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Nouvelles

Arts et culture: Les activités du programme Semis clôturées pour l’année 2017

Initié par l’association « Germes de pensées », le programme Semis était à son troisième rendez-vous à Parakou. La clôture de ses activités au titre de l’année 2017 est sanctionnée par un atelier de restitution qui a réuni acteurs et auteurs, samedi 28 octobre dernier à l’Institut français de la ville.

Le programme Semis de l’association « Germes de pensées » fait son petit bonhomme de chemin. A l’Institut français de Parakou, samedi 28 octobre dernier, les acteurs et auteurs qu’il a réunis pour un atelier de deux semaines ont démontré, à travers leurs performances, qu’ils ont du talent à revendre. Partis du théâtre organique, ils en sont arrivés au théâtre conté, au cours d’une restitution en présence des membres de la Conférence administrative départementale du Borgou, des responsables de la mairie et du public qui a fait massivement le déplacement.
« Là, nous sommes en train de clôturer les activités du programme Semis pour l’année 2017 avec l’atelier 2 pour lequel 12 des 15 acteurs du premier atelier étaient au rendez-vous, en plus de 4 auteurs. Avec ces 16 personnes, nous clôturons la troisième activité », a précisé Mariam Darra, la coordonnatrice du programme, Mariam Darra, félicitée et encouragée par les autorités présentes.
« En 2018, nous allons boucler avec la promotion parrainée par le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, puis nous aurons le troisième atelier prévu du 16 au 28 avril 2018 à cause du Fitheb annoncé pour la dernière semaine du mois de mars », a-t-elle indiqué. « C’est vraiment un plaisir pour nous, parce que ce n’était pas évident que nous puissions arriver jusqu’à la fin. Sans l’appui de la direction du Développement de la Coopération suisse au Bénin, nous n’y serions pas parvenus », a témoigné la coordonnatrice du programme.
En effet, dans le cadre de la mise en œuvre du programme, un atelier vivant a eu lieu du 16 au 28 octobre dernier. Il vise d’une part la formation des auteurs en écriture dramatique et mise en scène à travers les ateliers vivants et d’autre part, le renforcement des capacités des acteurs ayant participé du 29 mai au 9 juin dernier à l’atelier vivant 1. Les participants ont bénéficié de l’expertise du conteur de nationalité togolaise, Allassane Sidibé, de la comédienne et dramaturge belge, Mutielle Verhoeven et de Mariam Darra.
Faisant le bilan, Mariam Darra retient la force de cette jeunesse qui veut s’affirmer, son envie de se faire former et d’écrire son histoire et la vraie. « Pas celle-là que l’on nous inculque et nous colle à la peau, mais celle que nous avons envie de vivre et d’écrire avec nos moyens, notre motivation et notre volonté de nous affirmer », insiste Mariam Darra.
« Nous ne travaillons pas sur des copies-collées, des calques, encore moins des stéréotypes. Nous le faisons en tenant compte de qui nous sommes », a-t-elle justifié par rapport à la thématique de la liberté décidée au début de l’atelier. « Nous sommes tous aliénés et il en est de même pour notre liberté. Il urge que nous soyons tous libres », estime Mariam Darra.
Le programme Semis était déjà à Parakou le 29 mai dernier, avec son premier atelier qui a consisté en la formation des acteurs. A l’époque, quinze acteurs avaient été formés par Carole Lokossou, Méchac Adjaho, Nathalie Hounvo-Yèkpè et Mariam Darra. Il y a eu, juste après cet atelier, une création dénommée « La Fabrik 2017» qui avait pris en compte quelques comédiens professionnels du programme Semis du 12 juin au 8 juillet 2017 à Parakou?

Culture 31 oct. 2017


Supposée menace sur les libertés sur les réseaux sociaux: Le Gouvernement n’a pas violé la Constitution

Décision Dcc 17-208 du 19 octobre 2017

La Cour constitutionnelle,

Saisie d’une requête du 24 avril 2017 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 0730/102/REC, par laquelle monsieur Mohamed Abdoulaye forme un recours pour
« grave menace sur les libertés sur les réseaux sociaux par le régime dit de la rupture » ;
Vu la Constitution du 11 décembre 1990 ;
Vu la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
Vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
Ensemble les pièces du dossier ;

Ouï maître Simplice Comlan DATO en son rapport ;

Après en avoir délibéré,

Contenu du recours

Considérant que le requérant expose : « … Dans un passé récent, j’ai émis sur ma page Facebook des critiques contre le régime dit de la rupture par rapport à de nombreuses décisions dont :
- l’interdiction de manifestation des syndicats universitaires ;
- la brouille entre les musulmans et le préfet du Littoral, monsieur Modeste TOBOULA.
Après avoir posté ces critiques, une éminence grise du Gouvernement, notamment monsieur Fabrice HOUESSOU, assistant du ministre d’Etat, deuxième homme fort du régime dit de la rupture, monsieur Abdoulaye BIO TCHANE, m’a appelé et voici exactement ce qu’il m’a dit:»Pourquoi tu fais ça ? Quels sont tes objectifs ? On va te ficher, on va te bloquer, tu vas chercher de l’emploi dans ce pays tu ne trouveras pas. Le président de la République est une Institution. Méfie-toi. Et c’est comme ça tu cherches de l’emploi ?»…
En me disant tout ceci, l’assistant de monsieur BIO TCHANE est en train de me révéler une réalité, celle selon laquelle il existe un système de fichage, d’étiquetage mis sur pied par le Gouvernement contre tous ceux qui d’une manière ou d’une autre critiqueraient ses actions. L’évidence est que dans la même année, toute initiative que je mène pour trouver de l’emploi s’avère vaine. La même année de 2017, j’ai été recalé à deux emplois : celui du Fonds routier et celui de la CNSS pour des raisons que j’ignore. Si je me tais, les mêmes causes produisant les mêmes effets, je risque d’être bloqué…au concours de la magistrature auquel j’ai encore postulé.
Au nom de quoi un Gouvernement doit-il bloquer, ficher ses citoyens ? Au nom de quoi un Gouvernement doit-il empêcher un citoyen qui ne partage pas toujours ses décisions …subir de telles méthodes dignes de l’époque stalinienne ? J’en appelle à la Cour constitutionnelle pour déclarer contraires à la Constitution ces attitudes anti-démocratiques du Gouvernement dit de la rupture parce qu’elles violent plusieurs dispositions de la Constitution » ;

Instruction du recours

Considérant qu’en réponse à la mesure d’instruction diligentée par la haute juridiction, le secrétaire général du Gouvernement, monsieur Edouard A. OUIN-OURO, écrit : « … Le moyen développé par le requérant ne tient strictement qu’en une allégation : il ferait l’objet d’un «fichage» pour avoir critiqué sur les réseaux sociaux certaines décisions du Gouvernement. Il s’agit là tout simplement d’une accusation dont l’auteur n’a pas rapporté la preuve. Or, il est de principe général que la charge de la preuve d’un fait pèse sur celui qui l’allègue. En l’espèce, le requérant à qui incombe la charge de la preuve de son allégation selon laquelle il fait l’objet d’un «fichage» s’est complétement dérobé à cette charge... Son allégation doit être, à l’évidence, rejetée comme portant sur un fait inexistant.
En conséquence, la Cour constitutionnelle est priée de décider qu’il n’y a pas eu violation de la Constitution » ;
Considérant que Monsieur Fabrice Vignon Yawovi HOUESSOU assisté de maître Roméo GODONOU, avocat, quant à lui, développe : « I°) Sur les faits
Actuellement, j’occupe le poste d’assistant du ministre d’Etat en charge du Plan et du Développement depuis ma nomination en avril 2016. Auparavant, j’étais assistant du Cabinet du candidat à l’élection présidentielle, monsieur Abdoulaye BIO TCHANE. J’ai travaillé à ce poste de février 2010 à avril 2016. En cette qualité, j’étais l’interface entre le candidat et tous les acteurs politiques qui œuvraient pour sa cause. C’est dans ce cadre que j’ai reçu la visite de monsieur Mohamed ABDOULAYE au cours de la deuxième moitié de l’année 2015. Il était en quête d’emploi et souhaitait travailler avec nous au siège de campagne. Il venait d’avoir sa maîtrise en droit. En réponse à sa sollicitation, je lui ai répondu que je ne lui conseille pas de travailler dans un siège de campagne, mais plutôt de chercher du travail dans un cabinet d’avocats pour avoir une expérience et mettre en œuvre les notions acquises à l’Université. Sur le champ, ce jour, sans l’avoir jamais vu auparavant, j’ai essayé de le recommander à des connaissances qui sont avocats pour qu’il puisse effectuer au moins un stage dans leur cabinet. Dans nos discussions, j’ai remarqué que malgré sa maîtrise en droit, il avait une carence en notions juridiques. J’ai gardé en mémoire qu’il ne faisait pas la distinction entre un «fait juridique» et un «acte juridique». Après lui avoir posé d’autres questions sans réponses satisfaisantes, je lui ai donc conseillé de reprendre ses cahiers et ses livres de droit pour bien réviser en attendant une opportunité au sein d’un cabinet.
Des jours après, j’ai constaté qu’il n’est pas allé vers les cabinets que je lui ai indiqués. Des mois plus tard, je reçois sa visite au bureau où il m’annonçait qu’il a bénéficié du programme de l’ANPE et qu’il est en stage au ministère chargé des Relations avec les Institutions. J’ai compris qu’il a préféré aller travailler dans le public plutôt que dans un cabinet d’avocats. Pour moi, l’essentiel, c’est qu’il puisse gagner sa vie.
Au lendemain de l’installation du nouveau Gouvernement, j’ai reçu la visite de monsieur Mohamed ABDOULAYE qui me suppliait de l’aider à trouver du travail. Son contrat de stage arrivait à expiration avec l’ANPE. Mon intention était de le recommander une fois encore à des structures privées au cas où son profil correspondrait à une demande. J’ai tenu à faire le rappel historique de notre relation pour montrer qu’au fil des rencontres, je l’ai pris pour un frère qui est en quête d’assistance.» ;

Considérant qu’il poursuit :
« II°) Sur les allégations du sieur Mohamed ABDOULAYE

Monsieur Mohamed ABDOULAYE estime que suite à ses publications sur sa page Facebook, je l’ai contacté pour lui dire : «Pourquoi tu fais ça… emploi». Je ne reconnais pas avoir tenu de tels propos à l’endroit de monsieur Mohamed ABDOULAYE. Nous avions eu une conversation téléphonique après que j’ai lu plusieurs de ses publications traitant le président de la République de «Léviathan». J’ai estimé que ces propos étaient injurieux à l’encontre du chef de l’Etat. C’est dans ce sens que je lui disais que le fait d’injurier sur sa page pourra conduire au blocage de sa page sur simple demande d’un utilisateur. Que ce comportement qui tend à insulter des autorités n’est pas une bonne attitude de celui qui cherche un emploi. La liberté de parole ne demande pas que l’on profère des insultes. De plus, tout recruteur qui visite la page Facebook d’un demandeur sait à peu près la qualité du demandeur. A ces réflexions, monsieur Mohamed ABDOULAYE a jugé que je le menaçais. En retour, il publie sur sa page que «le Léviathan a instruit ses sbires pour le menacer». A la lecture de cette dernière publication, j’ai compris qu’il était de mauvaise foi et que mes propos n’étaient pas des menaces. Une nouvelle fois, il publie qu’ «on répond à un imbécile par le silence». Depuis cette dernière publication, je n’ai plus eu de contact avec lui jusqu’au 1er juin 2017. Ce jour, j’ai reçu un message «Whatsapp» de monsieur Mohamed ABDOULAYE qui me demandait de le recevoir pour qu’il puisse me présenter ses excuses, en reconnaissant avoir commis une erreur. J’ai refusé de le recevoir tout en lui faisant comprendre qu’il était de mauvaise foi. Je me permets de joindre à la présente des captures d’écran qui montrent nos échanges » ; qu’il fait remarquer: « A la réception de la lettre me notifiant le présent recours, j’ai compris que j’avais eu raison de fuir une telle personne qui ne cherche qu’à me nuire. En effet, il a introduit une requête devant la haute juridiction de céans contre moi le 24 avril 2017, mais curieusement il revient encore vers moi le 1er juin 2017 pour vouloir me présenter des excuses. Je comprends à présent qu’il cherchait plutôt des moyens pour me piéger et pouvoir appuyer son recours en droit contre moi. A ce sujet, je note à la bienveillante attention de la haute juridiction que le requérant n’a rapporté aucune preuve de ses allégations. Cette manœuvre prouve selon moi qu’il n’est pas de bonne foi et que ses intentions ne sont pas des meilleures. » ;

Considérant qu’il ajoute :
« III°) Sur le prétendu système de fichage
Je crois fermement que le Gouvernement du Bénin œuvre pour l’emploi des jeunes. Un système de fichage n’est que pure invention de monsieur Mohamed ABDOULAYE qui tente de justifier sa carence et ses échecs aux concours de recrutement. Un tel système, tel que décrit par monsieur Mohamed ABDOULAYE, ne saurait exister et par conséquent, le Gouvernement ne viole pas les articles cités par le requérant… » ;
Considérant qu’il joint à sa réponse quatre (04) feuilles de capture d’écran Whatsapp ;

Analyse du recours

Considérant que le requérant demande à la Cour de déclarer contraires à la Constitution les « attitudes anti-démocratiques du Gouvernement dit de la rupture» dont il aurait fait l’objet, notamment la « menace sur les libertés sur les réseaux sociaux » ; qu’il affirme que le Gouvernement aurait mis en place « un système de fichage, d’étiquetage… contre tous ceux qui … critiqueraient ses actions » ; qu’il n’apporte cependant aucune preuve au soutien de ses allégations ; que dès lors, il échet pour la Cour de dire et juger que le Gouvernement n’a pas violé la Constitution ;

Décide :

Article 1er : Le Gouvernement n’a pas violé la Constitution.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à monsieur Mohamed ABDOULAYE, à monsieur Fabrice Vignon Yawovi HOUESSOU, à monsieur le secrétaire général du Gouvernement et publiée au Journal officiel.

Actualités 31 oct. 2017


Réformes dans le secteur de la Santé: Le Cnls/Tpe comme un outil de développement

Le Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, les infections sexuellement transmissibles, la tuberculose, le paludisme et les épidémies (Cnls/Tpe) est non seulement un instrument de lutte contre le Sida mais aussi un outil de développement. C’est du moins ce qu’a affirmé Valentine Kiki-Médégan, représentant le président de la République Patrice Talon au sein de cet organe installé en mars dernier, dans le cadre des réformes dans le secteur de la Santé.

Au départ, le Cnls était consacré à la lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles. En tant que tel, il ne peut jouer convenablement un rôle important dans le développement en général. C’est pourquoi, le Gouvernement a entrepris des réformes dans le fonctionnement du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls). Ces réformes portent sur les autres maladies couvertes désormais par cette structure ainsi que sa composition. Avec ce nouveau modèle de gestion du Cnls, en plus du Sida et des maladies sexuellement transmissibles dont il avait la charge, trois autres maladies s’ajoutent à la liste. Désormais, il va étendre ses prérogatives au paludisme, à la tuberculose et aux épidémies.
Valentine Kiki Médégan, représentante du chef de l’Etat dans le Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, les infections sexuellement transmissibles, la tuberculose, le paludisme et les épidémies (Cnls/Tpe) affirme que ces changements opérés ne visent que l’efficacité dans la lutte contre ces maladies. Cet outil est important pour la prise de décision et le choix des stratégies efficaces pour qu’on réponde à tous ces problèmes de santé, aux épidémies, et aux urgences.
Le Cnls/Tpe, dira le représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) au Bénin, Jean-Pierre Baptiste, est une chose très rare en Afrique parce qu’il s’agit d’un conseil aussi bien chargé de la tuberculose, du paludisme, du Vih que des urgences. Cela montre aussi l’intérêt du Gouvernement à appuyer le ministère de la Santé et à mettre en place quelque chose de sûr. Il rassure que l’Oms, en tant que partenaire privilégié pour la santé, se doit d’aider les pays à mobiliser les ressources, afin qu’ils les utilisent de manière rationnelle. En cela, le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme représente une grande opportunité de financement pour les pays. Car, ce fonds leur permet d’accélérer la mise en œuvre des interventions prioritaires pour les trois maladies, afin d’atteindre les Objectifs du développement durable en matière de santé. Ainsi, dans le cadre de ses missions essentielles, l’Oms s’est engagée à soutenir les pays pour le développement des propositions visant à améliorer la préparation, souligne-t-il.

Aube nouvelle

La réforme et l’installation de ce conseil sont le signe d’une aube nouvelle, s’est réjoui la représentante du chef de l’Etat au sein du Cnls/Tpe, en ce sens qu’il est urgent d’asseoir une politique plus ambitieuse pour une bonne maîtrise des données sur le plan sanitaire.
Il n’y avait que le Cnls qui ne couvrait que le Vih/Sida et les Ist. Mais depuis les réformes engagées dans le secteur de la Santé par le Gouvernement, il y a eu aussi de grandes réformes au niveau du conseil. A cet effet, le Cnls/Tpe a aujourd’hui un mandat plus large qui couvre non seulement le Vih/Sida, mais aussi la tuberculose, le paludisme et les épidémies. Ce sont des problèmes de santé qui sont préoccupants non seulement au Bénin mais aussi dans le monde entier, poursuit Valentine Kiki Médégan. Il s’agit d’avoir une vue holistique des problèmes de santé. Au sein de ce conseil, tous les secteurs sont représentés comme le secteur en charge des cibles prioritaires, les ministères en charge des Affaires sociales, de l’Elevage et de l’Agriculture, de la Sécurité publique, de l’Intérieur, le ministère de la Défense, des Sports, du Tourisme. « Donc c’est du multisectoriel », confie-telle. Il y a le secteur public et le secteur privé, la société civile, les personnes vivant avec le Vih, les représentants des femmes.
L’innovation aussi, indique-t-elle, est que le Cnls/Tpe qui ne couvrait que le Sida comptait une centaine de membres. Mais aujourd’hui, il ne compte que 40 membres pour être plus efficace.
En dehors des démembrements au niveau des départements et des communes, il y a les organes de mise en œuvre comme le Programme national de lutte contre le Sida devenu Programme santé de lutte contre le Sida (Psls). Chaque secteur, aujourd’hui, a son programme pour faire face à ces problèmes de santé. Au niveau du ministère de la Santé, le Psls s’occupe de tout ce qui est médical et sanitaire. Il y a le Pnt par rapport au Vih/Sida, il y a le programme tuberculose, le programme paludisme et il y a, à travers la direction nationale de santé publique, le service de l’épidémiologie.

Les raisons de ces réformes

Selon le rapporteur de la commission chargée des réformes du secteur de la santé, Justin Sossou, l’analyse approfondie du système sanitaire béninois a révélé une gouvernance quasi inexistante dans le secteur, une absence quasi totale de régulation de l’exercice des professions de santé dans le pays, une anarchie dans l’exercice et l’installation en clientèle privée, une absence totale de reddition de compte et de redevabilité des gestionnaires du système, et une faible accessibilité financière des populations aux soins de santé.
A cela, s’ajoute la concentration des ressources au niveau central pendant que les centres de santé périphériques sont dégarnis, la mauvaise répartition et la mauvaise gestion de la ressource humaine sanitaire et financière ainsi que la politisation du secteur. D’où la nécessité de l’amélioration de la gouvernance. Le ministre de la Santé, Alassane Séidou, indique que ce conseil a pour mission d’assurer la coordination de toutes les actions concourant à la lutte contre le Vih/Sida, les infections sexuellement transmissibles, le paludisme ; la tuberculose et les épidémies en République du Bénin. Pour assumer cette mission, le conseil dispose d’un organe délibérant composé de tous les membres du Cnls qui avait un rôle beaucoup plus réduit.
« Le Cnls pour moi n’est pas véritablement un instrument de lutte contre un mal, c’est un instrument de bien-être social, un instrument économique et un instrument de développement », soutient Valentine Kiki Mèdégan qui ajoute que la vie est la richesse principale, voire unique dont nous sommes dotés. Vivre, c’est exister en bonne santé. Tout ce qui concourt à la vie est un bien marchand, un bien économique. La santé est également un bien économique. Ainsi, le Cnls/Tpe est un outil de développement pour prévenir les maladies, lutter contre le paludisme, le Sida, la tuberculose contre les maladies infectieuses. « La santé n’est plus, aujourd’hui, le seul problème des acteurs du secteur de la santé. Les autres secteurs doivent aussi s’y impliquer pour qu’on mette fin à ces maladies », estime-t-elle.
D’où un ensemble d’acteurs représentés au sein de ce conseil. Il y a aussi les secteurs en charge de la mobilisation des ressources comme les ministères des Finances, de Développement et des Affaires étrangères. Et il y a des démembrements à tous les niveaux. Toutes ces représentations se retrouvent aussi au niveau des communes et des départements.
Il y a également les ministères en charge de la Famille, des Affaires sociales et du Travail, de l’Agriculture, du Cadre de vie. Depuis son installation, le Cnls/Tpe a déjà beaucoup de choses à son actif, dit-elle. Le 26 septembre dernier, il y a eu la première session dudit conseil. Un bilan a été aussi fait en présence du chef de l’Etat. On peut retenir aussi le projet pour la surveillance de la gestion des épidémies déjà élaboré. Ainsi, le Cnls/Tpe contribuera non seulement au financement du Plan de rattrapage d’urgence et du prochain Plan stratégique national du conseil, au développement en général?

Société 31 oct. 2017


Maintien des membres de l’Arcep-Bénin: Le ministre de la Communication a méconnu la Constitution

Décision DCC 17-209 du 19 octobre 2017

La Cour constitutionnelle,

Saisie d’une requête du 21 avril 2017 enregistrée à son secrétariat le 24 avril 2017 sous le numéro 0741/106/REC, par laquelle monsieur Amédée Vignon Serge WEINSOU forme un recours pour violation des articles 35, 53 et 124 de la Constitution ;
Vu la Constitution du 11 décembre 1990 ;
Vu la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
Vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï Monsieur Zimé Yérima KORA-YAROU en son rapport ;
Après en avoir délibéré,

Contenu du recours

Considérant que le requérant expose : «… Suivant la décision DCC 17-023 du 02 février 2017, la Cour constitutionnelle a déclaré contraires à la Constitution, la décision prise par le Gouvernement en Conseil des ministres du 27 juillet 2016, objet du relevé des décisions administratives du 28 juillet 2016 ainsi que le décret n°2016-631 du 12 octobre 2016, pour violation des droits de la défense consacrés et protégés par les articles 17, alinéa 1er de la Loi fondamentale et 7.1. b), c), d) de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples » ; qu’il développe : « Cette décision a été, à la diligence de la Cour, notifiée à monsieur le président de la République et publiée au Journal officiel. Curieusement et malgré la notification assurée au chef de l’Etat, madame la ministre chargée de la Communication, le 12 avril 2017, soit près de deux mois plus tard, a organisé une séance de travail en présence des membres de son cabinet, des opérateurs de téléphonie mobile et ceux de l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste du Bénin (ARCEP-Bénin).
Pourtant, le président de la République a prêté serment, conformément aux dispositions de l'article 53 de la Constitution en ces termes: ‘’Devant Dieu, les mânes des ancêtres, la nation et devant le Peuple béninois, seul détenteur de la souveraineté ; Nous…, président de la République, élu conformément aux lois de la République jurons solennellement :
- de respecter et de défendre la Constitution que le peuple béninois s’est librement donnée ;
- de remplir loyalement les hautes fonctions que la Nation nous a confiées ;
- de ne nous laisser guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine, de consacrer toutes nos forces à la recherche et à la promotion du bien commun, de la paix et de l'unité nationale ;
- de préserver l’intégrité du territoire national ;
- de nous conduire partout en fidèle et loyal serviteur du peuple. En cas de parjure, que nous subissions les rigueurs de la loi’’. Il ressort de la formule dudit serment en son premier tiret que le chef de l’Etat est le premier défenseur de la Constitution que le peuple béninois s'est librement donnée. Mieux, l'article 124 de ladite Constitution précise que ‘’Une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application.
Les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours.
Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles’’.
Par ailleurs, l'article 35 de la Constitution … dispose que ‘’Les citoyens chargés d’une fonction publique ou élus à une fonction politique ont le devoir de l'accomplir avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun’’.
En l’espèce, monsieur le président de la République, en n'abrogeant pas le décret n°2016-631 du 12 octobre 2016, et surtout en ne mettant pas fin aux fonctions des membres de l’ARCEP-Bénin nommés suivant la décision prise par le Gouvernement en Conseil des ministres du 27 juillet 2016, a méconnu la Constitution en ses articles 35, 53 et 124. » Qu’il ajoute :
« Quant à madame la ministre chargée de la Communication, elle a violé les articles 35 et 124 de la Constitution, en ce qu'elle a ignoré la décision de la Cour et a continué, comme si de rien n’était, à collaborer avec l'équipe de l’ARCEP-Bénin issue de la décision du Conseil des ministres du 27 juillet 2016 » ; qu’il conclut : « Afin que force reste aux décisions de la Cour constitutionnelle, … déclarer … contraire à la Constitution, pour violation des articles 35, 53 et 124 de la Constitution, le non-respect par monsieur le président de la République et madame la ministre en charge de la Communication de la décision DCC 17-023 du 02 février 2017 » ;

Instruction du recours

Considérant qu’en réponse à la mesure d’instruction de la Cour, le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, madame Rafiatou MONROU AGBATCHI, écrit :
« - Sur le moyen unique du requérant tiré de la violation des articles 35, 53 et 124 de la Constitution .
Il est reproché à monsieur le président de la République d’avoir violé les dispositions de l’article 53 de la Constitution.
Aux termes de l'article 35 de la Constitution ‘’ Les citoyens chargés d'une fonction publique ou élus à une fonction politique ont le devoir de l'accomplir avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l'intérêt et le respect du bien commun’’.
L’article 53 consacre la formule du serment du président de la République avant son entrée en fonction et l’article 124 indique que ‘’Une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application.
Les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d'aucun recours.
Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles’’.
Il résulte des éléments ci-dessus que le requérant Amédée Vignon Serge WEINSOU, en déférant à la haute juridiction sur le fondement des trois articles cités supra, le non-respect de la décision DCC 17-023 du 02 février 2017 relative à la décision du Conseil des ministres du 27 juillet 2016 et du décret n°2016-631 du 12 octobre 2016 ayant suspendu, puis relevé de leurs fonctions, les anciens membres de l’ARCEP-Bénin, demande à la Cour de se prononcer à nouveau sur le même objet.
Toutefois, selon une jurisprudence bien établie, notamment la décision DCC 96-030 du 26 juin 1996, la Cour, pour déclarer une nouvelle requête dont elle est saisie et portant sur le même objet, irrecevable, a décidé que: ‘’L’article 124 de la Constitution confère aux décisions de la Cour Constitutionnelle l’autorité de la chose jugée’’.
En conclusion, sur le fondement de l’article 124 de la Constitution, je prie la haute juridiction de constater que la requête de monsieur Amédée Vignon Serge WEINSOU concerne le même objet, la décision du Conseil des ministres relative aux anciens membres de l’ARCEP-Bénin, et de la déclarer irrecevable » ;

Analyse du recours

Considérant qu’aux termes des articles 3 alinéa 3 et 124 de la Constitution : « Toute loi, tout texte réglementaire et tout acte administratif contraires à ces dispositions sont nuls et non avenus. En conséquence, tout citoyen a le droit de se pourvoir devant la Cour constitutionnelle contre les lois, textes et actes présumés inconstitutionnels » ;
« Une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application.
Les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d'aucun recours.
Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles » ; que par ailleurs, l’article 34 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle dispose :
« Conformément à l’article 124 de la Constitution, une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application.
Les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours.
Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles.
Elles doivent en conséquence être exécutées avec la diligence nécessaire.» ;
qu’il s’ensuit donc que le non-respect des décisions de la Cour constitutionnelle constitue en soi une violation de la Constitution ;
Considérant que par la décision DCC 17-023 du 02 février 2017, la Cour a dit et jugé que « La décision du Conseil des ministres du 27 juillet 2016, objet du relevé des décisions administratives du 28 juillet 2016 et du décret n°2016-631 du 12 octobre 2016, est contraire à la Constitution en ce qui concerne les membres de l’ARCEP-BENIN » ; qu’il en découle, eu égard à l’article 3 alinéa 3 précité de la Constitution, que le décret n° 2016-631 du 12 octobre 2016 portant relèvement de fonction et abrogation de décrets de nomination à l’ARCEP ainsi que les actes administratifs consécutifs audit décret sont nuls et non avenus ; qu’ainsi, le ministre de l'Economie numérique et de la Communication, madame Rafiatou MONROU AGBATCHI, en organisant une séance de travail et en y invitant les nouveaux membres de
l’ARCEP-Bénin nommés à l’issue du Conseil des ministres du 27 juillet 2016, a méconnu les articles 3 alinéa 3 et 124 précités de la Constitution, et l’article 34 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle.

Décide

Article 1er.- Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Madame Rafiatou MONROU AGBATCHI, a méconnu la Constitution.

Article 2.- La présente décision sera notifiée à monsieur Amédée Vignon Serge WEINSOU, à madame le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, à monsieur le président de la République et, publiée au Journal officiel.

Actualités 31 oct. 2017


Concours de meilleures productions de presse du Pugemu: Le quotidien ‘’La Nation’’ remporte deux prix

Deux journalistes du journal ‘’La Nation’’ ont remporté, samedi 28 octobre dernier, à Cotonou les deux prix de la catégorie presse écrite du concours des meilleures productions médiatiques organisé par le Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu).

Josué Fortuné Méhouénou et Kokouvi Eklou ont recueilli les faveurs du jury du concours des meilleures productions médiatiques organisé par le Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu) à travers l’originalité et la pertinence de leurs articles relatifs aux activités de ce projet arrivé à son terme. Samedi dernier, à l’occasion de la cérémonie de remise des prix mis en jeu, ils ont vu leurs mérites récompensés aux côtés de trois autres de leurs confrères dans les catégories radio et télévision, Achille Fatondji, Wilfried Ahouassou et Emmanuel Odilon Koukoubou.
Pour Imorou Mako Séidou, directeur général de Serhau SA, le projet né à la suite des inondations de 2010 pour contrer leurs impacts dans la ville côtière de Cotonou et les municipalités voisines de Sèmè-Podji, Porto-Novo, Abomey-Calavi et Ouidah, vise à améliorer le cadre de vie des populations. Convaincu que ses objectifs ne peuvent être atteints sans un changement de comportements des populations, il mesure le rôle combien important des médias dans cet enjeu. Le changement de comportements qu’il appelle de son vœu ne saurait être une réalité sans la contribution des professionnels des médias. Les œuvres produites par ces derniers devront servir à capitaliser les acquis dudit projet.
Saluant le rôle des médias dans la mise en œuvre du Pugemu, le coordonnateur Samou S. Adambi a indiqué que le projet d’un coût global de 53 milliards F Cfa a été réalisé à plus de 100 % et connu une mobilisation à 100% de son budget. Des acquis qui confortent davantage les responsables dans l’idée qu’on peut bien agir sur le milieu de vie des populations quoique le défi soit immense au regard de leurs attentes.
Josué Fortuné Méhouénou au nom des lauréats a su répondre au souhait formulé par les responsables du Pugemu de voir les médias s’intéresser, plus que par le passé, aux questions environnementales en indiquant que ceci n’est qu’un pas vers la spécialisation tant recherchée au niveau de la presse béninoise?

Société 30 oct. 2017


Assainissement du secteur pharmaceutique: La destruction des médicaments saisis lancée

Dans le souci d’assainir le secteur pharmaceutique, le gouvernement et ses partenaires ont initié une opération dénommée Pangea IX dont la première phase a été exécutée les 24 et 25 février 2017 avec la saisie de plus de 104 tonnes de médicaments. Dans la poursuite de cette opération, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia a officiellement lancé, vendredi 28 octobre à Cotonou, la destruction des produits saisis.

Le bien-être et le développement dépendent de la bonne santé des populations qui passe par la lutte contre les produits toxiques. C’est pourquoi le directeur de la Pharmacie, du Médicament et des Explorations diagnostiques, Fernand Gbaguidi a insisté sur l’assainissement du secteur pharmaceutique par la réduction des possibilités de présence de médicaments dans un circuit parallèle, lors du lancement du processus de destruction des faux médicaments saisis, vendredi dernier. Le médicament n’est pas un produit comme les autres, souligne-t-il, car il présente deux facettes contradictoires.Le médicament constitue un maillon important de la chaîne de traitement de pathologies en contribuant à la préservation de la santé publique, mais il peut également devenir un poison ou un danger lorsqu’il est acquis dans un circuit non adéquat.
« Les conséquences des médicaments de rue sur la santé, l’économie et le développement de l’industrie pharmaceutique sont catastrophiques », dira le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Lucien Toko.
Quant au président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Bénin, Charles Henri Aïnadou, il a expliqué que les faux médicaments sont des produits médicaux de qualité contrefaits et qui peuvent nuire aux patients.
Pour éviter qu’il soit un danger pour nos populations, indique Fernand Gbaguidi, il faut que les circuits de distribution soient sécurisés et débarrassés de tous les éléments constitutifs de malfaçons. C’est pourquoi, justifie-t-il, conformément à la disposition réglementaire prévue par l’arrêté n° 410 du 28 novembre 2016 portant procédure de déclaration et de destruction des déchets pharmaceutiques et ce, conformément aux orientations du guide des déchets pharmaceutiques, la destruction des médicaments saisis est obligatoire.
« S’attaquer aux contrefaçons pharmaceutiques témoigne de l’engagement élevé d’un gouvernement fort et soucieux de prendre des mesures concrètes pour protéger sa population », a déclaré le représentant de l’Usaid au Bénin, Jonathan Richter. Cette initiative, ajoute-t-il, est le signal d’un engagement fort en vue de renforcer la bonne gouvernance de la santé publique. C’est aussi une étape cruciale dans le domaine de la protection sociale et dans les efforts d’amélioration du système de santé et d’accès aux médicaments de bonne qualité. Il a saisi l’occasion pour annoncer que le gouvernement des Etats Unis d’Amérique vient d’initier un projet de cinq ans qui s’occupera du renforcement des capacités dans le domaine de la gestion des approvisionnements et de la chaine logistique des médicaments. Ce même projet, a-t-il poursuivi, va pouvoir améliorer la gestion et l’utilisation des données afin d’obtenir des outils efficaces d’aide à la décision.
Fernand Gbaguidi a rassuré les populations qu’au même moment que le Gouvernement est en train de supprimer les circuits de faux médicaments, des dispositions ont été prises pour assurer disponibilité des médicaments de qualité sur toute l’étendue du territoire national à travers l’installation de nouvelles structures formelles comme les officines.

Société 30 oct. 2017


2e Gouvernement du président Patrice Talon: Une équipe plus technocrate que politique

Le chef de l’Etat est resté fidèle à sa vision d’avoir autour de lui des ministres technocrates capables de l’accompagner à accélérer la réalisation de son Programme d’action du Gouvernement (Pag). C’est du moins la lecture qu’on pourrait faire de la composition de son nouveau Gouvernement qui est très loin d’être politique et engagé pour les joutes législatives de 2019, même si des députés ont influencé dans l’ombre la nomination de certains ministres.

La liste du nouveau Gouvernement rendu public par le chef de l’Etat, dans la soirée du vendredi 27 octobre dernier, indique l’entrée de neuf nouveaux ministres. Ils se sont vus pour la plupart confier des portefeuilles ayant rapport à leurs domaines de compétences. A titre illustratif, l’on peut citer, les cas de l’ingénieur agronome, Gaston Cossi Dossouhoui qui retourne désormais au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) et du professeur d’Université Mahugnon Kakpo, actuel directeur des Examens et Concours du ministère des Enseignements secondaires, techniques et de la Formation professionnelle qui prend désormais la tête de ce département ministériel. Le ministère de l’Economie numérique et de la Communication échoue dorénavant dans les mains de l’ingénieure des Télécommunications, Aurelie Adam Soulé Zoumarou. Le profil des six autres ministres n’est pas aussi loin de leur portefeuille de compétence. Le seul cas qui tranche avec ce critère de technocratie est le ministère délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale. Il tombe dans les mains de l’ancien maire d’Abomey, Alain Fortunet Nouatin, chirurgien de profession.
En dehors de ce seul cas, force est de noter que le chef de l’Etat a donné priorité à la technocratie. Ce qui témoigne une fois encore de sa détermination et de son souci de travailler pour l’amélioration des conditions de vie de sa population. Il n’est pas là pour la politique politicienne. Une volonté qu’il a réaffirmée en septembre dernier à travers le limogeage du ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey qui a préféré organiser la finale d’un tournoi de football dans sa localité en région Agonlin avant de déférer à ses instructions pour aller s’enquérir de l’affaissement d’un pont dans la localité de Gogounou. Il a payé cash cette insubordination, fût-il un très proche à lui. Le chef de l’Etat vient de prouver que sa conviction n’a pas changé d’un iota avec la composition de son nouveau Gouvernement. Il laisse transparaître clairement qu’il est élu d’abord pour soulager la souffrance des populations et non pour faire de la politique. Il y a un temps pour chaque chose, puisque l’on est encore à plus d’un an des législatives de mars 2019. Un signal fort qu’il donne à ses ministres qui veulent faire de la politique politicienne.
Des indiscrétions renseignent que c’est pour cela que le chef de l’Etat n’a mis dans la nouvelle équipe aucun député à l’Assemblée nationale. Il est souvent rare pour ne pas dire que c’est une première, qu’un parlementaire ne soit appelé au Gouvernement lors d’un remaniement ministériel. Que de noms de députés n’ont été cités sur les réseaux sociaux et dans les médias pour faire partie du nouveau Gouvernement ! Jusqu’au vendredi 27 octobre dernier, certains étaient plus que sûrs de leur affaire. Et d’autres auraient même déjà procédé verbalement aux nominations de leurs premiers collaborateurs.

Des députés dans l’ombre

Mais avec ce remaniement ministériel, c’est la grande désillusion dans les rangs de ces députés membres du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) qui n’avaient plus pratiquement leurs têtes au Parlement et n’attendaient que l’officialisation de la liste pour aller poser leurs valises au Gouvernement. « Chaque député du Bmp apprécie, à son niveau, depuis la publication du nouveau Gouvernement sa collaboration avec le chef de l’Etat », informe un parlementaire membre de la majorité présidentielle qui n’exclut pas une escalade des foyers de frustrations. Même si ça se murmure de sources concordantes que la plupart des ministres nommés ont été portés par des Groupes parlementaires membres du Bmp. Bintou Chabi Adam Taro, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance et première vice-présidente du Parti social-démocrate (Psd) de l’aile Bruno Amoussou, aurait été soutenue par le Groupe parlementaire « Union fait la Nation » présidé par Antoine Kolawolé Idji. Quant au nouveau ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi, il devrait sa nomination au groupe parlementaire « Agir pour la République » de Barthélemy Kassa dont est membre Rachidi Gbadamassi. Les mêmes indiscrétions renseignent que la proposition à nomination de Cyr Koty comme ministre des Infrastructures et des Transports émane du groupe parlementaire « Agir pour le Bénin » présidé par André Okounlola ; celle du ministre Mahugnon Kakpo, par le groupe parlementaire « Unité-Paix et Démocratie » de Mathurin Nago. Les groupes parlementaires Prd d’Augustin Ahouanvoèbla dont est membre le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, aurait envoyé Serge Ahissou, nommé ministre de l’Industrie et du Commerce. Les députés de la Renaissance du Bénin aile Abraham Zinzindohoué jusque-là non-inscrits auraient proposé l’ancien maire d’Abomey, Alain Fortunet Nouatin qui hérite désormais du portefeuille du ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale. Ainsi, selon nos sources, seul le groupe parlementaire « Bénin uni et solidaire » présidé par Bonaventure Aké Natondé, membre du Bmp, aurait été laissé sur le carreau. Le groupe aurait proposé pour nomination deux noms de députés au lieu de faire comme leurs autres collègues en envoyant des noms de cadres. Plusieurs députés du Bmp espèrent que le chef de l’Etat fera un autre remaniement ministériel cette fois-ci politique avant les prochaines législatives pour permettre à la mouvance présidentielle de bien quadriller le terrain et de ratisser large.

Origine des neuf nouveaux ministres

1-Aurelie Adam Soulé : Nikki (Borgou)
2-Bintou Chabi Adam Taro : Bassila (Donga)
3-Fortunet Alain Nouatin : Abomey (Zou)
4-Gaston Dossouhoui : (Paouignan) Dassa-Zoumè (Collines)
5-Serge Ahissou : Dangbo (Ouémé)
6-Mahugnon Kakpo : Bopa (Mono)
7-Modeste Kérékou : (Kouarfa) Touncoutouna, (Atacora)
8-Cyr Koty : Ouinhi (Zou)
9-Samou Séidou Adambi : Parakou (Borgou)

Actualités 30 oct. 2017


2e Gouvernement du président Patrice Talon: Un ministre hors gouvernement : une première !

Au-delà et en dehors de la formation de ce nouveau gouvernement, le chef de l’Etat a posé un acte dont il est le seul à détenir le secret.

Les citoyens croyaient à une surprise après la lecture par le secrétaire général du Gouvernement du décret portant composition du Gouvernement. Sur ce décret, ne figurait pas le nom, ni le poste précédemment occupé par Pascal Irénée Koupaki. Mais très vite, le suspens a pris fin avec son effet de surprise. Un décret portant nomination d’un secrétaire général de la Présidence est pris à part par le chef de l’Etat. Ce décret fait de Pascal Irénée Koupaki, ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence de la République, donc patron du cabinet et de l’administration présidentielle, au fait des affaires de l’Etat au plus haut sommet. C’est dire que l’homme continue d’avoir la confiance et la considération du président Patrice Talon. Juste que désormais, il garde le rang de ministre, mais ne fait plus partie du Gouvernement. Simple souci de clarification ou volonté de tâche spécifique à confier ? Seul le président de la République détient le secret de cette décision n

Pintos GNANGNON

Actualités 30 oct. 2017


Remaniement ministériel: Oswald Homeky pour concrétiser les réformes?

Le remaniement ministériel vient de concrétiser un vœu cher, maintes fois formulé par les acteurs de la Culture ces derniers mois : envoyer le ministre Oswald Homeky à la tête du ministère de la Culture. C’est désormais chose faite. Sauf que commence maintenant le plus dur…

Depuis la nuit du vendredi 27 octobre, ça jubile dans les milieux culturels. L’annonce du départ du ministre Ange N’koué, de même que l’arrivée prochaine de celui qui était jusque-là le patron des Sports fait jaser. Les acteurs culturels voient en leur nouveau ministre, « l’homme de la révolution de la culture ». A raison ? Sans doute et pour deux raisons essentielles.

La première, c’est qu’ils appelaient de tout leur vœu la nomination de Oswald Homeky comme ministre de la Culture. Ils l’ont maintes fois fait savoir, officieusement et parfois même officiellement. La seconde, c’est qu’avec le désormais ancien ministre Ange N’koué, les rapports n’ont pas été souvent tendres. D’un côté, il y avait un ministre de la Culture enfermé dans sa bulle annonçant des réformes qui ont eu du mal à se concrétiser. En face des acteurs culturels assoiffés de réformes, mais aussi en quête de ressources pour exister, survivre et subvenir à leurs besoins professionnels et pécuniaires. Cette partie de son cahier de charges, Ange N’Koué n’a pas réussi à la remplir. Il l’a laissé vierge, sans aucune trace d’encre. Dans le milieu culturel béninois, cela ne pardonne pas. Si les anciens ministres Toléba Soumanou et Jean Michel Ambimbola « étaient bons », ce n’était pas forcément parce qu’ils savaient bien s’habiller. Ils avaient le don de la distribution, savaient « nourrir les gens ».  

Oswald Homeky qui vient comme un ange à la suite du départ de Ange N’koué le sait-il ? Mesure-t-il la portée des attentes qui sont portées vers sa personne ? A-t-il été informé qu’il hérite d’un ministère ou tout ne vas pas dans le meilleur des mondes et qu’il doit batailler dur pour concilier les positions éternellement divergentes des acteurs et ménager les intérêts de certains gourous qui n’ont de raison de vivre que les financements du fond d’aide à la culture ? Sait-il encore ? Est-il au courant de tout ?

En somme, c’est un vrai sapeur pompier qui est attendu par les acteurs culturels pour relever les défis de leur secteur. Ce serait peu dire, que d’avouer que la tâche ne sera pas facile pour le nouveau ministre de la culture. Si ses actions à la tête du département des sports ont milité ont beaucoup pesé dans l’estime que lui vouaient les acteurs culturels et que les réformes induits au niveau des fédérations sportives ont été fort bien appréciées, les choses ne semblent identiques au niveau de la culture.

D’ailleurs tous n’applaudissent pas Homeky. Certains le trouvent « trop jeune pour la culture ». D’autres commentent sur les foras l’avènement d’un ministre obligé d’être à cheval entre les Sports et la Culture. « Cela ne marche pas souvent. A force de vouloir réussir dans deux secteurs stratégiques et importants, ils finissent par produire de petits résultats », avertit un acteur culturel.    

   

Culture 28 oct. 2017


2e Gouvernement de Patrice Talon : Zoom sur les nouveaux ministres promus

Cinq départs et huit entrées. C’est la physionomie du nouveau Gouvernement du président de la République, Patrice Talon rendu public dans la soirée du vendredi 27 octobre dernier. Une équipe composée de 22 membres dont quatre femmes pour la plupart des technocrates bons teints qui va l’aider dans ses nobles ambitions de révéler le Bénin. Si l’on met de côté le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki dont le décret de nomination est carrément à part et le nom ne figure pas sur la liste du décret n°2017-506 du 27 octobre 2017 portant composition du Gouvernement qui a requis l’avis consultatif du bureau du Parlement.


Les grands enseignements à tirer de la nomination des huit nouveaux ministres du Gouvernement laissent conclure que le chef de l’Etat a une fois encore priorisé la compétence. Comme dans son premier Gouvernement d’avril 2016, Patrice Talon a tenu compte du profil technique de chaque ministre par rapport à son portefeuille. On en veut pour preuve Gaston Cossi Dossouhoui qui hérite désormais du portefeuille du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Il remplace à ce poste Delphin Koudandé. Le nouveau maître du Maep connait bien ce département ministériel pour y avoir fait ses premières armes  sous le premier quinquennat du président Boni Yayi en 2006. Il retourne dans ce ministère pour aider le président Patrice Talon à atteindre ses nobles objectifs pour le secteur de l’agriculture et surtout du coton. Gaston Cossi Dossouhoui est avant sa nomination le secrétaire technique permanent du Bureau d’études et d’appui au secteur agricole (B2A) créée sous le régime du Nouveau départ et dont la mission est de veiller au respect des orientations du chef de l’Etat et du Gouvernement en matière de politique agricole. Patrice Talon a décidé de confier désormais ce portefeuille stratégique à un très proche à lui, un ingénieur agronome dont les compétences sont reconnues de tous. Un autre ministre de Boni Yayi qui fait son come-back au Gouvernement, c’est Modeste Tihounté Kérékou. Ce fils de l’ex-chef d’Etat, Mathieu Kérékou est désormais le tout nouveau ministre des Petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’Emploi. Il est depuis le 28 juin 2016, directeur général du Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (Fnpeej). Modeste Kérékou insufflera du sang jeune à ce ministère nouvellement créée par le chef de l’Etat. Les attributions de ce portefeuille étaient partagées entre par le ministère du de l’Industrie et du Commerce avec le volet Pme et celui chargé du Travail qui s’occupait de la promotion de l’emploi des jeunes.

Même si elle est maintenue au Gouvernement à son même poste, Adidjath Mathys n’a pas perdu que le volet de la promotion de l’emploi des jeunes. Le chef de l’Etat lui a arraché également le portefeuille des affaires sociales et de la microfinance désormais confié à Bintou Chabi Adam Taro au détriment d’Adidjath Mathys dont le portefeuille ne comporte dorénavant que des volets  Travail et Fonction publique. Le ministre Binto Chabi Adam Taro est bien connue du monde politique. Elle est la première vice-présidente du Parti social-démocrate (aile Bruno Amoussou) et membre de l’Union fait la Nation (UN). Une autre grande dame qui fait son baptême de feu au Gouvernement c’est bien Aurelie Adam Soulé Zoumarou. Cet ingénieur des Télécommunications hérite du ministère de l’Economie numérique et de la communication. Elle remplace Rafiatou Monrou qui y a passé 18 mois dans ce ministère. Aurelie Adam Soulé Zoumarou est âgée de 34 ans et séjourne à Abidjan en Côte d’Ivoire. Elle devrait rentrer ce week-end. Le nouveau ministre de l’Economie numérique et de la Communication est un haut responsable de la Gestion des politiques publiques relatives au secteur des Télécommunications au sein de l’Association mondiale du secteur des Télécommunication (Gsma). Elle est une professionnelle confirmée dans le secteur des télécoms et Tic reconnue notamment en France et au Bénin. Avant de rejoindre la Gsma, le nouveau ministre de l’Economie numérique et de la communication était la responsable de la Gestion du spectre à l’Autorité de régulation des télécommunications du Bénin (Arcep Bénin). Rafiatou Monrou quitte la tête du Menc mais aussi avec son directeur de cabinet, Serge Mahouwèdo Ahissou promu ministre de l’Industrie et du Commerce. Ce cadre membre du Parti du renouveau démocratique Prd) originaire de Dangbo aura à mettre désormais en œuvre la politique du Gouvernement en matière de promotion de l’industrie et du commerce. Serge Mahouwèdo Ahissou est un ingénieur des Télécommunications.

Deux postes vacants pourvus

Le ministère des Infrastructures et des Transports échu dans les mains de Cyr Koty. Il hérite du fauteuil vacant depuis le limogeage en septembre dernier de Hervé Hèhomey. Cyr Koty a été par le passé chargé directeur général de l’Energie et chargé de l’Energie au département du développement de l’Entreprise, des télécommunications et de l’énergie de l’Uémoa. Il est originaire du plateau d’Agolin dans le département du Zou d’où venait d’ailleurs son prédécesseur immédiat. Cur Koty serait le jeune frère de Lambert Koty qui a été lui aussi ministre des Travaux publics et des transports travaux sous le régime de Boni Yayi. Un autre ministre du Zou qui fait son entrée dans le nouveau Gouvernement, c’est bien Fortuné Alain Nouatin. Premier adjoint au maire puis maire de la commune d’Abomey sous la deuxième mandature de l’ère de la décentralisation, il a gagné la confiance du président Patrice Talon qui lui a confié le poste de ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la Défense nationale. Fortuné Alain Nouatin hérite en fait le portefeuille de Candide Azannaï qui a démissionné de ce poste en avril 2017. Le ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la Défense nationale est membre de la Renaissance du Bénin (Rb) aile Abraham Zinzindohoué. Mais il fait partie des soutiens de premières heures du président Patrice Talon, alors candidat à la présidentielle de 2016.  Un ancien maire à un autre. Samou Séidou Adambi, ancien maire de Parakou et ancien député à l’Assemblée national est le nouveau ministre de l’Eau et des Mines. Il est jusque-là coordonnateur du Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu). Il hérite désormais en partie des attributions du ministre Jean-Claude Houssou maintenu au Gouvernement mais qui aura à se concentrer désormais que sur le volet Energie. La nomination de Samou Séidou Adambi doit faire jubiler les populations de Parakou et environs souvent confrontées aux problèmes de pénurie d’eau potable. C’est désormais un des leurs qui est en charge désormais de ce secteur vital en plus des mines.

Mahugnon Kakpo monte en flèche au ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Nommé une seconde fois au poste de directeur des examens et concours (Dec) au niveau de ce ministère, il a désormais en mains les destinées de ce département ministériel en remplacement de Lucien Kokou. Mahugnon Kakpo est un des protégés de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago. Il est un enseignant de carrière à l’Université d’Abomey-Calavi.

C’est donc cette équipe de technocrates en majorité en plus des quatorze autres ministres maintenus à leurs postes qui va accompagner le président de la République Patrice Talon dans la réalisation de ses ambitions retracées dans le Programme d’actions du Gouvernement (Pag).

Politique 28 oct. 2017


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