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Nouvelles

Visite du chef de l’Etat à Rome: Les bonnes relations entre le Bénin et le Saint-Siège célébrées

Le chef de l’Etat, Patrice Talon, en visite à Rome était l’hôte, vendredi 18 mai dernier du Pape François. Une audience privée d’une demi-heure au cours de laquelle les relations entre les deux Etats ont été abordées.

La première visite au Vatican du président de la République, Patrice Talon, coïncide avec le dixième anniversaire du décès de Bernardin Cardinal Gantin, grande figure de l’Eglise catholique africaine et universelle. Au cours de cette visite effectuée la semaine dernière, le Saint-Siège et le Bénin ont évoqué à nouveau leurs relations et échangé sur des sujets touchant également à la vie de l’Eglise et à l’actualité au Bénin. « Les entretiens ont été l’occasion d’évoquer les bonnes relations existantes entre le Saint-Siège et le Bénin, renforcées par l’Accord bilatéral signé à Cotonou le 21 octobre 2016. Il a aussi été souligné la contribution positive de l’Église catholique à la société béninoise, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la promotion humaine », peut-on lire sur le site du Vatican. 

Des questions liées au développement, à la lutte contre la pauvreté, aux réformes en cours dans le pays, de même que le dialogue interreligieux et la situation régionale ont été également abordés au cours des échanges entre le président Patrice Talon et le Pape François. Selon un communiqué du Saint-Siège, ils ont notamment salué « les bonnes relations existantes entre le Saint-Siège et le Bénin ». Avant de prendre congés du Saint-Père, le président Patrice Talon lui a offert une « récade royale », symbole de l’autorité royale. Le Pape, à son tour, lui a fait cadeau d’une médaille en bronze représentant l’ange de la paix terrassant le dragon et symbole, a-t-il expliqué, « de la victoire de la paix sur la guerre ». Il lui a aussi donné « ses textes Amoris laetitia, Evangelii gaudium et Laudato si, ainsi que son message pour la Journée mondiale pour la paix 2018, signé spécialement ».
Dans un entretien accordé à Vaticanews au terme de sa visite chez le Saint-Père, le président de la République n’a pas manqué de dire son bonheur, sa grâce de rencontrer le Pape en tant que président de la République du Bénin, mais aussi comme chrétien. « Pour moi, c’était un jour de grâce. J’ai eu le grand plaisir de découvrir la richesse du Vatican, la grandeur et la beauté des lieux. La grandeur de l’homme, de notre Pape », a déclaré le chef de l’Etat qui a ajouté avoir eu le cœur battant, « parce ce qu’on ne pensait pas avoir l’occasion un jour de se retrouver au Vatican en face du Pape ». Le président Patrice Talon a aussi révélé avoir parlé de politique, de religion, de philosophie, et de réformes avec le Pape. «Vous savez le Pape est un réformateur, il nous a encouragé à travailler pour le changement des paradigmes, pour la mutation de l’Afrique, de nos pays afin que le développement social, humain, économique soit une réalité », a-t-il déclaré à Vaticanews.

Actualités 22 mai 2018


Performance du groupe Step Afrika! et du Ballet national: Homéky promet un remix pour le public et le gratin politique
[caption id="attachment_29221" align="alignnone" width="1024"]Le groupe Step Afrika Prestant [/caption]

Les danseurs du groupe « Step Afrika! » se sont produits, le 18 mai dernier à la grande salle du Fitheb, à Cotonou, en présence d’un public acquis à leur cause et de certaines autorités politico-administratives. Ce spectacle original qui combine danses béninoises, et mouvements d’aérobic tout en veillant à un échange constant avec le public, a fait prendre au ministre Homéky l’engagement de le faire revivre à un public plus large. 

En tournée africaine, le groupe afro-américain «Step Afrika! » a présenté, vendredi 18 mai dernier, à Cotonou, un spectacle couplé de sa performance avec le Ballet national. Le ministre en charge de la Culture, Oswald Homéky, promet une réédition de ce spectacle, non seulement au profit du public, mais également du gratin politique. « Ce qui s’est passé ce soir est magnifique », déclare-t-il à la fin du spectacle auquel assistaient également plusieurs autres ministres dont son collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Pour M. Homéky, c’est du jamais vu, c’est exceptionnel qu’une troupe de danse américaine se produise sur un même plateau avec le Ballet national, avec des intermèdes du chœur polyphonique du Bénin. Le ministre qui a assisté à ce spectacle de brassage a vu avec le public la troupe américaine danser sur les rythmes béninois et des Béninois danser la Step.
Le spectacle montre clairement une danse américaine qui présente suffisamment de similitudes au "tipenti du Bénin" pour qu’au final, l’on ait la facilité de croire que « Step Afrika ! » a expérimenté une des danses du Nord du Bénin. Quelque chose d'intéressant se serait déroulé en matière de rencontres des cultures en ce mois de mai 2018 entre Béninois et Américains.

L’aventure continue…

Le ministre de la Culture, Oswald Homéky, annonce que l’aventure va continuer. avec la création instantanée entre « Step Afrika!» et le Ballet national. « Bientôt, il y aura le spectacle bis pour le grand public », annonce-t-il.
M. Homéky n’a pas manqué de manifester sa reconnaissance à l’endroit de l’ambassade des États-Unis, particulièrement de l’ambassadeur qui a organisé l'évenement. Il félicite les chorégraphes de même que les danseurs pour des moments magiques offerts au public. Pour Oswald Homéky, il faut que le gouvernement, les députés, les institutions de la République et le public béninois dans sa large majorité puissent voir et revoir ce spectacle. Le ministre prend sur lui l’engagement de faire revenir le groupe « Step Afrika ! » au Bénin, mais exhorte surtout les danseurs béninois à sauvegarder les acquis du brassage culturel entre les deux troupes.
Cette création est l’œuvre du chorégraphe Adolphe Coffi
Alladé, assisté par Brian
Williams, le manager du groupe américain. Adolphe Coffi Alladé raconte que ce spectacle a été monté en deux jours. Il remercie non seulement les artistes, mais surtout les autorités qui ont accepté que cette collaboration accouche de ce spectacle tant ovationné à la grande salle du Fitheb.
Le manager de « Step Afrika ! », Brian Williams, s’est dit satisfait des échanges artistiques entre les deux peuples. Il estime que le stepping s’est enrichi au contact de la culture béninoise.
« Step Afrika ! », la première compagnie professionnelle à travers le monde, dédiée à la tradition de la danse avec les pas (stepping), organise des spectacles chaque année dans tous les continents. Basé à Washington, Dc, Step Afrika!, fondé en 1994, est un partenaire régulier du Centre culturel John F. Kennedy. Le groupe est rentré au Bénin sous l’égide de l’ambassade des États-Unis et y a séjourné une semaine.

Société 22 mai 2018


Bonne organisation des examens de fin d’année scolaire: Un défi majeur au retour de trois mois de grève

L’organisation sans grandes difficultés des examens, après les perturbations que l’année scolaire 2017-2018 a connues, préoccupe la direction de l’Inspection pédagogique du ministère en charge de l’Enseignement secondaire. Elle l’a exprimé, au cours d’une tournée dans les départements du Borgou et de l’Alibori.

Les établissements scolaires publics ayant ouvert leurs portes, après plus de trois mois de grève, la tenue sans failles des examens reste le prochain défi majeur à relever. Sur le terrain, la direction de l’Inspection pédagogique du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle travaille à cela. En témoigne la descente qu’elle a effectuée en fin de semaine dernière dans le Borgou et l’Alibori.
En effet, le faible taux dans l’accomplissement des situations d’apprentissage et le retard dans l’exécution des programmes sont les grandes difficultés qu’il va falloir régler rapidement. « Il faut d’abord procéder à un état des lieux, puis déterminer par atelier disciplinaire, les situations d’apprentissage prescrites, celles réalisées et les taux d’exécution de celles qui restent », a indiqué l’inspecteur pédagogique délégué du Borgou-Alibori, Luc Lanwin. Il s’agit, selon lui, d’accompagner le dispositif déjà en place, d’appuyer techniquement les enseignants dans les classes et de procéder aux réglages nécessaires.
Le point effectué, les inspecteurs de l’enseignement secondaire proposeront les mesures exceptionnelles et urgentes à prendre, afin de permettre le déroulement normal des examens de fin d’année scolaire. Les enseignants ont d’ores et déjà été invités à aller à l’essentiel.

Société 22 mai 2018


Compétition nationale de mathématiques: La douzième olympiade pour stimuler les talents
[caption id="attachment_29219" align="alignnone" width="1024"] façade de l'école internationale UFUK[/caption]

Organisée par l'École internationale Ufuk, le 19 mai dernier dans trois centres à Cotonou, Parakou et Natitingou, le second tour de la douzième édition des olympiades de mathématiques au profit des élèves de Cours moyens deuxième année (Cm 2) prime l’excellence et sélectionne les dix meilleurs pour une bourse d’étude.

Les candidats à la phase finale de la compétition nationale annuelle de mathématiques organisée par l'École internationale Ufuk, le 19 mai 2018 à Cotonou, Parakou et Natitingou sont dans l’attente des résultats qui seront connus au cours de la semaine.

Aboubakar Sambo, directeur général de l’École internationale Ufuk-Bénin, signale que ce sont 232 élèves du niveau de la classe Cours moyens deuxième année (Cm 2) qui ont planché dans l’espoir de se voir cités parmi les 24 meilleurs de cette compétition. La première phase de sélection a connu la participation de quelques 2431 candidats, représentant huit départements et treize communes.
Pour lui, le but principal de ces olympiades de mathématiques est de motiver les jeunes générations à aimer les sciences et d’octroyer des bourses d’études au sein de l’École aux dix meilleurs et ceux qui n’ont pas de possibilité.
Les meilleurs recevront des prix allant d’ordinateur aux tablettes clés Usb et des cadeaux en espèces d’au moins 30 000 francs Cfa. Leurs enseignants également seront gratifiés en espèces d’une somme qui varie 80 000 et 15 000 francs Cfa, selon le mérite de son apprenant. Mieux, au cas où les trois premiers de chaque département ne figureront pas parmi les dix meilleurs, une gratification spéciale leur est réservée.
Les dix premiers à ce concours seront en outre bénéficiaires jusqu’à 100 % de bourse pour étudier dans l’école Ufuk. Les trois premiers bénéficieront dans ce cadre de 1,2 million de francs Cfa. Ils étudieront dans cette école à titre gracieux. Les trois suivants auront 900 000 francs, et les quatre poursuivants 720 000 F Cfa. En outre du onzième au trentième rang, les lauréats auront droit à une demi-bourse d’étude à l’Ufuk-Bénin.
Il faut signaler que la compétition nationale annuelle de mathématiques est à sa douzième phase.

Société 22 mai 2018


Asthme: La stratégie de l’Oms pour réduire l’ampleur de la maladie
[caption id="attachment_29217" align="alignnone" width="1024"]Les asthmatiques font recours à des inhalateurs[/caption]

Difficultés respiratoires suivies parfois de crises entraînant le recours à des inhalateurs plusieurs fois par jour ou durant la nuit, voilà à quoi l'on reconnaît souvent un asthmatique. Travailler à réduire la charge de morbidité due à l’asthme, telle est la préoccupation de l’Organisation mondiale de la Santé qui y a consacré en août 2017, un document intitulé « principaux repères sur l’asthme ».

D’après les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), il y a 235 millions d’asthmatiques dans le monde. « C’est la maladie chronique la plus courante chez les enfants. La plupart des décès surviennent chez l’adulte », précise l’organisation. Maladie touchant les voies respiratoires, l’asthme, s’il est bien traité et bien suivi, peut cesser de créer autant de dégâts dans les familles. L’Oms définit l’asthme comme « une affection chronique des voies de passage de l’air dans les poumons, qui provoque leur inflammation et un rétrécissement de leur calibre ». Il s’agit d’une maladie non transmissible courante chez l’enfant et qui se manifeste par des crises récurrentes où l’on observe des difficultés à respirer, un essoufflement, une toux, une respiration sifflante.
Les symptômes peuvent se manifester plusieurs fois par jour ou par semaine et s’aggravent chez certains sujets lors d’un effort physique ou pendant la nuit. « Lors d’une crise d’asthme, la paroi des bronches gonfle, ce qui entraîne un rétrécissement de leur calibre et réduit le débit de l’air inspiré et expiré », explique l’Oms. Elle se manifeste aussi par des insomnies, une fatigue, une baisse de l’activité et un absentéisme à l’école ou au travail.
Les causes de l’asthme ne sont pas bien connues ; cependant, les facteurs de risques le sont : ils sont liés à l’association d’une prédisposition génétique et de l’exposition à l’inhalation de substances et de particules dans l’environnement, susceptibles de provoquer des réactions allergiques ou d’irriter les voies respiratoires. Les personnes fréquemment exposées, dans leur milieu de travail à des produits chimiques courent plus de risque de développer l’asthme. De même, la pollution de l’air et l’urbanisation ainsi que l’exposition à la fumée de tabac ont été identifiées comme des facteurs de risque.

Des risques de détresse respiratoire

Mal contrôlé, l’asthme peut conduire à des complications voire une détresse respiratoire et mettre en danger la vie des personnes qui en souffrent. Pourtant, les asthmatiques peuvent vivre normalement si la maladie est bien gérée, c’est-à-dire si le traitement est bien suivi. Aussi, les asthmatiques doivent-ils apprendre à détecter les signes annonciateurs d’une crise et agir pour réduire leur gravité. C’est dire qu’une prise en charge appropriée peut permettre de maîtriser la maladie et de conserver aux malades une bonne qualité de vie, même si elle ne peut être guérie. L’Oms préconise « une médication de courte durée pour soulager les symptômes. Les médicaments, comme les corticoïdes par inhalation, sont nécessaires pour maîtriser l’évolution de l’asthme sévère, diminuer les exacerbations et la mortalité ». Quant aux personnes présentant des symptômes persistants, « elles doivent recevoir une médication quotidienne à long terme pour maitriser l’inflammation sous-jacente et prévenir les symptômes et les exacerbations ».
Il est important pour une personne souffrant d’asthme, de toujours avoir son médicament sur soi, pour pouvoir soulager les symptômes dès le début de la crise et prévenir son aggravation. Il est également important pour les personnes asthmatiques de vivre et de travailler dans un environnement sain, c’est-à-dire un environnement bien aéré, dépourvu moisissure, de poussière, de pollen et autres substances susceptibles de déclencher une allergie ou une crise.
L’institution recommande aux états de mettre en place des stratégies visant à réduire la charge de morbidité due à l’asthme. Pour y parvenir, l’institution met l’accent sur trois axes : la surveillance pour déterminer l’ampleur de la maladie ; la prévention pour réduire l’exposition aux facteurs de risque ; et l’amélioration de l’accès aux soins et aux médicaments.

Société 22 mai 2018


« Bénin start-up week »: Aurelie Adam Soulé au contact de 7 innovations numériques
[caption id="attachment_29216" align="alignnone" width="1024"]la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou[/caption]

Dans le cadre du premier tour de « Bénin start-up week », la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a effectué à Cotonou une tournée de rencontres et d’échanges avec sept start-up béninoises dans le domaine de l’innovation numérique.

Source : MENC

Du 15 au 17 mai dernier, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou était au contact de sept start-up qui proposent des solutions innovantes dans l’écosystème numérique béninois. Il s’agit de Open SI, ZE’Xpress, Kea Medicals Pharmaceutics & Technologies, Exportunity, Right Com, Odjala et Bénin Fintech. L’objectif de cette visite de la ministre est de  mieux connaître leurs solutions, produits, services et s’imprégner de leurs réelles difficultés.
« Aucune entreprise ne croît sans difficultés ; c’est pour cette raison qu’avec une attention particulière, j’ai recensé leurs besoins, difficultés et souhaits afin que dans les prochaines semaines, nous puissions harmoniser quelques actions concrètes et impactantes à mettre en œuvre pour assurer la prospérité de ces entreprises béninoises », a déclaré la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou à l’issue de sa première journée de visite.

Zoom sur les start-up

Dirigée par Gilles Kounou, Open SI est une start-up qui s’emploie à accompagner les organisations, les petites et moyennes entreprises et autres grands groupes dans leur transformation digitale à travers la conception de solutions personnalisées et cohérentes avec les besoins de leurs clients. Open SI a mis au point la plateforme « E-conseil des ministres » qu’utilise le gouvernement béninois depuis quelques mois ainsi que la solution « goMedical » qui est un service de gestion de la relation patients-médecins au Bénin.
ZE’Xpress est créée par Maxime Adanzounnon. C’est une start-up qui propose un service numérique pour accompagner les populations dans la planification et la réalisation de leurs courses au quotidien. Elle assure le paiement de factures d’électricité et d’eau, la livraison à domicile de repas, recharge gaz, les courses au marché, Abonnement / Réabonnement Canal+ et autres services marketing. Selon la ministre Aurelie Adam Soulé Zoumaroun, ZE’Xpress est une solution d’utilité nationale dans le contexte socio-économique béninois.

Actualités 22 mai 2018


Journée mondiale de la métrologie: Utiliser les règles de la nature pour créer les règles de la mesure
[caption id="attachment_29213" align="alignnone" width="1024"]Serge Ahissou, ministre de l’Industrie et du Commerce[/caption]

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, s’est adressé, vendredi 18 mai dernier, à Cotonou, aux Béninois, à l’occasion de la Journée mondiale de la métrologie célébrée le 20 mai de chaque année. Les règles de la nature permettront sous peu de créer celles de la mesure, indique-t-il.

« Utiliser les règles de la nature pour créer les règles de la mesure ». C’est sous ce thème qu’a été célébrée, le 20 mai dernier, la Journée mondiale de la métrologie. Chaque année, rappelle le ministre en charge du Commerce, Serge Ahissou, ladite journée est célébrée par le Bureau international des poids et mesures (Bipm) et l’Organisation internationale de métrologie légale (Oiml), avec la participation d’organisations nationales concernées par la question. 

C’est l’occasion pour la communauté internationale qui assure que les mesures peuvent être faites correctement à travers le monde, d’essayer d’augmenter notre connaissance de l’importance et des avantages de la métrologie, la science de la mesure et de ses applications.
« Le Système international d’unités (SI) est l’ensemble d’unités accepté dans le monde entier pour les applications métrologiques », explique le ministre en charge du Commerce. Depuis soixante ans, poursuit le ministre, des améliorations y ont été apportées, afin d’exploiter les progrès réalisés en matière de technologies de mesure et répondre ainsi à de nouvelles exigences.
En novembre 2018, informe le ministre, la Conférence générale des poids et mesures (Cgpm), approuvera, l’une des modifications les plus importantes du SI puisque ce dernier sera alors fondé sur des définitions, chacune liées à des lois de la physique.
« Ce changement historique consistant à utiliser les lois de la nature pour définir les unités mettra fin au dernier lien qui existe entre le SI et les définitions qui reposent sur des artefacts matériels », relève le ministre. Une fois la révision du SI adoptée, poursuit Serges Ahissou, le kilogramme sera lié à la valeur exacte de la constante de Planck, et non plus au prototype international du kilogramme tel que sanctionné par la Cgpm en 1889.
Les définitions qui seront approuvées en novembre sont fondées sur les résultats de travaux de recherche relatifs aux nouvelles méthodes de mesure utilisant les phénomènes quantiques comme étalons fondamentaux.
Tout en assurant le niveau de continuité nécessaire pour les utilisateurs actuels, les changements présenteront, selon le ministre Serges Ahissou, l’avantage de pouvoir intégrer les améliorations apportées aux méthodes de mesure et permettront ainsi de répondre aux besoins des futurs utilisateurs, car les définitions seront fondées sur les lois de la physique. « Les nouvelles définitions utiliseront  "les règles de la nature pour créer les règles de la mesure" reliant les mesures anatomiques et quantiques à celles effectuées au niveau macroscopique ».
La métrologie est une branche dynamique de la science : les initiatives prises par le Bipm et la communauté de la métrologie dans son ensemble pour faire progresser le SI en 2018 permettront de remplir ces exigences et de répondre à ces besoins pour de nombreuses années à venir.

Actualités 22 mai 2018


Clôture de la semaine des Start-up: La Menc expose les enjeux du numérique pour la croissance du Bénin
[caption id="attachment_29212" align="alignnone" width="1024"]Les officiels lors de la rencontre avec les Start up[/caption]

Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la communication a clôturé la semaine des start-up, un concept créé par son département. Après une semaine de tour dans ces structures, c’est avec une grande satisfaction que la ministre a mis fin à la deuxième phase de son initiative dénommée ‘’Town hall meeting’’, une assemblée d’échanges et de partages d’expériences, ce vendredi 18 mai dans les locaux de Sèmè-City, soutenue par deux ministres du gouvernement.

Le secteur de l’économie numérique augure de bonnes perspectives pour le développement du Bénin. A travers les start-up, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou en charge de l’Economie numérique et de la communication n’a pas de doute sur la capacité de ces entreprises innovantes à créer la richesse si on leur donne un coup de pouce. La semaine des start-up, le label de son département ministériel, lui a permis d’aller visiter, dans leur environnement, ces jeunes entreprises pour comprendre comment elles travaillent et la solution qu’elles apportent aux populations. C’est avec aisance qu’elle parle des prouesses de ces entreprises qui font leurs affaires dans le domaine du numérique. Après la start-up tour, place à ‘’Town hall meeting’’, une assemblée où les start-up ont l’opportunité d’écouter leurs pairs, de partager les expériences, d’avoir des personnes à un niveau de décision qui peuvent répondre à leurs questions sur l’encadrement et sur comment ils peuvent aller de l’avant. Aurélie Adam Soulé Zoumarou a vu juste en invitant deux ministres, celui du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, et son collègue des petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou, pour discuter avec les start-up et leur présenter les opportunités pour leurs départements.

Perspectives et visions

L’éclosion des start-up est une question cruciale parce que les emplois viendront de là, a indiqué la ministre de l’Economie numérique et de la Communication. Elle rappelle la création de 95 000 emplois directs et indirects que le secteur de l’économie numérique doit créer par les start-up. Cela implique quelques réajustements dont le besoin d’organisation qui incombe au gouvernement pour permettre une synergie entre les start-up. Aurélie Adam Soulé Zoumarou estime qu’il ne sert à rien qu’elles mettent autant d’énergies à innover et qu’à la fin, elles ne puissent pas tirer profit et que le pays ne peut pas en tirer également. L’organisation, d’après la ministre, va inspirer d’autres à s’investir dans ce secteur qui est cher au gouvernement et à son chef, le président Patrice Talon. Les participants ont échangé par ailleurs sur les thèmes « Les meilleures pratiques pour le développement des Start-up », présenté par Pierre Dandjinou, vice-président de Icann Afrique et « Construire la Benin tech, le rêve du made in Benin » présenté par César Degbé, directeur général de Bénin Télécom Services.
Plusieurs partenaires ont également présenté des opportunités aux participants dont l’ambassade des Etats-Unis et Huawei, un partenaire que la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a remercié chaleureusement pour son accompagnement. Ce dernier a présenté à l’assistance deux programmes mis en place pour faciliter l’insertion des jeunes diplômés : « Graine de futur » qui offre dix bourses aux étudiants pour deux semaines d’immersion technologique et d’expériences pratiques des dernières technologies en Chine et « Eagle camp » qui permet aux jeunes diplômés de bénéficier de vingt bourses de stage professionnel à Huawei Technologie Bénin Sa pendant six mois.

Actualités 22 mai 2018


Lancement du Projet de développement de l’agrobusiness au Bénin: Promouvoir l’entrepreneuriat agricole au profit des jeunes

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui a lancé, jeudi 17 mai dernier, à Cotonou, le Projet de développement de l’agrobusiness au Bénin (Pdab). Suite du Projet de promotion de l’entrepreneuriat agricole (Ppea), le Pdab contribuera à la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement et partant à la réalisation de plusieurs objectifs de développement durable.

Le directeur national du Projet de développement de l’agrobusiness au Bénin (Pdab), Damien Agueh, et son équipe se réjouissent du lancement des activités de leur projet. Financé par le gouvernement béninois, l’Inde et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), pour un coût global de 8 700 000 de dollars soit 4,350 milliards de francs Cfa, ce projet a mobilisé hier le monde agricole et les start-up dans le domaine agricole lors de la cérémonie de lancement. « Nous restons à l’écoute des uns et des autres pour les différentes remarques afin d’atteindre les objectifs du projet », a dit le directeur national du projet qui rappelle que le Pdab est la suite du Projet de promotion de l’entrepreneuriat agricole (Ppea).
L’ambassadeur de l’Inde près le Bénin, B.N. Reddy, dont le pays a accordé un appui de 150 millions de francs Cfa au Pdab a déclaré que cette contribution au Bénin renforce la coopération Sud-Sud. Cet appui, dit-il, est une manière pour son pays d’aider le Bénin à atteindre les Objectifs de développement durable et de réduire le chômage des jeunes. « Nous travaillons au Bénin pour trouver l’emploi aux jeunes dans le domaine de l’entrepreneuriat agricole », a-t-il souligné, promettant que le Pdab sera une base pour consolider davantage la coopération entre son pays et le Bénin.
Pour le représentant résident du Programme des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly, coordonnateur du Système des Nations Unies, le lancement du Pdab est la preuve que la problématique de la promotion de l’entrepreneuriat agricole au profit de la jeunesse est d’actualité. Cette problématique, selon lui, nécessite l’attention de tous les acteurs qui s’investissent dans le développement de l’Afrique en général et du Bénin en particulier.

Les défis du Pdab

En contribuant au coût global de ce projet, le gouvernement de l’Inde, indique Siaka Coulibaly, met clairement en évidence, toute l’importance qu’il accorde à la coopération Sud-Sud et particulièrement avec le Bénin. Cette contribution, conformément aux termes de l’accord, servira à octroyer aux jeunes et aux femmes davantage de capacités, de compétences et de facilités d’installation pour l’emploi indépendant et surtout l’entrepreneuriat agricole. C’est donc pour promouvoir l’entrepreneuriat agricole des jeunes et faciliter leur accès aux marchés que le Pdab, aux dires du représentant résident du Pnud, a été initié en étroite collaboration avec le gouvernement béninois.
Pour Siaka Coulibaly, il ressort de plusieurs analyses qu’un réseau dynamique d’agrobusiness à l’échelle nationale et panafricaine peut contribuer à une croissance économique durable susceptible d’assurer l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd). Malheureusement, regrette-t-il, investir aujourd’hui dans l’agrobusiness au Bénin comporte trop de risques. Une telle situation est due souvent à un déficit d’organisation de la chaîne d’approvisionnement en matières premières pour les agro-industries locales. Celles qui doivent faire face aux coûts élevés des transactions et surtout de l’irrégularité dans l’approvisionnement. Cette situation est la conséquence, pour une grande part, de l’exclusion de la chaîne de l’approvisionnement et de la commercialisation, des petits producteurs, du fait de leur inorganisation. Pourtant, ces petits producteurs pèsent pour à peu près, selon les statistiques, 90 % de la population agricole. C’est ce défi d’exclusion que le Pdab se propose de relever.

Les stratégies

Pour le ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, le lancement du Pdab est un motif de satisfaction, quand on sait que ce projet se veut être un instrument au service de la jeunesse du Bénin pour promouvoir l’entrepreneuriat agricole dans les différentes régions du Bénin. Il se demande le type d’entreprenariat qu’il faut et à quelle fin, vu le nombre de projets qui abordent cette thématique dans le secteur agricole, sans pour autant générer une masse critique d’entrepreneurs agricoles de type nouveau qui soient installés de façon durable.
La réalité aujourd’hui, souligne-t-il, la compétitivité des produits agricoles et agroalimentaires sur le marché, reste un facteur déterminant de réussite. C’est donc fort de cette réalité que le Pdab, selon le ministre en charge de l’Agriculture, se donne pour ambition de promouvoir de véritables start-up dans le secteur agricole, qui puissent à court et moyen terme contribuer substantiellement à la création d’emplois décents et durables. Pour ce faire, la stratégie du Pdab se base sur l’identification de marchés potentiels avant la mise en branle de tout processus d’accompagnement dans la production ou la transformation.
Gaston Cossi Dossouhoui rappelle que le Programme d’actions du gouvernement (Pag) a inscrit le Pdab comme projet structurant à orientation entrepreneuriale, marquant ainsi la volonté du gouvernement à développer le domaine de l’entrepreneuriat agricole. Un développement avec un impact visible dans tous les sept Pôles de développement agricole du Bénin au cours des quatre prochaines années. C’est ainsi qu’il est attendu que le Pdab permette d’appuyer 1000 jeunes entrepreneurs agricoles à devenir de véritables start-up ; d’accompagner 10 000 petits producteurs dans leurs activités ; d’appuyer 35 agrégateurs et d’appuyer 90% des jeunes demandeurs à obtenir le financement convenu auprès des institutions de micro finance.

Les objectifs du Pdab et ses quatre axes d’intervention

Le Projet de développement de l’agrobusiness au Bénin (Pdab) a été initié pour la promotion des chaînes de valeur identifiées dans le Programme d’actions du gouvernement (Pag). Il s’agit ici de bâtir sur les acquis des différents projets de promotion de l’entrepreneuriat agricole afin de consolider les meilleurs résultats obtenus et d’étendre les meilleures pratiques. Pour ce faire, le projet vise à améliorer la quantité et la qualité de la fourniture, par les petits agriculteurs, les jeunes entrepreneurs agricoles, et les Petites et moyennes entreprises (Pme), de produits agricoles aux marchés. Il s’agit également de fournir aussi aux petits agriculteurs, aux jeunes entrepreneurs et aux Pme un appui pour l’accès aux chaînes d’approvisionnement agricoles et de contribuer au développement de l’économie béninoise en mettant au point des produits agricoles, qui répondent aux normes de qualité du marché.
Avec ces objectifs, la stratégie du projet s’articule autour de quatre axes d’intervention. Le premier est l’organisation et la structuration des jeunes entrepreneurs agricoles autour des filières retenues dans chaque Pôle de développement agricole (Pda) au Bénin. Le deuxième est lié à la facilitation d’accès au foncier en synergie avec les directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et des mairies. Le troisième axe est la mise en place d’un mécanisme efficace de facilitation de l’accès au financement adapté (fonds de garantie, bonification, nantissement, etc.) avec le Fonds national de développement agricole (Fnda). Le quatrième axe enfin est la mise en place d’un mécanisme d’accès aux marchés.

Bilan du Ppea et leçons retenues

Avant la présentation du Pdab, ses objectifs, résultats et stratégie d’intervention hier, les participants à l’atelier de lancement ont suivi une présentation d’Irène Mensah du Pdab, sur le bilan du Projet de promotion de l’entrepreneuriat agricole (Ppea), ses résultats et la mission diagnostique du Pnud/Maep. Cette communication a permis d’expliquer non seulement l’approche d’intervention de ce projet, mais également les leçons apprises.
Du processus de mise en œuvre de ces projets, trois principales leçons ont été retenues. La première est relative à la synergie d’actions entre les différents projets et programmes intervenant dans le domaine de l’entrepreneuriat agricole. Une synergie qui a favorisé l’installation et l’accès au financement d’un plus grand nombre de jeunes entrepreneurs.
La deuxième est l’implication des institutions décentralisées au niveau communal comme les maires et les ex-Centres régionaux pour la promotion agricole (Cerpa). Ces institutions ont favorisé l’accès au foncier pour les jeunes formés, mais aussi le suivi post-installation et la durabilité des acquis du projet.
La troisième leçon enfin est le profil type d’un jeune entrepreneur (c’est-à-dire ceux avec lesquels le taux de rétention au cours de la formation et d’installation en tant qu’entrepreneurs agricoles avoisine les 90 %). Ce profil est celui d’un entrepreneur a fait un lycée agricole avec ou sans expériences préalables ou celui qui a fait l’enseignement général niveau terminal ou Bepc) avec un minimum de trois ans d’expériences dans le domaine agricole.

Société 22 mai 2018


Assemblée nationale: La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme créée

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi modifiant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin modifié et création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Le dossier a été adopté à l’unanimité des députés présents ou représentés, à la faveur de la séance plénière du vendredi 18 mai dernier, en présence du ministre de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou.

Une nouvelle juridiction s’ajoute à l’organisation judiciaire du Bénin. Dénommée Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), elle a été créée par l’Assemblée nationale qui a adopté, vendredi 18 mai dernier, la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin modifié et création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. C’est l’une des grandes innovations du texte adopté par les députés à leur unanimité.
Cette cour pénale spéciale aura une compétence nationale et sera chargée de la répression du crime de terrorisme, des délits ou crimes à caractère économique tels que prévus par la législation pénale en vigueur ainsi que la répression du trafic de stupéfiants et des infractions connexes. Outre la voie de fragrance, la Criet est saisie par un arrêt de renvoi de la commission d’instruction instituée par la même loi. La cour siège à Cotonou. Toutefois, sur réquisitions conformes du procureur spécial, son président peut ordonner la tenue de ses audiences à tout autre lieu du territoire.
Cette cour est composée d’un président et de quatre assesseurs. Le président est nommé parmi les magistrats de grade hors classe en fonction ou à la retraite. Les assesseurs sont, quant à eux, nommés parmi les magistrats de grade A1-8 au minimum en fonction ou à la retraite. A l’exception du président, tous les autres membres de la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme accomplissent leur mission cumulativement avec les fonctions qu’ils exercent par ailleurs. Les magistrats à la retraite nommés membres de la Cour ne doivent avoir fait l’objet d’aucune sanction disciplinaire au cours de leur carrière. Les membres de la cour sont tous nommés par décret en conseil des ministres après avis du Conseil supérieur de la magistrature.
La loi organise également le greffe et le ministère public de la Criet. Selon le texte adopté, le greffe de la nouvelle juridiction pénale est tenu un greffier en chef et deux assistants nommés par arrêté du ministre chargé de la Justice.

Autres innovations

Le rôle de ministère public près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) est exercé par le procureur spécial, un magistrat nommé par décret pris en conseil des ministres après avis du Conseil supérieur de la magistrature. Il a les mêmes compétences dans l’exercice de ses fonctions que celles que la loi confère au procureur de la République. Le procureur spécial est assisté de deux substituts. Il peut aussi être assisté de toute autre personne dont la compétence est avérée nécessaire à l’enquête. En dehors du procureur spécial, les substituts accomplissent leurs fonctions cumulativement à celles qu’ils exercent par ailleurs. Le procureur spécial se saisit de toute affaire relevant de sa compétence prévue par la loi. Il est informé de toute infraction relevant de sa compétence, notamment le crime de terrorisme, des délits ou crimes à caractère économique tels que prévus par la législation pénale en vigueur ainsi que le trafic de stupéfiants et des infractions connexes.
La Criet est accompagnée dans sa mission par une commission d’instruction composée d’un président et deux magistrats en fonction ou à la retraite. Cette commission est chargée de l’instruction des affaires relevant des compétences dans les conditions prévues par la loi. Elle clôture l’instruction du dossier des arrêts notamment de renvoi devant la Criet pour jugement. Les ordonnances de la Cour d’instruction sont frappées d’appel. Y compris même les arrêts de non- lieu qui peuvent faire l’objet d’appel devant la Criet soit par le procureur spécial, soit la partie civile dont, selon la loi, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) pour les affaires relevant des compétences de cette dernière.
La loi modifiant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin modifié et création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) n’a pas fait les choses à moitié. Elle a institué aussi la chambre des libertés et de la détention composée de trois membres nommés par année judiciaire parmi les magistrats en fonction ou à la retraite par le président de la Criet.

La cour d’assises supprimée

Outre la Criet, la loi renferme plusieurs autres innovations, notamment la suppression de l’organisation des cours d’assises. Le nouveau texte dit clairement que le jugement des crimes a lieu en premier ressort devant la chambre criminelle du Tribunal de première instance (Tpi). En conséquence, les prérogatives dévolues au procureur général près les cours d’appel et ses substituts généraux devant la cour d’assises sont désormais conférées au procureur de la République et ses substituts devant le Tpi, statuant en matière criminelle. De même, les prérogatives dévolues par la loi au président de la Cour d’appel en matière d’organisation des sessions d’assises sont désormais attribuées au président du Tpi, statuant en matière criminelle. La chambre de l’instruction du Tpi exerce les compétences dévolues précédemment à la chambre d’accusation près la Cour d’appel. Ainsi, cette réforme de suppression de la Cour d’assises instaure un double degré de jugement pour les crimes, offrant à la personne poursuivie l’opportunité d’interjeter appel au cas où il ne serait pas d’accord avec la peine qui lui a été infligée.

Le Code de procédure pénale modifié

Les députés ont examiné et adopté, à la suite de la loi modifiant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin modifié et création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), le projet de loi modifiant et complétant la loi n° 2012-15 du 18 mars 2013 portant Code de procédure pénale en République du Bénin. Ils ont modifié 71 articles de cette loi. Les modifications concernent notamment les articles 12, 32, 37, 196, 201, 277, 278, 300, 348, 355, 386, 518, 581, 586, 617, 635, 670, 793, 797 et 864, traitant tous de la procédure devant être désormais appliquée en matière pénale au Bénin. Les députés ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Ils poursuivent la réforme judiciaire avec l’examen dès vendredi 25 mai prochain, du projet de loi portant Code pénal en République du Bénin composé de plus de mille articles.

Actualités 22 mai 2018


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