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Nouvelles

Audience inaugurale dans son siège rénové:La Cour constitutionnelle réitère son engagement au service des citoyens
C’est en présence de plusieurs personnalités que la Cour constitutionnelle a tenu, hier jeudi 4 mars, l’audience solennelle d’inauguration de son siège rénové sis à Ganhi. A l’occasion, le président Joseph Djogbénou a réaffirmé l’attachement de la sixième mandature à accomplir sa mission avec détermination. « La présente cérémonie est symbolique au plan historique et au plan démocratique », a soutenu Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, à l’occasion de l’audience solennelle d’inauguration du siège rénové sis à Ganhi. Il explique qu’au plan historique, c’est en ces lieux que, le 11 mars 1953, le général de Gaulle, alors qu’il séjournait au Dahomey, a déposé ses valises ; plus précisément dans le bâtiment baptisé au nom d'une autre personnalité qui a tout aussi marqué l’histoire du pays : Conceptia Ouinsou. « Et l’on sait aussi que c’est au début du mois de mars de l’an 2011, que la deuxième présidente de la Cour constitutionnelle nous a quittés. Inaugurer ces bâtiments en ce début du mois de mars, c’est donc une réconciliation avec l’histoire », a relevé le président de la Cour constitutionnelle. Il poursuit : «Au plan démocratique, chacun sait les missions de la Cour constitutionnelle. Et au début de la présente mandature, des réformes ont été faites. Ces réformes sont allées dans le sens de l’ouverture de la Cour constitutionnelle aux citoyens et aux requérants, de la transparence de la procédure constitutionnelle, de l’appropriation par le citoyen de l’instance constitutionnelle. Il était normal que les suites de cette réforme se constatent et se consacrent par la destination d’un cadre approprié pour accueillir les citoyens qui sont les "procureurs" de la Constitution ». Le président Joseph Djogbénou a, par conséquent, réaffirmé sa gratitude à l’égard du gouvernement pour avoir fait en sorte que la Cour constitutionnelle ait un cadre agréable et adéquat qui lui permette de mieux assumer ses fonctions. L’audience solennelle s’est déroulée à la grande salle d’audience baptisée Mgr Isidore de Souza en présence de plusieurs personnalités dont le président du Conseil constitutionnel du Burkina Faso, le ministre de la Justice et de la Législation Maxime Sévérin Quenum, le bâtonnier de l’ordre des avocats du Bénin… A l’entame, le secrétaire général de la Cour constitutionnelle, Gilles Badet, a rappelé les différentes phases qu’a connues la Haute juridiction et l’histoire du siège. Il a ensuite demandé acte de l’engagement du personnel à œuvrer avec professionnalisme. Satisfaisant aux réquisitions du secrétaire général, le président de la Cour constitutionnelle a pris acte et a invité le personnel à entretenir le cadre mis à sa disposition. « Le plus difficile, ce n’est pas de construire, c’est d’entretenir. Nous allons veiller avec vous à faire en sorte qu’il n’y ait pas de regret de la part de l’Etat », a conclu le président Joseph Djogbénou. Réunis dans la grande salle d’audience Mgr Isidore de Souza, les sages ont examiné douze recours lors de l’audience plénière qui a suivi l’audience inaugurale. Les dossiers ont été mis en délibéré après débats et rapports des conseillers. Actualités 05 mars 2021


Lancement de la 2e phase de la Route des pêches:35 km à bitumer pour la desserte et l’envol touristique
Le ministre Hervé Hêhomey a procédé, ce jeudi 4 mars à Ouidah, au lancement de la deuxième phase des travaux d’aménagement et de bitumage de la Route des pêches et de ses bretelles, de la Route des esclaves et de la Corniche Est de Cotonou. Il s’agit d’un projet intégré à visée environnementale, touristique et économique pour embellir la côte du Bénin. Les localités d’Adounko, Avlékété et Djègbadji dans la commune de Ouidah seront désenclavées avec la deuxième phase des travaux d’aménagement et de bitumage de la Route des pêches et de ses bretelles lancée ce jeudi à Djègbadji. Long de 21,38 km, le tronçon principal va d’Adounko à la Porte du non-retour en passant par Avlékété, pour 7,43 km en 2x2 voies et le reste en 1x2 voies, indique Serge Ahouandogbo, directeur général de la Société des infrastructures routières du Bénin (Sirb), maître d’ouvrage délégué. La bretelle Adounko - Cococodji porte sur une longueur de 4,93 km et sera aménagée en 2x2 voies et le tronçon Porte du non-retour - Bouche du Roy, long de 2,36 km, sera fait en 1x2 voies, poursuit-il. Le projet prend également en compte l’aménagement de la Corniche Est de Cotonou qui débute à la descente de l’ancien pont de Cotonou, longe la berge Est de la lagune et la mer au Sud et prend fin à la clôture Ouest de l’hôtel Plm Alédjo, pour une longueur totale de 2,2 km à aménager en 2x1 voie. La grande attraction sera sans doute la Route des esclaves et ses aménagements connexes dont les travaux portent sur un linéaire total de 4,10 km. Ces projets seront réalisés dans la continuité de la première phase de la Route des pêches sur le tronçon Cotonou - Adounko (12,5 km). Ils répondent à un triple objectif de mobilité et de desserte, de gestion environnementale et de mise en valeur des sites touristiques dans la zone côtière à Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah et Grand-Popo, souligne Hervé Hêhomey, ministre des Infrastructures et des Transports. Exécution sans faille ! Les travaux sont confiés au groupement d’entreprises Sogea Satom Bénin/Sogea Satom UK qui s’affaire déjà sur le terrain, avec une mission de contrôle assurée par le groupement Louis Berger/ Horse. Jean-Claude Codjia, préfet de l’Atlantique, a exhorté lesdites entreprises à honorer les engagements contractuels en livrant des ouvrages de qualité et en respectant le délai de 36 mois imparti pour les travaux. Tout en insistant sur l’exécution « sans faille » des travaux, le ministre Hêhomey joint sa voix à celle du maire Christian Houétchénou de Ouidah pour encourager l’entreprise exécutante à privilégier la main-d’œuvre locale. En réponse à la doléance du maire qui plaide pour l’avènement d’un projet spécial de rénovation des infrastructures routières dans la ville de Ouidah, le ministre annonce qu’il y revient dans quelques jours pour procéder au lancement officiel des travaux de construction du pont sur le lac Toho au PK 0+500 de la route Pahou - Tori et des travaux d’entretien de la route Ouidah - Savi. Il exhorte les populations riveraines à la prudence et au sens de civisme en respectant les prescriptions qui seront données en vue d’amoindrir les perturbations de la circulation qu’engendreront les travaux sur les axes concernés. Enfin la Route des esclaves ! Ouf ! Attendu depuis des lustres et promis par des gouvernements successifs, l’aménagement de la Route des esclaves sera une réalité dans quelques mois. Tronçon mémoire de la Traite négrière long de 4 km, il reliera la Route des pêches à la mythique et historique ville de Ouidah, partant de la Place aux enchères à la façade maritime (Porte du non-retour). Cette route retrace le périlleux parcours des esclaves vendus comme de vulgaires marchandises, avec différentes escales : Maison fleurie, Arbre de l’Oubli, Cases Zomaï, Mémorial du Souvenir, Arbre du Retour, avant l’embarquement dans les cales des bateaux négriers. Le pont sur le tronçon principal (3,5 km avec emprise entre 16 et 23 m) sera reconstruit ainsi qu’une bretelle de contournement de 600 m en 2x1 voie. Ces travaux auront un impact significatif sur les activités touristiques et constituent un véritable projet urbain et paysager avec un cheminement piéton qui permettra la mise en place d’un circuit de randonnée autour des sites sacrés comme la Place aux enchères, Zoungbodji, la Porte du Non-retour et le Comptoir colonial. Vivement qu’un projet du ministère de la Culture et du Tourisme prenne en compte la réfection des statues marquant les différentes étapes, dont certaines sont peu ou prou dégradées. C. U. P. Actualités 05 mars 2021


Faitière élevage au Bénin: Un nouveau bureau pour les para-professionnels vétérinaires privés
La direction départementale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Borgou a servi de cadre, vendredi 26 février dernier à Parakou, à la tenue de l’Assemblée générale extraordinaire de l’Association des diplômés du sous-secteur élevage non agents permanents de l’Etat (Adenape). C’est Simon Bodéa qui préside le bureau de 13 membres élu pour un mandat de trois ans. C’est avec de nouveaux engagements pris, que les membres de l’Association des diplômés du sous-secteur élevage non agents permanents de l’Etat (Adenape) se sont quittés, vendredi 26 février dernier, à la direction départementale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Borgou à Parakou, au terme de leur Assemblée générale extraordinaire. Même si au cours des travaux, leur organisation est devenue Association nationale des para-professionnels vétérinaires privés du Bénin, ils ont préféré que le sigle reste inchangé. C’est sous le thème « Historique du mouvement associatif dans le sous-secteur élevage de 1986 à l’avènement de l’audit de l’OIE » que leurs assises ont été placées. Le nouveau bureau de 13 membres élu par les délégués venus de tous les coins du Bénin est présidé par Simon Bodéa. En succédant à Gabriel Anagonouvi, c’est sous le signe de la ‘’ Sécurité juridique de la profession des para-vétérinaires’’ qu’il a placé son mandat. « Ma priorité est de rassembler tous les para-professionnels vétérinaires du Bénin, d’instaurer la bonne gouvernance au sein de l’association », a-t-il insisté. En effet, élu pour un mandat de trois ans, Simon Bodéa a pour responsabilité de défendre efficacement les intérêts des para-professionnels vétérinaires privés du Bénin. Il veillera aussi au renforcement des capacités techniques des membres de l’association. Ce sera pour leur permettre de mieux s’adapter aux nouvelles réalités du terrain. Mais avant, c’est le directeur départemental de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Borgou, Damien Hounkpèvi, qui a tenu à féliciter tous les para-professionnels vétérinaires privés du Bénin. C’est pour le travail efficace qu’ils ont accompli dans le processus de contrôle et de vaccination de masse des élevages. Il les a ensuite exhortés à poursuivre leur travail avec honnêteté et rigueur, en vue de mieux améliorer le partenariat public-privé. Société 04 mars 2021


Hack Covid-19 Bénin challenge:Douze innovations des jeunes pour contrer la pandémie
Les douze lauréats du projet Hack Covid-19 Bénin challenge ont été présentés, jeudi 25 février dernier, au public. Leurs solutions proposent des formules uniques, inclusives et accessibles à tous contre la Covid-19. Brad Kpoahoun, âgé de vingt ans et sa coéquipière Sèna Béolice Montonmessa figurent parmi les lauréats du ’’ Hack Covid-19 Bénin challenge’’. Leur solution est une application mobile réunissant les jeunes autour de la problématique de l’engagement citoyen contre la crise sanitaire mondiale. Ces deux jeunes ont la conviction que leur projet permettra au gouvernement et à ses partenaires de proposer des solutions intéressantes et plus adaptées aux attentes des jeunes en matière de lutte contre la Covid-19. A l’instar de ce duo gagnant, ce sont au total douze équipes dont les projets ont retenu l’attention des initiateurs. Tous des développeurs et férus de transformation digitale, ces jeunes ont proposé des solutions basées sur l’éducation, la santé, la sensibilisation et l’entraide sociale, marquant leur contribution aux efforts de riposte nationale à la Covid-19. Véronique Tognifodé Mèwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, en est émerveillée. « Je voudrais remercier les lauréats pour l’expression de leur talent, leur persévérance dans le cadre de ce projet, la passion qu’ils y ont mise et leur contribution positive à la riposte à la Covid-19. Au-delà de votre mérite, je voudrais vous féliciter aussi de montrer la voie à la jeunesse », lance-t-elle. Challenge Hack Covid-19 est une co-création du Bénin et de ses partenaires, notamment l’Unicef, l’Unfpa et tout un réseau d’acteurs de l’innovation dont les start-up, les petites et moyennes entreprises, les acteurs académiques et scientifiques, des agences gouvernementales et des Ong... L’objectif du Bénin à travers ce projet est de trouver des solutions concrètes, innovantes, inclusives et adaptées à son environnement pour soutenir et compléter l’action de l’Etat contre la Covid-19. Un an après son lancement, les solutions proposées par les jeunes confortent le pays. Les diverses solutions développées serviront de canevas pour des initiatives contre la Covid-19 sur toute l’étendue du territoire national. A travers cette initiative, ce sont plus de deux cent vingt-trois jeunes âgés de moins de 35 ans provenant de l’écosystème de l’innovation béninoise qui ont exprimé leurs talents à travers plus d’une centaine de dossiers de candidatures, trente-trois candidatures ont été retenues pour la deuxième phase de sélection et douze finalistes sortis gagnants de cette aventure. Ils ont pour noms entre autres, ‘’U report Bénin’’ ‘’Asuka’’, ‘’ASCauses’’, ‘’Tous contre le méchant’’, ‘’Our voice’’, ‘’Asuka Toys’’, ‘’Sed_impacts’’, ‘’alodo’’, ‘’Medom’’, ‘’Via-Me’’ Au-delà des lauréats, c’est le Bénin qui gagne contre la Covid-19. « Cette pandémie n’épargne pas les jeunes. Mais ils n’ont pas été du reste. Dès les premiers jours de la contamination au Bénin, ils se sont mobilisés. Dans le cadre de la plateforme ‘’Task Force innov Covid-19’’ initiée par l’Unicef, le Hack Covid-19 Bénin challenge a fait partie des solutions portées par les jeunes », apprécie Claude Borna. Djanabou Mahondé, représentante résidente de l’Unicef, exprime sa fierté aux jeunes. «Votre sens du devoir et votre capacité à sortir des sentiers battus pour faire changer les choses sont un message d’espoir et de résilience qui nous interpelle. Dans un pays où deux jeunes sur trois ont moins de vingt-cinq, il est de notre devoir de vous écouter, de vous appuyer et de vous aider à atteindre votre plein potentiel pour imaginer le futur dont vous rêvez », martèle-t-elle, réaffirmant l'engagement de l’Unicef à œuvrer aux côtés du Bénin pour contrer la Covid-19. Société 04 mars 2021


Père Nathanaël Soédé à propos des acquis de la Conférence nationale:« Les Béninois tiennent beaucoup à leur démocratie »
Le prélat Nathanaël Soédé est l’aumônier national des cadres et personnalités politiques du Bénin et président de l’Observatoire chrétien catholique de la gouvernance (Occg). Interrogé sur ce qui reste des acquis de la Conférence nationale, 31 ans après, il affirme que le peuple béninois tient beaucoup à sa démocratie qui amène les uns et les autres à taire leurs querelles, à se regarder en face, à se reconsidérer comme des frères et sœurs, et à repartir dès lors sur de nouvelles bases. La Nation : La démocratie béninoise est vieille de 31 ans. Qu'en reste-t-il, pour le pays et les générations à venir, en termes d’acquis ? Père Nathanaël Soédé : Ce qui nous reste, c’est cette quête de la démocratie. Vous allez voir qu’au niveau de la mouvance et de l’opposition et du peuple, les Béninois tiennent beaucoup à leur démocratie. Le contenu change selon les appartenances et les préoccupations mais le souci des Béninois, c’est que la démocratie soit là. Que la démocratie soit participative et qu’elle rassemble tous les Béninois au-delà des problèmes qu’on peut avoir et là, c’est un acquis fondamental. Et vous allez voir que dans ce pays, nous ne voulons pas de la violence. Les gens sont prêts à disputer longuement mais la violence on n’en veut pas. Et là aussi, c’est un acquis de la Conférence nationale parce qu’on a eu, avant la Conférence, des moments difficiles où des gens ont été emprisonnés, des gens ont été en exil, des gens ont été torturés. Tous ceux-là ont été libérés des prisons, ont accepté de voir leurs tortionnaires et même le président d’alors qui a été déifié sur certains de ses comportements. Tous ont accepté de se regarder face-à-face, de se reconsidérer comme des frères et sœurs et de repartir sur de nouvelles bases, et cette quête-là est toujours au cœur des Béninois lorsqu’ils parlent de démocratie. Donc, les acquis sont là. Les querelles partisanes ne sont-elles pas de nature à remttre en cause le consensus de la conférence ? Nous avons des moments d’épreuves et c’est d’autant plus important que ces moments de difficultés connaissent aussi des avancées. Et c’est là que nous pouvons découvrir qu’au fond, tout n’est pas perdu. Nous sommes capables de rebondir. Je crois que ces acquis ne disparaîtront pas à voir les préoccupations des Béninois et tous les efforts que nous faisons, que nous soyons de la mouvance ou de l’opposition, c’est pour que le Bénin soit toujours le Bénin et soit toujours une nation qui donne aux autres d’espérer et d’être capables de faire rebondir, de recréer leur démocratie. Sous votre conduite, l’Occg et les confessions religieuses ont lancé un appel à la paix et à la fraternité particulièrement en cette période sensible que le Bénin traverse. Quelles autres actions comptez-vous mener au-delà de cette invite à préserver la paix ? Nous allons avoir au niveau des différentes confessions religieuses des moments de prières vraiment oecuméniques et interreligieuses où on aura dans chaque église, mosquée ou couvent, des représentants de toutes les confessions religieuses pour aller vers les autres, montrer la fraternité et le vivre ensemble. Ensuite, nous allons avoir très prochainement une autre journée des religions pour la paix. Cette journée consistera en une réflexion sur les valeurs qui doivent être au cœur de la paix lorsqu’il est question de la vie politique et particulièrement de questions d’élections parce qu’habituellement, la période des élections est très très sensible en Afrique et beaucoup de problèmes se posent à ce niveau, et on parle beaucoup de paix en ce moment-là. Il y a des valeurs fondamentales qui doivent être au cœur de la paix pour que nous ne retombions pas toujours dans les mêmes erreurs qui marquent notre développement et qui nous empêchent de faire de grandes avancées. Société 04 mars 2021


Election présidentielle:Le Frd réclame l’organisation d’un dialogue national
Les dirigeants du Front pour la restauration de la démocratie (Frd) maintiennent leurs réclamations par rapport à l’organisation d’un dialogue national pour une élection présidentielle inclusive. A la faveur d’une conférence publique qu’ils ont animée dans l’après-midi de ce mercredi 3 mars à Porto-Novo, Valentin Aditi Houdé, président du Frd, Eric Houndété, président du parti Les Démocrates ainsi que Joël Aïvo et Reckya Madougou, tous deux candidats recalés à la présidentielle du 11 avril prochain et autres ténors du collectif de l’opposition, ont à tour de rôle insisté sur l’urgence pour le président de la République, Patrice Talon, d’organiser un dialogue politique national sur le processus électoral. Selon eux, la tenue de ces assises devant déboucher sur des résolutions consensuelles constitue la seule voie pacifique pour sauver la paix et l’unité nationale. Valentin Houdé pense que le président Patrice Talon a encore les moyens pour permettre au Bénin de relever ce défi et de faire en sorte que l’élection présidentielle se déroule de façon inclusive comme l’ont été les six précédentes organisées sous le renouveau démocratique. Le Frd tend la main à la majorité présidentielle afin que dans un sursaut collectif les candidats recalés pour défaut de parrainage soient réintégrés dans la compétition électorale. « Nous allons défendre l’opposition jusqu’à notre dernier souffle. Nous irons jusqu’au bout et nous allons utiliser toutes les voies démocratiques pour faire le combat », insiste Reckya Madougou. Selon elle, sa détermination à se porter candidate à l’élection présidentielle aux côtés de son colistier Patrick Djivo sous la bannière des Démocrates a été motivée par des personnalités politiques qui l’ont convaincue dans sa décision. Joël Aïvo, professeur de droit constitutionnel rassure que les protestations vont se mener dans la paix. « Il n’y aura pas de violence, de casses, de morts. Mais nous allons régler le problème », martèle Joël Aivo. Reckya Madougou interpellée par la Police Aux dernières nouvelles, Reckya Madougou a été interpellée par les éléments de la Police républicaine. Elle a été arrêtée au niveau du pont de Porto-Novo, sur le chemin de retour pour Cotonou, après la conférence publique à laquelle elle a participé. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 04 mars 2021


Interpellée hier:Que reproche-t-on à Reckya Madougou ?(Les éclaircissements du procureur spécial ce jour)
Depuis ce mercredi 3 mars, Reckya Madougou a été interpellée par la police à la suite d’un meeting politique à Porto-Novo. Sur la question, le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) fera une sortie au cours de la journée pour situer sur les mobiles de l’arrestation de la candidate recalée à la présidentielle d’avril 2021. Reckya Madougou, membre du parti Les démocrates et candidate recalée à l’élection présidentielle d’avril 2021, a été interpellée à la suite d’un meeting politique auquel elle a pris part à Porto-Novo. Son interpellation est intervenue dans la soirée de ce mercredi 3 mars et agite l’opinion. Sur les mobiles de son arrestation, le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) animera au cours de cette journée du jeudi 4 mars un point de presse pour des précisions, selon nos sources. Cette sortie du procureur spécial est attendue pour situer l’opinion et mettre fin aux supputations. Des faits probables d’appel à l’insurrection seraient à la base de son interpellation, selon nos sources. Qui rappellent par ailleurs que des actes de vandalisme et de violences seraient ourdis à travers son entregent pour saper le processus électoral. Processus dont elle dit être injustement écartée à l’instar d’autres. Me Renaud Agbodjo, son avocat, intervenant sur la radio Rfi indique qu’elle a été arrêtée sans avoir été convoquée. Son interpellation serait le fait du procureur spécial de la Criet avec pour motifs ‘’association de malfaiteurs et terrorisme’’. Il dénonce une arrestation, illégale. Reckya Madougou est gardée à vue à la Brigade économique et financière, selon son avocat. Actualités 04 mars 2021


A trois jours des législatives en Côte d’Ivoire : La Cei retire de la liste un candidat déclaré sous une identité tronquée
Ce samedi 6 mars, les électeurs ivoiriens sont attendus aux urnes pour élire les 255 députés membres de l’Assemblée nationale. Alors que la campagne bat son plein et connait ses dernières heures, la Commission électorale indépendante vient de retirer le nommé Atse Wilson Stevens de la liste définitive des candidats retenus dans la circonscription électorale n°145. Motif : trucage d’identité. Le nommé Atse Atse Wilson Desmond, commissaire à la Commission électorale régionale du Gôh, a présenté sa candidature à l’élection des députés du 6 mars 2021 dans la circonscription électorale n°145, sous le nom de Atse Wilson Stevens. « En usant d’artifices frauduleux pour modifier son identité dans sa déclaration formelle de candidature, Monsieur Atse Atse Wilson Desmond a pu se faire inscrire sur la liste des candidats en violation des dispositions de l’article 21 de la loi sur la Cei, qui interdit pourtant aux membres de cette institution d’être candidats à une élection organisée par la Cei », lit-on dans le communiqué en date de ce mercredi 3 mars et signé du 2e Secrétaire permanent adjoint de l’institution, Doumbia Soumaila. La Cei vient de déjouer son plan en le retirant de la liste définitive des candidats retenus pour l’élection des députés du 6 mars 2021 dans la circonscription électorale n°145, Akoupe - Becouefin, communes et sous-préfectures. Pour avoir violé les dispositions légales, le commissaire Atse Atse Wilson Desmond qui s’est déclaré sous une identité tronquée, pourrait également faire face à des mesures disciplinaires et des poursuites pénales. La Cei rassure de ce que ce retrait de dernière minute n’impactera pas le positionnement des autres candidats de la circonscription n°145 sur le bulletin officiel de vote le jour du scrutin. International 03 mars 2021


Restructuration de la Sonacop : Les gérants libres invités à se faire payer
A travers un communiqué, l'administrateur provisoire de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop Sa), C. Alain Honou, convie les gérants libres des stations-service au siège de la société pour le paiement des sommes qui leur sont dues." Dans le cadre de la restructuration de la Sonacop Sa, le gouvernement a mis à disposition des ressources pour le paiement intégral des sommes dues aux gérants libres des stations-service qui s’élèvent à six cent trente et un millions (631 000 000) francs Cfa ", informe C. Alain Honou. Il invite alors les gérants libres à se présenter au siège de la société, pour les formalités liées au retrait de leur chèque. Economie 03 mars 2021


Sport au service du développement:Le Conseil économique et social à l’écoute des dirigeants sportifs
Avec à leur tête Arouna Lawani, président de la Commission des affaires sociales et de l'éducation du Conseil économique et social (Ces), les conseillers de l’institution ont rencontré, lundi 1er mars dernier, les responsables des fédérations sportives et du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén) au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Au menu des discussions, l’état des lieux et les problèmes qui minent le développement du sport au Bénin. Arouna Lawani, président de la Commission des affaires sociales et de l'éducation du Conseil économique et social (Ces) et huit conseillers de l’institution ont échangé, au cours de leur descente, lundi 1er mars dernier, au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou, avec les dirigeants des fédérations sportives autour du thème « Le sport au service du développement économique et social au Bénin ». Cet exercice s'inscrit dans la volonté du Conseil économique et social (Ces) de contribuer à l’éclosion du sport au Bénin, selon Arouna Lawani. « Le plus important est de pouvoir recueillir des informations et formuler des recommandations en vue du développement des activités sportives », a-t-il déclaré. C’est l’occasion pour Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois de faire l’état des lieux du sport béninois à ses hôtes. Selon lui, le Comité olympique compte 21 fédérations de sports qui ont permis au Bénin de disposer de quelques champions d'Afrique. Fustigeant les cadres juridique, administratif et organisationnel du sport au Bénin, il a estimé qu’il est important de travailler davantage pour les améliorer. Il s'est réjoui de cette démarche des conseillers qui ont bien voulu s’enquérir des problèmes qui minent le développement du sport au Bénin. « Nous pensons que les choses pourraient changer et nous nous attelons depuis quelques années à diagnostiquer les problèmes au niveau de chaque discipline », a-t-il ajouté. Invités à se prononcer sur la situation de leur discipline, les présidents de fédérations sportives ont, les uns après les autres, évoqué les problèmes relatifs à l’inadéquation ou l’inexistence des infrastructures sportives, à la formation des athlètes, au financement, au cadre juridique et autres. « La gestion du sport est difficile dans ce petit pays », martèle Romuald Hazoumè, président de la Fédération béninoise de Cyclisme qui se bat malgré les difficultés pour sortir le vélo béninois des sentiers battus. Comme lui, Abdon Déguénon, président de la Fédération béninoise de Natation et David Gbadamassi, président de la Fédération béninoise d’Aviron, déplorent l’absence d’infrastructures de sports nautiques. Quant à Viérin Dégon, président de la Fédération béninoise d’Athlétisme, il sollicite le soutien du Conseil économique et social afin que les doléances relatives aux infrastructures soient portées au plus haut niveau de l’Etat. A l’unanimité, tous pensent que la politique sportive mérite d’être revisitée. Satisfaite des échanges, la délégation du Ces a pris l’engagement de jouer sa partition pour l’essor des sportifs au Bénin. Sports 03 mars 2021


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