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Les professionnels des médias ont organisé, ce jeudi 3 mai, à la faveur de la Journée mondiale de la liberté de la presse, un colloque sur la gouvernance publique sous le régime actuel. Réunis à la Maison des médias Thomas Mègnassan, par l’association Élan médias, en partenariat avec les faîtières des associations professionnelles, notamment l'Upmb et le Cnpa-Bénin, les journalistes et autres assimilés ont porté un regard critique sur la contribution de la presse à la consolidation de la démocratie au Bénin.
« Regard des médias sur la gouvernance publique de ces 24 derniers mois ». C'est le thème qui a mobilisé journalistes et autres professionnels des médias, ce jeudi 3 mai à la Maison des médias Thomas Mègnassan à Cotonou. Au total, trois communications ont permis de lancer les discussions. Il s'agit de la thématique inaugurale « Pratique du journalisme d'investigation au Bénin : enjeux et défis », suivi de deux préoccupations relatives à la gouvernance publique et à la participation, au rôle des médias en question et regards sur la gouvernance locale à l'ère du régime de la Rupture.
Franck Kpochémè, président de l’Upmb, a rappelé que cette journée permet non seulement aux professionnels des médias, mais aussi aux gouvernants de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, d’évaluer cette liberté à travers le monde, de défendre l’indépendance des médias et de rendre aussi hommage aux professionnels des médias morts, notamment ceux qui sont tombés dans le cadre de l’exercice de leur métier.
Pour lui, avant de dénoncer les tentatives d’atteintes à la liberté de la presse au Bénin, les journalistes doivent exercer la profession suivant les normes. Ne pas tomber dans les travers, ne pas suivre les activistes, les animateurs des réseaux sociaux qui se livrent à du journalisme facile. Il exhorte donc à rester, en toute circonstance, professionnel dans l’exercice du métier.
Fernand Nouwligbèto, qui a inauguré les communications, a soutenu que l'intérêt d'une investigation est triple. « C'est là qu'on parle des enjeux », explique-t-il. Le journaliste joue mieux son rôle d'investigateur; il informe bien et mieux, souligne-t-il. Aussi note-t-il que « Le journaliste joue bien son rôle de contributeur d'un État de droit ». Il précise que c'est par l'investigation que le journaliste joue son rôle d'éclaireur.
Fernand Nouwligbèto avertit qu'il y a des obstacles. Entre autres, le fonctionnement des rédactions qui n'offre pas l'opportunité pour défaut de moyens par exemple. Il met l’accent sur les obstacles relatifs à la source de l'information. On peut y arriver, selon le communicateur, puisqu'il faut miser sur la volonté personnelle. « Nous pouvons faire de l'investigation, nous allons faire de l'investigation », insiste-t-il.
La gouvernance publique
C'est à Gérard Guèdègbé d'aborder le second thème sur la gouvernance publique et la participation, le rôle des médias en question. Pour lui, le devoir du journaliste, c'est beaucoup plus d'être médiateur du peuple silencieux ou qui n'arrive pas à s’exprimer. « Nous devons porter la préoccupation de chaque Béninois individuellement », indique-t-il. C'est important, mais il se demande si l'environnement le permet. Il fait remarquer que la presse est une presse de combat. Le public aime recevoir selon Gérard Guèdègbè, « une information qui lui serve. Le contenu permet-il aux populations de se retrouver? Sinon, elles commencent par douter de l'information du journaliste ».
Une préoccupation que le communicateur a soulevée, et qui a suscité le débat, est la question de qui est proche le média ? Autrement la question est de savoir s’il est normal d’avoir des médias proches du pouvoir ou de l'opposition ? Sans hypocrisie, il soutient qu’il faut tenir compte de l’écosystème et reconnaître que cela est bien possible. Il insiste que cela reflète le principe de la démocratie. « Une majorité qui gouverne et une minorité qui critique. Lorsque vous le faites est-ce par amitié ? Si oui cela va biaiser les débats », avance-t-il. Et, il avance que le défi qui se pose est celui de la crédibilité. Que l'on soit de la mouvance ou de l'opposition, il faut fournir l’information crédible.
Pour lui, rien ne gêne que cinquante journaux "titrent" sur le gouvernement. Mais, il exige qu’il faille veiller à ce que le citoyen puisse se retrouver à travers les écrits. Gérard Guèdègbé précise que « L'indépendance des médias pose problème avec la manipulation des masses. «Les fausses nouvelles inondent les médias sociaux », fait-il comprendre. Il se demande le type de développement à promouvoir avec les fausses informations.

Une commémoration spéciale de la Journée mondiale de la liberté de la presse, ce jeudi 3 mai 2018. A l’initiative de l’Amicale des retraités de la presse écrite au Bénin et du quotidien La nouvelle Expression, une messe d’action de grâces a été dite au Codiam, à Cotonou, à l’intention des hommes et femmes des médias qui ont rendu l’âme.
Un moment commémoratif, mais aussi de souvenirs des grands noms de la presse béninoise, ce jeudi 3 mai, Journée mondiale de la liberté de la presse. L’Amicale des retraités de la presse écrite au Bénin (Arpeb) a marqué d’une pierre blanche cette vingt-cinquième édition dont le thème est « Média, justice et Etat de droit: les contrepoids du pouvoir ».
Au cours de l’Eucharistie en l’honneur des journalistes et assimilés décédés, le père célébrant, Magloire Acakpovi, a rappelé à l’assistance les exigences de la presse et la responsabilité du journaliste dans la société. Par coïncidence, ce 3 mai, l’Eglise catholique se souvient également de deux disciples de Jésus, Philipe et Jacques. L’apôtre Jacques est l’un des témoins de première heure de Jésus qui a vécu les faits dans leur réalité. Philipe, quant à lui dont le nom est d’origine grec que est caractérisé par le désir de vérité,la volonté d’aller au-delà de ce qu’il voit. D’où le lien que le prêtre établit entre l’Eglise catholique et les professionnels des médias : la recherche d’objectivité et d’informations vraies. C’est ce à quoi le père Magloire Acakpovi convie les professionnels des médias, qui sont avant tout des éducateurs de la société. Il en appelle à une prise de conscience et invite le journaliste à suivre sa conscience dans l’exercice de sa profession. Bien entendu que le jeune génération doit apprendre des anciens qui n’avaient pas de grands moyens, mais qui avaient le professionnalisme et le talent à revendre.
Les échanges se sont poursuivis après la messe autour de deux causeries-débat. L’une sur « 3 mai, des origines à nos jours », animée par Léon Brathier, ancien journaliste de La Nation et actuel rédacteur en chef du journal L’autre quotidien. La seconde porte sur la question de l’éthique et la déontologie présentée par Noël
Allagbada, ancien journaliste à Ehuzu devenu La Nation. «Les choses se sont littéralement délitées et il y a lieu de s’inquiéter», a alerté Noël Allagbada. Rapportant les propos du président de l’Observatoire pour la déontologie et l’éthique dans les médias (Odem) Guy Ehoumi, il a souligné que l’heure est grave. « Le dernier rapport du système d’intégrité sur le Bénin expose une perte de confiance du public sur la qualité des informations données par les journalistes. Mieux, le public constate plus d’informations payées, achetées et donc pas bonnes et moins professionnelles. Tout se passe comme si l’on banalise la corruption ». Il y a lieu de se conformer aux exigences du Code de déontologie, comme l’a rappelé M. Allagbada.

Tout est fin prêt pour le démarrage de la quinzième édition du Tour cycliste du Bénin qui aura lieu du 6 au 13 mai prochain. C’est ce qui ressort de la conférence de presse conjointement animée, lundi 30 avril dernier à Cotonou, par la Fédération béninoise de cyclisme, la Sobébra, principal sponsor du tour, et le promoteur du tour, Francis Ducreux.
La quinzième édition du Tour cycliste du Bénin démarre le 6 mai prochain et mettra aux prises dix équipes de cyclisme venues de plusieurs pays africains. Il s’agit des équipes du Togo, du Ghana, du Niger, du Nigeria, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Congo et de la République démocratique du Congo, du Bénin, pays organisateur qui engage deux équipes dans la compétition. La distance totale de la course est de 621,7 km ; la distance totale de transbordement est de 991 km, soit un tour d’une distance totale de 1612,7 km.
Le président de la Fédération béninoise de cyclisme (Fébécy), Romuald Hazoumè, directeur général du Tour cycliste du Bénin, informe que l’édition de cette année va démarrer à Tanguiéta dans le département de l’Atacora pour montrer que le cyclisme est un sport à partager et pourrait aller du Nord au Sud.
Le cyclisme, selon Romuald Hazoumè, est un sport très cher, mais demeure le plus gratuit, car le spectateur ne paie rien pour regarder une course cycliste. Il lance un appel aux populations à faire massivement le déplacement pour soutenir les coureurs. Romulad Hazoumè se dit conscient de ce que le travail qu’il a entamé à la tête de la fédération est de longue haleine et ne pourra porter ses fruits que dans quelques années.
Aussi, soutient-il que le Tour cycliste du Bénin est l’occasion idéale pour faire la promotion de ce sport, et une opportunité pour montrer toute la compétitivité du cyclisme béninois en confrontant nos coureurs à leurs homologues des autres pays.
Le Tour cycliste du Bénin est un évènement important qui suscite l’intérêt des médias et des entreprises qui s’associent à la compétition autour de laquelle rassemblent les plus grands coureurs nationaux et internationaux. C’est un évènement devenu très remarquable dans la sous-région. Il constitue un moment de fête et de partage rendu possible grâce au partenariat entre la Fédération béninoise de cyclisme et la Société béninoise de brasserie (Sobébra).
Le directeur général de la Sobébra, Sébastien Yves Ménager, principal partenaire et soutien du cyclisme au Bénin, espère que les tours cyclistes du Bénin seront continuellement organisés. Il affirme que la Sobébra s’est engagée dans un partenariat avec la fédération pour faire du cyclisme un vecteur de développement au Bénin, et surtout parce qu’on sent la volonté de la Fébécy de développer et de populariser ce sport.
Sébastien Yves Ménager estime que le Tour cycliste du Bénin est une occasion de grande compétition entre cyclistes accomplis. Il invite le public à venir soutenir les équipes A et B que le Bénin a engagées dans cette compétition.
Le directeur de Sport Pub International, Francis Ducreux, promoteur du tour s’est dit heureux de voir s’organiser cet évènement doté du trophée Castel Beer, grâce à la Sobébra.
Maillots en jeu
Le promoteur du Tour Francis Ducreux a présenté les différents maillots mis en jeu pour cette édition. Il s’agit du maillot Jaune du classement général au temps. Le maillot « Posso-sport » du premier béninois ; le maillot Socar Bénin-Mitsubishi Motor de la combativité ; le maillot Canal+ du premier des Africains ; le maillot XXL Energy des sprints intermédiaires ; le maillot Ibis Hôtel du meilleur jaune ; le maillot Renault Sonaec de la plus grande remontée ; le maillot Best Western Plus de l’élégance ; le maillot Moov des premiers invités ; le maillot Puma Energy du combiné.
Il y a également plusieurs écharpes prévues pour ce tour. Il s’agit de l’écharpe Bénin Pétro du meilleur équipier béninois ; l’écharpe LG du fairplay ; l’écharpe Air France de la plus longue échappée béninoise ; l’écharpe Monsavon du meilleur jeune béninois ; l’écharpe Visuel communication du plus chanceux ; l’écharpe Scil Peintures et Prosign du plus ancien ; l’écharpe Sogea-Satom du malchanceux et l’écharpe Restaurant L’Oriental du meilleur équipier africain.
Le directeur des Sports d’élites, Bonaventure Coffi Codjia, représentant le ministre en charge des Sports à la conférence de presse, a félicité le président de la Fédération béninoise de cyclisme, Romuald Hazoumè, pour la qualité du travail abattu afin de donner davantage de visibilité à ce tour. Il remercie les sponsors du tour et souhaite voir leurs activités s’étendre sur les autres sports.
Les représentants des différents sponsors du tour dont le sport reste un des axes stratégiques ont réitéré leur engagement d’être toujours aux côtés de la Fédération béninoise de cyclisme pour le rayonnement de cette discipline.
Un des médecins du centre en train de présenter son service[/caption]Le délégué général de la Fondation Groupe Atlantique (FGA), Frank Faye, basé en Côte d’Ivoire, était l’hôte du directeur de l’Hôpital ophtalmologique Saint André de Tinré (Hosat), Paul Ayémonna, et des membres de son équipe, ce mercredi 2 mai à Boko, commune de N’Dali. Accompagné du directeur du Centre médical Don Orione de Ouagadougou, le père Ricardo Zagaria, il les a rassurés du soutien de sa structure, par rapport aux efforts qu’ils ne cessent de fournir, au regard des maigres moyens à leur disposition, pour soulager leurs patients.
La lunetterie de l’Hôpital ophtalmologique Sant André de Tinré (Hosat) que la Fondation Groupe Atlantique (FGA) a aidé à construire en 2016, manque d’équipements techniques modernes. Entre autres besoins, elle ne dispose pas de meuleuse semi-automatique, de pupillomètre, de rayonneuse, de centreur, de chaufferette, de testeur de verres progressifs, de testeur photochromique, de calibreuse, de frontofocomètre et bien d’autres appareils.
Réceptionnée le vendredi 20 janvier 2017, elle a commencé par donner ses prestations au public le lundi 23 janvier 2017, avec des équipements d’occasion dont l’achat a été financé par l’archevêché. De retour de Malanville, le délégué général de la fondation, Frank Faye, en compagnie du directeur du Centre médical Don Orione de Ouagadougou, le père Ricardo Zagaria, a pu se rendre compte de leur état de vétusté avancé, ce mercredi 2 mai. C’était à la faveur d’une visite guidée des différents services et autres infrastructures de l’hôpital. L’occasion lui a permis de voir dans quelles mesures, il faudra renforcer le partenariat qui lie sa fondation et l’Hosat.
Par rapport au fonctionnement de l’hôpital, Frank Faye n’a pas caché sa satisfaction. « J’ai été ravi de constater que la lunetterie est non seulement opérationnelle, mais en plein emploi », a-t-il fait remarquer. « En fonction des doléances exprimées, nous allons envisager les prochaines actions en ce qui concerne la suite à donner à notre partenariat. Pour ce qui est des équipements, nous tiendront à notre parole. On dit souvent, chose promise, chose due », a rassuré le délégué général.
« Lorsqu’un centre de santé est fréquenté par de nombreux patients, c’est parce qu’ils apprécient ses prestations et qu’il prodigue des soins de très bonnes qualité », a précisé à sa suite, le père Ricardo Zagaria. « Malgré l’état de ses équipements, le centre arrive à réaliser beaucoup de miracles », a-t-il poursuivi. « Je suis venu, pour voir comment nous pourrons collaborer, unir nos forces pour grandir ensemble, faire des échanges d’expériences et de personnels, dans le cadre d’un partenariat Sud-Sud », a expliqué le directeur du Centre médical Don Orione.
S’agissant de la mise en œuvre du deuxième volet du partenariat avec la fondation et qui consiste en l’acquisition des équipements techniques modernes pour la lunetterie, l’hôpital n’a plus à s’inquiéter. Elle lui permettra donc d’assurer davantage une meilleure couverture en soins de santé oculaire aux populations du Bénin et des pays voisins. Mieux, grâce au cadre de formation dont il disposera, elle lui offrira la possibilité de renforcer les capacités du personnel intervenant dans les centres d’ophtalmologie.
Avant d’introduire Frank Faye et le père Ricardo Zagaria à l’archidiocèse de Parakou, le professeur Paul Ayémonna a remercié la fondation pour sa disponibilité et son engagement à poursuivre le partenariat. Comme lui, Mgr Pascal N’Koué a aussi reconnu que la fondation apporte un appui important à l’hôpital de Tinré. Il a également apprécié la cantine scolaire dont le directeur du Centre médical Don Orione de Ouagadougou, le père Ricardo Zagaria, membre de la délégation, est en train de procéder à l’ouverture à Malanville. « C’est pour donner de l’espoir aux plus pauvres, que ces groupes travaillent. Et c’est l’Evangile. Partout où le bien peut se faire et qu’on peut aider les plus fragiles, c’est Jésus-Christ et la société qui sont contents. Ainsi, il y aura moins de coupeurs de route et on aura moins besoin des policiers et des gendarmes », s’est réjoui l’archevêque. Il a souhaité que ces activités caritatives puissent se multiplier.
En effet, c’est pour visiter les projets financés par sa fondation, que Frank Faye est actuellement au Bénin. Avant l’Hosat, il était à la Fondation Regard d’Amour, à Abomey-Calavi, dans un orphelinat à N’Dali pour des remises de dons, puis a procédé au lancement d’une cantine scolaire à Malanville. Une campagne de dépistage d’hypertension et du diabète a également été organisée au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, samedi 28 avril dernier et a réuni plus de 800 patients.
Ministre de l'Economie Numérique et de la Communication Aurelie Adam Soulé Zoumarou[/caption]A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse placée cette année sous le thème « Médias, justice et Etat de droit : les contre-poids du pouvoir », le ministre de l’Economie numérique et de la Communication se réjouit de que le Reporters Sans Frontières dans son dernier classement, n’ait pas étiqueté le Bénin comme un prédateur de la liberté de la presse. Elle salue les efforts des animateurs des médias et les exhorte à plus de professionnalisme, tout en rassurant de l’accès progressif aux sources publiques d’information dans toutes les administrations.
Aujourd’hui 3 mai 2018, le monde entier célèbre la 25e édition de la Journée mondiale de la Liberté de la Presse.
A l’occasion de cette importante journée initiée par l’Unesco et visant à protéger les médias contre les différentes formes de violences, je me fais l’heureux devoir de saluer avec beaucoup d’admiration les professionnels des médias de notre pays, en signe de reconnaissance de la qualité de leur contribution à la construction d’un Etat de droit au Bénin.
Par leur plume, leur micro et leur caméra, les hommes et les femmes qui exercent ce métier ne cessent de produire un travail qualitatif qui permet à notre démocratie de connaître des avancées notables.
La qualité de ce travail permet à notre pays d’être en phase avec le thème choisi par l’Unesco pour la célébration de l’édition 2018, à savoir « Médias, justice et Etat de droit : les contre-poids du pouvoir ». Ce thème qui met en cohérence les médias avec les contre-pouvoirs, vise surtout à mettre en relief les interactions de nécessité qui existent entre les médias, le pouvoir judiciaire et l’Etat de droit pour le développement durable à l’horizon 2030.
Des réflexions précises sont attendues par l’Unesco, à travers ce thème. Certaines méritent d’être mentionnées, à savoir :
- la liberté de la presse et l’accès à l’information ;
- l’appui du système judiciaire à un journalisme libre et sûr ;
- la liberté d’expression en ligne et l’autoréglementation.
Je me réjouis qu’à l’occasion du classement de Reporters Sans Frontières, notre pays, une fois encore, n’ait pas été étiqueté comme un prédateur de la liberté de la presse. En effet, le Bénin ne compte pas de journalistes tués, de journalistes emprisonnés et d’arrestations arbitraires de journalistes et aussi bien le gouvernement que les professionnels des médias sont invités à continuer les efforts.
Je félicite tous les acteurs, tous les partenaires techniques et financiers, tous ceux et toutes celles qui œuvrent inlassablement pour l’amélioration de la situation du journaliste béninois. Je remercie tout particulièrement la Haac pour ses initiatives sans cesse renouvelées visant à renforcer la protection de la liberté de la presse. Je félicite aussi l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), le Conseil national du Patronat de la presse et de l’audiovisuel du Bénin (Cnpa-Bénin), l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) qui font un travail profond pour renforcer l’assainissementde la corporation.
Quant au gouvernement et son chef, le président Patrice Talon, ils poursuivront les efforts déjà en cours pour le renforcement des conditions d’exercice du métier de journaliste. A cet effet, je voudrais indiquer que l’accès aux sources publiques d’information s’imposera progressivement à toutes les administrations et à toutes les sources publiques détentrices d’information. Des dispositions sont en cours pour la vulgarisation du Code de l’Information et de la Communication et l’assainissement du secteur de la presse.
Par ailleurs, le projet phare de passage à la Télévision numérique terrestre (Tnt) qui est en pleine mise en œuvre avec le déploiement et la construction du réseau de collecte et de diffusion révolutionnera le paysage audiovisuel de notre pays. Ses différentes actions permettront de traduire dans les faits la détermination du chef de l’Etat, le président Patrice Talon, d’« Assurer la liberté de la presse et l’accès équitable de tous aux organes de service public ».
Vive la presse béninoise
Vive le Bénin.

Ce 3 mai 2018, les acteurs des médias célèbrent la Journée mondiale de la liberté de la presse. À cette occasion, Franck Kpochémè, président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), revient sur l’état des lieux de la liberté de la presse au Bénin et en profite pour fustiger les commentaires de l’Ong Reporters sans frontières (Rsf) qui classe le Bénin à la 84e place au plan mondial en matière de liberté de la presse dans rapport 2018.
La Nation : Ce 3 mai 2018, c’est la Journée mondiale de la liberté de la presse. Quel sens donnez-vous à cette célébration, en tant que président de l’Union des professionnels des médias du Bénin ?
Au niveau de l’Union, nous avons placé cette célébration sous un double sens. Le premier, c’est sous l’appropriation du Code du numérique. Vous auriez dû remarquer que dans les sous-thèmes retenus par l’Unesco, il y a la presse en ligne. Cette édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse intervient juste au lendemain de la promulgation de la loi portant Code du numérique au Bénin. Nous nous félicitons, quoique ce soit une loi quelque peu répressive et, qui fait un recul par rapport au Code de l’information et de la communication, que c’est un outil qui fait avancer notre pays. Nous allons étudier comment commencer par la disséminer en même temps que le Code de l’information et de la communication au sein des professionnels des médias pour qu’ils sachent désormais à quoi s’en tenir dans les publications, notamment en ligne.
Le second sens que nous donnons à cette célébration, c’est la spécialisation. Nous allons profiter pour attirer l’attention des professionnels des médias sur l’appel à candidatures que nous avons lancé et qui vise à amener les professionnels des médias à se ranger dans des thématiques et à finir avec le journalisme touche-à-tout, à célébrer le journalisme de spécialité.
Quel est aujourd’hui l’état des lieux de la liberté de la presse au Bénin ?
Nous avons une liberté certaine, mais il reste à redire lorsqu’une radio n’arrive pas à émettre dans le rayon à lui attribué par la Haac. La liberté est étouffée. Lorsque nous voyons les difficultés dans lesquelles les organes de presse évoluent ces derniers mois, on sent comme un étouffement. De plus en plus, les organes de presse manquent de moyens, il n’y a plus de publicité, etc. On manque de moyens pour accompagner les organes de presse, c’est des problèmes. Lorsque nous voyons des titres siamois à la Une des journaux, c’est des problèmes de liberté qui se posent à nous. On se demande si réellement il y a la liberté dans notre pays, si les journalistes sont libres ou bien s’ils sont conditionnés par autre chose.
La semaine dernière Reporters sans frontières a publié son dernier rapport sur l’état de la liberté de la presse dans le monde. Le Bénin est déclassé de six points et vous ne partagez pas les commentaires de cette Ong. Expliquez-vous.
Les commentaires que Rsf s’est permis de faire sur le Bénin ne cadrent pas avec la réalité béninoise. Lorsque Rsf dit qu’au Bénin, il n’y a pas une loi sur la dépénalisation, je crois qu’elle a oublié déjà qu’en 2016, c’est elle-même qui a reclassé précisément le Bénin par rapport à 2015 en saluant l’avènement d’une loi sur la dépénalisation. On ne comprend pas alors comment deux ans après, Rsf puisse dire que les Béninois attendent une loi sur la dépénalisation. C’est nous retourner en arrière. C’est faire croire dans l’opinion que nous ne sommes pas suffisamment démocrates pour suivre la tendance mondiale. Même si certains pays africains l’ont fait avant nous, nous avons fini par avoir une loi sur la dépénalisation. Et, nous sommes par exemple en avance sur certains pays comme le Sénégal qui continuent d’attendre la loi dépénalisée.
Rsf fait également un commentaire sur le Bénin pour dire que l’opposition, depuis mars 2017, est interdite d’accès à la télévision nationale. Ce qui est archifaux, parce que moi, j’ai vu des reportages de principaux partis du groupe de l’opposition, à savoir les Fcbe. J’ai vu les reportages concernant le parti Restaurer l’espoir, de Fsp. J’ai vu Loth Houénou quand il était proche de l’opposition passer sur les écrans de la télévision nationale pour critiquer les réformes constitutionnelles. Donc, tous ces commentaires-là sur le Bénin sont faux.
Dans tous les cas, les événements qui se sont produits au Bénin entre janvier et décembre 2017 ne sont pas en faveur d’un déclassement du Bénin. Parce que nous avons connu des situations plus humiliantes où on a noté sept organes de presse fermés en 2016. En 2017, on n’a pas d’organes de presse fermés. La situation réelle aujourd’hui que je m’attendais à ce que Rsf dénonce, est celle de brouillage des fréquences de radio Soleil Fm. Cela est intervenu en novembre 2017 ! Et, le directeur Afrique de Rsf a bien précisé que leur rapport prend en compte janvier à décembre 2017. Soleil Fm a été brouillée en 2017, tout comme Capp Fm. Mais, le rapport n’en parle pas !
Donc, nous nous attendons à voir les réalités qui se posent à nous, les contingences qui empêchent notre épanouissement en tant que professionnels des médias, que Rsf puisse relever tout cela pour attirer l’attention des gouvernants pour qu’elle nous aide à remonter la pente plutôt qu’à aller nous rappeler des choses qui ne correspondent pas à notre vécu.

Le député Nourénou Atchadé a déposé, ce mercredi 2 mai, une question d’actualité au gouvernement au sujet de l’affaire de bastonnade présumée, vendredi 27 avril dernier, de son collègue Taofick Mohamed Hinnouho alias Atao par des éléments de la Police républicaine, au Palais de justice de Cotonou au moment où ce dernier allait se présenter au juge des libertés et de la détention dans le cadre de la procédure du dossier de trafic de faux médicaments.
Il interpelle le gouvernement pour à faire la lumière sur ce dossier. Le député de la 14e circonscription électorale est revenu, dans sa question d’actualité, sur les faits tels qu’ils lui ont été rapportés. Selon lui, le député Taofick Mohamed Hinnouho se serait rendu de lui-même, la matinée du vendredi 27 avril, dans le premier cabinet d’instruction du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Il a été référé ensuite vers le juge des libertés et de la détention qui n’était pas présent. Il serait revenu au tribunal dans l’après-midi pour rencontrer ce dernier. Mais le député Atao aurait été pris à partie par des éléments de la Police judiciaire qui ont tenté de l’arrêter. Il aurait été « tabassé et molesté ainsi que son avocat ». Le député Nourénou Atchadé trouve ces faits, tels qu’ils lui ont été rapportés, inquiétants. Ainsi, conformément, aux dispositions de l’article 110 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il invite le gouvernement à clarifier cette affaire. Le député de l’Opposition voudrait savoir si la Police a oui ou non tabassé Taofick Mohamed Hinnouho dans les locaux du Palais de justice de Cotonou. Sinon pour quelles raisons le procureur de la République a sollicité les services du Samu pour référer d’urgence le député vers le Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) de Cotonou ? Le député Nourénou Atchadé voudrait, par ailleurs savoir non seulement les mesures, prises par le gouvernement depuis la survenance de cette affaire pour décourager à jamais ce comportement mais aussi si le procureur de la République a requis les dispositions nécessaires avant de divulguer sur la place publique l’état clinique de Taofic Mohamed Hinnouho.
Le président de l’Assemblée nationale préoccupé
Le président du Parlement n’est pas resté les bras croisés par rapport à la situation du député Taofick Mohamed Hinnouho. Me Adrien Houngbédji, dès qu’il aurait été informé de l’affaire, aurait instruit le professeur Sémyou Latoundji, médecin de l’Assemblée nationale à se rendre au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou (Cnhu-Hkm) pour s’enquérir de l’état de santé du député sur qui aurait été exercé des violences. Le témoignage a été fait par le secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale, Thomas Dassi, à travers un communiqué qu’il a rendu public ce mercredi 2 mai. Selon ledit communiqué qui renseigne sur le point fait par le médecin de l’Assemblée nationale à Me Adrien Houngbédji, l’état de santé du député Atao serait satisfaisant. Du moins, à la lumière des échanges que le médecin Sèmyou Latoundji a eus avec le chef du service des Urgences du Cnhu-Hkm. « Les bilans clinique, radiologique et cardiologique réalisés chez le patient n’ont révélé aucun traumatisme externe ni interne », informe le communiqué. Le député Taofick Mohamed Hinnouho serait actuellement au service de psychiatrie où il a été transféré pour subir des examens psychologiques et psychiatriques. Le médecin de l’Assemblée nationale assure avoir rencontré aussi le chef service de psychiatrie, le professeur Houngbè Ezin pour une meilleure prise en charge clinique et thérapeutique du député de la 15e circonscription électorale n
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 03 mai 2018

Les agents des forces de sécurité (policiers et gendarmes) épinglés pour détournement des fonds complémentaires de sécurité ne feront plus partie de l’effectif de la Police républicaine. Le Conseil des ministres de ce mercredi 2 mai a décidé de leur radiation pure et simple.
L’une des principales décisions issues du Conseil des ministres du mercredi 2 mai, c’est la radiation de 27 éléments de la Police républicaine. Lesquels se sont rendus coupables de malversations sur les deniers publics. En effet, dans le cadre du renforcement du dispositif sécuritaire du pays, le gouvernement a mis à la disposition des unités opérationnelles de l’ex-Police nationale et de l’ex-Gendarmerie nationale, des fonds additionnels destinés aux unités territoriales et remis directement aux chefs d’unité avec des consignes fermes et des procédures précises en vue de leur bon usage. Nonobstant toutes ces dispositions, « Les contrôles effectués ont décelé des irrégularités graves dans la gestion desdits fonds », a révélé le ministre Joseph Djogbénou au cours de son traditionnel point de presse à l’issue du Conseil des ministres. Dans certains cas, précise-t-il, « ils ont été détournés par certains responsables d’unité à des fins autres que leurs destinations initiales ou utilisés sans justifications objectives ».
Ces actes vont coûter à ces agents recrutés au service de la sécurité publique, leurs postes. Il a été en effet décidé de leur radiation pure et simple, a fait savoir le ministre en charge de la Justice. Une décision du gouvernement qui ne sera d’ailleurs pas la dernière, prévient-il. « Malheureusement et douloureusement, les mêmes sanctions seront davantage appliquées si les mêmes faits se répètent. Ce n’est pas du bonheur d’appliquer les sanctions de cet ordre-là. Mais tant qu’on ne le fera pas, le bien public sera méprisé comme nous le faisons. Il faut de l’exemple », explique le ministre Joseph Djogbénou qui en profite pour lancer un appel à la conscience de chaque agent public. « Ce qui a commencé à être fait depuis le 6 avril 2016 ne s’arrêtera pas. Le gouvernement a pris le taureau par les cornes. Les sanctions disparaîtront si les actes de corruption disparaissent », insiste ensuite le ministre.
C’est donc un signal fort que donne le gouvernement en frappant aussi lourdement ces agents publics en charge de la sécurité qui, outre les sanctions administratives, répondront également devant la justice des faits mis à leurs charges.

Le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) a pris fin, lundi 30 novembre dernier, sur toute l’étendue du territoire national. Cela, conformément au dernier communiqué de la coordination. Malheureusement, de nombreux citoyens n’ont pas pu se faire enregistrer.
Lundi 30 avril dernier, l'opération d’enrôlement dans le cadre du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) a pris fin, soit six mois après son lancement, le 1er novembre 2017. Le constat sur le terrain laisse perplexe. Les centres d'enrôlement ont grouillé de monde dans la journée du lundi, comme si c’est ce même jour que l’opération a été lancée. On note une affluence monstre autour des agents commis pour l’opération. Du douzième arrondissement de Cotonou, en passant par le septième et le neuvième, le constat est le même. Ce n’est pas évident d’enrôler tout ce monde, confie un agent presque essoufflé devant une foule de gens déterminés à se faire enregistrer.
Au centre du Ceg Zogbo, c’est seulement les inscrits de la veille qui sont privilégiés : plus de 100 personnes en attente. Les inscrits de la liste du jour avoisinent également 300, selon les propos de l’agent qui, par ailleurs, doute de l’aboutissement du processus quant à ceux en attente. C’est le même constat au niveau du douzième arrondissement, plus de 300 individus en attente, selon les estimations des agents qui ont été renforcés par trois équipes d’agents recenseurs.
A la Maison des médias, les agents sont tellement débordés qu’ils n’attendent que l’heure de la fermeture pour récupérer, parce que travaillant sans pause depuis plusieurs jours. Visiblement, de nombreux citoyens ne se sont pas fait enrôler à
Cotonou et environs. Quel sort leur sera-t-il réservé? Autrement, il s’avère nécessaire de prolonger le processus d’enrôlement de quelques jours pour éviter que des citoyens soient laissés en rade.
Le Bénin, par cette initiative, devrait enrôler 100 % de ses citoyens, afin de disposer, comme l’ont expliqué les autorités gouvernementales, du fichier des citoyens. Toutes choses qui permettraient de disposer de statistiques fiables et d’amorcer le développement du pays. L'idée au départ n'a pas enregistré outre mesure de résistance ni dans le rang des hommes politiques encore moins de la population contrairement à la Liste électorale permanente informatisée à ses débuts. Toutefois, certains politiques et acteurs de la Société civile ont émis des réserves sur le choix de l'opérateur Safran.
Fayssol Atchiba et Faouziatou Ibrahima[/caption]Dans la catégorie Sport paralympique, deux athlètes béninois ont pris part au 3e Meeting international d’athlétisme qui s’est tenu à Marrakech au Maroc du 26 au 28 avril dernier. L’un d’eux, Fayssal Atchiba est rentré avec deux médailles d’or pour le Bénin.
Arrivé en tête pour les épreuves de 100 m et 200 m catégorie Sport paralympique, l’athlète béninois Fayssal Atchiba a décroché deux médailles d’or au 3e Meeting international d’athlétisme de Marrakech. Un honneur véritable pour le sport paralympique béninois. Avec cette victoire, Fayssal Atchiba semble plus déterminé que jamais. « Pour moi, ce n’est qu’un départ. C’est maintenant que commence le défi. Je ne vais pas baisser les bras. Je vais continuer à travailler pour d’autres victoires. Car il y a de la concurrence dans les autres pays », a assuré le lauréat.
Avec les résultats du 3e Meeting international d’athlétisme de Marrakech comptant pour les qualificatifs de 2020, Fayssal Atchiba a effectivement un défi plus grand qui l’attend.
Quant à la deuxième béninoise Faouziathou Ibrahima, qui s’est illustrée dans la catégorie «Lancer de javelot et de poids assis», l’aventure n’est pas sans leçons. « Si je n’ai pas pu ramener une médaille, ce n’est pas pour autre raison que le tract », confie-t-elle. « Je n’ai pas pu gérer mon stress. C’était pour la première fois que je participe à cette compétition. Je vais travailler sur la gestion du tract et renforcer mes séances d’entraînement pour avoir de meilleures performances », a-t-elle expliqué avec l’espoir d’être mieux accompagnée.
Tous deux ont salué le travail en amont du Comité national paralympique du Bénin qui a su les encadrer et les préparer à affronter des champions.
Fier des deux ambassadeurs du Bénin à cette compétition internationale, le président dudit comité, Abdel Rahman Ouorou Barè, a rassuré de son soutien à l’essor de ces jeunes athlètes qui rehaussent le sport paralympique au Bénin.