande

L’essence de contrebande a fait de nouvelles victimes. Dans la nuit du mercredi au jeudi 16 avril dernier, aux environs d’une heure du matin, un incendie d’une rare violence a consumé une habitation et tous ses occupants dans la localité d’Akassato, commune d’Abomey-Calavi.

En effet, neuf membres d’une famille ont brûlé vifs dans cet incendie dû à l’essence de contrebande appelée communément «kpayô».
Selon les recoupements, il sonnait 00h30 quand un véhicule bâché a perdu le contrôle et a fini sa course dans une habitation dans laquelle, les membres de la famille victime qui dormaient, ont stocké des bidons d’essence de contrebande. Le choc a alors occasionné un incendie d’une rare violence qui a consumé tout sur son passage. Pendant plusieurs heures, les éléments des sapeurs pompiers, venus promptement n’ont pas pu maîtriser la furie des flammes qui ont en plus des personnes tuées, causé plusieurs dégâts matériels.

Jonas DETODJI (Stag)

Société 17 avr. 2015


Audience à la Cour constitutionnelle,Le litige domanial entre les populations de Ouidah abordé

Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu en audience, vendredi 10 avril dernier, à son cabinet, plusieurs personnalités. En dehors des visites de courtoisie, le sujet relatif au litige domanial entre les populations de la commune de Ouidah et la collectivité Aho Glèlè René a été abordé.

L’ambassadeur de Turquie près le Bénin, Turgut Kural, le président du Cadre de concertation des Organisations de la société civile de la commune de Ouidah, Honorat Aguessy et le nouveau consul général du Bénin à Djeddah (Arabie Saoudite), Loya Mohamed Allassane, ont été reçus par le président de la Cour constitutionnelle dans la matinée du vendredi 10 avril dernier.
Des trois personnalités reçues, deux n’ont effectué que des visites de courtoisie : l’ambassadeur de la Turquie près le Bénin et le consul général du Bénin à Djeddah (Arabie Saoudite). Pour l’ambassadeur de la Turquie près le Bénin, Turgut Kural, il est tout à fait normal qu’il fasse une visite de courtoisie en début de son séjour d’ambassadeur afin de renforcer les liens qui existent entre les deux pays. Le nouveau consul général du Bénin à Djeddah, Loya Mohamed Allassane, est quant à lui, allé à la rencontre du président de la Cour constitutionnelle pour recevoir de lui des conseils qui pourraient l’aider à mener à bien sa mission. Il s’agit, entre autres, de l’organisation du Hadj, de la résolution des problèmes des Béninois vivant au quotidien en Arabie Saoudite.
La troisième personnalité reçue est le président du Cadre de concertation des organisations de la Société civile de la commune de Ouidah, le professeur Honorat Aguessy. Il a rencontré le président de la Cour constitutionnelle pour lui faire part de la situation traumatisante que vivent les populations de la commune de Ouidah. «Quand nous les responsables nous apprenons ce qui se passe en matière de terrain, nous ne pouvons pas laisser la situation se dégrader. Nous sommes donc venus traiter de cela avec le président de la Cour constitutionnelle pour qu’il nous aide à trouver des solutions et non qu’il tranche», a-t-il déclaré. Il a souhaité que l’aspect humain, prime sur les revendications sur le plan foncier où à l’en croire, il y a beaucoup de faux.

Actualités 13 avr. 2015


Pour tentative d’assassinat et incendie volontaire :Sossou Amessinko condamné à 10 ans de travaux forcés (26e dossier)

Les débats portant sur l’examen du 26e dossier inscrit au rôle de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou se sont déroulés, mercredi 8 avril dernier. Ils ont été conduits par Michèle Odette Carrena-Adossou, présidente et dans le rôle d’assesseurs, Georges Toumatou et Célestine Bakpé. Les jurés titulaires avaient noms, Léopold Pascal Marcellin Bada, Dotou Désiré Gbedehessi, Mariette Ahouansou, Louise Olympiade Hounmènou et Léandre Alohou. Le ministère public était représenté par Honoré Alowakinnou et la mémoire de l’audience était tenue par Edouard Zavonon.

La jalousie et la vengeance ont largement plané sur les débats du 26e dossier de la Cour d’assises, mercredi dernier. Deux amis aiment la même femme et se la disputent au point où l’un d’eux en a voulu à l’autre et a incendié nuitamment la maison qui abritait son rival et son amante. Les faits se sont déroulés en 2008 à Agoué dans la commune de Grand-Popo.

Que s'est-il passé ?

En effet, Sossou Amessinko et Boni Amèkoudji vivant tous deux dans l’arrondissement d’Agoué (commune de Grand-Popo) courtisent la même femme, la nommée Adinsi Allowanou. Cette dernière a finalement porté son choix sur Boni Amèkoudji.
Mécontent et décidé à se venger des deux amoureux, Sossou Amessinko a, dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2008, mis le feu à la case dans laquelle se trouvaient les deux fiancés et ceci à l’aide d’essence et d’allumettes qu’il a pris soin d’acheter à cette fin. Boni Amèkoudji et Adinsi Allowanou n’ont eu la vie sauve que grâce au secours porté par la population alertée.
Dans la même nuit, les amoureux Boni Amèkoudji et Adinsi Allowanou qui ont trouvé refuge dans une autre case, y ont été surpris une seconde fois par un incendie. Cette fois encore, la vigilance et la promptitude de la population ont permis de les sauver. Interpellé et inculpé de tentative d’assassinat et d’incendie volontaire, Sossou Amessinko reconnaît les faits même si à l’interrogatoire au fond, il nie être l’auteur du second incendie.
Le bulletin N°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation. L’enquête de moralité lui est plus ou moins favorable.

Sossou l'amoureux

A la barre, l’accusé Sossou Amessinko a reconnu les premiers faits d’incendie qui lui sont reprochés. Mais pour les 2es, il n’en reconnaît la responsabilité. Le feu aurait pu être propagé par le vent qui a soulevé la braise du foyer d’une vendeuse de pâte fermentée (communément appelée Konhoun) et l’a envoyé par mégarde sur ce toit. Pour lui, il était en amitié avec Adinsi Allowanou depuis environ deux mois et n’a nullement digéré que son amante qu’il déclare bien entretenir, s’accoquine avec son rival. Il a confié qu’il l’aime vraiment et qu’il pourvoit à tous ses besoins.
En ce qui le concerne, Boni Amèkoudji, l’amant de la femme, il ne se constitue pas partie civile. Pour lui, il y a eu deux semaines d’amitié entre la fille et lui. Il a confié que c’est lui qui rendait plutôt visite à Sossou Amessinko et non l’inverse. L’accusé ne le fréquentait pas.
La lecture des pièces du dossier a permis à la présidente de la cour, Michèle Odette Carrena-Adossou de donner la parole au ministère public pour ses réquisitions.

La vengeance, jalousie meurtrière

Pour Honoré Alowakinnou, citant André Malraux, «La vengeance est douce à tous les cœurs transis, il leur en faut une...». Sossou Amessinko, rappelle-t-il, a voulu se venger. Le voilà, a-t-il confié, devant votre cour. Tout est parti, selon lui, d’une aventure amoureuse qui a suscité une jalousie meurtrière. Pour lui, les deux rivaux vivaient à Ayiguinnou, arrondissement d'Agoué, commune de Grand-Popo. Le cœur d’Adinsi Allowanou battait beaucoup plus pour Boni Amèkoudji. Armé d’un bidon contenant de l’essence et d’une boîte d'allumettes, poursuit-il, il a mis le feu à leur demeure. Il reconnait vouloir leur faire du mal ; il dit vouloir leur occasionner des blessures. Lors de l’interrogatoire au fond, il a confirmé ses propos, rappelle le ministère public.
Pour le deuxième incendie, il déclare que le feu serait venu du foyer de la vendeuse de pâte fermentée (konhoun). L’accusé, selon Honoré Alowakinnou, a soigneusement préparé son crime. Il a choisi d’attenter à la vie de son ami et de celle de leur amante commune. Il y a eu des actes préparatoires, relève le ministère public. Il n’en veut pour preuve que l’essence et l’allumette soigneusement apprêtées, a souligné le ministère public. Il ne s’est pas arrêté là, reconnaît-il encore, car il est passé à l’acte en mettant le feu. Il savait que son rival était couché avec Adinsi Allowanou. Partant donc de ces éléments constants du dossier, Honoré Alowakinnou a déduit que le crime d’incendie est constitué. Et pour lui, l’accusé Sossou Amessinko savait que des gens étaient couchés et a décidé de commettre un homicide volontaire sur eux. Il y a donc tentative d’assassinat et l’infraction d’incendie est établie en tous ses éléments constitutifs.
Parce que le casier judiciaire de Sossou Amessinko est vierge et qu’il n’est pas en état de démence au moment des faits, le ministère public a retenu qu’il est bien accessible à la sanction pénale et a requis de le condamner à 15 ans de travaux forcés et aux dépens, et ce serait justice, a-t-il retenu.
Prenant le contre-pied des réquisitions, Me Magloire Yansunnou l’avocat de la défense a expliqué que son client est un homme ordinaire alors qu’on le décrit comme un monstre. Les hommes sont généralement très jaloux. Ainsi, tous les hommes nourrissent ce sentiment et il trouve que c’est normal. « Tous les hommes nourrissent cette haine ; les femmes ne savent pas », explique-t-il.
Comme tout homme normal qui aime, il ne supporte pas de voir son rival et celle qu'il aime, se coucher ensemble. Il a donc entrepris de faire ce qu’il a fait, justifie-t-il. A suivre Me Magloire Yansunnou, le feu se propage souvent vite dans ces milieux; c’est un endroit que je connais bien ; l’on ne peut pas partir du feu de la 2e case pour dire qu’il veut assassiner ; quand la case du voisin est en feu, vous avez intérêt à l’éteindre, rappelle-t-il. «On l’a battu, il a subi des sévices de sorte que lorsqu’il était libre, il a dit la vérité. Il n’y avait pas de préméditation ; il aurait pu empoisonner puisque celui-là était son ami ; il n’y a aucune préméditation», observe la défense pour qui le ministère public ne l’a pas démontré.
Par contre, il y a eu, selon lui, incendie volontaire, il y a eu passion; obnubilé et subjugué par la passion, il n’a pu se retenir. Il faut diminuer sa peine, suggère la défense. «C’est un homme ordinaire », relève Me Magloire Yansunnou. «Vous n’avez aucun intérêt à le maintenir en détention», fait-il observer avant d’ajouter qu’il a déjà fait 4 ans. «Un an en plus et ce serait bien pour la répression ; c’est un enfant unique, essayez de ne pas l’éloigner afin qu’il s’occupe de sa mère et ce serait justice», conseille l’avocat.
Après délibérations, la cour l’a reconnu coupable des infractions mises à sa charge et l’a condamné à 10 ans de travaux forcés. Il retourne donc en prison pour environ un peu plus de 4 ans.

Société 10 avr. 2015


Attaques tous azimuts contre le chef de l’Etat et son régime :La coordination des FCBE apaise et sensibilise

Vendredi 3 mai dernier, la coordination nationale de l’alliance Force Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), visiblement exaspérée par la «cabale» en cours contre le chef de l’Etat et son pouvoir, a donné de la voix. A travers un point de presse animé à Cotonou, le porte-parole de l’alliance a invité les acteurs politiques à des comportements responsables.

L’opinion publique a été informée à maintes reprises et par divers canaux ces derniers jours, de propos jugés «haineux» du président de la République à l’endroit de certains acteurs politiques. Lesquels se seraient entichés avec d’autres, d’une région du pays pour le déstabiliser. De telles informations, selon la famille politique du président de la République, ne seraient que de la machination. Vendredi dernier à Cotonou, face aux médias, la coordination nationale de l’alliance Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) s’est insurgée contre cet état de choses. En présence de son premier responsable, Eugène Azatassou et d’autres membres de l’alliance, l’honneur est revenu au porte-parole, le député Nouhoum Bida de donner lecture d'une déclaration à travers laquelle, le bloc politique soutenant les actions du président de la République remet en cause de telles déclarations, venant de surcroit d’acteurs politiques et pas des moindres.

«Chaque Béninoise et chaque Béninois se doivent de tenir à l’unité nationale comme à la prunelle de ses yeux», rappelle le porte-parole des FCBE qui souligne qu’en cette veille des joutes électorales, «nous traversons une période hautement sensible» et que des propos comme ceux qui fusent ces derniers jours «sont inadmissibles». Pour lui en effet, le «président de la République, pendant neuf ans, n’a de cesse d’œuvrer pour l’unité nationale, la stabilité et la sécurité». Il dit donc ne pas comprendre les intentions ségrégationnistes qui lui sont prêtées ça et là et demande alors aux acteurs politiques d’éviter «tout propos, toute action et tout comportement qui n’élèvent pas», car selon Nouhoum Bida, «rien n’est plus bas que le tribalisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme».

Politique 07 avr. 2015


Après 25 ans passés à l’UDS:Le maire de Pèrèrè démissionne pour rejoindre les FCBE

Issaou Babio Inoussa, maire de Pèrèrè, n’est plus membre de l’Union pour la démocratie et la solidarité nationale (UDS), un des partis qui forment l’Alliance Soleil présidée par Sacca Lafia. Il a fait savoir son retrait de cette formation politique à travers une déclaration faite à la presse dimanche 5 avril dernier à Parakou. Par la même occasion, il a annoncé son ralliement aux Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE).

A l’en croire, son départ de l’UDS de Sacca Lafia où il a passé 25 ans, se justifie par «une crise interne sans précédent qui mine le parti dans la commune de Pèrèrè et qui fait que les militants s’entredéchirent, de sorte qu’on a l’impression que chacun fait son bon-vouloir». Il dit avoir choisi librement de partir après «un examen consciencieux et minutieux de cette crise», et à cause de «l’ingratitude d’une partie des militants UDS et des cadres de l’Alliance Soleil envers le chef de l’Etat avec qui ils ont tout obtenu». «Leurs propos mensongers voire diffamatoires fondés sur l’ethnocentrisme et le tribalisme mettent à mal la cohésion nationale et l’unité des fils et filles de ce pays », estime Issaou Babio Inoussa.

«Au regard de ces observations et au vu des nombreuses réalisations du chef de l’Etat et de son gouvernement à travers tout le pays en général et dans la commune de Pèrèrè en particulier, il m’échoit de vous annoncer ma démission de l’UDS et de l’Alliance Soleil à compter de ce jour», laisse-t-il entendre. « Je tiens à rassurer de ma ferme conviction et détermination à défendre les couleurs du chef de l’Etat à travers l’Alliance FCBE et continuer à me battre sur tous les fronts républicains pour le développement harmonieux de notre pays», ajoute le désormais ex-militant de l’UDS et de l’Alliance Soleil.

Son ralliement aux FCBE intervient quelques heures avant la clôture du dépôt des dossiers de candidatures pour les élections communales et municipales de mai prochain.
C.U.P A/R Borgou-Alibori

Actualités 07 avr. 2015


Ouverture de la 1ère session ordinaire de l’année 2015 au Parlement:150 lois adoptées et 805 milliards FCFA accordés sous la 6e législature

En vertu de l’article 87 de la Constitution et l’article 4 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les députés ont ouvert hier jeudi 2 avril, la première session ordinaire de l’année 2015. A l’occasion, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago a fait le point de la 6e législature dont le mandat vient à terme le 15 mai prochain. Plus de 150 lois ont été adoptées et 805 milliards FCFA d’accords de crédits ont été mis à la disposition du gouvernement.

Les travaux de la première session de l’année 2015 sont désormais ouverts. L’ouverture a été effective grâce à la présence de 45 députés ayant favorisé l’atteinte du quorum. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouvernement représenté par trois ministres, les diplomates accrédités au Bénin, les membres du Haut commandement militaire et les têtes couronnées de la ville de Porto-Novo. Mais cette séance plénière a failli frôler le report pour défaut de secrétaire parlementaire. Aucun des deux secrétaires parlementaires n’était présent. La première secrétaire parlementaire Claudine Prudencio serait en mission à l’étranger. Le deuxième secrétaire parlementaire André Okounlola serait sur le territoire national mais n’a pas fait le déplacement du palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
Une situation exceptionnelle qui a obligé le président de l’Assemblée nationale a fait recours à une jurisprudence de la Cour constitutionnelle mais jamais appliquée. Il s’agit de la décision EP 11-014 du 22 février 2011 de la Haute juridiction qui autorise en article 2 le président de l’Assemblée nationale à désigner d’office un député pour assurer les fonctions de secrétaire parlementaire. Le président Mathurin Nago a mis en application cette décision jurisprudentielle en désignant le député Gonrondoubou Orou Déké pour suppléer aux secrétaires parlementaires dont la présence d’un au moins est indispensable pour la validité des décisions qui seront prises.
Une fois la difficulté contournée, le président de l’Assemblée nationale a eu le chemin balisé pour ouvrir les travaux. Lesquels sont marqués par son seul discours.
Mathurin Nago fera constater avec satisfaction la fin de la 6e législature installée le 15 mai 2011. Une mandature qui cèdera la place à la septième législature à partir du 16 mai prochain. Il s’est posé la question de savoir si la mission a été bien accomplie. La réponse a été sans ambages. Pour Mathurin Nago, au cours de la législature qui s’achève, le Parlement s’est vaillamment acquitté de sa triple mission de législation, de contrôle de l’action du gouvernement et de représentation.

Bilan satisfaisant

Au plan législatif, la 6e législature a doté à ce jour le Bénin de plus de 150 lois au total, toutes catégories confondues contre 120 lois pour la précédente législature. Il a adopté 63 lois portant autorisations de ratification d’accords de crédits. Ce qui a permis à l’Assemblée nationale de mettre à la disposition du gouvernement des ressources financières évaluées à près de 805 milliards FCFA, pour la mise en œuvre de son programme de développement.
Le contrôle de l’action gouvernementale a connu aussi une place de choix. Plusieurs questions ont été posées au gouvernement pour permettre aux populations de mieux comprendre les choix opérées par l’Exécutif dans ses différentes actions de résolution des problèmes auxquels sont confrontés les Béninois. Certaines de ces interpellations ont abouti à la création de commission d’enquête parlementaire.
Sur le plan de la représentation, troisième mission constitutionnelle du Parlement, Mathurin Nago se félicite du bilan obtenu. L’Assemblée nationale a réussi à améliorer mieux que par le passé son image au plan régional et international. «Nous pouvons affirmer que la sixième législature a apporté sa pierre à la consolidation de la démocratie et de la gouvernance au Bénin», a souligné le président de l’Assemblée nationale. Toutefois, Mathurin Nago regrette que la présente législature ne puisse pas aller au-delà de ce bilan. Certains dossiers importants sont laissés sur les carreaux. Il cite le cas de la relecture du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour laquelle il a mis en place un comité qui a travaillé pendant plusieurs mois. La proposition de résolution sur la question a été déjà déposée pour étude et rapport à la commission en charge des Lois. Mathurin Nago, déplore que la 6e législature ne puisse pas disposer du temps matériel pour examiner ce dossier avant la fin de son mandat et améliorer le Règlement intérieur en cours d’application et vieux d’environs deux décennies. Il espère que la prochaine législature puisse faire aboutir ce dossier tout comme les autres abandonnés.

Djibril Mama Débourou, 1er questeur de l’Assemblée nationale

«A ce jour, pas un seul virement du gouvernement au Parlement»

Avant l’examen du projet de loi portant statut général des agents de la Fonction publique, le député Djibril Mama Débourou, 1er questeur de l’Assemblée nationale a émis un coup de gueule. Il a informé la plénière de ce qu’à la date de 2 avril 2015, le gouvernement n’a encore fait le moindre virement à l’Assemblée nationale pour le compte de son budget gestion 2015. Alors qu’on est déjà à plus de trois mois d’exécution du budget général de l’Etat gestion 2015. « Cela pose un problème de bonne gestion au niveau du gouvernement », souligne Djibril Mama Débourou. «Le comble est que j’ai appelé plusieurs fois le ministre de l’Economie et des Finances pour attirer son attention sur cet état de chose. Depuis un certain temps, il ne décroche même plus mes coups de fil», déplore-t-il, laissant croire que c’est par acrobatie que le Parlement tourne depuis trois mois. Le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago a appuyé son collègue. Il a reconnu qu’il faut effectivement donner les moyens à l’Assemblée nationale pour lui permettre de jouer sa partition. Il espère que l’appel du premier questeur sera entendu pour que l’Assemblée nationale ne soit pas financièrement bloquée. Mathurin Nago ne souhaite pas une situation qui mette en difficulté le fonctionnement des institutions de la République.
Th. C. N.

Actualités 03 avr. 2015


Assemblée nationale:La session ordinaire des adieux de la 6e législature s’ouvre demain

Les députés de la 6e législature lancent les travaux de la première session ordinaire de l’année 2015 demain jeudi 2 avril au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. C’est leur toute dernière session qui risque de ne connaître l’examen d'aucun dossier avant l’installation des députés de la prochaine législature.

Terminus, les députés de la 6e législature descendent ! Ils amorcent le dernier virage de leur mandat constitutionnel de quatre ans qui a démarré le 16 mai 2011. Ce sera à la faveur de l’ouverture des travaux de la première session ordinaire de l’année 2015 qui s’ouvre demain jeudi 2 avril au Parlement. Cette ouverture est une exigence de la Constitution béninoise qui stipule en son article 87 que «L’Assemblée se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires par an. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois». Cette disposition constitutionnelle a été reprise in extenso par l’article 4 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
C’est donc en application de ces dispositions que les députés ouvrent solennellement demain les travaux de la première session ordinaire de cette année. Cette ouverture solennelle se fait en présence des présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement, des membres du corps diplomatique accrédité au Bénin, des autorités religieuses et des têtes couronnées du pays. Comme par le passé, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago aura à prononcer un discours. Un discours dans lequel il se prononce sur la situation sociopolitique et économique du Bénin, de la sous-région et du monde. Son discours est très attendu. En ce sens que Mathurin Nago ne ratera certainement pas l’occasion de se prononcer sur l'actualité politique. Surtout que c’est peut-être la toute dernière fois qu’il aura l'opportunité de s'adresser à ses mandants depuis le perchoir en tant que président de l’Assemblée nationale.
Il ne manquera pas non plus de faire le bilan global de la présente législature dont il évoquera sans doute les forces et faiblesses. Ensuite, il aura à dire au-revoir à ses collègues députés avec qui il est resté à l'hémicycle certains, depuis huit ans et d’autres quatre ans. Ils vont se dire au-revoir et se souhaiter bonne chance surtout ceux d’entre eux qui sont candidats aux législatives du 26 avril prochain.
Après cette ouverture, les députés vont se quitter pour descendre sur le terrain. Ils n’auront plus la tête à examiner les dossiers avant l’ouverture de la campagne électorale. Les nombreux dossiers en instance dans leurs tiroirs et placards seront alors reversés à la prochaine législature, la 7è de l’ère du renouveau démocratique qui prendra le relais à partir du 16 mai prochain. C’est donc la session des adieux de la 6e législature qui s’ouvre demain à l’hémicycle.

Actualités 01 avr. 2015


Note de conjoncture économique pour le mois de février 2015 :56,35 milliards de FCFA de recettes avec une augmentation du taux d'emploi

La Direction générale des affaires économiques du ministère de l'Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation vient de rendre publique la note de conjoncture économique du mois de février 2015. Selon cette note, il y a eu une reprise de l'activité économique avec des recettes totales nettes qui se sont affichées à 56,35 milliards de FCFA

Au plan national, l’activité économique en février 2015, selon la note de conjoncture économique que vient de rendre publique la Direction générale des affaires économiques du ministère de l'Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation s’est renforcée en comparaison au même mois un an plus tôt. L’indice global du chiffre d'affaires a connu une progression de 12,8%, tirée par la plupart des branches d'activité, à l'exception de la branche "Banques et Assurances".
L’emploi dans les grandes entreprises a connu un regain de 1,1% en lien avec les activités d'égrenage de coton.
Au niveau des finances publiques, les recettes totales nettes du mois de février 2015 se sont affichées à 56,35 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 94,4%de l’objectif de recette du mois. Elles sont en hausse de 2,9% par rapport à leur niveau au même mois de l’année 2014.
Selon la note de conjoncture, le contexte économique international du même mois de février a été marqué par une reprise de l’activité dans les principaux pays avancés. Aux Etats-Unis, l'indice composite de la production manufacturière (PMI) s'est inscrit en hausse de 2,2% avec un taux de chômage qui s’est établi à 5,5%, son plus bas niveau depuis juin 2008. Dans la Zone Euro, les tensions déflationnistes s’amenuisent, avec un taux d’inflation de -0,3%.

Les nouvelles prévisions de l'OCDE indiquent un taux de croissance de 1,4% pour 2015 contre une prévision initiale de 1,1%, soutenue par la baisse des prix du pétrole, le recul de l'euro et une politique monétaire plus accommodante.
Sur les marchés internationaux des matières premières, le cours du pétrole poursuit sa remontée. Le cours du baril s’est affiché à 54,06 $US (31 245,06 FCFA) contre 44,37 $US (25 060,26 FCFA) le mois précédent et 105,38 $US (50 610,85 FCFA) un an plus tôt, soit une augmentation de 21,8% par rapport au mois de janvier 2015 et un repli de 48,7% en comparaison à sa valeur de février 2014. En ce qui concerne le coton, le cours s’est également inscrit en hausse. Le cours moyen a été de 897,91 FCFA le kilogramme contre 564,69 FCFA en janvier 2015 et 1 003,76 FCFA le kilogramme un an plus tôt.

Economie 26 mars 2015


Sénégal:Karim Wade écope de 6 ans de prison et 138 milliards FCFA d’amende

Karim Wade a été condamné, hier lundi 23 mars 2015, par la Cour de répression de l’enrichissement illicite, à une peine de prison de 6 ans, en plus d’une amende de 138 milliards de FCFA.

Le verdict est tombé hier lundi 23 mars 2015 au palais de Justice de Dakar, situé au quartier Rebeuss, à une centaine de mètres de la prison où est détenu Karim Wade. Le fils de l’ancien président du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, a été condamné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) à une peine de six ans de prison assortie d’une amende de 138 milliards de FCFA.

«On vient de condamner un adversaire politique», s’exclame Mamadou Diop Decroix, membre du Parti démocratique sénégalais. Justement, c’est samedi 21 mars dernier que Karim Wade a été porté comme candidat à la prochaine présidentielle par le Parti démocratique sénégalais. Karim qui écope d'une peine de prison de six ans, donc de plus de cinq ans, perd ainsi tous ses droits civiques et politiques.
Le fils de l’ancien président du Sénégal a été interpelé le 15 avril 2013, avant d’être déféré au parquet deux jours plus tard, le 17 avril 2015. Selon les juristes sénégalais, Karim Wade peut attaquer cette décision à travers un pourvoi à déposer auprès de la Cour suprême.
Le verdict tombé, c’est la désolation totale aux abords du tribunal de Dakar. Les militants et autres sympathisants du PDS se sont écroulés. L’ancien ministres des Sports du Sénégal, El Hadji Daouda Faye, est lui sorti de la salle d’audience, en cris. D’autres partisans du PDS menacent que «Karim Wade ne passera pas la nuit en prison».

Afrik.com

International 24 mars 2015


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