La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Audiences au président de l’Assemblée nationale : Des questions de coopération et de développement au menu

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a reçu en audience, ce mercredi 16 mai à Porto-Novo, plusieurs personnalités et délégations dont les nouveaux ambassadeurs de Chine et de la Russie près le Bénin.

Peng Jing Tao, nouvel ambassadeur de Chine près le Bénin est la première personnalité reçue en audience, ce mercredi 16 mai à Porto-Novo, par le président de l’Assemblée nationale. Il est allé rendre une visite de courtoisie, d’amitié et en même temps de travail au président Adrien Houngbédji. Il promet d'intensifier la coopération bilatérale entre les deux pays, surtout en matière de réformes. « C’est une tradition de rendre visite aux responsables d’Etat d’un pays hôte. Donc, c’est non seulement une visite de courtoisie pour un nouvel ambassadeur chinois, mais aussi une visite de travail et d’amitié, parce que le président de l’Assemblée nationale est un grand ami de la Chine », a souligné le nouveau diplomate chinois. Pour Peng Jing Tao, Me Adrien Houngbédji a beaucoup travaillé pour le renforcement de la coopération et l’amitié entre la Chine et le Bénin, deux pays amis de longue date. « Nous avons connu des fruits de coopération très diversifiés dans tous les secteurs. En matière d’institutions législatives, nos deux pays ont aussi des échanges fréquents et fructueux », note-t-il. Selon le diplomate chinois, le Bénin est rentré dans une nouvelle période de réforme, comme ce fut le cas avec la Chine, depuis les quarante dernières années. Les échanges vont se poursuivre entre les deux parties pour construire ensemble les deux pays et apporter un plus au bien- être des deux peuples.
Après lui, le président de l’Assemblée nationale s’est entretenu avec Igor Evdokimov, nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie près les Républiques du Bénin et du Togo. Il a échangé avec le président Adrien Houngbédji sur les voies et moyens pour approfondir les relations bilatérales entre son pays et le Bénin, dans tous les domaines, surtout parlementaire, avec la possibilité d’un voyage d’un groupe de députés béninois en Russie en 2019. « C’est ma première visite au président de l’Assemblée nationale après la présentation de la lettre de créance au chef de l’Etat, le président de la République. Nous avons eu de très bonnes discussions avec le président du Parlement... Nous avons discuté de la possibilité de la visite de quelques membres du Parlement béninois dans notre pays, l’année prochaine et enfin, nous avons également échangé sur les relations politiques, économiques et humanitaires entre nos deux pays », a confié à la fin de ses échanges avec Me Adrien Houngbédji.
Le président de l’Assemblée nationale a reçu deux autres délégations : l’une de la Fédération des élus locaux de la commune d’Abomey-Calavi conduite par son président Fidèle Houinsou et l’autre du Conseil national des structures d’appui aux mutuelles sociales (Consamus) avec à sa tête son président Aboubacar Koto Yérima. La première est allée présenter la fédération récemment portée sur les fonts baptismaux au président de l’Assemblée nationale et recevoir sa bénédiction et sa caution morale. La seconde est allée exprimer à la fois son inquiétude et sa vision par rapport à la mise en œuvre de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch)?

Actualités 17 mai 2018


Violences et voies de fait et meurtre (28e dossier): De l’acquittement pur et simple à la réclusion criminelle à 7 ans

En ce deuxième jour de l’examen du vingt-huitième dossier inscrit au rôle de la cour d’assises de Cotonou, les réquisitions suivies des plaidoiries ont permis aux cinq accusés d’être fixés sur leur sort. Leurs peines varient de l’acquittement pur et simple à la condamnation à temps.

Sept ans de réclusion criminelle pour Florent Kakpo, coupable de coups mortels ; cinq ans de réclusion criminelle pour Séraphin Ahouandjinou, coupable de complicité de coups mortels ; deux ans de réclusion pour Félix Montcho, coupable de violences et voies de fait ; acquittement au bénéfice du doute pour Sébastien Ahouandjinou et acquittement pur et simple pour Justin Hinlidé. Telle est la sentence retenue suite à l’examen du vingt-huitième dossier inscrit au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou pour 2018.
Dans ses réquisitions, le ministère public a soutenu qu’il y a eu coups mortels, sur la base des débats et éléments du dossier. Ensuite, les mêmes éléments lui permettent de retenir qu’il y a complicité. Sur le fondement de l’article 60 du Code pénal, il relève que la complicité peut être issue de la confrontation. Qu’il y a complicité dans la mesure où l’agent pénal a utilisé la provocation pour assister l’auteur du crime.
Florent Kakpo en réalité est physiquement imposant, justifie-t-il. Ce n’est pas par hasard qu’il a été désigné pour assister celui qui conduit la moto, justifie le ministère public. C’est lui le ‘’John Bri’’. « Ce qui est curieux, c’est que quand ils sont tombés, Florent dit qu’ils se sont retournés », rappelle le ministère public.
A l’enquête préliminaire, n’a-t-il pas dit : « Nous l’avons battu sauvagement et l’avons abandonné à son sort ». Ce qui suppose des coups sévères, selon le ministère public. Il y a même l’intention criminelle, relève-t-il. De plus, devant le juge d’instruction, il a reconnu avoir donné une paire de gifles à la victime, retient le ministère public. On peut conclure qu’il y a coups mortels, explique le ministère public.
Concernant Séraphin Ahouandjinou, les débats et éléments du dossier montrent qu’il a reconnu les faits, qu’il ne voulait pas tuer. Il a mis sa moto à disposition et a conduit la victime. Il a participé en administrant des coups à la victime, relève le ministère public. Il conclut là qu’il y a complicité par aide et assistance de la part de Séraphin Ahouandjinou.
Quant à Sébastien Ahouandjinou, le ministère public rappelle qu’il a nié les faits pendant qu’ils l’accablent. Pour lui, il est le cerveau et l’instigateur pour avoir commandité l’expédition contre la victime Augustin Bossou. Il indique qu’il faut le retenir pour complicité par instruction donnée. C’est lui qui a organisé la réunion et il a offert 10 000 francs pour le sodabi, la boisson locale. Il a de l’influence sur les membres de la tontine, parce qu’il a de l’argent. C’est lui qui a sollicité Florent Kakpo et Séraphin Ahouandjinou pour le transport.
En ce qui concerne Félix Montcho, le ministère public relève qu’il était sur les lieux ; il demande la disqualification à son égard et la complicité de coups mortels à son encontre.

Peines et plaidoiries

Quant à Justin Hinlidé, selon sa déposition à la barre, en tant que cousin de la victime, il a déclaré qu’il compatissait au moment où son cousin subissait la foudre des assaillants. Le ministère public relève de ce fait qu’il ne saurait retenir aucun élément de coups mortels ni de complicité à son encontre. Raison pour laquelle il a demandé de l’acquitter purement et simplement.
Pour Florent Kakpo, le ministère public retient qu’il s’est rendu coupable de coups mortels, raison pour laquelle il demande de le condamner à 20 ans de travaux forcé
s. Il demande de retenir les quatre autres, à savoir Séraphin et Sébastien Ahouandjinou, Justin Hinlidé et Félix Montcho pour complicité de coups mortels et de les condamner à 15 ans de travaux forcés.
Rebondissant sur le même cas pour avoir été commis aux intérêts de Justin Hinlidé, Me Roméo Godonou a déclaré qu’il aurait pu se taire s’il avait la certitude que la demande d’acquittement de son client retiendrait l’attention des membres de la cour. Il a déploré la variation spectaculaire du ministère public de l’arrêt de renvoi qui affiche les violences et voies de fait et le meurtre à aux coups mortels largement développés dans ses réquisitions même s’il salue l’acquittement pur et simple dont bénéficie son client de sa part. Pour lui, il y a tout un parcours qui précède l’audience, la loi a prévu des actes. Sur la base de l’article 249 du Code de procédure pénale, il a rappelé que la cour d’assises a plénitude de juridiction pour juger les personnes traduites devant elle. Elle ne peut connaître d’aucune autre accusation. Dans le cas d’espèces, poursuit-il, les réquisitions devraient aller dans le sens des violences et voies de fait selon ce qui a été retenu dans ledit arrêt. Les accusés Sébastien Ahouandjinou, Félix Montcho et Justin Hinlidé sont poursuivis pour les violences et voies de fait (Vvf). Son client ne peut être poursuivi pour les Vvf.
Pour Me Roméo Godonou, les faits sont simples. Après les avoir rappelés, il a déclaré que son client était compatissant à l’endroit de la victime et se souciait de comment il allait s’en sortir. Il recourt à l’article 309 et indique qu’il n’y a aucune preuve matérielle que Justin ait porté des coups à Augustin Bossou. Pour défaut d’élément légal, matériel et d’incapacité temporaire de travail, il plaide alors son acquittement pur et simple, afin qu’il rejoigne sa famille.
Me Christel Balogoun défendant Félix Montcho, a fait remarquer qu’il faut du solide, quelque chose de bien scellé pour condamner. « On n’est pas sûr que ceux qui sont présentés à la barre sont coupables. Il a indiqué que la victime était dans un état éthylique et qu’il importe de rechercher la vraie cause de son décès, car il n’était pas lucide. Il relève beaucoup de lacunes qui ne permettent pas de retenir la culpabilité des accusés et partant de son client, selon lui. Les Vvf constituent un délit. Alors, Me Christel Balogoun demande la condamnation de Félix Montcho au temps déjà passé en détention.

Opj « accusateurs »

Intervenant pour Sébastien Ahouandjinou, Me Bienvenu Bédiyè a relevé qu’Augustin Bossou n’est pas décédé des suites des coups reçus dans la mesure où il est rentré avant d’être conduit le lendemain au centre de santé. « De plus, l’instruction qui est valable est celle qui s’est déroulée à votre barre », poursuit-il, avant de révéler que les officiers de police judiciaire (Opj) étaient des accusateurs. Il a indiqué avoir engagé une procédure contre certaines personnes qui auraient abusé de son client même en détention. Il s’appuie sur les articles 444 et 450 du Code de procédure pénale relatifs aux procès-verbaux d’enquête préliminaire. Son client, avoue-t-il, est une victime pour avoir été accusé d’être l’auteur d’une grossesse. Aucune complicité, donc l’acquittement pur et simple, plaide-t-il.
Pour Me Sakariyaou Nourou Guiwa, avocat de Séraphin Ahouandjnou, ce dernier est un citoyen modeste qui a été mêlé à un drame. Le dossier recèle beaucoup de lacunes ne permettant pas d’établir réellement et sans ambages la culpabilité des accusés. Le ministère public a tenté de charger les accusés. « On ne peut pas être auteur de coups et même temps complice des mêmes coups », relève-t-il. Une simple gifle administrée peut-elle entraîner des séquelles jusqu’à ce que mort s’ensuive ?, s’est-il interrogé. Il a déploré l’absence de rapport d’autopsie pour révéler que le certificat médical ne pourrait pas renseigner véritablement sur les causes du décès. Il plaide l’acquittement pur et simple pour son client.
C’est Me Evelyne da Silva Ahouanto qui a eu le privilège de fermer le banc des plaidoiries. Pour elle, la variation du ministère public pour les chefs d’accusation permet à la cour de ne pas imputer les coups mortels à Florent Kakpo, son client.
Sur le meurtre, elle a indiqué que le ministère public a abandonné ce chef d’accusation pour défaut de lien de causalité entre le décès et les coups reçus. Elle s’est référée aux observations de Me Roméo Godonou tendant à soutenir l’impossibilité de s’écarter des chefs d’accusation retenus par l’arrêt de renvoi. La base de la poursuite a été faite à charge, déplore Me Evelyne da Silva Ahouanto. « Un être humain normalement constitué ne peut pas s’auto-accuser à ce point », a-t-elle déploré. Les déclarations de Pierre Klokpon (un voisin qui en voulait à Florent), à l’endroit de son client, sont inexactes, affirme-t-elle. Elle plaide l’infraction non constituée et le défaut de lien de causalité entre l’infraction et le décès survenu.
A la délibération, Florent Kakpo a écopé sept ans de réclusion criminelle, la plus lourde peine. Il retourne en prison pour un peu moins d’un an tandis que les autres sont libres désormais selon le verdict final.
La cour connaîtra ce matin d’un dossier de coups mortels où trois prévenus sont attendus?

Les faits

Le samedi 21 janvier 2012, aux environs de 14 h, à Agbotagon, dans la commune de Toffo, à la réunion des membres de la tontine dite "Petit bar", sur la place publique, Augustin Bossou aurait dénoncé le nommé Sébastien Ahouandjinou comme étant l’auteur de la grossesse que porte dame Gbétomè épouse de Pierre Ouandokpossi, leur chef collectivité. Suite à cette dénonciation, les nommés Félix Montcho, Sébastien Ahouandjinou, Florent Kakpo, Justin Hinlidé, Jules Aïzan et Mathias Houessou se seraient mis à porter des coups de poing à Augustin Bossou avant de décider de sa conduite au commissariat de Ouègbo, sous la direction de Séraphin Ahouandjinou et Florent Kakpo.
En cours de route, en direction du commissariat, Augustin Bossou aurait résisté sur la moto conduite par Florent Kakpo au point même de les faire tous tomber. C’est alors que Séraphin Ahouandjinou et Florent Kakpo auraient porté des coups à Augustin Bossou avant de l’abandonner sur les lieux.
Evacué d’urgence à la clinique "Oasis" de Houègbo, Augustin Bossou a rendu l’âme lors de son transfert à l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi.
Séraphin Ahouandjinou interpellé et inculpé de meurtre a reconnu les faits tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur. Il est renvoyé devant la cour d’assises pour être jugé conformément à la loi pour des faits de coups mortels.
Félix Montcho, Sébastien Ahouandjinou, Florent Kakpo et Justin Hinlidé, interpellés et inculpés de meurtre n’ont pas reconnu les faits mis à leur charge par le ministère public.
Florent Kakpo est renvoyé devant la cour d’assises pour des faits de meurtre. Quant aux nommés Sébastien Ahouandjinou, Félix Montcho et Justin Hinlidé, ils sont renvoyés devant la cour d’assises pour répondre des faits de violences et voies de fait.
L’enquête de moralité est favorable aux accusés. L’expertise médico-psychologique révèle que les accusés étaient au moment des faits, en possession de toutes leurs facultés mentales et intellectuelles?


Composition de la cour

Président : Hubert Arsène Dadjo
Assesseurs :
Christophe Atinmankan
Georges Gbaguidi
Jurés : Sidonie Yétondji Dégila épouse Gbédji, Pierre Magloire Nagnonhou, Coffi Prosper Gbèdandé, Mariette Ahouansou.
Ministère public : Marc Robert Dadaglo
Greffier : Louis Houngbo

Société 17 mai 2018


Malversations sur le chantier de construction du siège du Parlement: Le gouvernement sanctionne 17 entreprises

Les acteurs et structures impliqués dans les malversations dans le cadre du chantier de construction du siège du Parlement à Porto-Novo en répondront par les voies indiquées. Le Conseil des ministres de ce mercredi 16 mai, statuant à la suite du rapport d’audit technique, financier et juridique dudit chantier, a pris une série de mesures.

« Il faut faire en sorte qu’il y ait des clarifications parce que près de 22 milliards ne peuvent ne pas donner des suites lorsque les objectifs fixés n’ont pas été atteints ». Joseph Djogbénou, ministre en charge de la Justice est formel. Dans le dossier de la construction du nouveau siège du Parlement à l’entrée de la ville de Porto-Novo, des têtes tomberont. Ce chantier « marque la qualité de la gouvernance antérieure. Jamais un pays qui a peu de moyens ne peut être géré avec un esprit d’amateurisme par rapport aux charges que les actes posés font peser sur l’Etat et sur le contribuable », a expliqué au cours de son traditionnel point de presse, le ministre Joseph Djogbénou.
Le Conseil des ministres de ce mercredi 16 mai a en effet connu du sujet, eu égard au contenu du rapport d’audit sur ledit chantier et a pris les mesures idoines qui vont de la rupture des contrats au recouvrement des sommes dues à l’Etat en passant par des poursuites judiciaires.
Quatre grandes décisions ont été prises à ce propos. La première, c’est de faire assurer la surveillance du chantier. La deuxième est que le gouvernement se propose de « situer les responsabilités des différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet et d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs des malversations constatées ». En troisième lieu, il entend procéder à la résiliation amiable ou par voie judiciaire des contrats relatifs aux travaux de construction du siège de l’Assemblée nationale. Puis enfin, il procédera aussi au recouvrement des sommes dues et à la réparation des dommages causés à l’Etat par le maître d’ouvrage délégué et les autres entreprises prestataires sur le chantier.
A l’étape actuelle, indique le Conseil des ministres, le maître d’ouvrage délégué (Serhau Sa), a déjà encaissé pour la réalisation de ce chantier 22 664 019 976 F Cfa, soit 50,2 % du coût d’objectif, pour un taux d’exécution physique global d’environ 45,71 %. Or, selon l’audit, « pour achever les travaux, il faudra encore mobiliser 22 501 709 588 F Cfa sans la garantie de la durabilité de l’ouvrage érigé sur un sol marécageux, avec des défaillances techniques graves ». Face à cette situation, le Conseil des ministres a donc pris acte de la volonté de la majorité des députés de voir arrêter les travaux en vue de construire un nouvel édifice sur un autre site, et d’engager la responsabilité de toutes les personnes impliquées. « Le dossier sera transmis d’une part à la Justice à qui il sera demander de situer les responsabilités et d’appliquer les sanctions que les lois de notre pays ont prévues », a insisté le ministre Joseph Djogbénou. Mais le gouvernement ne compte pas s’en tenir à cette seule formalité et entrevoit par ailleurs que « l’administration et la justice assumeront parfaitement leurs responsabilités », notamment pour ce qui est du ressort de la gestion marchés publics?

Liste des sociétés dont les contrats sont à résilier

Gros-œuvre : BENIN BATISSES TP, RCB, GAMEF, BETAFRIC, JUBIT.
Menuiserie bois : COMOVEP
Menuiserie alu : ECOMA
Menuiserie métallique et ferronnerie : CIA
Electricité courant fort, groupe électrogène, ascenseur : SEIB
Courant faible : SEIB
Revêtement, peinture, étanchéité : EBS, CNC, ECMA, DYJESK, ABD, ERUDIT, HBP
Climatisation, ventilation : SEIB
Plomberie sanitaire : SOGEI
Aménagement intérieur : MAYARICK
Construction de voie ceinturant le site : LOGIC
Eclairage du chantier : ADJAF SERVICES
Bureau de chantier : ARCHICAD
Maître d’œuvre : GROUPEMENT TROPHEE
Contrôle d’ingénierie : GROUPEMENT ACL-GEO CONSULTING
Bureau de contrôle technique : SOCOTEC
Laboratoire : CNERTP

Actualités 17 mai 2018


Sixième mandature de la Cour constitutionnelle: Le chef de l'Etat désigne ses trois représentants

Me Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué, Sylvain Nouwatin et André Katari représentent le chef de l’Etat au sein de la sixième mandature de la Cour constitutionnelle. De sources concordantes, ils ont été désignés, ce mercredi 16 mai, par le président Patrice Talon.

Me Cécile Marie-Josée de Dravo Zinzindohoué va siéger en tant que juriste de haut niveau ayant au moins quinze ans d’expériences professionnelles. Un critère qu’elle remplit bien en tant que docteur en droit, enseignant-chercheur de droit à l’Université d’Abomey-Calavi à la retraite et commissaire-priseur. Me Cécile Marie-Josée de Dravo Zinzindohoué n’est pas une inconnue du gotha politique. Elle est par ailleurs membre du bureau politique chargé des questions juridiques du parti la « Renaissance du Bénin (Rb) », aile Me Abraham Zinzindohoué, son époux. Quant à Sylvain Nouwatin, il est un magistrat à la retraite et un proche du Parti social-démocrate (Psd), aile Bruno Amoussou. Ce digne fils de Comè dans le département du Mono, a occupé par le passé de hautes fonctions. Il a été président de la Commission électorale nationale autonome (Céna) et secrétaire général de la Cour constitutionnelle. Il retourne donc désormais à son ancien lieu de travail mais avec une nouvelle casquette, celle de membre à part entière de la Haute juridiction. Il va siéger au sein de la prochaine mandature de la Cour constitutionnelle au titre de magistrat.

En ce qui concerne André Katari, il a été désigné par le chef de l’Etat, au titre de personnalité de « grande réputation professionnelle ». Il est un ingénieur agronome et cadre du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) à la retraite. Originaire de Glazoué donc du département des Collines, il est spécialisé dans la recherche Fibres et Coton. Il a été coordonnateur de l’antenne Bénin du Projet multinational d’appui à la filière coton et textile. Les trois nouveaux de la Cour constitutionnelle choisis par le chef de l’Etat vont rejoindre les quatre représentants du Parlement que sont Joseph Djogbénou (juriste de haut niveau), Razacky Amouda (magistrat), Fassassi Moustapha (magistrat) et Rigobert Azon (personnalité) désignés, lundi 14 mai dernier, par le bureau du Parlement.

Avec la désignation du chef de l’Etat, les sept membres de la sixième mandature de la Cour constitutionnelle sont désormais au complet. Laquelle a été faite des deux côtés, conformément aux dispositions des alinéas 2, 3 et 4 de l’article 115 de la Constitution qui stipulent que « la Cour constitutionnelle comprend trois magistrats ayant une expérience de quinze années au moins dont deux sont nommés par le bureau de l’Assemblée nationale et un par le président de la République. Deux juristes de haut niveau, professeurs ou praticiens du droit, ayant une expérience de quinze années au moins nommés l’un par le bureau de l’Assemblée nationale et l’autre par le président de la République. Deux personnalités de grande réputation professionnelle nommées l’une par le bureau de l’Assemblée nationale et l’autre par le président de la République ».

 

Actualités 16 mai 2018


Protection du segment prioritaire de côte à Avlékété: Le ministre Tonato visite le site de stockage d’enrochement
[caption id="attachment_29168" align="alignnone" width="1024"]Les impressions du ministre après la visite[/caption]

Le stockage de blocs de granite en vue de la construction de la digue immergée de protection et de la valorisation de la côte à la hauteur de Avlékété dans la commune de Ouidah se met progressivement en place. Dans la journée de ce mardi 15 mai, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a visité le site de stockage au port de Cotonou et a réceptionné le navire Gmb Artémis affrété pour transporter des blocs de granite en provenance de Norvège.

Le projet de construction d’une digue immergée de quatre kilomètres à l’Ouest de Cotonou est entré dans sa phase active depuis environ six mois. Ce segment prioritaire de côte, situé dans les zones d’Avlékété dans la commune de Ouidah dont le chantier de stockage et de conditionnement de blocs de granites situé au port de Cotonou, a reçu la visite du ministre du Cadre de vie, José Didier Tonato qui a réceptionné le navire Gmb Artémis transportant 33 000 tonnes de blocs de roche pour la réalisation du projet.

Pour construire le brise-lames, l’entreprise contractante doit utiliser un 1,2 million de tonnes de blocs de granite. Selon le ministre Tonato, l’approvisionnement se fait dans les proportions deux tiers et un tiers. Il explique que les deux tiers de blocs de granite doivent provenir des carrières béninoises et le tiers restant d’une carrière identifiée en Norvège. « Au total, douze navires vont décharger pendant plus de deux ans pour permettre la construction de cette digue », précise-t-il.
Le ministre Tonato explique ce choix d’importation de blocs de granite par la célérité voulue dans les travaux alors que les trois carrières du Bénin ne peuvent couvrir la demande pour servir l’ensemble des sites de construction. Outre le nouveau chantier d’Avlékété, il y aura à partir de l’année de nouveaux sites de construction de brise-lames à Djègbadji et Grand-Popo en plus des sites de construction d’épis à l’Est de Cotonou, notamment Akpakpa- Dodomè. « Nous avons évalué la capacité de production de blocs de tout le Bénin. Nous avons ouvert deux fronts, Cotonou Est et Avlékété. Si nous voulons suivre notre rythme de production, nous aurons besoin d’environ six ans pour avoir le volume et le tonnage de blocs nécessaires pour avancer. Il a été question, sur la base des instructions du chef de l’État, de mixer pour ramener le délai de construction à trois ans. C’est pour cela que nous avons opté pour un tiers minimum de blocs en provenance de l’extérieur pour suppléer à ce que nos carrières ne peuvent pas produire », explique le ministre du Cadre de vie.

Mise en place des enrochements dès octobre

Le chantier a commencé par se mettre en place depuis bientôt six mois, informe le ministre précisant que les essais altimétriques ont été faits et le site de stockage a commencé par recevoir des blocs en provenance de Dan et environ, indique le ministre Tonato. Il reçoit également le premier bateau de roche en provenance de Norvège. Ces travaux préparent le démarrage effectif de la construction de la digue en octobre prochain à Avlékété, période propice pour ces types de travaux en mer. Autour de cette période, la saison sèche est là et offre l’avantage d’une marée plus basse, donc plus favorable pour les opérations en mer.
Selon Moens Jan, directeur du projet, le navire qui a accosté décharge des enrochements d’un à trois tonnes qui seront stockés quelques mois à quelques encablures du port de Cotonou avant d’être utilisés à partir de fin octobre pour la construction du brise-lames à Avlékété.
Le projet dans sa phase actuelle sur Avlékété est évalué à quelques 65 milliards de francs Cfa, pour la construction de la digue immergée sur quatre kilomètres, le remblai et l’aménagement de la plage pour permettre le développement d’activité balnéaire et d’infrastructures hôtelières et d’activités de développement touristique. Le ministre rassure qu’avec l’ouverture prochaine d’un troisième front à Grand-Popo, « nous aurions réglé définitivement la question de la protection côtière au Bénin ».

Société 16 mai 2018


Etude, conception et mise en œuvre des programmes de développement: Le Cidr renouvelle son accord de siège au Bénin
[caption id="attachment_29167" align="alignnone" width="1024"]Eric LEVOY et Herve DJOKPE posant leur signature[/caption]

Le gouvernement a renouvelé au Centre international de développement et de recherche (Cidr) son accord de siège au Bénin. La signature du protocole y afférent a eu lieu, ce mardi 15 mai à Cotonou, entre le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Cidr, Eric Levoy, et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, l’ambassadeur Hervé D. Djokpé.

Installé au Bénin depuis 50 ans, le Centre international pour le développement et de recherche (Cidr) vient de renouveler encore son accord de siège. L’acte consacrant ce renouvellement a été posé hier par le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Eric Levoy, et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, l’ambassadeur Hervé D. Djokpé à travers la signature du protocole. 

Le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre en signant cet accord de renouvellement de siège, a rappelé que le premier projet mis en œuvre par le Cidr au Bénin a permis de créer la Compagnie dahoméenne de matériel agricole (Codamag) qui évolue maintenant sous le nom de Compagnie béninoise de matériel agricole (Cobemag). Au Bénin, indique-t-il, le Cidr a travaillé activement sur les filières agricoles en développant les Entreprises de services organisation de producteurs (Esop) en partenariat avec l’Organisation non gouvernementale bénino-togolaise Entreprises territoires et développement (Etd). Il a travaillé également, ajoute-t-il, sur l’économie de la santé en promouvant les mutuelles de santé dans les départements du Borgou et des Collines. Eric Levoy n’a pas oublié aussi la gouvernance des territoires avec les deux partenaires historiques du centre que sont le Groupement intercommunal des Collines (Gic) et l’Association pour la promotion de l’intercommunalité dans le département de l’Alibori (Apida).
Pour le directeur régional, le Cidr a développé de Lalo à Tchetti, de Savalou à Karimama, des approches méthodologiques, pour promouvoir un développement solidaire, durable et efficace au niveau familial villageois et régional. Des actions qui, selon lui, ont permis un essaimage dans la sous-région et plus précisément au Togo, en Côte d’Ivoire, au Mali ou au Burkina Faso, portant donc haut les couleurs du Bénin.
Grâce au renouvellement de l’accord de siège, Eric Levoy promet que le Cidr s’efforcera d’apporter des approches de développement innovantes, toujours en partenariat avec les acteurs béninois. Le Bénin, souligne-t-il, constitue pour le centre un des pays de concentration de ses projets et interventions.

Perpétuer le partenariat

Le renouvellement de cet accord de siège traduit également la reconnaissance du travail du Cidr au Bénin. Et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, l’ambassadeur Hervé D. Djokpé, s’en réjouit. Pour lui, la signature du renouvellement de l’accord de siège constitue une étape importante dans les relations entre le Cidr et l’Etat béninois. Elle traduit aussi le témoignage de la volonté commune des deux parties de perpétuer leur partenariat pour le développement et d’ouvrir de nouvelles perspectives d’actions dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de la gestion des territoires et de la lutte contre la pauvreté.
L’ambassadeur Hervé D. Djokpé estime que cet accomplissement exprime la reconnaissance de la satisfaction des populations bénéficiaires des nombreuses actions du Cidr. Au regard des interventions sur le terrain, des interventions qui sont en parfaite adéquation avec le Programme d’action du gouvernement (Pag), le secrétaire général affirme qu’en décidant de renouveler l’accord de siège, le gouvernement a la ferme volonté d’ouvrir une nouvelle page de ses relations avec le Cidr. Des relations qui, dit-il, étaient déjà fructueuses dans plusieurs domaines. Il cite, entre autres, la valorisation des produits locaux, la mise en place de l’Association pour le développement de l’intercommunalité dans le département de l’Alibori, la création du Groupement intercommunal dans le département des Collines, la création d’un Fonds pour le développement des territoires.
Le Cidr intervient aussi dans l’appui technique et méthodologique dans la conception des outils, la promotion des foires intercommunautaires dans les communes de Dassa-Zoumè, Savè, Glazoué, Savalou, Bantè, Ouèssè ; puis la formation des élus locaux et communaux. L’ambassadeur Hervé D. Djokpé a rassuré le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, de la sollicitude du gouvernement à toujours accompagner les actions du Cidr au Bénin.

Société 16 mai 2018


Lancement officiel de la plateforme sic@: L’Anpe entre dans le monde du numérique
[caption id="attachment_29166" align="alignnone" width="1024"]les Officiels au 1er plan lors du lancement [/caption]

Dans la dynamique de l’amélioration de son offre de service, l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) a mis en place une plateforme d’intermédiation. Dénommée « Plateforme du système d’information des clients de l’Anpe (sic@) », elle vise à faciliter l’accès aux services offerts par cette agence. Il a été lancé, ce mardi 15 mai, par Modeste Kérékou, ministre des petites et moyennes Entreprises et de l’Emploi des Jeunes.

L’inscription des demandeurs d’emploi à l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) est désormais digitale. Elle se fera sur la Plateforme du système d’information des clients de l’Anpe (sic@) en remplacement de l'ancien système qui était physique et contraignant. A la cérémonie de lancement de cet outil, Urbain Amégbédji, directeur général de l’Anpe, signale que l’utilisation des moyens technologiques répond à la volonté de faciliter l’accès à ses services aux usagers et de prendre efficacement en charge les clients. Le numérique, explique-t-il, offre d’énormes possibilités qui sont intégrées à la plateforme sic@. L’Anpe s’engage à doter les jeunes des compétences.
La révolution numérique introduite sur le marché de l’emploi par les technologies impose à l’Anpe de réagir. Face à ce défi, l’Anpe se doit de doter les compétences actuelles de moyens pouvant leur permettre de saisir les opportunités de travail générées par cet environnement digitalisé. « Le défi de l’emploi dans ce contexte dynamique et changeant est colossal », souligne-t-il. Selon lui, la plateforme sic@ est la solution en ce sens qu’elle offre la possibilité aux demandeurs d’emploi où qu’il se trouve de se faire enregistrer dans la base de données de l’Anpe. Ainsi, il pourra disposer des informations utiles et indispensables pour son accompagnement et son insertion. S’agissant de la qualité de l’offre de service, le digital est utilisé à plusieurs niveaux tels que l’inscription, l’intermédiation entre l’offre et la demande d’emploi et l’accompagnement à l’entreprenariat. En ce qui concerne les compétences numériques dont seront dotés les jeunes,l’Anpe a conclu un partenariat avec la plateforme européenne « Open class room». «C’est pour permettre aux jeunes de se former dans les métiers du digital », précise-t-il.
Revenant sur l’importance de l’emploi, Modeste Kérékou, ministre des petites et moyennes Entreprises et de l’Emploi des Jeunes, note qu’il confère de la dignité à l’être humain. A l’en croire, les jeunes de 25 à 35 ans constituent 30 % des actifs de la population. Après avoir retracé la situation du chômage dans le pays, il note que 35 000 diplômés sont livrés sur le marché de l’emploi chaque année par les centres de formation universitaires dont 20 000 des universités publiques. A en croire Modeste Kérékou, il faut innover pour faire efficacement face au chômage et au sous-emploi. Dans cette dynamique, les technologies de l'information et de la communication (Tic) peuvent jouer un rôle majeur. « L’utilisation des outils numériques au service de la lutte contre le chômage et le sous-emploi devient un impératif», relève-t-il ajoutant que l’Anpe a vu juste en mettant en place cette plateforme. Un outil qui, estime-t-il, lui permettra de révolutionner la prise en charge des chercheurs d’emploi et le travail des conseillers en emploi qui s’occupent d’eux. Il n’a pas manqué de relever les avantages de la plateforme. Les demandeurs d’emploi n’ont plus besoin de se déplacer vers les antennes départementales de l’Anpe avant de s’inscrire, le gain de temps est important, a-t-il entre autres mentionné.
En dehors des demandeurs d’emploi, sic@ accueille aussi les employeurs qui peuvent y positionner les offres disponibles dans leurs structures.

Société 16 mai 2018


Lancement des activités du Conseil consultatif du foncier: Gaston Dossouhoui présente l’instance de médiation foncière
[caption id="attachment_29165" align="alignnone" width="1024"]Point de presse du Conseil Consultatif du foncier[/caption]

Réuni en session extraordinaire dans les locaux du ministère en charge de l’Agriculture, le Conseil consultatif du foncier (Ccf) a donné, ce mardi 15 mai, un point de presse pour présenter l’institution et ses attributions. C’était sous l’égide de son président, le ministre Gaston Dossouhoui.

Plus d’expulsions violentes, illégales, arbitraires, forcées ou de démolitions même émanant des décisions de justice. Désormais c’est la voie du règlement à l’amiable qui a préséance dans l’exécution des décisions de justice et la résolution des litiges domaniaux. C’est la substance du message porté au peuple béninois par le président du Conseil consultatif du foncier (Ccf) Gaston Dossouhoui.

Principal organe de mise en œuvre de la réforme foncière, le Conseil consultatif du foncier est désormais opérationnel. Il a démarré ses activités en janvier 2018 et a déjà été saisi des dossiers sur lesquels il doit statuer.
Présentant l’institution, le ministre Gaston Dossouhoui a rappelé que le Ccf a été institué par la loi n°2017-15 du 10 août 2017 qui a modifié et complété la loi n°2013-01du 14 août 2013 portant Code foncier et domanial en République du Bénin. L’article 424 de cette nouvelle loi l’instaure comme étant « le cadre institutionnel de concertation et d’échange de tous les acteurs du foncier, de mise en cohérence et en synergie des actions en matière de politique foncière et domaniale de l’Etat… Il définit les actions à privilégier pour la mise en œuvre avec succès du Code foncier et domanial ».
Le Ccf comprend deux organes que sont l’assemblée générale et le secrétariat permanent. Les membres du conseil proviennent des différentes institutions et organisations d’acteurs intervenant dans le foncier. Le Ccf est dirigé par un bureau de quatre membres comprenant le président, deux vice-présidents et le secrétaire permanent.
Le secrétaire permanent du Ccf, Victorien Kougblénou, décrit le mécanisme de saisine de l’instance : « Les populations, les procureurs de la République ou les parties qui ont intérêt à agir, peuvent désormais saisir le Ccf. La saisine se fait à travers une requête déposée au secrétariat permanent du Conseil ». « Le dossier est enrôlé puis mis en instruction. Des comités techniques sont mis en place pour étudier les dossiers avant leur présentation à l’assemblée générale qui statue », poursuit-il. Le maintien de la quiétude est un fondement majeur des interventions du Ccf.
« La terre est ce qu’il y a de plus sacrée pour le Béninois et j’espère que nous allons pouvoir apporter des solutions aux problèmes fonciers, dans la préservation de la paix sociale», a formulé le président du Ccf Gaston Dossouhoui.

Société 16 mai 2018


Filière anacarde: Pour un fonctionnement plus efficient de l’interprofession

Un atelier sur le fonctionnement de l’Interprofession de la filière anacarde au
Bénin (Ifa-Bénin) se tient les 15 et 16 mai à Parakou. Les échanges permettent de faire le diagnostic de la structure, aux fins de trouver des approches de solutions pour sa meilleure gouvernance.

Le fonctionnement de l’Interprofession de la filière anacarde du Bénin (Ifa-Bénin) est au centre d’un atelier commencé ce mardi 15 mai à Parakou et qui prend fin ce jour. C’est l’occasion de procéder au diagnostic des problèmes qui minent le secteur. En guise de grands remèdes pour les maux de l’interprofession, des propositions de solutions et des recommandations sont également attendues.
Selon le représentant du ministre de l’Agriculture, Siaka Kodjo, la filière anacarde doit emboîter le pas à celle du coton. Elle est tenue d’effectuer des bonds qualitatifs et quantitatifs sérieux, afin que la production passe de 100 000 à au moins 200 000 tonnes par an d’ici 2021, dont au moins 50 % est transformée au Bénin. Il a alors appelé à une interprofession plus efficiente pour un développement accru de la filière.
Toutes les faîtières, a fait remarquer le directeur adjoint de Techno Serve au Bénin, Soulé Manigui, disposent aujourd’hui d’un conseil d’administration. Seulement, s’interroge-t-il, «quelle forme d’organisation devrait pouvoir mettre en place l’Interprofession, pour assurer son bon fonctionnement et obtenir la performance attendue d’elle, par rapport au contexte qui caractérise la filière anacarde?» « La réponse à cette question est laissée à votre discrétion afin que, dans les années à venir, au regard des défis liés au développement de cette filière que l’Interprofession soit en mesure de répondre à la satisfaction de l’ensemble de ses membres», lance-t-il aux participants à l’atelier.
Prennent part à cette rencontre, les structures étatiques, les producteurs représentés par la Fédération nationale des producteurs d’anacardes du Bénin (Fenapab), ainsi que les acheteurs regroupés au sein de la Fédération nationale des acheteurs des produits agricoles et tropicaux (Fenapat). Il y a également les transformateurs avec le Conseil national des transformateurs de cajou (Cntc) et les exportateurs représentés par le Conseil national des exportateurs de cajou (Conec).
Pour le président Aténi Achadé, l’Ifa-Bénin peut aujourd’hui se réjouir de disposer d’un certain nombre de documents adéquats pour son fonctionnement. Ce sont autant d’outils de travail tels que ses statuts et son règlement intérieur, son Plan de développement stratégique, le Plan de travail annuel budgétisé pour 2018, son manuel de procédure de gestion administrative, financière et comptable, le document de stratégies de mobilisation de ressources. Toutefois, a averti le président de l’interprofession, « rien ne sert de courir, il faut partir à point ». « Notre ambition est, d’une part, de réunir tous les documents et outils nécessaires et indispensables au bon fonctionnement de l’Interprofession de la filière anacarde du Bénin; et, d’autre part, de disposer de moyens nécessaires qui lui sont propres pour garantir au mieux sa souveraineté », a insisté Aténi Achadé. Selon lui, la visibilité d’une structure dépend de la lisibilité de ses actions. Il a rendu hommage aux partenaires techniques et financiers dont Techno Serve et Bénin Cajù, ainsi qu’au gouvernement, non seulement pour leurs appuis, mais pour avoir également facilité le dialogue inclusif entre les différents acteurs de la filière.
Représentants respectivement les ministres du Plan, de l’Industrie et du Commerce, et de l’Economie et des Finances, Galbert Honouvè, Jean Bernard Favi et Raïmou Bio Bangana Bawa ont salué l’initiative de cette rencontre. Son mérite, ont-ils tous reconnu, est de regrouper tous les acteurs de la filière anacarde pour réfléchir et trouver les mécanismes afin de rendre plus dynamique leur interprofession. Ils ont rassuré de la disponibilité de leur ministère à accompagner l’Ifa-Bénin.
Ayant son siège à Cotonou,
l’IFA-Bénin a été mise sur les fonts baptismaux, le 23 juin 2016 à Bohicon. Les participants ont eu droit, au cours des 48h de travaux, à plusieurs communications. Il s’agit entre autres de « La filière anacarde au Bénin : situation actuelle, forces et faiblesses organisationnelles », « Les Interprofessions dans le développement des filières agricoles : cas du coton au Bénin » et «Perspectives d’amélioration pour un fonctionnement efficient et une filière anacarde prospère».

Economie 16 mai 2018


Analyse globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire: 9,6 % de Béninois en insécurité alimentaire en 2017

L’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) a rendu public, ce mardi 15 mai à Cotonou, le rapport de l’Analyse globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire au Bénin (Agvsa 2017). Cette étude dont le financement est assuré par le Programme alimentaire mondial (Pam) et qui a été présentée au cours d’un atelier de dissémination montre que 9,6 % de Béninois sont en insécurité alimentaire en 2017.

Mettre en place une approche multisectorielle pour lutter contre l’insécurité alimentaire en développant la production locale et l’accessibilité ; la nutrition et renforcer la résilience dans les zones vulnérables. C’est la principale recommandation du rapport de l’Analyse globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire 2017 (Agvsa 2017) qui a été présenté hier, par l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae).
En effet, l’Agvsa est une enquête qui vise à mettre à jour les informations sur la sécurité alimentaire et de mieux comprendre l’impact des chocs récents, que ce soit d’ordre climatique, économique ou autre, sur la consommation alimentaire des ménages ainsi que sur leurs stratégies. Elle fait suite à l'enquête dont le rapport a été présenté en 2013, et a porté sur 15 000 ménages du Bénin répartis dans 745 villages et quartiers de villes.
La réalisation de cette étude, selon la directrice générale par intérim de l’Insae Armelle Ahamidé Meangoua, a permis de fournir des informations détaillées sur le nombre de ménages en insécurité alimentaire au Bénin, leurs caractéristiques et les causes de cette insécurité alimentaire. Les résultats de cette enquête qui s’est déroulée de juillet à août 2017, montrent que des efforts restent à faire pour l’atteinte de l’Objectif de développement durable (Odd) n°2 à savoir « éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable ».
Selon les résultats de l’étude, 9,6 % de la population béninoise sont en insécurité alimentaire. Une insécurité qui n’est pas liée à un manque de disponibilité alimentaire mais à un manque d’accès à l’alimentation. Cette proportion, souligne la directrice générale par intérim de l’Insae, varie selon le milieu de résidence, les départements et les caractéristiques spécifiques des ménages. Les départements les plus touchés par l’insécurité alimentaire sont : l’Atacora (24 %); le Couffo (16 %) et les Collines (15 %).

Lutte contre la faim

Pour le représentant du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Zakari Tassou, secrétaire général du ministère, les résultats de l’enquête reflètent la situation de la sécurité alimentaire dans le pays au cours de la période qui coïncide avec celle de soudure au Nord et celle de la pré-récolte dans le Sud. D’après le rapport de l’Agvsa 2017, explique-t-il, près de la moitié de la population béninoise est en sécurité alimentaire (47,5 %). Mais cette population, selon lui, est dans le risque de basculer en insécurité alimentaire en cas de chocs sévères ou fréquents.
En revanche, précise Zakari Tassou, 9,6 % de la population sont en insécurité alimentaire, soit 1,09 millions de personnes dont 0,7 % en insécurité alimentaire sévère (soit 80 000 personnes). L’insécurité alimentaire touche davantage les ménages résidant en milieu rural (13 %) que ceux du milieu urbain (7 %) et moins ceux de Cotonou (2 %).
La comparaison des résultats de 2017 avec ceux obtenus en 2013 fait ressortir que l’insécurité alimentaire globale a légèrement diminué passant de 11 % à 9,6 %. Cependant, le secrétaire général du ministère en charge du Plan et du Développement estime qu’il faut tenir compte du fait que les données n’ont pas été collectées à la même période. On pourrait, à son avis, s’attendre à une amélioration des taux pour la période de post-récolte.
Pour le coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly, cette évaluation est, à n'en point douter, une avancée de plus dans la lutte contre la faim au Bénin. Sa plus-value réside dans le fait qu’elle a été menée dans une année charnière de la mise en œuvre des Odd et renforcera, de ce fait, les études en cours sur l’évaluation des besoins des Odd au Bénin, indique-t-il.

Economie 16 mai 2018


1211 - 1574