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Nouvelles

Entretien avec Stanislas Akélé, entraîneur d’Energie Fc: « Nous sommes dans la logique d’aller défier Enyimba chez lui »
[caption id="attachment_28396" align="alignnone" width="1024"]Entretien avec Stanislas Akélé, entraîneur d’Energie Fc[/caption]

 

Optimiste mais réaliste, l’entraîneur d’Energie Football club, Stanislas Akélé, rencontré mardi dernier, à l’issue d’une séance d’entraînement, nous parle du mental et des atouts de sa troupe avant le déplacement périlleux d’Abba au Nigeria. Il compte aborder ce match retour face à Enyimba du Nigéria avec beaucoup d’espoir.

La Nation : Avec quel sentiment pensez-vous aborder le match retour du dimanche prochain?

Stanislas Akélé : Nous avons toujours espoir. On continue de nous préparer pour une qualification. On n’est pas désespéré. L’adversaire nous a battu (2-0) chez nous et nous sommes dans la logique d’aller le défier aussi sur ses installations ; donc nous irons jouer notre va-tout. Cette formation d’Enyimba est prenable. N’eurent été les deux erreurs défensives qui nous ont coûté les deux buts, on s'en serait sorti au moins avec un résultat positif. Nous allons là-bas pour faire jeu égal avec l’adversaire.

Quels sont les compartiments de jeu que vous souhaitez renforcer lors de ce match retour au regard des erreurs du match aller ?

Nous sommes entrain de travailler le jeu offensif pour permettre aux joueurs d’être efficaces devant dans les buts. Car, en matière de possession de balle, on n’était pas loin de l’adversaire. Malheureusement, mes poulains ont gâté des occasions de but, faute d’efficacité devant les buts adverses. Nous corrigerons certaines imperfections également en milieu de terrain pour être à la hauteur de cette équipe à Abba au Nigeria.

Vu l’avance de l’adversaire sur vous, quel langage vous tenez aux joueurs ces derniers jours ?

D’abord, mes poulains savent que l’adversaire a un nom : Enyimba, connu de tous sur le continent. Ils savent que l’équipe a un potentiel offensif énorme. Ainsi, nous les encourageons à se battre pour être à la hauteur. On les prépare psychologiquement d’autant plus qu’ils ont déjà affronté l’équipe. Nous essayons de leur rappeler les erreurs à ne plus commettre pour ne pas se faire humilier par l’adversaire. On leur dit de ne pas avoir peur et de gérer la situation.

Avez-vous décelé des faiblesses de l’adversaire qui peuvent vous servir au match retour ?

Bien sûr. Cette équipe a du mal à jouer bas. Nous avons constaté que chaque fois qu’on posait la balle à terre, les joueurs d’Enyimba avaient du mal à faire leur jeu. Ils ont un style propre aux pays anglophones.

Pour conclure quels sont les atouts d’Energie Football Club?

(Rires). Notre plus grand atout, c’est que les joueurs ont le mental haut. Nous avons une équipe soudée capable de faire la différence à tout moment. Nous promettons faire le nécessaire le dimanche prochain?
Energie Fc quitte Cotonou vendredi

Dans le cadre du match retour des 16èmes de finale de la Coupe de la Confédération africaine de football, Energie Football club de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) quitte Cotonou demain vendredi 16 mars pour Abba au Nigeria où ils vont affronter, dimanche, le club nigérian d’Enyimba. Battus (2-0) au match aller au stade de l’Amitié de Kouhounou, Olympe Gantin et ses coéquipiers auront à cœur de jouer leur va-tout pour sortir la tête haute de cette compétition. Ils auront besoin d’un mental fort et de la discipline tactique pour ne pas se faire humilier par ce club nigérian au palmarès élogieux. Septuple champion d’Afrique des clubs notamment en 2001, 2002, 2003, 2005, 2007, 2010 et 2011, ce club est difficile à jouer à domicile.
C’est un trio arbitral dirigé par le Camerounais Blaise Yuven Ngwa qui va officier ce match. Il sera assisté de M. Thierry Bruno Tocke et Pierre Enyegue. Le quatrième arbitre, M. Antoine Max Depadoux Effa Essouma est également camerounais.

Sports 15 mars 2018


Egalité des genres au Bénin: L’enquête Afrobaromètre révèle des avancées
[caption id="attachment_28395" align="alignnone" width="1024"]Egalité des genres au Bénin: L’enquête Afrobaromètre révèle des avancées[/caption]

La récente enquête Afrobaromètre au Bénin révèle plusieurs avancées en ce qui concerne l’égalité des genres. L’étude met également l’accent sur les gaps à combler en faveur de l’amélioration des conditions de vie des filles et des femmes.

Les efforts des acteurs de la promotion du genre pour l’amélioration des conditions de vie des filles et des femmes sont prometteurs. La problématique de l’égalité des genres au Bénin gagne du terrain et augure de lendemains meilleurs. La toute dernière enquête Afrobaromètre au Bénin révèle d’importants acquis en ce qui concerne la situation des filles et des femmes dans trois domaines importants : éducation, foncier et social. Les acquis en faveur du genre féminin sont perçus en termes d’égalité des chances d’aller à l’école, de gagner un revenu, de posséder et succéder au même titre que les hommes au foncier et d’hériter de la terre. Selon l’enquête Afrobaromètre, pour « quatre Béninois sur dix, l’égalité des chances et de traitement en faveur des femmes s’est améliorée qu’il y a dix ans ». 

Dans le domaine de l’éducation, l’Unicef, Plan Bénin et les autres structures qui soutiennent la scolarisation des enfants peuvent avoir des motifs de fierté. Dans ce secteur, il est aisé de constater que la parité est pratiquement atteinte en matière de scolarisation des enfants. L’étude révèle que 94% des filles et des garçons ont les mêmes chances d’aller à l’école. L’égalité des genres s’observe également en ce qui concerne l’accès à l’emploi et au revenu où 86 % des hommes et des femmes ont les mêmes chances d’avoir un emploi qui rapporte un revenu, mais aussi les mêmes chances de gagner un revenu.
Dans le domaine du foncier, les mentalités rétrogrades qui limitent l’accès des femmes à la terre semblent évoluer.
Selon l’enquête Afrobaromètre, 80% des personnes enquêtées partagent le principe de la possession ou de la succession des femmes à la terre et 76 % le droit à l’héritage des femmes au foncier.
Mieux, les deux-tiers des personnes interrogées soit 65% approuvent les efforts du gouvernement dans la promotion de l’égalité des droits et opportunités en faveur des femmes. Autant de points forts qui peuvent être des raisons de soulagement pour les féministes qui œuvrent sans relâche en faveur de l’amélioration des conditions de vie de la gent féminine.
Toutefois, de tels résultats invitent les acteurs à poursuivre les efforts en vue de la consolidation des acquis et à corriger les gaps. Car, au-delà des avancées rapportées par Afrobaromètre, des écarts restent à combler en ce qui concerne les violences faites aux femmes et aux filles. Treize pour cent des personnes justifient encore la nécessité de battre sa femme.

Société 15 mars 2018


Amélioration des conditions de vie des femmes: Miser sur la budgétisation sensible au genre
[caption id="attachment_28394" align="alignnone" width="1024"]Amélioration des conditions de vie des femmes: Miser sur la budgétisation sensible au genre[/caption]

La budgétisation sensible au genre requiert encore des efforts au Bénin. La nécessité de tenir compte des besoins spécifiques des différentes composantes du pays, notamment des femmes dans la planification, est un pas vers le développement des communautés à la base. Le ministère en charge des Affaires sociales indique quelques pistes en la matière.

Seulement 13 % des besoins spécifiques des femmes sont pris en compte dans les budgets au niveau national et 11,10 % de la dimension sexo-spécifique dans les programmes, a révélé Bintou Taro Chabi Adam, ministre en charge des Affaires sociales, à l’occasion de la journée d’échanges des Ptf sur la budgétisation sensible au genre. Ainsi, en l’absence d’une évaluation genre dans les Plans de développement communaux (Pdc), les besoins réels des femmes ne sont pas bien spécifiés.

« J’ignore l’existence d’une ligne budgétaire dans le Pdc en faveur des besoins spécifiques aux femmes. C’est maintenant que la société civile a commencé par nous soumettre ces préoccupations », explique le chef service des Affaires domaniales et environnementales de la mairie de Tori, Gilbert Azonnassou.
Quinze ans déjà que le Bénin a amorcé le processus de la décentralisation qui suppose la promotion de la démocratie et du développement à la base avec en principe, l’implication des femmes aux côtés des hommes dans la gestion des affaires de la cité. Le genre reste peu visible dans le processus du développement à la base. Cette situation ne favorise pas la prise en compte des besoins spécifiques des femmes dans les domaines les concernant.
Les données sur le degré d’implication des femmes dans la gestion des affaires de leurs localités indiquent que le Bénin a encore du chemin à faire. Jusque-là, la gestion des conseils communaux et municipaux est restée l’apanage des hommes. Très peu de femmes influencent donc leurs choix lorsqu’il s’agit de prendre d’importantes décisions pour le développement à la base.
Les données au niveau des différentes communes du Bénin, à l’exception de celles dirigées par des femmes, illustrent bien la faible implication des femmes dans la gestion des affaires de la cité et leur prise en compte dans l’élaboration du budget local.
Les principales actions prévues en faveur du genre au niveau des communes, sont relatives à la scolarisation des filles, à l’appui aux groupements féminins dans différents secteurs d’activités, à l’appui à la formation sur les techniques modernes de transformation agricole, à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles (Vff) et au soutien aux femmes au cours de la Journée internationale de la femme (Jif). Des préoccupations qui sont loin de combler les attentes de l’association des femmes’’ Nenyon’’ à Grand-Popo’’ et Aïdoté à Tori. Considérant ces actions insignifiantes, elles attendent des autorités locales des initiatives fortes en ce qui concerne leur accès aux soins de santé, notamment en matière de santé de la reproduction, l’appui aux activités génératrices de revenus ainsi que leur accès aux facteurs et moyens de production agricole : terres, eau, matériels agricoles.
Au niveau de la plupart des communes, les femmes continuent d’être considérées comme des assistées plutôt que des valeurs à exploiter. Une telle situation ne permet pas l’affectation de crédits aux domaines qui peuvent impacter positivement leur vie. Elle affaiblit aussi le développement des communautés.
La Banque mondiale indique que si « Les femmes étaient plus associées aux activités de développement, les taux de croissance dans les pays de l’Afrique au sud du Sahara, allaient doubler ».

Défis

Loin d’être un combat entre l’homme et la femme, la promotion de la femme devrait être considérée comme un facteur de croissance économique. Cela dans la mesure où l’implication des femmes, permettra de voir ce qui est occulté et de toucher à des systèmes fortement hiérarchisés, ainsi qu’à des pouvoirs établis, en vue de bousculer les habitudes sociales entre les sexes.
A l’instar d’autres pays, le Bénin s’est engagé dans le processus d’élaboration des stratégies de réduction de la pauvreté. Il s’agit de réduire la précarité dans laquelle vivent les populations les plus démunies et de relever le niveau de croissance du pays. Pour être efficace, toute politique de lutte contre la pauvreté doit s’attaquer aux inégalités structurelles entre hommes et femmes, en prenant en compte tous les aspects économiques, socioculturels et politiques des deux sexes.
Au nombre des défis à relever en faveur de la prise en compte des besoins spécifiques des femmes, le ministère des Affaires sociales évoque « la compétence des cadres des ministères et au niveau déconcentré pour réellement mettre en œuvre les actions genre planifiées dans les documents de base, l’allocation de ressources humaines et financières conséquentes, afin d’assurer une affectation équitable des budgets et si possible réserver des moyens pour des actions spécifiques ».
Les défis tiennent également compte de la définition d’un cadre stratégique de la budgétisation sensible au genre (Bsg) au Bénin, le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne budgétaire notamment les décideurs et l’institutionnalisation des outils d’application de la Bsg de façon à les rendre obligatoires dans le processus de planification.

Société 15 mars 2018


Accès au crédit pour le financement des Pme/Pmi: Les recettes de Lionel Zinsou, initiateur de la banque Southbridge
[caption id="attachment_28393" align="alignnone" width="1024"] Les recettes de Lionel Zinsou, initiateur de la banque Southbridge[/caption]

 

L’une des difficultés que rencontrent les entreprises aujourd’hui, c’est l’accès au financement. Comment finance-t-on l’économie dans un contexte comme celui de l’Afrique où l’informel occupe une place importante et où le coût du crédit est particulièrement élevé ? Des solutions à cette préoccupation ont été proposées dans une interview accordée à l’Agence Ecofinance par le banquier d’affaires Lionel Zinsou qui vient de lancer la banque d’affaires Southbridge avec des partenaires comme l’ex-président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka.

Le fait que le coût du crédit soit particulièrement élevé traduit la rareté des financements, explique l’initiateur de la banque d’affaires Southbridge, Lionel Zinsou dans une interview qu’il a accordée à l’Agence Ecofinance. « On continue à travailler sur le volume de crédit et sur la concurrence entre les établissements de financement», indique-t-il.
Cette démarche qui a été entreprise sur le volume de crédit a progressé beaucoup depuis quelques dizaines années, notamment sur le microcrédit qui est très important pour le secteur informel et pour les ménages. Pour lui, elle a permis de rendre solvables les masses et les petits commerces, une partie de l’agriculture familiale, etc. « Mais c’est encore très insuffisant », reconnaît-il.
Lionel Zinsou estime que quand on réfléchit sur le crédit en Afrique, on voit toujours la dette des Etats. En disant par exemple que l’Afrique est endettée à 50% de sa richesse, de son Produit intérieur brut (Pib), c’est la dette des pays. Ce qui, dit-il, n’est pas le chiffre très significatif. Ce qui est très significatif, selon lui, c’est qu’il y a peu de crédit disponible pour les ménages, et peu de crédit disponible pour les entreprises.
En effet, il y a une statistique qui est plus importante que celle de la dette. L’ensemble des actifs financiers en Afrique représentent à peu près l’équivalent du Pib du continent. « Quand nous considérons la moyenne mondiale, les actifs financiers représentent 4 fois le Pib », a fait savoir l’initiateur de la banque d’affaires Southbridge. Autrement dit, sur les autres continents, les ménages ont accès à du crédit pour le logement. Ce qui est encore rare en Afrique. Les entreprises sur les autres continents ont accès à des crédits pour pouvoir investir, mais ceci n’est vrai en Afrique que pour les très grandes entreprises. Et enfin, ailleurs, les entreprises ont accès au financement pour leur fonds de roulement.
Pour Lionel Zinsou, le financement des fonds de roulement, est très important pour l’Afrique, notamment dans le domaine agricole qui représente le quart du Pib et absorbe la moitié de la population active. L’agriculture, selon lui, a besoin de fonds de roulement parce qu’elle est très souvent axée sur des cultures annuelles. Et parfois, dans le cas du palmier, de l’hévéa, du cacao, il faut attendre plusieurs années avant de voir les superficies entrer en production. Toutes ces activités, qui sont des activités principales dans le monde entier, sont très peu financées en Afrique. Or, on ne pourra avoir une croissance inclusive sans des Petites et moyennes entreprises (Pme) capables d’obtenir des financements bancaires ou le petit agriculteur familial qui ne pourra petit à petit grandir, que si on débloque le volume et la concurrence dans le domaine des institutions financières.
Lionel Zinsou rappelle qu’Aliko Dangote, le milliardaire nigérian dans le cadre d’une conférence de la Fondation Elumelu, disait qu’il avait créé son groupe, qui est l’un des plus importants en Afrique, sur vingt ans. Ce qui est très rapide pour construire quelque chose d’aussi important. Mais, Aliko Dangote expliquait que, sur plus de quinze ans, il n’avait jamais eu de crédit supérieur à 90 jours de maturité. La rareté du crédit reste donc un problème, même pour des grandes entreprises qui sont des succès continentaux. « On ne peut pas rester dans le continent où les actifs financiers ne représentent qu’une année de Pib, alors qu’ils font dans le reste du monde quatre années de Pib», conclut-il.

Société 15 mars 2018


Voyages des officiels béninois: Une nouvelle grille pour réglementer l’occupation des classes
[caption id="attachment_28392" align="alignnone" width="1024"]Voyages des officiels béninois: Une nouvelle grille pour réglementer l’occupation des classes[/caption]

Ne voyagera plus en classe affaire dans le cadre des voyages officiels qui veut, mais qui peut et en justifiera la nécessité. Le Conseil des ministres de ce mercredi 14 mars, a adopté une nouvelle occupation des classes à l’occasion des voyages officiels.

« En 2017, l’Etat a dépensé au titre des voyages (à l’exception de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle), la somme 2 447 497 206 F Cfa contre une consommation moyenne annuelle d’environ 9 milliards F Cfa sur les cinq années d’avant la création de ladite cellule, avec un pic de 17 milliards de F Cfa en 2015 ». Cet extrait du Conseil des ministres illustre clairement que le gouvernement n’a pas eu tort de créer en octobre 2016, la Cellule des voyages officiels (Cvo) qui, depuis sa création, « s’emploie à rationaliser les dépenses liées aux voyages à l’étranger avec des résultats probants ». Lesquels résultats présentés supra fondent le gouvernement dans sa nouvelle option de réglementation des classes de voyages pour les officiels béninois à travers notamment la mise en place d’un cadre réglementaire. 

De l’avis du gouvernement, quelques poches d’évasion subsistent aux efforts actuellement déployés par la Cvo. Mieux, « L’inexistence d’un cadre définissant les classes de voyage, occasionne des pertes à l’Etat », indique le ministre de la Justice Joseph Djogbénou, présentant le compte rendu du Conseil des ministres. Il explique, en effet, que « de janvier à février 2018, environ 15,21 % des voyages ont été effectués en classe affaires pour 157 803 300 F Cfa, soit 35,57 % de la dépense totale sur la période ». Une tendance qui équivaudrait au même niveau de dépenses qu’en 2017 alors que le gouvernement lui est dans une logique de minimiser davantage les dépenses.
« Tout le monde ne peut se mettre en classe affaire », lance le ministre Joseph Djogbénou qui révèle par ailleurs que « le chef de l’Etat insiste sur la réduction du train de vie de l’Etat parce qu’il sait que les besoins que nous avons en matière de développement économique et les nombreuses demandes sociales ne peuvent être satisfaits que par nos ressources propres ». Selon le ministre de la Justice, « Il faut que chacun sache que s’il voyage avec les deniers de l’Etat, il est dans une catégorie déterminée ». L’objectif, poursuit-il, c’est de faire en sorte que « le plus grand nombre se retrouve dans la catégorie qui permettrait à l’Etat de faire des économies ».

Société 15 mars 2018


Lutte contre la pauvreté dans les communes de Za-Kpota et de Zè: Comment le Pincp a augmenté le pouvoir d’achat des ménages
[caption id="attachment_28391" align="alignnone" width="1000"]Lutte contre la pauvreté communes de Za-Kpota et de Zè[/caption]

La mise en œuvre du Projet intégré de nutrition communautaire et de lutte contre la pauvreté (Pincp) par l’Organisation non gouvernementale Afric’ Mutualité pendant quinze mois, a montré qu’il y a une augmentation du pouvoir d’achat des ménages dans les communes de Za-Kpota et de Zè selon les résultats présentés au cours d’un atelier bilan mardi 6 mars dernier.

« Je n'emprunte plus d'argent et je paie maintenant les aliments que je ne pouvais pas » ; « J’achète les habits pour mes enfants et les aliments aussi» ; «J'ai plus d'argent pour mes diverses dépenses » ; « Je vends désormais les tapettes et j'ai dépensé pour les obsèques de mon papa ». Ce sont quelques témoignages des bénéficiaires du Projet intégré de nutrition communautaire et de lutte contre la pauvreté (Pincp) exécuté par l’Organisation non gouvernementale Afric’ Mutualité pendant quinze mois dans les communes de Za-Kpota et de Zè. 

Au total, ce sont 90 % des femmes qui ont estimé que leur pouvoir d’achat s’est amélioré selon les résultats présentés par l’équipe de consultants, grâce à ce projet financé par l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation.
Dans le cadre des activités du projet, Afric’ Mutualité a mis à disposition des bénéficiaires, des kits de production de maïs. 847 femmes ont reçu des kits de production de maïs pour un montant total de 8 450 600 F Cfa. Chaque kit était composé de 5 kg de maïs amélioré, une houe, un coupe-coupe, une bassine et de deux paniers. Sur l’appui aux activités génératrices de revenus (Agr) des femmes bénéficiaires, au total 1219 femmes (reparties en 218 groupes de solidarité) ont bénéficié des fonds d’appui d’un montant total de 12 190 000 F Cfa soit un montant de 10 000 F Cfa par femme.
Avant la mise à disposition des fonds, le pouvoir d’achat des femmes était de 2390,9±3466,9 F Cfa. Mais après la mise à disposition des fonds, il a été évalué à 3514,61± 1263,99 F Cfa. Soit un accroissement de 1101,63±2545,9 F Cfa.
Le pourcentage de femmes ayant amélioré leur pouvoir d’achat est de 83%. Autrement dit, 83 % des femmes ayant bénéficié des fonds d’appui aux activités génératrices de revenu (Agr) ont amélioré leur pouvoir d’achat de près de 1100 F Cfa.
En ce qui concerne l’insécurité alimentaire grave, les pourcentages de ménages concernés ont diminué de 7,5 points dans les villages d’intervention du Pincp. Il a été enregistré une augmentation des superficies emblavées et des récoltes. Plus de 50 % des femmes ayant bénéficié des kits de production ont augmenté leurs superficies emblavées. Et près de 44 % ont augmenté leur rendement.
Quant au niveau d’amélioration du seuil de consommation alimentaire (Sca), la zone d’intervention a augmenté la consommation alimentaire limite (Al) et la consommation alimentaire moyennement acceptable (Cama) respectivement de 6,1 % et de 7,2 % soit 13,3 % au total.

Les facteurs d’influence

Au regard de ces résultats, le souhait des uns et des autres est de tout mettre en œuvre pour la durabilité et la pérennisation du projet. Seulement, quelques principaux facteurs externes risquent d’influencer l’atteinte des objectifs de l’initiative. Au nombre de ces facteurs, les consultants ont cité l’appauvrissement des sols et la faible pluviométrie qui ont entravé le rendement agricole escompté par le passé. Il y a aussi l’irresponsabilité de certains maris, contraignant leurs femmes à une mauvaise gestion des fonds d’appui alloués. Ce comportement a été un handicap à l’atteinte des objectifs.
Les consultants attirent également l’attention des responsables de Afric’ Mutualité sur quelques facteurs internes et externes qui risquent de compromettre la durabilité des acquis. Comme facteurs internes, la probable démotivation des animatrices si leur travail n’est plus rémunéré ; la mauvaise gestion des fonds d’appui aux Agr ; le désintéressement de certaines femmes si elles ne reçoivent plus l’aide alimentaire à laquelle elles ont été habituées les derniers mois. Et pour ce qui est des facteurs externes, c’est le manque de volonté politique, notamment du conseil communal qui devrait appuyer ces groupes de solidarité pour la poursuite des activités.
Il faut rappeler que les bénéficiaires directs du Pincp sont les ménages pauvres extrêmes identifiés par le Projet de services décentralisés conduits par les communautés (Psdcc). Ces ménages ont reçu, entre autres, du Psdcc, des transferts monétaires directs de 3 500 F Cfa par ménage et par mois pendant environ deux ans.
La particularité du Pincp réside dans le fait qu’il y a une forte corrélation entre les terrains de pauvreté extrême et la malnutrition. Car, malgré la bouffée d’oxygène que constituent les transferts monétaires du Psdcc aux ménages pauvres extrêmes, ces derniers éprouvent encore d’énormes difficultés à faire face à leurs besoins alimentaires lorsqu’ils comptent un ou plusieurs malnutris en leur sein. D’où, la distribution chaque mois des vivres locaux comme appoint alimentaire aux mères d’enfants pour les encourager à suivre les activités éducatives et à mettre en pratique les leçons apprises. Puis, mettre aussi à disposition des kits de production agricole pour renforcer les capacités de production des bénéficiaires.

Société 15 mars 2018


Négociations entre le gouvernement et les centrales syndicales: « Nous n’avons pas perdu le temps », déclare Moudassirou Bachabi
[caption id="attachment_28390" align="alignnone" width="1024"]Négociations entre le gouvernement et les centrales syndicales[/caption]

Les négociations gouvernement-centrales syndicales se sont poursuivies, ce mercredi à Cotonou. Les deux parties ne se sont pas encore entendues pour le dégel de la crise sociale. Cependant, le secrétaire général de la Cgtb, Moudassirou Bachabi, dit n’avoir pas perdu le temps, pendant que le ministre d’Etat donne rendez-vous aux médias pour ce matin au ministère des Affaires étrangères pour faire le point.

Alors que l’opinion publique s’attendait à une décrispation totale, les centrales et confédérations syndicales en face du gouvernement n’en ont pas offert l’occasion. « Le niveau de confiance attendu pour signer le relevé des conclusions n’a pas été atteint pour une sortie de crise », a signifié, ce mercredi, Moudassirou Bachabi, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), à la fin des discussions qui se sont déroulées à l’Infosec à Cotonou.
Les syndicats, selon lui, ont senti que le gouvernement voulait faire de la rétrocession, un élément de chantage pour la sortie de crise. « Nous avons été clairs là-dessus, puisque lorsque nous avions démarré les pourparlers, nous avions été clairs pour dire que nous ne voulions pas que la rétrocession des salaires défalqués soit l’arbre qui cache la forêt.
Pour lui, le bout du tunnel ne peut être atteint tant que la rétrocession n’aurait pas été effective. Selon lui, la base a estimé que les négociateurs étaient éclairés. Parce qu’il faut, indique Moudassirou Bachabi, découvrir le partenaire qu’on a en face. Ainsi, conclut-il, « A Cette deuxième soirée de négociation, nous n’avons pas réussi à signer le relevé des conclusions. Non pas qu’il ne contient rien mais parce que lorsqu’on est leader, on veille à ce que certains détails essentiels y figurent ».
Le premier détail, précise-t-il, est que pour sortir de la crise, les défalcations doivent être rétrocédées, une condition non négociable. Et le secrétaire général de la Cgtb regrette n’avoir pas obtenu que le gouvernement y consente pour la sortie de crise.
« La condition que nous avons posée pour la reprise des cours n’a pas été remplie ; mais je vous dis que nous sommes à la première session ordinaire, nous venons de faire trois journées ; le gouvernement a encore deux journées pour venir discuter avec nous pour que nous puissions valider les conclusions.

Prié de donner quelques éléments sur les avancées obtenues, Moudassirou Bachabi déclare qu’il ne saurait donner des éléments tant que l’entente n’est pas conclue. « Tant que ce n’est pas signé, je ne peux donner des éléments », retient-il.
Par rapport à l’absence de la Cstb à la séance de ce mercredi, Moudassirou Bachabi pense qu’il faut respecter la position de chacune des centrales ou confédérations syndicales.
Invité à se prononcer sur ce qu’on pouvait retenir de la rencontre de ce mercredi soir, le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané a déclaré présenter la situation ce jour jeudi à 11 h au ministère des Affaires étrangères à l’occasion d’un point de presse.
A noter que lors des discussions de mardi dernier, les centrales avaient promis aller rendre compte à leur base avant d’aviser?

Actualités 15 mars 2018


Département du Littoral: L’exposition de pneus aux abords des rues interdite
[caption id="attachment_28389" align="alignnone" width="1024"]L’exposition de pneus aux abords des rues interdite[/caption]

Le préfet du Littoral, Modeste Toboula, interdit tout dépôt de pneus à l'entrée des ruelles ou aux abords des rues dans le département.

Par l’arrêté préfectorale N°8/0058/DEP-LIT/SG/SCAD/SA du 13 mars 2018, il a invité, les vendeurs de pneus d’occasion, les vulcanisateurs et autres acteurs à poser des enseignes en remplacement de ces pneus, qui ne participent pas à l’embellissement de la ville et créent des accidents de circulation.
Il a instruit, par la même occasion, la Police républicaine, le maire de Cotonou, les chefs d’arrondissement et les chefs quartiers à l’effet de faire respecter l’application de cette directive administrative?

Yêdafou KOUCHÉMIN (Stag.)

Société 15 mars 2018


Affaire détention et vente de faux médicaments: L’Intersyndicale des pharmaciens du Bénin donne de la voix
[caption id="attachment_28387" align="alignnone" width="1024"]Intersyndicale des pharmaciens du Bénin donne de la voix / photo de http://bj.jolome.com/news/article[/caption]

L’Intersyndicale des pharmaciens du Bénin s’est prononcée, ce mercredi 14 mars à Cotonou, sur le verdict du tribunal de première instance de Cotonou dans l’affaire de détention et de vente de faux médicaments impliquant, entre autres, les grossistes-répartiteurs de produits pharmaceutiques. Ces derniers ont été condamnés, mardi dernier, à quatre ans de prison ferme, à une amende de 10 millions chacun, et au versement de 100 millions F Cfa d’amende solidaire.

Dans la déclaration lue par Dr Louis Dèhoumon Koukpémédji, à l’issue d’une assemblée générale, le Syndicat national des pharmaciens du Bénin (Synaphab) et le Syndicat indépendant des pharmaciens du Bénin (Siphab) réunis au sein de l’Intersyndicale, se disent surpris de la sanction infligée aux mis en cause. « Au rendu du verdict, on s’aperçoit que l’accusation retenue contre les dirigeants des sociétés grossistes-répartiteurs est la vente de médicaments falsifiés », a laissé entendre le porte-parole de l’Intersyndicale, après avoir rappelé qu’à l’audience du mardi 6 mars dernier, il n’a jamais été démontré que les médicaments incriminés avaient été falsifiés. Du point de vue des pharmaciens, il était plutôt reproché aux grossistes-répartiteurs un manquement à la procédure d’importation des produits de santé en République du Bénin.
« Les moyens soulevés par l’accusation à l’audience sont donc scientifiquement et juridiquement insuffisants pour parler de médicaments falsifiés », estimele porte-parole de l’intersyndicale. Il dénonce, par ailleurs, les failles de la direction de la Pharmacie qui aurait pu faire éviter des situations pareilles depuis des années. « Il s’agit alors d’une responsabilité partagée entre les structures de contrôle de l’Etat et les grossistes-répartiteurs mis en cause », soutiennent les pharmaciens.
Dr Louis Dèhoumon Koukpémédji salue les efforts du gouvernement et de la justice visant à assainir le secteur pharmaceutique pour la protection de la santé des populations. Mais il sollicite d’ores et déjà la clémence de la cour d’appel de Cotonou à l’endroit des intéressés, au cas où elle sera saisie dans la suite de la procédure d’un recours.
L’Intersyndicale des pharmaciens affirme sa disponibilité à collaborer avec le gouvernement dans le cadre des réformes nécessaires dans le secteur pharmaceutique, dans le but de protéger la santé des populations et de préserver le monopole de compétence du pharmacien. Pour finir, Dr Louis Dèhoumon Koukpémédji, a invité tous les pharmaciens à plus de rigueur dans l’application des bonnes pratiques pharmaceutiques dans l’accomplissement de leurs missions de santé.

Christian HOUNONGBE (Stag.)

Actualités 15 mars 2018


Promotion du numérique dans les pays francophones; Le Réseau des ministres de l’Economie numérique de l’Oif se met en place
[caption id="attachment_28386" align="alignnone" width="1024"]Le Réseau des ministres de l’Economie numérique de l’Oif se met en place[/caption]

Le Réseau des ministres de l’Economie numérique des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie –Oif) a fait l’objet d’une conférence de presse co-animée, ce mercredi 14 mars à Cotonou, par le ministre en charge de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, son collègue des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, et le directeur représentant régional de la Francophonie, Eric Adja.

Le gouvernement est décidé à faire du Bénin la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance et de l’inclusion sociale. La visite au Bénin en décembre 2017 de la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, a été l’occasion pour poser les jalons de la mise en place du Réseau des ministres de l’Economie numérique de l’Oif. Au cours d’une conférence de presse, ce mercredi à Cotonou, le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, son collègue en charge de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, et le directeur représentant régional de l’Oif, Eric Adja, ont expliqué l’importance de cette initiative et les bénéfices que les pays en tireront.
Pour le ministre en charge des Affaires étrangères, le numérique est devenu aujourd’hui un domaine d’importance et de passion. Lorsque les organisations internationales prennent des décisions dans le domaine du numérique, estime Aurélien Agbénonci, il faut les appliquer. A son avis, c’est une évidence que les technologies de l’information et de la communication doivent être utilisées comme catalyseur de la croissance économique.
La mise en place de ce réseau, selon le ministre en charge de l’Economie numérique, vise à créer un creuset de rencontre et d’échanges entre les responsables des départements ministériels en charge de l’Economie numérique en vue d’accompagner les pays membres de l’espace francophone. Aussi, vise-t-elle à mutualiser les efforts des pays dans ce domaine. C’est une opportunité d’échanges de meilleures pratiques ; le réseau couvre l’ensemble des activités relatives au numérique, précise Aurélie Adam Soulé Zoumarou.
Sur les enjeux socio-économiques et les avantages du numérique, elle a expliqué qu’il y a aujourd’hui l’émergence de nouveaux services avec un nouvel ordre économique et que le numérique apparaît comme un espace de liberté.
Au regard de tous ces avantages, elle a pris l’engagement que son ministère mettra tout en œuvre pour que le réseau soit dynamique.
Le directeur représentant régional de l’Oif, Eric Adja, pour sa part, se réjouit que le Bénin prenne le devant de cette initiative qui doit regrouper 84 pays. Avec le numérique, les questions du Nord et du Sud sont bousculées, estime-t-il. Il indique que l’Oif a donné son accord pour l’appui de la vulgarisation du Code numérique du Bénin qui, selon le ministre en charge de l’Economie numérique, est actuellement en cours de promulgation.

Actualités 15 mars 2018


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