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Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a présenté aux hommes des médias, ce lundi 5 février à Cotonou, le point de la participation du Bénin à la trentième session ordinaire de l’assemblée générale des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (Ua). La quintessence des rencontres bilatérales et des travaux auxquels le président de la République du Bénin, Patrice Talon, a pris part, étaient au cœur de la conférence de presse.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci était face aux hommes des medias, ce lundi, à la salle de conférences Fleuve Jaune de son ministère, pour faire le point de la participation du Bénin au trentième sommet de l’Union africaine. Selon lui, le Bénin s’est affirmé lors de ces assisses par le dynamisme et l’implication du président Patrice Talon lors des grands débats.
Le président Patrice Talon a saisi cette opportunité pour parler des avancées du Bénin dans le combat contre la corruption pour rester en ligne avec le thème du sommet à savoir « Remporter la lutte contre la corruption : une voie durable pour la transformation de l’Afrique », a indiqué le ministre Aurélien Agbénonci.
Ce sommet n’a pas été de tout repos pour le président Patrice Talon, a-t-il laissé entendre. Et pour cause ! En marge des travaux, le chef de l’Etat était présent au vingt-septième sommet du forum du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep), au trente-sixième sommet du comité d’Orientation des chefs d’Etat et de gouvernement du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (Nepad), à la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Au cours de cette dernière rencontre, il a été question, entre autres, de la nomination des commissaires de l’institution, des crises en Guinée Bissau et en Gambie.
« Patrice Talon a eu différents échanges avec certains de ses homologues, les présidents, George Weah du Liberia, Paul Kagamé du Rwanda, Alpha Condé de la Guinée, Macky Sall du Sénégal, Alassane Ouatara de la Côte d’Ivoire, Mahamadou Issoufou du Niger, José Mário Vaz de la Guinée Bissau », selon le ministre Auérlien
Agbénonci. La délégation béninoise a profité de l’occasion pour signer un accord militaire avec le Rwanda afin de bénéficier de l’expertise de ce pays dans le domaine de la sécurisation des frontières, les calamités et la lutte contre le terrorisme.
Une délégation des Emirats Arabes Unis conduite par Reem Al Hashimy, ministre des Affaires étrangères de ce pays a été reçue également par le président Patrice Talon. A cette audience, il a été question, entre autres, de la dynamisation des relations diplomatiques entre les deux pays.
Quid des polémiques sur l’intervention du président ?
« J’ai été fier de son intervention et de sa participation à ce sommet. Il n’est écrit nulle part que le chef de l’Etat devrait laisser une copie de son intervention en de pareille circonstance », a laissé entendre le ministre Aurélien Agbénonci aux journalistes par rapport à l’intervention du chef de l’Etat au sommet de l’Union africaine. Pour Aurélien Agbénonci, le président Patrice Talon était appelé à donner juste son avis à l’instar des autres chefs d’Etat qui ont fait pareil. Il ne s’agit nullement, selon lui, d’une erreur diplomatique ni d’une improvisation d’amateur. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération estime que c’est de la méchanceté gratuite et inutile de penser que ce geste du président Patrice Talon a écorché l’image du Bénin.
Actualités 06 févr. 2018

Les négociations gouvernement - centrales syndicales entamées, la semaine dernière, dans une atmosphère de grève généralisée se sont achevées, ce lundi 5 février, selon le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, et Anselme Amoussou, secrétaire général de la Csa-Bénin, dans une ambiance conviviale. Toutefois, les responsables syndicaux fondent beaucoup plus leur espoir sur la rencontre qu’ils auront, ce jour, avec le chef de l’Etat.
Des points d’entente, mais également des points de divergence. Le tout consigné dans un relevé signé par les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales. C’est ce qu’on peut retenir des négociations gouvernement – centrales syndicales, en attendant la rencontre des partenaires sociaux avec le chef de l’Etat prévue pour ce soir, suite aux points faits par le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys et deux secrétaires généraux de centrales syndicales.
« Nous sommes restés à l’étape de départ ; on a espoir que la rencontre de ce jour avec le président de la République pourra nous concéder quelque chose », a laissé entendre El Hadj Sabirou Madjidi, secrétaire exécutif de la Fédération des syndicats du secteur de l’éducation, affiliée à la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb).
Quant à Anselme Amoussou, secrétaire général de la Centrale des syndicats autonomes du Bénin, il déclare au sortir de la rencontre : « Nous avons attendu pour apposer nos signatures pour être sûrs que le contenu reflète les débats que nous avons eus ce soir ». Pour lui, « Ce n’est pas la fin de la grève, puisque après avoir fait le point, on s’est rendu compte que, sur un certain nombre de points capitaux, nous ne nous sommes pas entendus ; les points de divergence sont restés notamment sur la question de l’application des statuts particuliers ». Le gouvernement, explique-t-il, a estimé qu’il fallait aller à nouveau en commission avec le ministre des Finances pour s’entendre sur les modalités des arrêtés d’application des projets d’arrêtés de statuts. « Nous avons considéré qu’il fallait une réponse beaucoup plus concrète du gouvernement, surtout sur la question des statuts particuliers pour nous permettre de sortir de l’impasse actuelle », révèle Anselme Amoussou. Nous allons sûrement, poursuit-il, en discuter aujourd’hui avec le chef de l’Etat.
Sur la question du Smig, il signale que le point d’accord a été que le gouvernement convoque au plus tard à la fin du mois de mars les discussions avec le patronat pour nous permettre de débattre de la question pour trancher parce que les syndicats demandent une augmentation de 40 000 à 80 000 F Cfa pour tenir compte du coût de la vie aujourd’hui.
Sur la question de la hiérarchisation des salaires pour laquelle le Smig a été porté de 31 000 à 40 000 francs, Anselme Amoussou retient qu’on a besoin de l’accord du patronat pour la réaliser. Le patronat, explique-t-il, a émis des conditions pour accéder à cette doléance. Aujourd’hui, le gouvernement, selon lui, s’est engagé à jouer sa partition, prendre ses responsabilités pour ce faire. Sur la base des projets d’arrêtés d’application pris, le gouvernement, explique-t-il, a convenu de mettre en place une commission au sein de laquelle le ministère des Finances devrait proposer les modalités d’application desdits arrêtés ; cette commission a jusqu’au 15 février pour faire des propositions en vue des décisions à prendre.
Ambiance conviviale
A propos des questions sectorielles où plusieurs motions sont en cours, la commission, selon Anselme Amoussou, s’est entendue pour qu’au niveau des ministères sectoriels, les discussions soient engagées sur la base des plateformes revendicatives déposées par les syndicats de base. Chaque ministre, développe-t-il, est instruit par la commission pour ouvrir le dialogue avec ses partenaires sociaux, de sorte que tous les secteurs se retrouvent sous quinzaine au niveau de la grande commission pour faire le point.
Sur la question des libertés, il retient que le gouvernement est d’accord pour veiller désormais à l’application scrupuleuse des dispositions réglementaires y relatives. « Ça s’est passé dans une très bonne ambiance », relève Anselme Amoussou. Ce que confirme Mathys Adidjatou. « Cela s’est passé dans une ambiance conviviale. Même si on ne s’est pas entendus sur tous les points, nous avons évoqué toutes les questions ; on les a passés en revue et ils ont fait l’objet d’échanges », se réjouit-elle. « On s’est entendus sur un certain nombre et les points de divergence ont été consignés dans le procès-verbal », ajoute le ministre.
Après les salutations d’usage hier, c’est d’abord le gouvernement qui s’est retiré pour une concertation. Puis, les membres du gouvernement ont entrepris à bâtons rompus des échanges dans les couloirs, avec chaque secrétaire général de confédération à part. Ensuite, les échanges ont repris dans la salle pendant de longues heures. Puis, ce sont les centrales et confédérations qui se sont concertées avant la signature du relevé des conclusions.

Les travaux d’aménagement et de bitumage des routes Porto-Novo-Missérété et Pobè-Adja-Ouèrè-Ouinhi évoluent normalement, a constaté, vendredi 2 février dernier, le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty. Il était sur ces chantiers à la faveur d’une tournée qu’il a entreprise depuis quelques jours dans les différents départements du Bénin.
L’entreprise Ofmas International chargée des travaux d’aménagement et de bitumage des routes Porto-Novo-Missérété et Pobè-Adja-Ouèrè-Ouinhi est déterminée à finir les chantiers dans les délais contractuels et surtout offrir des infrastructures de qualité. C’est un engagement pris par les responsables de l’entreprise devant le ministre des Infrastructures et des Transports Cyr Koty, vendredi dernier.
Au cours d’une descente qu’il a faite sur les chantiers, Cyr Koty a saisi l’occasion pour inviter les bureaux de contrôle à redoubler de vigilance dans le suivi de la mise en œuvre technique de ce projet. Car, selon lui, il ne s’agit pas de livrer des travaux qui ne seront pas de bonne qualité, il faut veiller à la qualité et à la durabilité des travaux.
Projets phares du gouvernement, les routes en construction permettront aux populations, selon le ministre en charge des Infrastructures, de bénéficier des voies de qualité. Ces routes permettront de faciliter la circulation des personnes et des biens, puis également, d’écouler des produits des zones de production vers les grandes villes et surtout dans les marchés.
« L’aménagement et le bitumage des routes Porto-Novo-Missérété et Pobè-Adja-Ouèrè-Ouinhi est un projet à fort impact socioéconomique qui découle de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement», a souligné Cyr Koty. Il a invité les populations à accompagner l’entreprise Ofmas International dans la mise en œuvre de ces projets. D’un coût global de plus de 41 milliards de francs Cfa, le projet est prévu pour durer 30 mois. Au 2 février dernier, l’avancement global des travaux y compris les installations pour le tronçon Porto-Novo-Missérété, long de 12,6 kilomètres est de 19 %. L’avancement physique des travaux est de 10,43 %.
En ce qui concerne le tronçon Pobè-Adja-Ouèrè-Ouinhi long de 22,39 kilomètres, l’avancement global y compris les installations est de 24,13 % et l’avancement physique des travaux est 6,79 %. Quant à la consommation de délai, le taux est de 21,67 % pour un taux d’avancement général de 20,47% alors que le taux d’avancement attendu est de 30,09% ; soit un écart de -9,73%?
Les travaux de construction du contournement Nord Est de Cotonou, bientôt lancés
Les travaux de réalisation du contournement Nord-est de Cotonou seront bientôt dans leur phase opérationnelle. Les entreprises adjudicataires de l’appel d’offres entrant dans le cadre de ce marché seront connues ce lundi au terme d’une séance d’ouverture des plis au ministère des Infrastructures et des Transports. Prévue pour jeudi dernier, cette séance a été reportée pour ce lundi pour des raisons de calendrier.
Au total, sept entreprises ou groupements d’entreprises ont déposé des offres qui sont remises à l’huissier de justice Simplice Dako qui devrait les garder jusqu’à la date de ce lundi.
Pour le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, qui avait présidé la séance du jeudi dernier, l’étape de la partie technique de l’offre vient d’être passée. Il a remercié les soumissionnaires pour leur diligence dans le cadre de ce projet qui est capital pour le gouvernement, avant de les rassurer de ce que les techniciens qui analyseront les offres techniques feront leur travail dans les règles de l’art.
B. S.

L’affaire relative à la mutinerie qui s’est produite, lundi 1er janvier dernier au 7e bataillon interarmées (Bia) de Kandi, connaît un nouveau rebondissement. Ecouté par le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense en tournée dans le septentrion, vendredi 2 février dernier, le chef de corps de la caserne, Vincent Tomety, s’est vu relevé de ses fonctions.
Le commandant Vincent Tomety a été emporté par la mutinerie survenue, lundi 1er janvier dernier au petit matin, au 7e Bia basé à la caserne de Kandi et dont il était le chef de corps. Il a perdu son poste, vendredi 2 février dernier, après avoir été écouté par le ministre délégué chargé de la Défense, Fortuné Alain Nouatin, en tournée dans le département de l’Alibori. Le capitaine Mindjomin Kplaï qui l’a remplacé, a aussitôt pris service.
C’est suite à la situation qui règne au 7e Bia, a indiqué le chef d’état-major général des Forces armées béninoises, le général Laurent Amoussou, expliquant les motifs pour lesquels il a été relevé de ses fonctions. La rigueur, a-t-il insisté, doit être de mise au sein des Forces armées béninoises. «Si dans l’armée, les ambitions personnelles commencent par prendre le pas sur la mission à vous assignée, ça voudrait dire que vous rentrez dans la déviance. Cette déviance n’est pas de nature à préserver votre image qui doit être copiée par les civils », a averti le ministre.
Par ailleurs, les chefs de corps des casernes de Natitingou et de Djougou ont également été démis de leurs fonctions. On leur reproche d’effectuer des prélèvements sur les primes de missions de leurs hommes. Des pratiques qu’a condamnées le chef d’état-major général des Forces armées béninoises, Laurent Amoussou, et contre lesquelles il a également mis en garde. « Il a été constaté lors de notre visite dans le 6e bataillon basé à Natitingou et le 8e à Djougou, qu’effectivement, les chefs de corps ne reversent pas entièrement aux hommes, les sommes qui leur sont dues », a laissé entendre le général Laurent Amoussou. «Cela est contraire à la déontologie militaire et nous avons décidé sur-le-champ, de les relever et de les sanctionner », a-t-il poursuivi. Selon lui, ces pratiques n’auront pas droit de cité dans les casernes. Décidé à prendre ses responsabilités, le Haut commandement militaire a aussitôt frappé, en les sanctionnant.
Auteurs de la mutinerie, le commandant Désiré Azatassou et ses complices avaient été déposés, depuis vendredi 19 janvier dernier, à la prison civile de Kandi. C’est pour des chefs d’accusation de flagrant délit relatif à des faits d’attentat contre la sûreté de l’Etat, de séquestration et de non dénonciation de crime, qu’ils ont été emprisonnés. Ils comparaîtront devant le juge demain, mardi 6 février, au Tribunal de première instance de Kandi.
Après l’Atacora et la Donga, le ministre Fortuné Alain Nouatin et sa délégation étaient dans l’Alibori et le Borgou en fin de semaine dernière. Ils ont rendu visite aux troupes à Karimama, Sègbana, Malanville, Kandi, Bembèrèkè, Nikki et Parakou. L’occasion leur a permis de s’enquérir de leurs conditions de travail. Au nombre des difficultés portées à leur connaissance, il y a les questions liées aux primes et à l’habillement. S’agissant des infrastructures, les domaines de la plupart des casernes sillonnées ne sont pas sécurisés. Cette tournée aura donc eu le mérite de faire face à certaines situations sur le terrain afin que les petits problèmes ne deviennent pas des objets de frustration, de refoulement et plus tard, d’extérioration brutale?

Le Réseau entrepreneurial des femmes africaines (Refa) – section du Bénin a tenu, samedi 3 février dernier à Cotonou, une assemblée générale qui a lieu simultanément avec celle de la Côte d’Ivoire.
Les femmes du Réseau entrepreneurial des femmes africaines (Refa) étaient en assemblée générale, samedi dernier, pour adopter leur charte et coopter de nouvelles adhérentes, confie la vice-présidente, Maroufatou Falola. L’occasion est également choisie pour faire des nominations et primer les plus actives, explique l’élue communale qui défend que le Refa n’est pas une association de plus.
Pour la vice-présidente, les membres du Refa ne sont pas du genre "Sois belle et tais-toi". « Nous avons autre chose que nous voulons partager avec les femmes vulnérables », souligne Maroufatou Falola qui relève qu’il y a la foi au Refa.
Le réseau vise à contribuer à l’épanouissement de la femme et à l’institutionnalisation de l’entraide, explique-t-elle.
« Moi en tant qu’élue communale, j’ai organisé les femmes Refa rurales ; un autre système et je joins l’utile à l’agréable », souligne Maroufatou Falola.
Au titre des actions concrètes déjà menées, des femmes maraichères d’un village d’Ifangni qui ont bénéficié d’un groupe électrogène pour pomper l’eau du puits qu’elles ont creusé, grâce à l’appui de la présidente venue de Côte d’Ivoire.
Comme perspectives, la vice-présidente souhaite que beaucoup de femmes adhèrent au Refa afin de constituer une force pouvant venir en aide aux plus vulnérables.
Un souhait que partage Sènami Léontine Sériki qui préside la Commission de développement durable du Refa. « Si vous ne présentez rien à Dieu, vous ne pouvez pas bénéficier de sa bénédiction », relève-t-elle. Elle souhaite que d’autres femmes viennent se joindre à elles pour se former ou commencer à entreprendre quelque chose.
« Nous ne sommes pas un regroupement de femmes de plus », se défend Roufcath Andébi, membre du Refa. Car le Refa diffère de bon nombre d’associations de femmes qui se réunissent pour papoter et entretenir de petites querelles, justifie-t-elle. Ce qui ne conduit pas loin, déplore Roufcath Andébi. Pour elle, il n’y pas de ségrégation, car c’est la mutualisation des compétences pour émerger grâce aux efforts des femmes qui se mettent ensemble pour leur bien-être.

Le Père Nathanaël Yaovi Soédé a procédé, ce jeudi 1er février à Cotonou, au lancement de son livre intitulé Inventer une Afrique autre. Dans cet ouvrage d’une portée spirituelle, théologique et sociologique, l’auteur apporte sa contribution pour le développement et la renaissance d’un continent pris en tenailles entre la pauvreté et la sorcellerie.
Inventer une Afrique autre, c’est le nouveau livre disponible dans les librairies. La cérémonie de lancement de l’ouvrage s’est déroulée, ce jeudi dernier, au Chant d’Oiseau Cotonou en présence de Monseigneur Robert et plusieurs religieux.
Préfacée par le Père Paulin Poucouta, cette œuvre du Père Nathanaël Yaovi Soédé comporte huit chapitres. Selon le Père Rodrigue Gbédjinou, ce livre de 272 pages, rédigé dans le cadre du programme de recherches Voolswagen Foundation, traite des problèmes de l’Afrique et donne les solutions pour une prise de conscience collective sur le continent. Pour ce faire, il partage un extrait avec l’assistance : « Les prophètes dont l’Afrique en quête de développement intégral a besoin, sont des témoins de la conversion des cœurs et de la transformation sociale en vue de l’instauration d’un Etat de droit, de reformes et d’action pour l’amélioration des conditions de vie des populations ». Aussi, l’auteur nous engage-t-il à la réflexion sur les réalités quotidiennes pour un sursaut intellectuel comme œuvre d’inventivité et de créativité.
Selon Yvette Kpadonou Séké, une des premières femmes à lire le livre, l’œuvre rend hommage à la femme, les conforte et les invite à remplir leur vocation pour la construction et l’essor d’une Afrique autre. Pour elle, c’est un document qui interpelle le peuple africain partagé entre le monde visible et le monde invisible. « La Mère Afrique a besoin de ce livre pour promouvoir un nouveau rapport avec le monde invisible et le monde visible.
Le professeur Adolphe Kpatchavi, ami personnel de l’auteur, a abondé dans le même sens en vantant les mérites du Père Nathanaël Yaovi Soédé partagé entre une aventure sacerdotale et une vie d’éducateur depuis plusieurs années. « En Allemagne, Il fait partie de ceux qui ont écrit un livre reconnu dans les universités allemandes », a-t-il déclaré.
Pour le Père Nathanael Soédé, l’Afrique est le poumon spirituel du monde et devra sortir des paradoxes qui l’éloignent de la culture de la parole donnée, la vérité, la renaissance des cœurs et la bonne gouvernance.

L’association Action, Solidarité et Partage (Asp) a célébré ses dix ans d’existence, ce week-end à Sè, arrondissement de Houéyogbé dans le Mono. Cette célébration qui a enregistré la participation du ministre Mahougnon Kakpo, des députés Mathurin Nago et Dakpè Sossou et du préfet du département, a été marquée, samedi 3 janvier 2018, par une série d’activités dont la remise de divers dons aux populations.
Créée en 2008, l’association Action, Solidarité et Partage (Asp) a 10 ans cette année. L’événement a été célébré à Sè à travers un programme fait d’activités intellectuelles, récréatives et d’ordre caritatif. Ces actions caritatives qui resteront gravées dans la mémoire des populations, se sont déroulées en deux étapes. Un tricycle a été remis aux femmes du groupement de l’atelier de poterie de Sè, puis des lots d’équipements de travail sont offerts aux balayeuses de trois localités différentes dont Lokohoué et Sè. Les lots sont composés de brouettes, de balais, d’équipements de protection et autres.
Le dernier acte caritatif a été posé à l’école des sourds de Hindè, un village de Sè. Il s’agit, en fait, d’un pensionnat de malentendants végétant dans des conditions de vie précaires, avec l’insuffisance de matériel de couchage, obligeant des filles à dormir à même le sol.
Aux malentendants, il a été fait don de plusieurs matelas et de vivres constitués des sacs de maïs, de riz, des cartons de pâtes alimentaires et bien d’autres produits de première nécessité. Les hôtes ont également partagé un repas avec les pensionnaires du centre.
Le porte-parole des bénéficiaires, Helmont Amoussou, exprimera par des signes la joie qui les anime lui ainsi que ses camarades affichant un visage rayonnant. Il a souligné que « c’est pour la première fois qu’un secours vient de personnes étrangères au centre », selon la traduction faite pour l’assistance. Le directeur du centre Augustin Djossou confirme que, depuis dix ans, ce sont le promoteur et le conseil d’administration qui se débrouillent vaille que vaille pour assurer la survie et la formation des pensionnaires. La visite de l’Asp a constitué donc un soulagement qui, espèrent-ils, sera renouvelé.
Le président fondateur de l’Asp, Clovis Agossou, souligne que le geste est l’expression d’une culture de partage. « Nous ne sommes pas des gens qui en ont à profusion. C’est pourquoi nous invitons, plaide-t-il, d’autres mécènes à nous emboîter le pas. »
Les manifestations avaient débuté par une messe catholique, célébrée en l’église St Bernard de Sè, en présence des malentendants de l’école des sourds. La vision de l’Asp, une mutuelle sociale, est un creuset d’entraide entre ses membres d’une part, et de soutien aux populations défavorisées d’autre part.
Sensibilisation autour du Pag et du Ravip
Au titre des activités intellectuelles, la célébration des dix ans de l’Asp a été marquée par l’organisation d’une assemblée générale élective et de conférence-débat. Si les travaux de l’assemblée se sont déroulés à huis clos, la conférence-débat, elle, a été ouverte à tous les participants. Elle a porté sur le thème « Volets social, culturel, artistique et touristique du Programme d’action du gouvernement : quelles opportunités pour les organisations de la Société civile ? Cas de l’Asp », animé par Gilles Badet, Clotaire Agossou et Eustache Hessou. Les trois communicateurs ont passé en revue, les réformes et réalisations du gouvernement en lien avec le programme.
« C’est une initiative louable », a salué le député Mathurin Nago qui encourage l’Asp à œuvrer davantage à l’appropriation du contenu du Pag par les populations. L’ancien président du Parlement retient que les réformes ne sont pas initiées pour le plaisir. « Elles visent des solutions structurantes, entre autres, au fléau du chômage qui mine le pays », a-t-il insisté.
Les manifestations de samedi dernier ont pris fin dans la soirée par un géant concert gratuit offert aux populations de Sè. Occasion saisie par l’Asp pour relancer la sensibilisation en faveur du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip). Laurent Tossou, Clovis Agossou et plusieurs cadres de l’administration publique, membres et sympathisants de l’Asp, ont donné l’exemple, en se faisant enrôler, dans la journée, au siège de l’arrondissement de Sè n

L’avènement de l’Espace enfance (Ee) à Folly, commune de Zâ-Kpota, est perçu comme une grande faveur pour les femmes exerçant une activité génératrice de revenus. Mieux que par le passé, elles disposent de plus de temps pour s’occuper de leurs activités.
Au milieu des dizaines de vendeuses installées le long du trottoir à Folly, un village de la commune de Zâ-Kpota, Mélanie Adjikui force l’admiration. Devant ses étalages de fruits, cette femme, la trentaine, s’adonne à cœur joie à l’arrangement et à la vente de ses produits.
C’est une vendeuse moins encombrée et visiblement soulagée qui nous accueille. Autour d’elle, aucune pression pouvant l’empêcher de bien mener son activité. En fait, Mélanie profite de l’absence de son enfant admis à l’Espace enfance (Ee) de la localité pour bien s’occuper de son commerce.
Il s’agit d’un centre communautaire de préscolarisation installé dans la localité, avec l’appui de l’Unicef, au profit des petits enfants de 3 à 4 ans. En même temps qu’il permet d’éveiller, de stimuler et de donner le goût de l’école aux tout-petits, il soulage également toutes les personnes qui ont la garde des enfants. Les femmes de Folly exerçant une activité génératrice de revenus (Agr) en sont visiblement comblées.
« Depuis que nos enfants sont admis à l’espace enfance, nous sommes très soulagées. Nous disposons de plus de temps pour nous occuper de notre commerce. Notre permanente disponibilité devant nos étalages nous aide à réaliser plus de bénéfices que par le passé », témoigne Mélanie mère de six enfants.
L’arrivée de l’Espace enfance est une véritable mesure d’accompagnement pour les femmes. En effet, les mères des enfants bénéficiaires se libèrent de la garde des enfants pour mieux s’adonner à leur commerce.
« Nous ne saurions jamais remercier l’Unicef à sa juste valeur pour son soutien à nos enfants. En tant que parents, nous en sommes plus que des bénéficiaires », sourit Hortense Assianmè, une autre vendeuse. Elle assure qu’après la mise en place de l’Espace enfance dans la localité, son bénéfice journalier a grimpé de 75 %.
Outil d’éveil et de stimulation des enfants
Si les Espaces enfance ont des avantages comparatifs sur les activités génératrices de revenus des femmes de Folly, ils sont aussi un atout pour les enfants bénéficiaires. Pour la communauté de Folly, ces espaces passent pour un dispositif incontournable de l’éveil et de la stimulation des enfants. « Les Espaces enfance ont élevé le niveau des enfants. Ils sont très éveillés et nous émerveillent aussi», reconnaît Hortense, une mère.
Selon les témoignages des mères d’enfants admis à l’Espace enfance, le dispositif permet aussi aux bénéficiaires de connaître les règles d’hygiène et d’apprendre les bonnes conduites de vie dès le bas-âge.« Avant de manger, nos enfants savent désormais qu’il faut se laver les mains à l’eau et au savon et veillent à la propreté de leur tenue vestimentaire. Ils tombent de moins en moins malades », souligne Hortense Assianmè.
« Quand ils rentrent de l’école, nos enfants partagent avec nous les bonnes pratiques apprises à l’école », ajoute Blandine.
La récitation des poésies et l’exécution des chants, la démonstration des pas de danse des bénéficiaires lors de notre passage à l’Espace enfance de Folly, renseignent bien sur leur degré d’assimilation des notions reçues au cours. Ce sont pour la plupart des enfants dont les aptitudes sont admirables.
Pour le directeur de l’Ecole primaire publique de Folly, Christophe Tchétchénougbo, l’initiative de l’organisme onusien est une merveille.
« Par la mise en place des Espaces enfance, l’Unicef nous a comblés en ce sens que les enfants qui y accèdent sont plus aguerris que ceux qui commencent directement la première année de l’enseignement primaire (CI) ».
L’Unicef appuie le centre en matériels didactiques et ludiques en vue de son bon fonctionnement.
« A la création de cette section en 2015, l’Unicef nous a dotés de 30 tables et de 30 chaises adaptées à l’âge des enfants. Un complément de 20 tables et de 20 chaises a été fait à la rentrée scolaire 2016 », signale Christophe Tchétchénougbo.
Seule école maternelle de Folly, l’espace enfance poursuit ses efforts en faveur de la préscolarisation des enfants. Pour l’heure, les moyens pour ouvrir une seconde école du genre sont inexistants.
La communauté de Folly et la seule animatrice de l’Espace enfance, Adéline Tchékpo, tournent une fois encore leur regard vers l’Unicef afin de pérenniser l’initiative?

Le Bénin sera présent du 13 au 18 février prochain aux 13es Championnats continentaux africains de cyclisme sur Route à Kigali au Rwanda. La délégation béninoise sera composée de sept personnes dont six coureurs et un coach. Ainsi, Emmanuel Sagbo, Bashiki Abdoul, Rémi Sohou, Augustin Acakpo, Robert Kponha, Éric Ahouandjinou et leur coach Papoen Osho seront les représentants du Bénin à ce grand meeting continental.
Dans un communiqué publié ce jeudi, la Fédération béninoise de cyclisme a remercié le ministère en charge des Sports pour son implication dans la promotion et la valorisation des disciplines sportives notamment le cyclisme. Elle se réjouit de l’implication active du ministre Oswald Homéky en vue du développement de cette discipline sportive au Bénin.
Selon le secrétaire général de cette fédération, Roger Zounon, la participation du Bénin à cette randonnée s’inscrit dans le cadre de la politique de développement du cyclisme au Bénin entamée par le nouveau bureau de cette fédération. Il annonce que le Bénin ne sera plus absent à aucune compétition. Car, la présence aux meetings d’envergure permettra d’une part aux officiels de nouer des contacts en vue du positionnement du Bénin sur les grands rendez-vous continentaux, et d’autre part, aux cyclistes de se mesurer à leurs pairs afin de se perfectionner?

Le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, a procédé, ce jeudi 1er février à Cotonou, au lancement du budget alloué à son ministère au titre de l’année 2018. Occasion pour lui de remettre aux responsables des structures officiant sous sa tutelle, des lettres de mission en vue d’améliorer leurs performances.
« La cérémonie de ce jour rentre désormais dans nos rites et rythmes de fonctionnement pour contribuer aux performances attendues de nous par le gouvernement du Bénin », a déclaré Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, à ses collaborateurs, hier à l’occasion de l’atelier d’appropriation et de lancement du budget destiné à son ministère au titre de l’année 2018.
Cet atelier est en effet une rencontre annuelle qui permet, entre autres, aux cadres de ce ministère de s’enquérir du contenu du budget qui leur est alloué pour l’année 2018, puis des tâches qui leur incombent de manière globale, de mettre en exergue le niveau d’exécution du Plan de travail annuel de l’année précédente.
A travers une communication sur le thème « La gestion budgétaire de 2017 à 2018 au ministère de l’Energie : état des lieux-priorités pour 2018-mécanisme de suivi-évaluation », le directeur de la Programmation et de la Prospective (Dpp) du ministère, Herman Zimé, a souligné que le budget octroyé aux activités du ministère de l’Energie est de 53 929 900 000 francs Cfa. Ce budget, a-t-il indiqué, a été établi pour exécuter 18 projets et 117 activités, qui concourent à la fourniture des services énergétiques de qualité, en quantité suffisante et aux conditions optimales de coût, au profit de la population.
Le ministre Jean-Claude Houssou a invité ses collaborateurs à faire le nécessaire pour que les objectifs assignés au ministère soient atteints, tout en respectant à la fois les textes et le budget élaboré.
Pour le secrétaire général du ministère de l’Energie, Jean-Claude Gbodogbé, il n’est aucun doute que le ministère sera à la hauteur des attentes au terme de l’année budgétaire enclenchée, qui couvrira réellement l’année 2018. « L’année budgétaire 2017 bien que particulière puisqu’elle n’a duré que six mois, a permis à notre département ministériel d’exécuter à plus de 62 % l’ensemble des activités programmées et de ne consommer que le tiers à savoir 35 % de ses ressources », fait-il comprendre.
Cet atelier a aussi permis aux responsables des diverses structures sous la tutelle du ministère d’entrer en possession des lettres de mission. « L’important n’est pas d’attribuer les lettres de mission, l’important, c’est ce que chaque récipiendaire en fera. La lettre de mission, avant d’être un outil de performance, est un outil de responsabilisation et de réalisation de la performance de l’argent public pour les performances publiques au service de l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens », a fait savoir Jean-Claude Houssou, procédant à la remise de lettre de mission.
Au nombre de ces structures, il y a : la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), l’Agence béninoise d’électrification rurale et de la maîtrise de l’énergie (Aberme), la direction administrative et financière du ministère de l’Energie (Daf), le secrétariat général du ministère de l’Energie (Sgme), la direction de l’informatique et du pré-archivage (Dip), etc.
Après avoir reçu les lettres de mission, les responsables de ces différentes structures ont remercié l’autorité, et ont pris l’engagement de faire davantage d’efforts pour améliorer la situation énergétique de notre pays.
L’assistance a pris connaissance du résultat de l’évaluation de ces diverses structures au cours de la cérémonie. A la tête du classement avec
79,5 %, la Sbee, dont le directeur général était présent et a reçu les félicitations du ministre de l’Energie. Les autres structures ont aussi été encouragées?