La Nation Bénin...
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La directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi) est repartie de Cotonou dans la soirée du mercredi 13 décembre après un séjour de 72 heures. Christine Lagarde repart visiblement très satisfaite, si l'on s’en tient aux déclarations faites par elle à l’aéroport, peu avant son départ.
« Une visite très positive », lâche souriante la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), Christine Lagarde pour résumer son séjour au Bénin, du 10 au 13 décembre. « J’ai eu des séances de travail très productives, plus efficaces et plus concentrées sur les obligations que nous avons a l’égard du Bénin et sur celles que le Bénin a à l’égard de la communauté internationale et de sa population », a-t-elle confié peu avant son départ de Cotonou, ce mercredi, pour Addis-Abeba. La patronne du Fmi dit avoir eu « des moments de grandes émotions ».
Déjà, au cours de son séjour, dans ses différentes déclarations et au terme des échanges qu’elle a eus avec différentes personnalités, y compris le chef de l’Etat, elle a constamment salué les performances économiques du Bénin. Elle a relevé l’aptitude de notre pays à lever les obstacles afin de poursuivre des réformes salutaires pour mieux prendre en compte les couches les plus vulnérables.
Pour le gouvernement, les impressions de la patronne du Fmi donnent des motifs de satisfaction. Le ministre d’Etat en charge du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, qui a eu un moment d’échange avec Christine Lagarde à l’aéroport avant de la raccompagner à son vol, estime, pour sa part, qu’elle est venue à Cotonou à cause du respect par le gouvernement de tous les engagements pris lors de la signature du programme avec son institution le 7 avril dernier. « Cette visite a permis d’échanger avec le gouvernement et son chef et donc elle repart très convaincue que le gouvernement avance dans les réformes annoncées », se réjouit le ministre d’Etat. Pour lui, « Le gouvernement a le soutien du Fmi et les réformes en cours vont produire des résultats. Il y aussi des engagements sociaux très importants et dans les semaines qui viennent, la mise en œuvre de ces projets connaîtra des résultats que tout le monde verra ». Rappelons qu’au cours de son séjour, la directrice générale du Fmi a aussi visité la ville historique de Ouidah.

Le ministre des Petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou, est satisfait des résultats qu’il a qualifiés d’élogieux, du partenariat stratégique entre la Fondation des Etats-Unis pour le développement en Afrique (Usadf) et le Bénin. Il l’a manifesté, jeudi 7 décembre dernier, en mettant un accent sur les acquis de la deuxième phase du programme, lors de la signature du renouvellement du partenariat, à Cotonou.
Soixante-dix-sept projets répartis dans 65 communes financés pour un montant global de 5 115 501 117 francs Cfa. Pendant dix ans, aux côtés des femmes et hommes béninois, la Fondation des Etats-Unis pour le développement en Afrique (Adf) a mené un combat contre la pauvreté, l’ignorance et l’exclusion. Et au terme de cette période, le ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou, a affirmé que les résultats sont élogieux. « Le gouvernement du Bénin, par ma voix, vous exprime toute sa satisfaction pour les prestations de l’Adf au profit des Petites et moyennes entreprises (Pme) qui contribueront grâce à ce programme et de manière significative à l’éradication de la précarité», a-t-il laissé entendre.
En effet, la mise en œuvre du programme a permis de toucher plus de 65 805 bénéficiaires directs dont 45 429 femmes soit 69 %, 20 376 hommes soit 31%. Pour Modeste Kérékou, plus de 2000 emplois ont été créés dont 494 consultants individuels intervenant dans le cadre des formations et de l’assistance technique et 205 employés pour la gestion des projets.
La deuxième phase de ce programme a permis de mettre en œuvre sur les 77 projets, 32 projets relatifs à la transformation agroalimentaire soit 41, 55 % et environ 12 % au warrantage et à la sécurité alimentaire.
Projets novateurs
Les projets Adf, selon le ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, sont des projets novateurs. Car, leur approche d’intervention, explique-t-il, se caractérise par la responsabilisation des bénéficiaires à tous les niveaux de prise de décisions et surtout par la rigueur dans la gestion comptable, financière et organisationnelle des activités liées à chaque projet.
Les activités de renforcement de capacités et d’accès aux équipements et aux infrastructures ont permis aux bénéficiaires, se réjouit-il, d’acquérir des capacités techniques, organisationnelles et managériales avérées. Elles ont permis aussi d’accroître les capacités de production, de transformation, de conservation et de commercialisation des produits au niveau des groupements. Pour satisfaire donc aux recommandations du rapport d’évaluation de la deuxième phase, Modeste Kérékou a pris l’engagement de dynamiser le Comité consultatif qui rassemble les deux parties à travers les ministères en charge de l’Agriculture, des Affaires sociales, des Finances, des Affaires étrangères et celui en charge des Pme ainsi que la partie américaine à travers la représentation nationale de l’Adf au Bénin.
Pour cette nouvelle phase, les deux parties ont opté pour une augmentation de la contribution annuelle passant de 250 000 000 F Cfa à 500 000 000 F Cfa. Cet effort supplémentaire de chaque partie permettra d’intensifier l’impact du programme sur les populations béninoises et de capitaliser les acquis. Dans sa mise en œuvre, Modeste Kérékou promet qu’une priorité sera accordée aux micros, petites et moyennes entreprises béninoises exerçant surtout dans la transformation agroalimentaire et / ou sa commercialisation. Ceci est le signe manifeste de la volonté du gouvernement béninois, dit-il, de s’appuyer sur la méthodologie de l’Adf pour impacter un nombre plus important de bénéficiaires.
Gagner le marché américain
« Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag), j’aimerais qu’une attention particulière soit portée aux Pme spécialisées dans l’agrobusiness principalement dans les filières promues par le Pag notamment le karité, le cajou, l’ananas sans occulter les anciens secteurs tels que la transformation du manioc, le warrantage, l’élevage moderne etc… », suggère le ministre en charge des Pme. Aussi souhaite-t-il que, grâce à ce programme, les productions des bénéficiaires puissent gagner le marché américain dans le cadre de l’Agoa.
Modeste Kérékou voudrait également que le plafonnement des ressources affectées aux projets ne pénalise la mise en œuvre de certains projets dont les besoins dépassent parfois les enveloppes autorisées. «Nous gagnerions aussi à revoir la durée très courte des projets qui vont de deux à trois ans alors que la mise en place des infrastructures ainsi que les formations épuisent une bonne partie du délai », conclut-il.

La secrétaire générale de de la Francophonie a foulé le sol béninois dans la soirée de ce mercredi 13 décembre. Michaëlle Jean a été accueillie à sa descente d’avion par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. L'hôte entend surtout, pendant son séjour, ajuster la coopération entre son institution et le Bénin.
Du 13 au 16 décembre, la secrétaire générale de la Francophonie séjourne en terre béninoise. A sa descente d’avion, dans la nuit du mercredi 13 décembre, Michaëlle Jean a, dans une brève déclaration faite en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, levé un coin de voile sur son agenda à Cotonou. Le Bénin, selon elle, entretient avec l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) des relations particulières vieilles de 47 ans qui « méritent d’être renforcées sur des axes prioritaires ». Lesquels axes se rapportent prioritairement au secteur du numérique et de la promotion de la jeunesse. Le Bénin faisant partie des 13 pays de l’Afrique subsaharienne bénéficiant d’une attention particulière de l’Oif, notamment pour l’implantation des incubateurs et le développement de stratégie numérique au service des jeunes, Michaëlle Jean voudrait profiter de son séjour pour se rendre à l’évidence, par elle-même, des avancées réalisées.
Aussi, apprécie-t-elle la démocratie pionnière du Bénin et « le dynamisme économique qui mérite d’être salué ». Elle dit être aussi à Cotonou pour « bien ajuster la coopération » entre l’Oif et le Bénin. Ce jour, la secrétaire générale de la Francophonie sera reçue en audience par le président de la République avant d’avoir une séance de travail avec certains membres du gouvernement. Dans la soirée, elle est attendue au palais des Gouverneurs à Porto-Novo où elle tiendra un discours devant l’Assemblée nationale?

L’Association de défense et d’exploitation de la tradition par la santé des populations démunies (Adespd) basée à Porto-Novo invite le ministère de la Santé à s’impliquer dans les programmes de formation professionnelle pour rehausser davantage la qualité du traitement des malades par la médecine traditionnelle surtout en ces temps où le débat sur les faux médicaments défraye la chronique.
L’Ong a émis ce souhait à la faveur du dixième anniversaire de « la Maison de la feuille » célébrée ce mercredi 13 décembre à Porto-Novo. A l’occasion, le promoteur de ce centre, Philibert Cossi Dossou-Yovo, a été salué pour son initiative qui a permis de démystifier, de valoriser la médecine traditionnelle ancestrale et ainsi de traiter en dix ans d’existence des milliers de patients par la méthode traditionnelle des ancêtres dans divers cas de maladies. En tout cas, le directeur du centre se dit satisfait du bilan à mi-parcours qui donne des raisons d’espérer. Surtout au regard du taux de fréquentation et de satisfaction des clients, explique Brice Dossou-Yovo. Il renouvelle toute la disponibilité de son équipe à donner le meilleur d’elle-même pour soulager ou guérir les personnes souffrant de différentes pathologies. Aucune œuvre humaine n’étant parfaite, il rassure de la correction de certaines imperfections techniques pour améliorer davantage la qualité des soins.
Le directeur de la Maison de la feuille sollicite l’accompagnement du ministère de la Santé à travers les curricula de formation professionnelle gage de la qualité des prestations et d’un retour vers les médicaments traditionnels améliorés. Philibert Dossou-Yovo n’a pas manqué de féliciter, à l’occasion des noces d’étain, la mairie de Porto-Novo qui a octroyé le site abritant aujourd’hui l’Ong Adespd et le centre n
Thibaud NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 14 déc. 2017

Plusieurs groupements de femmes du Couffo et les six Centres de promotion sociale (Cps), dans les communes du département, ont été dotés, ce mardi 12 décembre à Dogbo, de plusieurs lots de matériel de travail. La remise de ces dons a été présidée par le ministre en charge des Affaires sociales, Bintou Adam Chabi Taro.
La série de dons de matériel de travail dans le cadre du Programme d’autonomisation économique des femmes et promotion du genre se poursuit. Mardi 12 décembre dernier, ce fut l’étape du Couffo où les bénéficiaires ont reçu, au Centre de promotion sociale de Dogbo, divers outils agricoles, des récipients en matière plastique, en aluminium, dont des tanks à eau et des paniers de fibres végétales. Il y avait aussi des pousse-pousse, des brouettes et surtout des moulins et bien d’autres appareils utiles aux travaux de transformation de produits agricoles. La plupart des machines sont destinées à faciliter la production, en grande quantité, de gari et tapioca, à partir du manioc, puis de l’huile de palme. Les bénéficiaires ont été sélectionnés, dira le ministre Bintou Adam Chabi Taro, grâce aux personnels des Centres de promotion sociale (Cps) qui ont reçu, eux aussi, des mobiliers de bureau et des matériels informatiques ainsi que d’autres équipements devant améliorer leurs conditions de travail. « Sans les Cps, on ne peut avoir une idée fixe des activités menées par les femmes. Il faut donc renforcer leurs capacités d’interventions », justifie le ministre pour insister sur le volet suivi-évaluation attendu d’eux au sujet des groupements impactés. Pour elle, ce sont les résultats de ces derniers qui encourageront à soutenir d’autres. Car, « des femmes regroupées, souligne-t-elle, est ce qu’on souhaite », a-t-elle dit avant de les encourager à « rester ensemble et laborieuses ». « Quand la femme travaille, elle n’a plus besoin de tendre la main, retient Bintou Adam Chabi Taro, qui précise que c’est ce que vise l’autonomisation économique ».
Le préfet du Couffo, Christophe Mègbédji, ajoutera qu’en décidant de booster la production agricole, en général, à travers le soutien matériel accordé aux femmes, le gouvernement ne s’est pas trompé. « Dans le Couffo, poursuit-il, les femmes sont plus laborieuses que les hommes. Grâce au matériel, espère-t-il, elles vont relever le niveau de leur production ».
Dans le Couffo, c’est vingt-et-un groupements, constitués chacun de vingt-cinq femmes, qui ont été dotés de matériels de travail par le Programme d’autonomisation économique des femmes et promotion du genre. Au plan national, ajoutera Reine Oussou, coordonnatrice dudit programme, ils sont, au total, cent-vingt-et-un groupements à être déjà outillés.
Avant l’étape du Couffo,les groupements des femmes du Mono et les Cps du département ont été impactés le mardi 5 décembre dernier au Centre de promotion sociale de Houéyogbé où tous les Cps étaient également conviés et ont pu recevoir des équipements de travail.

La région Sud-Ouest de l’Association béninoise pour la promotion de la famille (Abpf) organise, depuis ce lundi 11 décembre, l’édition 2017 de la semaine du volontariat à son siège à Lokossa. Le démarrage des activités commémoratives a été marqué par une cérémonie sobre de sensibilisation sur le manque de ressources humaines et financières.
Journées portes ouvertes, plaidoyer pour le recrutement de nouveaux membres, séances de dépistage gratuit du Vih/Sida constituent les activités devant marquer la semaine du volontariat à Lokossa, dans le Mono. Le lancement de ces différentes activités a permis de sensibiliser, par ailleurs, sur les prestations des différents services de l’institution dont Mathurin Coffi Akouété détient, depuis peu, les rênes. L’accent a été mis sur quelques difficultés, notamment celles relatives à l’extension desdits services à d’autres communes surtout celles frontalières, à l’amenuisement des ressources financières mais également au manque de volontaires. Concernant les fonds, les plaintes portent notamment sur la diminution drastique de la part des ressources attendues à l’interne, dira-t-il pour en a appeler à des initiatives devant trancher avec la politique de « main tendue envers les partenaires ». Pour ce faire, il a invité le secrétaire général de la préfecture et le représentant du maire de la ville à plaider cette cause avec eux au niveau des instances indiquées.
Quant au manque de volontaires, il a sollicité la même dynamique en vue de convaincre, tous du bien-fondé d’adhérer aux initiatives de l’Abpf. En lien avec cette vision, la conférence-débat a porté sur les volontaires et leur rôle pour mieux faire comprendre à l’assistance, majoritairement jeune, le concept de volontaire, ses différentes catégories, les conditions de recrutement. Les présentes activités prennent fin le 15 décembre prochain, mais le recrutement des volontaires se poursuivra. Les personnes lettrées comme illettrées de toutes les catégories socioprofessionnelles et d’âges ont ciblées, a laissé entendre Mathurin Coffi Akouété.

Le représentant résident de l’Unicef au Bénin, Claudes Kamenga a procédé, ce mardi 12 décembre à la Maison des médias, au lancement du rapport 2017 sur la situation des enfants dans le monde. Le document met en lumière le rapport sur la situation des enfants face aux Tic, examine les données sur la situation et formule quelques recommandations.
Le rapport 2017 de l’Unicef sur la situation des enfants dans le monde porte sur « Les enfants dans un monde numérique ». Le document sensibilise sur la nécessité de mettre fin à la violence en ligne et attire l’attention des parents et éducateurs et des acteurs à divers niveaux sur leur responsabilité de protéger les enfants face aux impacts négatifs de la technologie numérique et de l’internet.
Selon le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), Franck Kpochémè, ce thème est une alerte pour les acteurs de protection des enfants en vue de leur sécurité, leur dignité, leur intégrité et leur droit à la vie privée à l’ère des Tic.
Si l’internet présente d’énormes avantages pour ses utilisateurs en général, il n’est pas sans conséquences sur l’éducation des enfants. Là-dessus, le représentant du ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Lévy Ayéyèmi, souligne que l’internet élargit l’environnement immédiat de la famille et de l’école à travers une palette variée de notions, de jeux, de découvertes, mais qu’il risque de devenir une machine de marketing, de maltraitance et d’exploitation et une source de destruction pour l’enfant si des précautions ne sont pas prises pour encadrer son accès. « Si l’on ne prend pas garde, la question du numérique et des Tic, deviendra plus complexe au Bénin », prévient-il.
Plus précis sur la question, le représentant résident de l’Unicef au Bénin, Claudes Kamenga, illustre la situation à travers des statistiques. Citant le rapport 2017 sur la situation des enfants, il révèle qu’aujourd’hui un internaute sur trois dans le monde est un enfant et que les jeunes constituent la tranche d’âge la plus connectée. A l’échelle mondiale, 71 % d’entre eux utilisent internet contre 48% pour la population totale. Si l’on observe une tendance baissière chez les jeunes africains et béninois, ils sont néanmoins de plus en plus connectés via les téléphones portables.
Prévenir
Selon l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep 2016), le nombre d’abonnements internet global (fixe et téléphone mobile) est passé de 456 000 en 2012 à plus 2 700 000 en 2016 dont 99 % d’abonnements pour l’internet mobile, souligne le représentant résident de l’Unicef. Il en dégage quelques avantages et ainsi que des inconvénients. Pour lui, l’accès au numérique est un facteur d’équité en ce sens que les communautés connectées sont plus susceptibles de casser le cycle de pauvreté que les autres.
Toutefois, ces nouvelles technologies accroissent la vulnérabilité des enfants à travers leur « accès à des contenus pornographiques et violents, et des relations avec des individus malveillants qui peuvent les piéger pour les livrer à des réseaux de traite et d’exploitation d’êtres humains », relève-t-il.
Cette problématique interpelle également les bloggeurs qui dénoncent à travers la voix de leur président, Maurice Thantan, l’exposition des photos des enfants par les parents sur les réseaux sociaux, de même que toutes les déviances qui y circulent.
Prévenir vaut mieux que guérir. Le représentant résident de l’Unicef insiste sur la nécessité d’établir des politiques plus efficaces afin d’offrir à tous les enfants un accès abordable à des ressources en ligne de qualité, de protéger la vie privée et l’identité des enfants en ligne et de promouvoir l’habileté numérique pour permettre aux enfants de s’informer et de se connecter en toute sécurité. Le rapport recommande par ailleurs de placer les enfants au cœur de la politique numérique et de faire progresser les normes et pratiques éthiques qui protègent les enfants et servent leurs intérêts en ligne.

Partis à Lomé où ils se sont largement imposés au cours des championnats d’Afrique de roller de vitesse, les Ecureuils rollers sont rentrés au bercail, ce mardi 12 décembre. Ils ont été accueillis triomphalement.
Le roller reste incontestablement, en dehors du noble art qui l’avait été jusqu’à une certaine époque, l’une des rares disciplines de consolation des nombreux échecs du sport béninois. En témoigne, la dernière performance réalisée par les Ecureuils rollers aux championnats d'Afrique de roller de vitesse organisés à Lomé. Après avoir fini en tête du classement, ils sont rentrés, ce mardi 12 décembre dans l’après-midi à Cotonou.
Dans leur besace, ils ont ramené un total de 25 médailles dont 16 en or, 5 en argent et 4 en bronze. La meilleure athlète chez les juniors a été la Béninoise Rawdath Demba Diallo. Elle a remporté 5 médailles d'or. Chez les seniors, le meilleur est le capitaine béninois Abraham Amoussou.
Derrière le Bénin, on retrouve l’Egypte avec 17 médailles dont 4 en or, 8 en argent et 5 en bronze.
La Côte d'Ivoire est troisième avec sept médailles dont 1 en or et 6 en bronze. Quant à la RD Congo, elle a occupé la quatrième place avec 5 médailles dont 4 en argent et 1 en bronze.
Le Ghana est cinquième (3 médailles en argent et 2 en bronze) ; le Nigeria, sixième avec 1 en argent et 4 en bronze. Le Burkina Faso, le Cameroun et le Togo qui a finalement rejoint la compétition à la troisième journée, n’ont remporté aucune médaille. En 2018, c’est l’Egypte qui organisera la prochaine édition de ces championnats n

Après son élection, le 5 décembre dernier, à la Cour pénale internationale en tant que juge, Reine Alapini Gansou a rendu, ce mardi 12 décembre, une visite de courtoisie au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci.
« La diplomatie béninoise me concernant a la palme d’or ». Ainsi s’est confiée, ce mardi 12 décembre, Reine S. Adélaïde Alapini Gansou élue le 5 décembre dernier en tant que juge à la Cour pénale internationale.
Le chemin a été long, poursuit-elle, expliquant que les tractations ont commencé depuis 2014. Pour elle, ces élections relèvent d’une grande diplomatie. Ce qui a requis un travail à la fois interne et externe, développe-t-elle. La preuve en est qu’il a fallu prendre des contacts avec l’Union africaine et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour la partition externe.
Au plan interne, à en croire Reine S. Adélaïde Alapini Gansou, depuis l’année dernière, les ministères des Affaires étrangères et de la Justice se sont mobilisés à cet effet. « Le président de la République, Patrice Talon, a accepté d’appuyer cette candidature. De sorte qu’avec une certaine coordination, les autres corps diplomatiques se sont activement impliqués pour qu’il en soit actuellement ainsi », souligne l’élue.
Le Bénin, par cette élection, gagne beaucoup de choses « étant donné que je suis une femme », estime-t-elle.
Juriste, avocate au barreau depuis 30 ans et avec son background assez large, elle soutient que le Bénin croit aux droits de l’Homme et en la justice internationale.
Sentiments de fierté que le Bénin compte une éminente juriste qui a réussi le tour de force de se faisant élire, se réjouit le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, qui pense que c’était une audience préparatoire à celle que le chef de l’Etat voudra bien lui accorder dans les prochains jours. « Nous la perdons physiquement pour neuf ans mais elle représente une fierté pour le pays. C’est un bon cadeau de fin d’année et il n’est pas donné à quiconque veut accéder à un pareil poste de responsabilité. Car à y voir de près, c’est la persévérance, le professionnalisme, l’humilité et la compétence d’une dame qui ont ainsi payé », reconnaît le chef de la diplomatie béninoise.
« Ce sont des valeurs que notre gouvernement promeut ; c’est la confiance que le président de la République avait, qui a également abouti à ce plébiscite. Nous sommes tous fiers de ce résultat », relève le ministre des Affaires étrangères.
Pour aider l’heureuse élue à son nouveau poste, le Bénin doit continuer à bien se comporter dans le domaine du respect des droits de l’Homme, de la consolidation de l’Etat de droit, entrevoit Aurélien Agbénonci, de sorte qu’elle soit fière. « Si le Bénin est grand par la gestion des affaires publiques, si le Bénin respecte le droit international, le juge aura davantage d’autorité morale », conçoit Aurélien Agbénonci?
Parcours exceptionnel !
L’élue de la Cpi a un parcours exceptionnel. Elle est présidente du groupe conjoint sur les procédures spéciales des Nations Unies et de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, après y avoir occupé les fonctions de rapporteur spécial sur les défenseurs de droits de l’Homme. Elle a été également juge de la Cour permanente d’arbitrage des Nations Unies, membre de la commission internationale d’investigations des Nations Unies sur les violences post-électorales en Côte d’Ivoire et de la Commission d’enquête sur les violations des droits de l’Homme au Burundi, chef de la composante des observateurs des droits de l’Homme au Mali. Arbitre agréée, elle a présidé le comité technique pour l’amélioration des statuts et règlements intérieurs du Centre de conciliation, d’arbitrage et de médiation de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin.
Lauréate du prix des droits de l’Homme du Cinquantenaire des indépendances africaines en 2010, Reine S. Adélaïde Alapini Gansou âgée de 61 ans est avocate depuis 1996 et enseigne le droit depuis 2000. Elle est détentrice de deux diplômes de troisième cycle en droit de la Common Law à l’université de Lyon en 2007 et en droit politique de l’environnement des universités de Lomé, Maastricht et Bhoutan depuis 1999. Par ailleurs, elle est auteure et co-auteure de plusieurs publications en droit international et droits de l’Homme, droit commercial et des affaires?
D. P. D.

Le collectif des avocats de Laurent Mètongnon a donné un point de presse, ce mardi 12 décembre 2017 à la Bourse du travail à Cotonou. Il déplore les déclarations faites par le procureur de la République lors de sa sortie médiatique du 4 décembre dernier.
Le collectif des avocats de Laurent Mètongnon rejette des informations partagées par le procureur de la République, lundi 4 décembre dernier, au sujet de l’affaire de placement «hasardeux » de fonds de la Cnss à la Bibe. A la faveur d’un point de presse animé, ce mardi à Cotonou, les conseils du mis en cause ont rappelé que le procureur avait expliqué « que la Bibe a fait l’objet de vérification par la commission bancaire de l’Uemoa et que cette banque possède un mécanisme d’intéressement des personnes physiques ayant pouvoir de signature dans ses livres pour le compte des personnes morales en leur versant des commissions au prorata de la somme déposée et que les investigations menées à cet effet ont prouvé que les différents comptes de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) abrités dans ces conditions auprès de la Bibe au titre de dépôt à terme s’élèvent à 16 milliards et le montant de commissions versées en liquide tel que contenus dans les procès-verbaux est de 71 994 737 ». Le directeur de l’enquête aurait ajouté, selon les avocats de Laurent Mètongnon, que « l’un des mis en cause a reconnu avoir distribué des commissions aux membres du Conseil d’administration de la Cnss ».
Relativement à ces points, le collectif souligne que le mis en cause sus-mentionné a déclaré n’avoir aucune preuve de ses accusations. « Un aspect que le procureur a passé sous silence », selon les avocats.
Pour eux, cette sortie médiatique du procureur de la République est « illégale et inopportune ». Ils citent l’article 12 du Code de procédure pénale qui stipule que « Sauf dans le cas où la loi en dispose autrement et sans préjudice des droits de la défense, la procédure au cours de l’enquête et l’instruction est secrète. Toute personne qui concourt à cette procédure est tenue au secret professionnel dans les conditions et sous les peines prévues par le code pénal ».
En sa qualité de directeur de l’enquête, le procureur de la République « ne pouvait pas ignorer qu’en faisant ces déclarations à la presse, il violerait le secret de l’enquête et les droits de la défense », développent les conférenciers.
Selon eux, la conférence de presse du procureur a pour but « de conditionner l’opinion et de susciter son adhésion en dépit des failles et des carences relativement aux preuves pouvant mettre en cause les différentes personnes poursuivies ».
Evoquant également l’article 402 du même code, ils trouvent long, le délai auquel l’audience de Laurent Mètongnon est renvoyée. Pour eux, son incarcération et celle de ses codétenus (Allassane Kourouma Moussa, Jérémie Mora, Edouard Adégoké, Aboudou Youssao, Célestin Ahonon) « est illégale et arbitraire ».
Le collectif des avocats des mis en cause dénonce également le refus du parquet de délivrer une copie intégrale du procès-verbal de l’enquête préliminaire contrairement aux usages?