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Nouvelles

Accès au financement à long terme des Pme de l’Uemoa: Deux entreprises béninoises parmi la première cohorte de la Brvm
[caption id="attachment_28469" align="alignnone" width="1024"]Deux entreprises béninoises parmi la première cohorte de la Brvm[/caption]

Le Programme Elite Brvm Lounge annoncé, depuis un moment, est effectivement entré dans sa phase active dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Il a été lancé ce lundi 19 mars, à Abidjan pour une période initiale de deux ans avec une première cohorte de dix entreprises dont deux en provenance du Bénin.

Ecosystème dynamique et interactif, bâti pour soutenir et favoriser l’innovation, l’entrepreneuriat et la croissance, le Programme Elite Brvm Lounge de la Bourse régionale des valeurs mobilières connait désormais sa première cohorte d’entreprises. Les dix entreprises retenues à l’issue du processus de sélection dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) dont deux du Bénin, dans cette première cohorte ont été présentées, lundi dernier, lors du lancement du programme à Abidjan en Côte d’Ivoire. 

Les entreprises proviennent de divers secteurs d’activités comme la distribution, l’hôtellerie, la finance, les Btp, l’imprimerie, l’industrie et les Tic et pourraient obtenir le label international "Elite" à la fin du cycle de formation. Les deux entreprises béninoises sont Agetip-Bénin qui est retenue dans la catégorie des Btp et Imprimerie Tundé, dans la catégorie des imprimeries.
A travers ce programme, la Brvm entend contribuer au renforcement des capacités des entreprises à fort potentiel de croissance de la sous-région. L’objectif est de leur offrir une nouvelle source de financement par le marché financier régional de l’Uemoa à travers notamment, son troisième compartiment lancé le 19 décembre 2017.
Le démarrage effectif du programme Elite dans l’Uemoa fait suite à la convention signée entre la Brvm, la Bourse de Londres et la Bourse de Casablanca, le 9 novembre 2017 à Abidjan.
A la cérémonie de lancement du programme, lundi dernier, le directeur général de la Brvm, Edoh Kossi Amènounvè, a salué la qualité du modèle de coopération Nord-Sud-Sud qui existe entre la Bourse de Londres, la Bourse de Casablanca et la Brvm. Il a réaffirmé le souhait de la Brvm de voir plusieurs autres entreprises adhérer à ce programme lors des prochaines cohortes à compter de septembre 2018.
Pour sa part, le directeur général du Programme Elite, Luca Peyrano, a exprimé sa joie de voir les Petites et moyennes entreprises (Pme) de l’Uemoa bénéficier de ce programme et réaffirmé l’engagement de London Stock Exchange Group à soutenir activement la Brvm dans son développement.
La Bourse de Casablanca s’est également réjouie, à travers son directeur général, Karim Hajji, « d’être partie prenante à ce programme qui confirme l’excellence de la qualité des relations qui lient son Institution à la Brvm ».

Les dix entreprises retenues dans les pays de l’Uemoa dans la première cohorte du Programme Elite Brvm Lounge

Agetip-Bénin (Bénin) ;
Imprimerie Tundé (Bénin) ;
Dafani Sa (Burkina Faso) ;
Groupe Cofina (Côte d’Ivoire) ;
Hyperaccess Systems Côte d’Ivoire) ;
Mata Holding (Côte d’Ivoire) ;
Petro Ivoire Sa (Côte d’Ivoire) ;
Pkl Sa (Côte d’Ivoire) ;
Azalaï Hôtels (Mali) et
Sodigaz (Togo).

Société 22 mars 2018


Crimes rituels et publication de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux: Les mises en garde du parquet de Cotonou

Le premier substitut du procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou, Mario Mètonou, a fait une déclaration de presse, ce mercredi 21 mars à Cotonou, pour mettre en garde les auteurs des crimes rituels et ceux qui diffusent les fausses informations sur les réseaux sociaux des risques qu’ils encourent.

A la faveur d’une déclaration faite, ce mercredi 21 mars 2018, Mario Mètonou, premier substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, a fait une mise en garde sévère contre les crimes rituels et les publications de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux. Cette démarche du parquet de Cotonou fait suite à la diffusion insistante et soutenue, depuis un certain temps, des images macabres, faisant état de crimes rituels, de sacrifices humains au profit d’un fétiche.
Le parquet de Cotonou dit avoir constaté que « les téléphones portables et ordinateurs sont envahis d’images d’enfants enlevés puis sauvagement mutilés, d’hommes et de femmes morts dans des conditions effroyables et d’éléments audio réalisés par des personnes faisant l’apologie des sacrifices humains ainsi que des crimes rituels ».
Mario Mètonou rappelle que les atteintes à la vie humaine, notamment les homicides font partie des infractions sévèrement punies dans la législation actuelle du Bénin. Pour le parquet, « Les auteurs et les complices de ces infractions encourent les mêmes peines de prison à vie, conformément aux articles 295 et suivants du Code pénal en vigueur ».
Le premier substitut du procureur de la République signale aussi qu’il « est qualifié de complice toute personne qui, par aide, assistance, moyens fournis ou instructions facilite la commission d’une infraction ». Il avertit en conséquence que « le parquet poursuivra avec les mêmes fermetés aussi bien les praticiens qui initient des jeunes avides d’argent à ces types de rites que les adeptes de ces cultes ».
Soulignant par ailleurs que les réseaux sociaux ne sont pas un espace de non-droits, le substitut Mètonou affirme que le Bénin dispose de l’arsenal législatif suffisant pour instruire et réprimer toutes divulgations de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux et partout ailleurs. Il rappelle également que la divulgation sans précaution d’images macabres souvent à destination d’un public jeune constitue une infraction à la loi pénale.
Le premier substitut du procureur de Cotonou affirme que « La publication, la diffusion ou la reproduction, par quelques moyens que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers, lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé l’ordre public, ou aura été susceptible de le troubler aura incité à la haine entre citoyens est puni de peine d’emprisonnement et d’amende aux termes des articles 266 à 306 de la loi portant code de l’information et de la communication ». Poursuivant, il souligne qu’il en est de même de la diffusion de toute information susceptible de porter atteinte à l’honneur ou à la considération d’un particulier, punie d’une année d’emprisonnement et ou d’une amende de 5 millions de francs Cfa.
Le parquet signale également qu’il existe actuellement des moyens pour retrouver les auteurs des messages postés sur les réseaux sociaux. Affichant la détermination du parquet à lutter contre toute atteinte à la vie et à réprimer tout crime rituel, le parquet menace : « La poursuite sera dirigée non seulement contre ces auteurs mais aussi contre toutes personnes relayant les fausses informations ». Le substitut du procureur de la République de Cotonou rassure que ses services compétents sont déjà instruits aux fins de prévenir de tels crimes et d’appréhender leurs auteurs.

Actualités 22 mars 2018


Pose de fétiches au Ceg Doutou: Trois élèves présumés auteurs interpellés

Trois individus présumés auteurs de la pose de fétiches découverts la semaine dernière au Ceg Doutou, dans la commune de Houéyogbé, sont appréhendés par la Police républicaine. C’était dans la nuit du dimanche au lundi dernier. Leur arrestation permettra de remonter aux instigateurs de ce nouveau mode de protestation en expansion dans des écoles du Mono.

Alors que les fétiches déposés, le lundi 12 mars dernier, à l’entrée et dans l’enceinte du Ceg 1 Lobogo n’avaient pas fini de défrayer la chronique, d’autres ont été retrouvés au sein du Ceg Doutou. Pour ce dernier cas, la Police républicaine est sur la piste des présumés auteurs. « Malheureusement pour les initiateurs, on a mis la main sur trois éléments », précise Rodolphe Godovo, directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle du Mono. Mais, s’il reconnaît que le cas de Lobogo, dans la commune de Bopa est l’expression d’un désaccord par rapport à la nomination de nouveau directeur, il ne partage pas la rumeur relative à une probable contestation de l’arrivée d’un nouveau censeur au Ceg
Doutou. « A ma connaissance, je ne crois pas que la pose des fétiches au Ceg Doutou soit liée à la nomination d’un censeur, à moins qu’on m’en apporte la preuve, puisque qu’il y a trois élèves qui sont, actuellement, en train de répondre aux questions de la Police républicaine », insiste-t-il.
Pour lui, le déplacement des fétiches de leur cadre naturel vers des établissements scolaires est un phénomène qui resurgit à la faveur des grèves en cours. Il retient que « la pose des objets sacrés, la ceinture des établissements avec des rameaux ou des branches de palme pour protester, de plus en plus en vogue, depuis que les mouvements de grève ont commencé, n’est pas un épiphénomène et n’est pas spécifique à des réactions contre l’autorité par rapport aux nominations ». C’est une pratique qui a resurgi avec les grèves », souligne-t-il. L’inspecteur de l’enseignement, Rodolphe Godovo, précise qu’avant les nominations qui datent d’il y a deux semaines, on a déjà vécu ce phénomène dans près de dix-neuf établissements scolaires du Mono. Il y en avait davantage à la veille des deuxièmes devoirs reportés, rappelle-t-il. C’est un peu dans ce contexte qu’il faut situer la pose des vodouns. C’est une tentative d’influence, déduit-il, que des mains invisibles utilisent pour influencer les acteurs du système éducatif, peut-être dans le but de les décourager d’aller dans un sens ou dans un autre. « Mais, c’est très malheureux ! », s’exclamera-t-il tout en saluant l’implication des parents d’élèves qui, selon lui, ont pris la mesure de la situation. Il fera particulièrement cas de la volonté du président des adeptes des religions endogènes, Sa Majesté Agassa
Guèdèhounguè, qui se serait engagé pour contenir le phénomène de pose des vodouns dans des établissements scolaires. « J’en appelle à chacun pour jouer sa partition. Surtout les gardiens de ces cultes endogènes doivent beaucoup nous y aider », réitère le directeur département en charge du sous-secteur de l’enseignement secondaire. « Nous devons tous faire très attention pour que nos valeurs les plus sacrées, sous aucun prétexte, ne soient désacralisées que ce soit en période de grève ou en temps normal. Car, qu’on soit d’accord ou non, c’est de notre identité qu’il s’agit », indique-t-il. « On peut faire des grèves, faire des protestations en respect avec les textes de loi sans recourir aux vodouns », conseille-t-il avant de prévenir qu’au regard de la situation, la Police républicaine a renforcé les mesures sécuritaires autour des établissements scolaires du département.

Société 22 mars 2018


Loi des finances gestion 2018: Les mesures fiscales en faveur des Pme
[caption id="attachment_28466" align="alignnone" width="1024"]Loi des finances gestion 2018[/caption]

Le directeur général des Impôts (Dgi), Nicolas Yènoussi, a présenté les avancées contenues dans les mesures fiscales contenues dans la loi de finances gestion 2018, au profit des petites et moyennes entreprises (Pme) avant de faire le point des réformes de la Dgi. C’était jeudi 14 mars dernier, à l’occasion de la séance de décryptage de la loi de finances gestion 2018, organisée au profit des promoteurs et chefs d’entreprises par le ministère des Petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi.

La loi de finances pour la gestion 2018, votée le 21 décembre 2017, contient entre autres : des mesures reconduites et de nouvelles, de même que des modifications des dispositions du Code général des impôts (Cgi). En outre, plusieurs réformes ont été initiées par la direction générale des Impôts en vue d’améliorer les services à l’endroit des partenaires.
Selon une présentation faite, jeudi dernier, par le directeur général des Impôts, Nicolas Yènoussi, la fiscalité intérieure contient des mesures reconduites comme les exonérations sur le matériel informatique instituées depuis 2000. Cette mesure continue de produire ses effets que ce soit à la douane ou aux impôts. Il y a également les exonérations sur les camions neufs pour renouveler le parc automobile du Bénin, qui est une mesure nouvelle.
Pour le directeur général des Impôts, la loi des finances gestion 2018 contient, outre les mesures d’exonération, des mesures d’incitation à la fiscalisation du secteur informel. Une entreprise informelle qui ne s’est jamais déclarée, a la possibilité de le faire et de régulariser sa situation fiscale sans craindre des pénalités ou amendes. Dans ce cas, affirme Nicolas Yènoussi, « L’administration fiscale ne réclamera aucune pénalité, ni amende parce que les entreprises n’avaient pas préalablement fait ses déclarations ». Il précise qu’il s’agit d’encourager les personnes qui étaient dans le secteur informel à aller se faire formaliser.
La loi des finances 2018 reconduit également la poursuite de la mesure de gratuité et de non perception des pénalités et amendes sur l’enregistrement des actes. « Cela est fondamental », a souligné le directeur général des Impôts qui signale qu’avant et après le vote de la loi, il y avait des rumeurs persistantes qui faisaient croire que cette mesure n’existerait plus ou qu’elle aurait été supprimée. Selon ses explications, lorsqu’une mesure modifie le Code général des impôts, « Le législateur ne revient pas sur la mesure tant qu’elle ne fait pas l’objet d’une modification ». Il confirme que cette disposition votée en 2016 avec la loi des finances rectificative n’est pas modifiée. « En 2017 et 2018, on n’était pas obligé de revenir là-dessus parce que le législateur n’entend pas remettre en cause la mesure », a-t-il clarifié.

Suppression de la fiscalité d’enregistrement des actes

Il n’y a plus de fiscalité d’enregistrement des actes. La conséquence est qu’au niveau des services des impôts et de la formalité des entreprises, il est possible d’enregistrer les actes de création de société gratuitement, les actes de mutation de biens meubles et immeubles également, comme par exemple les contrats, etc.
Nicolas Yènoussi indique que le droit de timbre est également exonéré « lorsqu’il s’agit d’opérations publiques, de marché financé sur le budget national… ». Il en est de même des contrats qui ont pour but de transmettre la propriété, donc les successions ou les mutations entre vifs, c’est-à-dire les donations. Il reconnaît qu’il y avait une fiscalité plus ou moins lourde sur ces opérations. Ce qui décourageait les entrepreneurs. Cette décision vise, selon lui, « à encourager à aller vers des mutations foncières et aller au titre foncier qui est le seul acte sécurisé qui devrait permettre aux entreprises d’accéder également au foncier ». Par contre, il y a la redevance de régulation des marchés publics. C’est pour cela, dira-t-il qu’« au niveau du budget, des précautions ont été prises afin de l’introduire dans les instructions de passation de marchés pour que les entrepreneurs qui devraient payer la redevance de régulation soient bien informés à l’avance et construire leurs structures de prix en conséquence ».

La Tps révisée

En ce qui concerne la Taxe professionnelle synthétique (Tps), elle a été revue à travers la loi des finances 2018. Selon Nicolas Yènoussi, contrairement à ce qui se dit, « la modification de la Tps présente plus d’avantages que la législation précédente ». Le directeur général des Impôts rappelle que les entreprises qui étaient assujetties à la Tps ne pouvaient pas facturer la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva) ; donc ne pouvaient pas la récupérer. Ce qui, affirme-t-il, vient augmenter les coûts d’achat et en conséquence les prix de vente par rapport à l’entreprise assujettie à la Tva. Selon lui, « La décision prise à travers la loi de finances gestion 2018 a été de permettre à certaines personnes d’opter pour la Tva et donc de résoudre ce problème ». Néanmoins, il avertit que cela n’est pas ouvert à tout le monde. « Dans l’organisation d’une fiscalité moderne, il n’est pas permis à tout le monde de facturer ou de collecter la Tva », a dit le directeur général des Impôts qui précise que la facturation de la Tva est assimilable à un agrément que l’Etat donne à certaines entreprises les désignant pour collecter la Tva pour son compte. Ces personnes, affirme-t-il, doivent être connues et bien identifiées. Mieux, souligne-t-il, « le système déclaratif a été généralisé en matière de Tps ». Les dirigeants des petites entreprises désormais responsabilisés, il explique que ce sont eux-mêmes qui déclarent leurs chiffres d’affaires réalisés sur la base desquels ils paient les impôts. « Il ne s’agira plus pour l’agent des impôts de retenir la valeur locative ou de retenir un chiffre d’affaires quelconque qui n’aurait pas de rapport avec leurs activités », précise-t-il.
Le directeur général rappelle cependant que la Tps a deux barèmes. Celui qui est de 2 % sur le chiffre d’affaires et le cas des micro-entreprises qui sont toujours aux barèmes de la Tps. De ce fait, « il est toujours appliqué aux micro-entreprises le barème dont le montant minimum est de 10 000 francs Cfa », affirme-t-il?

Les réformes en faveur des Pme

Pour ce qui est des réformes qui ont été engagées au niveau de la direction générale des Impôts qui devraient faciliter la vie aux micros et petites entreprises, Nicolas Yénoussi cite la mise en place d’un médiateur fiscal au profit des entreprises qui sont assujetties à la Tps. Il indique que ce sont les Centres de gestion agréés (Cga) qui jouent ce rôle. Pour lui, les Cga sont des outils d’accompagnement de ces Pme. Il signale aussi la création et l’opérationnalisation de la Commission des impôts. C’est une commission tripartite, qui, dit-il, « regroupe les Impôts, le cabinet du ministère et le secteur privé ». Grâce à cette commission, « lorsque vous n’êtes pas d’accord avec une décision, des impôts, lorsqu’on calcule mal votre impôt et que vous n’êtes pas d’accord, au lieu de soumettre le litige au service des impôts, le litige sera soumis à cette commission », explique-t-il. Il précise que les avantages de cette commission est que le plaignant ne paie pas des frais ou de cautions exigés par la loi?

Société 22 mars 2018


Polémique autour de la suspension de la grève des enseignants par l’Imp: Maxime Agossou-Vè suspendu du bureau directeur de l’Unstb
[caption id="attachment_28465" align="alignnone" width="1024"]Delaration de suspension lue par Mme ABATTAN[/caption]

Maxime Agossou-Vè, membre de l’Intersyndicale de la maternelle et du primaire (Imp), qui a pris une motion de suspension de la grève des enseignants, lundi 19 mars dernier, avec d’autres membres, est suspendu de ses fonctions de membre du bureau directeur de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb). La décision a été prise, ce mercredi 21 mars, au terme d’une réunion qui a regroupé les membres du bureau directeur, après audition du mis en cause à la Bourse du Travail à Cotonou.

Le bureau directeur de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb) n’approuve pas le comportement de Maxime Agossou-Vè, qui a pris, avec d’autres syndicalistes, une motion de suspension de la grève des enseignants, lundi dernier. Les membres dudit bureau l’ont désapprouvé, ce mercredi, au cours d’une réunion à la Bourse du Travail à Cotonou. Dans une décision rendue à cet effet, et lue par la secrétaire à la protection sociale et juridique du bureau directeur, Marcelle Abattan, il est non seulement suspendu de ses fonctions de membre du bureau directeur de l’Unstb, mais il lui est interdit de représenter ou de prendre désormais des engagements au nom de la confédération dans une instance de décision.
En prenant cette décision de suspension, le secrétaire général de l’Unstb, Emmanuel Zounon, et les autres membres du bureau directeur, estiment que l’attitude de leur camarade suspendu viole les orientations et la politique générale de leur confédération. Une attitude qui constitue, estiment-ils, une faute lourde, voire une trahison aux termes des dispositions des article 70 des statuts, 116 et 117 du règlement intérieur de l’union. Les membres du bureau directeur regrettent que leur camarade Maxime Agossou-Vè, n’ait montré aucun remord pour son acte et présenter des excuses à l’endroit du bureau.
Avant le bureau directeur de l’Unstb, ce sont les syndicats membres de la Fédération des syndicats de l’éducation, affiliés à l’Unstb (Fesed-Unstb) qui, dans une motion en date du mardi 20 mars dernier, ont dénoncé les méthodes cavalières et de gestion solitaire dont a fait preuve Maxime Agossou-Vè. De même que les propos qualifiés de discourtois, désobligeants, voire injurieux tenus par ce dernier contre le monde enseignant, le lundi 19 mars dernier, lors de la séance de synthèse des secrétaires généraux de l’Intersyndicale de la maternelle et du primaire. Ils fustigent la suspension de la motion de grève par ceux qu’ils qualifient des traitres du mouvement syndical et du monde enseignant. Ils fustigent également le mépris des fondamentaux de l’Unstb et la chosification des enseignants de la maternelle et du primaire par leur camarade Maxime Agossou-Vè.
Dans la motion, la Fesed-Unstb a demandé à tous les secrétaires généraux de ses syndicats membres de suspendre leurs activités au sein de l’Imp, puis au bureau directeur de l’Unstb, de prendre des sanctions adéquates et idoines à la hauteur de cette trahison, contre leur camarade Maxime Agossou-Vè.

Société 22 mars 2018


Deuil dans la presse nationale: François Dégila conduit à sa dernière demeure à Porto-Novo
[caption id="attachment_28464" align="alignnone" width="1024"]François Dégila conduit à sa dernière demeure à Porto-Novo[/caption]

Décédé le 7 mars 2018 à Cotonou, François Dégila a été conduit, ce mercredi 21 mars à sa dernière demeure au cimetière Djègan Daho à Porto-Novo. C’était à la suite d’une messe corps présent présidée par l’évêque de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsalo, en l’église Notre-Dame de la route de Sèmè-Gare.

La dépouille de François Dégila, ancien journaliste, enseignant en journalisme et en communication, repose désormais au cimetière de Djègan Daho à Porto-Novo. Ceci, suite hier à une messe où ses enfants et sa veuve entourés des parents, amis, étudiants en journalisme, professionnels des médias et collègues de la Direction générale des médias du ministère de l’Economie numérique et de la Communication ont prié pour le repos de son âme en l’église Notre-Dame de la route de Sèmè-Gare. Monseigneur Aristide Gonsalo, évêque de Porto-Novo assisté de son collègue François Gnonhossou de Dassa et de plusieurs prêtres a célébré la messe.
Après lecture des saintes Ecritures, Mgr Aristide Gonsallo s’est basé sur l’évangile selon Jean chapitre 14 versets 4-5 pour souligner que Jésus est celui par qui les hommes doivent passer pour aller à Dieu. « Je suis le chemin, la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi », a-t-il insisté pour signifier qu’en dehors de Jésus-Christ, personne ne peut aller au Père. Ramenant ce message à la vie de François Dégila, l’évêque de Porto-Novo, a indiqué qu’il a mené une vie chrétienne exemplaire. Selon lui, il a consacré sa vie à adorer Dieu avec foi. Ainsi, estime-t-il, François Dégila a pris Jésus comme son Saveur, le seul chemin qui conduit à Dieu. Ce qui lui permettra « d’être sauvé et pour se trouver en bonne place avec Dieu ». S’adressant à l’assistance, Mgr Aristide Gansalo l’a conviée à suivre Jésus de son vivant afin d’entrer dans la félicité éternelle à l’heure de la mort.
Après l’office religieux, la foule de parents, amis et anciens collègues s’est ébranlée vers Porto-Novo où la dépouille a été mise sous terre au cimetière de Djègan Daho après une escale au domicile paternel du défunt au quartier Catchi. Plusieurs oraisons funèbres ont été lues pour témoigner sur la vie menée par le défunt. Dans celle lue par ses enfants quelques minutes plus tôt à l’église, François Dégila a été peint comme « un bon père de famille, un homme de foi, un ami d’une simplicité renversante ». Insistant sur son caractère de père et d’époux attentionnés, qualités dont il a fait preuve même sur son lit d’hôpital avant ses dernières heures, le texte des enfants a évoqué son souci pour eux et pour la veuve. « Prenez soin d’elle, elle ne tient pas sans moi, et moi non plus sans elle », rapporte le porte-parole des enfants avant de lui promettre qu’ils tiendront compte de cette recommandation. Pour les étudiants en journalisme d’un établissement supérieur privé qu’il a eu à encadrer, le défunt a beaucoup séduit et marqué par sa simplicité et son humilité légendaires. Il leur a inculqué un savoir-faire qui leur servira tout au long de leur carrière de journaliste. Pour eux, « sa mort et son inhumation ne sont pas une fin de vie mais le début d’une nouvelle vie dans l’au-delà ».
Pour sa part, Lévy H. Ayéyèmi, directeur général des médias, a révélé que les anciens collègues sont sous le choc en apprenant sa brusque disparition.
A en croire l’ancien directeur général de l’Onépi, Noël
Allagbada, il est mort dans le feu de l’action, c’est-à-dire pendant qu’ensemble avec ses collègues retraités, il montait un projet de réalisation d’un journal qui va s’occuper des gens du troisième âge. « Ce projet lui tenait vraiment à cœur », dit-il.
Tous ces témoignages faits, les enfants et la veuve ainsi que les amis et anciens collègues ont difficilement vécu le moment fatidique de la grande séparation :la mise sous terre du cercueil.

Société 22 mars 2018


Epanouissement des enfants placés; Quand les commerçantes des marchés s’impliquent

Les questions relatives au bien-être, à l’éducation et à l’épanouissement des enfants ne relèvent plus du seul ressort des Ong et autres structures de protection de la couche. Les femmes des marchés de Cotonou s’en portent aussi garantes et y travaillent au quotidien pour relever ce défi à travers des sensibilisations et des actes concrets.

Le commerce n’est pas la seule priorité des femmes du marché. Celles exerçant à Cotonou œuvrent en faveur de la scolarisation des enfants qui les aident dans leurs activités au quotidien. Grâce à leur leadership, ce défi s’exécute avec beaucoup de succès au bénéfice de ceux déscolarisés et non scolarisés. Bien qu’étant occupées à exercer leur commerce, elles ne ménagent aucun effort pour assurer l’éducation et l’épanouissement des enfants à elles confiés. Elles s’organisent vaille que vaille pour leur offrir de meilleures conditions de vie.
Au niveau des marchés de Cotonou, les actions des femmes en faveur de la promotion du droit des enfants laissent des empreintes. A preuve, c’est l’école de deuxième chance érigée en plein cœur du marché Gbégamey à Cotonou pour favoriser la scolarisation des enfants placés communément appelés ‘’vidomègon’’. Ici, le programme de cours intensifs favorise des dizaines d’enfants et améliore leur niveau de connaissances. En trois ans, ils bouclent leur cursus scolaire, avec à la clé, le certificat d’études primaires (Cep). Cette action est rendue possible grâce à la vision des femmes responsables des marchés et à l’accompagnement de l’Ong Assovie qui prend en charge les frais et autres dépenses inhérents à la scolarisation desdits enfants. Une grande fierté pour les commerçantes.
« A travers cette initiative, nous sommes en train de sortir les enfants placés de l’ornière », se réjouit Rissikatou Wabi, trésorière générale d’une association de femmes du marché Gbégamey.
A ce jour, aucune résistance n’est observée contre la pérennisation de l’initiative. Les familles d’accueil des enfants y adhèrent à l’unanimité. « Les femmes ont compris la nécessité pour les enfants d’aller à l’école. Avec les sensibilisations, celles qui résistent au début finissent par en cerner l’enjeu », assure-t-elle.
Avec ces commerçantes, le phénomène vidomègon, autrefois redouté, est en régression en raison de leur méthode à concilier la scolarisation et le travail des enfants, à aborder leur éducation et à les entourer de l’attention nécessaire dont ils ont besoin pour grandir en toute sérénité. Rissikatou Wabi explique la motivation des femmes : « Il y a trop d’enfants placés au Bénin ; généralement les familles d’accueil oublient qu’ils ont aussi des droits qu’il faut respecter et les exploitent comme elles veulent pendant que leurs propres enfants fréquentent. Par le passé, les enfants étaient laissés pour compte ». C’est cette situation qui a touché la fibre maternelle de la présidente du marché, Irène Dossougoin, qui a sollicité le concours de l’Ong Assovie en vue de la scolarisation desdits enfants, explique-t-elle.
Au départ, l’initiative concernait seulement les enfants placés. Plus tard, elle s’est élargie à d’autres catégories d’enfants au point où la scolarisation est demeurée un challenge. « Une classe compte en moyenne une quinzaine d’enfants afin de permettre aux bénéficiaires de bien assimiler les notions ».
Rissikatou Wabi souligne que l’éducation des enfants ne se limite pas au certificat d’études primaires. « Les enfants qui désirent poursuivre leur cursus scolaire après le Cep bénéficient encore de la générosité de l’Ong Assovie en vue d’obtenir le brevet d’études du premier cycle (Bepc). Ceux qui n’en ont pas la capacité optent pour des formations professionnelles prises en charge par l’Ong.
L’initiative des cours accélérés en faveur des enfants fait progressivement du chemin. Cette année, les regards sont tournés vers la première promotion des candidats au Bepc. Motif de joie et de satisfaction pour les commerçantes. « Nous présentons nos enfants au Bepc cette année ; nous espérons réaliser un taux de réussite de cent pour cent », souhaite la trésorière.

Mêmes motivations ailleurs

Au marché Vêdoko à Cotonou, le même dispositif est en marche pour lutter contre la non scolarisation des enfants. Sur ce site, l’engagement et la promptitude de la présidente du marché, Bayo Vieyra, sont salués. Elle-même semble être visiblement comblée. « Nous ne pouvons pas penser seulement à l’éducation de nos enfants en abandonnant les enfants placés à leur propre sort. C’est inadmissible », conçoit-elle. C’est pour cette raison, explique-t-elle, qu’elle et ses collègues s’emploient à relever ce défi. Elles en mesurent l’enjeu. « Si nous avons pensé à mettre en place une telle initiative en faveur des enfants, c’est parce qu’au départ, nous avions observé qu’ils n’arrivaient pas à écrire leurs propres noms, encore moins à répondre aux clients lorsqu’il est question de parler le français », se souvient-elle. Aujourd’hui, nous sommes fières d’eux d’autant plus qu’ils sortent de l’ignorance et de l’analphabétisme.
Leur engagement se trouve si bien justifié que les résultats des candidats au Cep sont toujours rassurants. « Dans les autres écoles, les enfants suivent un cursus scolaire de six ans au primaire et échouent encore parfois au Cep. Alors qu’ici, ils ne font que trois ans et réussissent tous », sourit-elle. Au regard de ces résultats, les commerçantes prient pour être toujours à la hauteur du défi de la scolarisation des enfants. « Mon souhait, c’est que cette initiative s’étende au niveau Baccalauréat pour le bonheur des enfants », plaide-t-elle.
La chance pour les enfants bénéficiaires de ces programmes, c’est qu’ils sont épargnés des mouvements de grève qui paralysent parfois les écoles publiques. Etant donné que les enseignants ne sont pas recrutés par l’Etat et travaillent pour le compte de l’Ong de bonne volonté.
Au marché Fifadji, c’est la même motivation. Les commerçantes s’accordent également sur l’importance du droit à la scolarisation des enfants. En dépit de son âge relativement avancé, la présidente du marché, El hadja Safiatou Abou, se préoccupe de leur sort. Le marché de Fifadji ne bénéficie pas encore d’un programme de scolarisation des enfants, mais sa responsable l’espère vivement. « La scolarisation des enfants est devenue un défi majeur en ce XXIe siècle. Nous ne pouvons pas nous en soustraire », dit-elle, appelant de tous ses vœux les Ong de bonne volonté à voler au secours des enfants placés exerçant au sein dudit marché.
La promotion du droit des enfants ne se limite pas à leur scolarisation. Les commerçantes organisent des sensibilisations à l’endroit de leurs pairs en vue du respect des droits des enfants : droit à la santé, à l’éducation, à la protection. Des droits qu’elles maîtrisent et s’appliquent à respecter au quotidien. A ce titre, elles effectuent des suivis réguliers dans les ménages pour s’assurer de l’impact de leurs actions en faveur des enfants. D’ores et déjà les commerçantes rencontrées sur ces trois sites comptent s’investir dans les autres marchés de Cotonou pour rallier un grand nombre de femmes à la cause des enfants.

Visibles dans la protection de l’environnement

Si les commerçantes s’illustrent dans l’éducation des enfants, leurs efforts ne sont pas moins visibles dans le domaine de la protection de l’environnement. Elles s’organisent pour maintenir leurs lieux de vente toujours propres et attrayants. Dans ce cadre, des campagnes de sensibilisation sont organisées périodiquement en vue de l’assainissement du marché. Grâce au don de poubelles, de pelles, de râteaux, de houes et de balais, elles procèdent deux fois par semaine au balayage et au nettoyage des marchés. La grande salubrité est organisée, les premiers samedis de chaque mois et rassemble toutes les femmes du marché.
Selon les témoignages de la présidente du marché Vêdoko, Bayo Vieyra, et de la trésorière du marché Gbégamey, Rissikatou Wabi, le ramassage des ordures et le curage des caniveaux aux alentours des différents marchés ressortent également de l’initiative des femmes qui payent régulièrement les agents commis à ces tâches. Ceci épargne leurs sites de vente de l’inondation en période de pluie.
A ces actions, s’ajoutent les sensibilisations des femmes elles-mêmes aux bonnes conduites dans les ménages. « Grâce aux sensibilisations, nous arrivons à mieux gérer les bénéfices issus de nos ventes pour la survie de nos ménages, sans forcément tout attendre de nos maris », témoigne Bayo Vieyra.
Autant d’actions qui dénotent la bonne organisation des femmes et dont les impacts se répercutent sur les enfants et les familles. Elles espèrent que le volet modernisation des marchés contenu dans le Programme d’actions du gouvernement contribuera à plus de visibilité de leurs différentes actions dans les prochains mois.

Société 22 mars 2018


Conseil des ministres: Le programme de croissance (PC2D 2018-2021) approuvé
[caption id="attachment_28462" align="alignnone" width="1024"]Conseil des ministres[/caption]

Le Conseil des ministres s’est réuni, ce mercredi 21 mars, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.

Les dossiers suivants ont été examinés au cours de la séance:

I- Communications.

1-1. Document portant Programme de croissance pour le développement durable (PC2D) 2018-2021.

Le Programme de croissance pour le développement durable est élaboré en remplacement de la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté. C’est un document de référence pour le dialogue avec les Partenaires techniques et financiers, dans le cadre des différents programmes économiques et financiers, ainsi que des appuis budgétaires. Ainsi, il permettra auxdits partenaires d’apprécier, au regard des secteurs de leurs portefeuilles respectifs, les modalités d’appui pour la réalisation de projets et programmes économiques et sociaux du Bénin.
Le Conseil a approuvé ce Programme. En parfaite cohérence avec la vision du gouvernement, il présente les stratégies appropriées pour l’opérationnalisation du Plan national de développement et permettra notamment d’atteindre les quatre objectifs globaux de ce Plan, à savoir :
- développer un capital humain sain, compétent et compétitif ;
- accroître durablement la productivité et la compétitivité de l’économie béninoise ;
- garantir la gestion durable du cadre de vie, de l’environnement, et l’émergence des pôles régionaux de développement ; et
- consolider l’Etat de droit et la bonne gouvernance.

1-2. Paiement des droits aux personnels non agents de l’Etat des Carder Atacora/Donga et Borgou/Alibori en cours de liquidation.

A la suite des réformes opérées dans le cadre de la rationalisation et de l’efficience de l’administration du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, les droits des personnels non agents de l’Etat doivent être payés conformément à la loi. Mais, sur huit (08) structures concernées, les Carder Atacora/Donga et Borgou/Alibori ne disposent pas de ressources financières suffisantes pour payer lesdits droits, respectivement à six (06) et quarante (40) agents.
Le Conseil a donc autorisé la mise à disposition de ressources complémentaires aux fins de désintéresser lesdits agents.

1-3. Autorisation de conclure des marchés dans le cadre du Projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural et assainissement des eaux usées urbaines (PEPRAU) et du Programme OMIDELTA.

Le gouvernement a réalisé un Plan directeur de développement du sous-secteur de l’approvisionnement en eau potable (AEP) en milieu rural au Bénin (2017-2021).
A cet effet, diverses prestations sont prévues pour être exécutées dont
1- la mise en place des bases pour le déroulement des prochains programmes pour l’amélioration du taux de desserte en AEP rural ;
2- la remise à niveau des données pour cent cinquante (150) Adductions d’Eau villageoises suivie par le système mWater ;
3- la mise en œuvre et la gestion technique et quotidienne des activités du Projet ;
4- l’actualisation de son Manuel de Procédures administratives
5- l’actualisation du Manuel opérationnel d’exécution et du Manuel d’intervention en situation d’urgence en vue de la restructuration du projet, ainsi que sa mise en cohérence avec le nouveau Code des marchés publics.
Le Conseil a autorisé la signature de ces marchés relatifs à la bonne gouvernance du secteur de l’eau, et instruit le ministre de l’Eau et des Mines de veiller à la mise en œuvre et au suivi rigoureux des contrats de prestation.

1-4. Sélection de cabinets pour la mise en œuvre des projets de construction des musées d’Abomey, d’Allada, de Porto-Novo, de Ouidah et de la Marina, Porte du non-retour.

Le gouvernement a décidé de faire du tourisme, un pôle majeur de croissance économique dans notre pays. A ce titre, de grandes réalisations sont prévues pour soutenir le secteur. Au nombre des projets figure le développement d’équipements culturels et touristiques des localités d’Abomey, d’Allada, de Ouidah et de Porto-Novo. A cette fin, les sites identifiés seront valorisés et transformés en de véritables attractions touristiques à forte potentialité économique.
Dans cette perspective, des négociations ont été engagées avec les cabinets spécialisés de renom, en vue de disposer de dossiers architecturaux et d’études techniques détaillées, pour amorcer la phase de construction des infrastructures. Ces cabinets exécuteront les missions complètes de maîtrise d’œuvre, en partenariat avec des cabinets béninois, pour favoriser le partage d’expériences et le transfert de compétences. Il s’agit de :
1- Atelier d’architecture de Valence-Loutati, pour le projet de construction du Musée de l’épopée des rois d’Abomey et de l’arène des vodoun non masqués ;
2- Agence Françoise N’thepe, pour le projet de construction du Musée Esclavage, résistance et mémoire Toussaint Louverture d’Allada ;
3- Agence d’architecture Zuo Montpellier, pour le projet de construction du Musée international des arts et civilisations du vodoun/orisha et de l’arène des vodoun masqués de Porto-Novo ;
4- Eremco, pour les projets de reconstruction à l’identique de la Cité historique de Ouidah et de construction de la Marina/Porte du non- retour ;
5- Les Crayons, pour la scénographie et l’éclairage muséal sur les projets d’Abomey, d’Allada et de Porto-Novo, ainsi que les équipements culturels et touristiques de Ouidah et de la Marina.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier d’effectuer les diligences en vue de la contractualisation avec ces cabinets.

1- 5. Sélection d’entreprises pour le projet de modernisation de la gestion des déchets solides ménagers du Grand Nokoué.

En vue de résoudre durablement le problème de gestion des 380.000 tonnes de déchets solides ménagers produites annuellement dans les communes du Grand Nokoué, le gouvernement avait lancé une procédure de consultation internationale pour la sélection d’entreprises ou de groupements d’entreprises d’un haut niveau d’expertise et d’expérience.
Le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable a rendu compte au Conseil du résultat infructueux de cet appel d’offres en raison notamment de :
- la récurrence des entreprises ou groupements d’entreprises sur plusieurs lots ;
- la faible qualité et le niveau des dossiers, dont peu se rapprochaient des standards d’exigence attendus en la matière.
Le Conseil a pris acte de ce compte rendu et autorisé les négociations avec les entreprises ou groupements d’entreprises les plus qualifiés en vue de leur sélection.

1-6. Sélection de la société Summa pour le financement, la conception et la construction d’un hôtel Sofitel et la rénovation du Centre international de conférences de Cotonou.

Le développement touristique entrepris par le gouvernement requiert de renforcer l’offre de réceptifs hôteliers par des équipements de haut standing, aux normes et convenances internationalement recommandées. A cet effet, il a élaboré le projet de transformation de Bénin Marina Hôtel en un hôtel 5 étoiles, renforcé par la rénovation du Centre international de conférences de Cotonou.
L’objectif du projet est de créer un complexe intégré de grande dimension, composé de deux équipements. En vue de son démarrage dans des délais rapprochés, au regard des spécificités techniques et des conditions de son exploitation, le partenariat public-privé a été privilégié.
Ainsi, au terme des consultations effectuées, les propositions de Summa Turizm Yatirimciligi A.S. ont été retenues. Cette société privée dispose d’une grande expérience à l’international et en Afrique, dans le domaine de la rénovation de complexes hôteliers de haut standing, ainsi que dans la conception architecturale et la réalisation de centres de conférences.
Concrètement, le projet à réaliser comporte ;
1- la construction d’un nouvel hôtel Sofitel de 193 chambres et suites avec toutes les commodités requises ;
2- la rénovation du Centre international de conférences comprenant entre autres, l’aménagement d’une salle dédiée aux congrès et spectacles, ainsi que des salles de réunions et de presse ;
3- la réalisation d’infrastructures aux fins de distraction, de casino et de projection cinématographique.
Au total, ce complexe intégré aura pour vocation d’abriter des événements prestigieux, d’être une destination privilégiée pour hommes d’affaires, et de contribuer à faire de Cotonou, une destination de rencontres internationales et d’événements artistiques et culturels par excellence.
Le Conseil a instruit les ministres concernés, d’engager diligemment les actions nécessaires au démarrage effectif des travaux.

1- 7. Accord portant création de la Zone de libre échange continentale africaine (ZLEC).

Le Conseil a examiné les résultats des travaux devant aboutir, ce 21 mars 2018 à Kigali, à la signature de l’Accord portant création de la Zone de libre échange continentale africaine.
Le gouvernement exprime sa satisfaction de l’initiative et des travaux engagés dans le cadre de l’Union Africaine et renouvelle sa disponibilité à œuvrer pour leur concrétisation.
Toutefois, l’importance de la mise en place de ladite Zone appelle que les études préalables soient plus approfondies. En effet, une feuille de route réaliste, tenant compte des spécificités de chacune des régions économiques, permettrait de mieux éclairer et d’orienter les décideurs nationaux pour l’atteinte des objectifs socio-économiques et politiques pertinents.
C’est la raison pour laquelle le gouvernement du Bénin approuve la Déclaration de Kigali relative au lancement de la Zone de libre échange continentale africaine et propose que, diligemment, le comité d’experts (i) approfondisse les études de diagnostic et de faisabilité et (ii) définisse une feuille de route adéquate avec les obligations précises des Etats parties.
Par ailleurs, le gouvernement du Bénin a engagé des concertations nationales nécessaires, notamment avec le Parlement ainsi que les acteurs sociaux et économiques dont il attend l’aboutissement.
C’est pour ces raisons que le Conseil des ministres a décidé de différer la signature, par le Bénin, de l’Accord portant création de la Zone de libre échange continentale africaine ainsi que de ses protocoles.

II- Rencontres et manifestations internationales.

Le Conseil a autorisé la participation de notre pays à :
- la 8e réunion du Forum mondial de l’Eau à Brasilia, au Brésil, du 19 au 23 mars 2018 ;
- la 5e édition du Salon international des mines et carrières à Casablanca, au Maroc, du 17 au 19 avril 2018 ;
- la 13e session de la Commission des mesures phytosanitaires à Rome, en Italie, du 16 au 20 avril 2018 ;
- la Coupe d’Afrique des Clubs champions hommes de
volley-Ball Caire 2018, en Egypte, du 25 mars au 06 avril 2018, à travers l’Association sportive de la Police républicaine.
De même, les réunions statutaires, au titre de l’année 2018 des départements ministériels suivants ont été autorisées :
- Energie ;
- Infrastructures et Transports ;
- Economie numérique et Communication ;
- Justice et Législation.

III- Mesures individuelles.

Les nominations suivantes ont été prononcées :

Au ministère de l’Economie et des Finances,

Sur proposition du ministre, 

- Directeur général de la Caisse autonome d’Amortissement: monsieur Alban Bienvenu Bessan
- Contrôleur financier : monsieur Eric Georges Yetongnon
- Conseiller technique au Budget : monsieur Latifou Franck Djigla
- Conseiller technique aux Affaires fiscales : monsieur Jean Toboula

Au ministère de l’Eau et des Mines,

Sur proposition du ministre,

- Directeur de cabinet : monsieur Agnidé E. Lawin
- Secrétaire général adjoint : Monsieur Youssouf Abou
- Directeur général de l’Office béninois de recherches géologiques et minières (OBRGM) : monsieur Evariste Agli
- Directeur général de la Société béninoise des hydrocarbures: monsieur Issifou Moussa Yari.

Fait à Cotonou, le 21 mars 2018.

Le secrétaire général du gouvernement
Edouard Ouin-Ouro

Actualités 22 mars 2018


Programme Elite de la Bourse régionale : Deux entreprises béninoises dans le top 10

Deux entreprises béninoises figurent au nombre des dix de la sous-région choisies en fonction de leur fort potentiel de croissance pour bénéficier du programme Elite, initié par la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) pour les accompagner vers la cotation. Il s’agit de l’Imprimerie Tundé de Razaki Babatundé Ollofindji et de AGETIP SA dirigée par Raymond Adekambi. Considérées comme particulièrement prometteuses, ces entreprises bénéficieront pendant deux ans d’un dispositif d’accompagnement en matière de développement, mais aussi de normes d’organisation, de gouvernance et de transparence. Elles pourront ensuite obtenir le label « Élite », qui leur garantira une « visibilité certaine auprès des investisseurs nationaux et internationaux », ce qui devrait faciliter leur financement.

L’Imprimerie Tundé  créée en 1986 et opérant dans le secteur de l’industrie papetière a un chiffre d’affaires de 2,8 milliards de francs CFA et emploie plus de 150 agents. Son capital social est de 350 millions de francs CFA.

Le groupe AGETIP SA, créé en 1992, quant à lui s’illustre dans le secteur des BTP et présente un chiffre d'affaires de 3,47 milliards de francs CFA, avec un effectif de 53 employés. Son capital social est de 700 millions de francs CFA.

 

Economie 21 mars 2018


Fédération béninoise de basket-ball: Les membres des six commissions techniques installés
[caption id="attachment_28459" align="alignnone" width="1024"]Fédération béninoise de basket-ball[/caption]

Le Comité exécutif de la Fédération béninoise de basketball avec à sa tête, Ismahinl Onifadé, a procédé, samedi 17 mars dernier à la salle de réunions du Centre multimédia des adolescents et des jeunes du Bénin (Cmajb) à l’installation des commissions techniques. C’est l’occasion pour les membres des commissions fédérales de féliciter, le comité exécutif pour les travaux effectués dans le cadre de l’organisation du championnat national de la discipline.

Mises sur pied avant le démarrage du championnat, les commissions techniques, maillons essentiels pour le bon déroulement des compétitions locales et spécifiques, sont désormais envoyées en mission sur le terrain à travers des lettres d'accréditation.
La commission marketing sponsoring et finances dont le rôle est d’œuvrer pour trouver des mécènes pour les compétitions, est dirigée par Jean-Paul Nicoué tandis que la commission fédérale des statuts, règlements, qualification et discipline est contrôlée par Max Atoyebi.
Lamatou Tégbé épouse Yacoubou dirige la commission fédérale des arbitres. Ainsi, le comité exécutif de la Fédération béninoise de basketball a désormais du répondant sur le terrain, non seulement pour réussir la saison sportive (2017-2018) en cours mais aussi pour un décollage de la discipline.

Sports 21 mars 2018


1245 - 1575