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Nouvelles

Programme Defia / Appui à la commercialisation de l’ananas: Enabel subventionne 64 600 emballages pour 10 exportateurs
Dix exportateurs d’ananas bénéficient d’emballages de qualité subventionnés pour la commercialisation des produits, dans le cadre du Programme Defia de l’Agence belge de développement (Enabel). La remise symbolique des spécimens a eu lieu vendredi 5 février dernier à Cotonou. Engagée à renforcer l’image de marque de l’ananas du Bénin, l’Agence belge de développement (Enabel) permet aux exportateurs de disposer d’emballages de qualité, attrayants et à des prix compétitifs. Dans le cadre du Programme de développement de l’entreprenariat dans la filière ananas (Defia), elle subventionne à leur profit 64 600 cartons à hauteur de 40 %. Il s’agit de 46 080 cartons plats pour la variété « Pain de sucre » et de 18 520 cartons cubiques pour la « Cayenne lisse », pour un montant total de 100 000 euros (65,5 millions F Cfa), destinés à dix exportateurs d’ananas frais dont les projets ont été sélectionnés parmi dix-huit reçus, précise Wilma Baas, manager du programme Defia. D’une texture plus solide et moins épaisse que ce qui était utilisé jusque-là, les prototypes génériques ont été validés avec les exportateurs qui peuvent y coller leur identifiant (logo). Les premiers essais d’expédition sont concluants, selon Salami Ténakah, responsable de l’Intervention 1 du programme. «Aucun carton parti de Cotonou à destination de Paris n’est détérioré », informe-t-il. Toutefois, les réflexions se poursuivent en vue de perfectionner les emballages et d’aller à la certification pour éviter le piratage et répondre aux exigences des clients des exportateurs. La mise à disposition de ces emballages en carton de qualité permettra de garantir la qualité des fruits pendant l’exportation jusqu’aux consommateurs finaux, salue Chadrac S. Ahamidé, secrétaire permanent de l’Association interprofessionnelle de l’ananas du Bénin (Aiab). Au nom des acteurs de la filière, il témoigne sa gratitude à Enabel pour sa sollicitude constante à leurs côtés. Préserver le label Bénin Pour Prosper Agossou Sagbo, directeur général de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) Pôle 7 (regroupant les départements de l’Ouémé, de l’Atlantique, du Littoral et du Mono), les nouveaux emballages participent d’un meilleur conditionnement et d’un bon positionnement du label béninois connu à l’international. En plus de contenir le produit, de le préserver de toute contamination, de faciliter son transport, sa distribution, son stockage, son étalage, la fonction de l’emballage est plus importante surtout lorsqu’il s’agit des produits alimentaires comme les fruits. M. Agossou Sagbo exhorte les exportateurs à œuvrer à pérenniser le circuit d’approvisionnement au-delà de la durée du programme. L’ambition, souligne Mme Baas, c’est d’accompagner les exportateurs à avoir un accès permanent aux cartons de qualité qui favorisent le convoyage des ananas dans de bonnes conditions sur le marché international. Les besoins exprimés par les exportateurs sont chiffrés à 115 200 cartons plats (à monter) et 46 300 cartons cubiques. Chadrac S. Ahamidé plaide, pour sa part, pour la recherche de nouveaux marchés d’écoulement pour l’ananas frais et ses dérivés. Cette tâche incombe en partie à l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex) dont la représentante, Gniré Corinne Sinatoko, insiste sur le suivi des étapes de traitement et de contrôle visant à garantir la qualité et à préserver l’image du Bénin. Société 08 févr. 2021


Egalité femmes-hommes: Accélération des progrès souhaitée
Selon un sondage international, mené entre juillet et août 2020, une majorité absolue de citoyens souhaite que leur gouvernement et le secteur privé agissent rapidement pour faire reculer les inégalités persistantes entre les sexes. L’étude dresse un état des lieux des expériences et des perceptions du public dans le domaine de l’égalité de genre. L’organisation mondiale Women Deliver et l’association française, Focus 2030, ont commandé un sondage international pour évaluer les perceptions citoyennes sur l’égalité femmes-hommes. L’évaluation a été effectuée dans 17 pays dont les habitants représentent la moitié de la population mondiale. Elle révèle que les femmes et les filles subissent de façon disproportionnée les conséquences de la pandémie de Covid-19 en matière de santé physique et mentale, mais aussi des impacts notables sur leurs perspectives professionnelles et économiques. La majeure partie des personnes interrogées, 80 % en moyenne, déclarent que l'égalité des sexes représente une priorité personnelle. Par ailleurs, 65 % estiment que leur gouvernement devrait en faire davantage pour promouvoir l'égalité dans leur pays. Femmes davantage associées à la gestion de la crise sanitaire Le sondage permet également de mesurer la manière dont la pandémie de la Covid-19 a affecté le quotidien, les moyens de subsistance et la santé mentale des personnes interrogées. Ainsi, 82 % des personnes interrogées reconnaissent l’importance d’impliquer les femmes dans tous les aspects des réponses à apporter à la crise sanitaire. Mais, si les femmes représentent 70 % des travailleurs en première ligne pendant cette difficile période, elles ne représentent actuellement que 24 % des décideurs chargés d’organiser les réponses pour faire face à la pandémie de Covid-19. Il est donc indispensable d'adopter une approche genrée en associant davantage les femmes aux réponses apportées à la crise sanitaire. L’impact est significatif sur les femmes, notamment âgées de 18 à 44 ans, qui s’avèrent être plus nombreuses que les hommes à déclarer avoir subi un stress émotionnel et à avoir fait face à une augmentation des tâches domestiques. En moyenne, 57 % des femmes ont déclaré avoir subi une forme de discrimination fondée sur le genre au cours de leur vie. Les taux de discrimination les plus élevés ont été observés dans les pays à revenu intermédiaire comme le Kenya (83 %), l'Inde (81 %) et l'Afrique du Sud (72 %). Mettre fin aux violences basées sur le genre constitue la priorité majeure. Il s’agit notamment de lutter contre le harcèlement en ligne, les agressions sexuelles, les mariages forcés, le mariage des filles et les mutilations génitales féminines. Aux États-Unis, les répondants se déclarant noirs ou afro-américains sont moins nombreux à estimer que l'égalité des sexes a progressé au cours des 25 dernières années, par rapport aux répondants se déclarant blancs. Une telle différence n'a été observée dans aucun autre pays, pas même dans ceux ayant un passé documenté de discrimination raciale tels que l'Afrique du Sud. Les jeunes de moins de 25 ans, les femmes en particulier, sont plus nombreux à attendre de leur gouvernement qu’il prenne des initiatives pour faire avancer l’égalité des sexes. Rassemblement mondial, présidé par Onu-Femmes Les résultats de ce sondage ont été publiés deux mois avant le Forum Génération Égalité, rassemblement mondial pour l'égalité femmes-hommes, présidé par Onu Femmes et co-organisé par les gouvernements du Mexique et de la France. Ce forum sera inauguré à Mexico en mars. Le point d’orgue aura lieu à Paris en juin. Il offrira aux gouvernements, au secteur privé et à la société civile une occasion de s’engager à prendre des mesures ambitieuses et concrètes pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes. En outre, il permettra d’encourager l'action politique et d'obtenir des engagements financiers pour la période 2021-2026 en faveur de mesures visant à faire progresser les droits et les opportunités des femmes dans le monde. En dépit de 26 ans de progrès depuis la Conférence mondiale sur les femmes de Pékin en 1995, aucun pays n'a pleinement respecté ses engagements en matière d'égalité des sexes. Plus de la moitié des filles et des femmes dans le monde, soit 2,1 milliards de personnes, vivent dans des pays qui ne sont pas en mesure d'atteindre des objectifs cruciaux en matière d'égalité des sexes d'ici 2030. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’office des Nations Unies à Genève (Suisse) International 08 févr. 2021


Démarrage des travaux de la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé: Le site remis aux partenaires
Les travaux de construction de la zone économique spéciale de Glo-Djigbé démarrent. C'est en présence des populations, des sages et des autorités locales que l'Agence de promotion des investissements et des exportations a procédé, vendredi 5 février dernier, à la remise du site aux partenaires, chargés de son aménagement et de son exploitation. Le 5 février 2020, le gouvernement du Bénin a créé la zone économique spéciale de Glo-Djigbé. Un an après, jour pour jour, vendredi 5 février dernier, l'Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex) a remis le site à la Société d’investissements et de promotion de l’industrie (Sipi) chargée de l’exploitation de cet espace économique et au groupe Arise, partenaire technique en charge de la mise en œuvre du projet. « L’objectif du gouvernement en créant cette zone est de faire de notre pays un hub industriel et d’assurer la transformation de nos produits agricoles, notamment le cajou, le coton, le karité, l’ananas, le soja, le bois… Désormais, avec cette zone, nous allons attirer les investisseurs dans notre pays et capter de manière beaucoup plus importante la plus-value de nos produits agricoles », fait observer Laurent Gangbès, directeur général de l’Apiex. Il ajoute que la remise de site permettra à la Société d’investissements et de promotion de l’industrie (Sipi) de démarrer les travaux d’aménagement, d’exploitation et de développement de cet espace. « C'est un projet phare du gouvernement béninois et nous sommes ravis de démarrer les travaux », déclare Kundan Kumar, directeur général du groupe Arise. Le maire d’Abomey-Calavi, Angelo Ahouandjinou, n’a pas caché sa joie face à un projet d’une telle envergure. «Ce projet vient particulièrement soulager les populations de Zè, Tori et Abomey-Calavi. Vous savez, il n'y a plus de place pour nos jeunes dans les bureaux. Il nous faut produire, transformer et commercialiser. Et c'est ce à quoi va servir cette zone économique spéciale. Beaucoup de choses se passeront ici pour le bonheur de nos populations », a expliqué le maire d'Abomey Calavi aux populations riveraines. Le préfet de l'Atlantique, Jean Claude Codjia, va ensuite les inviter à soutenir ce projet. Pour lui, la remise de ce site montre une fois de plus combien le gouvernement tient à concrétiser son ambitieux Programme d'action. Au regard des opportunités qui en découleront pour les communes riveraines et pour le Bénin, Jean Claude Codjia a exprimé la reconnaissance des populations au chef de l'État. Un véritable hub industriel « Cette zone de 1640 hectares est l’aboutissement d’un processus qui a commencé par la prise de la loi fixant le régime des zones économiques spéciales en République du Bénin en 2017 et la signature d’un partenariat avec le groupe Arise en novembre 2019 pour l’aménagement, le développement et l'exploitation de cette zone », fait savoir Laurent Gangbès, directeur général de l’Apiex. Cette zone sera développée de façon graduelle, et ceci en deux phases. La première phase comprend 635 hectares dont 485 hectares de zone industrielle, commerciale et de stockage, le reste étant consacré aux infrastructures et aux installations communes, notamment les bâtiments administratifs. La deuxième phase concerne l’extension de 1005 hectares pour atteindre les 1640 hectares prévus. La zone économique spéciale de Glo-Djigbé est conçue pour être un parc industriel moderne respectueux des normes environnementales et sociales. Elle est destinée à fournir des services aux industries de transformation de noix de cajou, de filature et de tissage du coton, de fabrication de vêtements, d’exploitation de bois, ainsi qu’aux industries agroalimentaires. Ce projet va induire une contribution significative au développement socio-économique du Bénin à travers une augmentation des exportations de 5 à 10 milliards de dollars Us et une augmentation du Pib de 4 à 7 milliards de dollars Us d’ici 10 ans. « C’est environ six unités industrielles de transformation de fibre coton d’une capacité totale de 100 mille tonnes, 29 unités industrielles de transformation de vêtements, 14 unités industrielles de transformation de noix de cajou d’une capacité totale de 150 mille tonnes et 10 unités industrielles de tous types qui ont déjà manifesté leur intention de s’installer dans cette zone et qui y sont attendues dans les mois prochains », a précisé le directeur général de l’Apiex. A en croire Laurent Gangbès, l’implantation d’unités de transformation de noix de cajou, de filature, de tissage et de confection de vêtements, devrait créer au total, 300 à 350 mille emplois d’ici 2030. Le directeur de l’Apiex a alors remercié tous ceux qui ont travaillé sans relâche à la conception de ce projet, en l’occurrence le chef de l’Etat qui en a eu l’initiative. Economie 08 févr. 2021


Réformes politiques: Patrice Talon apprécie le soutien de Moele-Bénin
Samedi 6 février dernier, le parti Mouvement des Élites engagées pour l'émancipation du Bénin (Moele-Bénin) procédait à l’installation de ses coordinations départementales. Une cérémonie à laquelle le chef de l’Etat s’est invité et en a profité pour exprimer sa gratitude au parti pour son soutien aux réformes politiques. En effectuant le déplacement de Cotonou pour l’installation des membres des coordinations départementales de leur formation politique, les militants et responsables du parti Mouvement des Élites engagées pour l'émancipation du Bénin (Moele-Bénin) ne s’étaient pas préparés pour une adresse du président Patrice Talon. Pourtant, l’homme s’est introduit en invité surprise peu avant 18 heures en plein milieu des travaux. L’arrivée du chef de l’Etat sur cette activité du parti a suscité de vives émotions. Candidat désigné du parti depuis le dimanche 9 août à Cotonou, au terme de son deuxième conseil national, Patrice Talon a profité de cette occasion pour dire tout le bien qu’il pense de cette formation politique qui s’illustre par un soutien constant à sa gouvernance. « Vous avez cru aux réformes et vous avez accompagné », a indiqué le chef de l’Etat dans son adresse aux militants. Il a reconnu également que Moele-Bénin n’est pas un parti comme les autres et s’est réjoui du chemin fait par cette formation sur l’échiquier politique national. Autre élément de satisfaction relevé par le chef de l’Etat à l’occasion, le militantisme. Il a au cours de son intervention, reconnu que le militantisme est de plus en plus partagé au sein de cette formation politique et en a félicité les responsables, en particulier le président Jacques Ayadji. Moele-Bénin aura, aux yeux de Patrice Talon, donné la preuve de sa maturité à travers ce militantisme qu’il a fortement loué à l’occasion. D’ailleurs, il s’affiche comme un soutien au parti et invite d’autres acteurs à en faire autant. Patrice Talon n’a pas à l’occasion abordé que des sujets heureux. Il est revenu sur l’organisation des dernières élections législatives pour reconnaître qu’il n’y avait pas eu « complot » contre le parti. Une adresse qui, comme on peut l’imaginer, devrait calmer les cœurs encore meurtris de certains militants qui rêvaient de prendre part à ces législatives. Le dernier pan de l’adresse du chef de l’Etat a été fait de conseils à l’endroit des responsables et dirigeants du parti. Patrice Talon rêve d’un Moele-Bénin fort avec une belle assise au plan politique et pour cela, il a exhorté les militants à travailler à l’élargissement des bases du parti et à faire en sorte qu’il soit assez et mieux représenté. Avant de procéder à l’installation des nouveaux coordonnateurs départementaux, le chef de l’Etat a tenu à partager avec eux la responsabilité qui est la leur et la mission qui leur est confiée. Celle de travailler pour un meilleur enracinement du parti. En attendant d’en arriver là, il est fier du soutien que lui porte le parti. Ces responsables qui sont par ailleurs des ambassadeurs pour la cause de sa réélection seront aussi jugés en fonction de leur rendement sur le terrain public, a rappelé Patrice Talon. Si les ovations enregistrées suite à cette adresse permettent déjà de témoigner de la réceptivité du message, Joseph Ahissou, au nom des coordonnateurs, a rassuré que la confiance placée en eux ainsi que les espoirs du chef de l’Etat ne seront nullement déçus. En même temps qu’il mouille le maillot pour la présidentielle d’avril, Moele-Bénin songe déjà aux prochaines élections législatives et travaille de sorte à avoir le maximum d’élus. Il faut aussi mentionner qu’au cours de cette activité politique, les militants ont été entretenus sur plusieurs sujets touchant à la vie du parti. Politique 08 févr. 2021


Présidentielle 2021: Le congrès du Prd valide le choix de Patrice Talon (Le candidat aux côtés de Me Adrien Houngbédji)
Le bureau politique et le congrès extraordinaire du Parti du renouveau démocratique ont entériné, samedi 6 février dernier, le choix du président de la République, Patrice Talon, proposé par la direction exécutive nationale du Prd comme le candidat du parti à la présidentielle prochaine. Les assises ont été rehaussées par la présence du candidat qui promet un nouveau partenariat politique avec le Prd en cas de victoire. Le Parti du renouveau démocratique (Prd) se mobilise pour une victoire sans appel à la présidentielle du 11 avril prochain, de son candidat, Patrice Talon en course pour sa propre succession à la présidence de la République. C’est la principale résolution issue de la réunion du bureau politique et du congrès extraordinaire du parti de Me Adrien Houngbédji tenus, samedi 6 février dernier, au siège de cette formation politique à Porto-Novo. Les travaux ont permis aux congressistes de statuer et d’entériner, en dernier ressort, le choix de Patrice Talon comme candidat du parti proposé par la direction exécutive nationale du Prd puis validé par la réunion du bureau politique. Le Prd, à travers ce choix, veut que la dynamique de développement en cours au Bénin et surtout les transformations à Porto-Novo se poursuivent. « La décision de soutenir Patrice Athanase Guillaume Talon a un vrai sens: aller de l’avant pour le bien du Bénin, pour le bien de cette région, pour le bien du Prd », explique le président du Prd, Me Adrien Houngbédji. Il précise que cette décision n’est pas celle d’une oligarchie. « Elle est notre décision à tous, celle de nos cellules de base ; celle de nos sous-sections et sections ; celle de nos associations ; celle de nos structures horizontales, celle de nos populations », ajoute Me Adrien Houngbédji. «Notre choix n’est pas un choix d’humeur, un choix de simple émotion. C’est un choix de raison, pour aller de l’avant », détaille l’ancien président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji n’a pas occulté, dans son message d’optimisme et d’espoir, les frustrations et autres malentendus connus par le parti à la suite des réformes du système partisan où le Prd se retrouve aujourd’hui, pour la première fois depuis sa création en 1990, sans députés au Parlement et sans élus communaux et municipaux encore moins de maires. Il se réjouit que le calme soit revenu au sein du parti qui a difficilement digéré cette situation. Réparer les torts « Nous savons où nous avons trébuché. Nous retirerons une à une les pierres sur lesquelles nous avons trébuché», croit Adrien Houngbédji, sûr et certain que le parti réussira cette remontée pour reprendre du poil de la bête. Selon lui, cette remontée du Prd se fera avec Patrice Talon, en restant « cette voix qui murmure constamment à ses oreilles, les charmes du dialogue dans la diversité ». Invité aux travaux, le candidat Patrice Talon a clarifié que les réformes politiques engagées par le gouvernement ne visaient pas à faire disparaitre le Prd mais plutôt tous les partis politiques pour de grands regroupements politiques. Selon lui, ces réformes étaient nécessaires pour mettre fin à la cartographie politique du pays faite de plus de 200 partis politiques. Pis, aucun de ces partis politiques n’a pu conquérir le pouvoir depuis 1990 à ce jour. Il fallait cette chirurgie pour permettre aux partis d’être davantage forts et présents partout sur le territoire national afin de gagner le pouvoir un jour et de le gérer de façon homogène. Patrice Talon reconnait que ces réformes politiques ont créé d’énormes dommages au Prd aujourd’hui absent au Parlement et dans les conseils communaux et municipaux. Il invite Me Adrien Houngbédji et les siens à travailler pour étendre les bases du parti afin qu’il devienne une véritable formation politique nationale. Patrice Talon promet d’aider le Prd, s’il gagnait le second mandat, à relever ce challenge. « Le moment est arrivé pour panser les plaies, réparer les torts et préjudices qui sont lourds», assure Patrice Talon. « Je ferai la promotion du Prd mieux que quiconque», promet-il. Cette réparation semble être, pour le chef de l’Etat, une dette qu’il a envers le Prd qui lui est resté depuis 2016, en dépit de tout, fidèle, loyal et solide. Patrice Talon promet de payer tout ce qu’il doit au parti de Me Adrien Houngbédji dont il a été un soutien discret et distant depuis la création de cette formation politique. Actualités 08 févr. 2021


Parrainage de duo candidat: L’Up regrette la posture d’une partie de l’opposition
L’Union progressiste (Up) déplore la position tranchée d’une frange de l’opposition politique sur la question du parrainage dans le cadre de la présidentielle du 11 avril prochain. A la faveur d’une conférence de presse animée, samedi 5 février dernier, au siège de leur formation politique à Cotonou, Lazare Sèhouéto et plusieurs autres membres du parti ont déploré la posture actuelle de l’opposition et réaffirmé l’attachement de leur formation politique au respect de la loi électorale en vigueur. Dans le cadre de la présidentielle prochaine, certains partis et acteurs politiques de l’opposition à l’instar du parti «Les Démocrates» ont enregistré la déclaration de leur duo de candidature à la Commission électorale nationale autonome (Céna) sans satisfaire à l’exigence liée au parrainage. Pis, certains ténors de l’opposition affirment que leur parti ne compte pas aller à la conquête de parrains. Indigné, le parti Union progressiste dit regretter profondément cette position de leurs amis d’en face. « …Au lieu de faire de la politique au sens noble du terme, cette opposition se consume dans des stratégies d’impasse… », fait constater Lazare Sèhouéto, le principal conférencier entouré de plusieurs hauts responsables du parti dont Me Abraham Zinzindohoué, Orden Alladatin, Gérard Gbénonchi et Christelle Houndonougbo. Poursuivant dans son propos liminaire, l’ancien ministre du Commerce fait l’historique de la réforme du système partisan, relève quelques faux pas commis par l’opposition politique avant, pendant et après la réforme, et en arrive à la conclusion que l’opposition s’est elle-même soustraite aux législatives et communales dernières. « L’opposition s’est exclue elle-même des législatives, à la veille de ces élections, après qu’ensemble, on a dégagé des possibilités, qui leur permettraient d’y participer (…) Après une longue période de résistance, une partie de cette opposition (…) a fini par se conformer aux textes et a obtenu son récépissé mais, c’était trop tard pour rattraper les fautes du passé », a déclaré Lazare Sèhouéto. Pour l’ensemble des conférenciers, en continuant de multiplier les faux pas et remettre en cause les lois en vigueur, cette frange de l’opposition est en train de s’exclure de la présidentielle prochaine. « Pour l’élection présidentielle de 2021, cette frange de l’opposition s’enfonce dans l’impasse encore une fois. Révélant au grand jour les raisons profondes de son boycott des législatives et des communales. Ils crient déjà et crieront plus encore à l’exclusion, et continueront à se tromper de combat… », analyse le principal conférencier. L’Up à la rescourse des démocrates Selon Lazare Sèhouéto, des élus de son parti politique étaient prêts à aider le duo candidat des Démocrates à réunir le nombre de parrains recommandé pour participer à l’élection du 11 avril prochain. Mais ils ont attendu en vain le parti. « Certains de nos élus ont décidé de parrainer le duo qui serait issu du parti dénommé Les Démocrates. Ils ont dû garder leur fiche jusqu’au dernier moment, sans savoir exactement quel duo parrainer dans l’imbroglio qui a été orchestré au sein de ce parti et de ses alliés… », regrette l’ancien ministre du Commerce. « Il y a encore hélas dans notre pays, poursuit-il, des gens qui estiment que pour baisser la fièvre, il faut casser le thermomètre. Ils l’ont fait en 2019 et 2020. (…) Ceux qui croient que l’on peut arrêter le progrès se sont encore mis à la tâche, en 2021. », affirme-t-il. En tout cas, du côté de l’Up, martèlent les conférenciers, l’on reste attaché au respect des lois en vigueur, et engagé derrière le chef de l’Etat, Patrice Talon et son gouvernement. Ils se disent, toutefois, confiants que toutes les franges de l’opposition finiront par saisir les possibilités réelles qu’elles ont de faire avancer le pays. Politique 08 févr. 2021


Agression sur Galiou Soglo : La police a ouvert une enquête de flagrance après des constatations et une reconstitution des faits
  Roger Tawès, commissaire principal de police et porte-parole de la Police républicaine a donné les premiers détails sur l’agression dont aurait fait l’objet l’ancien ministre Galiou Soglo dans la soirée du vendredi 5 février dernier.

Roger Tawès, commissaire principal de police et porte-parole de la Police républicaine a fait une brève déclaration de presse sans trop de précisions ce dimanche 7 février au sujet de la tentative d’agression dont aurait été l’objet l’ancien ministre Galiou Soglo. Pour ce qui est des circonstances du drame, il a indiqué qu’il est « revenu à la police républicaine que le vendredi 5 février, alors que Galiou Soglo se rendait à sa ferme située dans le village Avagbé, arrondissement de Kpanroun  dans la commune d’Abomey-Calavi,  le véhicule qui le transportait aurait essuyé des coups de feu simultanément sur ses deux flancs, pendant qu’il roulait vers 20 heures dans la brousse sur une piste isolée située à trois kilomètres environ de la voie bitumée ». Son chauffeur « aurait réussi à forcer le passage et a poursuivi son chemin avant de se replier sur Cotonou à 30 kilomètres plus loin, en prenant un contournement ». Suite à cet incident, instruite par le procureur de la république près le Tribunal de première instance d’Abomey-Calavi, « la Police républicaine a aussitôt ouvert une enquête de flagrance et s’est portée sur place pour des constatations et une reconstitution des faits, en présence du conducteur », a indiqué le porte-parole de la police. « Les spécialistes de la police technique et scientifique sont également intervenus sur le véhicule pour des constatations. Les investigations se poursuivent », assurent-ils. Roger Tawès rassure aussi que « toutes les hypothèses seront étudiées pour élucider cette affaire et déférer la procédure d’enquête subséquente devant le procureur de la République ».  
Actualités 07 févr. 2021


Présidentielle du 11 avril : Des élus Up étaient prêts à parrainer le duo du parti Les Démocrates
À la faveur d'une conférence de presse animée ce samedi, le parti Union progressiste (Up) a porté un regard analytique sur la situation préélectorale actuelle du Bénin. Entre autres points abordés, les conférenciers ont déploré la position tranchée du parti Les Démocrates (Ld) sur la question du parrainage alors même que des élus Up étaient prêts à parrainer le duo candidat des démocrates.<< ...Certains de nos élus ont décidé de parrainer le duo qui serait issu du parti dénommé Les Démocrates. Ils ont dû garder leur fiche jusqu'au dernier moment, sans savoir exactement quel duo parrainer dans l'imbroglio qui a été orchestré au sein de ce parti et ses alliés. >>, se désole Lazare Sèhouéto, le principal conférencier. Il fait savoir que l'on ne saurait baisser la fièvre en cassant le thermomètre, allusion faite aux conséquences de la remise en cause des lois électorales par le parti de Éric Houndété. D'après les conférenciers, en politique, ce n'est pas la décision que l'on prend qui compte et s'avère utile mais, c'est bien le moment où l'on la prend qui, bien souvent, la rend efficace. Avec l'allure que les choses prennent, remarquent-ils, une frange de l'opposition politique (notamment Les Démocrates) est en train de s'écarter, elle-même, de la présidentielle et s'engouffrer, une fois encore, dans l'impasse après les législatives et communales dernières qu'ils ont décriées. Actualités 06 févr. 2021


Nuit des idées 2021 à l’Institut français de Cotonou: Un voyage entre patrimoine, ancestralité et religion
L’édition 2021 de la « Nuit des idées », une initiative de l’Institut français du Bénin a rapproché trois continents à savoir l’Afrique, l’Europe et les Amériques à travers échanges, débats, performances artistiques… confrontation des idées. Une soirée en six grands actes. C’est ainsi qu’on pourrait résumer l’édition 2021 de la « Nuit des idées » de l’Institut français du Bénin. Entre échanges, débats, performances artistiques, le thème proposé pour cette nuit de confrontation des idées entre peuples de part et d’autre de l’Atlantique a trouvé tout son sens. « Proches ». C’est autour de cette thématique que les échanges et prestations se sont déroulés. La soirée s’ouvre sur une scène qui a voulu proches Haïti et le Bénin. Une demi-heure de chants sacrés, belle balade entre chants traditionnels et même Vodoun des deux pays assurée par les Teriba du Bénin et l’artiste James Germain d’Haïti. Des notes dansantes comme on peut l’imaginer, associant instruments traditionnels et modernes, ont eu droit de cité pendant cette parade musicale d’ouverture qui conduira le public vers le premier panel d’échanges de la soirée. En débat « Circulation atlantique et actualisation artistique du sacré et de l’ancestralité ». Aux côtés des artistes, Marcel Padé, musicologue et auteur de publications sur le Fâ, Emmanuelle Kadya Tall et Carlo Celius, chercheurs en France et enfin, Ousmane Alédji, expert culturel et fondateur du centre culturel Artisttik Africa. Aux artistes, il a été essentiellement demandé de faire le lien entre leurs compositions et les sources qui souvent les inspirent. De leur côté, les chercheurs ont fait une lecture croisée des réalités culturelles et même cultuelles de part et d’autre de l’Atlantique. Marcel Padé exposera, pour sa part, la contribution du Fâ à cet ensemble tandis qu’Ousmane Alédji, également chargé de mission du chef de l’Etat sur les affaires culturelles, apportera des précisions sur les ramifications entre les parties visible et invisible des religions endogènes. Il va surtout apprécier la tolérance religieuse qui caractérise le pays, rappelant que la pape Jean Paul II en visite au Bénin avait été même accueilli par des dignitaires des religions endogènes. « Proche » comme la thématique La directrice déléguée de l’Institut français de Cotonou, Coline-Lee Toumson-Venite, est satisfaite du choix et du développement de cette thématique qui illustre à merveille, selon elle, les enjeux culturels actuels de part et d’autre de l’Atlantique. L’Europe, l’Afrique et les Amériques sont si proches comme cela transparait davantage à travers cet océan Atlantique matriciel qui connecte les trois continents. C’est dans doute pour cette raison qu’elle voit assez proches les artistes dans la création artistique et dans l’élaboration intellectuelle de leurs idées. Cotonou face à Haïti en dialogue avec Paris pour concevoir des créations artistiques sur fond de recherches anthropologiques en histoire de l’art, sciences humaines… Sous le signe de la proximité. C’est l’ultime lecture que fait Coline-Lee Toumson-Venite de cette nuit des idées, tout en saluant ce thème inédit qui s’est invité avec la situation de Covid-19 pour remplacer la proximité physique par d’autres alternatives. Interroger et reconnecter ces trois façades de l’Atlantique, c’est finalement la raison d’être de cette nuit dont l’acte trois s’est révélé comme un grand moment. Sur scène, face à un public très demandeur, la troupe d’enfants les Pepit’Art de Mèdédjonou dans la commune d’Adjarra. De jeunes danseurs, chanteurs et batteurs âgés de cinq à dix-neuf ans dont le talent traverse déjà les frontières. Pendant trente minutes, les Pepit’Art présentent une performance faite de percussions, chants et danses cérémoniels. A cette performance succédera un autre panel d’échanges. Didier Houénoudé, enseignant-chercheur, Bienvenu Koudjo, chercheur et directeur du Conservatoire des danses traditionnelles et cérémonielles du Bénin et Michel Noudogbessi, musicien et responsable de la troupe Pepit’Art ont débattu « Autour du patrimoine culturel immatériel : connaître, conserver, transmettre ». Un moment de débat qui a permis d’éclairer la lanterne des participants à cette soirée sur les efforts faits par le pays pour conserver son patrimoine immatériel. Avant-dernier acte de la soirée, la performance live chorégraphique et art numérique avec Rachelle Agbossou, Marcel Gbeffa, Céline Coyac et Maxens Denis. A ces mêmes artistes, la parole fut donnée pour clore l’édition 2021 de la Nuit des idées avec la séquence « paroles d’artistes» sur le patrimoine et la création contemporaine. Culture 05 févr. 2021


3e journée de la Ligue Pro de Football: Sorties décisives pour Eternel et Jac ce week-end
Le championnat professionnel de football va aborder, dès demain samedi 6 février, sa troisième journée. Pour n’avoir pas engrangé le moindre point lors des deux précédentes journées, Eternel, Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac) et Jeunesse sportive de Pobè (Jsp) auront des matchs décisifs à jouer, ce week-end. Battus respectivement par les Requins de l’Atlantique et Adjidja, les poulains de Claude Dossou devront éviter une troisième défaite afin de se relancer. Défi identique pour la Jeunesse athlétique de Cotonou et la Jeunesse sportive de Pobè qui s’affrontent dans le duel des perdants, demain samedi 6 février au stade René Pleven de Cotonou. Ch. H. Sports 05 févr. 2021


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