La Nation Bénin...
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Décédé le samedi 3 février dernier à l'hôpital Saint Padre Pio de Rotondo en Italie, la dépouille du père Léopold Gninou, rapatriée au pays, est inhumée, ce jeudi 15 février au cimetière du séminaire Louis Pariso de Tchanvédji. C’est un village de la commune de Klouékanmè dans le Couffo.
Avant l’enterrement proprement dit, le cortège funèbre du serviteur, que pleurent les chrétiens catholiques du Mono et du Couffo, a marqué un arrêt à Dogbo où une messe corps présent a été dite en l’église Saint Jean-Baptiste. Elle a été concélébrée par un collège de prêtres présidé par l’évêque du diocèse de Lokossa, Mgr Victor Agbanou, président en exercice de la Conférence épiscopale du Bénin.
« La mort du père Léopold Gninou, à 57 ans, pourrait paraître à nous les humains comme une perte », relève l’évêque qui ajoutera que « seul Dieu sait pourquoi il a rappelé son serviteur à cet âge de la maturité et de moisson d’expériences ». En saluant le côté humanitaire du défunt, Mgr Victor Agbanou souligne combien Léopold Gninou aimait « se dépouiller pour contribuer à la satisfaction des besoins des autres ».
A l’en croire, le défunt souffrait d’insuffisance rénale. Une maladie pour laquelle il s’était rendu en Italie, pour la troisième fois, en vue de prendre des soins. Mais le dialysé reviendra au pays en bière. Sa dépouille a été accueillie dans la soirée du mercredi 14 février dernier à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou. Elle a été exposée sur la paroisse Sacré-Cœur de Cotonou où, explique l’évêque, le père Léopold Gninou vivait depuis quelques années, en vue de suivre correctement ses traitements sanitaires.
Quelques-uns de ses anciens coreligionnaires de la paroisse ont, eux aussi, effectué hier, tout comme quelques personnalités politico-administratives, le déplacement de Tchanvédji en vue de lui faire leurs adieux. Une messe corps présent avait été dite aussi, dans la soirée du mercredi dernier, sur la paroisse Sacré-Cœur. C’était l’une des activités ayant maintenu la ferveur autour de la mémoire du défunt jusqu’au départ de Cotonou du cortège funèbre.
Son frère aîné, abbé Victor Gninou, rappelle que le disparu est né à Dogbo-Tota, le 15 décembre 1961 et ordonné prêtre de Jésus-Christ, le 7 décembre 1991, par son Excellence Mgr Robert Sastre de vénérée mémoire.
Sur le plan humanitaire, le père Léopold Gninou était un militant de la cause des personnes vulnérables surtout des enfants et des malades. Sa dernière action dans ce domaine, témoigne l’abbé Victor Gninou, fut la mise en place d’une caisse de solidarité pour venir en aide aux dialysés démunis. Le Centre national hospitalier universitaire-Hubert Koutoucou Maga (Cnhu-Hkm) a servi, le 1er janvier 2018, de cadre à l’organisation de cette activité?
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Société 16 févr. 2018

L’organisation non gouvernementale African Park Network a signé, le 16 juin 2017, l’accord de siège qui l’établit en République du Bénin. Presque un an après, elle imprime ses marques à la réserve animalière de la Pendjari. Plein d’espoirs, Jean-Marc Froment, représentant résident de l’organisation au Bénin entrevoit son contrat avec optimisme et rassure sur le devenir du parc.
La Nation : Quel était l’état des lieux du parc Pendjari à votre arrivée ?
Jean-Marc Froment : Quand nous sommes arrivés, nous avons vu un très beau parc, quelque chose qui était exceptionnel actuellement en Afrique. J’ai été personnellement très impressionné par le potentiel qu’il y avait au niveau de ce parc mais nous avons vu aussi une pression de braconnage qui était relativement importante et une des problématiques de gouvernance du parc. Une problématique qui était importante également donc, c’est cela qui nous a amenés à faire certaines propositions au gouvernement en ce qui concerne la gestion.
Fort de ce constat, vous avez dû prendre des mesures urgentes. Lesquelles ?
Les premières actions que nous avons initiées avec le gouvernement, c’est au niveau de la protection. Nous avons mis en place le cadre pour former la brigade spéciale pour les parcs nationaux, et de là, nous avons commencé à former les premiers Rangers. Cette première promotion est déjà déployée et a commencé ses activités pour la préservation du parc. La deuxième chose que nous avons entamée, ce sont des échanges et une réflexion avec les communautés sur comment développer la relation avec le parc en termes de développement et de rôle du parc dans le développement de la région. La troisième chose, c’est que nous avons commencé l’acquisition des équipements de base qui étaient importants. Nous avons acheté un avion pour une surveillance aérienne du parc tous les jours et mis en place un dispositif. Actuellement, nous avons une base opérationnelle : nous avons nos véhicules qui sont arrivés de manière que nous puissions gérer les premières opérations de sécurisation du parc. Nous avons commencé aussi à mettre des colliers aux éléphants afin de suivre leur déplacement à l’intérieur du parc pour pouvoir les préserver.
Nous essayons de mieux comprendre aussi les populations de lions. Le lion est une espèce qui est devenue très rare en Afrique de l’Ouest. On pense qu’il en reste entre 250 et 400. Donc c’est devenu une espèce extrêmement rare. Il est important de savoir comment elle se déplace, où elle se situe, de manière à comprendre ses mouvements et la dynamique de sa population.
L’espèce emblématique de ce parc reste l’éléphant qui est une espèce très belle, très recherchée en Afrique. Il n’y a que l’Afrique qui ait de ces grands éléphants. On a également une espèce qui est très menacée qui est le guépard. C’est une espèce dont il doit rester seulement quelques dizaines en Afrique de l’Ouest. Donc, on a une responsabilité importante de sauvetage des espèces. Après, nous avons les antilopes, les buffles, les cobs et bien d’autres que nous essayons de préserver. Le parc de la Pendjari avec le Wap le dernier grand ensemble sauvage de l’Afrique de l’Ouest. Son rôle dans la réhabilitation d’autres réserves dans le futur est essentiel. C’est ici qu’on va garder les espèces, les multiplier et éventuellement les réintroduire dans d’autres aires protégées en Afrique de l’Ouest. Donc, la responsabilité de la Pendjari est énorme.
African Park Network a-t-il prévu de la translocation comme ce fut le cas dans d’autres parcs ?
Le gouvernement nous a demandé de voir dans la mesure du possible comment réintroduire d’autres espèces. Donc, nous sommes en train d’analyser notamment le rhinocéros noir, la girafe qui est présente actuellement uniquement au Niger. C’est une lourde responsabilité. On verra aussi des possibilités de réintroduction d’autruches. On cherchera aussi le statut des lycaons qui sont des chiens sauvages et qui ont disparu.
Tout cela induit sans doute des investissements, surtout financiers ?
Sans argent, on ne pourra pas être opérationnel. Mais du fait de la valeur de ce parc, je pense qu’il est possible d’attirer l’attention de donateurs, d’instituts et d’organisations internationales pour sa préservation et je pense que la recherche de financement sera toujours un effort possible. Actuellement, le coût du fonctionnement du parc est d’environ 21 millions de dollars sur cinq ans et quasiment la grande partie de ce financement a été déjà trouvé pour les cinq prochaines années. Donc la deuxième chose, c’est que l’Afrique a énormément de richesses sur place et on va essayer de valoriser ses richesses. Pour assurer le fonctionnement et la pérennité de ce parc, on va essayer de voir comment entrer en partenariat avec des hôtels et rentrer dans le concept du « Bénin révélé » et essayer de générer des financements, de ne plus dépendre des donateurs et de réduire la dépendance du parc. C’est là l’une de nos stratégies.
Le gouvernement béninois vous a déjà fait un important appui, semble-t-il !
Nous avons reçu 6 millions de dollars pour les cinq prochaines années. Cette approche a fortement aidé la recherche de financement. C’est un engagement important. Aucun Etat ne nous avait, jusqu’à présent, remis un montant aussi important pour pouvoir démarrer un projet d’une telle envergure et cela nous a énormément aidés en termes de recherche de financement.
Votre organisation a signé pour dix ans. Qu’espérer à terme ?
Au terme des dix ans, ce que nous envisageons, c’est d’abord le braconnage zéro. Qu’il n’y ait plus du tout de braconnage. C’est un élément important. Donc, la population animale aura doublé. Nous y tenons. En dehors de la population des éléphants, du fait de la lenteur de la reproduction, toutes les autres espèces, nous pouvons les doubler. La deuxième chose, c’est de disposer d’un produit touristique fort, d’une stabilité du parc de manière à ce que des investisseurs touristiques puissent venir de manière à contribuer à son expansion économique et s’intégrer dans la région pour voir comment son développement économique peut créer des emplois à la périphérie du parc et s’intégrer dans la vie économique et sociale du parc?

Les jeunes du Bénin ont célébré, ce mercredi 14 février, la fête de la Saint Valentin. Le rouge semble avoir dominé dans les rues par endroits à Cotonou. Mais les commerçants des articles en guise de cadeaux pour les amoureux se plaignent de mévente.
14 février, le jour J tant espéré par les couples et les amoureux pour faire parler leurs sentiments est passé comme sous silence, ce mercredi 14 février à Cotonou. C’est du moins ce que l’on peut retenir après avoir interrogé certains citoyens, et sillonné quelques lieux hautement visités à l’occasion, dont les boutiques de vente de tissus, les parfumeries, l’enceinte du Centre de promotion de l’artisanat consacré à la foire, etc. Malgré la dominance et la visibilité du rouge, symbole de l’amour, dans les rues à cette occasion, les amoureux ne se sont pas manifestés outre mesure. « Je me demande si réellement la Saint Valentin est célébrée aujourd’hui, parce que rien n’a changé par rapport aux jours ordinaires », indique Prisca Sagbo, revendeuse dans une boutique située non loin du marché St Michel. Rencontrée dans l’après-midi d’hier, celle-ci se plaint de la rareté des clients, en dépit des prix bas fixés pour ses articles. « Je vends mes objets à partir de 2000 F et pourtant deux, parmi les cinq clients que j’ai reçus depuis le matin ont trouvé que le prix est élevé », ajoute-t-elle.
Les propos d’un agent commercial officiant dans une boutique de vente de tissus à Ganhi, ne diffèrent pas de ceux de dame Sagbo, même si le nombre de clients dans ce cas a augmenté à ce niveau.
Pour Léocadie Lawson, les locaux de son lieu de travail ont enregistré une cinquantaine de clients depuis ce matin. « D’habitude, plusieurs semaines avant le jour-J, on observe une masse de clients. Et ceux qu’on a reçus aujourd’hui, n’ont fait qu’acheter deux ou trois yards de tissus, malgré que ce soit des nouveautés », fait-elle savoir. D’autres commerciaux rencontrés hors de ce cadre, visiblement mécontents de leur mévente, n’ont pas daigné répondre à nos questions.
L’enceinte du Centre de promotion de l’artisanat (Cpa), également visité n’a pas connu d’affluence pour l’achat des objets d’art.
Au nombre des Cotonois ayant choisi de marquer ce jour dans le cœur de l’être aimé en offrant des cadeaux, figure Landry Gaye. Aperçu dans le magasin de vente de tissu, il déclare fièrement avoir choisi de prendre un pagne pour son épouse. Comme lui, une femme ayant requis l’anonymat a fait comprendre qu’elle ne saurait priver son conjoint d’un présent ce jour. « Je suis une femme mariée, je ne vais pas fêter comme tout le monde. Donc j’ai acheté un tissu et un bouquet de fleur pour faire plaisir à mon mari, et lui prouver que je l’aime et que je serai toujours présente à ses côtés », a-t-elle affirmé.
Francelle Fandy, une jeune fille vêtue d’une robe rouge croisée non loin de l’église St Michel, dit préférer un dîner en tête-à-tête avec son conjoint le soir du 14 février. Car, définit-elle, « J’ai envoyé un message à mon chéri ce matin. Ce soir, nous allons dîner ensemble ; s’il m’apporte un cadeau j’accepterai volontiers ; sinon, ce n’est pas grave »?
Tourisme à l’ère du Bénin révélé: Le parc de la Pendjari renaît[/caption]La plus grande réserve animalière de l’Afrique de l’Ouest vit à nouveau. Sa flore, mais aussi sa faune sont passées aux mains des professionnels de la gestion des parcs. Réformes, rigueur, innovations, technologie… Rien n’est laissé de côté par African Park Network pour révéler le parc de la Pendjari.
Pour mieux apprécier la révolution qui s’opère au niveau du parc de la Penjari depuis la reprise de cet espace par l’organisation non gouvernementale African Park Network, il faut s’adonner à une balade matinale dans cette énorme réserve de faune et de flore aux côtés de Jean-Marc Froment, représentant de l’organisation au Bénin. En plus de découvrir la beauté des lieux et de croiser la plupart des espèces du parc, profitant de la brise matinale, on s’abreuve à la vision de cet homme pour la faune et son ambition pour la Pendjari des années à venir. « Quand nous sommes arrivés, nous avons vu un très beau parc, quelque chose qui était exceptionnel actuellement en Afrique. J’ai été personnellement impressionné par le potentiel qu’il y avait au niveau de ce parc », confie-t-il.
Mais les lieux étaient aussi en souffrance. « Nous avons vu aussi une pression de braconnage qui était relativement importante », soutient Jean-Marc Froment. Sauf que son équipe et lui n’ont pas perdu le temps. Il fallait sécuriser le parc. Et là-dessus, African Park Network n’a pas lésiné sur les moyens. Forte de ses expériences antérieures et de la confiance placée en elle par le gouvernement, l’organisation s’est déployée à travers un plan multifonctionnel dont la finalité était de contenir le braconnage, soutient Jean-Marc Froment. Nous avons mis en place le cadre pour former la brigade spéciale pour les parcs nationaux, et nous avons commencé à former les premiers Rangers ».
Les Rangers, c’est eux qui sont devenus les remparts contre toutes incursions malveillantes dans le parc. Toutes les anciennes structures et les individus à charge de la protection et de la sécurisation ont fait place à de jeunes et vigoureux bras valides durement formés à la charge de la protection et de la sécurisation de la faune. Sur un total de 170 recrues suivant des critères clairement définis, le groupe a été réduit à 130, puis à 70, avant que les 35 meilleurs soient retenus pour la formation proprement dite. Parmi eux, 31 ont été finalement consacrés Rangers. Un véritable parcours du combattant, jonché de rudes épreuves, indispensables pour être en phase avec les exigences de ce corps, selon James Terjanian, directeur du complexe de la Penjari. A l’équipe d’encadrement d’African Park Network se sont joints des éléments des Eaux, Forêts et Chasse pour allier formation théorique, enseignement pratique, réalités du terrain, exigences du milieu et contingences sociales. En somme, un bon package qui fait de ces hommes à l’air grave, de véritables acteurs contre la dégradation de la flore et pour la préservation de la faune dans le parc. Pour les soustraire à la tentation, leurs salaires ont été fixés en conséquence. Un Ranger gagne 150 000 francs Cfa le mois.
Haute technologie !
D’un parc désorganisé, surexploité, victime de braconnage avec une quasi-absence de statistiques et de données fiables, African Park Network s’emploie à faire de la Pendjari une réserve naturelle où les animaux vivent en paix, sans la moindre menace et sans agression, confie James Terjanian, directeur du complexe de la Pendjari pour qui, « tout était à refaire » en ces lieux. African Park Network déploie une technologie de pointe. Tous les jours, une Ulm (petit avion) survole le parc à basse altitude pour détecter la moindre menace et surtout suivre le mouvement des bêtes. L’appareil se révèle encore plus utile à l’occasion de la pose des colliers GPS aux animaux. A ce dispositif, on a joint un suivi à la trace des animaux à travers un système satellitaire que coordonne une cellule au sol. Laquelle est en communication permanente avec les Rangers, doté de téléphone satellitaire et autres moyens technologiques de haute portée. In fine, tout le parc, d’une superficie de 4700 km2 est cerné et le déplacement des animaux est suivi à la trace avec un compte rendu en temps réel, toutes les dix minutes.
José Pliya, directeur de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du Tourisme (Anpt), y voit alors la concrétisation d’un des projets phares du volet Tourisme du Programme d’action du gouvernement (Pag). Avec la technologie déployée par l’African Park Network, il croit dur comme fer que les rêves du président Patrice Talon vont devenir une réalité. Il espère aussi que des touristes vont affluer dans les années à venir dans ce parc dont il rêve de voir l’intégrité préservée. Si ambition touristique il y a, il n’en demeure pas moins que la pérennité du parc passe avant tout. Tout ce qui est prévu, selon José Pliya, doit se faire sans agresser la faune?
Grève du Synacob à la mairie de Cotonou: Le mouvement partiellement suivi[/caption]La grève lancée par le Syndicat national des agents des collectivités locales du Bénin (Synacob) n’a pas été suivi par tous les agents de l’administration de la mairie de Cotonou. « Le mouvement a été suivi en début de matinée mais à cause de l’intimidation des autorités, certains agents ont été obligés de venir aux bureaux » se désole, le Secrétaire général du Synacob, Nicaisio Sego.
Selon lui, ce sont les militants des deux autres syndicats à savoir : le Syndicat des agents territoriaux du Littoral (Synatel) et le Syndicat national des travailleurs de l’administration territoriale du Bénin (Synatrat/Bénin) qui ont boycotté le mouvement. Un tour dans les bureaux, et on constate que les agents étaient au travail. La plupart des usagers ont été satisfaits ce mercredi 14 février. C’est le cas de Hervé Dansou, étonné face à notre interrogation : « je ne savais pas qu’ils étaient en grève ici. Je suis venu pour une légalisation mais c’est fait », a-t-il confié. Patrice Amoussou, agent en grève, rencontré dans l’enceinte de la mairie dénonce la politisation de l’administration municipale. Il déplore l’attitude des agents qui n’étaient pas en grève. Pour lui, ils sont considérés comme des traîtres. Il ne comprend pas comment des agents sans salaire refusent de se faire entendre. Patrice Amoussou soutient que leur cause est légitime et tous iront en grève dès que les deux autres syndicats vont déposer leur motion. Le Synacob a déposé, lundi dernier, une motion jugée illégale par le maire prétextant d’une violation de l’article 50 des 2015-18 portant statut général de la Fonction publique en République du Bénin qui stipule la notification préalables des mouvements de grève avant leur lancement. Faut-il le rappeler, ce syndicat exige, entre autres, le paiement du salaire du mois de janvier 2018, l’arrêt immédiat de la politique de deux poids deux mesures ce qui concerne la notification des lettres de fin de contrat aux retraités, le départ pur et simple sans préavis et sans condition de tous le retraités de l’administration municipale, l’apurement de la dette envers Bsic afin de permettre aux agents d’escompter leurs titres, le paiement de tous les titres venus à échéance, le paiement des arriérés de prime et dotation en carburant, l’autorisation de prise en charge sanitaire due aux retraités, le rétablissement de la couverture sanitaire due au personnel et aux retraités.
Christian HOUNONGBE (Stagiaire)
Société 15 févr. 2018

La présidente de la Haute cour de justice, Marcelline Gbèha Afouda s’est entretenue, ce mercredi 14 février, avec une délégation du parti Congrès du peuple pour le progrès (Cpp) conduite par sa présidente, Christhelle Houndonougbo. Les échanges ont tourné essentiellement autour de la question de l’amélioration de la représentation des femmes au Parlement.
Le débat sur l’amélioration de la représentation des femmes au Parlement a refait surface depuis le séminaire de Grand-Popo organisé en 2017 par l’Assemblée nationale sur le sujet. Ce séminaire est assorti de nombreuses recommandations pour un heureux aboutissement du projet. Le sujet préoccupe la présidente du parti Congrès du peuple pour le progrès (Cpp), Christhelle Houndonougbo qui, à la tête d’une forte délégation, est allée prendre conseil, ce mercredi 14 février, auprès de la présidente de la Haute cour de justice, Marcelline Gbèha Afouda. Il s’agit pour elle, de mobiliser toutes les énergies nécessaires pour la concrétisation de cette initiative parlementaire visant à améliorer dès la prochaine législature, le ratio femmes/députés. Christhelle Houndonougbo estime que les femmes engagées en politique et dans les mouvements de promotion de la gent féminine et les femmes personnalités se doivent de saisir cette perche tendue par le Parlement, à travers l’initiative de ce séminaire auquel elle a pris part en tant que présidente de parti politique.
L’audience d’hier s’insère dans ce cadre et marque le début d’un périple de son parti auprès de certaines femmes personnalités dont les conseils et les avis peuvent permettre de faire aboutir le processus. Lequel processus passe par la révision du code électoral, l’amendement de l’article 26 de la Constitution du 11 décembre 1990 relative à la parité homme/femme en droit et la mise en place d’un creuset de suivi de l’initiative, souligne la présidente du Cpp. Christhelle Houndonougbo compte faire de son mieux pour la concrétisation de ce vœu très attendu par les femmes. Elle estime que le Parlement a déjà joué sa partition en réunissant tous les acteurs nécessaires pour réfléchir sur la question. Il revient vraiment aux femmes bénéficiaires in fine de l’initiative de se tenir par la main pour mûrir les idées afin d’enrichir concrètement la proposition de loi en cours d’élaboration.
La présidente du Cpp se dit très satisfaite de l’audience avec la présidente de la Haute cour de justice qui a prodigué à sa délégation des conseils et fait des suggestions visant à faire bouger les lignes.
La sœur Catherine Koudjalé reçue
Avant la délégation du parti Cpp, la présidente de la Haute cour de justice a reçu en audience la sœur Catherine Koudjalé, religieuse de l’Institut des sœurs oblates catéchistes petites servantes des pauvres. Celle-ci est allée solliciter l’accompagnement de Marcelline Gbèha Afouda dans le cadre du lancement prochain de son ouvrage intitulé L’amitié fleur ou fruit de l’amour. Elle vient d’achever le livre sur lequel elle travaillait depuis 2007. Catherine Koudjalé souhaite avoir la présidente de la Haute cour de justice comme marraine du lancement du livre, parce qu’elle est d’abord une mère chrétienne et pratiquante mais ensuite elle fait partie des sages du Bénin.
Expliquant le titre de l’ouvrage, Catherine Koudjalé renseigne que ce dernier a été retenu suite à son constat, après une longue réflexion, que l’amour et l’amitié sont les deux réalités qui concernent le plus spécifiquement l’être humain après la vie et la mort. Puisque, poursuit la professeure certifiée de philosophie, de façon très naturelle, l’homme aspire à aimer et il souhaite être aimé en retour. Elle dit avoir longuement cogité sur la question. Ce sont donc les fruits de ses réflexions qui sont retracées dans le livre dans lequel elle démontre que l’amour et l’amitié sont deux réalités qui ne peuvent pas être superposées l’une à l’autre,mais elles sont vécues par le même cœur de l’être humain. Ce qui montre une certaine relation de complémentarité entre les deux réalités, conclut la sœur Catherine Koudjalé.
Th. C.N.
Actualités 15 févr. 2018
Compte rendu du Conseil des ministres: Une agence pour les événements officiels, culturels et sportifs[/caption]Le Conseil des ministres s'est réuni, mercredi le 14 février 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Plusieurs dossiers ont été examinés au cours de la séance.
I. Au titre des mesures normatives.
Les décrets suivants ont été adoptés :
I-I. Décret portant approbation des statuts de l'Agence nationale des manifestations officielles et des événements culturels et sportifs.
Le rayonnement culturel et sportif de notre pays dépend, entre autres, de l'efficacité du cadre institutionnel mis en place. C'est pourquoi, la création d'un organe public ayant des compétences techniques appropriées, la capacité organisationnelle et les moyens subséquents s'est avérée nécessaire.
Cet organe prendra également en charge l'organisation des manifestations officielles. Ainsi, l'Agence nationale des manifestations officielles et des événements culturels et sportifs organisera les cérémonies officielles. Elle contribuera aux plans culturel et sportif, à accompagner la créativité contemporaine, et stimuler l'éclosion des talents dans ce domaine.
De façon spécifique, elle a pour missions :
- l'organisation des manifestations officielles;
- l'organisation de tous les événements dans les secteurs des Arts, de la Culture, du Sport et du Tourisme (galas, festivals, concours de beauté, concerts, spectacles, matchs internationaux, etc.) ;
- l'organisation d'événements artistiques, culturels et sportifs innovants ;
- la mobilisation d'appuis complémentaires auprès de partenaires privés.
Aussi, dans l'exercice de ses missions, l'Agence aura-t-elle des démembrements au plan national et une large couverture au plan international.
En adoptant le décret, le Conseil a instruit le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports ainsi que les autres ministres concernés, de veiller à son application et à l'opérationnalisation diligente de ladite Agence.
1-2. Décret portant approbation des statuts du Fonds des Arts et de la Culture.
Les nombreux dysfonctionnements observés au niveau du Fonds d'Aide à la Culture et aux Loisirs l'ont dépouillé de toute efficacité par rapport à sa vision originelle. En effet, cet organisme est aujourd'hui perçu comme dédié à un appui, à titre gracieux, aux bénéficiaires de ses interventions, sans tenir compte de critères objectifs de sélection et de la nécessité de régénérer ses ressources.
C'est pour mettre fin à cette mauvaise perception de l'appui de l'État au secteur et mieux l'organiser, que le présent décret a été adopté.
Ainsi, le nouveau Fonds des Arts et de la Culture a pour vocation, de jouer un rôle de premier plan dans la promotion des arts et de la culture de notre pays, avec professionnalisme, transparence et équité. Pour ce faire, les innovations du nouveau dispositif institutionnel concernent notamment:
- la réduction de la taille du Conseil d'administration qui passe de quinze (15) à sept (07) membres;
- l'évolution des attributions du Fonds, qui incluent désormais le Fonds de bonification, l'appui à la production et à la promotion des artistes, et le soutien à la diffusion des œuvres par les médias nationaux et internationaux ;
- la restructuration de l'organigramme du Fonds, pour le rendre plus efficace.
En adoptant le décret, le conseil a instruit le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, de veiller à son application rigoureuse.
II- Au titre des communications.
Sous cette rubrique, les dossiers suivants ont été approuvés :
II-1. Sélection de la société «LOUIS BERGER» pour la mission d'assistance à la maîtrise d'ouvrage bâtiment à l'Agence du Cadre de vie pour le Développement du Territoire, et comme chargé de mission auprès de l'Agence de Construction des Infrastructures du secteur de l'Education et de l'Agence du Patrimoine et du Tourisme.
En vue d'assurer des études techniques de qualité, une réalisation rapide et maîtrisée des travaux de construction de certaines infrastructures relevant des missions desdites agences, le Conseil a autorisé la sélection de la société LOUIS BERGER dont la réputation est mondialement reconnue dans ces domaines.
Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable et les autres ministres impliqués dans la mise en œuvre des projets, ont été instruits d'accomplir diligemment les actions nécessaires, en vue de la réalisation effective des missions prescrites à la société.
II-2. Réalisation des études de faisabilité en vue de l'installation de Centres de Services agricoles dans les Pôles de Développement agricole.
Le concept de Centre de Services agricoles, basé sur la démonstration par l'exemple, permet d'améliorer la production et la rentabilité des petits exploitants, en mettant à leur disposition des services matériels (irrigation, mécanisation, intrants spécifiques, infrastructures et équipements), et en assurant, à leur profit, le transfert du savoir-faire et de technologies agricoles, l'appui-conseils, etc.
Les Centres de Services agricoles, adaptés au contexte de développement des filières porteuses par Pôle de Développement agricole, constitueront un support technique à la disposition des sept (07) Agences territoriales de Développement agricole (ATDA) mises en place par le gouvernement. Ils favoriseront le renforcement des capacités des exploitants agricoles, des prestataires de services et de l'encadrement technique.
Dans la perspective de leur mise en œuvre, plusieurs sites ont déjà été identifiés par les ATDA. Mais il est nécessaire de mener les études préalables pour évaluer le potentiel de chaque site et disposer d'indications précises sur toute l'ingénierie et la faisabilité.
Le Conseil a autorisé le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche à contracter avec la compagnie GREEN 2000, pour la réalisation desdites études.
III- Rubrique des comptes rendus.
Le Conseil a approuvé le compte rendu suivant :
III-1. Pré-qualification de concessionnaire pour le financement, la réalisation, l'exploitation et l'entretien du contournement Nord-Est de Cotonou.
Le ministre des Infrastructures et des Transports a soumis au Conseil, le compte rendu de la procédure de pré-qualification de concessionnaire pour le financement, la réalisation, l'exploitation et l'entretien du contournement Nord-Est de Cotonou. Ce projet porte sur la réalisation et l'exploitation :
- d'un nouvel axe autoroutier de contournement nord (37 km) qui reliera les communes d'Abomey-Calavi, Cotonou et Sèmè-Podji, et désengorgera la ville de Cotonou du trafic de transit ;
- une bretelle de 4,5 km reliant le contournement Nord au Port autonome de Cotonou en passant par la berge Est de la lagune.
Ledit compte rendu renseigne que sur sept (07) entreprises internationales ayant marqué leur intérêt pour le projet, trois (03) remplissent les critères pour être sélectionnées pour la phase suivante. Il s'agit de :
1- Groupement BOUYGUES TRAVAUX PUBLICS/COLAS AFRIQUE/COLAS PROJECTS (BYTP/COLAS) ;
2- VINCI HIGHMAYS, et
3- CHINA STATE CONSTRUCTION ENGINEERING CORPORATION (CSCEC).
Pour la suite de la procédure, ces trois candidats pré-qualifiés seront invités à soumettre chacun, au bout d'un délai de trois (03) mois, une offre complète chiffrée.
Le Conseil a instruit le ministre des Infrastructures et des Transports, de conduire diligemment la suite de la procédure.
IV- Rubrique des rencontres et manifestations internationales.
Sous ce chapitre, le Conseil des ministres a autorisé l'organisation à Cotonou, les 19 et 20 février 2018, de la VIe Réunion du Forum des Autorités de Régulation de la Radiodiffusion des pays membres de l'Organisation de la Conférence islamique (IBRAF-0C1).
V- Au titre des mesures individuelles.
Les nominations suivantes ont été prononcées :
Au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération : Sur proposition du ministre,
Directeur adjoint de cabinet : Monsieur Alain AYADOKOUN
Au ministère du Travail et de la Fonction publique : Sur proposition du ministre,
Directeur de cabinet :
Monsieur Dieudonné Cossi ASSOGBA
Au ministère de l'Industrie et du Commerce :
Sur proposition du ministre,
Directeur de la Programmation et de la Prospective : Monsieur Marcel Djidjoho HOUNKONNOU
Directeur général de l'Agence nationale de la Propriété intellectuelle:
Monsieur Mathias Gbèndjonan AGON?
Fait à Cotonou, le
14 février 2018.
Le secrétaire général du
Gouvernement
Édouard OUIN-OURO
Actualités 15 févr. 2018

Ce jeudi 15 février, s’ouvre à Cotonou un séminaire sur la Réforme du système partisan, en relation avec la loi portant Charte des partis politiques en République du Bénin. La nécessité de cette réforme fait l’unanimité aujourd’hui au sein de la classe socio-politique béninoise. On revient de loin, car il y a quelques années, cette problématique était loin de faire l’unanimité, du fait de la résistance des cancres de la classe, hélas majoritaires sur l’échiquier, en conservateurs de mauvais alois, qui tenaient au statu quo, qui, il faut l’avouer leur profitait à bien des égards, au détriment de l’intérêt général. Cette pagaille va se conjuguer bientôt au passé.
Visionnaire, Célestine Zanou, présidente de la Dynamique du Changement pour un Bénin Debout (DCBG), a été de loin précurseur de la réflexion sur la nécessité de cette réforme, tablant comme à ses habitudes sur le fond, à en juger par sa réflexion en date de quelques années déjà ci-dessous. Y compris contre vents et marées, elle aura prêché à cet effet, persuadée de ne pas le faire dans un désert. Obstination payante, doit-on en convenir, pour Madame Zanou selon qui « La crédibilité se construit ». Il est heureux de saluer la clairvoyance des organisateurs du séminaire de ce jeudi, qui ont sollicité son expertise pour éclairer, entre autres, sur « Les enjeux de la réforme du système partisan ». In extenso, ci-dessous, la réflexion de Célestine Zanou.
Dans le contexte particulier du système partisan au Bénin depuis la Conférence Nationale, c’est naturellement que j’ai été amenée à articuler le questionnement que voici : (1) Qu’est-ce qu’un parti politique dans un contexte de multipartisme intégral ? (2) La relation d’intérêt que semblent entretenir chez nous les partis politiques et le pouvoir d’Etat est-elle digne d’une relation de mariage, de concubinage ou – pardonnez ma trop grande audace – de prostitution ? (3) Quelle attente politique responsable peut-il en résulter en termes de projection d’un creuset cohérent pouvant tenir lieu d’un vrai renouveau partisan dans lequel se reconnaîtraient une majorité de compatriotes sans que leur liberté de pensée et d’action soit prise en otage ?
PREMIERE QUESTION : QU’EST-CE QU’UN PARTI POLITIQUE DANS
UN CONTEXTE DE MULTIPARTISME INTEGRAL ?
Je me passerai volontiers de définitions tous-azimuts ; il y a certaines cependant qui sont sinon nécessaires du moins utiles, surtout lorsqu’on veut éviter des malentendus. C’est le cas en effet des mots "parti" et "intégral" que nous allons aborder ici et dont il faut saisir les contours et la signification. Pour les marxistes, par exemple, on ne peut séparer les partis politiques des classes sociales. Aussi doit-on, dans la lutte pour le pouvoir, s’attendre à deux grands ensembles partisans, puisqu’il n’y a que deux classes sociales : la classe bourgeoise, riche et exploiteuse d’une part, et la classe ouvrière, pauvre et exploitée d’autre part. Vue simpliste de la dynamique sociale, dirait-on ; mais avouons qu’une telle cartographie a le mérite d’identifier directement l’enjeu des luttes pour le pouvoir et les défis qu’elles impliquent. Autrement dit, il y a ce qu’on peut appeler un ensemble libéral capitaliste partisan, et un ensemble social prolétarien partisan. A ce titre, on peut assimiler un parti à un groupement politique d’individus d’origines, d’horizons, de confessions, de sexes, de conditions divers, mais ayant ou défendant les mêmes intérêts de classe, et concourant à l’exercice du pouvoir d’Etat par voie électorale ou insurrectionnelle.
Mais aussitôt qu’on sort de ce schéma purement marxiste caractérisé par un monolithisme de l’espace politique et partisan, et que l’on entre dans un schéma d’ouverture ou de large ouverture partisane, ce que, faute de mieux, on nomme "démocratie libérale" ou "démocratie occidentale moderne", s’ouvre alors pour la notion de parti une perspective assez nouvelle. En somme, c’est le retour à l’essence pluraliste de la notion de parti. Ce que souligne d’ailleurs Maurice DUVERGER dans son Introduction à la politique en ces termes [Je cite] : « Organisation du combat politique, les partis doivent être plusieurs, par définition même : pour qu’il y ait bataille, il faut au moins deux adversaires. » D’où cette définition de BURDEAU : « Tout groupement d’individus qui proposent les mêmes vues politiques, s’efforcent de les faire prévaloir à la fois en y ralliant le plus grand nombre de citoyens et en cherchant à conquérir le pouvoir ou du moins à influencer ses décisions. » [Fin de citation] C’est d’ailleurs ce qui donne forme et sens à la question du statut de l’opposition dans ces régimes.
Comme vous le savez, de 1960 à 1989, le Bénin a fait, pour ainsi dire, l’expérience de ces deux grandes conceptions de la dynamique partisane qu’il n’a pas toujours su, reconnaissons-le, appliquer intelligemment ni adapter à son histoire et à sa géographie. En effet, si une certaine démocratie, disons "naissante", a été en vigueur dans l’ex-Dahomey avec des regroupements politiques plus ou moins calqués sur les régions, tels que le RDD de Hubert Koutoucou MAGA, le PRD de Sourou Migan APITHY et l’UDD de Justin Tomètin AHOMADEGBE, etc., le système dit de démocratie populaire marqué par le parti-Etat a eu également voix au chapitre à travers le PRPB. On peut donc dire, sans provoquer un esclandre, que c’est parce que ces différentes expériences partisanes n’ont pas porté les fruits attendus, que la nécessité d’une nouvelle ère partisane a été recommandée et même choisie à la Conférence Nationale. "Nouvelle ère partisane", dis-je, par cela même que ce choix se voulait une rupture vis-à-vis du système révolutionnaire de parti unique, en même temps qu’une réforme profonde de ce qui s’est passé avant le 26 octobre 1972. Si donc on peut parler de "renouveau partisan" depuis cette date, c’est d’abord sous cette double exigence du Renouveau Démocratique, qu’il faut avoir à l’esprit et examiner. Et précisément à cette tâche, on rencontrera inévitablement une difficulté sémantique majeure liée au qualificatif "intégral", en l’occurrence dans l’expression "multipartisme intégral".
Essayons de surmonter cette difficulté.
Jusqu’en 1997 – je fais foi au Ministère de l’Intérieur et au Pr Abraham ZINZINDOHOUE qui a cité les Archives dans ses Réflexions sur le multipartisme au Bénin… – notre pays comptait 92 partis pour moins de 6 millions d’habitants, soit en moyenne un parti politique pour 50.000 habitants. Ce qui est vrai à cette époque-là, mais seulement pour le motif invoqué, à savoir ce que par le Pr ZINZINZDOHOUE appelle, non sans raison, le multipartisme « surabondant ». Or, abordant le caractère intégral de ce multipartisme, il écrit [Je cite] : « Il est intégral parce qu’il n’est pas formellement limité. Ni la constitution ni la loi portant charte des partis politiques, ni les lois postérieures n’ont […] limité le nombre de partis politiques. » [Fin de citation] Une telle analyse, il est vrai, passe pour une évidence, car elle soutient non seulement qu’il y a une faute et un dévoiement par rapport au système partisan, mais que cette faute et ce dévoiement proviennent du législateur.
Or, que signifie le mot "intégral" pris comme concept politique, mais d’abord comme concept tout court ? Ayant interrogé quelque ouvrage et quelque professeur de mathématiques, j’ai cru comprendre que dans le calcul des fonctions, le concept intégral signifie le nombre limite d’une somme de termes extrêmement petits d’une fonction. "Nombre limite", dit-on ? Il y a donc là une limitation. Quel enseignement se dégage de cette définition? C’est que l’intégralité d’une chose n’est jamais synonyme d’illimité, elle est toujours fermée sur un terme de choix, sur un principe directeur.
Ramené sur le terrain purement politique et partisan cela veut dire que tout parti politique est fondé sur une doctrine politique ou idéologie politique. Et c’est ici que surgit la question essentielle dans notre propos : combien d’idéologies politiques y a-t-il ou peut-il y avoir dans un système partisan ? Grosso modo sept (7), un peu comme les principales phases lunaires. Et là, en dépit des apparences et des préjugés, il ne s’agit pas d’une position extravertie ou de division Nord/Sud. C’est un mouvement intellectuel, qu’une idéologie, une façon de se déterminer par rapport à un objectif national, sur un échiquier ou ligne de positionnement qui permet d’atteindre cet objectif national. De telle sorte que si cette ligne était tracée, il n’en résulte que 7 positionnements répartis en deux groupes que sont :
- Groupe a : Les positionnements loin du Centre ou forces centrifuges : ils sont au nombre de 4, à savoir les positionnements très loin du Centre (extrême Droite/extrême Gauche) et les positionnements assez loin du centre (Droite modérée/Gauche modérée)
- Groupe b : Les positionnements au Centre ou forces centripètes : ils sont au nombre de 3, à savoir le positionnement au Centre-gauche, le positionnement au Cendre-droit et le Centre proprement dit
Mais tous ces positionnements se font par rapport à quoi ? Par rapport au Centre qui lui-même est un positionnement. Ainsi, en France, on peut dire que le premier positionnement autour de la Révolution de 1789 s’est fait par rapport au Roi : Bleu (Droite), Blanc (Centre), Rouge (Gauche). Aujourd’hui, la France en est à sa 5ème République, donc formellement à sa cinquième recomposition idéologique, celle-ci s’étant opérée autour des idéaux consécutifs à l’Occupation nazie et à la Libération sous l’instigation du général de GAULLE. Ce qui signifie, pour le Bénin, à partir de 1990, que le positionnement aurait dû se faire, non par rapport aux individus et à leurs intérêts, mais par rapport à l’Etat marxiste-léniniste défunt ou, tout au moins, par rapport aux idéaux qui découlaient de son refus. Ce qui malheureusement n’a pas été le cas, pour ce que je sais. Oh, bien sûr, on nous dira : « Mais où est la couleur nationale ? Où est notre syncrétisme religieux ? Où sont les traditions ? Où est le Nord ? le Sud ? l’Est ? l’Ouest ? Etc. Mais tout le monde sait que ce sont là des questions non-lieu, puisque le vaudou comme tout le reste n’est pas idéologie politique, mais l’expression culturelle du génie et de l’esprit béninois. Or même, si couleurs nationales il devrait y avoir, cela ne pourrait concerner que la fidélité à nos fondements politiques plutôt que l’alignement sur un modèle idéologique. A la limite, on pourrait ajouter aux idéologies classiques de nouvelles idéologies politiques, au fur et à mesure des conjonctures historiques et politiques, telles que l’écologie, en Europe, ou le sens des valeurs au Bénin à la faveur de l’initiative "Dynamique du Changement pour un Bénin Debout" (DCBD). C’est le lieu d’honorer la mémoire de feu Cardinal Bernardin GANTIN qui a fait du sens des valeurs l’ultime combat de sa vie de citoyen. Dans un cas comme dans l’autre (Ecologie / Sens des valeurs), nous savons que c’est là bien plus qu’une façon de faire la politique. Car quel acteur politique digne du nom peut vouloir la destruction de la nature ou se mettre en marge des valeurs de vie ?
Au total, je voudrais retenir et je soutiens que le principe directeur du concept "intégral" dans le groupe de mots "multipartisme intégral" n’est pas géographique, encore moins numérique ou régional, tribal ou ethnique ; il n’est pas un état d’âme : ni caprice ni fantaisie, ni extravagance ni impulsion, ni lubie ni acrimonie, ni aigreur ni amertume, ni irritation ni rancœur ou rancune. Dans toutes les démocraties qui se respectent, le système multipartiste est toujours intégral. La particularité au Bénin est sans doute que cela est légalement stipulé, en considération des égarements du passé révolutionnaire. Le principe directeur est éminemment idéologique, exclusivement idéologique. Si la question idéologique n’est pas posée et réglée à la création des partis, la faute n’incombe pas au législateur, mais d’abord et surtout aux politiciens et accessoirement aux organes institutionnels chargés de valider les demandes d’autorisation.
Pour clôturer la première question de cette tribune, il est aisé d’affirmer qu’un parti est tout regroupement d’individus qui proposent les mêmes vues politiques sur une base idéologique confirmée et différente de celle d’un groupement de même type exerçant sur le même échiquier et s’efforçant de les faire valoir à la fois en y ralliant le plus grand nombre de citoyens et en cherchant à conquérir le pouvoir ou tout au moins à influencer ses décisions. Troisième définition donc, comme vous le voyez, mais qui reconduit la deuxième, celle de BURDEAU, en y intégrant deux éléments de taille, à savoir : premièrement, la nécessité d’une base idéologique confirmée et, deuxièmement, la nécessité pour cette base idéologique de n’avoir pas de doublon ou de copies conformes sur l’échiquier politique national considéré. On ne saurait avoir deux partis d’obédience socialiste, libérale ou communiste sur le même échiquier dans le même pays.
DEUXIEME QUESTION : LA RELATION D’INTERET ENTRE LES PARTIS POLITIQUES
ET LE POUVOIR D’ETAT SOUS LE RENOUVEAU DEMOCRATIQUE EST-ELLE UNE RELATION DE MARIAGE, DE CONCUBINAGE OU DE PROSTITUTION ?
D’entrée de jeu, disons que notre intention n’est pas de dresser un tribunal. Encore une fois, il ne s’agit pas d’un procès. Il est plutôt question d’une situation de pourrissement qui a duré déjà un certain temps, et qu’il faut avoir le courage d’examiner, de regarder en face de façon objective. Ainsi, pour ma part, le service d’Etat n’est pas une affaire de mariage, ou une quelconque relation de couple formel ou informel. Les rapports entre le chef de l’Etat et les différentes composantes de la Nation ne sont pas ceux que le père entretient d’habitude avec sa femme ou ses femmes, encore moins avec ses enfants. Les citoyens ne sont pas les enfants du président, ils sont des compatriotes qui expriment des attentes qu’il doit satisfaire. De ce point de vue, les termes mariage, concubinage et prostitution ne seraient pas appropriés, parlant de la relation d’intérêt entre les partis politiques et le pouvoir central. Il s’agit d’une communauté de devoirs citoyens dans un partage bien compris des rôles. Mais malheureusement, ce n’est pas ce qu’on remarque sous le Renouveau Démocratique au Bénin.
Depuis la Conférence Nationale, en effet, l’Etat béninois s’est illustré, et de façon ostentatoire depuis 2006, dans un complexe de pulsion-répulsion vis-à-vis des partis politiques les plus en vue sur l’échiquier politique. Pulsion excessive vis-à-vis des groupements politiques dits de la Mouvance présidentielle, répulsion excessive et outrée vis-à-vis des groupements de l’Opposition ou considérés comme tels. Ce qui amène à se demander si les premiers ne donnent pas aveuglement ou sans discernement au chef de l’Etat ce que les seconds lui refusent aveuglement ou sans discernement. Histoire de couple, n’est-ce pas : quand tout va, on tait tous les impairs du conjoint ou de la conjointe, le secret est gardé ; quand rien ne va, on vend à la criée tous les impairs du conjoint ou de la conjointe, le secret est dehors. Ce qui donne à notre pays l’image d’une personne en contradiction permanente avec elle-même : tout va très bien et en même temps tout va très mal. Histoire de couple, parce que celui qui tient les rênes du pouvoir central peut répudier des groupements politiques ou, inversement, être abandonné et trahi, et tout cela directement ou indirectement par le biais du phénomène de transhumance dont notre classe politique est coutumière. Suivez mon regard ! Autant de choses donc qui se passent en toute impunité, sans qu’aucune autre institution, aucun recours de l’Etat ou de la société civile, ne réagisse.
Ainsi, sans inclure les grands regroupements ou alliances de groupements de l’Opposition aux contours flous et au contenu souvent hétéroclite et qui se prêtent mal à une classification plus ou moins nette – et seulement pour cette raison –, je pourrais dire qu’il y a au Bénin au moins trois catégories de groupements politiques que l’on pourrait décliner comme suit :
- les groupements politiques en mariage avec le pouvoir d’Etat ;
- les groupements politiques en concubinage avec le pouvoir d’Etat ;
- les groupements qui font l’option de se prostituer avec le pouvoir d’Etat.
Les premiers sont ceux qui s’arrangent pour être toujours dans les bonnes grâces du régime en place, y compris s’il faut vendre leur âme ou leur identité : ce sont des girouettes. Ils s’orientent selon la direction du vent. Quand le régime en place dit qu’il faut aller à gauche, volontiers ils vont à gauche, à droite, ils vont à droite, devant, ils vont devant, derrière ils vont derrière ; ils n’ont pas de volonté pour eux-mêmes, pas de boussole idéologique, l’essentiel est qu’ils soient avec le chef. A ceux-là, osons dire : l’Etat n’est pas un ménage où les moyens qui sont dépensés ou investis appartiennent à un "papa" tout puissant auquel il faut obéir aveuglément, même quand celui-ci est en erreur. Les moyens aux mains du chef de l’Etat sont les moyens des citoyens, de tout le peuple, dont il exerce ponctuellement la souveraineté.
Vient ensuite la deuxième catégorie, à savoir les groupements politiques en concubinage avec le chef d’Etat, principal détenteur du pouvoir d’Etat. Ceux-ci ont toutes les apparences d’une mariée mais n’ont rien du statut d’une mariée, car leur union avec le chef de l’Etat ne bénéficie d’aucun témoin légal, du genre UBF, FCBE, etc. Union libre donc, et union informelle. Ce qui leur permet, ainsi qu’à leur partenaire informel, chacun de son côté, de se livrer à d’autres jeux qui ne se peuvent être tolérés dans un couple régulièrement constitué. "D’autres jeux", dis-je : ainsi par exemple, quand on fait une certaine requête (nominations, faveurs diverses) en direction du chef de l’Etat et que ce dernier refuse ou se fait attendre, on le lui rappelle en flirtant avec les groupements qui sont en opposition avec lui. On lui fait peur, on devient maître-chanteur, prêt à cracher dans la soupe après qu’on l’a mangée et qu’on a même participé à sa préparation. Et en vérité le chef de l’Etat n’a que deux solutions : céder au chantage ou résister. S’il cède, un calme provisoire revient ; s’il résiste, on peut continuer de le bouder ouvertement, mais sans prendre le risque de rompre les amarres jusqu’à ce qu’on trouve en cachette un autre concubin, si on n’a pas réussi entre-temps à faire partir une de ses mariées, juste pour augmenter le trouble chez le chef. En somme, une instabilité permanente et généralisée. Ce qui rend les accords si incertains, les décisions si peu fermes au sommet de l’Etat. A ceux-ci, osons dire : l’Etat n’est pas un espace de chantages, de marchandages de bas-étage. Il faut s’attacher dans la vérité et le devoir, ou partir, au lieu d’avoir un pied dedans, un pied dehors.
Enfin, vient la troisième catégorie de groupements politiques en situation de prostitution délibérée avec le régime en place. Qui sont-ils ? Que font-ils, et à quoi les reconnaît-on ? Ils sont des prostitués, ils vendent leurs services à tout le monde, surtout aux plus offrants, et le plus offrant, c’est le régime en place. Si ce dernier ne va pas les chercher, c’est eux qui vont à sa rencontre, en se mettant notamment sur son chemin, en le charmant, en le provoquant. Là-dedans, il n’est ni amour ni estime ni considération ni respect ; il y a seulement déviance, dépravation, perversion politiques, rarement contrainte. Et puisqu’ils sont obligés de faire la criée tous les jours, ils sont éhontés et sans vergogne. On les accepte pour les sales besognes, par exemple l’insulte grossière à des adversaires auxquels on ne peut s’attaquer soi-même, ou pire une révision opportuniste et personnalisée de la Constitution, quand tous les autres y renoncent. Vous les identifiez, ils ne s’en cachent pas. Vous les dénoncez, ils ne s’en émeuvent guère. Ils sont pervertis, comme perdus pour la République. Ainsi, point de conseil à leur endroit. Seul Dieu peut les changer… un jour.
Ainsi, l’échiquier politique béninois est aujourd’hui constitué grosso modo de ces trois types de regroupements évoluant ou exerçant leur liberté d’action et concevant l’action politique comme une expérience personnelle, une décision personnelle, une vision personnelle, une ambition personnelle, un accomplissement personnel, c’est-à-dire pour eux et pour leurs proches parents et amis. Or, ainsi que nous l’avons reconnu au départ, excepté la métaphore qui nous transporte – l’étymologie en fait foi –, les affaires de l’Etat ne sont pas des affaires de couple ni des affaires de famille, encore moins des affaires d’amis ou de copains. Elles supposent une communauté de destin, c’est-à-dire de devoirs dans laquelle sont engagés pour la vie tous les citoyens, directement ou indirectement, en vertu de leurs droits prescriptibles et imprescriptibles, pour faire de la collectivité nationale un havre de paix, de stabilité et de bonheur pour chacun et pour tous. Et c’est parce qu’il n’en est pas encore ainsi qu’il urge d’agir.
TROISIEME QUESTION : QUELLE ATTENTE POLITIQUE RESPONSABLE FORMULER EN VUE D’UN VRAI RENOUVEAU PARTISAN AU BENIN ?
Devant le spectacle désolant que présente l’échiquier politique national à de rares exceptions près, et face à un univers partisan aussi éclaté et débridé, toute décision responsable doit être consécutive à une démarche re-qualifiante de la situation. On ne décide que lorsqu’on voit clair, quand les perspectives sont connues ou redéfinies. Dans notre cas, celui du Renouveau Démocratique, requalifier l’échiquier politique national et l’univers partisan, c’est redéfinir les perspectives, c’est-à-dire poser de nouvelles balises, de nouveaux repères, de nouvelles bornes. Et, pour rester conforme à la trajectoire de cette analyse, ces balises, ces repères et ces bornes sont d’abord d’ordre idéologique. D’où la question préjudicielle : Dans l’esprit de la Conférence Nationale, quel format idéologique de l’échiquier politique au Bénin aurait pu inspirer la création des partis politiques ?
Si nous sommes d’accord pour dire que la Conférence Nationale de février 1990 est le moyen politique par lequel le Bénin s’est tout entier levé, à travers ses forces vives, pour mettre définitivement fin à l’Etat-PRPB, nous devons aussi reconnaître – et ce n’est qu’une conséquence – que le principe de la reconstitution ou de la recomposition de l’échiquier politique devrait se ramener à l’alternative ci-après : être POUR ou CONTRE le système marxiste-léniniste incarné 17 ans durant par le général Mathieu KEREKOU. D’ailleurs, les travaux en commissions et les débats en plénière ont bien montré une telle alternative, même si nombreux furent les conférenciers "antirévolutionnaires" qui en voulaient d’une Conférence monocolore. Le terme de "consensus" finalement retenu indique bien que le débat idéologique n’a pas eu lieu, ce qui explique que l’alternative se soit muée en clivage. Ce fut le moindre mal pour les tenants du régime révolutionnaire. Or, dans tout processus d’alternance politique, il faut nécessairement une équipe sortante et une équipe entrante. Et Dieu sait qu’il y a un avantage à être l’équipe sortante : c’est en effet l’heure du bilan, le temps de la réflexion et du recul pour mieux sauter. Se soustraire à cette étape importante en politique, c’est faire sciemment le refus du débat idéologique pour se complaire dans la jouissance brute et non-réfléchie du pouvoir. C’est la logique du triste slogan « Après nous c’est nous ! ». Et c’est bien ce qui pose le problème des transitions politiques en Afrique, compromet l’émancipation idéologique de nos pays et du continent et, par ricochet, la tâche du développement. Bref, le principe étant celui que nous venons d’énoncer, il constitue le sens de gravité autour duquel aurait dû se constituer la nouvelle classe politique et le nouvel échiquier partisan. Conformément aux sept grands systèmes idéologiques regroupés en deux grandes formes de positionnements (fp) a et b, le schéma aurait donc pu être le suivant :
- Fp (a) : Elles regroupent les positionnements loin du centre, à savoir les positionnements très loin du Centre (Gauche radicale et Droite radicale), et les positionnements assez loin du centre (Gauche modérée et Droite modérée). Ce qui donne le total des quatre positionnements loin du Centre, c’est-à-dire du marxisme-léninisme incarné par le général KEREKOU ;
- Fp (b) : Elles regroupent les positionnements dans le Centre, à savoir le positionnement Centre-gauche (centre radical), le positionnement Centre-droit (centre modéré) et le Centre proprement dit incarné par l’idéologie objet du divorce, en l’occurrence le marxisme-léninisme style PRPB, principe de la ligne de positionnement sur l’échiquier politique béninois.
Sans doute, il existe plusieurs autres théories sur ce que doit être le maillage intelligent et responsable du paysage politique et partisan, et qui soit conforme à l’esprit de la Conférence Nationale. Or, nous avons attendu vingt-cinq ans sans que personne au sein de la classe politique et partisane n’ait pris vraiment la peine de montrer la voie, à part quelques bonnes volontés ou professions de foi vite rattrapées par la routine.
Il faut agir maintenant.
La Charte des Partis en vigueur est cousue de flous artistiques qui ne règlent guère la question, d’où mon idée du DIALOGUE NATIONAL pour jeter les bases d’une fondation solide pour notre démocratie. L’assainissement de l’échiquier politique au Bénin est à ce prix et les fuites en avant ne font que retarder le débat et agrandir le fossé de la discorde entre les fils et filles du Bénin. Or me voici à la fin de mon questionnement sur ce monde encore incertain – mais promis à un bel avenir – du système partisan au Bénin. J’espère qu’on le prendra pour ce qu’il est : une contribution, ma petite part de réflexion dans une réflexion autrement plus vaste.
Actualités 14 févr. 2018

2 janvier : Grève de 72 heures du personnel des services judiciaires et administratifs du tribunal de première instance de Natitingou.
3 janvier : Plusieurs dossiers examinés dont l’adoption du projet portant attributions, organisation et fonctionnement de la direction générale de la Police républicaine, au cours de la séance du Conseil des ministres sous la houlette du président Patrice Talon.
-Au cours du point de presse du gouvernement repris et désormais assuré par le ministre Joseph Djogbénou, se prononçant sur le retrait du droit de grève à des agents de l’Etat, il déclare que « L’Etat, par le pouvoir législatif, est dans ses prérogatives ».
-Présentation de vœux de Nouvel an des membres du cabinet au ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou.
-Arrestation à Donwari du chef d’escadron Désiré Azatassou, commandant en second du 7e Bataillon interarmes (Bia) de Kandi, ayant orchestré avec d’autres hommes la séquestration de son chef hiérarchique, sous prétexte de « primes non payées ».
4 janvier : A l’issue de leur assemblée générale extraordinaire, les membres de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) décident d’une grève de cinq jours tacitement reconductible du lundi au vendredi, jusqu’au retrait de la disposition qui leur retire le droit de grève dans la nouvelle loi portant statuts de la magistrature, dès le lundi 8 janvier.
-Décès à Paris de l’ancienne ministre de la Santé puis de l’Enseignement maternel et primaire, Karimou Rafiatou.
-Adoption au Parlement de la loi n°2018-02 modifiant la loi organique n°94-027 du 18 mars 1999 relative au Conseil supérieur de la magistrature (Csm), logeant désormais son siège et son budget à la Cour suprême.
-Rencontre des scientifiques du monde universitaire à Bohicon pour relancer la promotion de la recherche et l’innovation.
-Le Conseil des Béninois de France fait un important don de matériels au Centre hospitalier universitaire Hubert K. Maga, pour soulager les patients.
5 janvier : Mise en conformité de la loi n°2017-20 portant Code du numérique en République du Bénin, par le Parlement suite à la décision Dcc 17-223 du 2 novembre de la Cour constitutionnelle ; et autorisation de ratification de l’amendement de Kipal au protocole de Montréal relatif aux substances appauvrissant la couche d’ozone, signé à Kigali le 15 octobre 2016.
-Les ministres Gaston Dossouhoui de l’Elevage et son collègue de la Santé, Alassane Séidou, sensibilisent les acteurs de la filière porcine et les consommateurs à Dangbo et aux Aguégués, deux communes où sévit la peste porcine africaine, sur les normes à observer pour contenir l’épidémie.
-Visite du ministre de la Justice au Tribunal de commerce à Cotonou, occasion de donner des instructions pour des réquisitions quant à la grève lancée par l’Unamab.
-Assemblée générale des sept centrales et confédérations syndicales du Bénin, pour établir un chronogramme de grève générale.
-Séance de travail entres les cadres et techniciens en charge du projet de construction de l’aéroport de Glo-Djigbé et les populations.
6 janvier : A la faveur de la cérémonie de présentation de vœux aux militants à Cotonou, l’Union fait la Nation (Un) dévoile sa position pour la concrétisation du projet de réforme du système partisan.
-Le ministre Oswald Homéky chargé de la Culture, lance à Porto-Novo, la 2e édition du « Festival international de Porto-Novo avec à ses côtés ses collègues Aurélien Agbénonci, Jean-Claude Houssou et Serge Ahissou.
7 janvier : Célébration de la fête de l’Epiphanie, avec comme invité surprise, le président Patrice Talon allé fêter avec la communauté catholique de Saint François-Xavier de Porto-Novo, aux côtés de son épouse.
8 janvier : Ouverture à Porto-Novo d’un colloque scientifique pour mieux comprendre le vodoun, dans le cadre du 2e Festival international de Porto-Novo.
-Des acteurs membres du Cadre de concertation et d’échanges d’information pour l’efficacité de la lutte contre la corruption réfléchissent à Bohicon sur le thème « Déclaration et contrôle de patrimoine au Bénin : Etat des lieux et perspectives ».
-Le mouvement de grève suite au retrait du droit de grève à certains agents lancé par l’Union des magistrats, largement suivi dans l’ensemble du pays.
9 janvier : En visite de travail au Bénin, une délégation du Royaume de la Belgique conduite par l’ambassadeur Stéphane De Loeker a échangé avec le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané et ses collègues, des Affaires étrangères et de la Coopération, de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, et des Infrastructures et des Transports.
-Lancement au Centre des jeunes et de Loisirs de Djougou, du projet de réinsertion socioprofessionnelle des enfants en situation difficile ou de mendicité.
10 janvier : A Porto-Novo, le bilan de la mandature de Théodore Holo à la Cour constitutionnelle, dressé à la faveur de la cérémonie de présentation de vœux.
-Célébration au Bénin de la fête des religions endogènes sur toute l’étendue du territoire national, avec les manifestations officielles placées sous le sceau de l’harmonie à Hêvié.
11 janvier : Plusieurs dossiers examinés en Conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat Patrice Talon, dont un nouveau dispositif de promotion des investissements au Bénin et les nominations du directeur général de la Police républicaine, l’inspecteur général de Police, Nazaire Hounnonkpè, et de son adjoint, Colonel Soumaïla Yaya.
-Echanges de vœux au Parlement qui a autorisé 530 milliards F Cfa de crédits en 2017, cérémonie au détour de laquelle, le président de l’Assemblée nationale , Me Adrien Houngbédji a clarifié les dossiers Cos-Lépi et retrait du droit de grève, face aux diatribes dont il fait l’objet.
-Lancement à Cotonou, du projet d’Appui à la transition agro-écologique dans les zones cotonnières du Bénin (Tarzo), financé par l’Agence française de développement (Afd).
-Affichage des listes des présumés propriétaires dans les trois arrondissements concernés, du projet de construction du port en eau profonde de Sèmè-Podji, pour libérer le site.
12 janvier : Reconstitution à l’Assemblée nationale du groupe parlementaire, « La voix du peuple » présidé par le député Issa Salifou.
-Sept centrales et confédérations syndicales du Bénin en sit-in devant l’Assemblée nationale à Porto-Novo, pour protester contre « la vassalisation du Parlement béninois » à travers le vote « mécanique » de certaines lois « scélérates » surtout celles qui retirent le droit de grève à certains corps de la Fonction publique.
13 janvier : Plus d’une centaine de creusets politiques, de mouvements et associations de jeunes ou de développement, adhèrent au mouvement Triomphe dans l’unité (Tdu) d’Inoussaz Bio Orou dans la 8e circonscription électorale de Parakou.
-Lancement à Parakou des travaux d’électrification des quartiers de Guéma Ouest et Centre, Swinrou et Kpassagambou, par le ministre de l’Energie, Jean Claude Houssou en présence de son collègue de l’Eau, Samou S. Adambi et des autorités décentralisées.
-Inhumation au cimetière musulman d’Akpakpa à Cotonou de Rafiatou Karimou après les prières et divers hommages dus à cette militante politique engagée, première femme ministre.
14 janvier : Plus de 80 kg de drogue interceptés au poste de contrôle douanier d’Agatogbo dans la commune de Comé sur la route inter-Etats Cotonou-Lomé.
15 janvier : Le Parlement désigne les députés Jean-Marie Allagbé et Rosine Dagniho pour les représenter à la Commission béninoise des droits de l’Homme.
-Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji échange avec des sénateurs japonais, dans son cabinet au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
16 janvier : Présentation des vœux de Nouvel an au chef de l’Etat, par les présidents et membres des institutions de la République, suivi du corps diplomatique et pour finir des Forces de sécurité et assimilés, qui ont reçu en retour la réponse à leurs vœux du président Patrice Talon.
-Les présumés propriétaires terriens du site du projet de construction de l’aéroport de Glo-Djigbé, fixés sur le prix de dédommagement à l’issue d’une rencontre tenue avec le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, en présence du préfet de l’Atlantique et du maire de la commune d’Abomey-Calavi.
-La grève d’avertissement de 72 heures décidée par les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales dans nombre de structures de l’Administration publique, diversement suivie dans les départements.
17 janvier : Plusieurs dossiers examinés en Conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat Patrice Talon, dont le recrutement d’un consultant pour la mise en œuvre des réformes pénitentiaires, le compte rendu du ministre du Travail et de la Fonction publique de la situation sociale qui prévaut dans certains ministères suite au retrait du droit de grève à certaines corporations.
-La chargée de programme de l’Union interparlementaire, Mariana Duarte Mutzenberg et chef de la délégation de l’Uip en séjour au Bénin, reçue par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
-Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo a reçu une délégation d’experts chargés d’évaluer les besoins de formation de la Cena.
-Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, appelle au dialogue tous les protagonistes de la grève dans l’administration, née du retrait du droit de grève à certaines corporations de l’administration.
-L’ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin, Lucy Tamlyn, en visite à Abomey, a été reçue entre autres par la reine Zognidji, le conseil communal et s’est engagée à renforcer les liens de coopération entre Abomey et les villes américaines.
18 janvier : Par Décision Dcc 18-001 du 18 janvier, la Cour constitutionnelle, déclare contraire à la Constitution les dispositions du retrait du droit de grève à certaines catégories d’agents de l’Etat et enjoint aux députés de revoir leur copie.
-Après annulation du retrait du droit de grève à certaines catégories d’agents de l’Etat par la Cour constitutionnelle, les syndicalistes affirment leur disponibilité pour le dialogue.
-Soirée politique à la Fondation Friedrich Ebert à Cotonou, autour du droit de grève et son retrait ou non à certaines catégories de travailleurs béninois, échanges au cours desquels des personnes averties ont confronté leurs points de vue.
-Les présumés propriétaires et acquéreurs de parcelles du site du projet de construction de l’aéroport de Glo-Djigbé, ont manifesté contre les prix fixés par le gouvernement quant au dédommagement suite à l’expropriation de leurs terres.
-Point de presse à Cotonou du ministre de la Santé, Alassane Séidou, sur la situation des laits et farines infantiles Celia désormais interdits au Bénin.
-Organisation conjointe, à Cotonou, d’une conférence parlementaire pour améliorer la représentativité des femmes à l’hémicycle, par l’Assemblée nationale et l’Union interparlementaire, avec la participation de la Première dame Claudine Talon.
-Décès à Porto-Novo, de Mito Agboton, ministre de la cour royale de ladite ville.
-Décision Dcc 18-002 du 18 janvier de la Cour constitutionnelle, déclarant irrecevable l’exception d’inconstitutionnalité soulevée par les sieurs Romain Boko, Coovi Célestin Ahonon, Jérémie Moussa Doé Mora, Laurent Mètongnon, Edouard Adégoké, Kourouma Kèmoko Moussa Alassane, Aboudou Saliou Youssao sur l’affaire placement hasardeux à la Bibe.
19 janvier : Malgré la décision de la Cour constitutionnelle sur le retrait du droit de grève, les Centrales et Confédérations syndicales ne démordent pas, la grève se poursuit, ont affirmé les responsables lors d’une conférence de presse à Cotonou.
-Le commandant Désiré Azatassou et trois autres militaires, impliqués dans l’affaire mutinerie à Kandi, déposés à la prison civile de la ville, après audition à huis clos au tribunal de première instance.
-Un incendie a eu lieu dans un marché autogéré à Kika emportant près de 5 tonnes de coton, à cause du non-respect des mises en garde adressées en son temps.
20 janvier : Le Bénin déclaré en épidémie de la fièvre hémorragique à virus Lassa, a reconnu le ministre en charge de la Santé, Alassane Séidou, devant les médias.
-Les populations de Kpinnou bloquent la circulation pendant des heures, suite à la recrudescence des accidents dans la localité, scandant des slogans hostiles à la société en charge de la réfection de la voie Colodo.
22 janvier : Le Parlement enclenche le processus de révision de la charte des partis politiques, avec l’affectation du dossier à la commission chargée des Lois de l’Assemblée nationale pour son étude au fond, avant son examen par la plénière.
-Un incendie dont les causes restent encore un mystère a consumé trois boutiques avec tout leurs contenus au marché d’Ahouangbo à Porto-Novo.
-Sa Majesté, Alaro Aladé Ifè, cinquantième roi de Kétou, a rejoint ses ancêtres à l’âge de 70 ans des suites d’une longue maladie.
-Décision Dcc 18-003 du 22 janvier 2018 par laquelle la Cour constitutionnelle déclare contraire à la Constitution l’article 20 de la loi n° 2018-01 portant statut de la magistrature en République du Bénin votée par l’Assemblée nationale.
23 janvier : Les députés ont adopté quatre dossiers d’autorisation de ratification dont le Protocole à l’acte constitutif de l’Union africaine relatif au Parlement panafricain adopté à Malabo le 27 juin, le projet portant ratification de la charte du Conseil de l’Entente adoptée à Cotonou le 5 décembre 2011.
-3e rencontre du comité de suivi du plan d’action de la mise en œuvre du Système national d’intégrité (Sni) à Cotonou, pour renforcer le processus.
-Les manifestants dont plusieurs personnalités du monde syndical ont arpenté un itinéraire non tracé par les officiels dans les rues de Cotonou, pour protester contre la gouvernance actuelle, à l’appel du Front pour le sursaut patriotique (Fsp).
-Le directeur du Centre Culturel chinois, Wei Jun, annonce à la faveur d’une conférence de presse, le programme des manifestations de la neuvième édition du festival du Nouvel an chinois.
-Le préfet du Mono, Komlan Zinsou, autorise l’exécution du douzième provisoire querellé, à la suite du rejet du budget primitif 2017 au maire de Lokossa, passé l’ultimatum donné au conseil communal pour adopter ce douzième provisoire...
24 janvier : Plusieurs dossiers approuvés par le Conseil des ministres présidé par le président de la République Patrice Talon, dont « la mise à disposition en urgence, des ressources nécessaires à la réalisation » d’études pour réaliser quinze forages à gros débits pour l’alimentation en eau potable de Savalou, le projet d’appui à l’Assurance mutuelle agricole du Bénin (Pa-Amab), sans oublier les mesures de gestion efficace de l’épidémie de la fièvre hémorragique Lassa qui resurgit.
-Organisation à l’Assemblée nationale, d’un séminaire parlementaire sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
-Les organisateurs de la 9e édition de la fête identitaire des filles et fils de la Vallée de l’Ouémé baptisée Wémèxwé reçus en audience par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
-Lancement par un carnaval à Porto-Novo, des journées portes ouvertes encore baptisées « Semaine Don Bosco » sur le Foyer Don Bosco, pour sensibiliser la population à protéger et promouvoir les droits des mineurs.
25 janvier : Visite du ministre de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, dans plusieurs organes de presse de Cotonou, pour s’imprégner des réalités des médias privés.
-Ouverture à Cotonou d’un atelier d’évaluation du Code électoral à l’issue des trois dernières consultations électorales par le président de la Commission électorale nationale autonome, Emmanuel Tiando, en vue de proposer des amendements.
-Lancement à Porto-Novo de plusieurs chantiers de construction de rues et de marché par le maire de la ville, Emmanuel Zossou.
-Descente du ministre délégué en charge de la Défense nationale, Fortunet Alain Nouatin et du chef d’état-major général des Armées dans les départements de l’Atacora et de la Donga.
26 janvier : Tournée du ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, à l’intérieur du pays pour constater les dispositions pour la mise en place progressive du très haut débit.
-Descente du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui à Porto-Novo et à Dangbo, pour constater les réalisations du Projet d’appui aux infrastructures agricoles pour la valorisation de la Vallée de l’Ouémé et les difficultés liées à son exécution.
-Réunis en deuxième session ordinaire plénière de la Conférence épiscopale du Bénin, les évêques, inquiets de la situation sociopolitique dans notre pays, appellent au dialogue et à la prière.
-Démission du Conseiller à la Cour constitutionnelle, Simplice Dato, par correspondance adressée au président de la haute juridiction, qui en a informé le président de la République pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 12 de la loi organique sur ladite Cour.
-Don de cent matelas aux détenus de la prison civile de Cotonou, par la Fondation Zakari Djibril Sambaou « Droits de l’homme, justice et paix » avec l’appui financier de l’ambassade de la République fédéral d’Allemagne près le Bénin.
-Echange de vœux à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), occasion pour le directeur général, Camille Adinci, de mentionner un taux de 78, 81 % de réalisation en 2017, couplé avec le départ à la retraite de l’agent Alain Agbo.
-Lancement, à Cotonou, des activités du creuset des Femmes engagées pour des nominations et des élections paritaires (Fenep).
- Mgr Aristide Gonsallo, évêque du diocèse de Porto-Novo et président de Caritas-Bénin, présente les objectifs de l’Assemblée des parties prenantes du programme Accompagnement de proximité personnalisé- Développement institutionnel et renforcement organisationnel (A2p-Diro) de Cotonou aux médias.
27 janvier : Décès à l’hôpital El Fateh de Porto-Novo du député du Prd au Parlement, Janvier Donwahoué, réduisant ainsi son groupe parlementaire à neuf députés et l’Assemblée nationale à 82 députés.
-Lancement à Parakou du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable de ladite ville et ses environs, par le ministre en charge de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi.
29 janvier : Echange de vœux entre le maire de la commune de Tori-Bossito, Robert Tolégbo, ses collaborateurs et les populations.
30 janvier : Ouverture à Cotonou des travaux de la première session extraordinaire de la Commission nationale de concertation et de négociation collective gouvernement-centrales et confédérations syndicales, au titre de 2018.
-Réunie en assemblée générale extraordinaire, l’Union nationale des magistrats du Bénin décide de lever sa motion de grève dès le 2 février à minuit.
-Inauguration des infrastructures de gestion des déchets solides ménagers aux cinq communes du Grand Nokoué par le ministre du Cadre de vie et de Développement durable, José Tonato dans le cadre du Pugemu financé par la Banque mondiale.
-Le procès de Laurent Mètongnon et consorts reporté en raison de la grève des personnels de la justice.
-Ouverture à Cotonou des travaux de la 1ère Journée nationale de cancérologie : la Société béninoise de cancérologie portée sur les fonts baptismaux.
-La Commission de relecture du statut des greffiers et officiers de justice remet au ministre de la Justice et de la Législature le rapport de ses travaux, les amendements des syndicats attendus.
31 janvier : Réuni en Conseil des ministres sous la présidence du président Patrice Talon, le gouvernement s’est penché, entre autres, sur la réhabilitation des centrales électriques de la Sbee et plusieurs nominations prononcées au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance.
- Le nonce apostolique pour le Bénin et le Togo, Mgr Brian Udaigwe, ouvre, à Cotonou, les travaux de l’assemblée des parties prenantes du programme Accompagnement de proximité personnalisé Développement institutionnel et renforcement organisationnel (A2p-Diro) des Caritas d’Afrique.
-Ouverture à Cotonou des travaux de la 4e session du Comité d’orientation et de pilotage du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement du Bénin.
-Les axes de la coopération bénino-américaine passés en revue avec la visite de 48 heures effectuée au Bénin par le sous-secrétaire d’Etat par intérim chargé des Affaires africaines, Robert Scott.
2 janvier : L’épiscopat congolais exige l’ouverture d’une enquête sur la répression des marches des catholiques contre le président Joseph Kabila ayant occasionné ‘’mort d’homme’’ alors qu’une polémique enflait sur le nombre de victimes.
3 janvier : Interpellation au Burkina Faso du colonel Denise A. Barry, ancien ministre de la Sécurité dans le gouvernement de transition, dans le cadre d’une enquête sur une ‘’tentative de déstabilisation’’.
-La Guinée Equatoriale dit avoir déjoué un « coup d’Etat » préparé par des mercenaires étrangers pour le compte de partis de l’opposition radicale, accusation dénoncée comme un montage par le principal parti d’opposition.
-Au Togo, le président Faure Gnassingbé réitère dans ses vœux à la nation, sa volonté de « dialoguer » avec l’opposition pour mettre fin à la crise politique et sociale qui agite le pays depuis septembre 2017.
4 janvier : En Somalie, le Premier ministre Hassan Ali Khaire a limogé les ministres des Affaires étrangères, de l’Intérieur et du Commerce, après des semaines de tensions entre le gouvernement et plusieurs leaders de clans.
6 janvier : Des tirs entendus de nouveau à Bouaké en Côte d’Ivoire dans un quartier, épicentre des mutineries de soldats ivoiriens en 2017.
7 janvier : Le Parlement sud-africain annonce qu’il va se pencher sur ‘’la révision des règles’’ de destitution du président de la République, visant l’actuel très controversé président, Jacob Zuma.
8 janvier : Installation en Côte d’Ivoire de la première Cour des comptes par la prestation de serment de son président, Kanvaly Diomande devant le président, Alassane Ouattara, pour mieux contrôler la gestion des services publics.
-Au Zimbabwe, les autorités anticorruption annoncent l’ouverture d’une enquête sur le doctorat suspect et très controversé de l’ex-première dame Grace Mugabe.
9 janvier : Une quinzaine de ministres des Affaires étrangères de l’Union africaine (UA), réunis à Rabat, au Maroc, pour élaborer un ‘’agenda africain sur la migration’’, centré sur l’intégration des migrants sur ce continent.
-Une délégation de l’épiscopat catholique du Congo-Kinshasa reçue par le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, par souci d’éviter ‘’le pire’’.
-Une loi contre les adoptions d’enfants éthiopiens par des étrangers afin d’éviter les dérives et les abus.
11 janvier : Dans un entretien diffusé par BBC, l’ancien ministre de l’Education et fidèle allié du président Robert Mugabe, Jonathan Moya a jugé ‘’illégal’’, le nouveau régime en place à Harare, au Zimbabwe.
-En République démocratique du Congo, les évêques catholiques ont appelé les Congolais à ‘’barrer la route’’ à toute tentative de confiscation de pouvoir, au moment où les relations sont tendues entre l’Eglise et le pouvoir de Kinshasa.
12 janvier : En Guinée-Bissau, le Premier ministre, Umaro Sissoco Embalô, a présenté sa lettre de démission au président bissau-guinéen, José Mârio Vaz.
13 janvier : En Afrique du Sud, le nouveau président élu du Congrès national africain (ANC), Cyril Ramaphosa, promet de rétablir l’unité et l’intégrité du parti. 17 janvier : Regain de tension au quartier musulman de Bangui lors d’une altercation entre un groupe d’autodéfense et des personnes non identifiées.
-Deux Américains et deux Canadiens enlevés lors d’une « embuscade » tendue par des hommes armés dans le nord du Nigeria.
18 janvier : Suspension au Tchad de la maire de N’Djaména, Mariam Djimet Ibet, pour « mauvaise gestion », selon une dépêche de l’AFP.
-Les élections auront lieu dans « quatre à cinq mois » au Zimbabwe, selon le président Emmerson Mnangagwa, rapporte le journal d’Etat The Herald.
21 janvier : En Gambie, un an après le départ de Yahya Jammeh, les libertés avancent, mais l’économie piétine, a constaté l’Afp.
22 janvier : Au Liberia, la légende du football, Georges Weah, élu président de la République est officiellement investi dans ses fonctions, en prêtant serment devant des milliers de partisans et des chefs d’Etat africains, au stade Samuel Kanyon Doe.
23 janvier : La défense du maire de Dakar Khalifa Sall, jugé pour ‘’détournement de fonds publics’’ avec sept autres de ses collaborateurs, conteste la présence de l’Etat en tant que partie civile à son procès devant le tribunal de grande instance de la même ville.
-Selon un communiqué de la présidence du Liberia, le tout nouveau président investi, Georges Weah, a désigné les ministres de son gouvernement constitué que d'hommes qui devront être confirmés par le Sénat.
-Englué dans une crise économique, le pouvoir vénézuélien a convoqué une élection présidentielle anticipée à laquelle le chef de l’Etat actuel, Nicolas Maduro, va se présenter pour profiter des divisions de l’opposition.
-Le président ougandais, Yoweri Museveni, a salué la ‘’franchise’’, selon lui, des propos du président américain Donald Trump sur les « pays de merde » allant à contre-courant de l’indignation exprimée par plusieurs autres dirigeants.
-Les élections municipales et régionales seront « couplées » en Côte d’Ivoire, selon une déclaration de la Commission électorale indépendante (CEI).
24 janvier : En Guinée Equatoriale, 135 militants d’opposition sont inculpés et actuellement détenus à la prison d’Evinayong et bientôt jugés.
Selon le nouveau président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, les élections générales prévues cette année auront lieu « avant juillet ».
-L’ONU menace de sanctions le Mali, faute de progrès dans l’application de l’accord de paix signé en 2015.
-Le président zimbabwéen déclare ne pas avoir accordé l’immunité à l’ex-Première dame du pays, Grace Mugabe.
25 janvier : L’ancien secrétaire du gouvernement du président Buhari, Babachir Lawal, placé en détention, provisoire pour corruption, par la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) du Nigeria.
27 janvier : Au Liberia, le nouveau président Georges Weah, complète son premier gouvernement avec une seule femme du nom de Williametta Piso Saydee-Tarr.
28 janvier : Participation du président de la République, Patrice Talon, et de son épouse au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, qui depuis la tribune à Addis-Abeba a lancé un appel aux Africains pour la réussite des missions de l’Union.
-En Egypte, des personnalités appellent au boycott de la présidentielle prévue pour mars prochain et pour laquelle seul le président Abdel Fattah al’Sissi est candidat à sa propre succession accusant le régime « d’empêcher toute compétition loyale ».
29 janvier : Au Liberia, le président Georges Weah annonce une révision de la Constitution et va réduire son salaire et ses primes de 25%.
30 janvier : Au Kenya, l’opposant Raila Odinga investi « président du peuple » malgré sa défaite, alors que les autorités ont averti que cela pourrait constituer un acte de « trahison » aux conséquences incertaines.
31 janvier : Tenu à Niamey du procès en cassation de l’opposant Hama Amadou, arrivé deuxième à la présidentielle de 2016 et condamné à un an de prison pour trafic de bébé, en attendant le délibéré pour le 28 février prochain.
-Remaniement du gouvernement au Burkina, avec l’entrée de neuf ministres et la création d’un ministère de l’Intégration africaine par le président Rock M. Kaboré.
2 janvier : Adoption en Israël d’une loi visant à compliquer le passage sous souveraineté palestinienne de certaines zones de Jérusalem dans le cadre d’un futur accord de paix.
3 janvier : Aux Etats-Unis, le livre du journaliste Michael Wolff, ‘’Le feu et la fureur : dans la Maison Blanche de Trump’’, provoque une tempête politique.
4 janvier : En France, le président Emmanuel Macron a déclaré que la crise syrienne ne peut être réglée par quelques puissances seulement, dans une allusion au processus d’Astana associant Russie, Iran et Turquie.
6 janvier : Le Vatican déplore « la réaction disproportionnée des forces de sécurité » pour disperser la marche des catholiques en Rdc.
-Aux Etats-Unis, Trump espère que les discussions entre les deux Corées « iront au-delà des JO ».
7 janvier : Arrestation en Grande-Bretagne d’un proche de Sarkozy, l’homme d’affaires français Alexandre Djouhri, personnage-clé de l’enquête sur les fonds libyens.
10 janvier : La Turquie demande à la Russie et l’Iran d’ ‘’assumer leurs responsabilité’’ en stoppant une offensive du régime syrien contre une province rebelle.
11 janvier : En France, Marine Le Pen, discrète depuis son échec à la présidentielle, a repris l’offensive contre le gouvernement sur l’insécurité et l’immigration, à deux mois d’un congrès délicat.
-Les juges du Parquet de Paris ont rendu un non-lieu dans le dossier clos sans aucune inculpation, de viols d’enfants en Centrafrique visant des militaires français.
24 janvier : Le Pape lance un appel à éviter la violence en République démocratique du Congo, après la répression sanglantes des marches contre le président Joseph Kabila à l’initiative de catholiques qui restent mobilisés.
-De sources concordantes, le directeur de publication du journal arabophone Al Chahied, Mahamat Issa Abakar, entendu à la police judiciaire sur une plainte du Soudan.
25 janvier : Ouverture à Vienne pour deux jours des pourparlers de paix sur la Syrie, sous l’égide de l’ONU après deux années d’impasse.
28 janvier : En Europe, l’Union Européenne pose ses conditions pour une période de transition post-Brexit.
30 janvier : Des responsables américains ont déclaré que Pyongyang pourra bientôt frapper les Etats-Unis avec l’arme nucléaire.
31 janvier : En Angleterre, le ministre du Développement international, Lord Michael Bates, présente sa démission pour une minute de retard au Parlement?

Le tournoi de l’Union des fédérations ouest-africaines de football (Ufoa) Dames démarre, ce mercredi 14 février dans la capitale ivoirienne. Cette compétition regroupe certaines équipes nationales féminines des pays de la zone de l’Afrique de l’Ouest.
Placées dans le groupe B aux côtés de l’ogre nigérian le Sénégal (pays de la zone A et invité) et le Togo, les Ecureuils Dames ne participeront pas à cette compétition. En effet, après quelques jours de préparation, les joueuses ont arrêté le stage de préparation depuis ce lundi. Avant de quitter le campement, Nadège Atanhlouèto, une joueuse de cette sélection, a exprimé son amertume face à cette situation au micro de Radio France internationale : « C’est décourageant. Ce n’était pas du tout facile pour nous. On faisait trois séances d’entrainement par jour et voilà qu’on nous annonce subitement qu’on ne pourra pas voyager parce que le ministre aurait refusé ». Elle s’insurge contre la décision du ministre qui a pris tout son temps avant d’informer les joueuses du forfait du Bénin.
Le président de la Fédération béninoise de football, Anjorin Moucharafou, comprend la réaction des joueuses mais reconnaît que l’équipe n’est pas encore compétitive. Selon lui, le label du Bénin dans le football dont rêve le président Patrice Talon n’étant pas encore une réalité, il vaut mieux continuer le travail pour prétendre faire plus dans les années à venir : « J’ai parlé aux joueuses. Je leur ai expliqué la situation et elles ont compris ».
Le match d’ouverture de la compétition met aux prises, cet après-midi, la Côte d’Ivoire et le Ghana au stade Félix Houphouët Boigny. Outre le Félicia, deux autres stades sont retenus pour cette compétition, à savoir le stade Robert Champroux et le Parc des Sports.
Dans le groupe A, la Côte d’Ivoire, pays hôte part avec la faveur des pronostics devant le Niger, le Burkina Faso et le Ghana.
Cette compétition prend fin le 24 février prochain.
Programme des rencontres
14 février 2018 (Poule A)
M1: Côte d’Ivoire/Ghana à 15H au stade Félix Houphouët-Boigny
M2: Burkina Faso/Niger à 18H au stade Félix Houphouët-Boigny
15 février 2018 (Poule B)
3: Nigeria/Benin à 15H au stade Robert Champroux
M4: Sénégal/Togo à 18H au stade Robert Champroux
16 février 2018 (Poule A)
M5: Ghana/Niger à 15H au stade Robert Champroux
M6: Côte d’Ivoire/Burkina Faso à 18H au stade Robert Champroux
17 février 2018 (Poule B)
M7: Nigeria/Sénégal à 15H au stade Robert Champroux
M8: Benin/Togo à 18H au stade Robert Champroux
18 février 2018 (Poule A)
M9: Côte d’Ivoire/Niger à 16H au stade Robert Champroux
M10: Ghana/Burkina Faso à 16H au parc des Sports
19 février 2018 (Poule B)
M11: Nigeria/Togo à 16H au stade Robert Champroux
M12: Benin/Sénégal à 16H au Parc des Sports
20, 21 février 2018
Repos/Départ des équipes éliminées
22 février 2018
Première demi-finale
M13: 1er poule A/2ème poule B à 15H au stade Robert Champroux
Deuxième demi-finale
M14: 1er poule B/2ème poule A à 18H au stade Robert Champroux
24 février 2018
Match de classement
M15: Vaincu M13/Vaincu M14 à 14H30 au stade Félix Houphouët-Boigny
Finale
M16: Vainqueur M13/Vainqueur M14 à 16H30 au stade Félix Houphouët-Boigny