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Nouvelles

Dernier jour d'enrôlement du Ravip à Cotonou: Nécessité de prolonger l’opération

Le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) a pris fin, lundi 30 novembre dernier, sur toute l’étendue du territoire national. Cela, conformément au dernier communiqué de la coordination. Malheureusement, de nombreux citoyens n’ont pas pu se faire enregistrer.

Lundi 30 avril dernier, l'opération d’enrôlement dans le cadre du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) a pris fin, soit six mois après son lancement, le 1er novembre 2017. Le constat sur le terrain laisse perplexe. Les centres d'enrôlement ont grouillé de monde dans la journée du lundi, comme si c’est ce même jour que l’opération a été lancée. On note une affluence monstre autour des agents commis pour l’opération. Du douzième arrondissement de Cotonou, en passant par le septième et le neuvième, le constat est le même. Ce n’est pas évident d’enrôler tout ce monde, confie un agent presque essoufflé devant une foule de gens déterminés à se faire enregistrer. 

Au centre du Ceg Zogbo, c’est seulement les inscrits de la veille qui sont privilégiés : plus de 100 personnes en attente. Les inscrits de la liste du jour avoisinent également 300, selon les propos de l’agent qui, par ailleurs, doute de l’aboutissement du processus quant à ceux en attente. C’est le même constat au niveau du douzième arrondissement, plus de 300 individus en attente, selon les estimations des agents qui ont été renforcés par trois équipes d’agents recenseurs.
A la Maison des médias, les agents sont tellement débordés qu’ils n’attendent que l’heure de la fermeture pour récupérer, parce que travaillant sans pause depuis plusieurs jours. Visiblement, de nombreux citoyens ne se sont pas fait enrôler à
Cotonou et environs. Quel sort leur sera-t-il réservé? Autrement, il s’avère nécessaire de prolonger le processus d’enrôlement de quelques jours pour éviter que des citoyens soient laissés en rade.
Le Bénin, par cette initiative, devrait enrôler 100 % de ses citoyens, afin de disposer, comme l’ont expliqué les autorités gouvernementales, du fichier des citoyens. Toutes choses qui permettraient de disposer de statistiques fiables et d’amorcer le développement du pays. L'idée au départ n'a pas enregistré outre mesure de résistance ni dans le rang des hommes politiques encore moins de la population contrairement à la Liste électorale permanente informatisée à ses débuts. Toutefois, certains politiques et acteurs de la Société civile ont émis des réserves sur le choix de l'opérateur Safran.

Société 02 mai 2018


Compétition d’athlétisme de Marrakech/Catégorie paralympique: 2 médailles d’or pour le Béninois Fayssal Atchiba
[caption id="attachment_29017" align="alignnone" width="1024"]Fayssol Atchiba et Faouziatou Ibrahima[/caption]

Dans la catégorie Sport paralympique, deux athlètes béninois ont pris part au 3e Meeting international d’athlétisme qui s’est tenu à Marrakech au Maroc du 26 au 28 avril dernier. L’un d’eux, Fayssal Atchiba est rentré avec deux médailles d’or pour le Bénin.

Arrivé en tête pour les épreuves de 100 m et 200 m catégorie Sport paralympique, l’athlète béninois Fayssal Atchiba a décroché deux médailles d’or au 3e Meeting international d’athlétisme de Marrakech. Un honneur véritable pour le sport paralympique béninois. Avec cette victoire, Fayssal Atchiba semble plus déterminé que jamais. « Pour moi, ce n’est qu’un départ. C’est maintenant que commence le défi. Je ne vais pas baisser les bras. Je vais continuer à travailler pour d’autres victoires. Car il y a de la concurrence dans les autres pays », a assuré le lauréat. 

Avec les résultats du 3e Meeting international d’athlétisme de Marrakech comptant pour les qualificatifs de 2020, Fayssal Atchiba a effectivement un défi plus grand qui l’attend.
Quant à la deuxième béninoise Faouziathou Ibrahima, qui s’est illustrée dans la catégorie «Lancer de javelot et de poids assis», l’aventure n’est pas sans leçons. « Si je n’ai pas pu ramener une médaille, ce n’est pas pour autre raison que le tract », confie-t-elle. « Je n’ai pas pu gérer mon stress. C’était pour la première fois que je participe à cette compétition. Je vais travailler sur la gestion du tract et renforcer mes séances d’entraînement pour avoir de meilleures performances », a-t-elle expliqué avec l’espoir d’être mieux accompagnée.
Tous deux ont salué le travail en amont du Comité national paralympique du Bénin qui a su les encadrer et les préparer à affronter des champions.
Fier des deux ambassadeurs du Bénin à cette compétition internationale, le président dudit comité, Abdel Rahman Ouorou Barè, a rassuré de son soutien à l’essor de ces jeunes athlètes qui rehaussent le sport paralympique au Bénin.

Sports 02 mai 2018


Examen de la Convention sur la protection des obtentions végétales: La Société civile paysanne en sit-in à l’Assemblée nationale

Les organisations paysannes sonnent l’alerte au sujet de la Convention internationale pour la protection des obtentions végétales (Upov) en examen au Parlement. A travers un sit-in organisé, lundi 30 avril dernier, elles appellent à la prise de certaines mesures avant toute adhésion au texte, en vue de préserver les ressources naturelles.

Plusieurs organisations de la Société civile actives dans le secteur agricole dont Synergies paysannes et Jinukun, réunies au sein de la Convergence des luttes pour la terre, l’eau et les semences, ne veulent pas une adhésion précipitée du Bénin à la Convention internationale pour la protection des obtentions végétales (Upov) adoptée à Genève le 19 mars 1991 en cours de délibération au Parlement. Elles ont exprimé leurs inquiétudes, lundi 30 avril dernier, à la faveur d’un sit-in qu’elles ont organisé devant le siège de l’Assemblée nationale à Porto-Novo.
On pouvait lire sur leurs bandéroles déployées à cette occasion des messages comme : « Non à l’Upov » ; « Non au brevetage de nos semences locales » ; « Touche pas à mon maïs » et « Touche pas à mon igname ». En fait, ces organisations de producteurs et productrices agricoles craignent notamment la perte de certaines semences locales et l’invasion des organismes génétiquement modifiés (Ogm) avec l’adoption de cet instrument international.
Elles souhaitent que le Bénin adhère au texte mais en prenant des garde-fous. Ces organisations préconisent notamment la mise en place d’un comité semence ; la prise d’un certain nombre  de dispositions de décrets et arrêtés pour compléter les cadres réglementaire et légal dans le secteur au Bénin et l’élaboration d’un tableau qui renseigne sur les avantages, les inconvénients, les menaces et les opportunités de cette convention pour le Bénin. Et cela, conformément aux recommandations de la journée d’information et de sensibilisation organisée, le 13 mars dernier à Cotonou, par le ministère en charge de l’Agriculture au profit des acteurs notamment la Société civile et des députés. L’examen de ce dossier à l’Assemblée nationale inquiète la Société civile active dans le secteur agricole. Elle se dit surprise de constater que sans la satisfaction des mesures de réserves recommandées, le dossier soit programmé pour être examiné par l’Assemblée nationale. « Face à tout cela, nous constatons avec amertume que le Maep cherche à faire passer, en coup de force, l’adhésion de notre pays à l’Upov, alors que rien ne presse », souligne Dramane Chabi, porte-parole de Convergence des luttes pour la terre, l’eau et les semences, qui a lu la déclaration à l’occasion.
Les manifestants mettent la Représentation nationale devant ses responsabilités et l’exhortent à surseoir au vote de cette convention internationale à l’étape actuelle. La Société civile souhaite que le processus de concertation en cours avec elle soit repris pour que « ce dossier sensible concernant le patrimoine semencier de notre pays soit étudié en connaissance de cause avant toute soumission aux délibérations de la Représentation nationale », insiste Dramane Chabi.
La Convergence des luttes pour la terre, l’eau et les semences se dit prête à contribuer à l’élaboration de toute réglementation pour une meilleure protection du patrimoine semencier du Bénin. « En tout état de cause, nous, organisations de la Société civile, présentes aujourd’hui devant le Parlement de notre pays, nous engageons solennellement à poursuivre toutes actions conformes à nos prérogatives, pour protéger le patrimoine semencier du Bénin envers et contre tout », avertit Dramane Chabi.

Le rapport sur le dossier retiré de la plénière

L’examen du projet de loi portant autorisation de ratification de l’Acte de 1991 de la Convention internationale par les obtentions végétales (Upov) adopté le 19 mars 1991 à Genève a été reporté sine die à l’Assemblée nationale. Ainsi en ont décidé les députés au cours de leur séance plénière du lundi 30 avril dernier à l’hémicycle.
Le rapport en examen sur le dossier a été retiré par la Commission du Plan, de l’Equipement et de la Production de l’Assemblée nationale. Il a été retiré pour être amélioré et mieux éclairer l’opinion publique au regard de la qualité du document qui contiendrait assez d’insuffisances, informe Jean-Michel Abimbola, président de cette commission en charge du dossier.
Le dossier est donc renvoyé jusqu’au dépôt d’un nouveau rapport. Cette décision constitue déjà une première victoire pour la Convergence pour la lutte des terres, l’eau et les semences qui ne réclamait que ça pour mieux faire entendre ses réserves à propos de cette loi.
Il faut souligner que cette convention de l’Union pour la protection des obtentions végétales (Upov) a pour mission d’établir et de promouvoir un système efficace de protection des obtentions végétales en vue d’encourager l’amélioration des plantes, la création de nouvelles variétés végétales améliorées. L’adhésion du Bénin devrait permettre au Bénin de participer désormais aux travaux des organes de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) et de tirer avantage de cet instrument juridique notamment en matière d’accès à des variétés performantes sélectionnées à l’étranger, possibilités accrues en matière d’amélioration de la production et l’exportation de produits, ainsi que le renforcement de la coopération entre agriculteurs.

Société 02 mai 2018


Programme « Semis »: Une fin en apothéose à Parakou

Démarrée en mai 2017, la formation des apprenants de la première promotion du programme « Semis » organisée par l’association socio-culturelle et éducative « Germes de pensées » a pris fin, samedi 28 avril dernier à l’Institut français à Parakou. L’objectif, en renforçant leurs capacités, est de permettre leur insertion professionnelle et leur compétitivité sur le marché culturel mondial.

Pari gagné pour la comédienne, metteure en scène, directrice d’acteurs et présidente de « Germes de pensées », Mariam Darra Traoré et les membres de son équipe. La formation des apprenants de la première promotion du programme « Semis » dont elle a la charge, a pris fin samedi 28 avril dernier à l’antenne de l’Institut français à Parakou. Commencée depuis mai 2017, elle a permis aux jeunes acteurs, auteurs et metteurs en scène de renforcer leurs capacités. A même de pouvoir proposer désormais de très belles prestations, ils devront être plus que jamais compétitifs sur le marché culturel mondial. Leur insertion professionnelle doit pouvoir se faire sans difficultés.
Faisant le point de la mise en œuvre du programme, Mariam Darra Traoré n’a pas caché sa satisfaction. Son équipe et elle ont posé un pas, après l’avoir levé en mai 2017 et essayé de le maintenir au mois d’octobre de la même année. « Ce n’était pas évident. Nous avions eu la force, le courage et la motivation qu’il fallait. Avec le programme, on savait où on allait », a expliqué la chargée du programme. « Nous avions une idée de l’immensité de notre rêve, sans savoir avec quels moyens. Mais nous étions motivés pour aller jusqu’au bout », poursuit-elle. « Le fait d’avoir effectué les trois niveaux de la formation et réalisé une création, nous avons réussi quelque chose. Nous venons de finir avec cette promotion », se réjouit Mariam Darra Traoré.
Parlant des perspectives, d’autres activités sont déjà annoncées pour 2018, notamment une création. Il y aura aussi la diffusion du spectacle créé en 2017, puis le lancement de la formation des apprenants de la deuxième promotion du programme en 2019. « Aujourd’hui, c’est Parakou. Demain, ce sera pourquoi pas Djougou, Natitingou, Malanville, Savè, Pobè. Il faut qu’on montre que le Bénin ne s’arrête pas seulement à Cotonou. A l’intérieur du pays, il y en a qui ont également envie de faire carrière dans le théâtre. Ils ont aussi besoin de formation », insiste Mariam Darra.
Le directeur du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), Erick-Hector Hounkpè, et le représentant du maire de Parakou, Marcel Orou Fico, ont loué son initiative. « Pour avoir porté le projet, elle y a cru jusqu’au bout », a fait remarquer M. Hounkpè.
Abondant dans le même sens, le représentant du préfet du Borgou, Eugène Agboton, a reconnu que le programme « Semis » a permis l’éclosion des talents appelés à relever les nombreux défis de la culture béninoise. Pour eux tous, il ne reste maintenant qu’à attendre les résultats à moyen terme.
Le programme « Semis » est un programme de formation, de création, de diffusion et de rencontres professionnelles. C’est à travers des ateliers vivants dont le niveau 1 organisé en mai 2017 a regroupé quinze acteurs et le niveau 2, au mois d’octobre dernier, douze acteurs et quatre auteurs. Réunissant trois metteurs en scène, deux auteurs et dix acteurs, le niveau 3 a consacré la fin de la formation avec la restitution des trois spectacles créés au cours de la résidence qui a eu lieu du 16 au 28 avril dernier à Parakou.
Par ailleurs, Mariam Darra a témoigné sa reconnaissance à la Coopération Suisse grâce à laquelle le projet est devenu une réalité. Elle a également remercié le public qui, malgré le temps menaçant, a effectué le déplacement et est resté jusqu’à la fin.

Culture 02 mai 2018


22e Journée africaine de la prévention des risques professionnels: La Cnss célèbre l’évènement à Porto-Novo
[caption id="attachment_29010" align="alignnone" width="1024"]Le presidium à l'ouverture des travaux[/caption]

La Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) a commémoré, lundi 30 avril dernier, la vingt-deuxième édition de la Journée africaine de la prévention des risques professionnels (Japrp). Les manifestations officielles se sont déroulées à la Maison des jeunes de Porto-Novo, en présence du directeur général de la Cnss, Dramane Diatéma, et du ministre chargé du Travail, Adidjatou Mathys.

« La promotion des structures de la santé et sécurité au travail au sein de l’entreprise : exigences légales et gouvernance des risques professionnels », c’est le thème de la vingt-deuxième édition de la Journée africaine de la prévention des risques professionnels (Japrp) célébrée le 30 avril de chaque année. Ce thème retenu par l’Inter-africaine de la prévention des risques professionnels (Iaprp) invite à des réflexions, souligne le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), Dramane Diatéma. C’est à juste titre que les manifestations commémoratives au Bénin ont été ponctuées de conférence-débat et de travaux en atelier afin de permettre aux différents acteurs de la prévention des risques professionnels de partager et d’échanger leurs expériences en matière de promotion de la sécurité et santé au travail en vue de développer une synergie d’actions pour une meilleure culture de prévention en milieu de travail, gage d’une bonne productivité des entreprises. Et ceci, au regard de l’importance des questions de santé et sécurité au travail et du coût social et économique des accidents du travail et des maladies professionnelles. Le Dg/ Cnss en veut pour preuve les dernières statistiques de l’Iaprp. Lesquelles enseignent que les coûts directs supportés annuellement par les organismes de prévoyance sociale des pays membres de cette organisation, sont estimés à plus de 100 milliards de francs Cfa.
La situation n’est pas non moins critique au Bénin. Les chiffres donnent 4471 cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles déclarés à la Cnss au cours des cinq dernières années avec 37 cas de décès. « Ces chiffres interpellent tout le monde notamment les acteurs du système de sécurité et santé au travail au Bénin », insiste le directeur général Dramane Diatéma. « Nous devons continuer de travailler à la promotion quotidienne d’une culture de prévention dans les entreprises pour un réel développement de l’esprit sécuritaire au niveau des travailleurs », poursuit-il.

Sécurité au travail

Le directeur général de la Cnss trouve pertinent le choix du thème de cette édition qui permettra d’établir l’équilibre des compétences en entreprise et surtout de susciter l’implantation durable des structures de santé et de sécurité au travail en entreprise de nos jours incontournables dans le dispositif de management de la santé et sécurité au travail. Ces structures contribuent à l’amélioration des conditions de travail pour garantir aux travailleurs un milieu de travail sûr et sain, note Dramane Diatéma.
Le ministre en charge du Travail, Adidjatou Mathys, lançant officiellement les manifestations, a insisté aussi sur l’importance de la prévention des risques professionnels en entreprise. Elle doit être la préoccupation de tous les instants notamment des décideurs politiques, des spécialistes en sécurité et santé au travail, des membres des organisations et associations œuvrant dans ce domaine.
Pour le ministre en charge du Travail, Adidjatou Mathys, les statistiques relatives aux accidents et aux maladies professionnels des cinq dernières années donnent la mesure du défi à relever pour une véritable culture de prévention dans les entreprises et unités de production. C’est pourquoi, elle souhaite que cette journée soit, d’une part un cadre de formation, de consultation et d’échange d’information pour le renforcement de la culture de prévention des risques professionnels, et d’autre part contribue à la prise de bonnes résolutions et d’un engagement formel à faire du milieu de travail un cadre d’épanouissement individuel.
Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, présent à l’ouverture des travaux, promet de jouer toute sa partition pour faire adopter les bonnes manières en matière de prévention des risques professionnels au niveau des services et entreprises publics de son département.

Société 02 mai 2018


Une foultitude en attente, les agents recenseurs acculés: Dernier jour d’enrôlement du Ravip à Cotonou

Lundi 30 avril dernier a été annoncé comme étant le dernier jour d’enrôlement pour le compte du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). Nombreux sont les citoyens de tous horizons qui ont envahi les postes d’enrôlement. Une affluence qui présage d’un recensement inachevé.

Bousculades au portail du Ceg Zogbo, disputes devant la Maison des médias à Gbèdjromèdé, attroupement à l’entrée du 10e arrondissement de Cotonou, plaintes et lamentations dans le rang des citoyens mis en attente au Ceg Le Nokoué et au 12e arrondissement. Irascibles, tous semblaient avoir perdu patience en attendant de se faire coûte que coûte enrôler, lundi 30 avril dernier, au dernier jour du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). Il y avait un monde fou autour des postes de recensement pour le Ravip et les agents recenseurs ont dû décupler leurs capacités de travail. Diligences de dernier jour obligent ! Malgré les renforts envoyés à certaines équipes, la mission semblait impossible. «Sur la liste d’attente, nous avons enregistré 198 personnes sans les élèves dont le nombre est tout aussi considérable. C’est donc 300 personnes à peu près qui sont en attente. Or, il faut en moyenne 10 minutes par personne. Vous voyez avec moi qu’il sera impossible d’enrôler toutes ces personnes aujourd’hui », a fait observer un agent formulaire au Ceg Zogbo. Le langage est le même dans tous les postes d’enrôlement parcourus dans la ville de Cotonou.
Impassible, le gardien du Ceg Zogbo plaint les retardataires. « Moi, je ne les comprends pas. Depuis six mois que l’opération a commencé, étaient-ils où ? Ils ont suivi les conseils des politiciens qui leur demandaient de ne pas sortir. Or ces politiciens eux-mêmes se sont fait enrôler. Maintenant les retardataires n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes», lâche-t-il.
En attente au poste de recensement installé au 12e arrondissement, Serge Kpamègan s’impatiente. Il explique son retard : «Chaque fois que je viens, je vois une foule et je me retourne pour ne pas perdre du temps parce que je dois travailler pour vivre ». Pour lui, cette opération n’est que formalité citoyenne, une nouvelle carte à ajouter au lot de cartes déjà disponibles. Une conviction que partage Ludovic Sagbohan, en attente au poste de recensement de la Maison des médias.

Soupçons de corruption

Croisée à la sortie du Ceg Le Nokoué, dame Alexandrine est désespérée. Elle a ramené ses enfants. « Ils ne pourront pas passer aujourd’hui. Moi, je les ai ramenés à l’école. Là-bas au moins ils suivront les cours. Les agents ne prennent même plus de nouvelles personnes. Ils en ont tellement sur la liste d’attente! » Tout aussi abattue, fatiguée d’attendre, dame Nadège rencontrée devant la Maison des médias, se demande si elle finira par se faire enrôler. « Le gouvernement doit nous donner plus de temps. Tout au moins un mois », lance-t-elle avec le soutien de ses camarades de circonstance.
Mais ce que rapporte dame Nadège est bien curieux. «Depuis qu’il y a affluence, il y a des gens qui passent au milieu de la foule et nous proposent de donner de l’argent pour vite passer. Certains l’ont fait devant moi et ils sont passés. Moi, je n’ai pas d’argent. Je n’ai pas autre choix que d’attendre », a-t-elle rapporté en présence de dame Ida qui a confirmé que la même chose se passe au poste d’Aïdjèdo. «Des gens sont ici depuis près d’une semaine et n’ont pas pu se faire enrôler. Moi-même j’ai dû payer pour le faire », témoigne Hyppolyte Hounyè qui semblait tenir compagnie à ses amis non encore enrôlés.

Société 02 mai 2018


Diamond Bank, filiale du Groupe NSIA: Les activités de l’agence Parakou 2 officiellement lancées
[caption id="attachment_29006" align="alignnone" width="1024"]Le chef d'agence[/caption]

Diamond Bank SA, filiale du Groupe NSIA, a procédé, vendredi 27 avril dernier, au lancement officiel des activités de sa deuxième agence à Parakou. Au-delà de la volonté d’améliorer l’expérience bancaire de la population de Parakou et ses environs, l’institution vise à se rapprocher davantage de la clientèle de cette localité.

En offrant des solutions compétitives et innovantes à forte valeur ajoutée pour améliorer le quotidien des populations, grâce au professionnalisme et à l’engagement de ses équipes, Diamond Bank SA, filiale du groupe NSIA, s’impose de plus en plus dans le paysage bancaire au Bénin. La preuve, le nombre des agences qu’elle y a ouvertes vient de passer à 23 avec le lancement officiel, vendredi 27 avril dernier, des activités de sa deuxième agence à Parakou.
De type R+1, le joyau flambant neuf, imposant, qui abrite cette nouvelle agence traduit la volonté de la banque de mieux satisfaire sa clientèle.
Selon le directeur Général adjoint de Diamond Bank SA, filiale du groupe NSIA, Eugène Amonkou, cette nouvelle agence vient répondre non seulement aux doléances de la clientèle, mais également au souhait de se rapprocher encore plus des braves populations de Parakou. Il s’agit, a-t-il expliqué, de leur faire profiter des facilités dans leurs transactions commerciales et bancaires comme dans toutes les autres agences du réseau au niveau de l’espace Uemoa. «En effet, face à l’accroissement de notre clientèle, la première agence était un peu exiguë ; il était de notre devoir de pallier cette situation », a poursuivi Eugène Amonkou. L’objectif est de décongestionner la seule agence qui était disponible et d’être plus proche de la clientèle, puis de contribuer à améliorer l’accès aux services financiers et bancaires à tous. A terme, il s’agit d’accroître le taux de bancarisation des populations de Parakou, à travers des services sur mesure.
Il a, par ailleurs, rappelé que depuis le 24 novembre 2017, le Groupe NSIA, un groupe ivoirien de services financiers qui inclut les services bancaires ainsi que les produits et services d’assurance, a pris le contrôle de Diamond Bank Bénin ainsi que ses succursales du Togo, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal.
Insistant sur la considération que le Groupe NSIA accorde au Bénin, Eugène Amonkou a indiqué qu’il nourrit de sérieuses ambitions : celles de devenir le premier groupe financier africain de référence, leader en banque et assurance, performant et attractif appelé à permettre au plus grand nombre d’accéder à des solutions de qualité adaptées et innovantes. Il a ensuite invité les populations de Parakou et ses environs à adopter la nouvelle agence. « Vous serez toujours accueillis et servis comme des rois, car chez nous, au Groupe NSIA, nous plaçons la satisfaction de notre clientèle au cœur de notre priorité », a-t-il confié.

La ville Parakou honorée

Le premier adjoint au maire de Parakou, Ibrahim Chabi Mama, n’a pas caché sa joie pour l’honneur fait à sa ville pour accueillir une deuxième agence de la Diamond Bank Bénin. Selon lui, c’est la preuve matérielle des multiples efforts consentis par le Groupe NSIA, dans le cadre de sa stratégie d’implantation de ses agences, pour offrir des services de qualité à tous ses clients. « La commune de Parakou, de par sa densité, sa position géographique et surtout son statut de ville vitrine du septentrion, révèle un fort potentiel en services bancaires et financiers de proximité que seules, les banques comme la vôtre peuvent nous aider à satisfaire », a-t-il souligné. « Cette nouvelle agence vient non seulement soulager les peines des populations de Parakou obligées, avant d’obtenir satisfaction, de passer de longues heures dans la seule agence qui était disponible, mais aussi rehausser l’image de laville et confirmer son fort potentiel économique », s’est réjoui Ibrahim Chabi Mama. Il a bon espoir qu’elle offrira des produits et services modernes personnalisés, afin de réduire les coûts et délais des opérations bancaires. « Le Plan de développement communal de la ville actuellement en exécution, met un point d’honneur sur l’amélioration des conditions d’accès des administrés aux services financiers. Nul ne sera de trop pour faire de Parakou une cité rayonnante et attrayante », a-t-il également laissé entendre.
La cérémonie a connu la présence des clients de la banque à Parakou, ainsi que des opérateurs économiques de la ville. Outre le mot de bienvenue du chef d’agence par intérim, Samir Sina, il y a eu la prière de l’imam de la mosquée centrale de la ville, suivie de la bénédiction du roi de Parakou, sa Majesté Akpaki Gobi Gninsè?

Une qualité de services attendue

Appuyé par Samir Sina, le responsable de la banque électronique, Maxime Adoko, a saisi l’occasion pour présenter quelques produits dont la clientèle de Parakou pourrait bénéficier au niveau de cette nouvelle agence. Ce sera avec une qualité de service inégalée à l’instar de la première agence et de tout le réseau d’agences.
En dehors des guichets automatiques, de la carte visa prépayée qui évite de s’encombrer de l’espace pour les voyages, bien d’autres services sont proposés. Ainsi, grâce au partenariat avec MTN Mobile Money, les clients peuvent désormais transférer de l’argent entre leurs comptes Diamond et MTN MoMo depuis leurs téléphones portables. Les clients bénéficieront aussi des opérations d’ouverture de comptes, de retrait et de dépôt d’argent, ainsi que celles liées aux transferts d’argent Money Gram, Wari, Western Union, Moov Money ; les services de bancassurance faits de produits vie et IARDT pour la protection des biens et des personnes.

Economie 02 mai 2018


Enrôlement pour le compte du Ravip: Un recensement spécial ce jour
[caption id="attachment_29005" align="alignnone" width="1024"]RAVIP[/caption]

Le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) se poursuit ce lundi 30 avril. Cette opération exceptionnelle, selon un communiqué de la coordination, vise à donner une dernière chance aux retardataires.

L’enrôlement dans le cadre du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) a atteint son sixième mois, ce lundi 30 avril. Contrairement aux autres lundis, celui du 30 avril est considéré comme un jour de travail pour boucler les six mois initialement prévus pour le Ravip, détaille un communiqué de la coordination du Ravip en date du 25 avril dernier signé de Jean Aholou, président du comité technique de pilotage du Ravip et Jean-Claude Ahouanvoébla, régisseur général de l’Agence nationale de traitement. 

Tous les centres du Ravip seront ouverts et fonctionneront normalement pour enregistrer les populations. Visiblement, les retardataires ont cette journée pour se mettre au pas, afin de ne pas rater les différents avantages et opportunités du Ravip présentés par le gouvernement depuis le début de l’opération. Personne ne doit rester en marge de cette initiative du gouvernement au regard d’une série de campagnes de sensibilisation des populations faites par les acteurs politiques dans tous les départements du Bénin. Il n’y aura pas, en effet, une rallonge de la période d’enrôlement, selon une source proche de la coordination, sauf décision de dernière minute. La question est de savoir si au cours des six mois prévus, toutes les populations ont pu se faire enrôler. Visiblement non. La grande ruée vers les centres d’enrôlement ces derniers temps le prouvent à suffisance.
C’est après cette phase que les responsables en charge de l’opération pourraient donner une idée globale sur le taux d’enrôlement au plan national. Néanmoins, le Ravip a déjà enregistré un taux d’enrôlement de 75 % de la population sur toute l’étendue du territoire national au mois de mars 2018, précisément le 13 mars 2018 d’après le rapport à mi-parcours des opérations d’enregistrement du Ravip présenté par le coordonnateur. Le Bénin aura ainsi son fichier numérique national, gage de son développement.

Société 30 avr. 2018


Coopération et complémentarité des médecins du Sud et du Nord: Cbm Voyages et Turkish Airlines présentent «Tourisme médical en Turquie»
[caption id="attachment_29004" align="alignnone" width="1024"]Aujourd'hui, le tourisme médical en Turquie reçoit plus d'un million d'étrangers dans le cadre de ce projet[/caption]

L’agence de voyage Cbm Voyages en collaboration avec la compagnie Turkish Airlines a mobilisé, jeudi dernier, au cours d’un dîner à Cotonou, le monde médical autour du projet « Tourisme médical en Turquie ». Une occasion pour le président directeur général de Cbm Voyages et ses partenaires de montrer les avantages de ce produit qui a courts depuis une dizaine d’années.

Initié depuis une dizaine d’années avec trois agences de voyages, le Tourisme médical a pris aujourd’hui un envol avec la compagnie Turkish
Airlines. «Aujourd’hui, le tourisme médical en Turquie reçoit plus d’un million d’étrangers dans le cadre de ce projet », se réjouit le président-directeur général de Cbm Voyages, Jean-Jacques Houndjago. Au cours d’un dîner, jeudi dernier à Cotonou, il a rappelé les démarches qui ont été menées aboutir à la réalisation de ce projet avant de remercier la compagnie Turkish Airlines et les responsables de Turkish Healthcare Travel Concil (Thtc).
Le docteur Gabin Aïna, chargé de la coordination du Tourisme médical, a présenté au monde médical qu’il a mobilisé, tout ce qu’il est allé voir en Turquie en matière de traitement médical et surtout le plateau technique disponible. Pour lui, le coût du traitement en Turquie est bas par rapport à d’autres pays du Nord.
En Turquie, explique le docteur Gabin Aïna, il y a des cliniques qui sont classées comme des hôtels de 3 à 5 étoiles avec un personnel qualifié, diplômé et bien formé. Et les procédures médicales, souligne-t-il, sont très simples. Pour lui, plusieurs raisons expliquent cette situation reluisante en la matière. Car, plus de 56 hôpitaux sont certifiés.
Pour sa part, le premier responsable de Turkish Healthcare Travel Concil (Thtc), Emin Çakmak, a présenté le plateau technique, non seulement de sa structure, mais également de la Turquie en général. Dans sa présentation, il a insisté sur la coopération et la complémentarité entre les médecins des pays du Sud et de la Turquie. Il a également demandé aux médecins du Sud de réfléchir sur comment consolider cette coopération et cette complémentarité afin de faire bénéficier aux populations des différents pays des soins de qualité.
En effet, de très nombreux hôpitaux ultramodernes ont ainsi ouvert leurs portes, souvent en association avec de prestigieuses universités (par exemple, Harvard ou l’Université de Crète où le Lasik, la méthode actuelle d’opération des yeux au laser a été inventée).
Chaque année, plus de 250 000 étrangers vont en Turquie pour des traitements médicaux, principalement à Istanbul, qui est devenue la ville d’Europe où, par exemple, le plus d’opérations de la myopie ou de greffes de cheveux sont pratiquées.

Société 30 avr. 2018


Célébration de la fête nationale des Pays-Bas: Le gouvernement et le corps diplomatique soutiennent l’événement
[caption id="attachment_29001" align="alignnone" width="1024"]Les invités à la fête des Pays-Bas[/caption]

Les ressortissants des Pays-Bas ont célébré leur fête nationale, ce vendredi 27 avril 2018 à la résidence de l’ambassadeur à Cotonou. L’événement a coïncidé avec le cinquième anniversaire de l’intronisation de sa Majesté Willem Alexander, roi des Pays-Bas. A l’occasion, une délégation gouvernementale et des membres du corps diplomatique se sont mobilisés pour prendre part à la célébration.

La grande manifestation entrant dans le cadre de la fête nationale des Pays-Bas et du cinquième anniversaire de l’intronisation de sa Majesté Willem Alexander a connu la mobilisation des diplomates accrédités au Bénin. Le gouvernement du Bénin n’est pas resté en marge des manifestations. Une délégation ministérielle conduite par le ministre de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, était présente aux côtés de l’ambassadeur des Pays-Bas, Harry Van Dijk. 

Devant un parterre d’invités composés de diplomates, d’acteurs politiques et de la Société civile, Harry Van Dijk a levé un coin de voile sur les relations qui lient le Bénin à son pays depuis 1972, après un hommage à l’ambassadeur de la Turquie près le Bénin, Turgut Kural décédé la nuit du mardi 17 avril à Cotonou.
Il a confié que l’année écoulée a été marquée par un bon nombre d’activités au niveau de la coopération bilatérale entre le Bénin et les Pays-Bas. En septembre 2017, le ministre des Affaires étrangères a présidé le dialogue bilatéral, une occasion au cours de laquelle ils ont passé en revue les relations politiques, économiques et les divers programmes de coopération en cours. Les Pays-Bas ont entamé des programmes de coopération dans plusieurs domaines liés aux objectifs du Programme d’action du gouvernement. Par exemple, dans le domaine de l’eau, le programme Omi Delta a démarré. Il s’agit d’une coopération entre le gouvernement du Bénin et les Pays-Bas qui vise à atteindre 500 000 personnes en eau potable, un million de personnes en hygiène et assainissement de base et 60 000 personnes qui vivront à l’abri des inondations dans le Delta de l’Ouémé. A travers ce programme, le gouvernement amorce sans doute l’objectif de l’accès à l’eau potable pour tous d’ici à 2021, de même que la gestion durable des ressources en eau.
Dans le domaine de la santé et du droit sexuel et reproductif, les Pays-Bas concentrent leurs efforts en particulier sur les jeunes grâce au Fonds des Nations Unies pour la Population et l’Onusida et un consortium de trois Ong internationales à savoir Care, Abpf et Abms qui s’investissent dans le but de réduire la mortalité maternelle, le taux de grossesse non désirée et le taux de violences faite aux femmes. La protection de l’enfant, la prévention du mariage forcé, l’éducation à la santé sexuelle, la sécurité alimentaire, l’accroissement des revenus des agriculteurs… sont également les domaines d’intervention des Pays-Bas. Par ailleurs, de nombreuses initiatives dans les secteurs privés, académique et de la Société civile montrent que la coopération entre le Bénin et les Pays-Bas ne se limitent pas seulement au secteur public. L’ambassadeur du royaume des Pays-Bas se réjouit de la signature d’un protocole d’accord entre l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) avec Cadastre international des Pays-Bas, en soutien à la mise en place d’un cadastre national pour mettre fin à l’insécurité foncière au Bénin.
Le représentant du ministre des Affaires étrangères, Oswald Homéky, salue la qualité des relations d’amitié et de coopération qui lient les deux pays et qui placent les Pays-Bas parmi les partenaires stratégiques et privilégiés du Bénin dans sa lutte contre la pauvreté et la quête de mieux-être au profit de sa population. Il a rappelé qu’une enveloppe de 91 milliards F Cfa a été octroyée au Bénin pour le financement de divers projets.

Société 30 avr. 2018


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