La Nation Bénin...
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Des militants du mouvement Gbénondou étaient en congrès, les vendredi 11 et samedi 12 mai derniers à Comé, dans le Mono, en vue d’explorer les voies d’un meilleur soutien au régime en place. A l’issue de leurs travaux, le mouvement a été transformé en parti politique, doté d’un bureau exécutif national de dix-sept membres présidé par Euric Guidi. Le bureau et sa vision ont été présentés au public en présence du ministre en charge du Cadre de vie, José Didier Tonato.
Parti national Gbénondou est la nouvelle appellation du mouvement Gbénondou, créé en 2002 sous le leadership de feu Thomas Comlanvi Ahinnou, ancien député, et de quelques autres pionniers dans l’action politique du Mono. Ses destinées sont confiées à Euric Guidi, actuel directeur départemental en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche pour le Mono. Le bureau qu’il préside désormais a été présenté au public, samedi dernier.
La mutation décidée au congrès tenu, le 11 au 12 mai derniers, aux dires des organisateurs du congrès, est en lien avec la réforme du système partisan devant aboutir à l’émergence des grands ensembles politiques. Elle vise surtout, au-delà du changement de nom, à insuffler une nouvelle dynamique au creuset Gbénondou, entendez « l’union fait la force », a expliqué le président Euric Guidi.
En effet, les assises des cadres et autres couches socio-professionnelles ont défini pour leur parti de nouvelles stratégies et réaffirmé, entre autres, son positionnement sur l’échiquier politique. « Unanimement, nous avons décidé que le mouvement devienne Parti national Gbénondou pour mieux accompagner le gouvernement », ont mentionné les militants dans le rapport présenté ce samedi 12 mai à l’issue des travaux du congrès.
En devenant Parti national
Gbénondou, souligne son président, ce creuset entend faire montre d’un soutien politique plus renforcé aux réformes en cours et une union sacrée autour du Programme d’action du gouvernement.
A sa suite, la représentante des femmes, Doris Tossou, et plusieurs autres responsables du parti ont, eux aussi, décliné quelque peu comment ils comptent organiser la mobilisation et traduire le soutien dans la réalité. Et pour mener à bien leurs missions, le conseiller politique du parti, Expédit Houessou, a exhorté tous à la combativité tout en se montrant tolérants sur le terrain. Convaincus que les indicateurs socio-économiques augurent d’un avenir radieux pour le Bénin, les militants et sympathisants du parti ont adressé, à l’attention du chef de l’Etat et de son gouvernement, une motion les invitant à demeurer fidèles à leur modèle de gouvernance.
La naissance du nouveau parti a été saluée par le secrétaire général de la préfecture du Mono, Arnaud Agon, le deuxième adjoint au maire de Comè, Joachim Amoussou. D’autres formations politiques lui ont également apporté leur soutien, à l’instar d’Alternative citoyenne et de la coalition Bénin en route.

Les cadres du ministère de l’Energie ont tenu, vendredi 11 mai dernier, à l’Infosec à Cotonou, la revue du Plan de travail annuel de leur département au premier trimestre de l’année 2018. Avec un taux d’exécution physique de 13,22 % sur les 25 % prévus, ils ont fait des recommandations afin d’améliorer les performances au cours du deuxième trimestre.
Renforcer les capacités des différents acteurs impliqués dans la chaîne des dépenses et animer le cadre de gestion de la performance du ministère de l’Energie. Ce sont là quelques-unes des grandes résolutions prises par les cadres à divers niveaux du ministère de l’Energie, au terme de la revue du Plan de travail annuel (Pta) au premier trimestre de l’année 2018, tenue vendredi dernier à Cotonou. Ces résolutions ont été prises suite aux résultats enregistrés au premier trimestre de l’année 2018, dans le cadre de la gestion des projets et programmes, selon le directeur de la Programmation et de la Prospective dudit ministère, Herman Zimé.
En effet, au premier trimestre de l’année 2018, le ministère de l’Energie a enregistré un taux physique d’exécution de 13,22 % pour un taux d’ordonnancement de ses crédits à hauteur de 14,02 %. Ces éléments mis ensemble, selon le directeur de la Programmation et de la Prospective, donnent un ratio efficience/base engagement de 1,28 %, supérieur à 1, puis d’un ratio base/ordonnancement de 1,6 %, supérieur aussi à 1.
Pour Herman Zimé, ces éléments traduisent, certes, un retard dans l’exécution du Pta du ministère, mais cela dénote également des difficultés regroupées en trois points. La première difficulté, indique-t-il, c’est le retard dans la désignation des gestionnaires de crédits des projets qui vient d’être corrigé. La deuxième est la difficulté de consommation des ressources de contrepartie sur certains projets. La dernière est liée aux capacités des différents acteurs impliqués dans la chaîne des dépenses.
Le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, qui a présidé les travaux, a rappelé que conformément à la Gestion axée sur les résultats (Gar), son département ministériel, dans le cadre de l’exécution de sa mission, a élaboré et mis en œuvre son Pta. Après trois mois d’exercice, il faut, selon lui, marquer un arrêt et faire le point.
Pour Dona Jean-Claude
Houssou, la revue a été une occasion pour apprécier le niveau d’exécution financière et physique de l’ensemble des programmes et projets du ministère. C’est ainsi qu’une analyse des tâches a été effectuée au 31 mars 2018 pour comparer celles prévues et celles réalisées.
Le ministre de l’Energie ne souhaite pas que la consolation au vu des résultats enregistrés aille au-delà de ce que cela doit être en comparant lesdits résultats à ceux d’autres ministères. Il veut que cette comparaison se fasse avec les meilleurs résultats pour évoluer vers des performances durables. C’est la garantie d’un meilleur étalonnage qui permet au ministère de viser haut dans la durée, indique-t-il?

Dans le cadre de sa première session de 2018, la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a examiné, ce vendredi 11 mai, le vingt-sixième dossier inscrit à son rôle. Une affaire de meurtre et de complicité de meurtre mettant en cause Abdouramane Abdoulaye et Lazare
Akouèdègnon. Au terme des débats, la cour a acquitté puremement et simplement Lazare Akouèdègnon et a condamné Abdouramane Abdoulaye à 12 ans de travaux forcés.
Si Lazare Akouèdègnon pouvait sourire pour avoir été acquitté du chef d’accusation de complicité de meurtre, après presque six ans et demi de détention préventive, Abdouramane Abdoulaye, n’a pas eu cette chance. Il a été plutôt reconnu coupable de meurtre et condamné à 12 ans de travaux forcés et doit retourner en prison pour plus de cinq ans encore. C’est le verdict prononcé par la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou à l’issue de son audience du vendredi 11 mai dernier relative à la vingt-sixième affaire inscrite au rôle de sa première session.
Après un préalable soulevé sans succès par les défenses aux fins de la libération immédiate au motif que leurs clients ont été retenus au-delà de cinq ans avant de comparaître devant la cour d’assises, l’audience a pu se dérouler. A la barre, aucun des deux accusés n’a reconnu être l’auteur des faits qui leur sont reprochés. Pour eux, le meurtre, dont a été victime Mathias Kpatindé Ada dit Tagba dans la nuit du 21 au 22 novembre 2011, serait le résultat de la vindicte populaire. Pour soutenir leur version des faits, chacun a usé de ses moyens.
Selon Abdouramane Abdoulaye, né vers 1980 et de nationalité nigérienne, après avoir surpris trois personnes en train de voler des veaux dans son troupeau, il a crié au secours. Il n’aurait pas eu le temps de rattraper les voleurs avant de retrouver l’un d’eux à terre se débattant sans savoir comment. Cet état du présumé voleur serait l’œuvre de la population réveillée par son appel au secours : « Olé ! Olé ! » dans la nuit profonde. Pourtant, lui fait comprendre la cour, il portait un long couteau au moment des faits. « A quoi aurait servi ce couteau que vous portiez sur vous dans la nuit du drame ? », lui demande le président Marie A. Soudé-Godonou. « Cette machette, je la porte partout. Je suis Peul et je ne m’en sépare presque jamais. C’est une pratique culturelle en milieu peul », répond-il pour se justifier.
Tenace
Pour l’amener à reconnaître les faits, le président et le ministère public le confondent sur certaines déclarations de témoins à qui il a parlé en compagnie de son complice à leur sortie du buisson où la victime a été abattue. « N’as-tu pas dit à Léon Johnson qui allait vers le buisson : ‘’ Il n’y a plus rien là’’ ? », lui demande Marie A. Soudé-Godonou. Et d’ajouter sa déclaration rapportée par Expédit, un autre témoin : « Il est déjà tué dans le buisson du bas-fond ». Malgré toutes ces questions, il est resté sur sa position de ne pas reconnaître les faits. « Mais qui a tué Tagba ? » a insisté l’avocat général et Abdouramane Abdoulaye de répondre : « C’est la population ». « Qui sont ceux qui constituent la population ? » poursuit le ministère public. Toujours dans sa stratégie, l’accusé répond : « Je n’ai vu personne.» Cette réponse relance l’avocat général Christian Atayi pour mieux le traquer : « Pourtant, tu as dit tout à l’heure qu’il y avait une foule de gens quittant le buisson ? » Silence de l’accusé qui a permis au ministère public d’enchaîner : « Fais-tu partie de la population? ». « Oui », répond Abdouramane Abdoulaye. Très décidé à lui arracher un aveu, le ministère public enchaîne à nouveau: « Et où étais-tu quand la population l’a tué ? » Embarrassé à nouveau, le prévenu choisit le silence et refuse même de regarder la photo de la victime à lui présentée par le président, mais contraint, il finit par le faire malgré lui.
Une fois encore, l’accusé sera pris à défaut sur un autre détail concernant l’état de la victime dans le buisson. Selon lui, comme c’était la nuit, il ne voyait pas si la victime était blessée ou non. Ce qui contredit la déclaration du présumé complice Lazare Akouèdègnon, menuisier de la cinquantaine. «Quand on était dans le buisson du bas-fond, on a vu Tagba couché et son corps était couvert de sang», révèle Lazare Akouèdègnon. Il soutient néanmoins n’avoir pas vu Abdouramane Abdoulaye faire usage de sa machette mais qu’il l’a juste suivi dans l’intention de lui porter secours. Il était d’abord alerté par des cris avant qu’Abdouramane vienne le solliciter. Pour lui, la victime aurait été abattue par des gens qui sortaient du buisson pendant qu’eux s’y rendaient.
Convaincu de la culpabilité du bouvier Abdouramane
Abdoulaye, le ministère public requiert contre lui la perpétuité. Dans son réquisitoire, Christian Atayi montre que le meurtre s’est produit dans un contexte de vindicte populaire. Mais l’auteur reste et demeure, selon lui, Abdouramane
Abdoulaye. Mentionnant les éléments constitutifs du crime, il démontre que l’élément matériel réside dans le port de machette et la mort de la victime ; l’élément légal réside dans les articles 295 et 304 du Code pénal qui punissent l’homicide volontaire; et l’élément intentionnel réside dans le fait de viser des parties sensibles du corps de la victime pour donner les coups de manchette. Ainsi, sur la base de l’article 304 du Code pénal, il requiert que la cour le déclare coupable du crime de meurtre et le condamne à la perpétuité.
Quant à Lazare Akouèdègnon, il émet des doutes sur sa complicité et requiert que la cour l’acquitte au bénéfice du doute.
Il y a doute, selon les avocats
Les conseils des deux prévenus cherchent à tirer d’affaire leurs clients en plaidant l’acquittement pur et simple.
Pour Me Alexis Déguénon, son client Lazare Akouèdègnon n’est pas coupable. Soutenant cette thèse, il montre qu’à la lumière des débats, son client s’est révélé plutôt comme témoin du meurtre que comme complice contrairement à ce que tente de faire croire le ministère public. Selon lui, Lazare
Akouèdègnon ne portait pas d’arme et était juste sorti pour porter secours au gardien de bœufs victime de vol. Mieux, son domicile est riverain du buisson où le drame a eu lieu, indique-t-il. « Je vous demande de laver son honneur, de le réhabiliter entièrement. Acquittez-le ! », sollicite-t-il avant d’embrayer sur le cas d’Abdouramane Abdoulaye en faveur de qui il sollicite aussi un acquittement sans être son conseil. A l’en croire, « On ne poursuit pas sur la base des suppositions mais plutôt en se fondant sur des évidences». Rien dans le dossier, dit-il, ne prouve que le client de son confrère est vraiment l’auteur du meurtre.
A son tour, Me Maxime Codo, conseil d’Abdouramane
Abdoulaye, dit d’abord qu’il est surpris des réquisitions du ministère public. Pour lui, en allant sur le terrain de la vindicte populaire, le ministère public ne doit plus trouver de coupable en la personne de son client. Après avoir fait cette mise au point, il tente de présenter une version des faits où son client apparaît comme victime de vol et innocent. Pour ce faire, il exploite certains détails tels que la foule qui aurait commis le meurtre. Il table aussi sur la machette pour soutenir que le port en milieu peul est une pratique ancestrale, donc culturelle. «Abdouramane Abdoulaye n’a pas porté sa machette pour tuer quelqu’un. Il l’a portée comme il est exigé du jeune de l’ethnie fon de s’initier au fâ », démontre-t-il avant de relever des insuffisances relatives au manque de professionnalisme de la police. A ce propos, il se désole qu’après avoir saisi la machette de son client, le jour même du drame, la police n’ait pas pu procéder à une investigation profonde en utilisant des réactifs pour déterminer si la machette porte des traces de sang humain. « Mais cela n’a pas été fait et l’on cherche un coupable qui n’est pas mon client », martèle-t-il ajoutant qu’il s’agit d’une vindicte populaire. Mieux, relève Me Maxime Codo, après avoir donné lecture du certificat d’autopsie de la victime, les plaies n’ont pas la même béance. Ce qui signifie, soutient-il, que plusieurs armes blanches ont servi à causer des blessures à la victime jusqu’à ce qu’il meure. «C’est la vindicte populaire », martèle Me Maxime Codo, mine serrée, ajoutant que dans le dossier aucun élément objectif n’accable son client pour qu’il soit condamné. « L’innocence, l’innocence, elle n’a point de bouche. Elle ne peut pas parler », lance-t-il pour toucher la sensibilité de la cour.
Les faits
Courant novembre 2011 au quartier Fiyégnon 2 à Cotonou, Mathias Kpatindé Ada dit Tagba aurait été surpris en flagrant délit de vol d’un veau dans le troupeau gardé par Abdoudramane Abdoulaye. Il a été pris en chasse par ce dernier qui appela la population au secours. Ainsi, Abdoudramane Abdoulaye a été rejoint par Lazare Akouèdègnon. Et ensemble, ils ont poursuivi Mathias Kpatindé Ada dit Tagba dans un buisson où ils lui ont porté plusieurs coups de machette jusqu’à ce qu’il rende l’âme, avant l’arrivée d’autres personnes alertées par les cris.
Interpellés et inculpés pour meurtre et complicité de meurtre, Abdoudramane Abdoulaye et Lazare Akouèdègnon n’ont reconnu les faits ni à l’enquête préliminaire ni devant le juge d’instruction.
Réplique et sentence
Cette façon de voir les choses suscite la réplique de l’avocat général. Christian Atayi dira : «La vindicte populaire ne signifie pas qu’il n’y a pas d’auteur. Elle signifie plutôt qu’une sanction a été infligée en dehors de la justice ».
Dans son verdict, la cour a déclaré le nommé Abdouramane Abdoulaye coupable d’avoir volontaire commis un homicide sur la personne de Mathias Kpatindé Ada dit
Tagba, crime prévu et puni par les dispositions légales dont les articles 295 et 304 du Code pénal, puis le condamne à 12 ans de travaux forcés. Ayant passé près de six ans et demi en détention, il retourne en prison pour y purger le reste de sa peine. Quant à Lazare Akouèdègnon, il a été déclaré non coupable de complicité de meurtre et a été acquitté purement et simplement au regard des articles 360 à 363 du Code de procédure pénale. Ainsi, la cour a ordonné qu’il soit immédiatement libéré s’il n’est retenu pour autre cause.
Sur ce verdict, l’audience a été suspendue et reprend ce lundi 14 mai avec le vingt-septième dossier dont le prévenu est poursuivi pour vol aggravé et incendie volontaire?
Composition
Président : Marie A.
Soudé-Godonou
Assesseurs : Freddy
Yèhouénou et Richard Paul Adéola da-Matha
Jurés : Pierre Magloire
Nagnonhou ; Pélagie Lokossou; Gaston Adékambi et Mariette Ahouansou
Ministère public : Christian Atayi
Greffier : Bernard Zinhomédé

Le Bénin pourrait se doter bientôt d’une juridiction pénale spéciale pour connaître exclusivement des infractions économiques et du terrorisme. L’initiative est en gestation à l’Assemblée nationale. Cette juridiction pourrait être baptisée « Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet)». C’est du moins, l’une des grandes innovations du projet de loi modifiant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002, modifiée, portant organisation judiciaire en République du Bénin et modifiant et complétant la loi n° 2012-15 du 18 mars 2013 portant code de procédure pénale en République du Bénin qui sera examiné par les députés lundi prochain au Parlement. La création de cette cour qui n’était pas au départ dans le projet de loi transmis par le gouvernement a été un amendement des députés membres de la Commission chargée des lois ayant étudié en premier ressort le dossier. Si la création de cette cour arrivait à être adoptée par la plénière des députés lundi prochain, elle aura une compétence nationale et sera chargée de la répression du crime de terrorisme, des délits ou crimes à caractère économique tels que prévus par la législation pénale en vigueur ainsi que la répression du trafic de stupéfiants et des infractions connexes. Outre le Criet dont la création a été proposée par des députés, le projet de loi du projet de loi modifiant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002, modifiée, portant organisation judiciaire en République du Bénin et modifiant et complétant la loi n° 2012-15 du 18 mars 2013 portant code de procédure pénale en République du Bénin tel qu’initié par le gouvernement comporte plusieurs autres innovations. Lesquelles innovations comprennent notamment le jugement désormais des crimes par les tribunaux de première instance, la création d’une chambre de l’instruction, la suppression des jurés et des cours d’assises qui reviennent de plus en plus onéreuses à l’Etat. Toutes choses qui permettront de juger plus aisément désormais les crimes et à moindre coût mais également de rapprocher le jugement des crimes de leurs lieux de commission et de sauvegarder davantage les droits de la personne poursuivie. Le sort de toute cette réforme se joue en plénière lundi 14 mai au palais des Gouverneurs à Porto-Novo où les députés auront à apprécier l’ensemble du projet de loi en question qui a été finalisé, vendredi 11 mai dernier, par la Commission des Lois, de l’Administration et des droits de l’Homme.
Société 12 mai 2018

Fin de maquis pour le présumé suspect du braquage, le 11 mai 2016, du véhicule d’une société spécialisée en transfert de fonds qui est allé récupérer une somme de 1,2 milliard F CFA de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à Cotonou pour ravitailler les banques secondaires. Le sieur A. N., agent de cette même société et qui serait le cerveau de l’opération, a été finalement arrêté dans l’après-midi du vendredi 11 mai dernier, soit exactement deux ans après le coup inédit. Selon des indiscrétions concordantes, il a été appréhendé au niveau du carrefour Erevan à Cotonou par des éléments de la Police républicaine en stationnement à ce poste. Il était en compagnie de certains de ses amis quand les policiers ont mis le grappin sur lui. Cet ancien employé de la société de convoyage de fonds est actuellement gardé à vue en lieu sûr à Cotonou par la Police républicaine pour la suite de l’enquête.
Pour rappel, le vol a été perpétré aux environs de 9h dans la matinée du mercredi 11 mai 2016, derrière le camp Ghézo non loin de la Bourse de Travail à Cotonou. Des informations collectées au moment des faits, il ressortait que la trajectoire du véhicule blindé sorti des locaux de la Bceao et contenant ladite somme a été détournée de sa destination initiale par l’un des membres de l’équipe de convoyage. Arme au poing, il aurait réussi à tenir en respect deux de ses collègues en l’occurrence le conducteur et celui qui est assis au côté non chauffeur. Les sacs contenant les liasses de billets de banque ont été transférés dans une autre voiture de marque Crv qui suivait le véhicule blindé. Alertés, les éléments de la compagnie de gendarmerie de Cotonou n’ont pas pu mettre la main sur lui depuis le 11 mai 2016 jusqu’au vendredi 11 mai dernier où a pris fin sa cavale.
Société 12 mai 2018

Le top de la 4ème étape de la 15è édition du tour cycliste international du Bénin a été donné ce vendredi 11 mai au carrefour Goho à Abomey. Les 48 cyclistes compétiteurs venus de plusieurs pays africains s’affrontent à cette étape sur 82,7Km d’Abomey à Lokossa.
A l’étape précédente, le classement donne dans l’ordre le Burkina Faso, le Nigéria, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Bénin A, le Togo et le Bénin B. C’est dire que le Bénin présente deux équipes à cette édition afin de permettre aux jeunes qui constituent l’équipe B d’acquérir de l’expérience aussi des grandes compétitions.
Le top de cette étape d’Abomey a été donné par Romuald Hazoumè, directeur général du tour et président de la Fédération béninoise de cyclisme (Fébécy), pour qui la 15è édition du tour cycliste international du Bénin est perçue comme celle du changement et du repositionnement du cyclisme béninois. Désormais, les cyclistes béninois ont la chance de prendre part aux différents tours de la sous-région. C’est dire qu’un travail sérieux a été fait pour redonner un nouveau souffle au cyclisme au Bénin.
Valentin SOVIDE, AR/ Zou-Collines
Sports 12 mai 2018
Les trois premiers de l'étape Abomey-Lokossa[/caption]Long de 87,7 km, Abomey-Lokossa est le circuit de la quatrième étape couru, ce vendredi 11 mai, dans le cadre de la quinzième édition du tour cycliste international du Bénin.
Les deux villes ont été ralliées, en 1h 59’05’’, par les plus rapides de la compétition à savoir les Burkinabé Aziz Nikiema, Salifou Yarbanga et Seydou Bamogo. Occupant respectivement les trois premières places de la course, ces derniers seront distingués au niveau de la gare routière de Lokossa où un podium a été dressé à cet effet. A leur suite, d'autres méritants dont le plus jeune coureur, Aurel Zinsou, élève en classe de Terminal à Lokossa, ont été, eux-aussi, récompensés pour leurs bons comportements sur le parcours. Tout ceci s'est déroulé sous les ovations des citoyens de la cité des Kotafon restés mobilisés jusqu'à la fin de la célébration de cette quatrième étape du tour. Laquelle célébration a pris un cachet solennel de par la présence du préfet du Mono, Komlan Zinsou, du maire de la ville, Pierre Awadji et de plusieurs autres personnalités. Lancée, le mardi 8 mai dernier à Tanguiéta, la quinzième édition du tour cycliste international du Bénin enregistre, au total, la participation de sept pays africains. Aux côtés du Bénin, représenté par deux équipes de six coureurs chacune, on note la présence des athlètes du Togo, du Burkina Faso, du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Nigéria et du Cameroun. La compétition prend fin, ce dimanche 13 mai, par le critérium de Cotonou qui sera couru sur une distance de 80 km.
Actualités 11 mai 2018

Le nouveau bureau de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) poursuit sa tournée de visite de courtoisie aux présidents des institutions de la République. Conduit par son président, Marc Robert Dadaglo, il a été reçu en audience, mercredi 9 mai dernier, par le président de la Cour suprême. Occasion pour le nouveau bureau de se présenter à Ousmane Batoko.
« Le président de la Cour suprême est au sommet de la hiérarchie judiciaire, il est normal qu'après le renouvellement du bureau dirigeant des magistrats qu’on lui présente les nouveaux membres de ce bureau », confie le président de l’Unamab. Cette audience a permis au président de la Cour suprême de faire la connaissance des membres de la nouvelle mandature de l’Unamab et de leur prodiguer quelques conseils pour la réussite de leur mission.
Ousmane Batoko s’est ensuite entretenu avec le nouvel ambassadeur de la Chine près le Bénin, Jing Tao Pen. Cette première rencontre du diplomate chinois avec le président de la Cour suprême, a permis de faire un tour d’horizon des relations bilatérales entre le Bénin et la Chine. A ce sujet, Jing Tao Pen promet de poursuivre le renforcement des capacités dans plusieurs domaines, notamment le numérique et la justice.
Th. C. N.
Actualités 11 mai 2018

Les séances de dialyse seraient passées de deux à une fois par malade et par semaine au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu-Hkm) de Cotonou. La situation inquiète l’honorable Eric Houndété qui a déposé une question d’actualité sur la situation.
Pour le député, premier vice-président de l’Assemblée nationale, cet état de choses constituerait une menace grave pour les malades dialysés. Eric Houndété se fonde sur les dispositions de l’article 110 du Règlement intérieur du Parlement pour inviter le gouvernement à s’expliquer sur le dossier. Il voudrait savoir si sont fondées ces rumeurs relatives à la prise en charge des dialysés qui lui sont parvenues.
Le député voudrait savoir le temps qu’il faudra entre une période de non dialyse et le développement de l’Œdème aiguë du poumon (Oap). La question d’actualité va plus loin en invitant le gouvernement à dire celui dont la responsabilité serait engagée en cas de décès pour défaut de dialyse régulière sans oublier les mesures envisagées ou celles que pourrait envisager le gouvernement pour remédier à cette situation si les rumeurs sont avérées.
Thibaut C. NAGNONHOU
Actualités 11 mai 2018

Le dialogue social entre le gouvernement et les secrétaires généraux de centrales et confédérations syndicales s'est ouvert ce matin à l'Infosec de Cotonou. Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la première session ordinaire de la Commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives gouvernement-centrales et confédérations syndicales au titre de l'année 2018.
Le ministre d'Etat Abdoulaye Bio Tchané et six autres de ses collègues du gouvernement font face à sept secrétaires généraux de centrales syndicales: la Cgtb, la Cstb, la Cosi-Bénin, la Cspib, la Csub, l'Unstb, la Csa.
Le ministre Abdoulaye Bio Tchane se réjouit de la reprise des discussions et salue les efforts déployés par les membres du gouvernement et les secrétaires généraux pour l'instauration et le maintien d'un climat social de paix au Bénin. Le gouvernement, a-t-il dit, est toujours favorable à la liberté syndicale conférée aux travailleurs par une loi. Toutefois, il est urgent de réfléchir sur les obligations professionnelles des travailleurs, car seul le travail créé la richesse. Il a rassuré de la disponibilité du gouvernement à poursuivre ses efforts dans la perspective de satisfaire les préoccupations sociales des citoyens, en fonction des ressources de l'État.
D'après le ministre du Plan et du Développement, les grèves dans les secteurs d'activité comme la santé, l'éducation et la justice ont eu un impact négatif sur le fonctionnement de l'administration.
Il faut rappeler que cette rencontre fait suite à celle reportée le 3 mai dernier. Visiblement, il n'y a pas de raison que les deux parties ne s'entendent. Tous les syndicats signataires de la motion de grève ayant suspendu l'un après l'autre leur motion.
Actualités 11 mai 2018