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Nouvelles

Examen stratégique national « Faim zéro » au Bénin: La sécurité alimentaire et nutritionnelle préoccupe
[caption id="attachment_29188" align="alignnone" width="1024"]L’insécurité alimentaire constitue l’une des problématiques majeures du développement au Bénin[/caption]

Le directeur de cabinet du ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Rufino d’Almeida a procédé, ce jeudi 17 mai à Cotonou, au lancement officiel du séminaire sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle. C’était en présence du facilitateur de l’examen stratégique national, le professeur Mathurin Coffi Nago et du représentant résident du Programme alimentaire (Pam) Bénin, Guy Adoua.

« Sécurité alimentaire et nutritionnelle : état des lieux et dispositions pour l’élimination de la faim à l’horizon 2030 ». C’est autour de cette thématique que sont menées, pendant deux jours, les réflexions à propos de l’examen stratégique national « Faim zéro » au Bénin.
« Le Bénin a renouvelé en septembre 2015 son engagement à atteindre d’ici à 2030, les Objectifs du développement durable (Odd) et plus particulièrement l’Odd n° 2 qui vise à éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable », a affirmé Rufino d’Almeida, directeur de cabinet du ministre en charge du Plan et du Développement. Pour l’atteinte de cet objectif, le gouvernement du Bénin s’est aussitôt engagé à réaliser un examen stratégique national de la sécurité alimentaire et nutritionnelle appelé « Faim zéro », avec l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment le Programme alimentaire (Pam). C’est un exercice, apprécie-t-il, qui vise à identifier les lacunes des interventions antérieures et les défis à relever en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle à l’effet de faciliter les progrès vers l’élimination de la faim au Bénin.
La malnutrition, développe Rufino d’Almeida, continue de toucher un nombre important d’enfants. « L’insécurité alimentaire constitue l’une des problématiques majeures du développement au Bénin. Environ 20,2 % des ménages sont en insécurité alimentaire », renseigne le directeur de cabinet sur la base des résultats de l’enquête Emicov 2015. Il poursuit que les résultats de l’Analyse globale de la vulnérabilité à la sécurité alimentaire (Agvsa, 2017) indiquent qu’au niveau national,1,09 million de personnes sont en insécurité alimentaire.
Mathurin Coffi Nago, facilitateur principal de l’examen stratégique national, a témoigné sa gratitude aux différentes compétences qui ont fait de la problématique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle leur préoccupation. Il a rappelé l’engagement des chefs d’Etat et de gouvernement depuis 2015 pour éradiquer la faim et assurer la sécurité alimentaire au plan national.
Pour Guy Adoua, représentant résident du Pam, au plan international, le Bénin s’est engagé à travers l’agenda 2030 des Nations Unies à renforcer son système de lutte contre l’insécurité alimentaire, la faim et la malnutrition. Le gouvernement, relève-t-il, déploie depuis des années une panoplie de politiques et programmes pour enrayer la faim qui persiste. Le Pam et le gouvernement ont alors décidé de mettre en place l’Examen stratégique national « Faim zéro », en vue d’identifier les lacunes dans les interventions intérieures ainsi que les défis et actions prioritaires à prendre en compte pour mieux pallier l’insécurité alimentaire et la malnutrition et réduire véritablement la faim à zéro d’ici 2030 au Bénin.

L’examen stratégique
national

Selon les termes de référence du séminaire en cours, l’examen stratégique national « faim zéro » recense les lacunes au niveau des interventions, des ressources investies et des capacités institutionnelles à l’échelle nationale. Il propose des domaines d’actions prioritaires dans lesquels toutes les parties prenantes, y compris le Pam, pourraient intervenir pour appuyer le Bénin vers la réalisation de l’Odd 2.
Le facilitateur en chef (Lead convener) de l’examen stratégique national « Faim zéro » dirige le processus en concertation avec le gouvernement. Il est assisté d’une équipe technique ou d’une institution de recherche nationale et recevra, en outre, un soutien administratif et logistique du Pam.
L’objectif de l’examen stratégique national « Faim zéro » est de faciliter la mise en œuvre et le progrès vers la réalisation de l’Odd 2 et de l’Odd 17 afin de permettre au Bénin d’œuvrer à éliminer l’insécurité alimentaire et la malnutrition, d’améliorer la qualité de l’engagement du Pam auprès du gouvernement, de l’aligner sur les objectifs de développement nationaux et de faciliter les consultations stratégiques.
Les conclusions et recommandations issues de l’examen stratégique national « Faim zéro » serviront de sources d’information lors de la formulation du Plan stratégique pays du Pam et pourraient également contribuer à la planification des cadres nationaux de développement.
Le séminaire prend fin ce jour.

Société 18 mai 2018


Négociations gouvernement et syndicats : La session close en attendant la signature des relevés de conclusion

Fin hier de la première session ordinaire de négociation gouvernement centrales et confédérations syndicales, les différentes parties prenantes affirment que les conclusions de ces discussions seront actées dans un document qui sera signé dès qu’il sera validé par chacun des acteurs.

Ce qu’il faut retenir des négociations entre le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales réunies au sein de la Commission permanente de négociation, selon le ministre d’État, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, c’est que les travaux qui ont eu lieu, dans chacun des secteurs concernés, ont été actés.
Le principal sujet dans le secteur de l’éducation est l’application des statuts particuliers des enseignants. À la demande des syndicats, explique le chef de la délégation gouvernementale, « Le gouvernement a concédé de signer six arrêtés d’applications». Il souligne que ce faisant, le gouvernement a mis sur la table un budget additionnel pour l’enseignement de 1 milliard F Cfa pour l'année 2018 et de 1,5 milliard F Cfa pour l’année prochaine.
Abordant la requête des syndicats relative au paiement des enseignants vacataires, le ministre Bio Tchané dit que « des dispositions sont prises pour que ces enseignants soient payés régulièrement ».
En ce qui concerne les autres secteurs, le ministre d’État indique qu’après discussion au niveau de l’enseignement supérieur, un accord a été trouvé au niveau sectoriel. Il signale par ailleurs qu’un accord a été trouvé au niveau de la justice et de la santé. Le ministre affirme que le point a été fait dans les autres ministères en particulier aux ministères de l’Économie numérique, de l’Agriculture et des Infrastructures et Transports.
Au sujet de la revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), le ministre Bio-Tachné affirme que cela ne peut se faire qu’avec le patronat, soufflant que les discussions sont aussi engagées à cet effet dans un autre cadre.
Sur les défalcations, la position du gouvernement n’a pas varié. Le ministre reconnaît que les partenaires sociaux ont fait des requêtes à ce sujet, mais dit que la délégation du gouvernement en a pris acte.

Points d’achoppement

Anselme Amoussou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), à la sortie de ces négociations, relève que c’est sur les relevés de conclusions qu’il y a eu achoppement, notamment l’application des statuts particuliers des enseignants et l’augmentation du salaire minimum et de la hiérarchisation des salaires. Il souligne que les insuffisances relevées dans le fond et la forme de ce document a conduit le président de la commission à proposer une relecture et une validation avant sa signature dans un court délai. Pour lui, un relevé de conclusion ne fait pas seulement le point des accords, mais aussi des désaccords.
« Le gouvernement continue de penser que la loi sur la grève lui permet de procéder aux défalcations », laisse-t-il entendre.
« Les partenaires sociaux que nous sommes ont une fois encore fait la proposition au gouvernement, tout en maintenant l’enveloppe financière de le répartir sur tout au plus trois arrêtés», indique le secrétaire général de la Csa-Bénin, avant de rappeler que le gouvernement a fait l’option de le répartir sur six arrêtés.
La mort dans l’âme, M. Amoussou pense que le gouvernement n’est pas prêt à faire cette concession de mettre le milliard prévu sur un nombre d’arrêtés beaucoup plus réduit pour les enseignants. Il n’a pas manqué de signaler que la question de l’augmentation du salaire minimum qui a été débattu au niveau du Conseil national du travail devra faire l’objet d’une décision du gouvernement, à partir du moment où le patronat ne semble pas se décider à accompagner cette revendication.
Le syndicaliste conclut alors qu’il n’y a pas eu d’avancée à la suite de cette session clôturée. « Nous n’avons pas vu la volonté du gouvernement d’avancer sur les questions de la défalcation, du salaire minimum et des statuts particuliers des enseignants », déplore-t-il.
Cette conclusion d’Anselme Amoussou est partagée également par Noël Chadaré, secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (CoSi-
Bénin). Pour lui, la crise demeure, car le problème posé n’a pas été réglé. Il pense qu’il est indispensable qu’une autre session connaisse des préoccupations restées sans suite. «Nous aspirons tous à la paix », affirme-t-il, précisant que la paix actuelle retrouvée reste précaire.

Actualités 18 mai 2018


Visite au Saint-Siège à Rome: Le président Patrice Talon rencontre le pape ce jour

Le président Patrice Talon à la tête d’une importante délégation séjourne depuis mercredi 16 mai dernier à Rome en Italie. Il rencontre ce vendredi 18 mai le pape François. C’est la première étape d’une visite qui le conduira également dans d’autres capitales européennes.

Le chef de l'Etat a entamé mercredi 16 mai dernier, une visite dans plusieurs capitales européennes. Mais c’est sa visite au Saint-Siège qui est au cœur de toutes les attentions. Le chef de l’Etat béninois qui effectue sa première visite à la curie romaine rencontre, ce vendredi, le pape François au cours de son séjour. Il est également annoncé une rencontre avec son homologue italien, le président Sergio Mattarella au palais du Quirinal de Rome.
C’est en fin de la journée du mercredi 16 mai que le président de la République, Patrice Talon en compagnie de son épouse Claudine Talon a atterri à l’aéroport militaire Ciampino de Rome (Italie) à la tête d’une délégation composée entre autre du ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci et du ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. A sa descente d’avion, le chef de l’Etat a été accueilli par Evelyne Togbé Olory, ambassadrice du Bénin en Italie ; Pontesili Stephano, ambassadeur d’Italie près le Bénin; l’ambassadrice du
Bénin près le Saint-Siège, Zanini Stéfano, le directeur adjoint du protocole d’Etat italien ainsi que deux autres représentants du Saint siège.
Le président Patrice Talon a également profité de son séjour pour échanger, ce jeudi 17 mai, avec le personnel de l'ambassade du Bénin à Rome. « Tour à tour, Evelyne Togbé Olory a présenté chacun de ses collaborateurs au chef de l’État et au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Elle a saisi l'occasion pour présenter au président Patrice Talon le turban BB (Bio-Bénin), un produit à base de fibres de coton 100 % made in Bénin qui sera présenté au mois de septembre prochain lors de la Fashion week de Milan.
En début de semaine prochaine, le président Patrice Talon sera en Suisse où il rencontrera à Berne, son homologue Alain Berset, président de la Confédération suisse. Il se rendra ensuite à Genève où il prendra part à la Conférence internationale sur l'accès aux médicaments et produits médicaux de qualité.

Actualités 18 mai 2018


Appui au développement : La France, un partenaire stratégique majeur du Bénin, selon Abdoulaye Bio Tchané

« La France est devenue un partenaire stratégique de premier plan de notre pays car depuis 2014, ses engagements ont atteint environ 44 milliards de francs CFA par an et 75 milliards pour le compte de l’année 2018 », a confié Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, mardi 15 mai dernier, lors de la revue du portefeuille des projets financés au Bénin par l’Agence Française de Développement.

Cette revue dont l’objectif est d’apprécier la performance globale du portefeuille et d’échanger sur les difficultés qui entravent leur bonne exécution, en vue des solutions appropriées, a donc été saisie par ce dernier pour donner, au nom du Gouvernement béninois, l’assurance à la partie française que le Bénin a pris les mesures nécessaires à travers les différents mécanismes de suivi (Comité de suivi des projets phares, Comité de suivi des projets prioritaires, Unités Présidentielles de Suivi) pour assurer une bonne gestion des différentes initiatives en cours avec l’AFD.

 

Economie 18 mai 2018


Fonctionnement des institutions de la République: Les sept nouveaux membres de la Cour constitutionnelle connus

La composition complète de la sixième mandature de la Cour constitutionnelle est connue depuis ce mercredi 16 mai avec la désignation par le chef de l’Etat de ses représentants au sein de la Haute juridiction. Ils s’ajoutent aux quatre personnalités désignés par le bureau de l’Assemblée nationale.

Me Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué, Sylvain Nouwatin et André Katari représentent le chef de l’Etat au sein de la sixième mandature de la Cour constitutionnelle. De sources concordantes, ils ont été désignés, ce mercredi 16 mai, par le président Patrice Talon.
Me Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué va siéger en tant que juriste de haut niveau ayant au moins quinze ans d’expériences professionnelles. Un critère qu’elle remplit bien en tant que docteur en droit, enseignant-chercheur de droit à l’Université d’Abomey-Calavi à la retraite et commissaire-priseur. Elle n’est pas une inconnue du gotha politique. Elle est par ailleurs membre du bureau politique chargé des questions juridiques du parti la « Renaissance du Bénin (Rb) », aile Me Abraham Zinzindohoué, son époux.
Quant à Sylvain Nouwatin, il est un magistrat à la retraite et un proche du Parti social-démocrate (Psd), aile Bruno Amoussou. Ce digne fils de Comè dans le département du Mono, a occupé par le passé de hautes fonctions. Il a été président de la Commission électorale nationale autonome (Céna) et secrétaire général de la Cour constitutionnelle. Il retourne donc désormais à son ancien lieu de travail mais avec une nouvelle casquette, celle de membre à part entière de la Haute juridiction. Il va siéger au sein de la prochaine mandature de la Cour constitutionnelle au titre de magistrat.
En ce qui concerne André Katari, il a été désigné par le chef de l’Etat, au titre de personnalité de « grande réputation professionnelle ». Il est un ingénieur agronome et cadre du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) à la retraite. Originaire de Glazoué donc du département des Collines, il est spécialisé dans la recherche Fibres et Coton. Il a été coordonnateur de l’antenne Bénin du Projet multinational d’appui à la filière coton et textile.
Les trois nouveaux de la Cour constitutionnelle choisis par le chef de l’Etat vont rejoindre les quatre représentants du Joseph Djogbénou (juriste de haut niveau), Razacky Amouda (magistrat), Fassassi Moustapha (magistrat) et Rigobert Azon (personnalité) désignés, lundi 14 mai dernier, par le bureau du Parlement.
Avec la désignation de chef de l’Etat, les sept membres de la sixième mandature de la Cour constitutionnelle sont désormais au complet. Laquelle a été faite des deux côtés, conformément aux dispositions des alinéas 2, 3 et 4 de l’article 115 de la Constitution qui stipulent que « la Cour constitutionnelle comprend trois magistrats ayant une expérience de quinze années au moins dont deux sont nommés par le bureau de l’Assemblée nationale et un par le président de la République. Deux juristes de haut niveau, professeurs ou praticiens du droit, ayant une expérience de quinze années au moins nommés l’un par le bureau de l’Assemblée nationale et l’autre par le président de la République. Deux personnalités de grande réputation professionnelle nommées l’une par le bureau de l’Assemblée nationale et l’autre par le président de la République ».

Société 17 mai 2018


Programme « Aqua-Vie » d’accès à l’eau potable en milieu rural: La Banque mondiale accorde 110 milliards F Cfa au Bénin

La Banque mondiale a approuvé, mardi 15 mai dernier, un financement de 220 millions de dollars soit environ 110 milliards F Cfa de l’Association internationale de développement (Ida) pour aider le Bénin à étendre l’accès à l’eau à tous les habitants des zones rurales, a-t-on appris par un communiqué de presse de l’institution parvenu à notre rédaction. Cet appui s’inscrit dans le cadre d’un programme axé sur la performance dénommé « Aqua-Vie » et vise à construire 270 systèmes d’adduction d’eau et à remettre en état ou à étendre 360 systèmes existants dans les zones rurales, soit au total 34 500 nouveaux raccordements et 3 300 nouvelles conduites à implanter pour environ 1,6 million de bénéficiaires en milieu rural.

« Il est essentiel de veiller à ce que les pauvres aient accès à des services d’alimentation en eau durables et de qualité, et nous nous réjouissons d’aider le Bénin à mettre en œuvre les principales priorités de sa stratégie nationale pour l’approvisionnement en eau potable en milieu rural 2017-2030 », indique Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, rapporté dans le communiqué de l’institution. « En améliorant notamment les conditions de vie, la santé, le taux de scolarisation, la productivité et les revenus, surtout pour les femmes et les filles, poursuit-il, ce nouveau programme devrait avoir de nombreux effets positifs pour les plus défavorisés. »
L’accès à l’eau potable constitue un défi majeur dans les zones rurales du Bénin. En effet, seulement 30 % de la population rurale a accès à l’eau courante, contre un taux de 57 % en milieu urbain, selon le Programme commun de suivi de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) et de l’Unicef. C’est en cela que le programme « Aqua-Vie » vient à point nommé pour suppléer les efforts du gouvernement pour faciliter l’approvisionnement des populations en eau potable. Il est en phase avec la vision du chef de l’Etat, Patrice Talon, et le programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) ‘’Bénin révélé’’, ainsi qu’avec le cadre de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec le Bénin pour la période 2018-2023, en cours de finalisation.
Le programme fournit un cadre pour mobiliser des financements publics et privés additionnels en faveur des populations rurales et prend en compte des éléments tels que la passation de contrats basés sur la performance avec des opérateurs régionaux, le renforcement des capacités des prestataires et des municipalités concernées.

 

Société 17 mai 2018


2e journée de la visite des start-up par la Menc: Kea Medicals et Exportunity exposent leurs activités

La ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, poursuit le tour des start-up. Ce mercredi 16 mai, elle est allée toucher du doigt les activités de Kea Medicals installée au quartier Saint Michel et Exportunity présente dans les locaux de la Poste à Ganhi à Cotonou.

Deux start-up aux activités diverses ont reçu, hier, la visite du ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou. L’une appelée Kea Medicals a été créée par Arielle Vena Ahouansou, médecin de formation, il y a un an et demi ; l’autre connue sous le nom d’Exportunity a été fondé par Vital Sounouvou. Les deux start-up sont spécialisées dans le domaine des technologies, d’après les explications de leurs responsables.
Kea Medicals opère dans le développement des solutions technologiques en santé pour impacter le domaine des entreprises. Elle dispose d’une équipe de quinze membres qui travaille au jour le jour pour pouvoir aider les patients à facilement accéder aux soins de santé. « La technologie que nous avons mise en place à travers ce canal est appelée ‘’identité médicale universelle’’ », détaille Arielle Ahouansou. L’initiative est venue du vécu quotidien, a-t-elle révélé, avant d’expliquer qu’elle a été témoin de beaucoup de faits pendant ses études qui témoignaient du déficit du système de santé. Des patients qui arrivent dans un état critique ne pouvant pas communiquer des informations sur leur santé aux médecins, des patients qui viennent aux urgences inconscients, des diabétiques… L’histoire qui a particulièrement marquée la responsable de Kea Medicals était celle d’une jeune dame qui venait d’accoucher dans un hôpital et qui a eu une hémorragie. Elle était dans l’incapacité de parler aux médecins ainsi que ses parents, ne serait-ce que pour situer sur son groupage sanguin. Il aurait fallu des gymnastiques pour retracer le groupe sanguin de la patiente sur la base des analyses précédentes avant de trouver la poche de sang adéquate. Mais c’était trop tard. Autant de situations qui ont amené Arielle Ahouansou à réfléchir et à se demander pourquoi ne pas mettre en place une plateforme qui faciliterait la remontée des informations sur l’état de santé des patients. D’où la création de Kea Medicals qui est une plateforme sur laquelle le patient crée son profil et fournit des informations identitaires, des informations relatives aux maladies chroniques ainsi que des adresses facilitant des renseignements sur son état et ses parents.
Pour sa part, Vital Sounouvou a indiqué que sa société Exportunity est un groupe d’entreprises qui « démocratise » au Bénin le e-commerce. Il se réjouit du fait que la ministre connaisse les besoins des start-up et l’appelle à mieux les accompagner pour permettre aux entreprises de faire la promotion de leurs produits. « Nous allons réfléchir ensemble, nous allons soutenir vos initiatives, donner de la crédibilité à ce que vous faites et nous organiser pour le développement de l’écosystème du numérique », s’est engagée Aurélie Adam Soulé Zoumarou?

Actualités 17 mai 2018


Compte rendu du Conseil des ministres: Les sections routières dégradées seront aménagées en urgence

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 16 mai, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.

Les dossiers approuvés au cours de la séance se présentent comme suit :

I. Au titre des mesures normatives

1-1. Modalités d'application en République du Bénin, des règlements relatifs à la gestion des intrants agricoles dans l'espace CEDEAO/UEMOA.

Les règlements de la CEDEAO et de l'UEMOA sur la gestion des intrants agricoles définissent un cadre juridique harmonisé que chaque Etat membre doit transposer dans son arsenal juridique, par des textes d'application, en fonction de son cadre institutionnel et de ses spécificités. C'est pourquoi le Conseil a adopté les décrets :
1- fixant les modalités de gestion et de contrôle de qualité des engrais en République du Bénin ;
2- portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité national d'Agrément et de Contrôle de qualité des Engrais en République du Bénin ;
3- portant application des règlements communautaires sur l'homologation des pesticides en République du Bénin ;
4- portant création, mission, attributions, organisation et fonctionnement du Comité national de gestion des pesticides ;
5- portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité national des semences végétales en République du Bénin ;
6- instituant le catalogue béninois des espèces et variétés végétales.
L'adoption de cette série de décrets permet à notre pays de :
- se conformer aux règlements communautaires;
- bénéficier des appuis techniques et financiers des institutions régionales et internationales ;
- porter les produits de son agriculture sur les marchés régional et international.
Le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche a été instruit, en relation avec les autres ministres concernés, aux fins de prendre les arrêtés d'application de ces décrets puis de veiller à leur vulgarisation immédiate.

1-2. Abrogation du décret n°2016-052 du 10 mars 2016 portant autorisation d'occupation d'une portion du domaine public pour l'expansion des activités de la société « Les Bagnoles ».

Le 10 mars 2016, le gouvernement avait pris le décret 2016-052 autorisant la société «Les Bagnoles» à occuper, à titre onéreux, une portion du domaine public d'environ 7100 m2, située entre l'échangeur de Godomey et la route Godomey-Calavi.
En application de celui-ci, l'Arrêté n° 2016-1073 du 22 mars 2016 portant fixation des modalités d'occupation d'immeuble a été pris par le ministre d'Etat chargé de l'Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation. Sur cette base, un contrat de bail emphytéotique a été signé avec la société « Les Bagnoles Motors SA » le 22 mars 2016.
Mais à l'analyse, ces actes ont été pris en violation des dispositions du code foncier et domanial.
En effet, le domaine public ne peut faire l'objet de bail emphytéotique dont la caractéristique fondamentale est de conférer au preneur, un droit réel susceptible d’hypothèque. Or, l'hypothèque constitue une garantie pour les créanciers du preneur. Ainsi, l'immeuble en cause peut être sujet à une saisie.
En outre, l'autorisation d'occupation délivrée à la société l'a été sans l'accomplissement de la formalité substantielle de l'enquête de commodo et incommodo prescrite par l'article 283 alinéa 1er du code foncier et domanial.
Aussi, le Gouvernement lui ayant signifié ces violations du code, la société a-t-elle déclaré renoncer aux droits résultant du contrat querellé.
En conséquence, le Conseil a décidé d'abroger le décret sus cité et a conséquemment instruit le Ministre de l'Economie et des Finances, de rapporter l'arrêté n°1073-c/MEFPD/DC/SGM/DGID/DDET/SGDPE du 22 mars 2016 portant fixation des modalités d'occupation d'immeuble.

1-3. Approbation des statuts de l'Ecole de Formation des Professions Judiciaires.

Pour tous les corps professionnels, une formation initiale doit être effectuée, qui prépare l'entrée en exercice de la profession. A cela s'ajoute une nécessaire formation en cours de carrière qui permet, de manière périodique, d'assurer l'actualisation des connaissances.
En l'état actuel des capacités de notre Justice, la problématique de l'efficacité et du coût du modèle de formation des membres des professions judiciaires se pose. C'est le cas notamment pour les auditeurs de justice, les officiers de justice et les greffiers.
Aussi, le Conseil a-t-il adopté le décret portant approbation des statuts de l'Ecole de Formation des Professions Judiciaires. Dès son ouverture, cette école aura à charge :
- la formation initiale des auditeurs de justice, des officiers de justice, des greffiers, des agents de protection de l'enfance et de l'adolescence ;
- la formation continue de tous les membres du corps judiciaire.

1- 4. Révocation de monsieur Casimir Sossou des fonctions de maire de la commune d'Aplahoué.

A la suite de la dénonciation, par douze conseillers de la commune d’Aplahoué, de faits de mauvaise gestion et de malversation financière par le maire, l'Inspection générale des Finances y a été dépêchée.
Son rapport confirme les faits dénoncés qui se traduisent, entre autres, par :

- la non organisation au profit du conseil communal des séances de reddition de comptes suite à la mise en application de la délibération relative à la gestion de la gare routière d’Azovè;
- la prise de décisions dans des domaines de compétence de l'organe délibérant sans s'en référer à celui-ci ;
- le non versement des recettes issues de la vente des tickets de droit de stationnement au titre de l'année 2016 ;
- le manquement aux devoirs de sa charge et l'utilisation à des fins personnelles des ressources de la commune ;
- le non respect des procédures requises à l'occasion de recrutements d'agents au profit de la commune ;
- le refus de transmettre à l'autorité de tutelle des actes de nomination aux charges de la commune ;
- l'attribution et l'exécution des marchés publics en violation des procédures établies ;
- le paiement de dépenses irrégulières et la délivrance d'un faux certificat de travail.
En application des lois sur la décentralisation, le préfet du département du Couffo a convoqué deux sessions extraordinaires du Conseil départemental de concertation et de coordination pour examiner les faits reprochés à l'intéressé, et lui permettre de fournir des explications. Le préfet a ensuite adressé un rapport au ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale qui a suspendu le maire de ses fonctions.
Tenant compte des fautes lourdes commises au regard de la loi, le Conseil a décidé de la révocation de Monsieur Casimir Sossou de ses fonctions de maire de la commune d'Aplahoué, sans préjudice de poursuites judiciaires éventuelles.

II- Au titre des communications

II-1. Programme d'amélioration de la qualité de l'éducation dans le sous-secteur des Enseignements maternel et primaire.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Partenariat mondial pour l’éducation, le ministère des Enseignements maternel et primaire a organisé en 2017, une évaluation de la performance du personnel enseignant portant sur un effectif représentatif de six mille sept cent vingt (6720) enseignants au plan national.
Le but visé est de s'assurer de la qualité des enseignements dispensés aux apprenants, toute chose qui contribue à l'amélioration de notre système éducatif. Ainsi, les capacités des enseignants dans certaines disciplines dont le français et les matières dérivées ont-elles été appréciées, afin d'organiser le cas échéant, un renforcement de capacités à leur profit.
De façon générale, le niveau de maîtrise des outils linguistiques (grammaire, conjugaison, orthographe) par les enseignants évalués, n'est pas encore à la hauteur des attentes.
De même, les inspections pédagogiques organisées dans le cadre régulier du contrôle et de la supervision pédagogique par les structures du ministère, révèlent chez certains, des insuffisances préoccupantes en expression orale et écrite.
Pour remédier au plus tôt à cette situation, le Conseil a autorisé le ministre des Enseignements maternel et primaire à mettre en œuvre le Programme de renforcement de la qualité de l'éducation à travers un plan de perfectionnement au profit des enseignants des écoles maternelles et primaires du Bénin.
Pour ce faire, il élaborera un plan de renforcement de la formation professionnelle continue des enseignants des écoles maternelles et primaires publiques.

II-2. Travaux d'urgence d'entretien des routes revêtues, campagne 2018

L'état du réseau routier national, en raison des dysfonctionnements relevés dans le système d'entretien actuel, a entraîné la dégradation de certains axes de grande circulation, avec pour conséquence, de nombreux désagréments aux usagers.
En attendant l'application du nouveau cadre institutionnel prévu pour y remédier, le gouvernement a décidé de faire effectuer des travaux d'urgence d'entretien des sections routières les plus dégradées du réseau routier national revêtu.
Ils concernent les axes suivants répartis en quatre (04) lots :
- lot 1 : Sortie Natitingou-
Carrefour RN7-Tanguiéta-Porga-
Frontière Burkina; Kota carrefour-Natitingou et Djougou-Affon-N'Dali;
- lot 2 : Limite département du Plateau-Kétou ; Pobè-Kétou et Porto-Novo-Avrankou-Igolo ;
- lot 3 : Covè-Bohicon et
Dogbo-Azovè-Abomey (jonction contournement Sogon) ;
- lot 4 : Bohicon-Dassa-Zoumè.
Les ministres concernés sont instruits d'accélérer les formalités administratives y relatives et de veiller à la réalisation des travaux dans des délais raisonnables, par les entreprises SOGEA SATOM, ADEOTI SARL et COLAS-BENIN.

II- 3. Compte rendu de l'audit technique, financier et juridique du chantier de construction du siège de l'Assemblée nationale à Porto-Novo.

L'audit complet de ce chantier qui a été diligenté par le Gouvernement révèle que dans l'hypothèse d'un achèvement des travaux, il resterait à mobiliser vingt-deux milliards cinq cent un millions sept cent neuf mille cinq cent quatre-vingt-huit (22.501.709.588) FCFA. Cependant, le cabinet d'audit est très réservé sur cette option qui ne garantirait pas la durabilité de l'ouvrage, érigé sur un sol marécageux, avec des défaillances techniques graves.
A l'étape actuelle, le montant total décaissé par le gouvernement au maître d'ouvrage délégué (SERHAU SA), pour la réalisation de ce chantier important, est de vingt-deux milliards six cent soixante-quatre millions dix- neuf mille neuf cent soixante-seize (22.664.019.976) FCFA, soit 50,2% du coût d'objectif, pour un taux d'exécution physique global d'environ 45,71 %.
En raison de la gravité des constats révélés par le rapport d'audit, le gouvernement a fait une communication devant l'Assemblée nationale. A cette occasion, il a noté la convergence de l'opinion et des appréhensions du Parlement avec les siennes.
Le Conseil a donc pris acte de la volonté de la majorité des députés de voir arrêter les travaux en vue de construire un nouvel édifice sur un autre site, et d'engager la responsabilité de toutes les personnes impliquées.
La liste des sociétés dont les contrats sont à résilier se présente comme suit :

1- Gros œuvre

- BENIN BATISSES TP
- RCB
- GAMEF
- BETAFRIC
- JUBIT
2- Menuiserie bois
- COMOVEP
3- Menuiserie alu
- ECOMA
4- Menuiserie métallique et ferronnerie
- CIA
5- Electricité courant fort groupe électrogène ascenseur
- SEIB
6- Courant faible
- SEIB
7- Revêtement, peinture, étanchéité
- EBS
- CNC
- ECMA
- DYJESK
- ABD
- ERUDIT
- HBP
8- Climatisation, ventilation
- SEIB
9- Plomberie sanitaire
- SOGEI
10- Aménagement intérieur
- MAYARICK
11- Construction de voie ceinturant le site
- LOGIC
12- Eclairage du chantier
- ADJAF SERVICES
13- Bureau de chantier
- ARCHICAD
14- Maître d'œuvre
- GROUPEMENT TROPHEE
15- Contrôle d'ingénierie GROUPEMENT ACL-GEO CONSULTING
16- Bureau de contrôle technique
- SOCOTEC
17- Laboratoire
- CNERTP

Il convient de souligner qu'au plan juridique, le rapport d'audit suggère qu'« en ce qui concerne le contentieux judiciaire en cours, il aurait été indiqué pour le maître d'ouvrage d'établir la responsabilité du maître d'ouvrage délégué, la SERHAU, son mandataire, du Groupement TROPHEE voire des bureaux d'études et de contrôle pour ensuite exercer ses recours en garantie à leur encontre. »
Le même rapport d'audit indique que : « Initier une procédure tendant à obtenir la garantie du maître d'ouvrage délégué SERHAU, du maître d'œuvre TROPHEE, des bureaux techniques et de contrôle s'il y a lieu, pourrait permettre de réduire tant soit peu le coût du préjudice pour l'Etat. »
Enfin, le rapport fait observer que: « s'agissant des voies judiciaires contentieuses, le résultat reste aléatoire. Par conséquent, faire le choix de la résolution amiable des conflits nés et à naître de l'exécution des marchés des travaux du chantier apparaît comme étant la solution la moins risquée au regard de l'ensemble des manquements constatés et imputables tant au maître d'ouvrage, à son mandataire SERHAU qu'aux corps techniques et de contrôle. »...
...Ces conclusions traduisent que, dans ce dossier, l'Etat n'a pas toujours su prendre ses responsabilités par le passé, et justifient la décision du Conseil de faire procéder notamment à la résiliation du mémorandum d'entente et de la convention de maîtrise d'ouvrage déléguée liant l'Etat béninois à la société SEHRAU SA.
Après une analyse de l'ensemble de ce dossier, le Conseil a instruit les ministres concernés à l'effet de :
1- renforcer la surveillance du chantier ;
2- situer les responsabilités des différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet et engager des poursuites judiciaires contre les auteurs des malversations constatées ;
3- procéder à la résiliation amiable ou par voie judiciaire des contrats relatifs aux travaux de construction du siège de l'Assemblée nationale ;
4- procéder au recouvrement des sommes dues et à la réparation des dommages causés à l'Etat par le maître d'ouvrage délégué et les autres entreprises prestataires sur le chantier.

II- 4. Règlement des dépenses déclarées inéligibles par la Coopération Suisse et relatives à l'organisation de la première Conférence des ministres de la Santé de l'Espace ffrancophone.

Dans le cadre de sa coopération avec notre pays, la Suisse a apporté son soutien financier pour un certain nombre d'activités. Mais tous les rapports d'exécution n'ont pas été soumis dans les délais impartis.
La partie Suisse a donc diligenté une mission d'audit comptable et financier en 2016. Il en ressort que cinq contrats font l'objet de manquements au respect des clauses et présentent des pièces comptables non éligibles.
Les réserves de l'auditeur portent notamment sur un montant de soixante-quinze millions cinq cent trente et un mille trois cent quatre-vingt-neuf
(75.531.389) FCFA, et le cas le plus préoccupant concerne la contribution de la Suisse d'un montant de quarante-cinq millions (45.000.000) FCFA destiné à l'organisation de la première Conférence des ministres de la Santé de l’Espace Francophone. Ces ressources ont servi à d'autres fins que celles prévues.
Pour préserver la crédibilité de notre pays et ne pas compromettre ses bonnes relations de coopération avec la Suisse, le Conseil a instruit le ministre de l’Economie et des Finances de procéder au remboursement de ce montant.
Les ministres concernés prendront, à l'égard des personnes responsables de ces actes de mal gouvernance, les sanctions disciplinaires à la mesure des forfaits commis, nonobstant les poursuites judiciaires à engager à leur encontre.

III- Rencontres et manifestations internationales

Le Conseil a autorisé :
- la participation du Bénin à la 58èmc session ministérielle de la Conférence des ministres de l'Education des Etats et Gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN), qui se tiendra au Canada Nouveau Brunswick, du 20 au 24 mai 2018 ;
- la participation du Bénin à l'opération quadripartite de sécurité transfrontalière Bénin-Burkina-Ghana-Togo dénommée « Koudanlgou 2018 » ;
- l'organisation à Cotonou, du 04 au 06 juin 2018, de la table ronde nationale sur l'élimination de la transmission mère-enfant (ETME) et la prise en charge pédiatrique du VIH au Bénin ;
- l'organisation à Cotonou, du 18 au 22 juin 2018, de la deuxième édition de la conférence internationale des ministres de la Santé et des ministres de l'Economie Numérique.

IV- Mesures individuelles

Les nominations ci-après ont été prononcées sur proposition des ministres concernés :

- Au ministère de la Défense nationale
Attaché de Défense près la Mission permanente du Bénin à New-York :
Colonel Guy Antoine Adjaho.
Chef du Pôle Opérations et Entrainement de l'Etat-Major Général des Forces Armées Béninoises :
Colonel Idjouola Tétédé
Chef du Pôle Stratégie et Relations Internationales de I'Etat-Major Général des Forces
Armées Béninoises :
Colonel Bariou Alao

- Au ministère de la Santé Directrice adjointe de cabinet :
Madame Eléonore Mathilda Armande Gandjèto

- Au ministère de l'Eau et des Mines
Directeur général de la Société nationale des Eaux du Bénin :
Monsieur Gougbé Camille Dansou

Fait à Cotonou, le 16 mai 2018

Le secrétaire général
du gouvernement

Edouard Ouin-Ouro

Actualités 17 mai 2018


Tentative de vol à main armée (2e dossier): 5 ans de travaux forcés pour Ferdinand Aballo et David Hessou

La cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey a connu, mardi 15 mai dernier, de son deuxième dossier inscrit au rôle de sa première session au titre de l’année 2018. Poursuivis pour tentative de vol à main armée, les accusés Ferdinand Aballo et David Hessou ont été reconnus coupables et condamnés à cinq ans de travaux forcés.

Bien que condamnés à cinq ans de travaux forcés pour tentative de vol à main armée sur Hounnon Soffo Dokpossou, les accusés Ferdinand Aballo et David Hessou s’estiment très heureux. Ils recouvrent leur liberté étant donné que la peine couvre le temps déjà passé en détention provisoire.
A la barre, mardi dernier, les deux compères ont compris l’enjeu et n’ont pas eu d’autre choix que de coopérer pour la manifestation de la vérité après les quelques mis en garde du président de la cour Delphin Chibozo. Ils ont reconnu les faits comme ils l’avaient fait lors de l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction.
Mais devant la cour, l’exercice a été plus rude pour eux tant ils étaient arrosés de questions sur l’opération qui les a conduits à la barre. La cour a cherché connaître les circonstances dans lesquelles les faits s’étaient déroulés ce jour-là à Lokossa. Et, c’est d’abord Ferdinand Aballo qui planche. Il répond à la cour sur le mode opératoire de cette tentative de vol à main armée qui a échoué ce 3 avril 2013.
Après avoir tenté au début de faire de la diversion, le premier accusé a rapidement été ramené au sujet principal par le président. Ainsi, il reconnaît avoir tenté, avec David Hessou, d’arracher la moto Sanya neuve au féticheur Hounnon Soffo en usant de subterfuges. Ils l’arrêtent pour lui demander le chemin d’un village et c’est au moment où celui-ci a commencé par le leur indiquer que le plan d’attaque a été mis en œuvre. David positionné à quelques mètres sort l’arme et ordonna à son second de prendre la moto au féticheur. Mais ce dernier résiste et David appuie sur la gâchette pour ouvrir feu. Mais à leur grande surprise, l’arme fait long feu. Le coup ne part pas. Puis, à voir le gabarit du féticheur, les deux malfrats abandonnent tout jusqu’à leur propre moto pour fuir dans la brousse. Mais ils seront rattrapés par la gendarmerie avec en renfort la population de la localité.
La même version est servie à la barre par le second accusé David Hessou qui, après six mois de détention, a perdu la vue.
Aux questions de la cour visant à savoir pourquoi le coup n’avait pas marché, les accusés tentent de faire comprendre qu’ils n’avaient aucune intention de tuer la victime. Pour eux, l’arme n’était pas chargée et ils voulaient juste l’intimider pour lui arracher la moto.
« Faux ! » rétorque la victime Hounnon Soffo Dokpossou présent et qui déclare que c’est grâce aux forces occultes dont il était détenteur que le coup de feu n’a pas pu partir. Sinon, il ne serait plus en vie. Il est convaincu que ce sont ses fétiches qui l’ont protégé face à ses agresseurs qui étaient visiblement prêts à le tuer pour prendre sa moto.

Réquisitoire

Dans son réquisitoire, l’avocat général Blaise Kissèzounnon fait remarquer que ce dossier donne encore la preuve que notre société est en crise. Une crise qui se caractérise par la paresse et l’oisiveté de certains jeunes qui pensent pouvoir s’enrichir en posant des actes ignobles tels le vol, le braquage, les sacrifices humains et autres délits. La preuve en est donnée par ces deux inculpés David Hesssou et Ferdinand Aballo qui tirent sur Hounnon Soffo pour vaincre son courage et lui arracher sa moto.
L’avocat général estime que les éléments constitutifs du vol à main armée sont réunis. L’élément légal repose sur les articles 265, 266, 267 et 381 du Code pénal. L’élément matériel réside dans le fait de tenter de déposséder un individu de son bien en pointant sur lui l’arme à feu à double canon dont ils étaient porteurs. Selon lui, l’échec de l’opération n’excuse en rien les accusés. N’eussent été le physique impressionnant et la ténacité de la victime, l’acte serait allé jusqu’au bout. L’intention est présente et réside dans la préparation et l’exécution de l’opération. Il s’agit de vol avec circonstances aggravantes. Et pour l’avocat général, les accusés ont reconnu eux-mêmes les faits, donc sont bien convaincus des chefs d’accusation. Pour ce faire, il requiert que la cour les retienne dans les liens desdits faits et les condamne chacun d’eux à huit ans de travaux forcés.

Clémence

Une peine trop lourde selon les avocats Enosch Chadaré et Herman Yémonfon. Ils plaident coupables et demandent la clémence de la cour. Selon eux, ces deux jeunes sont en réalité des victimes de la société. Ils font observer que la clémence est aussi un acte de justice qui permet de donner une nouvelle chance à un égaré. Ayant grandi sans parents, les accusés ont grandi dans des conditions très difficiles faisant d’eux ce qu’ils sont devenus. « Ils ne sont pas des monstres, ce sont des gens comme vous et nous qui se sont égarés momentanément », lance l’un des avocats qui se dit convaincu que ces jeunes sont des amateurs et non des professionnels du crime. La preuve en est que c’est en plein jour qu’ils attaquent, au vu et au su de tout le monde avec une arme non chargée qu’ils abandonnent pour fuir. Une façon de rejeter la thèse de vol à main armée avec circonstances aggravantes de l’avocat général.
Aussi, insistent-ils sur les conditions de David Hessou qui est devenu aveugle six mois après son incarcération. Et depuis ce temps, il est dépendant de son compère Ferdinand Aballo même pour ses petits besoins. La vie leur fait déjà payer chèrement cet acte commis. Car, l’un a perdu la vue entretemps, leurs familles respectives se sont disloquées avec leurs progénitures dans la nature.
Après le réquisitoire du ministère public et les plaidoiries de la défense, la cour suspend pour délibérer. A l’issue de la délibération, la cour reconnaît David Hessou et Ferdinand Aballo coupables de tentative de vol à main armée sur le nommé Hounnonsoffo et les condamne à une peine de 5 ans de travaux forcés. Mis sous mandat de dépôt depuis le 4 avril 2013, les accusés David Hessou et Ferdinand Aballo sont libres, ce temps ayant couvert la peine. Ils pourront désormais rentrer chez eux?
Résumé des faits

Le 3 avril 2013, avec sa motocyclette neuve de marque Sanya de couleur rouge, Hounnon Soffo Dokpossou s'était rendu, à Kplogodomè, localité située dans l'arrondissement de Koudo, commune de Lokossa, accompagné de sa jeune sœur Jeannette Dokpossou.
Sur le chemin de retour vers 15 h, ils furent interceptés à hauteur de la rivière du village Tinou, par les nommés David Hessou et Ferdinand Aballo. Pour distraire les victimes, ils leur demandèrent la voie qui mène au village Agamè. C'est lorsque Hounnonsoffo leur indiquait cette voie que David Hessou en profita pour sortir un pistolet de fabrication artisanale. Il le pointa sur lui et invita son second Ferdinand Aballo à lui arracher la motocyclette.
Face à une telle action, Hounnonsoffo opposa une vive résistance. C'est alors que Ferdinand Aballo ordonna à David Hessou de tirer sur lui. David Hessou appuya à plusieurs reprises sans succès sur la gâchette. Surpris par la non-détonation de l'arme, ils abandonnèrent leur vil dessein et prirent la poudre d'escampette laissant leur propre motocyclette. Mais, l'alerte vite donnée par Hounnon Soffo Dokpossou permit à la population appuyée par les éléments de la brigade territoriale de Lokossa de les appréhender l'un après l'autre.
Interrogés, David Hessou et Ferdinand Aballo finirent par reconnaître les faits de tentative de vol à main armée à eux reprochés?
Composition de la Cour

Président : Delphin Chibozo
Assesseurs : Alphonse Gbossou et Bienvenu Sohou

Jurés : Cossi Albert Guèdègbé, Ernestine Tonoukouin, Marguerite-Hortense Kossou et Prosper Tossou Zinsou

Ministère public : Blaise G. Kissezounnon
Greffier : Olga Houéto Aloukou

 

Société 17 mai 2018


Marie-Jeanne Ruffino, femme révolutionnaire: « Engagement citoyen et patriotisme, socles du développement »

Elle s’est battue sous la Révolution comme bon nombre de militantes de cette période. Institutrice à la retraite, Marie-Jeanne Ruffino tient au respect du bien public et au sens du patriotisme. Des valeurs qu’elle enseigne aux jeunes.

Impossible d’évoquer la période révolutionnaire sans faire allusion à certaines figures féminines et surtout au combat qui était le leur en ces temps. Marie-Jeanne Ruffino a marqué aussi son passage. Femme militante très engagée au temps de la Révolution, elle conserve encore tout son sens du patriotisme. Il faut évoquer le sujet avec qu’elle pour mieux comprendre ses motivations et sa soif de développement.
Teint noir, taille moyenne, d’apparence calme, cheveux grisonnants, son sourire et son charme conservé, révèlent toute sa beauté de jeunesse. Marie-Jeanne Ruffino a gravé son nom dans les mémoires de ses élèves et de ses compagnonnes et compagnons de lutte de la période révolutionnaire.
Elle a milité au sein de l’Organisation des femmes révolutionnaires du Bénin (Ofrb). L’appartenance à cette organisation en dit long sur son militantisme. A ce titre, elle a été nommée chef de district urbain (Cdu) à Parakou, actuelle mairie, de 1986 à 1990. « La première fois où j’ai apposé ma signature sur un document légalisé, c’était le 2 mai 1986 », se souvient-elle. « Ma première réalisation d’infrastructures est le service des sapeurs-pompiers au profit de la même ville », se rappelle-t-elle, toute souriante. Elle était également l’une des chevilles ouvrières de la réalisation du Registre foncier urbain (Rfu) à Parakou avant que l’initiative soit étendue sur le territoire national et dans d’autres pays africains.
Du haut de ses 75 ans, cette femme demeure jeune dans l’esprit. Lorsqu’on évoque le passé, elle est bien à l’aise pour dispenser un cours d’histoire. « J’ai connu les différentes mutations qui se sont opérées à la tête du pays ». Paradoxalement, pour évoquer le souvenir de ses compagnonnes de lutte, sa mémoire flanque quelque peu, la plupart ayant déjà rejoint l’au-delà.
Elle raconte la Révolution pleine de souvenirs et de nostalgie. « Nous croyions en ce que nous faisions », soutient-elle. « A l’Assemblée nationale, toutes les couches étaient représentées et les débats se faisaient dans les différentes langues nationales pour permettre à tous d’être imprégnés de la situation du pays », confie-t-elle. L’engagement au service du peuple était total et désintéressé. « Nous n’avons jamais été payés pour le travail que nous faisions. Il n’y a pas un seul commissaire du peuple qui vous dira le contraire ; on ne gagnait pas de salaires politiques ; les commissaires du peuple qui allaient à l’intérieur du pays pour sensibiliser recevaient juste une modique somme pour se restaurer et des tickets de rafraîchissement », témoigne-t-elle pour convaincre de leur sens élevé du patriotisme.

Une période passionnante

Ce don de soi est loin de faire école dans les rangs des jeunes d’aujourd’hui. Beaucoup convergent vers la politique parce qu’ils y ont trouvé une échappatoire au chômage ou un terrain à la vie facile.
Contrairement à certaines personnes qui comparent la Révolution à ‘’la traversée du désert’’ par le Bénin, Marie-Jeanne Ruffino pense qu’elle était la plus passionnante. « La Révolution, c’était une expérience parmi tant d’autres. Il importe de conserver les valeurs acquises de nos luttes » souligne-t-elle. Elle poursuit : « La vie en communauté était plus relaxe. C’est de cette convivialité qu’est née la dénomination ‘’camarade’’ (appellation syndicale) ». « Aujourd’hui, la méfiance gagne du terrain », regrette-t-elle.
La faute aux aînés qui n’ont pas su inculquer certaines valeurs à la génération actuelle ? A cette question, l’institutrice à la retraite relativise : « Nous avons joué notre partition. Et si nous avons failli quelque part, je fais mon mea culpa ».
Les principaux objectifs poursuivis en ces temps étaient clairs : la contribution de la femme au développement et l’engagement civique. A l’en croire, le sens du patriotisme était non négociable : « Nous militions corps et âme au détriment du soin à apporter à nos familles », se remémore-t-elle.
Leurs efforts n’ont pas été vains. « Nous allions dans les hameaux pour sensibiliser les femmes pour qu’elles soient membres des instances locales. En notre temps, il y avait même les brigades populaires (femmes très braves) qui assuraient les surveillances de nuit au même titre que les hommes», raconte-t-elle.
Les retombées de leurs efforts s’observent par l’importance accordée aux questions de la présence des femmes dans les instances décisionnelles aujourd’hui. « Elles se battent de plus en plus pour améliorer leur représentativité au sein des institutions », apprécie-t-elle.
Marie-Jeanne Ruffino a également fait de la lutte contre l’excision son cheval de bataille aux côtés de Karimou Rafiatou de regrettée mémoire et d’autres femmes.
Autant de sacrifices qui lui ont valu la reconnaissance de la nation pour ses bons et loyaux services à lui rendus. Des récompenses qu’elle reçoit non sans fierté, mais avec beaucoup d’humilité et de modestie. « J’ai été reçue dans l’Ordre du mérite social. Dans la vie, le plus important ne se limite pas qu’aux distinctions honorifiques. Ce qui compte, c’est le respect des valeurs », assure-t-elle.
Que le souvenir des femmes révolutionnaires soit peu évoqué aujourd’hui, cela lui est égal. « Que l’on parle du combat que nous avions mené en ces temps, cela ne m’émeut outre mesure. Personnellement, j’avais déjà décidé de vivre ma retraite un peu isolée», dit-elle.

La rigueur pour former des cadres dignes

Mais son retrait de l’enseignement et de la politique, ne l’empêche pas de se soucier du développement de son pays. La rigueur et l’engagement citoyen sont entre autres, les modes d’action pour relever le défi, selon elle. « La rigueur aide à former des citoyens dignes ; elle était observée dans tous les secteurs de la vie sociale», relève-elle.
Ces valeurs l’ont d’ailleurs longtemps caractérisée pendant qu’elle était dans le feu de l’action. « C’est un devoir républicain d’enseigner et de militer. Je n’avais pas des raisons de faillir », dit-elle avec fermeté.
Elle-même raconte qu’alors qu’elle était institutrice à Parakou, beaucoup craignaient sa force de caractère au point de la surnommer « la dame de fer ». Son apparence calme et son air effacé contrastent pourtant bien avec la rigueur qui lui a valu ce surnom.
Pour cette institutrice à la retraite, il n’est pas étonnant que la jeunesse soit placée aux premières loges de ses sages conseils. Une jeunesse qu’elle invite au dépassement, à l’abnégation. Dépassement de soi dans l’amour du prochain, et aussi dépassement des mesquineries et de l’ignorance. Dans cette invite, Marie-Jeanne Ruffino indique bien sûr une hiérarchie de valeurs à respecter : « Il faut respecter le bien public, être dévoué pour la cause de la nation et ne pas tout attendre de l’Etat », conseille-t-elle. «Je tombe des nues quand les gens se plaignent par exemple de la dégradation d’une rue et attendent que l’Etat vienne la réfectionner. En notre temps, les habitants de la zone mettaient tous la main à la pâte pour corriger la situation eux-mêmes sans attendre l’Etat », explique-t-elle.
Aujourd’hui, le sens du patriotisme a déserté le forum, rgrette-t-elle. « Attendre que le gouvernement soit sur tous les fronts en matière de développement, c’est refuser de faire avancer sa propre communauté ; l’Etat ne peut pas être partout à la fois ; les gens se livrent à la paresse pendant que la cour de leur maison est sale », se désole-t-elle. Au regard de ces paramètres, elle invite les jeunes à l’intégrité, à la justice et au travail bien fait et désintéressé.

Foi chrétienne

L’autre valeur chère à cette femme reste l’engagement et la fidélité à Dieu. A l’heure où elle a tourné‘’dos’’ à l’enseignement et au militantisme, elle consacre davantage de temps au Créateur. Elle fait des versets bibliques ses délices et ne manque pas souvent les rendez-vous religieux de l’Eglise catholique. Elle y trouve un cadre idéal pour communiquer avec le Seigneur en faveur de sa famille et de son pays. « Si le pays marche, c’est dans l’intérêt de nous tous », sourit-elle.
Admise à la retraite depuis plus d’une vingtaine d’années, elle passe d’agréables moments de repos en compagnie de ses fils et de ses petits-fils dans la cité dortoir d'Abomey-Calavi et s’adonne également à la fabrication des produits locaux, tels que les farines de bouillie et les chips de bananes.
L’effervescence de la période révolutionnaire étant encore vivace dans son esprit, elle trouve par contre que la ville d’Abomey-Calavi est trop calme pour lui procurer toute la joie de vivre. C’est pourquoi, elle n’hésite souvent pas à rejoindre sa deuxième maison à Jéricho à Cotonou en vue de combattre l’ennui et de profiter de la bonne ambiance. A défaut, elle joue de la musique et esquisse des pas de danse pour savourer les succès du passé. La démonstration, elle nous en a fait au cours de notre visite à travers une mélodie de la Révolution qui invite à l’engagement citoyen de tous. « La période révolutionnaire me manque parce qu’elle était amicale et fraternelle ! », sourit-elle
Pour pérenniser les acquis de cette période, elle recommande la reprise des cours d’éducation civique dans les écoles. « L’homme n’a de valeur que par le travail et l’éducation », conseille-t-elle?

Société 17 mai 2018


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