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Après avoir rencontré le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, le comité des propriétaires de maisons présumés affectés par le projet de contournement Nord-Est de Cotonou, présidée par Maurice Aguèmon, était au cabinet du président de la Cour constitutionnelle, vendredi 2 mars à Cotonou. Le but de cette rencontre est de trouver une solution concrète pour éviter un « désastre » au sein de la communauté.
La mise en œuvre du projet de contournement de la ville de Cotonou risque de créer un désastre social, selon le président du comité des propriétaires des maisons qui sont présumés affectés par le projet de contournement Nord-Est de Cotonou, Maurice Aguèmon. A la sortie d’une audience à lui accordée par le président de la Cour suprême, vendredi dernier, il a souligné que trente-trois quartiers sont concernés par ce projet, un des projets phares du Programme d’action du gouvernement (Pag) qui vise la modernisation des cités avec des équipements urbains, des mobiliers d’éclairage solaire dans toutes les rues. Il s’agit, entre autres, de : Fifadji, Mènnontin, Zogbohouè, Ahouanssori Agué, Towéta Kpota, Ladji, Kpankpan, Agbodjèdo, Hlakomey, Yénawa, Yénawa Daho. Près de 155 000 maisons dont plus de 1500 maisons de cultes, toutes obédiences confondues, seront rasées si le projet est mis en œuvre.
Les concepteurs de ce projet, estime Maurice Aguèmon, n’ont pas pris en compte les dimensions sociales, culturelles et cultuelles ; ce qui pourrait créer des remous dans le pays, voire troubler la paix sociale.
Pour éviter ce «désastre» tout en favorisant la faisabilité du projet, les propriétaires de maisons concernés ont décidé de faire un plaidoyer en direction des autorités du pays. Ainsi, après le président de la Cour constitutionnelle, cette délégation a promis de rencontrer les autres dirigeants du pays dont le chef de l’Etat. « Notre problème ne concerne pas le dédommagement... Nous allons trouver avec les gouvernants une autre approche, un autre site qui doit accueillir le projet de contournement », a-t-il précisé. Car, explique-t-il, il y a déjà la rue 895 qui était prévue depuis des années par les différents plans de lotissement et qui est de 40 mètres de large et qu’on peut utiliser valablement pour ce projet.
Pourquoi ne pas penser à des digues sur l’eau, a-t-il suggéré, comme cela se fait dans d’autres pays sur des dizaines de km. L’exemple du Nigeria et ceux de bien d’autres pays sont édifiants, estime-t-il. « L’essentiel est qu’on puisse trouver un compromis pour la faisabilité de ce projet dans la paix et sans cassure », a-t-il ajouté.
Lancement de livre: ‘’Investir dans l’avenir’’, pour réinventer le système éducatif béninois[/caption]Amos Yao Sani a publié aux éditions L’Harmattan l’ouvrage intitulé Investir dans l’avenir–L’impératif d’une éducation innovante. Ce livre qui traite de la question éducative au Bénin a été lancé, samedi 3 mars dernier, au Chant d’Oiseau de Cotonou.
Préfacé par le professeur Benoit Awazi Mbambi Kungua, l’ouvrage Investir dans l’avenir–L’impératif d’une éducation innovante contient 198 pages. Il est réparti en dix chapitres axés sur les orientations à donner au système éducatif pour le rendre innovant et accessible à tous.
Au cours de la présentation de l’œuvre, Lucien Dossou, enseignant de français et journaliste, salue l’investissement intellectuel dont a fait preuve l’auteur à travers les thématiques abordées dans chaque chapitre. Selon lui, l’ouvrage est le fruit de plusieurs années d’expériences de son auteur au Bénin et dans le monde. Lucien Dossou reste convaincu de la portée de l’ouvrage car l’auteur est la somme de plusieurs systèmes éducatifs. « L’auteur a étudié et travaillé au sein de cinq systèmes éducatifs à travers trois continents », fait-il savoir. Ainsi, il a présenté de bout en bout le contenu de chaque chapitre à l’assistance. En témoignent les premiers chapitres intitulés : « Repenser le système éducatif béninois au regard de la nouvelle mission de l’éducation » et « Chaque élève compte : l’éducation construite autour de l’apprenant ». L’auteur indique que « L’école doit être une responsabilité partagée où l’apprenant ne doit pas être la cause de son échec mais comme victime du système éducatif », a-t-il fait remarquer.
Dans cette œuvre, le rôle de l’école, à savoir former des êtres concrets et des citoyens de demain, est précisé. L’auteur livre ses analyses objectives et impartiales pour une vraie réforme du système éducatif béninois.
Pour l’auteur Amos Yao Sani, le système éducatif béninois doit se réinventer afin de pouvoir former de futurs travailleurs complets et inventeurs. « Le livre démontre que la reforme souhaitée est une question de survie pour le Bénin », a-t-il déclaré. Selon lui, l’école doit être l’initiatrice du changement et du développement. C’est pourquoi, il lance un appel au dialogue au niveau des enseignants et du gouvernement qui, selon lui, sont des composantes qui doivent travailler en synergie pour sortir l’école de l’ornière. « Réformer l’école béninoise, c’est un gros challenge mais pas impossible ». a-t-il conclu?
Secteur agricole: Assurer la sécurité alimentaire à partir des périmètres aménagés[/caption]
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche était, vendredi 2 mars dernier, dans la vallée de la Sota à Malanville pour constater l’état des périmètres aménagés et surtout échanger avec les producteurs et les autres acteurs du monde agricole avec qui il a tenu de nombreuses séances de travail.
La commune de Malanville a bénéficié de la part de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) d’un magasin de stockage d’une capacité de 4000 tonnes dans le cadre du Programme de construction de magasins de conservation des récoltes et des graines. L’ouvrage déjà achevé, répond aux normes et à toutes les exigences techniques, de même qu’aux spécificités liées à cette région du pays, assure le directeur technique de l’Agetur, agence en charge de la maîtrise d’ouvrage déléguée, face à la délégation du ministre Gaston Dossouhou qui était sur le site, vendredi dernier. Les producteurs, eux, sont pressés d’en jouir. Vendredi dernier, quelques-uns de leurs responsables sont venus rencontrer le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche pour le lui signifier. Mais le magasin en lui seul ne comblera pas les attentes. Il faut d’abord travailler sur les périmètres agricoles, fait savoir le ministre.
Dans la vallée de la Sota, les 400 hectares aménagés portent les espoirs du ministère qui rêve d’en faire une source de production massive et le point de départ d’une lutte sans précédent contre l’insuffisance alimentaire. Au total, huit périmètres y sont aménagés. Cinq sont répartis sur la rive droite et trois sur la rive gauche. Chaque périmètre fait 50 hectares globalement.
« Ces périmètres offrent la possibilité de faire au lieu d’une récolte par an, plusieurs. La disponibilité de l’eau est permanente. On produit le riz fluvial et après les gens utilisent l’eau disponible dans la Sota pour faire encore une production. Donc il y en a qui ont fait trois récoltes de riz au cours de la première année de mise en exploitation du site. Il y a environ 1031 paysans impactés sur ces sites ». Ces explications de Simon Goudou, directeur technique de l’Agetur vise à illustrer l’importance de ces périmètres sur lesquels tout n’est néanmoins pas parfait. Guerre de leadership, manque de volonté, difficulté de fonctionnement… La présence du ministre sur le site lui a permis de se rendre à l’évidence qu’il faut à nouveau doper le moral de la troupe.
Booster la production
Après environ une heure de visite sur les périmètres, le ministre rassemble sous un manguier d’un côté les techniciens et de l’autre les responsables de chaque périmètre. Instant de vérité sous l’arbre à palabre ! Ministre, agents d’encadrement, responsables à divers niveaux, producteurs… tous assis à même le sol à l’ombre du grand arbre doivent converser. L’autorité cherche à comprendre ce qui se passe, après avoir exprimé ses frustrations et ses déceptions quant aux querelles sur le terrain. Même si la terre, elle fait ses merveilles et en fera davantage en raison des aménagements, il faut tout de même, explique le ministre aux producteurs, une organisation interne et un management sérieux pour relever les défis attendus. Mais c’est surtout dans les rangs des producteurs qu’il faut revoir les choses, de l’avis du ministre, qui a clairement expliqué ses intentions de mettre en concurrence chacun des huit périmètres pour les faire travailler davantage, stimuler la concurrence et assurer une production massive.
Autre problème à Malanville, le bradage de la production en direction des pays comme le Niger et le Nigeria. Les arguments des producteurs pour justifier cet état de choses ont été balayés d'un revers de la main par le ministre Gaston Dossouhoui qui leur a clairement signifié la nouvelle organisation que projette le gouvernement pour que toute la production agricole soit absorbée et gérée avec professionnalisme. Si Malanville est au centre d’autant d’attentions, c’est en raison de son importance dans le rendement agricole du pays. « Sur les sept filières phares de l’agriculture, cette région du pays relevant du pôle agricole I concentre deux à elle seule », indique Jean Gbéto Dansou, responsable dudit pôle. Ici, une part de responsabilité incombe également aux agents d’encadrement et autres responsables du secteur agricole. D’eux, le ministre attend également beaucoup. A Malanville et à Kandi, il les a rencontrés pour leur tenir un langage de vérité. Sans langue de bois, le ministre de l’Agriculture a porté le doigt sur la plaie. Les carences et autres tares notées dans leurs rangs ont été exposées et discutées. Au terme de la séance de Kandi qui a pris l’allure d’une véritable séance de coaching, responsables et collaborateurs affichent de larges sourires. Des appréciations sur le management et la vision du ministre sont chuchotés çà et là, comme si les nombreuses ovations qui ont entouré son speech, ne suffisaient pas. « Son mot d’ordre sera suivi pour que les résultats escomptés soient obtenus », assure Alain Agué de la direction des Aménagements et Infrastructures (Dai), plein d’espoir?

Le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, a visité, vendredi 2 mars dernier, le chantier de réhabilitation de l’axe Comè-Lokossa-Dogbo (Colodo) et la bretelle Zounhouè-Athiémé-frontière Togo. Il avait à ses côtés des députés et les préfets du Mono et du Couffo.
De Comè à Dogbo, en passant par Sè, Zoungbonou, Kpinnou, Zounhouè et Lokossa, le chantier de réhabilitation de l’axe Colodo, long de 63,40 km, a été entièrement parcouru par le ministre et sa suite qui ont fait, entretemps, un virage sur la bretelle Zounhouè-
Athiémé-frontière Togo.
Marquée par plusieurs arrêts, cette visite a permis de recenser quelques doléances, quoique la bretelle et l’axe principal soient presque entièrement recouverts de bitume avec une nette progression dans la réalisation des infrastructures d’assainissement et d’éclairage public. Au nombre des doléances, il a été demandé des aménagements correctifs au niveau de l’architecture du carrefour giratoire, communément appelé Bénin Soka, à Comé. L’état actuel de cette infrastructure, où se sont produits plusieurs cas d’accidents, serait une épreuve difficile pour les conducteurs de véhicule. Le deuxième adjoint au maire de la commune, Joachim Amoussou, a souhaité voir diminuer la largeur des terre-pleins centraux au profit du redimensionnement de la chaussée. Aussi des populations de Comé demandent-elles un second point giratoire à bâtir, à environ deux kilomètres du premier, dans le but de faciliter la circulation débouchant sur le contournement nord de la ville.
Pour le compte de Sè puis de Zoungbonou, deux localités de Houéyogbé, le maire Cyriaque Domingo a notamment déploré l’insuffisance des voies d’accès aux carrières et plaidé la fermeture des caniveaux laissés ouverts. Il sera également question des infrastructures d’assainissement à Athiémé où leur insuffisance serait préjudiciable aux populations de
Kpinnou et de Zounhouè. Aux dires des autorités, cette insuffisance des ouvrages de canalisation justifie le déversement des eaux de ruissèlement dans des habitations, des infrastructures sociocommunautaires et surtout dans quelques marchés de la zone.
A l’étape de Lokossa, le plan architectural des travaux a été exhibé pour prouver que le carrefour giratoire, principale revendication, n’était nullement prévu au départ. Sa réalisation fera alors l’objet de plaidoyer en dehors des mesures correctives que les populations appellent de tous leurs vœux par rapport aux ouvrages d’assainissement.
A Dogbo, dernière étape de la visite de chantier, l’inefficacité des ouvrages d’assainissement a été révélée, selon le maire Vincent Acakpo, après la première pluie tombée dans la nuit du 25 au 26 février dernier. En définitive, ce fut un long chapelet de griefs relatifs à la qualité des nouveaux aménagements qui a été servi au ministre et sa délégation, rejoints par le préfet du Couffo.
Quelques promesses de réaménagement des travaux, à certains endroits, ont été faites par la mission de contrôle et l’entreprise adjudicataire des chantiers, conformément au cahier des charges. Concernant les doléances majeures portant, entre autres, sur la création des nouveaux points giratoires souhaités, le ministre Cyr Koty opte pour une démarche prudente. « Nous sommes venus constater l’évidence de ce que les populations demandent quelque chose qui n’était pas prévu dans le projet. Et même s’il existe une possibilité quelconque de les satisfaire, nous allons retourner au bureau et faire une étude approfondie de la situation », a-t-il laissé entendre.

Ce lundi 5 mars est un jour de grâces pour le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji souffle sa soixante-seizième bougie. L’anniversaire de naissance n’a pas été passé sous silence par ses parents, militants politiques, amis et autres compagnons de route qui ont initié, à cet effet, une série d’actions religieuses pour glorifier Dieu et implorer davantage ses bénédictions sur le président du Parti du renouveau démocratique (Prd). C’est dans ce cadre qu’un culte d’actions de grâce s’est déroulé, ce dimanche 4 mars, en l’église catholique romaine, Sainte Anne d’Attakè de Porto-Novo. Cette messe a été initiée par les membres de cabinet et autres collaborateurs du président de l’Assemblée nationale. A l’occasion, le célébrant a remercié Dieu d’avoir donné vie, le 5 mars 1942, à Adrien et de l’avoir conduit pas à pas jusqu’à ce qu’il devienne aujourd’hui la deuxième personnalité de l’Etat et une figure incontournable du développement de Porto-Novo. Le père Paul Akplogan a imploré Dieu d’accorder à Me Adrien Houngbédji une abondance de bénédictions attachées à ce culte de reconnaissance. Il a imploré Dieu afin que le président de l’Assemblée nationale bénéficie toujours de sa protection et qu'il soit éclairé davantage dans ses différentes décisions.
Le curé de l’Eglise Sainte Anne d’Attakè n’a pas manqué de saluer la démarche de cette messe d’actions de grâce. Mais il les invite à ne pas s’arrêter en si bon chemin. Car, selon le père Paul Akplogan, la réflexion et la détermination seules ne suffisent pas pour faire décoller Porto-Novo. Le Prd doit mettre au cœur de ses activités politiques, la crainte de Dieu. « Nous avons besoin de beaucoup de prières pour faire décoller Porto-Novo et conjurer le mauvais sort sur la ville », a insisté le père célébrant. « Ce qui revient à l’église, l’église le fera pour permettre à Porto-Novo d’amorcer le développement tant attendu », promet le célébrant dans son homélie fortement ovationnée par le peuple de Dieu.
Le culte d’actions de grâce a connu la participation de plusieurs personnalités du Prd. On note la présence des deux ministres Prd du gouvernement en l’occurrence Jean-Claude Houssou en charge de l’Energie et Serge Ahissou chargé du Commerce, le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy et des élus municipaux et locaux de Porto-Novo.
Actualités 04 mars 2018

28 février 1990-28 février 2018. Il y a exactement 28 ans, la conférence nationale prenait fin. Ainsi formulé, on croit entendre le Te deum d’on ne sait quelles matines ou quelque requiem. On n’est pas loin d’un tel esprit, celui d’enterrement, vu le peu de cas qui est fait de cette date dont la célébration de l’anniversaire passe, dirait-on, pour une broutille ! Au point, si l’on n’y prend garde, de tomber aux oubliettes. Il s’agit pourtant d’un rendez-vous historique des forces vives de la nation tel qu’il a été consacré, ce, fort justement. Et ayant permis au Bénin de prendre un autre détour salvateur, de sortir du mur dans lequel il était engagé.
Il ne faut pas oublier en effet d’où le pays était parti avant d’accoucher du Renouveau démocratique. Car, du fait de l’idéologie qui avait prévalu entre 1975 et 1990, du fait de la politique menée par le Parti de la révolution populaire du Bénin (PRPB), les énergies s’étaient dispersées, de nombreux Béninois se sont exilés ; et nombreux étaient aussi ceux de l’intérieur qui, par opposition à l’ordre des choses de l’époque, ne vivaient pas moins un exil intérieur, se désintéressant des affaires du pays en guise de résistance au régime PRPB. En somme, les forces vives n’étaient pas au chevet de la nation, peu ou prou. Le résultat, on le connait : la faillite de l’Etat, la déliquescence de la République.
La messe de la résurrection
La conférence nationale ne fut donc pas une banale affaire, un symposium ordinaire. Ce fut la grand’messe, messe républicaine. Celle qui fonda une nouvelle République. On parla justement de Renouveau démocratique. La semaine du 19 au 28 février au Bénin, de ce fait, doit être marquée d’une pierre blanche, car au terme de la conférence nationale, notre patrie prit un Nouveau départ. Ce fut le Nouveau départ avant l’heure, avant l’autre, celui motivé, à raison, par la dilapidation progressive, sous une forme ou une autre, de l’héritage issu des assises tenues au PLM-Aledjo.
De cet héritage, qu’en est-il en vérité aujourd’hui ? Il y a à boire et à manger, à ce propos ! Tant et si bien que plus grand monde ne se soucie de la célébration de cette date, ô combien importante dans l’histoire du Bénin, de l’Afrique…dans l’Histoire, la marche du monde… Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre, dit cependant l’adage. D’où sans doute l’antienne d’une Assise nationale réclamée à hue et à dia actuellement mais aux contours encore flous.
« Un pays qui oublie son passé n'a pas d'avenir », prévient cependant Winston Churchill. Aussi, des organisations de la Société civile et des personnalités, sous la férule de Social Watch, ont-elles œuvré pour sauver les meubles cette année par l’organisation d’un forum citoyen sur les acquis de la conférence nationale. Quid des tenants des attributs de la République, des dirigeants d’hier comme d’aujourd’hui ? La conférence nationale vaut bien une messe, une célébration officiellement consacrée. N’est-il pas ?
Tout se passe comme si on en est arrivé à avoir honte de ce pan important de notre histoire, confrontés que certains sont au miroir de leur conscience. Parce qu’on ne se conforme plus, ni à l’esprit ni à la lettre de la conférence nationale ! L’état de délabrement avancé dans lequel se trouve le PLM-Aledjo , l’antre dans lequel fut tenue cette assise historique, laissée à l’abandon, renseigne largement sur cet état d’esprit et l’estime en laquelle on tient les conclusions de ladite messe. Comme si, on craint que l’œil ne soit comme dans la tombe de Caïn, en l’occurrence que la célébration de cette anniversaire ne rappelle les bonnes résolutions de la conférence…
Chacun pourra en dire ce qu’il veut, mais il n’est pas superfétatoire, au-delà d’une simple célébration, de préférer la célébration du terme de la conférence nationale, soit le 28 février, à la date anniversaire de l’indépendance, soit le 1er août ! Encore qu’il est tout à fait admis de décréter les deux dates comme fête nationale ! Les exemples à cet effet ne manquent pas dans le monde. Il en est ainsi du calendrier français qui se distingue par sa cohorte de jours fériés qui parsèment l'année de jours de congés généreusement offerts par l'Etat. Ils correspondent aux fêtes chrétiennes, aux fêtes civiles et aux commémorations des deux dernières guerres mondiales. Outre le 14 juillet bien connu, il y a le 10 Mai, célébré en souvenir de 1945 consacrant la fin des combats, la victoire des alliés et le retrait de l'armée allemande, après une terrible guerre mondiale de quatre ans. Il y a aussi le jour férié patriotique, la fête de l'armistice célébrée le 11 novembre. Et chaque année, des fleurs sont déposées sur la tombe du soldat inconnu et s'y déroule une cérémonie commémorative où sont présents des vétérans. Depuis 1923, une flamme qui ne doit jamais s'éteindre a été installée près de ce tombeau, pour constituer un symbole patriotique et politique puissant. Pourquoi pas au Bénin chaque 28 février une cérémonie rappelant les résolutions de PLM-Aledjo voire ériger une flamme (qui ne doit jamais s'éteindre) similaire ?
Aux Etats-Unis, on célèbre outre le 4 juillet, le Presidents Day (Jour des présidents), jour férié fédéral en l'honneur des différents présidents des États-Unis, officiellement désigné sous le nom de Washington's Birthday. Il y a également le Memorial Day, pour rendre hommage aux membres des Forces armées des États-Unis morts au combat toutes guerres confondues, en plus du Veterans Day qui rend hommage aux anciens combattants, un véritable culte aux USA. Que dire du Jour de Christophe Colomb célébré le deuxième lundi d'octobre, en commémoration de la date d'arrivée de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde en 1492 ? Juste rappeler aux Béninois qu’« Un pays qui oublie son passé n'a pas d'avenir »- Winston Churchill.
Pour l’élargissement de son champ d’action: Educo lance la réalisation d’un diagnostic de nouvelles zones[/caption]L’Organisation non gouvernementale internationale Educo lance une étude de réalisation d’un diagnostic d’approfondissement et d’identification de nouvelles zones d’intervention. C’était à travers un atelier qui a regroupé, ce jeudi 1er mars à Cotonou, des acteurs qui s’investissent dans la défense des droits de l’enfant.
En dehors des départements du Borgou, de l’Ouémé et du Littoral où elle intervient depuis son installation au Bénin en 2011, l’Organisation non gouvernementale internationale Educo entend élargir ses zones d’intervention. Pour y arriver, elle a engagé la réalisation d’un diagnostic d’approfondissement des zones d’intervention actuelles et d’identification de nouvelles zones d’intervention. Les travaux de cette étude de réalisation ont été lancés, ce jeudi, à la faveur d’un atelier à Cotonou.
A la cérémonie d’ouverture des travaux de cet atelier hier, le directeur national d’Educo, Souleymane Ouédraogo, a affirmé que la réalisation d’un diagnostic d’approfondissement des zones d’intervention actuelles et d’identification de nouvelles zones d’intervention est capitale pour son Ong. Pour lui, le lancement de l’étude de faisabilité devrait permettre à Educo de se positionner en termes de zones qui regorgent des problématiques et des indicateurs en lien avec la vision et la stratégie de l’organisation. Une étude qui leur permettra également d’identifier les Organisations de la Société civile avec lesquelles Educo va travailler.
Selon les termes de référence présentés par la coordonnatrice du programme d’Educo, Carine Agossou, cette étude vise à améliorer la compréhension des zones d’intervention de l’organisation et d’y identifier les principaux acteurs dans le domaine des droits de l’enfant au niveau local où Educo interviendra dans les années à venir. Autrement dit, il s’agit pour le consultant de renseigner les indicateurs des zones actuelles d’intervention de l’organisation en lien avec ses thématiques actuelles d’intervention ; d’actualiser la cartographie des Organisations de la Société civile présentes dans les zones actuelles d’intervention ; d'identifier trois nouvelles communes d’intervention et de faire la cartographie dans ces nouvelles zones.
Pour cette étude prévue pour prendre fin au plus tard le 31 juillet 2018, Carine Agossou indique qu’il est attendu du consultant qui a présenté la méthodologie de son travail un rapport comportant le profilage des zones d’intervention actuelles et celui des nouvelles zones d’intervention.
Il faut rappeler que, dans ses actions, les stratégies développées par Educo portent sur le droit à l’éducation, les droits dans l’éducation, les droits à travers l’éducation, la protection et la gouvernance.
Championnat national de basket-Ball: Les matchs de la deuxième journée prévus pour ce week-end[/caption]Le championnat national de basket-ball va aborder, ce week-end, sa deuxième journée. Plusieurs rencontres sont annoncées au niveau des ligues et districts du pays. Dans l’Atlantique et le Littoral, Olympic basket-ball club va affronter Destiny tandis qu’Energie sera aux prises avec l’Association sportive du port de Cotonou (Aspac) chez les dames.
Au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, Elan # Aso Model et As-Faalah # Elan sont des rencontres à suivre pour le compte de cette deuxième journée?
Résultats de la 1re journée
Énergie 89 – 43 Destiny (D)
Espoir 57 – 53 Rbbc (H)
Aol 14- 110 Aspac (D)
UAC 20-00 Olympic (H)
Forfait de Olympic
Olympic 00-20 Renaissance Bbc (D)
(Forfait Olympic)
Aspac 137- 56 AOL (H)
Aso Model 19-16 As Falaah (D)
Elan 69 47 Flamme (H)
Flammes 53-29 Elan (dames)
Aso Modèle 20-00 Eternels (Hommes)
Forfait de Éternel pour refus de jouer
Kabas 45-29 winners
Ata sport 37-17 Tatapouranou
Panthère 77-36 Associé
Bosco stars 75#55 Spal
Olympique vs Flambeau (H) (Abomey) non disputé
Innovation dans la prise en charge de l’enfant dans le monde: Le Village d’enfants SOS Abomey-Calavi remporte le 1er prix international Dare4Care[/caption]
Le travail de qualité abattu au Bénin en matière de prise en charge des enfants en difficulté dans les villages d’enfants SOS est reconnu au plan mondial. Au terme d’une compétition entre les ?571 villages d’enfants SOS dans 135 pays à travers le monde sur le thème « Innovation de la prise en charge de l’enfant », le village d’enfants SOS Abomey-Calavi en est sorti gagnant en janvier dernier avec le meilleur prix, dans un processus qui a démarré avant septembre 2017.
« Mes sincères félicitations au village d’enfants SOS Abomey-Calavi pour le caractère complet de son programme et pour les efforts en vue de soutenir les enfants en difficulté de différentes manières.» C’est en ces mots que le président de SOS Villages d’Enfants International, Siddhartha Kaul, a salué les performances du village d’enfants SOS Abomey-Calavi qui a gagné le premier prix au terme d’une compétition entre les ?571 villages d’enfants SOS dans 135 pays à travers le monde sur le thème de l’innovation de la prise en charge de l’enfant.
Pour lui, c’est merveilleux de voir des collaborateurs si ouverts au changement, des collaborateurs qui savent où ils vont, des collaborateurs qui utilisent leur expérience et leur créativité. « Je vous encourage à continuer sur la même lancée », a-t-il conseillé.
Le directeur international Région Afrique centrale et de l’Ouest, Benoît Piot, qui supervise le travail de SOS villages d’enfants Bénin, a adressé aussi ses félicitations dans un mail adressé au directeur national de SOS villages d’enfants, pour avoir gagné le premier prix de Dare4Care. Ceci, dit-il, est une reconnaissance forte du travail et du sacrifice faits par SOS villages d’enfants Bénin en faveur des enfants. « Je suis fier qu’une innovation de l’Afrique de l’Ouest et du Centre soit primée ; ceci est un témoignage des efforts que vous déployez au quotidien», se réjouit-il.
Depuis quelques années en effet, l’organisation internationale, SOS villages d’enfants s’est fixée comme objectifs de moderniser sa prise en charge et d’innover son approche afin de s’adapter aux différents changements intervenus depuis les années 1980. « L’avènement de la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant en 1989 et l’approche basée sur les droits dans les années 2000 ont changé le travail des organisations qui s’occupent des enfants », a rappelé le directeur national de SOS villages d’enfants Bénin, Dr Salimane Issifou.
Pour lui, « Ce n’est plus une charité de s’occuper d’un enfant, mais son droit le plus absolu d’être soutenu pour que ses droits se réalisent ». En plus, toutes les parties prenantes y compris les enfants eux-mêmes et leurs parents ou tuteurs sont conviés à travailler ensemble pour la réalisation des droits de l’enfant. C’est ainsi que pour promouvoir ces changements à travers le monde, SOS Villages d’enfants international a lancé une compétition appelée « Dare4Care » (Ose pour la prise en charge).
Le prix Dare4Care et son processus d’attribution
Selon les explications du directeur général de SOS villages d’enfants international, Norbert Meder, dans une correspondance adressée à tous les villages d’enfants SOS à travers le monde, «le Prix Dare4Care est une distinction destinée aux programmes de prise en charge de remplacement, qui reconnait, et honore la qualité de la prise en charge et la réflexion innovante ». Ce prix, ajoute-t-il, met en lumière les pratiques prometteuses et l’innovation, en offrant des idées nouvelles et une source de motivation aux autres programmes SOS ». Il est remis, précise-t-il, à des villages d’enfants SOS qui incarnent la concrétisation des engagements que l’organisation SOS a pris pour la prise en charge.
Concernant le processus du prix, les collaborateurs SOS ont nominé le meilleur village d’enfants SOS avant le 30 septembre 2017. Ensuite, la sélection des dix meilleurs villages d’enfants SOS a été faite par l’équipe du projet Dare4Care et l’équipe Innovation, Recherche et Développement de la Fédération internationale des villages d’enfants SOS. Ces dix meilleurs furent le Belarus, le Bénin, la Bolivie, l’Ethiopie, la Finlande, le Liban, le Mozambique, le Népal, le Pérou et l’Ouzbékistan.
Les collaborateurs ont été à nouveau sollicités pour voter pour l’un de ces dix finalistes, afin de réduire la liste à cinq gagnants potentiels. Enfin, un jury composé des directeurs internationaux Région de SOS villages d’enfants International, de l’un des principaux bailleurs des villages d’enfants SOS, et des membres du comité des jeunes des programmes SOS a choisi les trois gagnants, en s’appuyant sur une proposition de l’équipe du projet.
Au terme du processus, les gagnants annoncés en janvier dernier sont :
1er prix : SOS villages d’enfants Bénin ;
2e prix : SOS villages d’enfants Népal et
3e prix : SOS villages d’enfants Pérou?
Les raisons qui justifient le choix du village d’enfants SOS Abomey-Calavi
Au total, 571 villages d’enfants SOS dans 135 pays au monde ont pris part à cette compétition. Au Bénin, c’est la candidature du village d’enfants SOS Abomey-Calavi qui a été présentée. « On aurait pu présenter un autre village d’enfants SOS du Bénin car nos villages d’enfants SOS à Abomey-Calavi, Dassa-Zoumè et Natitingou expérimentent les mêmes options de prise en charge », a souligné le directeur national de SOS villages d’enfants Bénin, Dr. Salimane Issifou. Il a précisé que le Bénin a opté pour le village d’enfants SOS Abomey-Calavi, parce que c’est ce village d’enfants SOS qui était dans la phase la plus avancée du processus SOS appelé la «Réinnovation ». Un processus qui nécessite, selon lui, l’approbation par la fédération d’un certain nombre de documents pour la collecte de fonds.
Plusieurs raisons justifient le choix porté sur le Bénin. En effet, les villages d’enfants SOS au Bénin, d’une manière générale, mettent en œuvre une approche novatrice en matière de prise en charge de l’enfance. C’est un processus qui a commencé en 2007 avec la mise en œuvre de l’approche basée sur les droits à l’initiative de SOS villages d’enfants Bénin. Il s’agissait de mener diverses activités centrées sur l’enfant, notamment la promotion de la participation de l’enfant, la mise en œuvre de la sauvegarde de l’enfant, le soutien psycho-social aux enfants et aux jeunes, le développement des ressources humaines, etc.
« Ce qui a permis au Bénin de sortir gagnant de cette compétition, c’est le caractère complet des innovations. Nous révisons régulièrement le placement des enfants vivant dans les familles SOS, ce qui nous permet d’insérer auprès des proches, les enfants pour qui il y a un meilleur endroit que le village d’enfants SOS », a dit le directeur de programme, Raymond Vodounnou. Pour lui, des familles SOS sont transférées dans la communauté afin de permettre aux enfants de vivre la vraie réalité du pays. Un programme de formation, dit-il, est mis en œuvre afin de permettre aux familles en difficultés participant au programme SOS appelé « Familles d’Origine » de bien s’occuper de leurs enfants et d’avoir une source de revenus stable.
Le directeur de programme explique que le village d’enfants SOS fait un plaidoyer efficace pour le changement de politiques et de pratiques liées aux enfants en difficulté. Et l’équipe de soutien psycho-social, se réjouit-il, apporte un appui aux enfants et au personnel. Raymond Vodounnou a indiqué également que les enfants participent à la vie des programmes SOS tout en menant leurs propres projets. C’est ainsi que de nouveaux outils sont utilisés pour favoriser l’employabilité des jeunes ; de même que des cours en informatique sont donnés aux enfants, aux mères SOS et aux adultes bénéficiaires du programme de renforcement de la famille.
« Pour la première fois au Bénin et dans l’univers SOS, la télémédecine est utilisée pour soigner les enfants en difficulté» a applaudi le directeur de Programme.
A propos de SOS villages d’enfants international
Le premier village d’enfants SOS a été fondé en 1949 à Imst, en Autriche, par Hermann Gmeiner. Celui-ci s’était engagé à aider les enfants démunis, c’est-à-dire, des enfants qui avaient perdu leur foyer, leur sécurité et leur famille au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Le concept SOS Villages d’Enfants s’est répandu et aujourd’hui, l’organisation est présente dans 135 pays ou territoires dans le monde. Les programmes SOS sont coordonnés par une fédération, appelée SOS Villages d’Enfants International, basée à Innsbruck en Autriche. En tant qu’organisation non gouvernementale à vocation sociale, SOS Villages d’Enfants International œuvre en faveur des enfants. Indépendants, respectueux des différentes cultures et religions, l’organisation intervient dans des pays et communautés où sa mission peut contribuer au développement. SOS Villages d’Enfants œuvre dans l’esprit des Lignes Directrices des Nations Unies Relatives à la Protection de Remplacement pour les Enfants et de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’Enfant?
Société 02 mars 2018
Appui de l’Uémoa aux producteurs de Glazoué, Tchaourou et Gogounou: Des ouvrages et aménagements pour la sécurité nutritionnelle[/caption]Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a poursuivi, ce jeudi 1er mars, sa tournée dans les communes bénéficiaires du « Programme de construction de magasins de conservation des récoltes et des graines » pour s’enquérir de l’état d’avancement des réalisations financées par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa). Satisfait de l’avancement des travaux sur l’ensemble des sites, il a saisi l’occasion pour exhorter les populations et singulièrement les producteurs à agir pour freiner l’insécurité alimentaire.
« Nous avons bénéficié ici d’un bâtiment de 4000 tonnes construit par l’Uémoa. Nous avions si tant attendu cet ouvrage. Nous avons trop souffert. Le riz paddy s’exposait au soleil. Maintenant que nous avons eu la chance d’avoir ce magasin, c’est une grande joie. Nous allons l’exploiter pour stocker le riz qui vient des champs et progressivement le déstocker pour l’usinage. Je peux même dire que d’ici quelques années, ce magasin ne nous suffira plus au regard de la quantité produite ». Face au ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, ce jeudi dans la localité d’Akpikpi, Sébastien Owolabi, chef usine de la rizerie de Glazoué, n’a pas caché son émotion. Ce joyau mis gracieusement à la disposition des producteurs de la localité par l’instance sous-régionale fait sa joie et sa fierté.
Côté technique, tout est au point, assure pour sa part la structure en charge de la maîtrise d’ouvrage déléguée, l’Agetur. Son directeur technique, Simon Goudou, a expliqué à la délégation ministérielle que toutes les normes techniques requises ont été respectées pour la durabilité de l’ouvrage.
Cap sera ensuite mis sur le site rizicole de Ouèdèmè. Nicolas Yaro Amoussou, chef d’arrondissement de Ouèdèmè, et ses administrés attendaient la délégation. « L’assistance de l’Uémoa est très appréciée et est facteur d’incitation de la population », assure l’élu local. Dans trois mois, quatre tout au plus, ce bas-fond de 26 hectares sera complètement aménagé et mis à la disposition des populations pour la culture du riz. « Ce bas-fond que nous voulons aménager est constamment exploité. Notre problème, c’est de vous amener à l’exploiter durablement. Au lieu de faire une culture par an, on peut en faire deux ou même trois. Sur chaque cycle de culture, vous aurez au moins deux fois les productions que vous aviez », leur a expliqué le ministre. « Mettez-vous au travail, la terre ne ment pas, faites exprimer la demande à partir de la terre, les hommes sont là pour vous accompagner », exhorte-t-il par la suite.
Producteurs en liesse
Troisième étape de cette visite, le site rizicole de Riffo-Kpota toujours dans la commune de la commune de Glazoué. Les travaux d’aménagement des périmètres à des fins hydro-sylvo-pastorales suivent bien leur cours. Malgré les rayons brûlants du soleil, le ministre Gaston Dossouhoui découvre des ouvriers acharnés au travail. Les coups de dabas, houes, haches, coupe-coupe pleuvaient sur le sol nu en plein aménagement sous le regard admirateur des techniciens. En face d’eux, des populations en liesse, chantant et dansant. L’arrivée annoncée du ministre les a ragaillardies et elles sont venues exprimer leur joie. L’aménagement de ce site relève d’un rêve de vieille date qu’attendait de voir Christophe Dègnon, 70 ans. « Un projet de cette envergure, je n’ai jamais vu cela. Nous en avions entendu parler et nous sommes heureux de l’aboutissement », sourit le vieil homme.
Félix Affoukou, chef d’arrondissement intérimaire de Thio, explique de son côté que « le riz est devenu un aliment de base, mais les techniques pour le cultiver sont devenues très compliquées ». Pour lui, « un projet qui prend en compte cette culture est source de joie pour la population et cela intègre bien le Programme d’actions du gouvernement ».
A Kassouala dans la commune de Tchaourou, les producteurs s’impatientent, malgré l’installation de l’entreprise en charge de l’aménagement des périmètres rizicoles et le début des travaux sur les sites. La maîtrise de l’eau reste ici l’une des plus grandes difficultés auxquelles l’appui de l’Uémoa est venu mettre un terme. Il est prévu de drainer les eaux de l’Okpara pour faire le bonheur des producteurs sur un site de 49 hectares dont l’aménagement avance à grands pas.
Dernière étape de cette journée, la commune de Gogonou. Le ministre et sa suite sont allés mettre à la disposition des autorités locales le magasin de stockage de récoltes d’une capacité de 2026 tonnes. Elus locaux et producteurs en jubilent. Bary Seydou Tidjani, premier adjoint au maire de Gogounou, ne s’en cache pas. « Le besoin se faisait sentir. Nous produisons beaucoup de maïs ici. La difficulté que nous avions, c’est que les populations ne savent pas où stocker leurs récoltes et réserves. Elles sont obligées de la brader. Mais avec l’érection de ce joyau, elles seront soulagées », indique-t-il. Et au ministre Gaston Dossouhoui de répondre : « Ce que nous voulons faire, c’est de nous assurer que vous avez pris conscience des difficultés et que vous voulez changer quelque chose pour mieux vivre… »?