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Nouvelles

Théophile Hounhouédo à propos de la couverture vaccinale des enfants: « Au fur et à mesure que les dates s’éloignent, certains ne viennent plus… »
Après l'accouchement, les femmes respectent moins les calendriers vaccinaux des nouveau-nés. Dans son hôpital, Théophile Hounhouédo, médecin de santé publique, en a recensé 25 cas sur 100 enfants âgés de 0 à 11 mois. Cette situation prévaut dans les hôpitaux publics comme privés. Pour y remédier, il a lancé le 24 avril dernier une campagne en vue de retrouver et de vacciner tous les enfants nés dans son centre et qui se trouvent dans le cas. A travers cette interview, il revient sur les dessous du phénomène. La Nation : Pourquoi avez-vous initié une campagne de vaccination au profit des enfants de 0 à 11 mois que vous avez appelés « les perdus de vue », c’est-à-dire les enfants qui ont un calendrier vaccinal non à jour, et que vous avez du mal à localiser ? Théophile Hounhouédo : Nous avons constaté que les enfants commencent la vaccination mais n’arrivent pas à aller au bout en respectant la prise de tous les antigènes. En fouillant notre registre, j’ai remarqué que le taux tourne autour de 25 à 30 %. Dans ce lot, il y a beaucoup qu’on ne peut même pas retrouver parce que les adresses de leurs parents, totalement incomplètes, se limitent aux noms des quartiers dans lesquels ils résident. Donc, on a remarqué que les nouveau-nés reçoivent, à 99,99 %, les premiers vaccins qu’on reçoit à la naissance : Bcg, anti-polio, anti-hépatite. Six semaines après, ils doivent revenir. Et là, le taux descend à 90 %. A dix semaines, on a un taux compris entre 70 et 80 % et à quatorze semaines, on est autour de 60 %. Donc, le constat est qu’au fur et à mesure que la femme sort de la maternité, et que les jours passent, les enfants ne viennent plus prendre normalement leurs antigènes. A quoi est dû ce phénomène ? Ce fait est dû à plusieurs facteurs. Il y a des facteurs liés aux femmes, à la communauté. C’est dire que la femme n’a pas assez d’informations. Elle ne sait pas que vacciner son enfant lui donne beaucoup d’avantages. Pour elle, son enfant n’est pas encore malade et donc, elle ne trouve pas nécessaire d’aller le vacciner. Elle donne la priorité à ses activités génératrices de revenus, et elle ne respecte pas les rendez-vous de vaccination de l’enfant. L’autre élément, ce sont les fausses rumeurs qui ont cours au sujet de la vaccination. Des rumeurs que nous devons travailler à éliminer en principe. A côté de tout cela, il y a des facteurs liés au système de vaccination lui-même. Je vais citer quelques exemples. On a constaté qu’il n’y a pas une complétude des informations relatives à l’adresse des femmes qui viennent vacciner leurs enfants. Sur une carte maternelle, on a écrit, enfant: Dossou Bertin, Quartier : Djidjè. Lorsqu’on entre dans Djidjè, comment retrouver cet enfant Dossou Bertin ? On a également constaté que plus la femme est lettrée, plus elle respecte les rendez-vous de vaccination pour son enfant. Cela ne voudrait pas dire que la femme qui n’est pas lettrée ne veut pas vacciner son enfant. Le constat, c’est qu’elle oublie, elle ne maîtrise pas les dates des rendez-vous qui sont fixés sur plusieurs semaines. Un autre exemple que je voudrais citer, c’est la vaccination des enfants à neuf mois pour le Rouvax. Le coffret d’antigènes tient compte de dix enfants. Si la femme vient aujourd’hui pour la vaccination et qu’il n’y a que trois femmes qui sont là, on est obligé de leur dire de revenir tel jour. Elle revient, et on lui dit qu’il n’y a que cinq enfants qui sont là et qu’on ne peut pas les vacciner et qu’il faut qu’ils soient dix. Elle revient et le nombre n’est toujours pas atteint. Et la femme qui se rend disponible trois à quatre fois mais n’arrive pas à vacciner son enfant, ne revient plus. Donc, ce sont de petits détails qui entravent le respect du calendrier vaccinal par les femmes. Quelles sont vos mesures pour pallier cet état de choses ? Je pense que nous, acteurs de la vaccination du secteur public et du secteur privé, nous devons encore donner le meilleur de nous-mêmes. On doit être ingénieux pour innover, mettre en chantier des stratégies qui permettront de toucher l’enfant et la femme à vacciner, où qu’ils se trouvent. L’organisation doit se faire de façon systématique, pratiquement tous les mois ou tous les trois mois. On ne va pas attendre un an pour aller à la recherche des perdus de vue. Et en procédant de cette manière, on va certainement améliorer notre couverture vaccinale. La sage-femme, le médecin ou l’infirmier doit encore consacrer du temps à la femme lorsqu’elle est encore à la maternité pour lui expliquer l’importance de la vaccination. Et chaque fois qu’elle vient en consultation prénatale, chaque fois qu’on a l’occasion, on doit revenir sur l’importance de la vaccination et du respect du calendrier vaccinal. Je sais qu’on n’a pas souvent le temps de le faire mais nous devons faire l’effort d’y revenir, chaque fois quand on voit la femme. Je pense aussi que l’agent de santé doit faire l’effort pour que l’adresse de l’enfant et de ses parents soit la plus complète possible. Aujourd’hui, presque toutes les femmes ont un numéro de téléphone mobile. A défaut d’avoir le temps d’écrire une adresse complète, il faut mettre ce numéro de téléphone pour que facilement l’on puisse retrouver l’enfant. Nous devons également mettre à contribution les acteurs communautaires, surtout les relais et animateurs communautaires qui doivent retrouver les femmes qui ont accouché pour leur rappeler les rendez-vous des vaccinations. Ils peuvent se rendre chez elles à partir des adresses complètes, correctes et actuelles. En outre, il faudrait un système qui leur rappelle: maman, demain c’est le rendez-vous de votre vaccination, etc. Dans le foyer, ce n’est pas que la femme qui doit se rappeler le calendrier vaccinal. Nous devons mettre l’approche genre à profit à ce niveau-là aussi. L’homme peut dire : « J’amène ma femme à l’hôpital pour la vaccination, je revois le calendrier des rendez-vous de sorte que c’est qui lui rappelle que c’est tel jour à telle heure la vaccination, etc. Nous avons beaucoup plus à gagner à la recherche de la bonne santé de l’enfant, encore que la vaccination est totalement gratuite. Personne ne paie un rond pour vacciner son enfant. Alors, pourquoi ne pas en profiter ? En gros, la responsabilité est partagée mais la grande part revient aux agents de santé, à vous entendre. Je pense qu’en tant qu’acteurs de santé, nous devons multiplier les efforts. Nous devons être beaucoup plus engagés. Les acteurs de santé le savent déjà mais on peut améliorer beaucoup plus notre image en matière de vaccination des enfants en réservant un très bon accueil aux femmes lorsqu’elles viennent vacciner leurs enfants, en ne leur faisant pas perdre beaucoup de temps. Lorsque la femme vient, qu’elle se dise : « Je vaccine mon enfant dans quinze, trente minutes et je pars. » Mais lorsqu’elle vient à huit heures et c’est à midi qu’elle va retourner chez elle, ça pose un problème. Nous devons nous réorganiser pour que les gens puissent dire que la vaccination ne traîne pas. Je pense que nous avons le devoir de mieux sensibiliser, de mieux nous appuyer sur les élus locaux, sur les acteurs communautaires et autres pour vraiment faire la promotion de la vaccination tous les jours. Il ne faut pas attendre un 24 avril forcément pour le faire. C’est au quotidien qu’on doit rechercher les perdus de vue. Santé 20 mai 2021


Promu médiateur de la République : Pascal Essou a prêté serment
Il est investi dans ses nouvelles fonctions. Pascal Essou, nouveau médiateur de la République a prêté serment, mercredi 19 mai, à l'occasion d'une cérémonie présidée par le président de la République, Patrice Talon. Nommé en Conseil des ministres, le 12 mai, il jouera le rôle d’intercesseur gracieux entre les citoyens et l’administration publique. Le médiateur de la République reçoit alors les préoccupations des populations, relatives au fonctionnement des administrations centrales de l’Etat, des collectivités décentralisées et des établissements publics, les étudie afin de proposer des solutions équitables. Il contribue également à l’amélioration de l’Etat de droit et de la gouvernance administrative. Pascal Essou, l'heureux du jour, est membre du parti Bloc républicain (Br) et ancien député à l’Assemblée nationale. Il est la troisième personnalité à occuper le fauteuil de médiateur de la République, après feu Albert Tévoédjrè et Joseph Gnonlonfoun. Actualités 20 mai 2021


Appui à la compétitivité des filières ananas, cajou et autres: 86 milliards F Cfa pour booster la production et l’accès aux marchés
Le ministre de l’Agriculture a procédé, mardi 18 mai à Cotonou, au lancement officiel du Projet d’appui à la compétitivité des filières agricoles et à la diversification des exportations (Pacofide). En six ans, le projet financé par la Banque mondiale contribuera à accroître la productivité et l’accès aux marchés de certaines chaînes de valeur agroalimentaires au Bénin. Améliorer la production et la productivité agricoles ainsi que l’accès aux marchés régionaux et internationaux pour les chaînes de valeur ananas, anacarde et autres produits horticoles. Tel est l’objectif du Projet d’appui à la compétitivité des filières agricoles et à la diversification des exportations (Pacofide 2020-2026) qui a fait l’objet d’un lancement officiel, ce mardi à Cotonou. Doté d’un budget de 160 millions de dollars Us soit environ 86,48 milliards F Cfa financé par le Groupe de la Banque mondiale, le projet vise à faire de l’agriculture le socle du développement du Bénin, indique Abelle Dossou-Houessou, coordonnatrice du Pacofide. D’une durée de six ans, ce projet à caractère national couvre les sept pôles de développement agricole (Pda). Il s’inscrit dans la vision du gouvernement de « Faire du Bénin une puissance agricole », renchérit Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. A l’en croire, le Pacofide découle d’une volonté de pérenniser les acquis du secteur, suite aux résultats probants enregistrés ces dernières années avec quelque 600 milliards F Cfa investis entre 2016 et 2021. Tout en contribuant à l’augmentation des revenus nets des acteurs des chaînes de valeur ciblées (producteurs, transformateurs, exportateurs) et à la création d’emplois, il favorisera l’augmentation des recettes fiscales et améliorera la balance commerciale du Bénin, ajoute le ministre. Le Pacofide sera déployé à travers cinq composantes relatives au renforcement de l’environnement et des infrastructures propices au développement des chaînes de valeurs ciblées ; à l’augmentation de la productivité, de la connectivité, de la valeur ajoutée et de la résilience ; à la promotion de l’investissement privé et de l’accès au financement ; à l’appui institutionnel et à la gestion du projet, détaille Mme Abelle Dossou-Houessou.
Synergie
L’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex) pilote deux composantes, en l’occurrence la promotion d’un environnement favorable au développement du secteur agroalimentaire et des exportations et des investissements du secteur privé. Comme la coordinatrice du projet, Laurent Gangbès, directeur de l’Apiex, assure de l’engagement de toute son équipe à jouer sa partition pour « que les appuis qui vont être apportés aux différentes spéculations se manifestent effectivement par une promesse de marchés ». La cérémonie de lancement a eu lieu en présence de Shadiya Alimatou Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce. Elle été marquée par la signature symbolique de conventions entre les parties prenantes à savoir l’Unité de gestion du projet, l’Apiex, l’Agence béninoise pour la sécurité sanitaire des aliments (Abssa), l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab). Le ministre Gaston Dossouhoui a exhorté les acteurs impliqués à faire preuve de disponibilité, de responsabilité et d’engagement et à travailler ensemble avec l’équipe du projet dans un climat de paix, de confiance, d’entente et de respect mutuel. L’équipe devra veiller particulièrement à un « rythme de décaissement soutenu et dans les meilleurs délais », insiste pour sa part, Alastaire Alinsato, directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement. Il assure que l’accompagnement dudit ministère ne fera pas défaut, afin que cet investissement agricole « singulier depuis l’indépendance » porte ses fruits. Résultats clés attendus Entre autres résultats attendus au terme de la mise en œuvre du projet : - Le rendement de l'ananas devrait passer à 70 tonnes/hectare ; - Le rendement de l'anacarde passera de 400 à 800 kg/hectare ; - Un terminal de fret frigorifique sera construit à l’aéroport de Glo-Djigbé ; - Un terminal de froid transitoire et mobile sera construit et fonctionnel à l’aéroport de Cotonou ; - 5000 ha d’anciennes exploitations d'ananas seront remplacés ; - 5000 ha de nouvelles exploitations d'ananas seront créés ; - 100 000 ha d’anciennes plantations d'anacarde seront réhabilités ; - 35 000 ha de nouvelles plantations d'anacarde seront créés ; - Au moins 35 % de la production d’ananas sera transformée localement ; - Au moins 25 % de la production de noix de cajou sera transformée sur place ; - Le volume des ventes annuelles officielles à l’exportation de l'ananas et de l’anacarde va s’accroître de 40 % ; - 1200 km de pistes rurales seront réhabilités ; - 4 200 km de pistes rurales seront entretenus.
Actualités 19 mai 2021


Africa Open Mixed Martials Arts Championship: Chérif Dramé vainqueur dans la catégorie des -83 kg
Présent à Africa Open Mixed Martials Arts Championship à Yaoundé, samedi 15 mai dernier, le Bénin s’est illustré de fort belle manière en remportant la compétition dans la catégorie des moins 83 kg. Champion du Benin Fighting Championship et sociétaire de Hevioxo Mma Club, Chérif Drame a battu le lutteur camerounais Alexandre Oumboyong au 3e round. Le Bénin s’est adjugé le titre de champion d’Afrique dans la catégorie des moins 83kg lors du Africa Open Mixed Martials Arts Championship, samedi 15 mai dernier, à Yaoundé au Cameroun, grâce au lutteur Chérif Dramé. Champion du Benin Fighting Championship, le Béninois a mis au tapis le Camerounais Alexandre Oumboyong au 3e round. Le lutteur béninois a dominé de bout en bout son adversaire. En effet, le sociétaire du Hevioxo Mma Club, Chérif Dramé a rapidement pris le dessus en alliant technicité et percussion dès la première reprise. Ayant réussi à contrôler les emmenées au sol du puissant lutteur camerounais, il s’est attelé méthodiquement à saper à coups de tibia, le genou droit de son adversaire. Très atteint, ce dernier n’a pas pu continuer le combat à la reprise du 3e round. La délégation béninoise s’offre ainsi la victoire au pays du champion du monde Francis Nganou. A la tête de la délégation béninoise, Ouanilo Médégan, président de l’association Benin Fighting Championship (Bfc), s’est réjoui de la performance de Chérif Dramé à cet évènement auquel ont pris part également les athlètes venus du Burkina-Faso, du Togo, du Sénégal, de la France, de la République Tchèque, du Congo et du Cameroun. Fier d’avoir atteint son objectif, il prend l’engagement de rééditer cet exploit en poursuivant sur la même lancée. « Il s’agira pour nos athlètes d’intensifier leur préparation technique et physique afin de pouvoir relever les prochains défis qui s’annonceront de plus en plus corsés », a-t-il confié.Fernand Jimmy Gandaho, coach principal du Hevioxo Mma Club, a témoigné sa reconnaissance au ministre des Sports, Oswald Homéky et à tous ceux qui ont soutenu de près ou de loin leur participation à ce championnat. Sports 19 mai 2021


Commune d’Aplahoué: Plus de doute sur la construction de l’hôtel de ville
Après plusieurs années de piétinement, le projet de construction de l’hôtel de ville d’Aplahoué, chef-lieu du Couffo, aborde enfin sa phase concrète. Le site d’implantation du nouveau cadre de travail devant accueillir l’administration communale et les délibérations du conseil a été remis, lundi 17 mai dernier, à l’entreprise adjudicataire. Les travaux vont durer 1 an. La commune d’Aplahoué va enfin disposer d’un hôtel de ville en bonne et due forme. Ceci, en remplacement des bâtiments coloniaux qui abritent l’administration communale et les sessions du conseil. Le site d’implantation de l’hôtel de ville tant attendu a été remis, hier, à l’entreprise adjudicataire des travaux de construction prévus pour durer un an. Il s’agit d’un domaine estimé à 1906,099 mètres carrés intégrant l’ex-compagnie de gendarmerie d’Aplahoué. Autrement dit, c’est l’espace compris entre le chantier du stade omnisports d’Aplahoué et la voie en cours de bitumage traversant la commune jusqu’à l’entrée du Togo voisin en passant par Tohoun. Au dire des responsables des services techniques de la mairie, l’hôtel de ville sera un bâtiment moderne de type R+2 présentant beaucoup de commodités. Au-delà des bureaux ainsi que du parking, les salles de délibérations et de réunions, l’architecture du bâtiment prévoit, entre autres, la plantation des fleurs et des arbres devant induire un cadre de travail verdoyant. De même, la recherche de l’autonomie en énergie électrique a préoccupé le cabinet d’architecte commis pour la mission de contrôle du chantier. Dans ce cadre, par exemple, l’éclairage extérieur du bâtiment sera exclusivement assuré par des lampadaires solaires, a-t-on appris. La remise de site effectuée par le maire Maxime Allossogbé est l’aboutissement d’un long processus. Lequel a été enclenché depuis la première mandature de décentralisation au Bénin. Malgré les efforts des mandatures précédentes, regrette le maire, Aplahoué est demeurée, dans le concert des six communes du Couffo, la seule à ne pas disposer d’un hôtel de ville. L’attente ayant trop duré, l’autorité communale a prié les entreprises en charge du chantier de respecter la durée contractuelle. De même, le respect des spécificités techniques du chantier a été demandé, à tour de rôle, par les représentants du préfet du département et du ministère en charge du Cadre de vie. Société 19 mai 2021


Cabarets de Sodabi à Abomey et Bohicon: Après la chicha, la jeunesse dans les griffes du sodabi frelaté
Après l’interdiction de la chicha, on croyait avoir sauvé les jeunes. Les cabarets dénommés "chez Dadjè" et où est vendu le «Sodabi» ont poussé comme des champignons un peu partout dans les villes d’Abomey et de Bohicon. Les quartiers populeux sont les plus touchés par le phénomène. Ils sont à tous les coins stratégiques des quartiers et accueillent surtout les jeunes. Les points de vente de l’alcool local dit "sodabi", surtout le frelaté, présentent une façade de boutiques de divers. Ce sont en réalité des "Sodabidromes " où les jeunes viennent s’abreuver de l’alcool frelaté. Des jeunes de toutes catégories qui cherchent à noyer leurs ennuis dans l’alcool mais qui se tuent sans s’en rendre compte. Les cabarets constituent une menace pour la santé des usagers. Mais au-delà du poison qu’ils vendent aux dépens de la santé des clients, ces lieux sont aussi des menaces pour la quiétude des paisibles populations. Des sources d’insécurité. Au-delà des activités commerciales qui y sont menées, ces lieux de regroupement surtout des jeunes désœuvrés et même des mineurs, sont de plus en plus transformés en des ghettos. Autour de l’alcool localement distillé communément appelé "sodabi", ils peaufinent leurs stratégies de vol, de cambriolage, de braquage et parfois les modalités du partage du butin. Avant et après leurs forfaits, ils se retrouvent en ces lieux pour festoyer. Un marché criminogène se développe donc dans ces cabarets. Ce qui favorise les affaires des tenanciers de ces coins, d’origine Adja, pour la plupart. D’où le nom "chez Dadjè" attribué à ces points de vente. Très tôt les matins, sans même se brosser les dents, des amateurs du produit frelaté affluent vers les cabarets où sont essentiellement vendus du "sodabi", de la cigarette et autres produits psychotropes nocifs à la santé humaine. Des histoires drôles, des causeries de tous genres, des rires aux éclats entrecoupés des invectives constituent le menu des discussions autour des verres. Pendant que certains partent, d’autres s’installent et c’est le marché jusqu’à la mi-journée où l’on observe une accalmie. Le soir, ces cabarets retrouvent leur affluence du matin jusqu’à une heure indue. Les clients, après le labeur, viennent ‘‘se réconforter’’. Ils investissent leurs maigres recettes de la journée dans le sodabi et la cigarette, laissant à jeun leurs familles. C’est pour eux la meilleure façon de faire leur vie. Au moment où les tenanciers de ces cabarets gagnent leur vie, les victimes du sodabi et du tabac se comptent par dizaines. Pour Marc Ludovic Adanlin, propriétaire d’une buvette à Abomey, la production et la commercialisation du Sodabi doivent être interdites par les autorités à cause de ses inconvénients sur la société. « Non !», rétorque Jérémie Zéguè, instituteur, assis devant une bouteille de bière dans le bar. Il fait une intrusion dans le débat pour exprimer sa désapprobation. Il indique que la solution n’est pas à ce niveau mais plutôt à une prise de conscience de la communauté consommatrice à travers une sensibilisation. « On ne doit pas fermer les cabarets puisque tout le monde n’a pas la possibilité de venir dans une buvette prendre la bière. Il faut plutôt combattre l’alcool frelaté qui rend impuissants les jeunes qui en consomment sans en mesurer les conséquences », suggère-t-il. C’est clair, pour les uns et les autres, il faut agir d’une manière ou d’une autre. Car, le mal est là et ronge à feu doux la jeunesse. Il faut donc une action urgente pour arrêter la saignée. Après la chicha, il faut donc lutter contre les cabarets qui servent l’alcool frelaté aux jeunes. Société 18 mai 2021


Direction départementale de l’Energie de l’Atacora: Le personnel et les consommateurs rassurés
En marge du lancement du projet de renforcement et de réhabilitation du réseau électrique dans le Nord Bénin, Dona Jean-Claude Houssou est allé à l’écoute du personnel de la direction départementale de l’Energie de l’Atacora et des consommateurs de l’énergie électrique. Il les a apaisés après les avoir écoutés, vendredi 14 mai dernier, dans l’enceinte de ladite direction à Natitingou. Face aux consommateurs de l’énergie électrique et au personnel de la direction départementale de l’Energie de l’Atacora à Natitingou, vendredi 14 mai dernier, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, a tenu un langage d’apaisement. « Notre engagement est de faire en sorte que l’énergie électrique soit disponible en quantité et en qualité à tous nos concitoyens d’une part, mais aussi à tous les industriels et promoteurs de cette localité pour accélérer la croissance, créer la valeur ajoutée et l’emploi d’autre part », soutient le ministre. Il déclare suivre de près l’Association des consommateurs sur le forum et avoue parfois attirer l’attention du Dg/Sbee sur certaines préoccupations qui y sont soulevées. Le ministre rappelle que le projet lancé vise à améliorer la quantité et la qualité. Selon lui, beaucoup d’isolateurs vétustes sont à l’origine des interruptions répétées qui surviennent. Les résultats attendus sont presque visibles, confie-t-il, invitant à la patience. Sakariyou Mahman, directeur départemental de l’Energie de l’Atacora, a, quant à lui, essentiellement posé le problème d’inexistence de moyens roulants qui plombe l’efficacité et les interventions sur le terrain. Conséquence, aucune mission n’a pu être exécutée cette année. Les collègues de Contrelec éprouvent les mêmes difficultés pour accomplir leurs missions. Pour le ministre de l’Energie, les commandes de véhicules sont faites et seront livrées sous peu. Car il faut fournir les moyens quand on veut des résultats. Au personnel, il demande d’être attentif à ce qui se passe, de changer de mentalité pour faire en sorte que la clientèle soit satisfaite. Les coupures qui durent parfois des jours pénalisent les Pme et Pmi, surtout pour ceux qui commercialisent des produits périssables. Que fait le ministère pour réduire ces risques de pertes? L’extension éventuelle du réseau dans les quartiers périphériques pour réduire les installations en toile d’araignée est-elle au programme? Ce sont, entre autres, les questions que Romaric Agoligan, secrétaire général de l’Association béninoise des consommateurs d’eau et d’électricité de Natitingou a posées au ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou. Pour ce dernier, aucune coupure n’a encore duré toute une journée comme l’a signifié son interlocuteur. Le ministre l’a rassuré que les dispositions sont prises pour réduire les nuisances et pertes. Jacques Paradis rassure que des investissements importants sont faits et s’étendent sur plusieurs années pour améliorer les services à la clientèle et faire en sorte que davantage de clients soient connectés. La Sbee appuie le ministère dans ses réformes et programmes. Il a sollicité la patience et l’indulgence des consommateurs pour des services améliorés. Société 18 mai 2021


Eclairage public à Parakou: Une ville lumière pour moins d’énergie consommée
Visiter les rues et artères principales de Parakou, la nuit, reste une véritable attraction. C’est ce que le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, et les membres de sa délégation se sont permis, vendredi 14 mai dernier, en faisant le tour de la ville. C’est pour apprécier l’état de fonctionnement des lampadaires du réseau d’éclairage public réhabilité du Pase soutenu par la Banque mondiale. A la tombée de la nuit, c’est une autre facette de son visage que la ville de Parakou présente à ses visiteurs. Naguère dans l’obscurité totale, aujourd’hui, la plupart de ses artères et rues sont bien illuminées. Le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, a pu le constater, vendredi 14 mai dernier, en s’accordant un tour de la ville aux environs de 20 heures. Confiant ses impressions, le ministre a indiqué qu’il n’y a pas photo. « Par rapport à il y a quelques années, l’image est impressionnante et extraordinaire avec cette lumière », a-t-il insisté. Ce qui le réjouit, c’est le remplacement des ampoules traditionnelles énergivores par des lampes économiques. « On a divisé par 4 au moins la quantité d’énergie consommée. Nous sommes vraiment dans l’ère de l’efficacité énergétique à travers sa meilleure maîtrise», a fait observer le ministre. Le deuxième point, selon lui, c’est que nous avons une luminosité plus importante pour moins d’énergie consommée. « C’est doublement et triplement bénéfique », a ajouté Dona Jean-Claude Houssou. Le projet qui a permis à Parakou de devenir une ville lumière a été initié pour pallier les difficultés qu’éprouvent les mairies et municipalités pour faire face à la facturation relative à l’éclairage public. De l’autre côté, il y a également la Sbee qui ne cessait de se plaindre, par rapport aux pertes qu’elle subissait sur ses installations. Selon le constat effectué sur le terrain, ces lampadaires ne sont pas comme les autres. Ils sont adaptés de façon que leur flux lumineux impacte au maximum la surface à éclairer. Deuxièmement, ces lampes n’ont pas besoin de maintenance. Elles sont à allumage direct. A Parakou, ce sont 1 000 de ces lampes qui ont été installées sur les 8 000 prévues pour tout le Bénin. « Il y a quelques années, l’éclairage public laissait à désirer dans la ville de Parakou qui est le chef-lieu du Borgou et la capitale de la région septentrionale du Bénin», a rappelé le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé. « Avec les investissements que le gouvernement est en train de faire, nous constatons que l’éclairage public a connu une amélioration. Avec encore un peu plus d’investissements, Parakou n’aura plus rien à envier à la capitale économique et sera en passe de devenir la ville lumière du Bénin », a-t-il laissé entendre. L’occasion lui a permis de témoigner au chef de l’Etat, Patrice Talon, toute la reconnaissance des populations de Parakou. « Nous espérons que les autres communes du département ne seront pas oubliées et vont également connaître la même métamorphose», a souhaité le préfet. Les populations de Parakou en profitent allègrement. En témoigne l’animation que la ville connait désormais les nuits. Cela participe également de l’amélioration du cadre de vie. Le plus important est de prendre soin de ces installations. C’est l’affaire de tous et non des seules autorités de la ville. Société 18 mai 2021


Promu médiateur de la République: Pascal Essou prête serment demain
Le président de la République, Patrice Talon, reçoit le serment du nouveau médiateur de la République, Pascal Essou, demain mercredi 19 mai. La cérémonie aura lieu au palais de la présidence de la République. Le nouveau médiateur de la République, Pascal Essou, nommé en Conseil des ministres, le 12 mai dernier, sera installé dans ses fonctions demain mercredi 19 mai. Ce sera à la faveur d’une cérémonie de prestation de serment à la présidence de la République. Pascal Essou aura à prononcer la formule de serment prévue à cet effet par la loi instituant le médiateur de la République à savoir : « Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions de médiateur de la République, de les exercer en toute indépendance et en toute impartialité dans le respect des lois de la République et de ne révéler aucun secret que j’aurais obtenu dans l’exercice de mes fonctions ». Le serment sera reçu par le président de la République qui va investir Pascal Essou dans ses nouvelles fonctions. L’installation du nouveau médiateur de la République va tourner définitivement la page de Joseph Gnonlonfoun à la tête de cette institution. Ce dernier a bouclé son mandat de cinq ans non renouvelable depuis le 13 octobre 2018. Joseph Gnonlonfoun qui a succédé à Feu professeur Albert Tévoèdjrè devra lui-même passer le témoin à son successeur. Pascal Essou va prendre mercredi prochain le gouvernail pour poursuivre la mission de l’institution. Le médiateur de la République est chargé de recevoir les griefs des administrés relatifs au fonctionnement des administrations centrales de l’Etat, des collectivités décentralisées, des établissements publics et les étudier afin d’y apporter des solutions équitables. Le médiateur de la République a également pour mission de suggérer au chef de l’Etat des propositions tendant au fonctionnement normal et à l’efficience des services publics. Il contribue de façon générale à l’amélioration de l’Etat de droit et de la gouvernance administrative.
Intercesseur gracieux
Aux termes de l’article 9 de la loi qui l’institue, « le médiateur de la République peut, à la demande du président de la République ou du gouvernement, des membres de toute autre institution de la République, participer à toute activité de conciliation entre l’administration publique et les forces sociales et/ou professionnelles. Il peut également être sollicité par le président de la République pour des missions particulières relatives aux questions de réconciliation et de paix aux niveaux national, régional ou international ». Toutefois, les différends qui peuvent naître entre les personnes physiques ou morales privées et les procédures engagées devant la justice ou la dénonciation d’une décision judiciaire ne relèvent pas de sa compétence. Lorsque le médiateur de la République est saisi d’un recours relatif à l’un de ces domaines, la loi lui fait obligation d’adresser au requérant une suite en lui indiquant une démarche alternative.
Actualités 18 mai 2021


Gouvernance au Bénin: L’ère de la Rupture, le temps des femmes
La promotion de la femme s'améliore au Bénin. Ces dernières années, on a vu des femmes, dont le parcours force respect et admiration, occuper de hautes fonctions. Nul doute que les années à venir seront plus prospères pour la femme béninoise dont la présence dans les sphères de décision va grandissante. « Là où l’on prend les grandes décisions, on n’entend jamais les femmes », chantait, il y a quelques années, le célèbre musicien béninois Danialou Sagbohan, un peu comme pour inciter les parents à envoyer les filles à l’école pour leur avenir et pour servir leur peuple. L’appel de l’artiste a-t-il été entendu ? Difficile de répondre déjà par l’affirmative. Ce que l’on peut avancer, sans risque de se tromper, c’est que ces dernières années, notamment sous l’ère de la Rupture, la situation de la femme s’est améliorée. Tout au moins du point de vue de sa représentativité. Deux femmes sont désormais présidentes d’institutions de la République. A la présidente de la Haute cour de justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, s’est jointe, il y a peu, dans ce cercle restreint, la magistrate Ismath Bio Tchané Mamadou promue à la tête de la Cour des comptes. La cartographie de la promotion et de la valorisation de la gent féminine ne se limite pas à ces deux personnalités. Une autre femme béninoise fait parler d’elle depuis peu et sera davantage pour les cinq prochaines années sous les feux de la rampe. Il s’agit de l’actuelle et bientôt ancienne vice-présidente de l’Assemblée nationale Mariam Chabi Talata. Première femme vice-présidente du Parlement, elle vient d’inscrire son nom en lettres d’or dans les annales de l’histoire. On retiendra en effet de dame Talata qu’elle est la première femme élue vice-présidente de la République. Plusieurs autres femmes sont promues au sein des institutions de la République, même si elles n’en sont pas présidentes. L’Exécutif comporte cinq femmes dont les profils, les uns aussi distincts que les autres, ne font que renforcer l’admiration que l’on peut leur témoigner. Il s’agit de Véronique Tognifodé Mêwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Éléonore Ladékan Yayi, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique, et Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation.
Des parcours qui forcent l’admiration
La cerise sur le gâteau viendra avec le prochain Parlement. Pour la neuvième législature qui s’installera en 2023, il faut espérer au moins 24 femmes. Une femme sera positionnée par circonscription électorale. De quoi faire jubiler les féministes et susciter dans leurs rangs satisfaction et soulagement. « En 2023, quand nous irons aux élections législatives, il y aura au minimum 24 femmes à l’Assemblée nationale. Ce sera inédit. Comme si ça ne suffisait pas, en ce qui concerne la promotion de la femme, c’est sous le mandat du Président Patrice Talon que, pour la première fois dans notre histoire, une femme a été élue première vice-présidente de l’Assemblée nationale ». Ce sont là, les mots de Mariam Chabi Talata épouse Zimé Yérima, jeudi 8 avril dernier, en pleine campagne électorale dans la commune de Sèmè-Podji pour le compte de l’élection présidentielle 2021. Cécile Marie José de Dravo-Zinzindohoué est la seule femme membre de la sixième mandature de la Cour constitutionnelle. Docteur en Droit, commissaire-priseur près les Cours d’appel du Bénin et juriste de haut niveau, elle justifie d’une grande expérience universitaire (Université d’Abomey-Calavi et Université de Parakou) où elle a été professeur-assistant de droit, chef département de la formation continue pendant cinq ans. Elle a également occupé d’autres fonctions administratives comme par exemple celles de Conseiller technique juridique à l’ex-ministère de l’Environnement, de l’Habitat, et de l’Urbanisme. Elle a été ainsi chargée de mission de 1990 à 1993 au ministère de la Fonction publique, du Travail et des Affaires Sociales, chef division du service des Contentieux au ministère de la Fonction publique et des Affaires sociales et expert du Bureau international du travail. Sa consœur Ismath Bio Tchané épouse Mamadou a elle aussi un parcours impressionnant. Elle était avant sa nomination, présidente de la Chambre des comptes de la Cour suprême. Elle est entrée dans le corps de la magistrature, le 26 décembre 1988. Elle a fait ses premières armes par les fonctions de juge au Tribunal de première instance de Cotonou. C’est surtout en tant qu’Agent judiciaire du Trésor (Ajt) du ministère de l’Economie et des Finances qu’elle a beaucoup fait parler d’elle et de son amour pour le travail bien fait, sa rigueur et son pragmatisme, avant de rejoindre la Cour suprême en qualité de conseiller puis présidente de la section des collectivités locales le 31 décembre 2013. Le 1er juillet 2016, elle est nommée pour assurer l’intérim du président de la Chambre des comptes après le départ à la retraite de ce dernier. Ismath Bio Tchané Mamadou a assuré ses fonctions d’intérimaire jusqu’à sa confirmation à ce poste en Conseil des ministres le 25 juillet 2018, par le chef de l’Etat, sur proposition du président de la Cour suprême. Après quoi, elle sera promue à la tête de la Cour des comptes créée à la faveur de la dernière réforme constitutionnelle. Au prix du mérite… Comme on le voit, les deux femmes présidentes d’institutions doivent leur promotion à leurs parcours et qualités exceptionnels et il en va de même pour leurs consœurs appelées au gouvernement, au Parlement, dans diverses sphères de l’administration publique et même dans l’administration privée. La promotion féminine ne s’est pas décrétée ex-abrupto. Elle suit des normes, répond à des règles et des exigences à telle enseigne que le curriculum vitae de chaque promue témoigne pour elle. Il y a quelques jours encore, le président Patrice Talon a fortement appuyé cette thèse en disant à la face du monde que la présidente de la Cour des comptes mérite bien sa promotion. « Votre parcours vous donne le mérite de votre nomination. Veuillez ne pas avoir le complexe que c’est au profit de notre volonté de promouvoir la femme béninoise que vous avez été nommée comme présidente de la Cour des comptes. En tout cas, ce n’est pas ce qui m’a guidé pour vous proposer à la tête de cette institution qui vient de naître », a expliqué le chef de l’Etat. « Je vous réaffirme que je n’ai pas eu le choix, donc ce n’est pas ma volonté de promouvoir la femme qui a conduit à votre nomination. Vous ne m’avez pas laissé le choix. Votre parcours, votre position actuelle dans les institutions de la République ont été les seuls facteurs de votre nomination», a reconnu le président de la République. Ensuite, il partagera sa fierté « pour ce nouveau vent qui souffle et qui révèle de mieux en mieux la femme béninoise ». On a également vu le président Patrice Talon, tout au long de la campagne électorale, et bien après, reconnaître et magnifier la femme béninoise à travers son ex-colistière et désormais vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata épouse Zimé Yérima.
Actualités 18 mai 2021


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