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Après quelques jours de retard, le Recensement administratif à vocation de l’identification de la population (Ravip) est désormais effectif dans l’Ouémé. Une délégation ministérielle et des membres du comité technique de pilotage ont fait le constat sur le terrain, ce dimanche 5 novembre.
S’enquérir de l’effectivité du démarrage du Recensement administratif à vocation de l’identification de la population (Ravip) et de la mobilisation des citoyens autour de l’opération. Tel est l’objectif de la tournée gouvernementale conduite, ce dimanche 5 novembre dans l’Ouémé, par trois ministres en l’occurrence Adidjatou Mathys, Jean-Claude Houssou et Serge Ahissou. Ils avaient à leurs côtés le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy ; le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou ; le superviseur du Ravip dans l’Ouémé et le Plateau, le député Noël Akissoé ; le coordonnateur départemental du Ravip, Jean-Claude Ahouanvoèbla et des députés des dix-neuvième et vingtième circonscriptions électorales. La délégation a visité quelques postes d’enrôlement à Porto-Novo, Adjohoun, Dangbo et Akpro-Missérété. Ce qui leur a permis de se rendre compte de l’évolution de l’opération dans tout le département.
Selon des agents de terrain, l’opération a connu des retards par endroits. Les postes qui ont démarré le plus tôt ont commencé le jeudi dernier, soit le lendemain du lancement officiel du recensement, mercredi 1er novembre dernier. Sinon la plupart des postes ont ouvert vendredi et d’autres, samedi derniers. La délégation a été informée de toutes ces ratées qui seraient dues à quelques flottements au niveau de la coordination de l’opération. Mais elle se réjouit que tout soit rentré dans l’ordre et que l’opération ait commencé dans toutes les neuf communes du département de l’Ouémé.
Les ministres et certains membres de la délégation ont saisi l’occasion pour se faire enrôler. La délégation gouvernementale a noté avec satisfaction l’engouement des populations qui s’impatientent pour se faire enrôler. Adidjatou Mathys a salué cette forte mobilisation et a saisi l’occasion pour lancer un appel aux citoyens qui ne se sont pas encore fait enrôler à ne pas suivre la sirène de certains politiciens qui appellent au boycott. Car, selon elle, la carte Ravip présente beaucoup d’avantages dont l’usage comme carte d’identité biométrique par son bénéficiaire.
La seule inquiétude du préfet de l’Ouémé est le temps mis par chaque pétitionnaire pour se faire enrôler. L’opération dure entre dix à vingt minutes pour chaque citoyen. Ce qui pose, selon Joachim Apithy, le problème de la non maîtrise de l’utilisation des kits par les agents qui semblent ne pas avoir encore la main. Ce qui pourrait influencer négativement le nombre de personnes à enrôler par jour. Jean-Claude Ahouanvoèbla, coordonnateur départemental du Ravip, dit avoir fait le même constat. Mais il rassure l’autorité préfectorale que les dispositions sont prises par le comité technique de l’opération pour remplacer les agents de terrain qui ne feront toujours pas preuve de célérité au fil des jours ?

Une séance de sensibilisation et d’information sur l’importance et la nécessité du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) s’est tenue à l’endroit des femmes le samedi 4 novembre dernier à Abomey.
Nombreuses sont ces femmes des communes d’Abomey, d’Agbangnizoun, de Djidja et environs qui ont assisté, samedi 4 novembre dernier à Abomey, à une séance de sensibilisation sur la nécessité de se faire enregistrer pour le compte du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). A cette occasion, Laurentine Adossou Davo, a soutenu qu’il ne s’agit pas d’un outil politique à caractère électif comme le disent certains, mais plutôt d’un recensement qui va permettre aux Béninois d’avoir une carte unique et individuelle qui va représenter à la fois l’acte de naissance, la carte d’identité nationale, la carte Lépi, dont elle déplore l’inutilité au niveau des banques. D’ailleurs, déplore-t-elle, « Nous n’avons pas un acte d’état civil ; notre état civil n’est pas fiable, tout se fait au pifomètre ». Ainsi cette nouvelle carte, qui pourra tout faire et permettre d’accéder à tous les services, viendra corriger les insuffisances des autres pièces surtout la carte Lépi.
Les femmes venues nombreuses à cette séance de sensibilisation sont invitées à faire de la sensibilisation dans leurs différentes localités pour amener tout le monde à se faire recenser, notamment les enfants, mêmes les nouveau-nés.
L’accent a été aussi mis sur l’obligation de se faire recenser car, à l’issue des six mois pendant lesquels les opérations de recensement vont durer, aucune opération de microfinance ou de banque ne sera possible sans cette carte. Elle notifie qu’on peut se faire recenser même lorsqu’on a aucune pièce, il suffit juste le cas échéant de venir avec un témoin qui doit être le chef du quartier ou le chef d’arrondissement.
Dieudonné Gambiala, directeur départemental de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle (Ddesftp/Zou) et représentant du Directeur départemental de l’Enseignement maternel et primaire à cette séance de sensibilisation, a exhorté les femmes à instruire à la maison, les enfants surtout les élèves et lycéens, à se faire recenser. Il signale qu’il va lui-même rencontrer les chefs d’établissement, le vendredi prochain, pour les amener à sensibiliser les enseignants et les élèves sur le Ravip. Une rencontre avec les parents d’élèves se fera la semaine prochaine. Il précise que les candidats aux examens, en absence de leur carte scolaire peuvent utiliser leur carte Ravip pour composer.
La sensibilisatrice entend rencontrer aussi les femmes de Bohicon et des autres communes du Zou pour également les informer ?

« Toute personne qui jette un sachet en plastique par-dessus bord des véhicules et dans la rue est punie d’une amende allant de cinq à cent mille francs CFA et d’une peine d’emprisonnement de trois mois à six mois ». C’est entre autres les dispositions pénales prévues par la loi portant interdiction de la production, de l’importation, de l’exportation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation des sachets en plastique non biodégradables adoptée cet après-midi du vendredi du 3 novembre par l’Assemblée nationale. Composé de vingt articles, ce texte vise à clarifier le cadre juridique de l’usage des sachets en plastiques non biodégradables et qui prend une ampleur inquiétude au Bénin avec ses nombreuses conséquences surtout aux plans sanitaire et environnemental. La loi adoptée à l’unanimité des députés vient donc arrêter la saignée face aux dégâts de ces sachets en plastique non biodégradables qui ont une durée de vie estimée entre cent et quatre cent ans pour se détruire complètement. Le texte proposé par le député Jean-Eudes Okoundé et dix autres de ses collègues promeut l’utilisation des sachets en plastique biodégradables fabriqués à base des résidus des végétaux et qui se dégradent très facilement. Il prévoit une période transitoire de six mois dès son entrée en vigueur pour permettre à toute personne physique ou morale qui produit, importe, exporte, commercialise, distribue ou détient en stocks les sachets non biodégradables pour se conformer aux dispositions de la présente loi. Mieux, la loi interdit toute importation de ces sachets plastiques non biodégradables au cours de cette période de transitoire. Passé ce délai de six mois, la loi autorise que soit saisi et détruit tout sachet plastique non biodégradable en circulation en contravention aux dispositions du texte.
L’article 12 de la loi punit d’une amende de cinq à cinquante millions de francs CFA sans préjudices des peines complémentaires de retrait d’agrément ou d’autorisation, du gel et de la confiscation des avoirs, de fermeture provisoire ou définitive qui peuvent prononcées, toute personne morale qui produit ou exporte les sachets en plastiques. La loi prévoit par ailleurs en son article 15 que « Toute personne physique ou morale qui vend ou cède à titre gratuit, les sachets non autorisés est punie d’une amende allant de dix mille à cinq cent mille FCfa et d’une peine d’emprisonnement de trois mois à six mois ». Ces peines et amendes visent en réalité à dissuader tout utilisateur et tout commerçant de ces sachets plastiques non biodégradables comme c’est déjà le cas dans certains pays de la sous-région notamment le Sénégal, le Cameroun, le Ghana, le Burkina Faso et le Kenya. Les députés ont recommandé avec insistance au Gouvernement et à la Société civile de faire une communication agressive autour de cette loi à l’endroit de la population pour garantir l’efficacité de l’application du texte.
Politique 03 nov. 2017

Le député Ahmed Tidjani Affo Obo a démissionné, ce jeudi 2 novembre, du groupe parlementaire « La voix du peuple » présidé par Issa Salifou alias Saley et porté sur les fonts baptismaux le 29 mai dernier.
Il quitte ce groupe et adhère désormais au groupe parlementaire « Unité, paix et démocratie » que préside Mathurin Nago. Les deux lettres de démission et d’adhésion ont été lues parmi les communications de la séance plénière d’hier pour rendre publique la nouvelle position politique du député de la quatorzième circonscription électorale. Ahmed Tidjani Affo Obo dit s’être retiré du groupe « La voix du peuple » pour des raisons de convenance personnelle.
Après la lecture des deux correspondances par le premier secrétaire parlementaire, Sofiath Schanou, le président de l’Assemblée nationale a dit prendre acte avec réserve ces démission et adhésion de son collègue. Il prend cela avec pincettes compte tenu des antécédents du député Ahmed Tidjani Affo Obo qui a été tristement célèbre lors de la création de ce groupe parlementaire avec un jeu de mic-mac et de va-et-vient indigne d’un député. Un acte qu’avait condamné avec véhémence Mathurin Nago qui curieusement accepte aujourd’hui dans son groupe l’adhésion du nouveau député démissionnaire. Ce qui confirme qu’en politique deux droites parallèles se rencontrent.
En tout cas, chat échaudé craignant l’eau froide, Me Adrien Houngbédji dit attendre que le député, qui était absent hier à l’hémicycle, revienne confirmer de vive voix que les deux lettres viennent de lui avant de les valider.
Ce qui est certain, cette démission sera d’un goût amer pour le député Issa Salifou alias Saley. Il voit ainsi désormais son groupe parlementaire « La voix du peuple » qu’il a créé difficilement en mai dernier réduit à huit et par conséquent voler en éclats. Ce groupe n’était composé que de neuf membres, juste le nombre exigé par le Règlement intérieur du Parlement. L’adhésion du député Ahmed Tidjani Affo Obo au groupe parlementaire « Unité, paix et démocratie» vient renforcer le Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) soutenant les actions du chef de l’Etat?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Politique 03 nov. 2017

Quatre ministres étaient attendus, ce jeudi 2 novembre, à l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen des questions d’actualité et orales avec débat au Gouvernement. Mais aucun d’eux n’a répondu à l’appel des députés.
Une question d’actualité relative aux réformes dans les universités publiques notamment l’Université d’Abomey-Calavi et quatre questions orales avec débat posées au Gouvernement devraient être examinées, ce jeudi 2 novembre, par les députés à l’Assemblée nationale. Ces dernières concernent la réinstallation des sinistrés du marché Dantokpa victimes de l’incendie du 31 octobre 2015, la fourniture et l’installation d’équipements solaires pour la réalisation des microcentrales au Bénin, la lutte contre le Vih/Sida et la nouvelle carte universitaire. Quatre ministres du Gouvernement en l’occurrence Marie-Odile Attanasso chargée de l’Enseignement supérieur, Barnabé Dassigli en charge de la Décentralisation, Jean-Claude Houssou de l’Energie et Alassane Séïdou de la Santé devraient défiler devant la Représentation nationale pour s’expliquer. Mais aucun d’eux n’a répondu à l’invitation du Parlement. Et pourtant, toutes les diligences administratives ont été faites pour les informer de la programmation de ces différents dossiers, confie le secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale interpelé par le président du Parlement qui a voulu savoir si le Gouvernement a été saisi. Thomas Dassi a informé de ce que toutes les correspondances sont parties en direction de l’Exécutif depuis mardi dernier. Ce n’est donc pas alors de la faute de l’administration parlementaire si les ministres ne sont pas arrivés. Face à la situation, le président de l’Assemblée nationale a suggéré le report de ces dossiers relevant du contrôle de l’action gouvernementale au jeudi 9 novembre prochain. Le Parlement devra à nouveau saisir le Gouvernement le plus tôt possible pour permettre à ces ministres d’aménager leur agenda. Mais cette suggestion n’a pas été du goût du député André Okounlola qui trouve que rien ne presse. L’examen des questions d’actualité et orales avec débat peut attendre. Selon lui, la session ordinaire actuelle sera consacrée prioritairement à l’étude et à l’examen du projet de budget général de l’Etat pour la gestion 2018. Les autres dossiers non urgents peuvent être mis en veilleuse pour être examinés après le vote du projet de loi de finances de l’Etat. Cette suggestion du député Okounlola a été jugée pertinente par la plupart des députés. Tout en approuvant la proposition, les députés Léon Dègny et Guy Mitokpè souhaitent que soient examinées tout au moins les questions d’actualité qui peuvent être dépassées. Une question n’est d’actualité que si elle est actuelle. Le président de l’Assemblée nationale a invité les auteurs de ces questions d’actualité à les transformer en questions orales avec débat pour permettre leur examen à la fin des travaux budgétaires. C’est donc sur cette décision que les députés se sont séparés hier, renvoyant les dossiers de contrôle de l’action gouvernementale après le vote du projet de budget général de l’Etat gestion 2018.
Actualités 03 nov. 2017

Un fait insolite à l’Assemblée nationale. Deux commissions permanentes se disputent l’étude du projet de loi portant création de la Police républicaine. Le décret avait été initialement affecté à la commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme par le président de l’Assemblée nationale. Des députés sont revenus au cours de la séance plénière de ce jeudi 2 novembre, suite à la décision du président Adrien Houngbédji, pour remettre en cause cette affectation.
Pour le député Benoît Dègla, l’un des contestataires, le dossier a été mal affecté. Il devrait, selon lui, revenir à sa commission chargée de la Défense et de Sécurité. Il sera appuyé par le président de cette commission parlementaire technique, Nassirou Bako Arifari. Ce dernier a soutenu qu’il n’y a pas à réfléchir. L’étude de ce projet de loi portant création de la Police républicaine relève de la compétence de sa commission puisque ça traite des questions de Sécurité et de Défense. Sa commission doit être saisie pour l’étude au fond du dossier et celle chargée des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme pour avis.
Mais Benoît Dégla et Nassirou Bako Arifari seront rapidement contredits par leur collègue Augustin Ahouanvoèbla. Pour lui, la Constitution du 11 décembre 1990 et le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale ont organisé de façon régulière le fonctionnement de chaque commission technique. Augustin Ahouanvoèbla martèle que ce dossier est du ressort de la commission chargée des Lois comme l’a si bien affecté le président Adrien Houngbédji. Car, selon lui, le décret traite des statuts des corps de la Gendarmerie et de la Police nationales à fusionner pour créer le corps de la Police républicaine. Il a été soutenu par ses collègues Abdoulaye Gounou et André Okounlola, tous deux aussi membres de la commission chargée des Lois.
Coupant court au débat, le président de l’Assemblée nationale a fait recours au Règlement intérieur de l’institution. Lequel prévoit, en son article 34.3, qu’en cas de conflit entre deux ou plusieurs commissions, le président soumet la question à la décision du bureau du Parlement après consultation de la conférence des présidents. Me Adrien Houngbédji a tenu à appliquer cette disposition pour régler le conflit. Les deux commissions restent alors soumises à la décision qui sera prise par ces différents organes de l’Assemblée nationale?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 03 nov. 2017

Ce jeudi 2 novembre, le Gouvernement était en Conseil des ministres. Mais avec la particularité que neuf des vingt-deux membres de l’Exécutif en ont profité pour effectuer leur baptême du feu au sein du Gouvernement.
La nouvelle équipe gouvernementale est en place, prête à relever les défis du Bénin révélé. Jeudi 2 novembre à l’occasion du tout premier Conseil des ministres du deuxième gouvernement du président Patrice Talon, le ton était à l’exhortation de la part du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané. Le numéro 2 du Gouvernement n’y est pas allé du dos de la cuillère pour exposer à ses collègues, l’attente placée en eux. « Œuvrer à la concrétisation du Programme d’action du Gouvernement » et s’évertuer mieux que l’équipe précédente à sa mise en œuvre. C’est là, l’exhortation faite par le ministre d’Etat. « La clé de notre succès réside dans la manière dont nous nous appliquons, notre loyauté au chef du gouvernement et l’engagement de servir avec diligence et célérité», a aussi lancé le ministre d’Etat à l’endroit de l’Exécutif, mobilisé au complet pour ce premier conclave après la prise de fonction des nouveaux ministres.
La joie et la fierté pouvaient se lire sur les visages de ces derniers. « Mes impressions sont excellentes en ce sens que je suis appelé à participer à un gouvernement cohérent», laisse entendre le ministre Cyr Koty.
Bintou Yabi Adam Taro, pour sa part, déclare : « Les enjeux sont grands parce que le peuple attend beaucoup de nous. Nous devons tout faire pour relever le défi par le leadership du chef de l’Etat. Le premier Conseil des ministres ce n’est pas sorcier et j’ai la foi et la conviction que nous irons de l’avant pour relever les défis qui s’imposent à nous ». Si le premier gouvernement a conçu et mis en route le Programme d’action 2016-2021, il revient aux nouveaux ministres de sonner la grande mobilisation autour du Pag pour sa concrétisation. «J’ai découvert en prenant part à ce conseil un homme d’Etat rempli d’ambitions avec une grande vision pour notre pays et je pense que l’équipe autour de lui est préparée », assure pour sa part Mahougnon Kakpo, nouveau ministre en charge de l’Enseignement secondaire.
Ce que saluent surtout ces nouveaux membres du gouvernement, c’est « le dynamisme du chef de l’Etat » et sa volonté, disent-ils, d’offrir le meilleur aux populations béninoises. Ce premier contact n’aura pas été en tout cas vain. Il a permis, apprécie le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, de repréciser les orientations du gouvernement aux nouveaux ministres, et de rappeler à l’ensemble des membres de l’Exécutif, les valeurs du Gouvernement. Ce qui permettra, de son point de vue, de satisfaire les populations et de combler leurs attentes?

La menace de suspension de la Fifa qui planait sur le Bénin, suite à la rupture abusive de contrat avec Didier Ollé-Nicole, relève désormais du passé. Ne pouvant rester indifférent face à ce risque que courait le football national, le Gouvernement a décidé de prendre ses responsabilités, en procédant au paiement des 136,143 millions F Cfa au titre de l’amende due à l’ancien sélectionneur des Ecureuils.
Le Gouvernement et son président, Patrice Talon, ont préféré sauver l’honneur du Bénin, plutôt que de laisser son football se compromettre. Il a préféré payer à l’ancien sélectionneur des Ecureuils, le Français Didier Ollé-Nicole, l’amende de 136,143 F Cfa millions F Cfa infligée par la Commission de discipline et la Commission de recours de la Fifa, suite au dossier relatif à la résiliation unilatérale de son contrat de travail.
C’est le président de la fédération, El Hadj Moucharaf Anjorin, qui a annoncé la nouvelle. Selon lui, le Gouvernement vient, grâce au ministère de la Culture, du Tourisme et des Sports, de délivrer le football béninois. N’eut été le paiement de cette amende, la Fifa allait tout simplement suspendre le Bénin, à travers la Fbf. « On avait des doutes de pouvoir honorer ces deux matches car le jeudi 2 novembre, si le règlement des 136,143 millions F Cfa n’avait pas lieu, la Commission de discipline et la Commission de recours de la Fifa mettaient à exécution la suspension », a indiqué Moucharaf Anjorin. Ce qui, poursuit-il, va créer des préjudices au plan mis en route dans le cadre de la qualification des Ecureuils à la phase finale de la Can 2019 au Cameroun.
Les documents afférents au paiement de l’amende, a également assuré le président de la fédération, ont été envoyés à la secrétaire générale de la Fifa, au secrétaire général de la Confédération africaine de football (Caf), à l’avocat de l’entraîneur français et au ministre en charge des Sports au Bénin, Oswald Homeky. Désormais donc, la fédération peut se consacrer à l’exécution de sa feuille de route. Il s’agit en premier lieu, de l’organisation des championnats nationaux de Ligue 1, Ligue 2, Ligue 3 et amateur. Ils sont actuellement en cours et auraient pu être compromis, si la Fifa avait suspendu le Bénin. Quelle sera désormais l’attitude des clubs qui les animent et qui, arrivés à bout de souffle, faute de moyens financiers, menaçaient de se retirer ? Ils espéraient tellement la subvention de l’Etat pour pouvoir tenir la route. Maintenant que le Gouvernement vient de débourser cette somme pour éviter la suspension du Bénin et leur permettre de jouer, que feront-ils ?
Au-delà de la poursuite des différents championnats, ce geste du Gouvernement permettra également aux Ecureuils de livrer leurs deux matches amicaux et internationaux programmés le 8 novembre à Brazzaville contre les Diables rouges du Congo et le 12 novembre à Cotonou, face aux Taïfa stars de la Tanzanie. Ils avaient déjà eu l’occasion de jouer contre la Mauritanie, la Guinée Equatoriale et le Gabon, lors des précédentes journées Fifa. Que le Bénin et son football aient désormais pris l’habitude de profiter de ces journées, tout le mérite revient au Gouvernement?

Les populations de Cotonou ne veulent pas perdre leur temps. Mercredi 1er novembre, date de démarrage du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip), elles sont sorties massivement pour se faire enrôler.
Ce 1er novembre, de longues files d’attente d’enregistrement ont été constatées dans les centres d’enrôlement du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip) dans les arrondissements de Cotonou. Des files qui peinent à rompre, en raison du temps mis pour enregistrer chaque citoyen. Qu’importe ! Même s’ils rouspètent, les citoyens rencontrés voudraient « vite faire partie du fichier », comme Kélani Assani, rencontré à Djidjè.
Dans cette localité de la ville de Cotonou, une forte délégation de responsables impliqués dans la réalisation du Ravip a d’ailleurs sillonné plusieurs points d’enregistrement pour s’assurer que les opérations ont effectivement démarré. La délégation a été aussi satisfaite de constater que les populations ont entendu les messages qui les invitaient à se faire enrôler. Une discipline que le préfet du Littoral, Modeste Toboula, a salué au poste d’enrôlement de l’ancien siège du douzième arrondissement de Cotonou à Djomèhountin. Sauf que la longue attente mise par enrôlement n’est pas du goût des populations. Rencontré à Fidjrossè, Cyrille Tonoukouin déplore « la lenteur des agents commis à la tâche, la non-maîtrise des outils d’enrôlement et le cafouillage qui s’observe » et craint déjà en ce premier jour des opérations, « des erreurs qui pourraient être préjudiciables » aux populations enrôlées.
Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, apaise : « Nous venons de démarrer, il y a à peine quatre heures, pour une opération qui va durer six mois », lance le ministre face aux deux longues files d’attente d’enrôlement.
En tournée d’inspection sur le terrain pour s’enquérir du démarrage effectif du recensement et de la mobilisation des populations, Nassirou Bako Arifari, premier vice-président de la Commission nationale de supervision, exhorte plutôt à la tempérance. « Les flottements notés par endroits et l’absence de certains agents à leurs postes », il les justifie par les dysfonctionnements de premier jour et rassure que tout sera mis en œuvre pour normaliser la situation avant la fin de la première semaine d’enrôlement. « On ne peut pas atteindre la vitesse de croisière dès le premier jour », se défend le député. Les populations, elles, n’en demandent pas mieux. A Djomèhountin, face à l’affluence, elles ont plaidé pour que le poste d’enrôlement soit dédoublé afin de permettre une accélération des opérations. Aussi, avec les intempéries qui pourraient subvenir, certains ont plaidé pour que l’opération ne se déroule pas à l’air libre?

Le recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip) a effectivement démarré dans le Mono et le Couffo. Deux membres du Gouvernement sont descendus, ce mercredi 1er novembre, dans quelques localités des deux départements, en vue de constater l’effectivité de la mise en œuvre des opérations liées au Ravip.
Les ministres Romuald Wadagni et Oswald Homeky étaient, ce mercredi 1er novembre, dans trois communes du Couffo à savoir Aplahoué, Klouékanmey et Toviklin pour constater le démarrage du recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip). Accompagnés du préfet du département, ils se sont d’abord rendus dans le centre des opérations installé à l’Ecole primaire publique (Epp) Ekinhoué, dans l’arrondissement d’Azovè, à Aplahoué. Ensuite, ils ont visité le centre de la gare routière à Klouékanmè avant de boucler leur randonnée du Couffo, par le centre de l’Epp Tohounhoué à Toviklin.
Le cortège s’est ébranlé, par la suite, dans le Mono accompagné du préfet du Couffo et du maire d’Aplahoué. Dans le Mono, le déroulement des opérations, notamment au niveau de Lokossa, chef-lieu du département, retiendra l’attention des deux ministres. Guidée par le préfet du Mono, Komlan Zinsou et le maire de Lokossa, la délégation ministérielle a passé en revue les centres d’opération du Ceg 3 dans le quartier Agonvè et celui installé dans le marché Nesto d’Almeida.
A chacune des différentes étapes de la tournée du Couffo comme du Mono, les ministres ont touché du doigt le déroulement effectif des opérations du Ravip et la mobilisation de la population. Ils ont échangé avec les représentants du coordonnateur national de l’Agence nationale de traitement (Ant) pour s’enquérir des éventuels dysfonctionnements. A l’endroit des agents déployés pour animer les centres, les ministres n’ont pas manqué d’adresser des mots d’encouragement. Le ministre Romuald Wadagni a dit la satisfaction de la délégation avant de lancer un appel à la mobilisation de tous.
Il faut rappeler qu’une cérémonie de lancement du Ravip, à l’échelle du département du Mono, avait été organisée dans la matinée à la mairie de Lokossa avant le démarrage de l’activité des ministres. A l’occasion de ladite cérémonie, le préfet Komlan Zinsou et le maire de Lokossa, Pierre Awadji, ont tour à tour, vanté les multiples usages de la carte qui sera issue du Ravip pour engager leurs administrés à aller massivement se faire enrôler. En rapport avec cette exhortation, les deux autorités ont donné l’exemple en essayant de se faire enrôler au niveau du centre des opérations du marché Nesto d’Almeida.
Romuald Wadagni, ministre en charge des Finances, s’est fait enrôler, ce mercredi 1er novembre, au cours de la tournée de constats qu’il effectuait, avec son collègue Oswald Homeky, dans les centres d’opération du Mono. Son enrôlement a été réalisé au niveau du centre des opérations du Ceg 3, dans le quartier Agnivèdji à Lokossa, commune du Mono. L’argentier national, natif de Ouèdèmè-Adja, arrondissement de Lokossa, a pu éprouver, par lui-même, l’efficacité du système mis en place. Son enrôlement s’est déroulé sans accroc, sous le regard admiratif des requérants et de plusieurs autorités dont les préfets du Mono et du Couffo?