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Nouvelles

Littérature africaine d’expression française: De la fébrilité à la maturité
Au fil des années, la littérature africaine a été marquée par un mimétisme découlant du colonialisme, une remise en cause née de la prise de conscience par les Africains de leurs valeurs, puis une maturité caractérisée par une certaine ouverture d’esprit. La médiathèque de l’Institut français de Cotonou a abrité, hier mercredi 17 mars, une causerie-débat sur la question. C’est dans le cadre de la célébration du mois de la Francophonie. Il existe aujourd’hui une identité littéraire noire qui trouve ses racines dans l’histoire des peuples noirs, dans leurs cultures et dans leurs valeurs, une littérature qui s’est affirmée au fil du temps et qui aujourd’hui se démarque. C’est un postulat qui se pose aujourd’hui en évidence. Face à des apprenants assidus et épris de la littérature africaine d’expression française, l’enseignante-chercheure Claire Ducournau rappelle que la littérature africaine a été marquée à ses débuts par l’influence de la colonisation. Au fil du temps, elle va se remettre en cause puis s’ouvrir. Dans le même ordre d’idées, l’écrivain Jérôme Tossavi va rappeler les trois périodes qui caractérisent la littérature africaine. Il faut notamment distinguer la période coloniale marquée par une littérature teintée de mimétisme, essentiellement inspirée du contexte colonial. Au Bénin, on peut classer dans cette période les écrivains Paul Hazoumè avec son livre Doguicimi en 1838, Félix Kouchoro avec la publication de L’esclave en 1929... A partir des années 60, c’est l’époque des indépendances et la littérature africaine sera marquée par les dénonciations, les appels à la liberté et à la souveraineté nationale. Il y a eu des œuvres comme Soleil des indépendances de Hamadou Kourouma. Dès les années 80, la littérature africaine va beaucoup plus mettre l’accent sur les malheurs de l’Afrique indépendante gangrénée par la mauvaise gouvernance et les exactions. La troisième période littéraire, celle contemporaine est caractérisée par une littérature très ouverte, féconde en imaginations et de plus en plus adaptée à l’évolution de la société. Aujourd’hui, écrire c’est tenir compte de l’évolution de la société et des préférences du public-cible. « Si on se borne à la littérature francophone, la thématique la plus en vogue c’est la sexualité, les questions relatives au sexe. Cette approche est très captivante pour la jeunesse. C’est une thématique phare parce que le sexe est un sujet tabou mais reste au centre des curiosités», fait observer Jérôme Tossavi. Il reste convaincu que la littérature africaine, en l’occurrence celle du quartier latin de l’Afrique, reste un terrain fertile qui mûrit au fil du temps. Culture 18 mars 2021


Activités du mois de la Francophonie: Des causeries sur les récits littéraires
Dans le cadre du mois de la Francophonie 2021 qui se tient du 13 au 31 mars prochain, trois panels ont été animés, dans la matinée de ce mercredi 17 mars, à l’Institut français du Bénin (Ifb). Ces différentes causeries ont réuni des auteurs francophones et des lycéens, autour des sous-thèmes liés au prix Kourouma, les monologue et soliloque puis, la singularité des récits de femmes dans les narrations francophones. Des lycéens et autres littéraires face à des auteurs venus de divers pays francophones dont Haïti et la Suisse échangeant autour des narrations francophones en littérature. Cette image plutôt rare au Bénin témoigne de la portée et de la richesse des causeries animées, hier matin, dans le cadre de l’édition 2021 du mois de la Francophonie. Au total, trois panels ont été organisés. Le premier a porté sur le sous-thème : « Ecriture et prix Kourouma » avec comme invités, les auteurs Suisse d’origine camerounaise Max Lobé (prix Kourouma 2017) et Sénégalais Mohammed Mbougar Sarr (prix Kourouma 2015, intervenu par visioconférence depuis la France). Tous les deux ont partagé avec les jeunes participants des éléments de leurs créations littéraires et leurs expériences en tant que prix Kourouma. La deuxième causerie aborde les monologue et soliloque. Sèdjro Giovanni Houansou, auteur béninois (Grand prix théâtre Rfi 2018) et James Noël, poète et romancier haïtien, lauréat de nombreux prix, ont été les invités. Les deux romanciers évoquent les œuvres dans lesquelles l’auteur parle tout seul et à lui-même. Ainsi, ils ont partagé avec les jeunes apprenants, comment ils passent de l’acte de la pensée à l’acte d’écriture en matière de narration littéraire. Pour James Noël, il s’agit d’un processus « très complexe ». « Moi je ne pense pas en français, je ne pense pas en créole. Giovanni a dit qu’il n’aime pas les monologues. Moi non plus mais en même temps, nous sommes surpris de voir qu’un monologue nous traverse… Du coup, la question, c’est de savoir comment notre corps réussit à convertir des émotions, des sensations, des pulsions, et puis quelque chose émerge de tout cela qui est l’écriture qui passe au travers du créole ou du français… », explique l’auteur haïtien. Pour illustrer son propos, James Noël lit un extrait de son ouvrage intitulé « La migration des murs» qui tourne en ‘‘dérision’’ le processus du Brexit au point de faire marrer l’assistance. De son côté, Sèdjro Giovanni Houansou affirme qu’il pense dans plusieurs langues et qu’il va puiser des images et des sons dans toutes ces langues. A l’instar de James Noël, il a illustré son propos par un morceau choisi de son ouvrage intitulé « Les Inamovibles » publié en 2019. Le troisième et dernier panel de la matinée a réuni la Béninoise Sonia Couao-Zotti, médiatrice culturelle, auteure d’une bande dessinée (Bd) sur la reine Tassi Hangbé (après une première Bd sur le roi Béhanzin), et la poète romancière haïtienne, Emilie Prophète, auteure du livre «Les villages de Dieu ». Elles ont abordé la singularité des récits de femmes dans les narrations francophones. Ainsi, elles ont décrit, exemples à l’appui, comment elles campent les personnalités féminines lorsqu’elles écrivent un roman. A travers ce panel, les deux auteures ont appelé à plus d’égalité homme-femme, et surtout incité la gent féminine, particulièrement les jeunes filles présentes à la rencontre, à changer le regard (de sexe faible) qu’elles portent sur elles-mêmes. Culture 18 mars 2021


Activités de monnaie électronique dans l’Uemoa: Baisse des opérations en raison de Covid-19
La pandémie de Covid-19 a occasionné une baisse en volume et en valeur des opérations via les comptes de monnaie électronique dans la zone Uemoa au premier semestre 2020. Les transferts intrarégionaux étaient en baisse tandis que les réceptions de fonds internationaux sur les comptes de monnaie électronique ont connu une hausse. Le volume des opérations via les comptes de monnaie électronique s’est établi à 1,16 milliard pour une valeur de 11 920,08 milliards de francs Cfa de janvier à fin juin 2020 dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Au semestre précédent, il était de 1,25 milliard de transactions pour une valeur de 12 919,09 milliards de francs Cfa, soit une baisse de 7,2 % en volume et de 7,73 % en valeur pour l’ensemble des Etats, selon le Rapport semestriel de surveillance des moyens et services de paiement à fin juin 2020 de la direction générale des Opérations et de l'Inclusion financière de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest. La crise sanitaire et économique mondiale induite par le nouveau coronavirus en est une des raisons. Elle a entraîné le ralentissement des activités économiques dans les pays de l’Union. La baisse des activités de monnaie électronique a été surtout ressentie au premier trimestre de l’année et elles ne repartent à la hausse qu’entre avril et juin 2020, suite aux mesures visant la promotion de l’usage des services financiers numériques au détriment de la monnaie fiduciaire dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 et la diversification des offres de services à travers l’ouverture de nouveaux corridors de transfert, le partenariat avec les réseaux de téléphonie mobile, la collecte de fonds. Les banques s’intéressent de plus en plus à l’activité de monnaie électronique qui reste dominée par les établissements de monnaie électronique (Eme), lesquels détiennent plus de 90 % du marché. L’Union comptait dix Eme agréés disposant de 51 009 424 comptes ouverts dont 24 284 589 actifs en 2019, selon la Commission bancaire. A cela s’ajoutent les mesures prises dans le cadre de la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus. La Banque centrale, en relation avec les banques et les émetteurs de monnaie électronique, a décidé de la gratuité des transactions adossées à la monnaie électronique (transferts, paiements marchands et de factures), du relèvement des plafonds de rechargement du porte-monnaie électronique et de l'assouplissement des conditions d'ouverture des comptes de monnaie électronique. De même, les frais appliqués aux retraits et aux paiements par carte bancaire ainsi qu'aux virements via Sica-Uemoa (Système interbancaire de compensation automatisé de l’Uemoa) ont été respectivement réduits et suspendus jusqu’à fin juin 2020. Transferts transfrontaliers Le rapport de la Bceao indique que le volume des transferts intrarégionaux ressort à 4,52 millions d'opérations pour une valeur de 228,68 milliards de francs Cfa à fin juin 2020 contre 6,72 millions de transactions évaluées à 313,74 milliards F Cfa à fin décembre 2019. Il en résulte, en glissement semestriel, une baisse des transferts intra-Uemoa de 32,74 % en volume et de 27,11 % en valeur à fin juin 2020, due essentiellement à la fin de la principale campagne agricole du café-cacao en Côte d'Ivoire, selon le document. Par contre, au cours de la période sous revue, les réceptions de fonds internationaux sur les comptes de monnaie électronique, connaissent une hausse aussi bien en volume qu’en valeur. Elles se sont établies en volume à 47 740 pour une valeur de 3,08 milliards de francs Cfa contre 27 156 opérations estimées à 1,63 milliard FCfa au second semestre 2019, soit une augmentation de 75,80 % en volume et 88,96 % en valeur. Cette tendance haussière sur cette période, explique le rapport, est le fait notamment du lancement de ces services par des établissements de crédit au Bénin, au Burkina Faso et au Mali, après la Côte d'Ivoire et le Sénégal, en partenariat avec les Eme. A l’instar des précédents semestres, le Burkina Faso demeure le principal récepteur des transferts dans l’Union avec 58,30 % de la valeur totale des opérations et la Côte d'Ivoire reste le principal émetteur des transferts avec 73,08 % de la valeur totale des opérations. Entre autres corridors, la valeur globale des opérations se chiffre à 60,92 % entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso, 12,32 % entre la Côte d'Ivoire et le Mali, 5,53 % entre le Bénin et le Togo, 4,67 % entre le Bénin et la Côte d'Ivoire. 35 276 cas de fraudes pour 738,71 millions F Cfa Au cours du premier semestre 2020, les émetteurs de monnaie électronique ont enregistré 1 086 141 réclamations dont 1 053 082 traitées, soit un taux de traitement de 96,96 %, selon la Bceao. Annulation de transferts, erreurs sur les numéros de comptes à recharger, inscriptions en ligne, paiements de factures par erreur, sont les principaux motifs de ces réclamations. Sur la période, il est enregistré 35 276 cas de fraudes déclarés pour une valeur de 738,71 millions F Cfa contre 46 126 cas de fraudes évaluées à 767,10 millions F Cfa le semestre précédent, soit une baisse de 23,52 % en volume et 3,70 % en valeur. Ils sont essentiellement liés au vol des codes dans le cas des transferts hors-réseau, au fractionnement des dépôts et des retraits, à l'anarque sous prétexte de gain à un tirage au sort, à l’obtention d’emploi, etc., au fractionnement des paiements marchands, au vol du téléphone d'un distributeur ou d'un client. C. U. P. Economie 18 mars 2021


Plan global de réformes de la gestion des finances publiques: Les partenaires techniques et financiers réitèrent leur engagement
Le Plan global de réformes de la gestion des finances publiques prorogé pour le biennal 2021-2022 était au cœur d'une table ronde hier, mercredi 17 mars à Cotonou. A l’occasion, les partenaires techniques et financiers appuyant le Bénin ont pris de nouveaux engagements pour le financement des actions de réformes. La mobilisation des ressources nécessaires pour le financement des actions contenues dans le Plan global de réformes de la gestion des finances publiques 2021-2022 se poursuit. Le Bénin se rapproche de l’atteinte de cet objectif qui a présidé à l’organisation hier d’une table ronde des partenaires techniques et financiers. Soutenue par l'Union européenne, l'Unité de gestion de la réforme du système de gestion des finances publiques a fait de cet atelier technique, un levier pour la levée de nouveaux financements. A l’entame de la séance, Alban Bienvenu Bessan, coordonnateur de l'Unité de gestion de la réforme du système de gestion des finances publiques a reprécisé les avancées réalisées et les défis à relever. Il a également salué l'appui constant des partenaires techniques et financiers. Portant la voix du ministre de l'Economie et des Finances, Ilyass Sina, conseiller technique au suivi des réformes, fait savoir que le Plan global de réformes de la gestion des finances publiques a permis entre autres l’amélioration de la transparence dans la gestion financière, la dématérialisation des procédures au niveau de la douane, des impôts, du domaine et du foncier…, et par conséquent l’amélioration de la soutenabilité des dettes, et du climat des affaires. Relevant le faible niveau de financement des actions du Plan global, il a réaffirmé l’espoir du Bénin en ses partenaires pour la mobilisation des ressources nécessaires à l'exécution des actions. « Il est important de mutualiser les efforts en vue de réaliser les nombreuses réformes en vue », a-t-il soutenu avant de renouveler la gratitude du ministre de l'Economie et des Finances aux partenaires pour leur disponibilité à accompagner le Bénin. Par ailleurs, le conseiller technique Ilyass Sina a reconnu et apprécié la détermination du chargé de mission du chef de l’Etat Zul-Kifl Salami à faire entrer les banques arabes dans l'arène des financements publics au Bénin. Après une présentation sommaire du Plan global de réformes de la gestion des finances publiques suivie d'échanges nourris, les partenaires techniques et financiers qui ont pris part aux assises, ont réitèré leur engagement en vue du bouclage du financement. Pourquoi le Pgrgfp ? Doter le Bénin d'un système de gestion des finances publiques transparent, conforme aux standards internationaux, mettant les finances publiques au service du développement, du pays et des populations. C’est dans ce cadre qu’a été adopté le Plan global de réformes de la gestion des finances publiques. Mais, en dépit des avancées réalisées, des efforts restent à faire. Lors de la onzième revue des finances publiques au titre de l’année 2020, les participants ont été unanimes sur la faible exécution et l'insuffisance de financement du Plan global de réformes de la gestion des finances publiques. C’est pourquoi ils ont recommandé que ledit plan soit prorogé sur le biennal 2021-2022. Il ressort en effet du Plan global de réformes de la gestion des finances publiques 2021-2022 que sur un financement global de 18 milliards 200 millions, près de 4 milliards ont été mobilisés, soit un taux de financement de 22 %. Sur les 183 actions découlant des 5 axes stratégiques, il y a 45 actions dont le financement est bouclé, 21 actions partiellement financées et 117 actions qui restent sans financement. Les assises d’hier ont motivé davantage les partenaires techniques et financiers à soutenir le Bénin. Le porte-voix des partenaires techniques et financiers, Alba Aguilera Ruben a d’ailleurs salué la mise en œuvre du Plan global de réformes de la gestion des finances publiques et traduit l'engagement des partenaires techniques et financiers à poursuivre leurs efforts aux côtés du Bénin pour un financement intégral. Actualités 18 mars 2021


Banque arabe pour le développement économique en Afrique: Une délégation au Bénin pour apprécier les projets de développement
Une mission de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) séjourne depuis ce mercredi à Cotonou. Objectif, s’enquérir de l’évolution des différents projets financés par la banque, procéder au lancement d’autres chantiers et envisager des perspectives pour l’avenir. Une délégation de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) est au Bénin dans le cadre d’une série de projets de développement au profit de notre pays. Elle se rendra à l’Université nationale d’agriculture de Porto-Novo (Una) et à l’Université nationale des Sciences, technologies, ingénierie et de mathématiques d’Abomey (Unstim) où des projets d’envergure sont financés par la banque. Un atelier technique se tient incessamment dans ce cadre. Il va réunir les bénéficiaires autour des échanges approfondis sur les différents projets. Ce sera également l’occasion pour la délégation de toucher du doigt la réalité sur le terrain dans le cadre des projets liés à l’éducation à Lokossa et à Dangbo ainsi qu’un grand projet d’électrification de huit départements et la construction de logements sociaux dont le financement est bouclé. Idem pour l’opération de réponses d’urgence à la Covid-19 financée à hauteur de six millions de dollars en 2020 et celui destiné au renforcement de la microfinance au Bénin. Oumali Abdelakbir, le chef de division du secteur public Afrique de l’Ouest et Centrale de la Badea, chef de la délégation se dit particulièrement ému de leur présence au Bénin. L’arrivée de la mission de la Badea au Bénin est symbolique et significative aux yeux de Zul Kifl Salami, chargé de mission du chef de l’Etat, au regard de la qualité des relations entre les deux parties. « En dépit du contexte difficile de la Covid-19, la Badea dont la mission est de s’assurer du développement de ses pays membres (Ndlr) a pris l’initiative de venir au Bénin en envoyant une forte délégation en vue d’apprécier les différents volets qu’il a annoncés ». Il salue la qualité du soutien qu’apporte l’institution au développement du Bénin : «Le 4 mars dernier, le conseil extraordinaire de la Badea a approuvé deux projets au profit du Bénin : les logements sociaux financés à plus de trente milliards de francs Cfa et le projet de réforme économique appuyé par la banque, à plus de 240 millions de F Cfa de subvention non remboursable ». Selon lui, les projets, objet de la mission de la banque, tiennent à cœur au chef de l’Etat, Patrice Talon. « Le président de la République a pris fait et cause pour la formation technique et professionnelle. Elle est incontournable pour normaliser la chaîne des ressources humaines nécessaires pour le développement ». La Banque arabe pour le développement économique en Afrique est un partenaire stratégique du Bénin. Elle fait partie du groupe de coordination des fonds arabes et joue un rôle majeur en matière de financement de projets d’envergure. D’où l’attachement du Bénin à la présente mission qui examinera également quelques projets d’avenir en termes d’investissements futurs. Actualités 18 mars 2021


Valorisation des produits locaux au Bénin: Des entreprises déclarées conformes aux normes sanitaires
Vingt-neuf entreprises locales sont désormais autorisées à mettre sur le marché leurs produits alimentaires. Hier mardi 16 mars, elles ont reçu leurs certificats de conformité sanitaire de même que l’autorisation d’exercice de leurs activités, en présence du ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané et de son homologue de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui. Vingt et une unités de transformation de l’ananas en jus, trois unités de transformation de l’ananas en ananas séché et cinq unités de transformation de la volaille en viande de volaille fraîche. Ces 29 entreprises ont reçu hier mardi 16 mars à Cotonou, des mains du ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané et de son homologue de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, leurs certificats de conformité sanitaire ainsi que l’autorisation de mise sur le marché de leurs produits. Organisée dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui au renforcement des acteurs du secteur privé (Parasep), cette activité est cofinancée par l’Agence française de Développement à hauteur de 6,9 milliards F Cfa. Ruben Alba Aguilera, chef de Coopération de la délégation de l’Union européenne, a fait savoir que la croissance passe par l’amélioration de la compétitivité et s’appuie sur l’investissement privé. Ruf Elsa Hounkponou, représentante des bénéficiaires, a, pour sa part, promis de faire bon usage des certificats reçus. Au nom des récipiendaires, elle s’engage à œuvrer inlassablement pour le renouvellement de ces certificats ainsi que pour le respect au quotidien des normes de qualité. Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a reconnu que le certificat de conformité sanitaire et l’autorisation de mise sur le marché des produits sont des actes officiels contraignants et extrêmement utiles aussi bien pour les acteurs privés de produits alimentaires industriels que pour la population consommatrice de ces produits. Il ajoute qu’il est important pour le pouvoir public garant de la sécurité sanitaire des aliments et de la santé des consommateurs d’être rassuré que des produits transformés au Bénin et mis à la disposition des consommateurs ne sont pas nuisibles à la santé. Il précise que grâce à ce partenariat, l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa) a capitalisé comme acquis durable, le renforcement des capacités de ses inspecteurs sanitaires en termes de maîtrise de l’évaluation du profil à risque des opérateurs du secteur agroalimentaire en vue de leur catégorisation et de la définition de leur fréquence de contrôle. Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, n’a pas manqué de saluer les entreprises récipiendaires qui ont pu passer les diverses étapes qui consacrent la remise des certificats. Il souligne que les entreprises retenues doivent s’inscrire résolument dans la démarche qualité avec le respect des normes qui vont avec. Il a exprimé ses remerciements à l’Union Européenne et l’Agence française de Développement (Afd) qui, à travers le Parasep, accompagnent le secteur privé et le Bénin dans un élan vers le développement. Société 17 mars 2021


Ouvrage biographique sur Pascal Todjinou: Sabin Loumédjinon immortalise le célèbre syndicaliste
« Pascal Todjinou, une vie au service du syndicalisme » est un livre écrit par le journaliste Sabin Loumédjinon. L’ouvrage relate l’histoire de l’ancien professeur de mathématiques des lycées et collèges devenu l’un des plus célèbres syndicalistes du Bénin. Un personnage unique en son genre dont Sabin Loumédjinon, son ancien élève, garde des souvenirs affectifs et inaltérables. Le lancement du livre a eu lieu, vendredi 12 mars dernier, à Cotonou. Le livre « Pascal Todjinou, une vie au service du syndicalisme » est un récit biographique du célèbre syndicaliste, écrit par Sabin Loumédjinon dans le souci d’immortaliser son ancien professeur de mathématiques, du vivant de celui-ci. « J’ai constaté à un moment donné que l’un des maux dont souffre notre société, c’est cette absence de célébration de nos valeurs. Cela ne nous honore pas de ne pas pouvoir les immortaliser, de ne pas pouvoir les célébrer pour ce qu’ils ont été, ce qu’ils ont fait pour leur pays… », déplore l’auteur du livre, Sabin Loumédjinon. Ainsi, sur 180 pages réparties en huit chapitres avec quatorze témoignages, des photos de souvenirs et des coupures de presse sur l’ancien secrétaire général de la Cgtb, Sabin Loumédjinon relate l’histoire de l’ancien délégué à la Conférence nationale des forces vives de février 1990. Celui-là qui aura marqué plusieurs générations pour son combat en faveur des libertés et droits fondamentaux. « Le livre séquence la vie de Pascal Todjinou en quatre. La première, c’est son enfance. La deuxième, son adolescence et le temps de formation. La troisième est sa carrière professionnelle et les débuts de son engagement syndical, et la dernière, c’est sa vie syndicale à proprement parler », détaille le présentateur du livre, Tanguy Agoï. « Ce qu’il a fait, c’est qu’il a rendu immortel un nom. Ce nom, c’est Pascal Todjinou…», s’est ému le syndicaliste lui-même lors du lancement du livre et bien avant l’intervention de l’auteur. Sabin Loumédjinon a d’ailleurs fait marrer l’assistance en racontant des anecdotes sur les observations que son ancien professeur faisait sur ses copies de devoirs surveillés ou d’interrogations écrites. A l’instar de Sabin Loumedjinon, Joseph Djogbénou, actuel président de la Cour constitutionnelle, qui fut lui aussi un ancien élève de Pascal Todjinou, a rendu un hommage mérité à son ancien professeur de mathématiques. Pour élever le sens de son témoignage et de son affection pour Pascal Todjinou, le président de la haute juridiction achète le livre au «prix du cœur ». Un prix qu’il n’a pas voulu dévoiler au public. « Pascal Todjinou, une vie au service du syndicalisme » est préfacé par le journaliste-écrivain Jérôme Carlos. Ce chef-d’œuvre est le quatrième ouvrage de l’auteur, journaliste sportif et ancien directeur de publication du journal de service public, La Nation. Culture 17 mars 2021


Historique Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation : 31 ans déjà !: De l’espoir à des compromissions pour quels acquis !?
"La montagne a accouché d’une souris." Ainsi m’étais-je exclamé, il y a trente et un ans, et plus précisément à la fin des travaux de l’historique Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation de février 1990. Certes, en ce moment-là, la vingtaine, et fraîchement admis à l’Université Nationale du Bénin, actuelle Université d’Abomey-Calavi (UAC), je n’avais pas voix au chapitre au plan national dans la République. J’avais tout de même quelque maturité qui me permettait de faire la part des choses, d’user de discernement et de savoir ce que c’est, qu’avoir le sens critique. À cette époque, tous les Béninois ne pouvant accéder à la salle de conférence de l’hôtel PLM ALEDJO (par ailleurs, mythique centre de détention et de torture de détenus politiques sous la révolution) où se tenaient ces assises, l’étudiant – que j’étais – faisait aussi partie de ces millions d’auditeurs accrochés à leurs transistors ou à leurs téléviseurs, pour suivre au quotidien, ce qui s’y passait. Qu’il s’agisse des huis clos, des travaux en commissions ou des plénières, je tenais à tout savoir presque ou tout au moins la quintessence des grandes et importantes décisions prises chaque jour. Et quel ne fut l’espoir, le grand espoir placé en ces historiques assises qui devaient nous soustraire définitivement du joug de la dictature militaro-marxiste et de ses oripeaux incarnés par un régime pseudo-révolutionnaire qui, visiblement essoufflé, dut se résoudre à se trouver, plus qu’une bouffée d’oxygène, une porte de sortie. Le fameux et marquant discours de la Baule en France l’y a indubitablement aidé. Un discours du double septennat (1981-1995) du président français, François MITTERRAND, qui conditionnait l’aide de la France aux seuls États engagés sur la voie de la démocratie. En ces temps-là, la situation socio-économique du Bénin était telle que, ne pas céder, face aux exigences et à la pression de la Baule, serait suicidaire pour le président KEREKOU et son gouvernement, dont les jours étaient bien comptés. À en juger par la déconfiture et la banqueroute qui se sont emparées du pays. Aussi, en mai 1985 le redoutable mouvement de grève de grande envergure des étudiants et élèves, sous l’impulsion des communistes, qui a fait trembler le régime révolutionnaire et son parti Etat: – le PRPB – n’était-il pas déjà mauvais signe ! Casting et mauvaise option ! La convocation des assises du PLM ALEDJO était donc une bouée de sauvetage pour le pouvoir pseudo-révolutionnaire moribond. Alors, j’avais espéré qu’au cours des travaux de cette Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation, les réels problèmes posés et les vrais diagnostics connus nous feraient sortir de l’impasse. Hélas ! Au terme de cette historique Conférence Nationale (!?), j’étais resté sur ma faim. Il en était de même, pour nombre de mes compatriotes. Prenant le contre-pied de la formule consacrée selon laquelle nous avons vaincu la fatalité (!?), je veux bien poser la question de savoir, si de quinquennat en quinquennat, des faits et situations ne prouvent pas le contraire ? Quelle fatalité avons-nous donc vaincue au juste ? Peut-être celle de ce moment-là ; oubliant la véritable fatalité qu’est la paupérisation poussée des populations. Le manque d’eau potable, de pistes de desserte rurale, de centres de santé et de plateaux techniques appropriés, d’infrastructures scolaires et d’enseignants de qualité en effectifs suffisants et d’opportunités économiques, ne nous interpelle-t-il pas toujours, pour que nous cessions de nous bomber le torse d’avoir vaincu quelle fatalité je ne sais ! La prise en charge réelle de la jeunesse déboussolée, par la création d’emplois et de richesse qui la rassure et lui donne d’espérer un mieux-être, avec en point de mire un avenir radieux, ne demeure-t-elle pas une préoccupation majeure, pour ne pas dire un casse-tête ? Au départ, un problème de mauvais casting, de mauvaise appréciation et de prise d’option dans la précipitation avant, pendant, voire après la conférence. Le comité préparatoire, présidé par maître Robert DOSSOU, n’a pas réussi à faire inviter à ces historiques assises tous ceux qui devraient y être véritablement. On a plus fait appel à ceux qui, ayant maille à partir avec le régime autocratique d’alors, s’étaient exilés et à quelques personnalités en vue, à l’extérieur et à l’intérieur du pays, à des membres d’organisations et de structures socioprofessionnelles, qu’à de vrais représentants de toutes les couches sociales importantes du pays. Sans prétexter du boycott – justifié à maints égards – des communistes qui ont décliné l’invitation à y participer, parce que ne voulant pas cautionner des assises qui conforteraient leurs bourreaux dans leurs positions, on pouvait mieux faire, s’agissant des personnalités et personnes devant prendre part à ladite Conférence. Conscient également des incohérences et des failles de la Constitution du 11 décembre 1990, l’ex- président de la République, Mathieu KEREKOU, a laissé échapper que : celle-ci a été "taillée à sa mesure." C’est alors qu’il martela, non sans insinuation, qu’ayant fui durant la période révolutionnaire, "les apatrides" ne sachant pas ce qui a été fait en leur absence, tenaient sans discernement aucun, à tout remettre en cause, lors de cette Conférence ! Compromission ou manque de sincérité et d’objectivité de la part des participants et des constituants ? Illusion d’optique ! À ceux qui continuent de croire en cette phrase magique "Nous avons vaincu la fatalité (!?)", une formule consacrée et déjà trentenaire, qui malheureusement va se galvaudant, une seule question: de quels acquis parle-t-on encore et toujours ? Du consensus sur la corruption, la concussion et l’exclusion de la grande et laborieuse masse, dont les justes aspirations et nobles revendications n’ont réellement pas été prises en compte ? De la collusion entre quelques privilégiés de cet instant-là, pour s’arroger la redistribution de la richesse nationale entre eux, avec la mise en place de structures, de mécanismes et d’institutions pour veiller sur des intérêts partisans, sectaires et égoïstes aux dépens de notre pays ? Du consensus sur l’impunité, par l’amnistie gracieusement offerte au général-président, pour l’amener ou l’obliger à accepter les conclusions, recommandations et résolutions issues des travaux ? De la précipitation avec laquelle on a rejeté tout ce qui "puait" la révolution, alors que tout n’était pas si mauvais que ça, de 1972 à 1989 ? Au même moment quelle décision salutaire a-t-on prise, pour réparer les torts et préjudices graves causés à ceux qui ont été victimes des exactions et autres abus du régime pseudo-révolutionnaire, dont le premier responsable était l’amnistié ? « Pour qu’il y ait démocratie ou un Etat de droit, il ne suffit pas que des droits et des libertés soient prévus dans des textes ; il faut encore que les bénéficiaires de cette loi aient le courage de les exercer effectivement, de les prendre, sans attendre qu’on veuille bien les leur octroyer », insistait le célèbre professeur de philosophie, Paulin J. HOUNTONDJI – qui fit partie de ceux qui tenaient à la souveraineté de cette Conférence, le 25 février 1990. – Soit ! N’est-ce pas cette souveraineté qui conféra aux participants une sorte de plein pouvoir de décider et d’agir dans l’intérêt supérieur de la Nation, en faisant rédiger une Constitution qui plus tard, se révèlera être un poison lent ! Faut-il justement évoquer certaines dispositions de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 pratiquement importées, en certains points ? Une Constitution qui, outre les incohérences et lacunes graves, pour n’avoir pas tenu compte de nos réalités sociopolitiques, offrait sans précaution aucune, la possibilité à des souverains délégués par le peuple (des députés), à une majorité dite qualifiée, de la réviser, sans retourner forcément devant le même peuple, pourtant seul souverain. Et ceci, quelles que soient les dispositions à toucher. Le multipartisme intégral était-il vraiment la panacée ? En lieu et place, ne fallait-il pas qu’on mît l’accent prioritairement sur quelques grands partis politiques de gauche, de droite et du centre, avec des idéologies claires et précises ? Malheureusement, les participants à la Conférence Nationale prirent simplement l’option de passer d’un extrême – parti unique – à l’autre – multipartisme intégral –. Dès lors, en conférant à une Cour Constitutionnelle, le pouvoir des décisions sans recours, ne fallait-il pas au départ limiter la portée de ce pouvoir ? Il eut fallu une disposition de notre Constitution qui obligeât ses membres à se rendre à l’évidence, qu’en outrepassant leurs attributions, rôles et prérogatives, ils pourraient être désapprouvés par une plus Haute Instance : véritable norme supérieure, dont la composition échapperait à tout pouvoir politique – forcément partisan ! – Car on a fini par se rendre compte que cette juridiction est plus politique que technique. Il ne suffit que de voir le mode de désignation de ses membres, pour s’en convaincre. Tel ne devrait pas être le cas, à faire dire que, de par des décisions rendues, ses membres réécrivent à leur guise ou à leur façon, la Constitution à laquelle ils doivent aussi se soumettre ! En un mot, il fallait limiter les pouvoirs de cette institution de contre-pouvoir qu’est la Cour Constitutionnelle ; en vue d’une crédibilité réelle qui ne fasse l’objet d’aucun doute et d’aucune suspicion, quel que soit le camp politique auquel on appartient. Une institution forte et non des hommes forts ! Arguant que ses décisions sont sans recours, ne serait-il pas tentant et suicidaire que, suite à un simple recours de citoyen demandant à la Cour, par lubie, de se prononcer sur la dissolution du parlement par exemple, pour un oui ou pour un non, ses membres s’en saisissent et statuent pour aller dans le sens du requérant ! Qu’est ce qui obnubilait les constituants ou les pressait pour autant, au point qu’ils n’aient pas pu mettre de véritables verrous ou des garde-fous conséquents dans la Constitution du 11 décembre 1990, que seul le peuple souverain pouvait faire sauter à bon escient, en se prononçant, par le biais d’un référendum, sur des dispositions et articles très sensibles de notre loi fondamentale ? Anachronisme et incohérence ! N’est-ce pas le lieu ou l’occasion de dénoncer une fois encore l’anachronisme et l’incohérence que mettent en exergue les réactions et prises de positions de ceux qui soutiennent mordicus qu’il ne fallait pas du tout opérer certaines réformes ! Il y a visiblement un problème de mauvaise foi et de lecture erronée de nombre d’initiatives et d’actions concrètes visant le développement socio-économique du pays. Autant de questionnements qui amènent à dire qu’il ne sert à rien de fustiger de fond en comble les réformes politiques et économiques majeures actuelles. En ce sens qu’il ne faut nullement s’en prendre à ceux qui, exploitant les dispositions de cette Constitution, ne sont que dans leur rôle de politiques, avec des objectifs précis salutaires pour d’aucuns et inopportuns peut-être pour d’autres. N’est-ce pas qu’il faut plutôt condamner le manque de vision claire et nette, de flair et d’anticipation des participants aux historiques assises du PLM ALEDJO qui ont consciemment ou inconsciemment permis que les compromissions prennent le dessus sur des décisions courageuses et des compromis réalistes et salutaires pour le pays ? Les constituants étaient-ils obligés de mettre dans la Constitution, l’option économique devant être celle du pays – allusion faite au libéralisme économique !? – Ne devraient-ils pas en laisser l’option, l’opportunité ou l’initiative aux gouvernements qui auront à se succéder ? C’est à croire qu’à dessein, les participants et surtout les constituants ont conclu et entretenu un marché de dupes sur le dos du peuple qu’ils étaient appelés, mieux, convoqués à sauver des affres du sous-développement et de la misère. Sinon, en plus de ces légèretés, décisions, recommandations et options suicidaires dans maints domaines de la vie socioéconomique et politique, comment permettre et accepter que le président de la République et le premier ministre investis, pour conduire la transition (1990-1991), en attendant l’élection présidentielle de 1991, s’y soient encore portés candidats ? Ce qui ne devrait pas être le cas ! Un principe de loyauté et de la parole donnée violé par les deux hommes forts de l’exécutif de l’époque, au nez et à la barbe des membres du Haut Conseil de la République qui eurent manqué de fermeté, de courage et de logique. Quelle imprécation ! Le droit est l’art du juste et du bien ! Signe imprécatoire s’il en fut, pour faire remarquer que cette complaisance et le manque de justice, de la part de ceux qui pouvaient et devraient dire non à cette farce et à cette imposture, ne leur ont pas permis de rentrer véritablement dans l’histoire. Ce faisant, ils ne sont pas moins complices, auteurs et coauteurs des déviances, des tares et avatars que nous continuons de trainer dans notre pays, tel un boulet. Malheureusement, le travail de salubrité morale et de changement de mentalité qui consacrerait notre renaissance pour un bond qualitatif en avant a été bâclé. L’une des fâcheuses conséquences est qu’il fallait se faire proche des gouvernants ou de leurs cercles restreints ou immédiats, pour espérer avoir le droit d’exister. Dès lors, pour des "cadres" et autres agents qui tenaient à des promotions à tout va et intéressées, il n’y avait qu’une seule solution : intégrer le parti du chef, pour se croire à l’abri de toutes déconvenues. L’une des preuves tangibles est qu’ils n’ont pu résister à l’appel de Goho où, empruntant l’allégorie de la biche et de la rivière contre laquelle l’animal ne saurait se fâcher, Nicéphore Dieudonné SOGLO les invitait à intégrer son parti politique d’alors : la Renaissance du Bénin dirigée par son épouse. De là à en déduire que l’ex- premier ministre devenu président de la République eut une conception de jouissance du pouvoir – qui devrait être plutôt perçu comme service –, c’est un pas qu’il faut bel et bien franchir. Ainsi, la promotion et le positionnement des "cadres" et agents à des postes de responsabilité, comme s’il s’agissait de distribuer des "gâteaux" sans scrupule, n’ont fait que révéler davantage notre pauvre état d’esprit. Ainsi, des pratiques peu recommandables et des condescendances se sont perpétuées, même après le départ du pouvoir du président SOGLO en avril 1996. Qui a bu boira, dit-on. Avec le retour au palais de la Marina du général Mathieu KEREKOU (1996-2006), dont il faut reconnaitre cependant quelques mérites, nonobstant le bilan économique pas trop reluisant, les mêmes pratiques, méthodes, vices et appâts ont rendu méconnaissables des intellectuels et personnalités qui étaient obligés de s’aplatir pour peu. S’ils ne créaient pas eux-mêmes, des partis politiques soutenant le Chef de l’État, ils devraient saisir la moindre occasion, pour lui faire allégeance. Au fait, la création des partis politiques ne répondait pas forcément aux critères idéologiques, pour convaincre les populations de nos villes et campagnes, dans l’optique de conquérir le pouvoir d’État. À l’occasion des élections législatives, en vue de l’installation des députés de la deuxième législature de l’ère du renouveau démocratique, l’achat de conscience des populations, moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes, des vivres et des biens matériels, a été érigé en mode de séduction de l’électorat. Dans ce sillage, un partisan intéressé d’une personnalité influente, qui plus est premier haut responsable d’un grand parti politique jusqu’à une certaine époque, n’a-t-il pas lancé une sorte de boutade au professeur Albert TEVOEDJRE – président du parti NCC de l’époque –, pour lui faire savoir que « sa politique était lente ! » Comme pour dire que l’argent à distribuer en période électorale devrait être déterminant pour des votes en faveur de l’homme politique et surtout de tout candidat ! Quelle aberration ! Autant dire que la vie politique est devenue le siège par excellence de la fatalité, avec son corollaire de vie partisane hyper-fragmentée, de personnel politique végétant dans le clientélisme, le mercenariat et les captations opportunistes de toutes sortes. Dette de reconnaissance ! La grosse interrogation qui nous taraude l’esprit, et nous interpelle également, c’est le sort qui est toujours fait au parti communiste du Bénin. Un parti, dont les fondateurs et les valeureux membres ont, depuis 1975, mené les luttes les plus farouches et rudes, en s’opposant et en donnant du fil à retordre aux régimes successifs dans notre pays. Au terme des grands et décisifs combats, une fois la victoire obtenue, les membres du PCB sont mis à l’écart, et considérés comme des pestiférés politiques. Même sur le plan de la défense des droits des travailleurs où la plus influente Centrale ou Confédération syndicale, – aux options parfois proches de celles des communistes –, a toujours gagné haut la main les élections professionnelles, quels stratagèmes ne se conçoivent pas pour empêcher ses membres de siéger dans des institutions, commissions et organes sectoriels de prise de décisions au plan national ! Ce qui est dommage et regrettable ! Autant dire que c’est d’une dette morale qu’il doit s’agir vis-à-vis du Parti Communiste du Bénin. Ne pas la reconnaître et la payer, c’est comme se faire hanter par un malheur qu’il faudra coûte que coûte exorciser, pour avoir la paix sur bien des plans dans la République. Car à se rappeler qu’au moment où les communistes combattaient la pseudo-révolution et ses méthodes dictatoriales dans notre pays, ceux qui n’eurent pas le courage de le faire ou de se joindre à eux, à visage découvert, s’étaient mis à l’abri dans d’autres pays africains, en Europe et ailleurs dans le monde. Et ce serait pure diversion que de croire que, ce sont les exilés qui ont fait tomber le régime de Mathieu KEREKOU. L’une des preuves qui convainquent à ce sujet est que, ceux qui eurent pris l’initiative de mettre un terme à la pseudo-révolution marxiste-léniniste, le 16 janvier 1977, n’eurent pas gain de cause. Le peuple béninois, qu’on croyait rejeter le pouvoir révolutionnaire, était resté mobilisé derrière "le grand camarade de lutte", pour faire échec à l’agression armée impérialiste, dont les opérations ont été conduites par le mercenaire français Bob DENARD. Comble d’injustice, après la Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation, ce sont ceux qui n’avaient pris aucun risque (y compris ceux qui eurent suscité et commandité cette agression) qui sont rentrés au pays, pour jouir. Certains pour récupérer leurs différents biens dont ils avaient été dépossédés par la révolution ; d’autres pour être positionnés et nommés dans les institutions, ministères et structures très importants. Cette perception et cette conviction peuvent paraître insoutenables et incompréhensibles pour certains, mais elles doivent être des cas de conscience, pour nos dirigeants successifs à la tête du pays. Il en est de même des réparations des torts et préjudices subis par ceux de nos compatriotes victimes d’arbitraires, de tortures aux séquelles graves ayant conduit parfois à la mort sous la révolution, et bien après. Car ces communistes-là font partie de ceux qui, sans fourberie aucune, ont lutté jusqu’au sacrifice suprême, pour que nous nous pavanions aujourd’hui d’être en démocratie. Continuerons-nous de faire fi de tout cela, jouissant seuls et impunément des fruits des luttes auxquelles ils ont pris une part très active ? Je crains que des faits nous rattrapent et nous condamnent. « Toute fausseté est un masque ; et si bien fait que soit le masque, on arrive toujours à le distinguer du vrai visage. Un voleur ne rit pas de la même façon qu’un honnête homme et un hypocrite ne pleure pas les mêmes larmes qu’un homme de bonne foi. » Ce postulat, du célèbre romancier français du 19e siècle, Alexandre DUMAS, dans la distinction entre le vrai et le faux, vaut méditation pour tous. Que les resquilleurs et autres usurpateurs en prennent conscience, avant qu’il ne soit trop tard. Poison lent ? Et dire que cette conférence-là a fini par se révéler être un poison lent pour la vie socio-économique et politique de notre pays, n’est qu’un euphémisme. Et loin de moi, l’idée de jeter à la poubelle de l’histoire, l’initiative de ladite Conférence et son organisation concrète, c’est de la pertinence ou non de certains faits et décisions majeurs issus de ses travaux qu’il doit s’agir. Car, ce serait faire preuve de myopie intellectuelle et politique que de ne pas reconnaître, qu’avec ces assises historiques, nous avons rompu avec un système politique qui comprimait et embrigadait les libertés individuelles et d’expression, la libre association ou appartenance à des groupes, regroupements et partis politiques. Et tutti quanti ! L’option démocratique, qui sonna bel et bien le glas de la dictature imposant un système de parti unique militaro- marxiste, n’est-elle pas d’une évidence ! Aussi, les Béninois, à partir des élections organisées depuis 1991, ne choisissent et n’élisent-ils pas les candidats de leur choix, lors de différentes élections, même si l’achat-vente des consciences devient inquiétant ! Et c’est justement à ce niveau qu’il faut davantage s’apercevoir de quelques éléments constitutifs du poison lent dont je parle. En cela justement que les élections n’ont jamais cessé d’être des sources de tensions sociales ou sociopolitiques. Je n’en veux pour preuve que la contestation des résultats de l’élection présidentielle de 1996, par le président sortant Nicéphore Dieudonné SOGLO. En effet, mécontent de n’avoir pas été réélu, suite à l’annulation de suffrages en sa faveur, n’a-t-il pas permis que des membres de son parti politique – la Renaissance du Bénin – marchent sur la Cour Constitutionnelle ? Ce même président n’a-t-il pas refusé d’obtempérer, suite à une décision de la haute juridiction demandant de libérer purement et simplement le président et colonel à la retraite Maurice KOUANDETE, qu’il soupçonna de conspirer contre son régime ? Faut-il oublier les tirs de roquettes sur la résidence du professeur Maurice AHANHANZO-GLELE alors membre de la Cour Constitutionnelle (1993-1998), en pleine délibération ? Au cours de son quinquennat, en tant que président de la République, que de fois le président Nicéphore Dieudonné SOGLO n’a-t-il pas refusé d’aller délivrer devant la représentation nationale à Porto Novo, le discours sur l’état de la nation ! Les violations de la Constitution étaient si répétées et des remises en cause des rares acquis de la Conférence Nationale étaient telles que, Monseigneur Isidore de SOUZA, de vénérée mémoire, ne put s’empêcher de couler des larmes publiquement à la télévision nationale ! Il y a eu également des cas et situations où ses successeurs sont passés, eux aussi, outre des décisions et recommandations de cette même haute juridiction. Avec Mathieu KEREKOU (1996-2006), des dénonciations de violation de la Constitution n’ont pas manqué. Sous le régime du président Boni YAYI (2006-2016), c’était la totale. Pourtant, il a été dit dans la Constitution que « les décisions de la Cour sont sans recours. » En ce sens que, qui que vous soyez dans la République, vous devez vous y soumettre et les exécuter, même si l’on pouvait bouder, trouver à redire, à commenter, voire critiquer ces décisions. Ne doit-on pas y voir des germes et des éléments de poison lent pouvant faire basculer un pays dans le chaos ; surtout lorsqu’on a conscience de ce que ces décisions doivent toujours viser à maintenir la paix, la stabilité et la cohésion sociale ? Les doutes et suspicions à l’encontre de certains juges qui ne seraient pas impartiaux, dans la prise de quelques décisions, ne sont-ils pas aussi constitutifs des éléments de ce poison lent dont je parle ? Avec du recul, les participants à la Conférence Nationale, et surtout les constituants ne se rendent-ils pas compte des erreurs commises, des options et décisions prises dans la précipitation, et de certaines incongruités qui sont sources de tensions, pour ne pas dire de poison lent pour le peuple qu’ils croyaient délivrer en février 1990 ! Fallait-il s’exclamer vraiment que nous avons vaincu la fatalité ? Je comprends la joie et l’enthousiasme de ceux qui, enivrés peut-être par le fait que, ne s’attendant pas à voir les révolutionnaires marxistes de l’époque lâcher du lest, même au détour d’une conférence nationale, aient pu par surcroît, en proclamer la souveraineté ! Une souveraineté qui leur permit de décider non seulement du sort de la révolution marxiste-léniniste, mais aussi de faire recouvrer aux citoyens, leurs droits élémentaires et fondamentaux. Toutes choses devant être des facteurs déterminants qui promeuvent le développement socio-économique au centre duquel se trouve l’homme et tout l’Homme. Mais cela ne suffit pas. Devrait-on alors se contenter seulement de quelques acquis, petits pas et progrès voilant des dangers et risques, pour n’y voir aucun poison lent pour un système de démocratie, dont la forme ne nous sied peut-être ou certainement pas ! Avons-nous mal taillé le modèle sociopolitique qui devrait être le nôtre, afin d’éviter que, quels que soient les dirigeants qui se succèderont à la tête du pays, nous ne tombions pas ou plus dans les pièges de certains revers et situations conflictuelles suicidaires pour tous ? N’est-ce pas venu le moment pour nous, de nous mirer dans la glace, pour bien apprécier les images et autres reflets qui nous sont renvoyés ! Et s’ils sont sincères, les participants, et tout particulièrement les constituants encore en vie devraient alors se reprocher des choses. Et je suis certain qu’ils ont une conscience qui ne les absoudrait pas forcément, par rapport à leur manque de sagacité, de vision convaincante et d’anticipation, en rédigeant la toute première Constitution de l’ère du renouveau démocratique. Ils auraient été bien éclairés et inspirés que cette Constitution ne recèlerait pas des dispositions qui soient sources de tension et de poison lent pour tout un peuple ! L’arsenal juridico politique devrait être tel que, face à certaines dérives pouvant déstabiliser ou faire écrouler le système sociopolitique servant de soubassement à la République, mieux au pays, tous les citoyens, – dans leur grande majorité – demeurent de véritables républicains et patriotes pour qui, c’est d’abord la nation, c’est le pays avant tout. Le cas récent des États-Unis d’Amérique où des Républicains ont désapprouvé ouvertement leur candidat contestataire, – Donald TRUMP battu par Joe BIDEN, lors de l’élection présidentielle de novembre 2020 –, est très édifiant. Et plus qu’édifiant, salutaire et réconfortant, c’est un symbole. Un symbole lourd de sens qui interpelle et vaut leçon de patriotisme. Autant dire que, face à l’amer constat de la perte des valeurs, du sens du symbole et du patriotisme, n’est-il pas temps que nous nous arrêtions, pour nous poser des questions sur les véritables causes de ces remises en cause perpétuelles et récurrentes auxquelles nous assistons dans notre pays ? Le chanteur béninois Vovo Vilaup n’a-t-il pas raison de déplorer dans l’une de ses chansons célèbres que "quels que soient les régimes et les dirigeants, nous ne sommes jamais satisfaits !" Car ce n’est pas parce que certaines gens évoquent, répètent et chantent à tue-tête donc de quinquennat en quinquennat "les acquis de la conférence nationale", qu’il faut leur donner le bon Dieu sans confession. Ce ne doit nullement être le "Magister dixit". De sorte que leurs pensées et points de vue soient nos références par rapport aux réels acquis que nous devrions avoir, au terme de l’historique Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation (!?). Et conclure que sur bien des plans, les participants à cette Conférence-là sont passés à côté de la plaque, c’est peu dire. Ne prenons donc pas des vessies pour des lanternes. C’est mon point de vue. C’est ma conviction ! Par Jacques O.H.S. AYADJI Ingénieur des Travaux Publics, spécialiste en contrôle des travaux routiers ; DESS en Génie Sanitaire, certifié en Leadership et Habileté de Direction ; Chevalier de l’Ordre National du Mérite du Bénin. Actualités 17 mars 2021


13e journée de la Ligue Pro de Football du Bénin: Buffles et Requins pour se conforter à la tête de leurs zones
La ligue Pro de Football du Bénin va aborder ce mercredi 17 mars, sa treizième journée dans les zones A et C. Les Requins de l’Atlantique et les Buffles du Borgou sont attendus pour conserver leur place au sommet de leurs groupes respectifs. Au nombre des quatre matchs au programme dans la zone A, ce mercredi 17 mars, figure le derby Panthères-Buffles au stade Atchoukouma de Djougou. Leaders provisoires de cette zone après leur victoire sur Béké, le week-end dernier, les Buffles du Borgou devront confirmer leur suprématie sur la formation des Panthères. Ils auront à cœur de gagner pour conforter leur position à la tête de ce groupe. Champions en titre, Chérif Dine Cakpo et ses coéquipiers totalisent 25 points +8 tandis que les Panthères sont 5es au classement avec 14 points-1. Sur leurs installations, elles tenteront de prendre leur revanche sur cette formation des Buffles qui les a battues lors du match aller par le score de 1-0. A la même heure, au stade de Parakou, Dynamo de la ville, 2e au classement avec 22 points +13 est attendu face à Takunnin. Tenu en échec lors de la phase aller, Takunnin devra défier cette équipe de Dynamo de Parakou qui n’a gagné qu’une rencontre sur trois depuis la reprise. Les matchs Réal Sports # Cavaliers et Béké Fc # Tanékas Fc sont également à suivre dans cette région ce jour lorsqu’on sait que Tanékas jouera pour se relancer et Réal sports tentera de se repositionner dans cette poule. Dans la zone C, la confrontation entre les Requins de l’Atlantique et l’As Police sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi est l’une des affiches phares de cette 13e journée dans la région méridionale. Victorieux lors de leurs deux dernières sorties, les Awissi Wassa voudront prendre leur revanche sur les Policiers qui les ont battus lors du match aller par le score de 1-0. Au sommet du classement de la zone C avec 25 points +12, les poulains du coach Amadou Moudachirou ont besoin d’une victoire pour conserver leur place de leader provisoire. L’As Police, 5e avec 17 points, quant à elle, vainqueur de Soleil dimanche dernier, devra éviter une défaite pour monter dans le classement. Au même moment, Eternel Fc devra en découdre avec les Portuaires qui devront absolument remporter la partie pour quitter les profondeurs du classement. Cette 13e journée va se poursuivre, demain, avec les matchs Soleil # Upi Onm, au stade René Pleven de Cotonou et Jeunesse athlétique de Cotonou et les « Adjaka Lolo» de l’As Cotonou. Programme des matchs 17/03/21 16 H Requins # As Police à Campus 17/03/21 16 H Eternel Fc # Aspac à Cotonou 2 17/03/21 16 H Panthères Fc # Buffles Fc à Djougou 17/03/21 16 H Réal Sports # Cavaliers à Parakou 17/03/21 16 H Dynamo P # Takunnin Fc à Parakou 17/03/21 16 H Béké Fc # Tanékas Fc à Kandi 18/03/21 14 H Soleil # Upi Onm à Cotonou 2 18/03/21 16 H Jac # As Cotonou à Cotonou 2 Sports 17 mars 2021


Palais de la Marina : Le colonel Pascal Tawès au cabinet du chef de l'Etat
Le président Patrice Talon a reçu en audience le colonel Pascal Tawès, au cours d'une audience ce mardi 16 mars 2021. Le président de la République, Patrice Talon a échangé avec le colonel à la retraite Pascal Tawès au cours d’une audience ce mardi 16 mars 2021. Cette rencontre surprise à tout point de vue a été une occasion pour l’hôte de Patrice Talon de plaider le règlement de sa situation administrative. Selon les explications de Pascal Tawès à sa sortie de l’audience, la rencontre avec le président de la République était nécessaire pour résoudre sa situation administrative. « J’étais à cette audience pour rendre compte au chef de l’État de ma situation administrative actuelle», informe le colonel retraité. « Comme vous le savez mieux que moi d’ailleurs, j’ai été envoyé aux États-Unis en qualité d’attaché de défense en 2011 avec un visa d’un an renouvelable. Je suis retraité depuis octobre 2013 mais malheureusement, les différents responsables de l’ancien régime ne m’ont pas accordé l’assistance nécessaire efficace qui permette le retour de ma famille au Bénin de manière sereine. C’est pour cette raison que j’ai rencontré le président de la République pour qu’il intervienne pour un règlement diligent de mon dossier administratif. Le chef de l’État m’a bien reçu. Il m’a donné des directives et des conseils nécessaires et il m’a promis d’instruire les structures concernées afin que je sois satisfait», a laissé entendre le colonel Pascal Tawès. Actualités 16 mars 2021


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