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Nouvelles

Etude du projet de loi de finances 2018 au Parlement: Un budget en hausse de 18,8 % pour le Mesrs

80,709 214 milliards F Cfa, c’est le montant des crédits ouverts au titre de 2018 au profit du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs). Ce budget est en augmentation de 18,8 % par rapport à celui de 2017 qui est établi à 74,209 milliards F Cfa. Le ministre Marie-Odile Attanasso était dans l’après-midi du vendredi 24 novembre dernier, devant la commission budgétaire du Parlement, pour défendre le contenu de ce budget.

Les dépenses ordinaires de ce budget sont estimées à 39,045 milliards F Cfa, précise-t-elle. Ce qui permettra au ministère de faire un recrutement pour renforcer le corps enseignant des universités publiques du Bénin pour améliorer la qualité de la formation. Il est prévu, au titre des dépenses en investissements, la construction des infrastructures et leurs équipements, la construction des laboratoires et leur équipement toujours dans le souci d’améliorer la qualité du capital humain. Les dépenses d’investissements vont aussi permettre de finaliser la conception de la Cité internationale de l’Innovation du Savoir baptisée Sèmè-City, a souligné Marie-Odile Attanasso. Elle annonce par ailleurs la construction d’infrastructures estudiantines pour améliorer le ratio de places assises pour les étudiants qui est actuellement de quatre étudiants pour une place assise. « Nous pensons qu’avec le montant qui nous est alloué, nous allons construire ces infrastructures pour améliorer ce taux que nous envisageons à une place pour un étudiant d’ici 2021 », révèle le ministre. Elle annonce par ailleurs d’autres projets prévus dans son portefeuille dont la construction des instituts universitaires d’enseignement professionnel pour professionnaliser les étudiants de niveau Bac+2, la finalisation des infrastructures pour ouvrir le métier de l’agriculture et ceux du bois afin de permettre aux étudiants sortis d’être directement employables.
Marie-Odile Attanasso se dit satisfaite de son passage devant la commission budgétaire parlementaire. Surtout par rapport à la qualité des interventions des députés qui auraient félicité le ministère pour toutes les réformes engagées et l’auraient encouragé à maintenir le cap. « Les députés nous ont promis qu’ils ne vont pas marchander leur disponibilité pour nous accompagner dans toutes les réformes que nous voulons également engager dans le secteur public…Ils sont prêts à nous accompagner. Les députés sont même prêts à solliciter des amendements pour que nous ayons plus de fonds pour améliorer les infrastructures et les conditions de vie des étudiants et des enseignants », se réjouit le ministre? Th. C. N.

Actualités 27 nov. 2017


Etude du projet de loi de finances 2018 au Parlement : 38,8 milliards F Cfa pour la Décentralisation et la Gouvernance locale

Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé Dassigli, a soutenu, vendredi 24 novembre dernier, son projet de budget exercice 2018 devant la commission budgétaire du Parlement. Ce budget s’élève à 38,811512 milliards F Cfa contre 25,883 711 milliards en 2017, correspondant à une hausse de 12, 927 801 milliards F Cfa, soit 49,95 %.

Le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale fait partie des rares départements ministériels et institutions de la République qui ont vu leur projet de budget exercice 2018 en accroissement par rapport aux crédits ouverts en 2017. Il est d’un montant de 38,811 512 milliards F Cfa contre 25,883711 milliards en 2017, correspondant à une hausse de 49,95 %. Cette augmentation, selon ministre Barnabé Dassigli qui était face, vendredi dernier, aux députés de la commission budgétaire, est essentiellement due au transfert de ressources du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) aux communes.
En effet, les ressources à transférer aux communes par le Fadec-fonctionnement sont portées à 2,789 800 milliards F Cfa en 2018 contre 2,679500 en 2017 et celles du Fadec-investissement passent de 11 milliards en 2017 à 26,730 milliards F Cfa en 2018 dont 16 milliards F Cfa à mobiliser auprès des Partenaires techniques et financiers du secteur de la décentralisation. Ces deux montants réunis donnent un total de 29,519800 milliards F Cfa en 2018 soit 76,06 % du budget général du ministère au titre de la gestion 2018, détaille Barnabé Dassigli.
Avec ce budget, le ministère se fixe comme priorité d’œuvrer à ce que se portent très bien les collectivités territoriales. Il s’agit notamment de la construction et de l’équipement des six nouvelles préfectures et de la rénovation des anciennes, du démarrage du projet de délimitation et de matérialisation des unités administratives du Bénin, de l’amélioration de la gestion de l’administration communale à travers l’élaboration et la mise à disposition des communes des outils de bonne gouvernance et de promotion de l’économie locale, le renouvellement du parc automobile, le recrutement et le renforcement des capacités des ressources humaines du ministère et des préfectures. Aussi, le ministère a-t-il inscrit au rang de ses priorités, l’appui au renforcement des ressources humaines des communes, notamment la formation des élus et agents communaux élargie aux organes infra-communaux, la relecture et la réécriture des textes sur la décentralisation des collectivités territoriales décentralisées pour corriger les imprécisions et les insuffisances qui limitent leur applicabilité, la poursuite de la modernisation du réseau de transmission radio, l’appui aux communes dans le cadre de la construction des Etablissements publics de coopération intercommunale (Epci) et la promotion de la coopération décentralisée, sans oublier la construction et l’équipement du Centre de formation pour l’administration locale (Céfal) prévu au Programme d’action du gouvernement (Pag) pour un montant global de 3,5 milliards F Cfa dont 1,7 milliard à supporter par les Ptf.
Ce projet de construction, rappelle Barnabé Dassigli, a été autorisé, il y a deux semaines, par le gouvernement et les travaux vont démarrer au début de l’année 2018. Aux dires du ministre, les députés auraient été très satisfaits de sa présentation surtout par rapport au niveau de consommation des crédits du ministère au titre de budget 2017 exécuté à près de 80 % au 30 septembre. A l’en croire, les députés ont accueilli avec satisfaction l’accroissement considérable du budget du ministère. « Cela veut dire que nous avons fait de gros efforts. Nous avons relevé le défi », se réjouit Barnabé Dassigli promettant de maintenir le cap et même de faire mieux en 2018 dans le cadre de l’amélioration de la gestion et des conditions de vie et de travail des collectivités territoriales?

Actualités 27 nov. 2017


2e revue semestrielle 2017 du groupe d’Effet 5 Undaf 2014-2018: Les travaux lancés pour apprécier les progrès réalisés

Le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a procédé, ce jeudi 23 novembre à Cotonou, au lancement des travaux de la deuxième revue semestrielle 2017 du groupe d’Effet 5 Undaf 2014-2018. Ces travaux permettront d’apprécier les différents progrès réalisés.

Conformément aux dispositions contenues dans les arrangements de gestion avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et au mécanisme de suivi-évaluation du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement 2014-2018, les cadres du ministère du Travail et de la Fonction publique ont démarré, ce jeudi, les travaux des revues au deuxième semestre 2017 de la composante gouvernance-participation-décentralisation du Programme de coopération Bénin-Pnud et au deuxième semestre 2017 du groupe Effet 5 de l’Undaf 2014-2018.
Pour Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique, cette rencontre constitue une opportunité pour apprécier la nécessité du dialogue avec les parties prenantes au groupe d’Effet 5 du Plan-cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement 2014-2018 et au processus de développement du Bénin.
Cette revue annuelle, soutient-elle, offre l’occasion d’assurer une concertation entre les acteurs impliqués dans la mise en œuvre des actions de l’Effet 5. Elle devra permettre de faire le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la première revue semestrielle de l’année, d’apprécier la performance par rapport aux objectifs initialement fixés afin de tirer les grandes conclusions de la mise en œuvre du Plan de travail annuel 2017 de l’Effet, de débattre des difficultés auxquelles les acteurs sont confrontés et d’identifier les opportunités programmatiques pour consolider les acquis et formuler des recommandations pour les actions futures.
Au cours de la période sous revue, dit-elle, des progrès notables ont pu être enregistrés tant en matière des réformes administratives, économiques et institutionnelle qu’en matière de gouvernance démocratique, d’appui aux politiques et programmes de développement et d’appui au dialogue politique. Plusieurs actions de renforcement des capacités ont pu être initiées et conduites à terme ou en cours d’exécution grâce à la mutualisation des efforts et des moyens consentis, souligne-t-elle.

Bonne gouvernance

Ces différents progrès ont été aussi reconnus par le représentant résident du Pnud et coordonnateur du Système des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly. Il a rappelé que la question de la bonne gouvernance est au cœur de la problématique du développement. Et pour faire de la bonne gouvernance un vecteur de développement, poursuit-il, il faut investir dans les capacités tant du point de vue des ressources humaines qu’institutionnelles et procéder aux réformes nécessaires. De ce point de vue, indique-t-il, la réalisation des Objectifs pour le développement durable (Odd) dépend en grande partie de la mise en œuvre d’une stratégie visant la modernisation et le renforcement des capacités de l’administration publique en vue de la rendre plus performante et apte à assurer les fonctions attribuées à l’Etat de délivrer les services de qualité aux populations. De même, l’atteinte des Odd dépendra du renforcement de l’Etat de droit, de la participation des citoyens à la prise de décision ainsi qu’au processus visant à rapprocher les services des populations dans les meilleures conditions possibles. C’est pour cette raison, explique-t-il, que le système des Nations Unies, par l’entremise de ses agences spécialisées au Bénin, entend renforcer, à travers l’Effet 5 la gouvernance-participation et décentralisation, ses interventions sur le développement des capacités afin de favoriser une croissance favorable aux pauvres et l’appui conseil nécessaire au gouvernement en vue d’augmenter les chances du Bénin d’atteindre les Odd d’ici à 2030. La concentration des activités de développement des capacités se justifie, affirme-t-il, par le fait que la mise en place d’un cadre favorable à la croissance et à la réduction de la pauvreté nécessite l’existence d’une expertise capable d’analyser les problèmes de développement, de formuler les solutions appropriées et de les mettre en œuvre. Cette concentration tient aussi compte du nécessaire renforcement des capacités afin de faire face au nouveau paysage de l’aide au développement marqué par la volonté d’améliorer son efficacité.
Au regard de ces progrès, Adidjatou Mathys a invité les différents acteurs à consolider les acquis afin que les cibles attendues pour l’année 2018 au titre des objectifs liés à l’Effet soient atteintes sinon dépassées.

Société 24 nov. 2017


Affaire placement de fonds de la Cnss à la Bibe: Laurent Mètongnon et Youssao Aboudou écroués

Des personnes dont le syndicaliste Laurent Mètongnon et l’administrateur des finances Youssao Saliou Aboudou, ont été déposées à la prison civile de Cotonou, dans la soirée de ce jeudi 23 novembre, suite à leur présentation au procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou.

Respectivement ancien président du conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), ancien directeur général du Budget par intérim, ils sont poursuivis dans l’affaire de placement de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à la Banque internationale du Bénin (Bibe), avec mandat de dépôt. D’autres inculpés sont poursuivis sans mandats de dépôt. Les personnes écrouées devront rester en prison jusqu’au 19 décembre prochain, date de l’audience de flagrant délit.
Me Ibrahim Salami, avocat de la défense, se dit surpris par cette décision, soutenant que « sur le plan du droit, le dossier est vide ». Il justifie son affirmation par le fait que « la preuve n’a pas été rapportée que les montants ont été remis » aux intéressés. « Donc, normalement en l’absence de preuve, on ne devrait pas aller plus loin, encore moins les mettre sous mandat de dépôt », estime le conseil. « A la rigueur, poursuit-il, on aurait pu décider d’un non-lieu ou alors les poursuivre sans mandat. » Mais le fait de les poursuivre avec mandat et les déposer dans des conditions aussi rocambolesques sont vraiment regrettables pour l’Etat de droit », déplore Me Ibrahim Salami.
Le Conseil des ministres, en sa séance du 2 novembre dernier, avait instruit le ministre de la Justice à l’effet d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des anciens dirigeants de la Cnss « qui ont commis des actes de gestion frauduleuse et bénéficié de commissions occultes et/ou autorisé des placements hasardeux à la Bibe, une banque déclarée en faillite par la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa)». Au total, sur la période d’avril 2014 à octobre 2015, a souligné le Conseil des ministres, plus de 17,5 milliards de francs Cfa ont été placés auprès de la Bibe, contre le versement de commissions d’un montant de plus de 71 millions F Cfa?

Claude Urbain PLAGBETO

Société 24 nov. 2017


Situation des migrants en Libye: Treize députés interpellent le gouvernement

L’Assemblée nationale du Bénin s’invite dans l’actualité internationale qui défraie la chronique. Il s’agit de la traite des migrants d’Afrique subsaharienne en Libye. Treize députés dont Guy Mitokpè, Gildas Agonkan et Nourénou Atchadé ont déposé, ce jeudi 23 novembre, une question d’actualité sur la table du président de l’Assemblée nationale.

Ils invitent le gouvernement à s’expliquer sur le phénomène qui suscite moult indignations dans le monde en général et l’Afrique en particulier. Des indignations qui sont soutenues, depuis quelques jours, par un documentaire présenté sur une chaîne de télévision américaine et montrant des Noirs d’Afrique subsaharienne en train d’être vendus aux enchères comme des biens marchands. Une situation que les initiateurs de la question d’actualité estiment « dégradante et humiliante ». « Nous savons par ailleurs que les Noirs qui sont vendus en Libye sont pour la plupart des émigrants clandestins qui cherchent à entrer en Europe en affrontant les flots mortels de la mer », note la question d’actualité signée des treize députés.
Selon eux, le phénomène n’a pas laissé indifférentes des personnalités africaines ou descendants d’Africains, l’Union Africaine ainsi que certains pays africains subsahariens dont la Côte d’Ivoire, qui ont condamné cet état de choses. Le gouvernement ivoirien serait même allé plus loin, selon l’interpellation, en affrétant un avion pour le rapatriement de ses ressortissants en Libye. Pour les députés, le développement de cette situation devrait aussi interpeller le gouvernement du Bénin. C’est pourquoi, ils veulent savoir les raisons du silence jusqu’ici de l’Exécutif béninois face à l’évolution de cette affaire et sa position officielle sur ce dossier concernant l’humiliation de l’homme noir. Il est demandé par ailleurs au gouvernement de dire à la Représentation nationale le nombre exact des compatriotes vivant en Libye et les motivations pour lesquelles il n’a pas pris des dispositions pour le rapatriement de ces derniers.
Les signataires de la question exigent que le président de l’Assemblée nationale étudie en urgence la convocation d’une séance parlementaire sur la question pour permettre au gouvernement de se prononcer sur leurs préoccupations.

Th. C. N.

Actualités 24 nov. 2017


Etude du projet de loi de finances au Parlement: 2018, l’année de concrétisation des grands projets d’infrastructures

Le ballet des ministres devant les députés membres de la commission budgétaire se poursuit à l’Assemblée nationale dans le cadre de l’étude des projets de budget sectoriels exercice 2018. Ils sont trois ministres, en l’occurrence Cyr Koty des Infrastructures et des Transports, Sacca Lafia de l’Intérieur et de la Sécurité publique et Alassane Séïdou de la Santé, à plancher, ce jeudi 23 novembre, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.

« Selon les prévisions budgétaires pour l’année prochaine, le montant des investissements est évalué à 97,288 969 milliards F Cfa pour le département en charge des infrastructures et des Transports», a laissé entendre Cyr Koty, ce jeudi 23 novembre face à la presse. Le ministre des Infrastructures et des Transports qui a planché devant la commission budgétaire parlementaire, fait remarquer que ce budget est inférieur à celui de l’année dernière. Il a inscrit au rang des priorités, la mise en œuvre d’importants projets concernant notamment la modernisation du réseau routier et les nouveaux axes prévus pour être réalisés au cours de l’année 2018. Le ministre n’oublie pas les projets prévus à l’actif du département mais qui seront réalisés en partenariat public-privé. Cyr Koty énumère, à cet effet, le projet de contournement de la ville de Cotonou, le projet de modernisation du port de Cotonou, le projet de construction de la Route des pêches, le grand projet de l’aéroport de Glo-Djigbé. Par rapport à ce dernier projet, le ministre trouve qu’il va mobiliser d’importantes ressources financières. « Nous comptons justement sur la stratégie du partenariat public-privé pour pouvoir le réaliser », espère Cyr Koty qui informe que les études techniques sont largement avancées. Il assure que le projet va démarrer dans les prochains mois. Aussi, le ministre accordera-t-il en 2018, une place de choix au projet de la Route des pêches qui intègre plusieurs volets notamment le volet touristique et le projet de contournement de Glo-Djigbé sur une quarantaine de kilomètres jusqu’à Cotonou. « Nous espérons que tous ces projets qui sont inscrits pour l’année 2018 vont être effectivement réalisés avec les efforts faits par le gouvernement du Bénin et l’appui de tout le personnel du ministère en charge des Infrastructures et des Transports », souligne le ministre Cyr Koty.
Mais en attendant les députés se sont préoccupés du sort de certains chantiers de construction d’ouvrages et de réseaux routiers abandonnés jusqu’ici notamment le pont de Tovègbamè dans la commune d’Adjohoun. Ils ont insisté, selon le ministre, pour que des efforts soient consentis afin que tous les projets inscrits en 2018 puissent être réalisés.

Actualités 24 nov. 2017


Etude du projet de loi de finances au Parlement: Sacca Lafia défend un budget de 47,6 milliards F Cfa pour 2018  

Le projet du budget exercice 2018 du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique s’élève à 47,6 milliards F Cfa. Il est en régression d’environ 2 % par rapport à 2017. Ce montant a été dévoilé, ce jeudi 23 novembre, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia.

Selon lui, cette réduction qui n’est pas sensible n’entravera pas l’atteinte des objectifs assignés au ministère par le chef de l’Etat. Les 47,6 milliards serviront à réaliser en 2018 un certain nombre de projets ambitieux visant à concourir à la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national, prévenir les catastrophes et les gérer en cas de survenue, d’assurer la bonne limitation des frontières béninoises qu’elles soient maritimes ou terrestres. Le ministre Sacca Lafia n’occulte pas le projet de réforme concernant « la fusion de la Gendarmerie et de la Police nationales pour en faire une force unique plus dynamique, plus rationnelle pour concourir à la sécurité des personnes et des biens ».
Les questions de la criminalité avec violence et de la cybercriminalité qui prend de l’ampleur ont été également discutées hier lors de l’audition budgétaire. Les députés ont voulu en savoir sur les efforts du gouvernement pour venir à bout de ces phénomènes d’insécurité. Sacca Lafia dit les avoir rassurés, tout en reconnaissant que le Bénin est en décalage par rapport aux progrès technologiques. « Un clavier d’ordinateur est aujourd’hui aussi dangereux qu’un bazooka et aussi dangereux qu’une bombe atomique parce qu’à partir de Porto-Novo ici, quelqu’un qui a un clavier et qui sait s’en servir de façon malencontreuse peut arrêter une usine qui fonctionne en Afrique du Sud ou même aux Etats-Unis », illustre le ministre pour montrer la gravité des actes des cybercriminels. « La cybercriminalité, il faut s’en méfier de façon particulière », insiste Sacca Lafia, avant d’informer qu’il se tient actuellement à Lomé au Togo, une réunion des ministres chargés de Sécurité des pays du Conseil de l’Entente, particulièrement sur la question. Les autres pays de l’espace entendent profiter de l’expérience de la Côte d’Ivoire qui semble avoir une petite avance par rapport à la lutte contre cette forme de criminalité. « Nous voulons nous inspirer de l’expérience ivoirienne pour que, dans les mois à venir, on puisse installer une brigade spéciale de lutte contre la cybercriminalité au Bénin », assure le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Th. C. N.

Actualités 24 nov. 2017


Etude du projet de loi de finances au Parlement: 68,488 milliards F Cfa pour relever les défis du secteur de la santé

Le budget du ministère de la Santé au titre de 2018 est en baisse de 15 %. En effet, il est évalué à un montant de 68,488 milliards F Cfa contre 81 milliards environ pour 2017. Le ministre de la Santé a défendu ce projet de budget, ce jeudi 23 novembre, devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Alassane Séïdou dit avoir déjà une idée claire de ce qui sera fait avec ce montant.

Au nombre des priorités pour 2018, le ministre cite : l’amélioration du plateau technique au niveau des centres de santé et à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, le recrutement du personnel, la réalisation des infrastructures et des réformes indispensables pour le bon fonctionnement du secteur sanitaire. Nombre de ces projets seront réalisés par des investissements privés à travers un Partenaire public-privé (Ppp). « Avec le budget 2018 qui est annoncé par rapport aux réalisations, nous irons largement au-dessus parce que dans le cadre du Ppp, beaucoup de choses ont été prévues », annonce Alassane Séïdou. Il évoque notamment des réalisations au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou, l’amélioration du plateau technique au niveau des centres de santé et la construction de cinq hôpitaux de zone. Ces travaux coûteront plusieurs dizaines de milliards F Cfa et seront réalisés dans le cadre du Ppp, confie-t-il. Il dit reconnaître avec les députés que ce budget est insuffisant au regard des problèmes et des défis du secteur. Ce qui témoigne de la bonne connaissance, selon le ministre Alassane Séïdou, par les parlementaires qui vivent dans le pays et dans le peuple, des difficultés du secteur de la santé au Bénin.

Th. C. N.

Actualités 24 nov. 2017


Zimbabwe: Le ‘’crocodile’’ est le messie !

Et le requiem du règne du vieux despote fut prononcé.  Par les mêmes qui, il y  a peu l’adulaient encore! « A bas le président, vive le général », chanterait fort opportunément  Alpha Blondy.  

Ecce homo ! Et voilà Emmerson Mnangagwa alias « le crocodile » porté sur les nues, en messie pour une nouvelle ère, prétend-on au Zimbabwe. Il promet des emplois aux nombreux chômeurs, de pacifier le « pays », et d’œuvrer pour le bien-être de tous. Dans un pays exsangue, miné par la récession y compris une inflation qui a amenuisé au-delà du terme le pouvoir d’achat des Zimbabwéens, il faut craindre que les compatriotes du « crocodile » ne s’excitent par excès, que la masse s’enthousiasme et se montre euphorique sans caution ! En attendant de déchanter, en se rendant après coup à l’évidence que l’homme providentiel ou du moins vendu comme tel par la providence, un concours de circonstance, n’est pas l’homme nouveau et n’a pas d’idées nouvelles. Et que ses promesses, mirobolantes, n’engagent que ceux qui y croiraient. On prend les mêmes et on recommence.

Vétéran de la guerre d’indépendance, cacique du régime et fidèle jusqu’à récemment encore de Robert Mugabe, dans le sillage et  l’ombre desquels il est resté jusqu’à présent, avant de se brouiller avec lui, Emmerson Mnangagwa, le nouvel homme fort, comme on dit, du Zimbabwe, aura occupé d’importantes responsabilités au sommet de l’Etat. Il y serait d’ailleurs le dur des durs, les saillies de Mugabe en moins donc. A-t-il de ce fait le profil idéal pour opérer les changements dont le pays a besoin pour reprendre de l’embellie ? Il faut croire que non, au regard de son parcours et de la réputation qui l’a précédé ! Mais à sa décharge, l’espoir que tout homme peut se transcender, changer…Seule bouée de sauvegarde à laquelle le Zimbabwe est condamné à s’accrocher.

 

Actualités 23 nov. 2017


Affaire placement de fonds de la Cnss: Les avocats de Laurent Mètongnon dénoncent « une garde à vue abusive »

Les avocats de Laurent Mètongnon ont animé un point de presse, ce mercredi 22 novembre à la Bourse du Travail, pour éclairer l’opinion publique sur la procédure judiciaire enclenchée à l’encontre de leur client gardé depuis bientôt une semaine. Pour eux, le dossier est politisé et le syndicaliste « injustement gardé à vue ».

Accusé d’avoir reçu des commissions occultes pendant qu’il dirigeait le conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale, le syndicaliste Laurent Mètongnon serait « injustement gardé à vue », selon ses avocats. Au cours d’un point de presse animé, ce mercredi, ces derniers, en l’occurrence Aboubacar Baparapé, Amos Akondé et Alfred Bokovo, avancent qu’aucune preuve matérielle ne permet d’incriminer leur client. « Il résulte de l’audition à la Brigade économique et financière, le 16 novembre 2017 du directeur général par intérim de la Bibe que, contrairement à ce qu’a dit le Conseil des ministres, la Bibe n’était pas en difficulté à l’époque et pouvait donc recevoir les dépôts à terme au même titre que les autres banques », a laissé entendre Me Aboubacar Baparapé. A propos de l’affirmation du directeur général de la Bibe qui dit avoir envoyé 2 500 000 francs Cfa en quatre tranches plus une bouteille de champagne qui coûterait 130 000 francs par un intermédiaire, Me Baparapé a affirmé que les enquêtes et confrontations entre l’inculpé et l’accusateur ont révélé que Laurent Mètongnon n’a jamais reçu le présent. Etant donné que « l’intermédiaire qu’a prétendu utiliser le Dg, a affirmé lors de son audition, n’avoir jamais reçu une quelconque commission pour Laurent Mètongnon », a-t-il signifié. Puisque l’affirmation du directeur général est le principal chef d’accusation de son client, Me Baparapé a déploré le fait qu’il n’y ait pas eu une confrontation entre celui-ci et son client. Le collectif des avocats signale que le renouvellement de la durée de la garde à vue de leur client est « inopportun, donc abusif ». « Ce dossier est vide », a clamé Me Baparapé.
« Nul ne peut être condamné avant d’être jugé », soutient Me Baparapé qui souligne également que les droits de son client sont constamment violés.
En partant de « la condamnation déjà prononcée par le Conseil des ministres au début de l’affaire, Laurent Mètongnon a régulièrement été privé de visite et « isolé de ses avocats », d’après Me Amos Akondé. Hormis cette situation actuellement réglementée par la juridiction suite aux protestations des avocats et au recours qu’ils ont formé près le procureur de la République, des documents confidentiels auraient été saisis à des fins inavouées à la suite de la perquisition de son domicile. « Outre les documents qui sont liés à cette affaire, on a emporté des documents personnels. Il s’agit de conventions de vente de domaines qu’il a acquis. Peut-être qu’avec le temps, les enquêteurs nous diront où ils veulent en arriver », a laissé entendre Me Akondé.
Me Alfred Bokovo, pour sa part, a déclaré à l’assistance que l’affaire Cnss, purement judiciaire est politisée.

 

Actualités 23 nov. 2017


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