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Le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) est entré, ce mercredi 1er novembre, dans sa phase opérationnelle. Mais à Abomey-Calavi, le démarrage n’est pas encore effectif dans la plupart des centres d’enrôlement.
Camp militaire d’Abomey-Calavi. Aux environs de 11 h, ce mercredi 1er novembre. Les trois agents disponibles sur le terrain dans le cadre du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) profitent allègrement du bel air. Sans perturbation. Aucun citoyen sur les lieux pour se faire recenser. Tout est calme. L’ennui se lit sur les visages des opérateurs.
« Nous n’avions fait aucun enrôlement ce matin. Les gens viennent et repartent bredouilles », explique Géraud Grimaud, agent recenseur. Il impute ce retard à l’indisponibilité du matériel de travail. Lui et ses deux collègues étaient sur place depuis 7 h 30 dans le souci de servir à temps les populations, confie-t-il. Mais ils doivent patienter, le temps que les agents chargés de remplir le formulaire les rejoignent.
« Nous ne pouvons pas démarrer l’opération sans les agents formulaires car, les données qu’ils enregistrent en amont nous servent de fil conducteur », argumente Géraud espérant que tout rentrera dans l’ordre dans l’après-midi.
Au-delà du retard noté dans le démarrage du Ravip dans ce centre d’Abomey-Calavi, il faut aussi ajouter le manque du dispositif de travail.
Gladys Nvèkounou se plaint de l’inexistence des équipements. « Nous n’avons ni chaise, ni table, encore moins le matériel de travail. Nous avons mené la démarche nécessaire en direction des agents formulaires qui nous invitent à la patience », confie-t-elle.
A quelques encablures de ce centre, celui d’Agori vit aussi les mêmes réalités. Ici, l’affluence est grande, mais le matériel de travail bloque le déroulement de l’opération.
« Nous étions présents sur les lieux dès 7 h 14. Pour la matinée, nous avons enregistré environ une centaine de citoyens venus se renseigner en attendant leur enrôlement », informe Ignace Boni, agent opérateur.
Tout comme au camp militaire, les agents opérateurs d’Agori attendent les superviseurs qui, renseigne-t-on, sont à pied d’œuvre pour acheminer le matériel de travail.
« Ce sont les agents formulaires qui font l’enregistrement et nous envoient les données enregistrées. Sans leur présence, nous ne pouvons rien faire », précise Judith Kinkinhinhou, agent opérateur.
Ce qui réconforte ici, c’est l’engouement des populations à s’imprégner de la situation et leur désir de se faire recenser. « Le chef centre doit superviser les agents formulaires relevant de son champ d’intervention avant que le staff ne soit au complet. Les populations sortent massivement pour se renseigner. Nous restons ouverts à leurs préoccupations, car elles ne cessent de faire le rond pour s’assurer du démarrage effectif de l’opération », rassure Ignace Boni.
Parcours du combattant
Noël Natta fait partie de ceux que l’on pourrait appeler des citoyens exemplaires. « Je ne me suis pas découragé. Je ferai le tour autant de fois que nécessaire pour me faire recenser », dit-il, convaincu de la nécessité du Ravip pour le Bénin.
Aussi tenace, Basile Hodonou promet de se faire enrôler ce premier jour de l’opération pour éviter les perturbations des deniers jours. « Je ne reste souvent pas stable. Je me ferai recenser aujourd’hui coûte que coûte, sinon après, l’affluence et le stress sont insupportables », jure ce père de famille qui était déjà venu pour la troisième fois en cette matinée pour s’enquérir de l’évolution de la situation.
Toutefois, ce désir de se faire enrôler des citoyens à Abomey-Calavi cache la déception de certains. « Dans plusieurs endroits, c’est le statu quo. J’ai fait le tour de plusieurs centres aujourd’hui, rien ne bouge sur le terrain. Partout, on nous demande de revenir. Ça me décourage », lâche Isaac Olouchègoun Jako, visiblement fatigué de faire la navette.
Il faut souligner qu’à Calavi, se faire enrôler au premier jour du démarrage du Ravip relève d’un parcours du combattant. Les centres de recensement annoncés dans ce cadre tardent à refléter l’ambiance recherchée. Aucun enregistrement effectué jusqu’aux environs de 12 30 h dans les centres sillonnés. D’autres comme les écoles primaires de Zoca, de Bakhita, de Quartier et le centre Anouarite, existent apparemment de noms. Aucun mouvement sur le terrain.
A l’arrondissement central d’Abomey-Calavi comme à la mairie, difficile d’avoir des précisions sur l’opération. Si ce ne sont pas des agents sous informés, c’est plutôt des portes hermétiquement fermées en ce jour férié qui accueillent en ces lieux?

L’opération de Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) prévue pour démarrer, ce mercredi 1er novembre, a timidement débuté dans les communes de Bohicon et d’Abomey.
Le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) démarré, ce mercredi, a connu une certaine lenteur à Bohicon et Abomey.
A 8 h 15 à l’arrondissement de Lissèzoun à Bohicon, le chef d’arrondissement (Ca), Jules Lanmantchion, et le chef quartier de Lissèzoun centre, Antoine Avlessi, étaient déjà présents et disaient attendre une équipe pour démarrer l’opération à l’école primaire publique de Lissèzoun. Le Ca confie que les travaux devraient commencer à 10 heures. Mais à 11 h 30, non seulement il n’y avait aucun matériel ni personne, mais aussi tous les bureaux de l’arrondissement étaient fermés et le Ca et le chef quartier n’y étaient plus.
Dans le premier arrondissement de Bohicon, toutes les portes étaient fermées jusqu’à 10 h au moment du passage de notre équipe de reportage et il n’y avait sur les lieux aucune équipe de recensement, encore moins le chef d’arrondissement.
De même, au deuxième arrondissement de Bohicon, toutes les portes étaient fermées et certaines personnes étaient là et attendaient l’autorité et l’équipe. Certains d’entre eux s’en plaignaient sur place, ayant laissé leurs occupations en vue de s’enrôler. D’autres déploraient qu’on ait assuré dans les médias que tout était prêt et que ce mercredi, tout devrait vite démarrer et qu’il y ait encore ce retard. Il y en a qui commençaient par rentrer, et d’autres qui attendaient. Ces derniers rassuraient les autres qu’il valait la peine d’attendre. Car, « cette carte sera très utile et très bénéfique pour tous », défendait une femme qui attendait. Elle aurait appelé le Ca qui n’a pas décroché ; ce qui signifierait, selon elle, qu’il serait en route. Mais au final, cette attente s’est avérée vaine, car vers 11 h, le portail même de l’arrondissement était déjà fermé et plus personne n’y était.
Contrairement à Bohicon, la commune d’Abomey a effectivement connu le démarrage de cette opération de recensement, malgré quelques cas de lenteur et d’absence des agents recenseurs. A l’arrondissement de Vidolé, tout était encore calme et désert vers 10 heures.
A l’arrondissement de Hounli, c’est plus tard à 10 h 6 min que le Ca, Emmanuel Azélokonon, apporte les fiches d’enregistrement et que les activités devaient alors commencer. Ici, les opérations se sont déroulées dans le marché de Houndjroto, au quartier Gbèkon Hounli Vêkpa. La différence ici est qu’une équipe de trois personnes qui sera complétée ensuite par deux personnes, était présente sur les lieux depuis 7 h, explique Cyprien da Matha, le chef du quartier. A l’en croire, le retard de l’opération est dû à l’absence du chef centre en présence de qui les activités devraient commencer. Ce retard est dû également la remise des fiches d’enregistrement tard par le Ca. Mais étant donné que les gens venaient nombreux, l’opération a dû commencer sans le chef centre.
A l’arrondissement de Djègbé, les opérations ont effectivement démarré à 8 h avec sur place une équipe de six personnes qui enregistrent les citoyens venus : enfants, jeunes et adultes. Là, les habitants du quartier sont sortis nombreux pour se faire enregistrer et même ceux qui étaient partis en l’absence de l’équipe de Hounli venaient là pour se faire enregistrer. Bien que le chef centre de l’opération soit absent, l’opération s’est déroulée sans problème. Il suffit de se munir de sa carte d’identité ou de sa carte Lépi ou, à défaut de ces pièces, d’avoir son acte de naissance. Il faut noter que, depuis le matin, il n’y a eu aucun problème?

L’opération de Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) est effective dans le Plateau depuis ce mercredi 1er novembre comme annoncé par le Gouvernement. La population se bouscule dans les postes d’enrôlement ouverts dans les cinq communes du département.
Le préfet du Plateau, Valère Sétonnougbo, a procédé en début d’après-midi à Pobè au lancement officiel au niveau départemental de l’opération qui dure six mois. Il s’est fait enrôler lui-même à l’école primaire publique d’Oké-Ola à Pobè pour donner le bon exemple.
Mais si les choses ont démarré dans le Plateau, tel n’est pas le cas dans l’Ouémé. Aucun citoyen du département ne s’est encore fait enregistrer. L’opération connaît quelques difficultés. Tout le dispositif n’est pas encore en place. Tous les agents ne sont pas déployés. Seuls les agents techniciens sont au poste et se tournent le pouce. Approchés au poste d’enregistrement d’Adjina à Porto-Novo, des agents ne peuvent rien faire encore parce que la liste des agents devant remplir les formulaires n’est toujours pas disponible. Mais tout le matériel technique notamment la tablette de collecte des données personnelles, l’encre, le cachet « Enrôlement fait » sont en place. Les agents techniciens n’attendent que les agents formulaires pour commencer par recevoir les populations. La situation est la même dans toutes les communes du département de l’Ouémé, confirme Marius Zodéougan, l’un des superviseurs départementaux de l’opération dans l’Ouémé, joint par téléphone. Aux dernières nouvelles, tout pourrait rentrer dans l’ordre dès ce jeudi, a-t-on appris?
Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé

Ce 2 novembre 2017, le monde entier, à l’initiative de l’Unesco, célèbre la Journée internationale de la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes. A l’occasion, le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie I. Adam Soulé Zoumarou, s’est adressé au monde des médias et au public en général. Voici son message.
Mesdames et Messieurs les professionnels des médias,
Aujourd’hui, 2 novembre 2017, le monde entier, à l’initiative de l’UNESCO, célèbre la Journée internationale de la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes, en mémoire de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon, deux journalistes de RFI tués à Kidal au Mali en 2013.
A l’occasion de cette célébration, je voudrais d’abord vous saluer et vous féliciter, professionnels des médias de notre pays, pour le professionnalisme dont vous faites preuve, au quotidien, dans l’exercice de votre métier.
Je voudrais aussi savoir gré à ceux qui facilitent aux journalistes, chasseurs d’images, preneurs de son, blogueurs et tous les autres acteurs de l’information, l’accès aux sources. La conjugaison des efforts des uns et des autres a permis d’éviter à notre pays d’être étiqueté comme un pays où les journalistes sont violentés, torturés, tués ou assassinés dans l’exercice de leur métier.
Selon le rapport 2017 de la directrice générale de l’Unesco sur la sécurité des journalistes dans le monde, l’Afrique détient 11% des journalistes tués dans l’exercice de leur métier ces dix dernières années. Ce même rapport ne donne aucune alerte sur le Bénin, confirmant qu’aucun journaliste au Bénin n’a été torturé, assassiné ou tué dans l’exercice de sa profession. Je voudrais inviter les uns et les autres à renforcer cette conjugaison afin que ces situations dramatiques ne surviennent jamais au Bénin, pays de paix et de libre expression.
A cet effet, le Gouvernement de la République du Bénin, sous le leadership du chef de l’Etat, Son Excellence M. Patrice Talon, maintiendra ses efforts pour préserver et renforcer ces acquis essentiels à la construction démocratique en cours chez nous depuis un quart de siècle.
En tout état de cause, la veille citoyenne du réseau des Ong spécialistes des droits de l’homme est appréciée, autant que celle des syndicats et des médias eux-mêmes. Tout ceci, grâce à l’arsenal juridique et juridictionnel mis en place pour empêcher, ou réprimer le cas échéant, ces crimes. Notre pays peut donc être fier de s’être donné les moyens de lutter efficacement contre toute violation des droits de l’homme. Mais la démocratie autant que la promotion des droits de l’homme sont des quêtes permanentes.
Aussi voudrais-je inviter les professionnels des médias à persévérer dans la voie du professionnalisme et de la responsabilité. A cet effet, je souhaite qu’ils agissent conformément à leur déontologie et qu’ils prennent pour bréviaire les textes régissant leur métier. Il s’agit notamment de la loi organique de la HAAC, du Code de l’Information et de la Communication en République du Bénin et du Code de déontologie de la presse béninoise. Ces documents indiquent la conduite attendue des journalistes, les comportements à éviter, les droits et les obligations des professionnels des médias, ainsi que les crimes et délits à éviter. Je veux rappeler que ces différents textes proscrivent l’incitation au crime, au régionalisme, à la haine, à la xénophobie et à la violence.
Enfin, je saisis cette occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité des crimes contre les journalistes pour exhorter tous les Béninois à continuer d’œuvrer pour le renforcement de notre démocratie et de l’Etat de droit, qui constituent un rempart solide contre toute dérive criminelle et contre toute impunité?
Vive les médias béninois,
Vive la démocratie et l’Etat de droit,
Vive le Bénin.
Aurelie I. Adam Soulé Zoumarou
Actualités 02 nov. 2017

Dans le cadre des journées nationales de médiation, les opérateurs économiques étaient, mardi 31 octobre dernier, à l’école des modes alternatifs de règlement des conflits à Cotonou. Le Centre de commerce international en partenariat avec le centre d’arbitrage, de médiation et conciliation de la Ccib, soutient lesdites journées.
Mettre en place au Bénin un climat favorable à la croissance économique et au développement nécessite une meilleure maitrise par tous les acteurs des institutions judiciaires, parajudiciaires et consulaires, tant l’application des normes Ohada que des normes internationales qui régissent les modes alternatifs de règlement des différends, déclare Yaovi Tossavi, secrétaire général de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) représentant le président de l’institution consulaire. C’est à cette tâche que s’emploie la Ccib, à travers le centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation (Camec/Ccib). Ainsi, à côté du mode judiciaire classique de règlement des contentieux, se sont progressivement développées d’autres méthodes de règlement des litiges comme l’arbitrage, la médiation et la conciliation plus adaptées aux intérêts des opérateurs économiques dans le cadre des transactions commerciales de droit interne que lors des échanges internationaux.
La Ccib, souligne son secrétaire général, évolue dans une nouvelle vision qui favorise la création d’un environnement juridique et judiciaire favorable à l’investissement et au développement des activités du secteur privé.
Dans la chaîne d’exécution des contrats commerciaux, poursuit-il, il existe en amont et en aval plusieurs intervenants. Si l’un d’entre eux manque de vigilance, un contentieux surgit et met dangereusement en cause les relations d’affaires. Or, le rôle de la Ccib en tant que structure faitière du secteur privé, c’est de tout mettre en œuvre pour préserver les relations commerciales. Cela, indique Yaovi Tossavi, passe par une veille juridique en privilégiant les modes alternatifs de règlement des conflits, notamment la médiation que le secrétaire général exhorte les entreprises à adopter comme premier niveau de règlement de leurs différends. Le Camec apparaît, relève-t-il, comme un véritable facilitateur d’entente et une alternative aux tribunaux à travers la mise en œuvre des procédures de règlement qui garantissent la confidentialité, la souplesse, la rapidité et la réduction des couts. Il a félicité le Centre de commerce international et ses experts pour leur appui qui consiste à outiller les opérateurs économiques pour aplanir les différends qui pourraient survenir.
Bintou Boli Djibo, l'un des experts dudit centre, souligne que les journées nationales de médiation dévoileront le Camec/Ccib en vue de le révéler au public et particulièrement aux opérateurs économiques. Ces derniers disposeront des ressources pour régler les différends. Elle est appuyée par Langis Gallant, le second expert dépêché par le centre pour le renforcement des capacités de la cible rassemblée, en somme de potentiels médiateurs.
William Sourou, secrétaire permanent du Camec, s’est employé à présenter le Camec/Ccib, en mettant l’accent sur les différents décrets portant attributions, organisation et fonctionnement dudit centre?

Le député Guy Mitopkè n’est plus désormais membre du Groupe parlementaire « Union fait la Nation ». Il y a claqué la porte ce mardi 31 octobre à l’Assemblée nationale.
Le suppléant de l’ancien ministre Candide Azannaï a officialisé sa démission par une lettre qu’il a déposée à 11h15 sur la table du président de ce Groupe parlementaire, Antoine Kolawolé Idji avec ampliation au président de l’Assemblée nationale, et ce conformément à la procédure parlementaire en vigueur. Guy Dossou Mitokpè justifie son retrait pour rester cohérent avec les décisions de son parti « Restaurer l’espoir », qui lors de son conseil national en date du 7 octobre dernier, a annoncé son opposition aux actions du régime du président Patrice Talon. Il dit siéger désormais jusqu’à nouvel ordre comme député non-inscrit mais de l’opposition parlementaire.
Il faut signaler qu’avec le départ de Guy Mitokpè, le Groupe parlementaire « Union fait la Nation » est réduit désormais à 12 députés. Il est à l’abri de toute menace de cassure parce qu’il est dans les normes de neuf députés au moins exigées par le Règlement intérieur du Parlement pour que soit valide un Groupe parlementaire.
Politique 31 oct. 2017

Le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle a changé de main, ce lundi 30 octobre, à la faveur de la passation de service entre le ministre sortant Lucien Kocou et celui entrant, Mahougnon Kakpo. Le nouveau ministre promet des réformes concordantes avec le Programme d’action du Gouvernement (Pag).
Le nouveau ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Kakpo Mahougnon, est un homme averti du domaine. Il veut insuffler un nouveau dynamisme à ce secteur dont il est l’une des chevilles ouvrières depuis des années. Pour y parvenir, il entend asseoir sa gestion sur la transparence, l’équité, et la rigueur, avec comme canevas, le Programme d’action du Gouvernement (Pag). Au cours de la passation de charge entre lui et son prédécesseur, Lucien Kocou, le ministre entrant a clairement défini ses ambitions au profit du secteur.
« Il nous faut changer de paradigmes si nous voulons renouer avec un système scolaire conforme aux projections du Pag qui sert de boussole à la conduite de la politique gouvernementale du président Patrice Talon », indique-t-il. Il poursuit : « Un dialogue franc, sincère et objectif avec les partenaires sociaux est la clé qui ouvrira les portes de l’avenir des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle ». Pour atteindre ces idéaux inscrits dans le Pag, le ministre entrant insiste sur la contribution et la détermination de tous ses collaborateurs. « Je reste convaincu qu’aucun chef d’orchestre ne peut faire bonne prestation, si les instrumentistes décident de mal exécuter leurs partitions. Le public n’applaudira notre prestation commune que si vous avez du cœur à la tâche », insiste-t-il, exhortant le personnel à jouer sa partition pour la réalisation du Pag.
En prenant les rênes de ce département, le ministre entrant Mahougnon Kakpo mesure apparemment l’immensité des chantiers qui l’attendent. « L’état des lieux établi par les états généraux sur l’éducation, les actes du premier forum sur le secteur de l’éducation ainsi que les recommandations du second forum sont assez expressifs des grands défis qu’il nous faut relever », souligne-t-il. Selon lui, il importe de renforcer l’effectif et la qualité du corps des conseillers pédagogiques et celui des inspecteurs qui devra fonctionner en parfaite symbiose pour l’édification d’un système éducatif.
Avant de prendre le tablier des mains de son prédécesseur, il lui a décerné un satisfecit pour la tâche qu’il a accomplie en dix-huit mois de gestion. « A l’heure où vous descendez de charge, les élèves sont à l’école et les enseignants sont au cours. C’est la preuve que vous avez su jouer votre partition », dit-il pour saluer les mérites du ministre sortant, Lucien Kocou, dont les efforts ont été également salués par le personnel?

La nouvelle patronne du ministère de l’Economie numérique et de la Communication (Menc) est installée dans ses fonctions. Aurélie Adam Soule Zoumarou en a pris les rênes des mains de Rafiatou Monrou Agbatchi, ce lundi 30 octobre, au cours d’une sobre cérémonie de passation de charges.
« Je m’emploierai à l’émergence d’une économie numérique de référence, encouragée en cela par l’assurance de l’importance que le chef de l’Etat accorde à l’économie numérique ». Aurélie Adam Soule Zoumarou s’est installée, ce lundi 30 octobre dans ses attributs de ministre de l’Economie numérique et de la Communication, avec une ambition clairement affichée. La diplômée de Telecom Sud Paris et lauréate du programme Mandela Washington pour les jeunes leaders africains a reçu des mains de son prédécesseur Rafiatou Monrou, plein pouvoir pour poursuivre les ambitions du président de la République dans le névralgique secteur de l’économie numérique et de la communication. Fine technicienne, le nouveau ministre a dévoilé à ses collaborateurs les grands axes de ce que sera son mandat au Menc.
Sa mission, elle dit l’appréhender avec « humilité et responsabilité » au regard des défis multiples et variés des secteurs à elle confiés. Les contraintes et retards, le ministre dit les appréhender aussi et engage ses collaborateurs au travail. « Attelons-nous par nos actions à introduire une transformation numérique dans la manière dont les gens travaillent et font des affaires. De cette façon, le Bénin profitera pleinement des secteurs de l’économie numérique et de la communication », soutient Aurélie Adam Soulé Zoumarou.
« Je suis heureuse de cette opportunité de travailler de nouveau avec vous. J’ai eu l’opportunité pendant de nombreuses années de collaborer avec des acteurs de la communication et de l’économie numérique, ce qui me permet d’être consciente que j’ai à mes côtés une équipe composée d’acteurs avertis », a laissé entendre le ministre. Pour elle, la réussite de la mission à elle confiée par le président Patrice Talon sera réussie dans une synergie d’actions. « La réussite de cette mission ne se mesurera pas à l’aune du nombre d’activités inscrites dans le Plan de travail annuel, mais au nombre de Béninois qui verront leur vie transformée par le développement d’une économie numérique dynamique », indique déjà le nouveau ministre. Dans le secteur de la communication, la convergence télécom-média ou contenant-contenu a complètement changé la donne et a introduit de nouveaux challenges, mais également de nouvelles opportunités, la télévision numérique terrestre. Mais ces défis ne sont pas insurmontables, assure le ministre qui en appelle à un engagement collectif. Avant elle, Rafiatou Monrou qui a eu l’opportunité de conduire les rênes du ministère pendant dix-huit mois et trois semaines a présenté un panorama des actions qu’elle a eu à engager et réaliser. Lesquelles ont touché les deux secteurs du ministère et impacté positivement la vie des populations.
La nouvelle ère qu’inaugure Aurélie Adam Soulé Zoumarou à la tête de ce ministère se fera avec le soutien de l’administration, assure de son côté le secrétaire général, Serge Koudjo. Il faudra aussi compter avec les travailleurs prêts à mouiller le maillot aux côtés du ministre entrant. Mais pour cela, il faudra faire confiance au personnel et travailler avec lui, suggère le représentant du syndicat des travailleurs, Amon Dèdèhouanou?

Les membres du collectif des conducteurs de taxi-moto de Parakou n’apprécient pas les nouvelles réformes que la mairie de Parakou tente de leur imposer. En témoigne leur mouvement d’humeur à la Place Bio Guerra qu’ils ont prise d’assaut, ce lundi 30 octobre, tôt dans la matinée. Ils ont déclaré toute la journée morte.
Il n’était pas facile, ce lundi 30 octobre, de prendre un taxi-moto ‘’Zémidjan’’ à Parakou. Pas un seul conducteur de moto en maillot n’a été aperçu dans la ville. Dans la matinée, tous étaient à la Place Bio Guerra. C’est pour manifester contre les réformes engagées par la mairie dans leur secteur d’activité. Par la suite, ils ont sillonné les principales artères de la ville pour exprimer leurs mécontentements contre les autorités de la municipalité. A défaut de clients, ils ont traîné derrière leurs engins de vieux ustensiles. Ils entendent maintenir le mouvement jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.
« Les conducteurs de taxis motos de Parakou sont découragés par rapport aux réformes que la mairie veut leur imposer », a indiqué le président de l’Union communale des zémidjans de la ville de Parakou (Ucozep), Séidou Yacoubou Lawani. « Nous n’avons pas créé ce secteur parce qu’il le fallait. C’est le besoin qui s’est fait sentir. Au sein de notre corporation, nous sommes des démunis. Nous n’avions pas le choix. S’il y avait mieux, personne ne deviendrait conducteur de taxi moto », a-t-il insisté. « Personne n’a jamais souhaité qu’un membre de sa famille soit un zémidjan. Nous ne voulons pas de ces réformes. Il y en a parmi nous qui ont loué des motos. Que veulent-ils qu’on fasse ? Qu’ils nous laissent survivre », a poursuivi Séidou Yacoubou Lawani.
Surpris par l’attitude de ces conducteurs, le secrétaire général de la mairie, Félix M’Po Tcha, estime que leur mécontentement n’a pas sa raison d’être. Selon lui, ce n’est pas de façon unilatérale que la mairie a décidé de ces réformes, mais après des négociations avec leurs représentants. « On pensait avoir véritablement évolué sur des bases d’accords dont nous avons tous ensemble convenu », a confié le secrétaire général de la mairie. Il invite les conducteurs à adopter une autre démarche, celle de se rapprocher plutôt de l’administration municipale.
En effet, les acteurs du secteur taxi-moto de Parakou ont jusqu’au 30 novembre prochain, pour se conformer à la nouvelle réglementation. Ils doivent se faire enrôler et avoir un contrat d’agrément, une carte professionnelle, un numéro, une nouvelle tenue. Ne sera plus conducteur de taxi moto à Parakou, qui veut, ni qui peut. Mais plutôt celui qui a une pièce d’identité, une attestation de résidence, un permis catégorie A et dont la moto est immatriculée, puis a payé le droit taxi, soit des frais s’élevant à 25 000 F Cfa?

Initié par l’association « Germes de pensées », le programme Semis était à son troisième rendez-vous à Parakou. La clôture de ses activités au titre de l’année 2017 est sanctionnée par un atelier de restitution qui a réuni acteurs et auteurs, samedi 28 octobre dernier à l’Institut français de la ville.
Le programme Semis de l’association « Germes de pensées » fait son petit bonhomme de chemin. A l’Institut français de Parakou, samedi 28 octobre dernier, les acteurs et auteurs qu’il a réunis pour un atelier de deux semaines ont démontré, à travers leurs performances, qu’ils ont du talent à revendre. Partis du théâtre organique, ils en sont arrivés au théâtre conté, au cours d’une restitution en présence des membres de la Conférence administrative départementale du Borgou, des responsables de la mairie et du public qui a fait massivement le déplacement.
« Là, nous sommes en train de clôturer les activités du programme Semis pour l’année 2017 avec l’atelier 2 pour lequel 12 des 15 acteurs du premier atelier étaient au rendez-vous, en plus de 4 auteurs. Avec ces 16 personnes, nous clôturons la troisième activité », a précisé Mariam Darra, la coordonnatrice du programme, Mariam Darra, félicitée et encouragée par les autorités présentes.
« En 2018, nous allons boucler avec la promotion parrainée par le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, puis nous aurons le troisième atelier prévu du 16 au 28 avril 2018 à cause du Fitheb annoncé pour la dernière semaine du mois de mars », a-t-elle indiqué. « C’est vraiment un plaisir pour nous, parce que ce n’était pas évident que nous puissions arriver jusqu’à la fin. Sans l’appui de la direction du Développement de la Coopération suisse au Bénin, nous n’y serions pas parvenus », a témoigné la coordonnatrice du programme.
En effet, dans le cadre de la mise en œuvre du programme, un atelier vivant a eu lieu du 16 au 28 octobre dernier. Il vise d’une part la formation des auteurs en écriture dramatique et mise en scène à travers les ateliers vivants et d’autre part, le renforcement des capacités des acteurs ayant participé du 29 mai au 9 juin dernier à l’atelier vivant 1. Les participants ont bénéficié de l’expertise du conteur de nationalité togolaise, Allassane Sidibé, de la comédienne et dramaturge belge, Mutielle Verhoeven et de Mariam Darra.
Faisant le bilan, Mariam Darra retient la force de cette jeunesse qui veut s’affirmer, son envie de se faire former et d’écrire son histoire et la vraie. « Pas celle-là que l’on nous inculque et nous colle à la peau, mais celle que nous avons envie de vivre et d’écrire avec nos moyens, notre motivation et notre volonté de nous affirmer », insiste Mariam Darra.
« Nous ne travaillons pas sur des copies-collées, des calques, encore moins des stéréotypes. Nous le faisons en tenant compte de qui nous sommes », a-t-elle justifié par rapport à la thématique de la liberté décidée au début de l’atelier. « Nous sommes tous aliénés et il en est de même pour notre liberté. Il urge que nous soyons tous libres », estime Mariam Darra.
Le programme Semis était déjà à Parakou le 29 mai dernier, avec son premier atelier qui a consisté en la formation des acteurs. A l’époque, quinze acteurs avaient été formés par Carole Lokossou, Méchac Adjaho, Nathalie Hounvo-Yèkpè et Mariam Darra. Il y a eu, juste après cet atelier, une création dénommée « La Fabrik 2017» qui avait pris en compte quelques comédiens professionnels du programme Semis du 12 juin au 8 juillet 2017 à Parakou?