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Nouvelles

Filière anacarde:La campagne de commercialisation des noix de cajou lancée
La campagne de commercialisation 2020-2021 des noix de cajou a officiellement démarré ce jeudi 11 mars et s’étend jusqu’au 31 octobre prochain. Elle a été conjointement lancée hier à Kétou par la ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Assouman et son collègue en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui en présence de tous les acteurs de la filière. 300 F Cfa le kilogramme. C’est le prix plancher d’achat des noix de cajou aux producteurs au titre de la campagne de commercialisation 2020-2021 ouverte ce jeudi 11 mars et qui s’étend jusqu’au 31 octobre prochain. Selon la ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Assouman qui a officiellement procédé à Kétou au lancement de cette campagne en présence de son collègue en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, ce prix d’achat de 300 F Cfa est conforme à la décision du Conseil des ministres en sa séance du 3 mars dernier. Elle a saisi l’occasion pour faire avec l’ensemble des acteurs de la filière le bilan de la campagne écoulée et prendre des engagements pour un développement du secteur et partant, de l’économie du Bénin. Selon elle, pour la campagne de commercialisation 2019-2020, le Bénin a produit 170 000 tonnes sans compter les sorties frauduleuses des noix par les frontières terrestres. 14 242,084 tonnes de cette production ont été vendues par le système de vente groupée. Le Conseil national des exportateurs de cajou (Conec) a enregistré 70 sociétés ayant exprimé une intention d’exportation de noix de cajou brute du Bénin au cours de la campagne passée. Ainsi, 137 205 tonnes de noix de cajou brutes ont été pesées au niveau des ponts bascules, a souligné la ministre de l’Industrie et du Commerce. En ce qui concerne la transformation, l’autorité ministérielle fait remarquer que seulement 11 045 tonnes soit 6,49 % de noix de cajou ont été transformées. Ce faible taux est dû, à l’en croire, à la suspension de certains contrats en cette période de Covid-19. Shadiya Assouman rappelle également les prix pratiqués au cours de la dernière campagne. Au début de la campagne, les noix ont été cédées à 100 F Cfa le kilogramme. Entre le 11 et le 24 avril 2020, le prix a connu une hausse allant jusqu’à 245 F Cfa/kg puis à 407,5 F Cfa/kg. Mais en dépit de cette performance, les acteurs ont été confrontés à plusieurs difficultés au cours de la campagne de commercialisation écoulée. Objectif : 300 mille tonnes La ministre cite entre autres, la non réalisation de l’étude de structuration des coûts pour faciliter la fixation du prix plancher ; les difficultés d’accès aux financements ; la pandémie de la Covid-19 qui a entrainé la revue à la baisse, voire la suspension de certains contrats de vente d’amandes à l’extérieur et la sortie frauduleuse des noix de cajou par les frontières terrestres. L’autorité ajoute à ces problèmes le non-respect des engagements par rapport aux quantités et au mécanisme d’approvisionnement des usines en noix brutes ; le non-aboutissement du processus pour la rétrocession d’une partie des prélèvements pour mieux financer les activités de la campagne et la baisse de la qualité des noix brutes de cajou. Shadiya Assouman a exhorté les acteurs à plus de rigueur et de sérieux dans la mise en œuvre des différentes décisions prises de commun accord et qui vont dans le sens de mieux réussir cette campagne et celles à venir. Elle rassure que le gouvernement a pris les dispositions nécessaires pour la réussite de cette campagne notamment la prise des mesures pour interdire les exportations par voies terrestres et l’implication de la Police républicaine pour veiller au respect de cette mesure et des textes en vigueur. Le ministre en charge de l’Agriculture a abondé dans le même sens. Gaston Dossouhoui a invité les acteurs, notamment les producteurs, les commerçants et les transformateurs à redoubler d’effort pour accroître en quantité et en qualité le rendement. Car, selon lui, l’ambition de l’Etat est de faire passer la production qui est de 170 mille tonnes aujourd’hui à 300 mille tonnes d’ici trois ans. Gaston Dossouhoui a insisté sur certains levier sur lesquels l’Etat et les différents acteurs doivent agir pour l’atteinte des objectifs. Le président de l’Interprofession de la filière anacarde (Ifa), Edouard Assogba a félicité le gouvernement pour ses efforts depuis 2016 en faveur du secteur avec des acquis importants augurant d’un lendemain meilleur. Le préfet du Plateau, Valère Sètonnougbo et le représentant du maire de Kétou, Vincent Odoun-Ewou, se sont réjouis, chacun, du choix porté sur Kétou, seule commune productrice de l’anacarde dans le département, pour abriter la cérémonie . Ils promettent de travailler avec les acteurs au niveau de la commune à l’amélioration de la production à travers l’augmentation des plantations et des terres à mettre en valeur. Actualités 12 mars 2021


Bonne gouvernance politique:Les trois défis majeurs, selon Célestine Zanou
La bonne gouvernance politique met l’intérêt général au cœur de tout processus décisionnel. Aussi, le bon gouvernant doit-il avoir le souci constant d’engager des réformes conformes aux aspirations du peuple, de servir la République, de mettre la nation au début et à la fin de tout. Dans son essai Convictions, Célestine Zanou relève trois défis contemporains, gage de bonne gouvernance politique. Le défi de la Démocratie, le défi de l’Etat et le défi de la Nation ; ce sont les trois défis majeurs qui, selon Célestine Zanou, doivent rester l’épicentre des ambitions du bon gouvernant, en l’occurrence dans le contexte politique béninois. La notion de démocratie au Bénin ravive les souvenirs d’un parcours scabreux mais aussi d’une issue mémorable. C’est donc à juste titre que le peuple tient à la démocratie qu’elle a chèrement acquise dans un contexte délicat. Outre ce qu’elle signifie et vaut pour un pays comme le Bénin, il y a également ce que suppose la démocratie en termes d’organisation structurante, d’animation partisane de l’échiquier politique et d’alternance régulière et transparente. Et c’est à ce niveau que se situe le véritable défi. Abordant l’Etat, Célestine Zanou oriente le défi vers le choix du bon gouvernant et l’expérience de celui-ci. Peignant le profil du bon gouvernant, elle se fait la certitude que celui-ci doit apprendre à servir l’Etat petitement ou moyennement pour être tout à fait apte à le servir grandement, avant de prétendre à le diriger ou à le conduire du lieu le plus élevé qu’est la Magistrature suprême. Pour ce qui concerne la réalisation de l’idéal national, l’auteure met en exergue l’impérieuse implication des jeunes et des femmes dans les politiques et la nécessité d’un dialogue vertical et transversal entre les générations. Pour l’auteure de Convictions, le gouvernement des hommes doit faire sens au vivre-ensemble. C’est pourquoi elle soutient que la bonne gouvernance politique, c’est « accepter que la fonction nous change et nous transforme en bons et loyaux serviteurs du plus grand nombre ». Détruire l’Etat serait alors compromettre la République et compromettre le lien qui unit, c’est mettre en péril l’idéal national. Célestine Zanou établit un lien intrinsèque entre Démocratie, Etat, Nation pour autant que la bonne gouvernance politique implique chacune de ces approches. Lancé dimanche 28 février dernier à Cotonou, l’essai Convictions est une rivière de réflexions à travers lesquelles Célestine Zanou apporte sa pierre au relèvement d’une démocratie vieille de 30 ans mais qui peine à trouver un ancrage solide. Actualités 12 mars 2021


Lutte contre la rage:Des acteurs font le bilan des campagnes de vaccination
La rage continue de faire beaucoup de dégâts au sein des communautés. Pour mieux lutter contre le mal, il s’est tenu à Bohicon les 3 et 4 mars derniers un atelier de capitalisation des acquis des campagnes 2019 et 2020 de vaccination contre la rage. Les participants à la rencontre ont réfléchi surtout sur la mobilisation de ressources additionnelles afin de pérenniser les acquis de cette lutte pour pouvoir aller vers l’élimination de la rage d’ici 2030. Ainsi, ils se sont engagés à aider à la définition de stratégies innovantes permettant la mise à l’échelle des interventions, dans une approche de mutualisation des ressources. Avec l’espoir que le dispositif de santé communautaire permettra de réduire le coût des prochaines campagnes, parce que cette approche communautaire est supposée couvrir tous les arrondissements, tous les villages, quartiers de ville du Bénin. A la clôture des travaux, Fidélia Hinson Sessou, coordonnatrice du projet de renforcement des systèmes de surveillance des maladies (Redisse), rappelle que le but est de renforcer les capacités du système national des secteurs ou des structures de mise en œuvre en matière de prévention, de surveillance, de détection mais aussi de riposte en cas d’épidémie. Ainsi, le programme travaille à l’avènement d’un système intégré de lutte contre les épidémies, qui permettra une synergie d’actions, surtout entre les trois secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de la santé environnementale. Ce faisant, Fidélia Sessou reste convaincue que l’appui à la lutte contre certaines zoonoses comme la rage est important et reste une priorité. Alors, se réjouit-elle, cet exercice de capitalisation a permis aux acteurs eux-mêmes, à l’aide d’outils adaptés, d’analyser, de tirer des conclusions, mais aussi de faire des recommandations à l’endroit des parties prenantes pour que la pérennisation de cette intervention puisse être une réalité. En procédant à la clôture des travaux, Françoise Assogba-Komlan, secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), a souligné la nécessité pour les différentes parties prenantes de se mobiliser pour trouver les financements et travailler à la diminution de l’effet de tout ce qui peut amener à dégrader la santé. Elle poursuit en indiquant que « c’est pour cela que la capitalisation vient à point nommé pour voir ce qui est bon à dupliquer et ce qui est à améliorer ». La rage humaine est une maladie qui se maintient à l’interface homme-animal-environnement où les personnes et les animaux interagissent dans un environnement commun. Elle continue de tuer des dizaines de milliers de personnes chaque année dans le monde. Alors, se libérer de ce fléau, fait observer Françoise Assogba-Komlan, suppose qu’il faut disposer des outils que sont le vaccin et les stratégies élaborées pour y parvenir. Des actions de vaccination à long terme de 70% des populations canines à risque sont la clé de son élimination dans les régions endémiques. Comme on le dit, le chien vacciné est le soldat de la lutte contre la rage. Le cadre stratégique mondial pour l’élimination de la rage humaine transmise par les chiens a adopté une approche coordonnée pour l’élimination de cette maladie à l’échelle planétaire d’ici 2030. Santé 11 mars 2021


Institut français de Parakou:Déjà 30 années au service de la promotion de la culture
L’Institut français de Parakou a célébré, lundi 8 mars dernier, ses 30 années d’existence. Ce fut l’occasion pour l’ambassadeur de la France près le Bénin qui présidait les manifestations prévues à cet effet, de saluer les avancées que ce centre a réalisées depuis sa création. Créé en 1991, l’Institut français, ex-Centre culturel de Parakou, a célébré, lundi 8 mars dernier, son 30e anniversaire. Placé sous la présidence de l’ambassadeur de la France près le Bénin, Marc Vizy, l’évènement n’est pas passé inaperçu. Selon le diplomate français, en 30 ans d’existence, le parcours de l’Institut français de Parakou a été riche en réalisations. Les choses ont beaucoup évolué, a-t-il reconnu. Au début, rapporte Marc Vizy, c’était beaucoup plus un club de rencontre entre les Français, même si tout le monde y était invité. « Mais le lieu par excellence de la culture française est devenu aujourd’hui l’illustration du partenariat culturel entre le Bénin et la France. C’est un peu à l’image du public composé de Français et de Béninois, que nous avons rencontré ici », a également fait observer l’ambassadeur. En effet, à l’actif des trois décennies de collaboration entretenue par l’Institut français de Parakou, on retiendra plusieurs réalisations non seulement dans le sens de la promotion de la culture, mais également de celle de la langue française. En termes de contribution à l’animation de la vie culturelle à Parakou, se réjouit son directeur, Hamidou Ali Orou, l’institut est devenu une référence en ce qui concerne l’organisation des spectacles. A la faveur de la cérémonie, l’accent a été mis sur les nouvelles orientations de l’Institut français du Bénin, par sa directrice, Isabelle Le Guellec. Les deux sites de l’Institut français du Bénin à Cotonou et à Parakou, a-t-elle informé, s’efforcent de mettre en place une nouvelle dynamique en se partageant spectacles et concerts. « Cette dynamique, nous souhaitons aussi l’appliquer au niveau de la coopération régionale avec les autres instituts français et alliances françaises des pays voisins et de la sous-région », a-t-elle poursuivi. Depuis 2010, l’antenne de Parakou jouit d’un cadre de travail et d’animation culturelle rénové. C’est à travers, selon son directeur, l’installation d’une médiathèque informatisée équipée d’ordinateurs avec Internet et système Wifi, pour la formation et la recherche, d’une partie jeunesse, riche de documents, disposant d’un espace de jeu vidéo, puis d’un fonds adultes riche et varié de documents. Un hall polyvalent pour la lecture, des animations, une salle de cours, un espace Campus France, un théâtre de verdure pour la musique et le théâtre, puis une paillote-bar, telles sont les autres installations présentes au niveau de cette annexe. Sa vocation est le développement littéraire, le développement des échanges artistiques, culturels et scientifiques. A cela s’ajoute l’accueil des artistes locaux, des étudiants pour conseils et informations sur la démarche Campus France. Culture 11 mars 2021


Forêt de la Lama: Magistrats et Forces de l’ordre imprégnés des efforts de l’Onab
L'Office national du bois (Onab) a organisé, jeudi 4 mars dernier, une visite guidée et de formation pratique des acteurs judiciaires, militaires et paramilitaires du ressort territorial des secteurs forestiers sous sa gestion. Faire toucher du doigt les difficultés auxquelles sont confrontés les agents des Eaux, Forêts et Chasse, tel est le but visé par les responsables de l’Onab en organisant à l'intention des directeurs départementaux de la Police républicaine, des présidents et procureurs des tribunaux de Djougou, d'Abomey, de Pobè et d'Allada une semaine d'immersion dans les forêts classées sous sa gestion. Ainsi, jeudi dernier, ces acteurs à divers niveaux ont eu droit à une visite guidée sur les ilots forestiers de Zalimey, secteur de Massi, dans la forêt classée de la Lama, commune de Zogbodomey où ils ont acquis de nouvelles connaissances. C’est une opération réalisée chaque année par l’Onab. Daouda Takpara, directeur général de l'Onab, explique que l'initiative de faire connaître les forêts aux magistrats et aux éléments des Forces de l’ordre découle du constat selon lequel, les populations ne mettent pas la forêt à la place qu'il faut. D'une manière générale, fait noter le Dg Onab, « les gens massacrent l'arbre sans que personne ne les interpelle alors que si vous vous mettez à maltraiter un enfant tout le monde se dresse contre vous ». Autrement dit, précise-t-il, beaucoup ne savent pas que l'arbre a la même considération qu'un être humain. C'est cet état de chose que l'Onab a voulu corriger en commençant par les hommes de droit. Ce séminaire de quatre jours leur a permis d'appréhender toute l'importance que revêt un arbre, l'implication des riverains dans la gestion et les moyens que l’Onab utilise pour assurer la pérennisation et la protection de la faune. Ceci, pour mieux apprécier les infractions relatives à la destruction de la forêt qui sont déférées devant leur cour. Au cours de sa présentation, le capitaine Ibrahim Djakarou, chef unité gestion de la Lama, a retracé les grandes étapes qui ont marqué la vie de l'Onab. De 1946 à ce jour, l'office a connu des mutations en commençant par la mise en place des premières plantations en 1950, puis le départ des colons en 1969 avec le transfert des compétences aux locaux et la création de la Cénafor. En décembre 1983, l'Onab est né sur les cendres de la Cénafor pour prendre la relève. Un an plus tard, l'office s'est doté d'un schéma directeur qui lui a permis d'intensifier le reboisement grâce à la coopération allemande. En 1996, l'Onab a opté pour une gestion participative des forêts en réorganisant les riverains en Cogépaf. Ainsi, ils se sentent désormais impliqués en participant à toutes les activités sylvicoles de l'office. En contrepartie, 15 000 habitants répartis dans 70 villages vivent des retombées des forêts de la Lama. Le directeur technique de l'office, Gauthier Ayélo, a pour sa part mis l'accent sur les dispositifs sécuritaires mis en place pour la surveillance des forêts qui s'étendent sur plus de 14 mille hectares, composées des zones de recasement, de plantation et de production des essences forestières. A la suite des présentations, les hôtes de l’Onab ont eu droit à une visite guidée de la forêt devant leur permettre de comprendre davantage le processus d'exploitation du bois. Visiblement mieux imprégnés par ce qu’ils ont vu et entendu, Rogatien Glagladji et Justin Agassoussi Dossa, respectivement président et procureur du tribunal de Pobè, ont pris la résolution d'apporter leur accompagnement aux efforts faits en réprimant lorsque c'est nécessaire les infractions commises et dans le règlement transactionnel puisque la sanction, à elle seule, ne permet pas toujours de résoudre tous les problèmes. Société 11 mars 2021


Mort de Hamed Bakayoko: Allassane Ouattara perd son ‘’ fils et proche collaborateur’’
La nouvelle déchirante est tombée dans la soirée de ce mercredi 10 mars. Telle une traînée de poudre elle a fait le tour du monde. Hamed Bakayoko, premier ministre ivoirien, s’en est allé, des suites d’un cancer. Hospitalisé en France puis en Allemagne, il n’a pu survivre, laissant dans la douleur celui qui le considère comme son fils. La réaction du président ivoirien Allassane Ouattara ne s’est pas fait attendre. Lire en intégralité ses impressions à la suite de cette triste nouvelle : « Mes chers compatriotes,  Notre pays est en deuil. J’ai l’immense douleur de vous annoncer le décès, du Premier Ministre, Hamed Bakayoko, Chef du Gouvernement, Ministre de La Défense, ce mercredi 10 mars 2021, en Allemagne, des suites d’un cancer. Je rends hommage au Premier Ministre, Hamed Bakayoko, mon fils et proche collaborateur, trop tôt arraché à notre affection. Le Premier Ministre Hamed Bakayoko a servi la Côte d’Ivoire avec dévouement et abnégation. C’était un grand homme d’Etat, un modèle pour notre jeunesse, une personnalité d’une grande générosité et d’une loyauté exemplaire. Je voudrais, au nom du Gouvernement et en mon nom personnel, présenter mes condoléances les plus émues à son épouse, à ses enfants, à la grande famille Bakayoko, à toutes les familles alliées ainsi qu’à l’ensemble des Ivoiriens. Que son âme repose en paix! » International 10 mars 2021


Victor Dassi Adossou : Le profil du nouveau président de la Cour suprême
Actuel président de la Chambre administrative de la Cour suprême, le magistrat Victor Dassi Adossou vient d’être nommé président de la Cour suprême. Il va succéder à Ousmane Batoko qui a bouclé dix ans à la tête de la Haute juridiction. C’est à un habitué voire un expérimenté de la maison Justice, que le chef de l’Etat confie les rênes de la plus haute juridiction en matière judiciaire, administrative et des comptes. Le nouveau président de la Cour suprême a pour nom Victor Dassi Adossou. Le promu a gravi tous les échelons de la chaîne judiciaire et son parcours témoigne bien de sa capacité à relever le défi qui est désormais le sien. Né le 31 décembre 1959 à Madjrè-Dogbo, Victor Dassi Adossou a été juge d’instruction du 2e cabinet au Tribunal de 1re instance d’Abomey. Il a officié au Tribunal populaire de district de Natitingou en qualité de juge d’instruction avant de revenir au Tribunal de 1re instance d’Abomey en qualité de substitut du procureur de la République en août 1990 puis procureur de la République en juillet 1991. En novembre 1994, il est nommé conseiller technique juridique du ministre de la Justice et de la Législation cumulativement avec ses fonctions de procureur de la République près le Tribunal de 1re instance d’Abomey. C’est par le décret n° 96-139 du 24 avril 1996, que Victor Dassi Adossou a été mis à la disposition du président de la Cour Suprême pour servir au cabinet. Ainsi démarre son aventure au sommet de la chaîne judiciaire. Il y a occupé les fonctions de directeur de cabinet du président de la Cour suprême ; conseiller à la Cour suprême ; conseiller à la Chambre administrative de la Cour suprême au niveau de la Section I (s’occupant du plein contentieux) ; Secrétaire général de la Cour Suprême ; président de la Section III (s’occupant des contentieux des collectivités locales) puis président par intérim de la Chambre administrative. Il sera ensuite confirmé président de la Chambre administrative de la Cour suprême par décret n°2017-195 du 29 mars 2017. Procureur général près la Haute Cour de Justice depuis le 31 août 2017 cumulativement avec les fonctions de président de la Chambre administrative de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou est aussi le secrétaire général de l’Association africaine des Hautes Juridictions francophones. Il est membre de droit du Conseil supérieur de la Magistrature. Le président sortant de la Cour suprême Ousmane Batoko l’a souvent présenté comme son bras droit, lui déléguant souvent le droit de le représenter. Lors de sa dernière tournée d’inspection dans les juridictions et lieux de détention en décembre dernier, Ousmane Batoko n’a eu de cesse de préciser qu’il finit son mandat, heureux de savoir que la maison Justice est entre de bonnes mains. Actualités 10 mars 2021


Première édition des trophées « Ola »: Carole Borna lauréate
L’association « Ilé ya africa » vient de dévoiler le lauréat de la première édition des trophées Ola récompensant l’évolution et la carrière exceptionnelle d’une femme dans son domaine, l’art. Carole Borna, actuel conseiller technique aux Arts du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts du Bénin est l’heureuse élue. Il faut comprendre la philosophie autour des trophées «Ola» de l’association « Ilé ya africa» pour savoir pourquoi la distinction à l’occasion de cette première édition est allée à une femme de métier qui aura donné tout ou presque au secteur des arts et de la culture. «Ola» signifie en yorouba la volonté. «Celle de l’Afrique mère de l’humanité, cette volonté dont la force contribue à hisser la femme», précise Erick Ahouansou, artiste plasticien et président de «Ilé ya africa ». Pourquoi alors ce premier trophée échoue-t-il entre les mains de Carole Borna ? Tout simplement parce qu’elle est une femme déterminée à aller toujours le plus loin possible dans son évolution et dans sa carrière. Elle est une «femme d’exception et de parcours», conviennent les organisateurs. Mais pour qui connait Carole Borna, difficile de ne pas s’accorder avec les initiateurs d’un tel projet sur les qualités de l’actuel conseiller technique aux Arts du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts du Bénin. Dans le très masculin milieu des arts et de la culture au Bénin, Carole Borna a réussi à inscrire son nom comme l’une des rares femmes galeristes, si on n’oublie pas qu’elle est artiste quand l’envie la tient. On peut citer à son profit, de nombreuses expositions et évènements de promotion et de valorisation des arts et de la culture. De l’ombre, elle est vite passée à la lumière non seulement en s’imposant, mais aussi en imposant son espace galerie d’art Abc de Cotonou. L’autre pan de son action, pour ne pas dire de son engagement à la cause de la culture, c’est que Carole Borna œuvre pour le partage des connaissances et la transmission des savoirs, en intéressant les plus jeunes, particulièrement les enfants, à l’histoire de l’art et à l’expression de leur créativité. Parcours exceptionnel Depuis plusieurs années, la lauréate des trophées « Ola » s’investit aussi dans la préservation et la valorisation du patrimoine culturel béninois ainsi que dans la promotion de la culture du pays. Elle tient également une place de choix dans le processus de restitution des biens culturels du Bénin. Elle y travaille activement depuis le début du processus, notamment en tant que membre du groupe de travail chargé de la mise en œuvre du Programme de travail commun entre le Bénin et la France. Très active dans le milieu associatif culturel national et à l’international, Carole Borna apporte aussi son expertise au ministère en charge de la Culture depuis 2016. Elle a occupé successivement les fonctions de directrice adjointe du Patrimoine culturel puis de directrice du Patrimoine culturel avant d’être nommée depuis conseiller technique aux Arts sous le ministre Jean-Michel Abimbola. Formée à la Parson's School of Design de New-York et titulaire d’un Master en coopération artistique internationale, Carole Borna a toujours opté dans ses choix professionnels pour le brassage des cultures et pour la diversité des expressions culturelles. Elle est à la tête de Abc Productions depuis 2008. Une structure devenue entre-temps virtuelle mais qui collabore avec des galeries d'art, des institutions et des associations à caractère social et culturel en Afrique et en Europe, dans le but de créer des passerelles pour le dialogue des peuples, pour découvrir des talents originaux dans les domaines des arts plastiques et des arts vivants afin de les présenter au grand public. Samedi prochain, elle recevra son trophée à l’occasion d’un vernissage intitulé « Célébrer l’Afrique ». Culture 10 mars 2021


Sensibilisation des communautés à la paix: La Fondation Zul-Kifl Salami missionne les prédicateurs
La culture de la paix, de la tolérance et de la solidarité pour un monde meilleur et en l’occurrence pour un Bénin uni et prospère est l’une des préoccupations de la Fondation Zul-Kifl Salami. Au regard du climat socio-politique actuel et dans la droite ligne de la vision de sa fondation, Zul-Kifl Salami a rencontré hier, mardi 9 mars les guides religieux, prédicateurs et imams pour les exhorter à être des ambassadeurs de la paix et de la bonne conduite. « La paix est le prérequis du développement. La paix se situe en amont de tout processus de développement. Nous avons besoin de la paix et d’une paix durable pour que le pays avance ». C’est essentiellement le sujet au cœur de la première rencontre initiée au titre de l’année 2021 par la Fondation Zul-Kifl avec les imams et prédicateurs venus du département de l’Atlantique. Lors de cette séance, les interlocuteurs ont échangé sur le message de paix de l’Islam, discuté des comportements sociaux que prescrit la religion du prophète Mahomet et mis en exergue l’intrinsèque corrélation entre la paix et le développement. Toutes choses dont l’objectif est de préserver une paix durable et d’accompagner les pouvoirs publics à poursuivre l’œuvre de construction du Bénin. Pour Zul-Kifl Salami, le rôle des leaders et guides religieux dans la promotion de la paix est crucial. « Vous êtes des timoniers, des guides dans vos communautés et donc des vecteurs de paix. Il faudrait que vous prêchiez le bon comportement. Et le meilleur enseignement, c’est l’exemple. Soyez des exemples pour vos fidèles afin qu’ils s’inspirent de vous », leur a-t-il conseillé. Zul-Kifl Salami insiste sur le fait que c’est le climat de paix caractérisant le Bénin qui rassure les investisseurs et permet aux pouvoirs publics de trouver les financements nécessaires pour réaliser des infrastructures impressionnantes. C’est pourquoi, il a invité les prédicateurs à œuvrer davantage pour la préservation de la paix au sein de leurs communautés respectives. Ceux-ci n’en sont pas moins convaincus. « Nous prenons l’engagement que tous les imams ici présents feront de leur mieux pour préserver la paix à travers leurs prêches et leurs comportements », va rassurer l’un des membres de la délégation, au nom de ses pairs. La paix au cœur de l’Islam et de la Fondation Zul-Kifl Salami « L’Islam a pour racine le mot salam et salam désigne la paix. L’Islam est donc le vécu quotidien de la paix. L’Islam bien compris et bien appliqué ne peut apporter que la paix », a rappelé Zul-Kifl Salami à ses interlocuteurs. Il va ensuite s’appuyer sur les prières musulmanes pour démontrer combien l’Islam tient à la paix et prie quotidiennement pour la paix. Il a exhorté les imams à faire en sorte que les fidèles musulmans vivent effectivement les prières qu’ils prononcent. A l’occasion de la rencontre avec les imams et prédicateurs, Zul-Kifl Salami a également présenté aux participants les principales missions et quelques actions fortes de sa fondation. Créée il y a plus d’une dizaine d’années, la Fondation Zul -Kifl Salami pour la solidarité régionale entend soutenir les populations pour qu’elles aient une vie meilleure, prêcher en faveur de la paix et de la cohésion et amener les communautés à réaliser que la paix est le préalable du développement. C’est donc une fondation essentiellement dédiée à la paix et à la solidarité. Entre autres actions de la fondation: la distribution des taureaux sur l’étendue du territoire à l’occasion de la fête de la Tabaski, le soutien aux communautés lors du Ramadan pour aider les fidèles à bien faire le carême, la distribution de cadeaux aux enfants à l’occasion de la fête de Noël. Par ailleurs, la fondation vient au secours des nécessiteux qui la sollicitent. Actualités 10 mars 2021


Encadrement du sous-secteur de la publicité: L’avant-projet du Code présenté
La publicité au Bénin sera bientôt encadrée par un Code dont l’objectif est d’assainir ce sous-secteur caractérisé, en partie, par un vide juridique. Dans cette perspective, les acteurs impliqués ont amendé l’avant-projet du Code de la publicité en République du Bénin, proposé par le consultant en charge des travaux. C’est à la faveur d’un atelier de présentation dudit Code, organisé, mardi 9 mars, à Cotonou, par la direction de la Communication et des Médias. Le sous-secteur de la publicité au Bénin est actuellement encadré par des lois diverses régissant d’autres secteurs. Il est donc caractérisé, en partie, par un vide juridique favorisant l’émergence d’acteurs exerçant dans l’informel. C’est pour pallier cet état de choses, que le ministère de la Communication et de la Poste à travers la direction de la Communication et des Médias, en collaboration avec les acteurs concernés, initie un code pour encadrer la publicité comme c’est le cas dans plusieurs pays de la sous-région. L’atelier de présentation de l’avant-projet du Code de la communication a donc permis aux participants, qu’ils soient journalistes, communicants, publicistes, juristes, régulateurs d’activités à caractère commercial, etc. d’examiner et d’amender le texte soumis à leur appréciation. Le Code en question comporte 10 titres, 200 articles, 25 chapitres et 17 paragraphes. A l’ouverture des travaux, ce mardi, Levy Ayeyemi, directeur de la Communication et des Médias, s’est dit ravi de « l’aéropage » de professionnels, de compétences et d’experts présents à ce rendez-vous. Dr. Alexis Gnanguenon au nom de l’association des Agences de communication du Bénin et Zakiath Latoundji, porte-porale des professionnels des médias et des patrons de presse du Bénin, ont apprécié l’avènement du Code qui, de leur avis, vient combler un grand vide, un besoin exprimé depuis des années par les professionnels de la publicité et ceux des médias. Une fois votée, la loi marquera «le début d’une nouvelle ère de régulation», affirme Dr. Alexis Gnanguenon. Revenant sur le contexte de la rédaction de ce code, le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla, a déploré l’absence d’un cadre légal régissant le sous-secteur de la publicité au Bénin. « C’est une tare, c’est un tort, c’est une lacune… », a laissé entendre le ministre avant de faire un point non exhaustif des manques à gagner que cette situation cause aux acteurs y compris l’Etat et les consommateurs. « Nous sommes à l’ère des réformes profondes et ce vide juridique ne peut ne pas être comblé…», a martelé le ministre de la Communication et de la Poste. Durant les travaux, les participants ont porté de nombreux amendements qui seront « pris en compte » dans la version finale du projet du Code, a rassuré le directeur de la Communication et des Médias, Levy Ayeyemi. Actualités 10 mars 2021


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