La Nation Bénin...
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La délégation du Ministère de la Santé lors du contrôle[/caption]Les pharmacies respectent la décision du gouvernement relative au retrait des produits pharmaceutiques provenant du laboratoire New Cesamex du marché. C’est du moins le constat fait par une équipe de la direction de la Pharmacie, des Médicaments et des Explorations diagnostiques (Dpmed) qui a effectué, ce mercredi 11 avril, une descente de contrôle dans six officines de Cotonou et environs.
La vérification de l'exécution de la décision du Conseil des ministres relative au retrait des produits du laboratoire New Césamex du marché pharmaceutique béninois est dans sa phase active. Après une inspection chez les grossistes, mardi dernier c’était hier au tour des officines de pharmacie de recevoir la visite de l’équipe de la direction de la Pharmacie, des Médicaments et des Explorations diagnostiques (Dpmed). Conduite par le pharmacien inspecteur Benoît Hounkpèvi, l’équipe de contrôle a scruté six pharmacies dans les villes d’Abomey-Calavi, Cotonou et Sèmè-Podji, à la traque de médicaments tels que Tarex, Para-C, Cemoxil, Cethril, Francimex…, des produits du laboratoire New Cesamex. De la pharmacie Togoudo à la pharmacie Saint Pierre de Sèmè-Podji en passant par les pharmacies Camp Guézo, Adéchina, La Béninoise et l’Abattoir, le contrôle s’est déroulé sans heurts et sans résistance. « Dans les six pharmacies parcourues, nous n’avons relevé aucune irrégularité, les responsables se sont montrés disponibles et coopératifs », a reconnu le chef d’équipe, Benoît Hounkpèvi.
Le bien-fondé de l’opération de retrait des médicaments du laboratoire New Césamex semble être partagé de tous les responsables des pharmacies sondées. « Les produits identifiés avaient été retirés de nos rayons depuis le mois de février pour mesures conservatoires. Dès que le Conseil des ministres a ordonné leur retrait du marché, nous les avons immédiatement retournés au grossiste conformément aux instructions. Le gouvernement fait son travail et nous nous y conformons », a expliqué la directrice générale adjointe de la pharmacie Camp Guézo, Axelle Ligan.
Rappelons que l’échéance accordée aux pharmacies pour s’exécuter est ce vendredi 13 avril. Passé ce délai, les officines qui poursuivraient la commercialisation des produits délictueux seront frappées par la rigueur de la loi ; une amende de 500 000 à 1 million F Cfa et une peine d’emprisonnement allant de six mois à un an.
Une illustration de programme scolaire[/caption]A quelques jours des congés d’avril, l’incertitude plane sur l’année scolaire 2017-2018. C’est dire que visiblement, les autorités doivent faire l’impossible, autrement, les peines des parents d’élèves seront vaines. A défaut, le calendrier scolaire devra connaître un réaménagement.
L’année scolaire 2017-2018 pourrait être blanchie si la situation de crise dans les établissements n’est pas décantée. Certaines institutions de la République, notamment le Conseil économique et social et le médiateur de la République œuvrent à la résolution de la crise après l’échec des négociations entre le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales. Face à la persistance de la grève, il advient que si jusqu’à la fin du mois d’avril 2018, la grève se poursuit, il serait presqu’impossible de sauver l’année scolaire. Elle prendra, à coup sûr, la couleur blanche comme en 1989. La raison est que le nombre de semaines de cours requis pour valider l’année scolaire ne serait pas atteint. « Quand on finit le mois d’avril et que la situation n’est pas décantée, l’année ne peut plus être sauvée », constate Akobodé Kiki, censeur du collège d’enseignement général Zogbo.
Mais connaissant le génie béninois, comme l’a fait remarquer le directeur du Ceg Gbégamey, Nicolas Hountondji, les autorités feront tout pour sauver l’année. Le réaménagement du programme scolaire serait la solution ; soit l’année sera prolongée, soit le programme ne sera pas exécuté à 100 %. Cette situation amène toute personne soucieuse du niveau des apprenants à se poser des questions. Après trois mois de grève démarrée depuis le 16 janvier 2018 dans les établissements publics, le programme avait connu des chamboulements, les enseignants n’ont pas progressé outre mesure. Ce qui fait craindre déjà pour le niveau des enfants abandonnés à leur sort et qui déambulent dans les rues du fait de la grève, alors qu’ils sont censés être au cours.
Au regard de la suspension de la motion de grève par certains syndicalistes, il est certain que les autorités sauveront l’année afin de délivrer aussi bien les parents que les élèves. L’année scolaire sera alors doublement bâclée d’abord du fait de la grève puis de l’incapacité des enseignants à exécuter le programme dans son entièreté. Le niveau des élèves en prend un coup. Il faut souligner que jusque-là les résultats du premier semestre se font toujours désirer, avant qu’on ne pense aux premiers devoirs du second semestre prévus pour ce mois d’avril.
Le présidium à l'ouverture des travaux[/caption]
La directrice de cabinet du ministère de Cadre de vie et du Développement durable, Jeanne Josette Acacha Akoha, a lancé, ce mardi 10 avril à Cotonou, un atelier de deux jours pour l’appropriation des documents du projet de renforcement des capacités nationales pour la gestion des conventions relatives à l’environnement, notamment pour la mise en place d’un système pertinent et fonctionnel d’information environnementale.
Renforcer les capacités des points focaux et les amener à une synergie d’actions pour une meilleure gestion des conventions pour le bonheur des populations. Tel est, selon Martin Pépin Aïna, directeur général de l’Environnement et du Climat (Dgec), le but que vise l’atelier d’appropriation des documents du projet de renforcement des capacités nationales pour la gestion des conventions et accords relatifs à l’environnement qui s’est ouvert hier à Cotonou.
Dans le cadre de la gestion durable des ressources naturelles, indique-t-il, et conformément aux recommandations du Sommet de la terre à Rio en 1992 et du Sommet mondial pour le développement durable à Johannesburg en 2002, le Bénin à l’instar d’autres pays a ratifié plus d’une vingtaine de conventions et accords multilatéraux environnementaux. Le rôle de ces conventions, rappelle le Dgec, est de créer un cadre contractuel global qui permet l’exploitation rationnelle des ressources naturelles et le développement durable à tous les niveaux. « La mise en œuvre efficace de ces conventions aujourd’hui souffre de plusieurs irrégularités à savoir la mobilité des cadres, l’instabilité des institutions, l’accumulation des arriérés de cotisations et l’absence de cadre de concertation entre points focaux des conventions », relève le Dgec. Il urge de renforcer les capacités de ces points focaux en vue d’une gestion durable des conventions, estime-t-il.
Le présent atelier dont l’objectif est de faire le point de l’état de mise en œuvre des accords et conventions environnementaux, déclare Martin Pépin Aïna, s’inscrit dans cette vision. Il sera question de proposer des orientations stratégiques devant permettre au Bénin de se positionner sur le plan international pour tirer un meilleur profit des perspectives qui s’offrent désormais à nous. Le Bénin, retient-il, ne doit pas se mettre en marge de la dynamique actuellement en cours dans le cadre de l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd).
De façon spécifique, a déclaré la directrice de cabinet Jeanne Josette Acacha Akoha, il s’agit d’échanger et de partager le contenu des documents de planification et d’orientation du projet avec les différents acteurs, de faire le point de l’opérationnalisation de la réforme relative aux plateformes de conventions et de partager la tranche annuelle du plan de travail de mise en œuvre du projet. La communauté internationale, relève la directrice de cabinet, a adopté les conventions, accords et traités pour résoudre les problèmes environnementaux qui se posent à l’humanité et qui sont en partie responsables du réchauffement planétaire et de la pauvreté dans le monde. Lesdites conventions, poursuit-elle, permettent de mobiliser des ressources et subventions qui viennent en appui au budget national en vue de la gestion durable des ressources naturelles.
Pour une meilleure gestion des conventions
Le législateur, selon elle, en procédant à la ratification des conventions, a jugé de leurs opportunité, impact et urgence, en mesurant les conséquences ou le prix de l’inaction. Pour une meilleure gestion de ces conventions, indique-t-elle, le ministre a créé par arrêté des plateformes regroupant les conventions traitant de la même matière. « Toutes les plateformes ne sont pas opérationnelles. Le manque de synergie reste la grande difficulté », regrette-t-elle. Les problèmes sont multiples : les procédures de concertation, la coordination entre les responsables de plateformes est partielle et aléatoire ou encore trop lourde pour obtenir des résultats dans des délais acceptables, les moyens matériels et financiers sont dispersés et multipliés inutilement entrainant un gaspillage qui ne profite pas à la qualité de l’environnement.
La situation ainsi décrite ne permet pas de maximiser les efforts en ce qui concerne l’amélioration du cadre de vie des populations, regrette Jeanne Josette Acacha Akoha. C’est pourquoi le ministère du Cadre de vie et du Développement durable, conformément au programme d’action du gouvernement, selon elle, a décidé de réorienter le mode de fonctionnement des conventions afin qu’elles contribuent davantage à l’amélioration et à la préservation des ressources naturelles. Dans cette logique, approuve-t-elle, l’appui du Programme des Nations Unies pour l’environnement a permis d’élaborer le projet de renforcement des capacités des points focaux qui coûte 1,2 million de dollars environs, soit environ 638 400 000 F Cfa.
christine lagarde[/caption]Le prochain programme du Fonds monétaire international (Fmi) pour l’atteinte des Objectifs dedéveloppement durable (Odd) prendra en compte le Bénin et le Rwanda. L’information a été donnée dans une dépêche de l’agence de presse chinoise Xinhua parue vendredi 6 avril dernier.
Selon le directeur du département des Finances publiques du Fmi, Vitor Gaspar, le prochain programme du Fmi est une initiative qui devrait permettre à l’institution d’adapter ses financements aux besoins et objectifs spécifiques des pays ciblés, « en accord avec les stratégies nationales et sectorielles de développement ».
En vue de permettre à ces pays d’atteindre les Objectifs du développement durable d'ici à 2030, l’institution de Bretton Woods prévoit la mise en place d’une stratégie d’évaluation des besoins en dépenses publiques, dans les domaines de la santé, de l’éducation et des infrastructures, considérés comme les leviers d’une croissance économique « soutenue et inclusive ».
Pour l’instant, aucune information n’a été donnée sur le montant global de l’initiative, a précisé l’agence de presse Xinhua.
Il faut noter que le programme, dont la mise en place devrait commencer au cours de cette année 2018, ne prend en compte que cinq pays dans le monde.
Bruno SEWADE
Economie 12 avr. 2018
Une délégation du ministère des Affaires étrangères à Lomé[/caption]Soucieux de rechercher par les voies officielles appropriées la vérité sur les persécutions ou assassinats présumés de Béninois au Togo, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a dépêché, le mardi 10 avril dernier à Lomé, une délégation pour s’enquérir de la situation.
Conduite par M. William Comlan, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, la délégation envoyée pour s’imprégner de la situation des Béninois au Togo, comprenait en outre M. Benoît Adékambi, conseiller technique à la Coopération internationale.
La délégation a eu une séance de travail avec la secrétaire générale du ministère togolais des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, Mme Abra Afetsey-Tay, assistée de l’attaché de cabinet du ministre, M. Mena Klutse.
Mme Abra Afetsey-Tay a déploré la diffusion anarchique sur les réseaux sociaux d’informations tout à fait dénuées de fondement, mais de nature à jeter le trouble, voire attiser la haine au sein des populations du Togo et du Bénin qui forment à l’évidence un même peuple. Elle a fait état de tous les efforts du gouvernement togolais pour calmer la situation, notamment les appels à la retenue et les mises en garde du ministre togolais de l’Intérieur contre toute velléité d’actes de vindicte populaire. Aucun incident ne saurait mettre à mal la bonne entente et l’excellence des relations entre les deux pays, a-t-elle insisté.
La délégation béninoise a salué la promptitude du gouvernement togolais face aux tournures que la désinformation voulait imprimer à la situation.
Le directeur de cabinet du ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération n’a pas manqué de remercier les autorités togolaises pour la protection qu’elles ont toujours accordée à la diaspora béninoise au Togo.
Après cette séance de travail, la délégation béninoise a mis le cap sur le consulat du Bénin à Lomé où elle a tenu une rencontre avec les responsables des associations de la communauté béninoise au Togo.
De leur avis, les Béninois résidant au Togo ne se sentent pas du tout menacés dans leur vie quotidienne comme tentent de l’insinuer les réseaux sociaux.
Pour M. Alassane Bio Mama, président de la Fédération des amicales de Béninois au Togo, à part les intoxications des réseaux sociaux qui restent l’œuvre des pêcheurs en eaux troubles, aucun Béninois à sa connaissance n’est inquiété ou menacé. « Les Béninois vaquent normalement à leurs occupations au Togo (…) Les autorités togolaises nous ont même communiqué un numéro de téléphone aux fins de les avertir au cas où un Béninois se sentirait menacé ou agressé », a-t-il ajouté.
Quant à Sylvain Akpo, porte-parole de la diaspora béninoise au Togo, s’exprimant en fongbé, il a déclaré que les Béninois vivent en parfaite harmonie avec leurs frères togolais.
La délégation béninoise a quitté le Togo tout à fait rassurée, étant bien imprégnée de la réalité de la situation qui prévaut effectivement sur le terrain.
Il convient de signaler qu’avant cette mission de la délégation, dès l’escalade des informations et images sur la situation supposée des Béninois au Togo, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération était aussitôt entré en liaison avec les services compétents du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique en vue des démarches immédiates à mener. De cela avait découlé un contact téléphonique aussitôt pris par le directeur général de la Police républicaine avec la hiérarchie de la Police togolaise. Compte rendu en a été largement fait par le directeur général de la Police républicaine sur les chaînes de radiodiffusion et de télévision.
Source : MAEC
Actualités 12 avr. 2018

Plus qu’une initiative scolaire, le Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi) est un soulagement pour les femmes rurales. Initié par le gouvernement, il est mis en œuvre par le Programme alimentaire mondial (Pam), depuis la signature d’accord signé entre les deux parties en juillet 2017.
Le Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi) ne vise pas seulement à accroître la scolarisation des enfants notamment celle des filles et à contribuer à leur maintien à l’école, mais favorise également l’autonomisation des femmes. En fait, il offre de réelles opportunités aux femmes des milieux ruraux. Au-delà de l’offre de repas aux écoliers par le biais des cantines scolaires, il contribue à l’indépendance financière de celles qui interviennent dans le secteur de l’agriculture, de l’élevage ou de la pêche.
Justifiant la nécessité des cantines scolaires, lors de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest en décembre 2017 à Cotonou, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de Pêche, Gaston Dossouhoui, avait souligné que « La situation nutritionnelle au Bénin est inquiétante et justifie la volonté du gouvernement d’améliorer la gouvernance dans le secteur de la nutrition, du niveau communautaire jusqu’au niveau central quand on reconnaît que plus de 40 % des enfants béninois sont malnutris ». L’initiative est appuyée par le Programme alimentaire mondiale (Pam), à hauteur de plus 27 milliards de F Cfa pour impacter plus de 350 000 écoliers sur une période de quatre ans.
Selon la directrice de l’Alimentation scolaire, Julienne Zimé Yérima, 12 % de la population béninoise est en situation d’insécurité alimentaire et 13 % à risque d’insécurité alimentaire. Ce diagnostic oblige le gouvernement à accorder une attention particulière aux enfants en investissant dans leur alimentation et leur nutrition.
Depuis la rentrée scolaire de septembre 2017, le Pnasi est mis en œuvre dans environ 1500 écoles primaires publiques réparties dans onze départements du Bénin. Ceci représente un marché de consommation estimé à plus de 100 000 enfants.
Avantages pour les femmes
Au regard du nombre important d’enfants bénéficiaires, il se dégage un avantage non négligeable pour les femmes des zones rurales couvertes par le programme.
Qu’elles soient dans la production agricole, animale ou dans la transformation agroalimentaire, ou qu’elles exercent seules ou en associations, le Programme national d’alimentation scolaire intégré leur offre un marché de potentiels consommateurs constitués par les écoliers qui bénéficient des cantines scolaires. L’opération ‘’cantines scolaires’’ contribue à la fois de la nutrition et à l’éducation des enfants et à la production agricole vivrière. L’investissement du gouvernement met également l’accent sur le rôle des communautés locales dans la prise en charge de l’alimentation scolaire.
Pour pérenniser l’initiative, il entend accroître le taux de couverture des écoles en cantines de 29% à 51 % les prochaines années. En plus des bénéficiaires cités, il s’agira de rendre opérationnelles plus de 1500 cantines scolaires approvisionnées avec des produits locaux et non traités. Ce qui constitue à moyen et à long termes, une véritable aubaine pour les femmes désireuses d’entreprendre dans le secteur de l’agriculture, de l’élevage et de la transformation agroalimentaire.
En se mettant en associations, elles peuvent exécuter des projets de production agricole, animale, ou de transformation sur la base des produits de consommation les plus recherchés par le Programme alimentaire mondial (Pam) pour le fonctionnement des cantines scolaires. Cette option leur sera profitable non seulement pour faire face au manque d’emploi, au chômage et à la pauvreté.
Au-delà de l’impact sur les enfants, les femmes et les familles en sont aussi bénéficiaires. « Les programmes d’alimentation scolaires fonctionnent comme des systèmes de protection sociale pour aider les ménages et les communautés vulnérables à résister aux crises économiques et autres bouleversements sans mettre en péril leur alimentation et leur sécurité alimentaire », soutient le ministre Gaston Dossouhoui.
L’autre avantage est lié aux petites productrices alimentaires déjà opérationnelles. Le Pnasi vise une autre dynamique dans leurs activités génératrices de revenus. Selon le Pam, le programme entend favoriser un marché potentiel d’écoulement des productions des femmes si les produits sont de qualité et compétitifs.
En plus de ces avantages, les femmes productrices auront une clientèle stable, car c’est le Pam qui assure l’achat des vivres pour le fonctionnement des cantines scolaires.
Mieux, les produits agricoles seront de plus en plus vendus avec une baisse des pertes liées aux avaries. Tout ceci impactera leurs finances en ce sens qu’elles pourront rentrer rapidement en possession des fonds engagés dans la production avec une possibilité de bénéfices en hausse lorsque les produits étaient livrés en détails sur de longue durée dans les marchés locaux?
Fnpeej[/caption]Le gouvernement s’est penché, ce mercredi 11 avril, en Conseil des ministres, sur la situation des agents publics débiteurs du Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (Fnpeej) à la date du 31 janvier dernier. Il en ressort qu’une partie des fonds en question a été recouvrée. Toutefois, des instructions ont été données pour agir contre ceux qui doivent encore au Fonds.
« Le Conseil des ministres du 13 octobre 2017 avait sommé les agents de l’Etat débiteurs du Fnpeej de payer leurs dettes au plus tard le 31 janvier 2018. A cette échéance, cinq agents se sont entièrement exécutés, six ont remboursé partiellement tandis que deux n’ont rien payé », a révélé, ce mercredi 11 avril au cours de son traditionnel point de presse, le ministre en charge de la Justice, Joseph Djogbénou. Selon ses explications, l’opération a permis de recouvrer à la date du 31 janvier dernier, 77 584 832 F Cfa sur 133 588 947 F Cfa. Il reste donc une bonne part à recouvrer et le Conseil des ministres a « ordonné la poursuite du recouvrement des sommes restant dues sans préjudice des poursuites judiciaires ».
Par ailleurs, a précisé le ministre, le déclenchement de l’opération a amené cinq nouveaux débiteurs, agents de l'État, à se manifester spontanément. Ces derniers ont même sollicité des moratoires pour le remboursement des prêts. Mais les investigations ont permis d’identifier treize autres nouveaux débiteurs jusque-là inconnus. La liste va-t-elle encore se rallonger ? Rien n’est moins sûr. On pourrait donc voir à travers ces paiements spontanés, l’effet de la lutte contre l’impunité devenue le cheval de bataille du gouvernement et saluer au besoin l’attitude des agents publics débiteurs du Fnpeej qui n’ont pas attendu d’être traqués avant de reverser dans les caisses publiques ces fonds auxquels ils n’auraient jamais dû toucher?
J. F. M.
tracteurs au profit des producteurs[/caption]Un pas de plus vient d’être franchi vers l’ambition de modernisation du secteur agricole. Un lot important de tracteurs sera mis à la disposition des producteurs à des prix réduits. Ainsi en a décidé le gouvernement au cours du Conseil des ministres du mercredi 11 avril.
Le Conseil des ministres du 28 mars dernier avait déjà annoncé une série de mesures visant à soulager le monde agricole et faciliter le travail de la terre aux producteurs. Mais l’ambition du gouvernement pour ce secteur est vaste, a renchéri le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, présentant le bilan dans son secteur à l’occasion de l’an II de l’avènement du régime de la Rupture. Il annonçait même à l’occasion que de nouvelles mesures d’accompagnement.
Le Conseil des ministres de ce mercredi 11 avril lève un coin de voile sur une partie du programme d’action du gouvernement dans le secteur agricole. Le gouvernement, a en effet décidé de procéder à la cession, à coût réduit, de 480 kits de tracteurs sur les 500 acquis par l’ex-Agence de développement de la mécanisation agricole. Le prix de cession retenu pour la vente des 480 kits est de 8 500 000 F Cfa par kit, tous frais compris, avec des facilités de remboursement s’étalant sur trois ans, soit une réduction de 7 000 000 F Cfa par kit et au total 3 360 000 000 F Cfa pour l’ensemble des 480 kits.
D’autres mesures d’accompagnement sont aussi prises notamment une formation de quinze jours à assurer gratuitement par Bénin-Tracteurs S.A. au profit des entreprises de prestations de mécanisation agricole, une garantie d’un an pour chaque kit acquis et pour 1000 heures de travail, l’assurance d’un service après-vente par deux camions-ateliers mis en réseau avec des garagistes sélectionnés à cet effet et la disponibilité des pièces de rechange appropriées.
Actualités 12 avr. 2018

Denis Aïou a planché, ce mercredi 11 avril, au banc des accusés pour pratique de charlatanisme, de magie et de sorcellerie. C’était pour le compte du septième dossier inscrit au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou. Après examen, il a été reconnu coupable et condamné à cinq ans de réclusion criminelle. Ayant été mis sous mandat de dépôt le 31 juillet 2013, il retourne en prison pour trois mois trois semaines environs.
Cinq ans de réclusion criminelle et destruction des objets mis sous scellés, telle est la sentence retenue par la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou, après examen du dossier de pratique de charlatanisme, de magie et de sorcellerie dans lequel le sieur Denis Aïou était poursuivi. Des faits qui tombent sous le coup de l’article 264 bis alinéa 2 du Code pénal portant répression de pratiques rétrogrades portant atteinte à l’ordre public.
A la barre, l’accusé Denis Aïou ne raconte pas clairement ce qui s’est passé. La présidente lui rappelle certains de ses propos à l’enquête préliminaire. Elle lui rafraîchit la mémoire, mais l’accusé persiste dans une certaine dénégation. Il finit par lâcher que c’est pour épouser une femme qu’il s’est comporté de la sorte. Il dément avoir envoûté Edouard Montcho, le frère aîné de la victime. La présidente s’étonne qu’il ne reconnaisse pas ce qu’on lui reproche bien qu’on ait retrouvé des talismans chez lui. Ces effets appartiendraient à son grand frère.
Devant le juge d’instruction et à l’interrogatoire de première comparution, il reconnaît avoir fait des avances à la victime. Puis plus tard, après avoir empêché la pluie de tomber à cause des cérémonies des parents de sa dulcinée, il dit avoir fait des choses pour l’envoûter, mais a regretté que ce soit le frère qui ait été atteint. Selon sa stratégie, il a indiqué que c’est le vodoun Gambada qui devait faire répéter son nom jusqu’à ce qu’on l’autorise à la délivrer et là il allait profiter pour lui faire manger quelque chose pour l’aimer.
Devant l’interrogatoire nourri du ministère public, il réitère que c’est pour se faire aimer et l’épouser.
Lorsque les pièces à conviction lui sont montrées, il avance que ce sont les affaires de son grand frère.
Puis, Julienne Djossou, ménagère, a comparu comme témoin. Elle déclare que Denis Aïou est bien mêlé au dossier de charlatanisme qu’on lui reproche.
Edouard Montcho, victime, dit avoir subi un envoûtement ce jour-là vers 5 h du matin ; il aurait été transporté à l’hôpital suite audit envoûtement et se serait réveillé vers 16 h le même jour après des soins. Il déclare ne plus être jamais tombé malade depuis. La défense s’est fait donner acte de ces réponses.
Dans ses réquisitions, le ministère public soutient que ce qui s’est passé n’est pas une superstition mais une triste réalité sociale. La croyance en des forces surnaturelles pour nuire ou pour s’attirer le bonheur existe, à en croire le ministère public. Le phénomène ‘’Kinninsi’’ qui défraie actuellement la chronique, à travers lequel des jeunes hypnotisent pour soutirer de l’argent, illustre cette manière d’agir qui perdure, défend le ministère public. Je reste davantage songeur, poursuit le ministère public, lorsque les gens doivent utiliser la magie pour se faire aimer. Il rappelle les faits qu’il a relatés.
Eléments constitutifs
Denis Aïou, selon le ministère public, est coupable, dans la mesure où les éléments légal, matériel et intentionnel sont réunis. Pour l’élément légal, son siège se trouve dans l’article 264 bis alinéa 2 point 2 du Code pénal. Il déclare que sera puni d’une peine de 15 à 30 ans quiconque aura fait usage des pratiques de charlatanisme et de sorcellerie. L’article laisse transparaître les éléments matériel et psychologique. La Cour constitutionnelle, selon le ministère public, a rendu une décision en 1998, à travers laquelle l’ensemble des comportements et rites en liaison avec les forces surnaturelles en vue de porter atteinte à l’intégrité des personnes en troublant l’ordre public sont proscrits. Denis Aïou, selon l’avocat général, a invoqué les pouvoirs d’un fétiche. L’accusé, souligne-t-il, a reconnu avoir jeté un sortilège à la fille en question et curieusement c’est le grand-frère qui a été atteint. « Nous ne devons pas perdre de vue que la victime a expliqué que les médecins n’ont pu lui dire ce dont il a souffert. La médecine des Blancs n’est jamais arrivée à diagnostiquer ce dont il souffrait », a souligné le ministère public.
L’élément matériel est établi, retient également le représentant du ministère public qui poursuit que l’élément intentionnel existe dès lors que l’agent pénal sait que son acte est susceptible de porter atteinte aux gens. Denis, selon lui, avait conscience des conséquences de son acte : « J’ai envoyé l’envoûtement dans l’espoir qu’elle appelle mon nom jusqu’à ce que j’intervienne ».
« Vous devez entrer en condamnation contre lui ; il est accessible à la sanction pénale ; l’accusé présente un état psychologique non altéré. Son agissement ne relève d’aucune contrainte », justifie-t-il.
Le peu de collaboration à la manifestation de la vérité et son état de délinquant primaire, selon le ministère public, permettent de lui faire bénéficier de circonstances atténuantes. Sur la base de l’article 463 du Code pénal, le ministère public demande à la cour de condamner Denis Aïou à la peine de dix ans de réclusion criminelle.
La défense représentée par Me Rufin Bahini rebondit sur la peine requise. Il soutient s’appesantir sur les contradictions du dossier qu’il a relevées tout au long de la procédure. Auparavant, Rufin Bahini s’est attardé sur l’altération des facultés mentales de son client, de ses démangeaisons mentales décrites par les personnes qui sont intervenues à l’occasion de l’enquête de moralité. Car l’expert qui n’a eu en tout et pour tout qu’un seul contact avec l’accusé, a dressé un rapport en contradiction avec l’enquête de moralité. « Les faits dont vous êtes saisis se sont déroulés en juillet 2013 tandis que l’examen psychologique date de 2015. Quel crédit peut-on accorder à ce rapport? », s’interroge Me Rufin Bahini. Il déclare avoir demandé à dessein à l’accusé sa situation sociale.
L’accusé à votre barre n’est pas sain d’esprit, apprécie la défense qui s’attarde ensuite sur la personnalité de l’accusé et sa vie : scolarité approximative, son enfant né d’une union qui est décédé par la suite et son père qui est mort entretemps. « Je ressors des contradictions qui vous permettront dans le secret de votre délibéré d’appliquer une sanction et dans quelle proportion le faire », développe l’avocat.
Des incantations
La défense rappelle les faits selon sa sensibilité. « L’accusé vous a déclaré qu’il ignore le nom du grand-frère et qu’il a prononcé les incantations avec le nom de la victime. Nous nous retrouvons dans le monde de l’irréel et nous sommes en matière pénale », conçoit la défense. La matérialité, l’intention de nuire ou la volonté de porter atteinte à la vie de Edouard Montcho, n’est pas établie, selon Me Rufin Bahini. Il n’y a pas de certificat médical, encore moins d’ordonnance médicale au profit de la victime, assure la défense. Dans le dossier, nulle part, il ne transparaît que ce sont les incantations qui étaient destinées à Elise Montcho qui ont pu rendre malade Edouard Montcho.
L’élément matériel n’existe pas. Car rien ne prouve que ce sont les pratiques incantatoires qui ont eu un effet sur la santé de la victime, insiste-t-il.
La défense soutient que la conviction qui est la sienne est que son client voulait s’amouracher avec une femme qu’il désirait.
Les éléments matériel et intentionnel ne sont pas établis et donc en matière pénale, le doute profite toujours à l’accusé, réitère la défense. Il plaide de relaxer l’accusé au bénéfice du doute. Si par extraordinaire, poursuit la défense, le comportement de Denis Aïou est répréhensible, « Je vous prie de bien vouloir tenir compte de sa situation familiale et de le condamner au temps déjà passé dans l’univers carcéral pour favoriser sa réinsertion ». « J’aurais pu plaider l’irresponsabilité pénale », avoue la défense qui regrette les pratiques qui ont conduit à son incarcération.
Le ministère public réplique en soutenant que rien ne vaut la preuve de l’expert scientifique. Il ajoute que l’erreur sur la personne est indifférente, car la maladresse de l’agent pénal ne fait pas disparaître l’infraction. « Il cherchait à occasionner un malaise à la fille, dès lors qu’il a eu recours à une autre technique pour l’envoûter », insiste-t-il.
La défense contre-réplique en réitérant que les éléments matériel et intentionnel ne sont pas réunis.
Résumé des faits
Le mardi 23 juillet 2013 à Ayahonou, dans l’arrondissement de Sey, commune de Toffo, Elise Montcho, apprentie couturière âgée de 17 ans et demeurant à Cotonou, s’est rendue à Sey dans son village natal pour les cérémonies d’inhumation de son feu père. Elle a rencontré au marché de Sey, Denis Aïou, tradi-praticien qui lui a fait des avances et une proposition d’invitation. N’étant pas intéressée, Elise Montcho a refusé ladite invitation.
Sur son offre, Denis Aïou a été sollicité par la famille du défunt contre une somme de 7000 francs Cfa pour empêcher la pluie de tomber pendant les cérémonies. Profitant de cette invitation, Denis Aïou a pris la résolution de nuire à la santé d’Elise Montcho afin de l’épouser. Le lundi 29 juillet 2013 aux environs de 4 h, Denis Aïou se pointe à côté de la chambre où Elise Montcho a l’habitude de passer la nuit, a fait plusieurs tours de la chambre en prononçant des incantations. N’étant plus dans cette chambre, son frère aîné Edouard Montcho a reçu le coup et est tombé évanoui. Il ne s’est retrouvé que quatre jours plus tard dans le lit d’hôpital.
Interpellé et inculpé pour les faits de pratique de charlatanisme, Denis Aïou a reconnu les faits aussi bien à l’enquête préliminaire que devant le juge d’instruction.
Son bulletin n°1 de casier judiciaire ne fait mention d’aucune condamnation. Il ne présentait aucun trouble mental au moment des faits. L’enquête de moralité lui est favorable.
Composition de la cour
Présidente Marie Soudé épouse Godonou
Assesseurs : Christophe Atinmakan, Victor Fatindé
Jurés : Bodounrin Marie Marguerite Nouhoumon, Coffi Prosper Gbèdandé, Gaston OlaolouwaAdékambi, Andréa Bachioumba.
Ministère public : Christian Atayi
Greffier : Louis Houngbo
Société 12 avr. 2018
Cour suprême[/caption]Nommé en Conseil des ministres, le 21 février dernier, comme procureur général près la Cour suprême, Onésime Gérard Madodé, prête serment, ce jeudi 12 avril au siège de l’institution à Porto-Novo. L’audience d’installation aura lieu ce matin à 9 h au siège de la haute juridiction à Porto-Novo.
Le nouveau procureur général de la Cour suprême, Onésime Gérard Madodé, prête serment, ce jeudi 12 avril, à la faveur d’une audience qui sera présidée par le président de la haute juridiction, Ousmane Batoko. Devant lui, le nouveau promu va jurer, en prononçant la formule du serment consacrée et prévue à l’article 9 de la loi n°2001-35 du 21 février 2003 portant statut de la magistrature en République du Bénin.
Onésime Gérard Madodé qui succède ainsi à Nicolas Assogba admis à faire valoir ses droits à la retraite depuis le 31 décembre 2017 va s’engager de bien et fidèlement remplir ses nouvelles fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution et des lois, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne donner aucune consultation à titre privé, de ne prendre aucune position publique sur les questions relevant de la compétence de la cour, et de se conduire en tout en digne et loyal magistrat. Cette prestation de serment consacrera officiellement l’entrée en fonction
d’Onésime Gérard Madodé en tant que patron du Parquet général près la Cour suprême. Un service qu’il connaît du bout des doigts pour y être depuis mars 2010.
En effet, jusqu’avant sa promotion, Onésime Gérard Madodé occupait les fonctions de premier avocat général au parquet général près la Cour suprême. Il est à ce poste depuis le 28 février 2017 jusqu’à sa nomination le 21 février dernier. Mais avant, il a été de mars 2010 à février 2017, avocat général au Parquet général près la Cour suprême. Onésime Gérard Madodé, au cours de son riche parcours professionnel, a fait une escale rapide à la Cour d’appel de Cotonou où il a été, de février 2008 à février 2010, conseiller et président de chambre. Mais avant cette expérience de magistrat de siège à la cour d’appel de Cotonou, Onésime Gérard Madodé a été successivement de 1992 à 2008, procureur de la République près le tribunal de première instance de Lokossa, procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo et procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Il a fait un passage éclair à la Haute cour de justice en qualité de secrétaire général de cette haute juridiction de 2002 à 2003.
Avant ses riches expériences de procureur de la République au niveau de ces différents tribunaux d’instance, le nouveau procureur général près la cour suprême a occupé les fonctions de juge d’instruction au tribunal populaire de district de Bembéréké de 1988 à 1990 puis ensuite de juge d’instruction au tribunal de première instance de Lokossa de 1990 à 1992. C’est donc un magistrat pétri d’expériences surtout de parquet, où il est en train de passer plus de vingt-quatre ans de sa carrière, qui prend en main, dès ce jeudi 12 avril, la destinée du Parquet général près la Cour suprême. Cette promotion d’Onésime Gérard Madodé doit être donc perçue comme le couronnement d’une carrière bien achalandée et qui a démarré par la direction des Affaires civiles et pénales (Dacp) du ministère de la Justice le 28 novembre 1987 où l’homme de droit a intégré le corps de la magistrature. Et ceci après deux années de stage de formation en magistrature au cycle II de l’Ecole nationale d’administration (Ena) en qualité d’auditeur de justice. Onésime Gérard Madodé est né le 12 septembre 1959 à Savè. Il est marié et père de deux enfants.
Innocent Avognon prend la tête de la chambre judiciaire
Tout comme Onésime Gérard Madodé, le nouveau président de la chambre judiciaire de la Cour suprême, Innocent Avognon, prend fonction ce jeudi 12 avril. Il prêtera aussi serment à la Cour suprême, en audience ce matin.
Innocent Avognon a été également nommé à ce nouveau poste à la faveur du Conseil des ministres du mercredi 21 février dernier. Il succède à Amélie Assionvi Amoussou admise à la retraite depuis le 31 décembre 2017.