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Nouvelles

Entretien avec le maire Dramane Ouolou: « A Ouaké, la fuite des recettes était drastique »
Elu sur la liste Bloc républicain, Dramane Ouolou, 38 ans, est maire de Ouaké. Le natif de Sonatè, ex-chef d’arrondissement de Ouaké-Centre, nourrit de nobles ambitions pour cette commune du département de la Donga. Il entend s’attaquer, entre autres, à l’évasion de recettes afin de disposer des ressources financières nécessaires pour relever les défis. La Nation : Que retenir de votre parcours ? Dramane Ouolou : Enseignant de profession, je suis professeur de français. Après un Diplôme d’études approfondies (Dea) en Lettres modernes en 2016 à l'Université d’Abomey-Calavi et d’un Certificat d'aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (Capes) en Français en 2017, je prépare une thèse de doctorat en Lettres modernes. Sur le plan politique, militant des premières heures de l’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt), je suis membre fondateur du parti Bloc républicain (BR). Par le passé, j’ai milité au sein du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep) et du G13. Au cours de la troisième mandature de la décentralisation, j’étais chef d’arrondissement de Ouaké-Centre. Aujourd’hui à la tête de la commune, quelles sont vos priorités pour le développement ? Nos ambitions sont grandes pour la commune. Nous pensons mettre l’accent sur la mobilisation des ressources afin de relever les défis. A Ouaké, la fuite des recettes est drastique et nous nous emploierons à faire en sorte que tout ce qui part dans la poche d’une frange rentre dans les caisses de la mairie. Pour ce faire, nous prévoyons créer rapidement un guichet unique, dématérialiser nos services et faire des contrôles réguliers et systématiques. Nous pensons aussi à l’affermage du grand marché, pour une meilleure gestion. Nous avons foi que si c’est un privé qui prend ce marché, nous pourrons beaucoup plus le rentabiliser. Du point de vue infrastructures, les attentes des populations sont grandes. Que comptez-vous faire ? Nous entrevoyons au plan de la fourniture d’eau potable, faire tout pour que nos villages qui souffrent du manque de ce liquide vital puissent en avoir d’ici quelques années. Nous nous y attelons, avec le soutien du gouvernement et de nos partenaires. Nous sommes en pourparlers avec eux. Nous envisageons moderniser le grand marché de Kassouala, pour faire de la plus-value et assez de recettes qui seront consacrées au développement de notre commune. Sur le plan de l’hygiène, nous pensons construire des infrastructures communautaires, notamment dans les écoles primaires, les centres de santé. Sur le plan de la santé communautaire, il sera question de soutenir nos populations, en appuyant les relais communautaires. Nous avons déjà pris des contacts avec des cadres de la commune qui ont été de grands médecins, pour appuyer tout ce que l’Etat central fait déjà dans la commune. Ouaké étant une commune essentiellement agricole, que comptez-vous faire pour encourager les producteurs ? Au niveau de l’agriculture, nous comptons soutenir les paysans de concert avec les structures étatiques et les projets de développement déjà installés dans la commune par les partenaires. Et les routes ? Nous allons également aménager les pistes rurales. La commune de Ouaké a connu le lotissement depuis des années, mais les voies ne sont pas ouvertes. C’est vrai que la santé financière de notre commune ne nous permet pas tout de suite d’ouvrir ces voies, mais avec la dynamique de recouvrement des recettes que nous voudrions mettre sur pied, nous pensons que d’ici quelques années, nous aurons les recettes nécessaires pour le faire. Avez-vous un appel à lancer ? Nous voudrions compter sur l’appui de l’Etat central pour que les communes pauvres comme la nôtre puissent bénéficier d’un appui particulier pour parvenir à la concrétisation de nos rêves. Je pense notamment à l’extension du réseau électrique dans le centre urbain et à l’électrification des villages qui ne le sont pas encore. Société 05 août 2020


Intoxication des enfants au plomb: L’Unicef et Pure Earth appellent à la vigilance
D’après un nouveau rapport publié le 30 juillet par l’Unicef et Pure Earth, l’intoxication au plomb touche une proportion d’enfants très importante alors que le phénomène est inconnu jusque-là. C’est un phénomène dangereux qui touche une frange non négligeable des enfants dans le monde. D’après une nouvelle analyse inédite publiée par l’Unicef et Pure Earth, le tiers de la population mondiale infantile est intoxiqué au plomb. Ce rapport, le premier du genre, indique qu’environ huit cents millions d’enfants dans le monde ont un taux de plomb dans le sang supérieur ou égal à 5 microgrammes par décilitre (µg/dl), le niveau à partir duquel il est nécessaire d’intervenir. Le phénomène est un tueur silencieux. « Avec peu de symptômes précoces, le plomb cause silencieusement des ravages sur la santé et le développement des enfants et peut avoir des conséquences mortelles », explique Henrietta Fore, directrice générale de l’Unicef. « Connaître l’étendue de la pollution au plomb et comprendre les dégâts qu’elle cause dans la vie des individus et des communautés doivent inciter à intervenir d’urgence pour protéger les enfants une bonne fois pour toutes ». Intitulé « La vérité toxique : l’exposition des enfants à la pollution au plomb sape le potentiel d’une génération », cette analyse a été menée par Institute of Health Metrics Evaluation (Ihme). Les auteurs du rapport notent que le plomb est une « puissante neurotoxine qui cause des dégâts irréversibles au cerveau des enfants ». Il a des effets particulièrement dévastateurs chez les nourrissons et les enfants de moins de cinq ans. « Il endommage leur cerveau, entraîne des déficiences neurologiques, cognitives et physiques irréversibles ». Les enfants plus âgés en sont doublement frappés, car ils subissent de graves conséquences, « dont un risque accru de lésions rénales et de maladies cardiovasculaires ultérieures », relève le rapport. L’exposition au plomb a également des répercussions sur l’économie. D’après les estimations, « l’exposition des enfants au plomb coûterait aux pays à revenu faible ou intermédiaire près de 1000 milliards de dollars Us en raison de la perte de potentiel économique de ces enfants tout au long de leur vie ». Selon le rapport, le recyclage informel ou non conforme aux normes des batteries au plomb est une cause majeure de l’intoxication au plomb des enfants dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, où le nombre de véhicules automobiles a été multiplié par trois depuis 2000. « Du fait de cette hausse et du manque de réglementation et d’infrastructures de recyclage des batteries de véhicules, jusqu’à 50 % des batteries au plomb sont recyclées dans l’économie informelle dans des conditions dangereuses », note l’étude. Plusieurs sources d’exposition Les sources d’exposition au plomb des enfants sont multiples. « Le plomb peut être présent dans l’eau parcourant des canalisations en plomb, provenir d’activités industrielles comme l’extraction minière et le recyclage de batteries et se trouver dans des peintures et des pigments à base de plomb, ainsi que dans les soudures de boîtes de conserve et dans les épices, les cosmétiques, les médicaments ayurvédiques, les jouets et d’autres produits de grande consommation », peut-on lire dans le rapport. L’étude renseigne aussi que les parents qui manient du plomb dans leur travail rapportent souvent à leur domicile de la poussière de ce métal sur leurs vêtements, leurs mains et leurs chaussures, ainsi que dans leurs cheveux, exposant ainsi sans le vouloir leurs enfants à cet élément toxique. La prévention de l’exposition des enfants au plomb par l’information est bénéfique à tous les coups. C’est ce que préconise Richard Fuller, président de Pure Earth. «Les gens peuvent être informés des dangers du plomb et on peut leur donner les moyens de se protéger et de protéger leurs enfants. Le retour sur investissement est énorme : une meilleure santé, une productivité accrue, moins de violence et un avenir meilleur pour des millions d’enfants sur la planète », indique-t-il. L’Unicef et Pure Earth notent que les pays concernés peuvent remédier à la pollution au plomb et à l’exposition des enfants en misant sur six principaux piliers : les mesures de prévention et de contrôle, la gestion, le traitement et l’assainissement, la sensibilisation du public et changement de comportement, l’action mondiale et régionale ainsi que les systèmes de suivi et de comptes rendus. Actualités 05 août 2020


Journée internationale de la femme africaine: Appel à la renaissance
Il y a 58 ans, la Journée internationale de la femme africaine (Jifa) a été instituée. Depuis 1962 où le coup d’envoi de cette célébration a été donné, à Dar es Salam, en Tanzanie, les Africaines n’ont eu de cesse de marquer l’histoire du continent. Mais, l’évènement reste tout de même peu connu du grand monde. Elle semble connaître moins de retentissement que les autres journées dédiées aux femmes. Pourtant, sa genèse remonte à 1962 à l’échelle internationale. Célébrée le 31 juillet de chaque année, la Journée internationale de la Femme africaine (Jifa) rappelle le rôle historique joué par les femmes en Afrique à une période où le continent se libérait peu à peu du joug de la domination coloniale. Elle témoigne de la capacité des femmes à réaliser et à conduire les changements sur le continent. La libération totale du continent africain, l'élimination de l'apartheid et l'instauration d'une justice commune qui défend les droits de l'Homme en tant qu'être humain, devenaient alors les objectifs prioritaires du mouvement des femmes africaines. Quelles soient princesses, défenderesses des droits humains, prophétesses, politiques ou actrices de la société civile, elles étaient nombreuses à s’impliquer dans la lutte anticoloniale après les tout premiers contacts entre les Européens et les Africains jusqu'aux années 1960. Près de 60 ans après la première édition de la Jifa, le rôle des femmes battantes africaines reste permanent et déterminant dans l’histoire des peuples et se fait davantage ressentir dans un contexte de crise sanitaire mondiale. En témoigne le thème retenu pour cette édition : «Renaître de ses cendres », en référence à la crise sanitaire mondiale du Covid-19. Là-dessus, des personnalités politiques reconnaissent le rôle prépondérant que joue la femme dans la reconstruction de l’édifice social et économique. « Par ces temps de pandémie, elles contribuent inlassablement à la résilience de nos familles. Elles sont aussi les actrices incontestables de la marche de notre continent vers de meilleurs horizons », relève Faure Gnassingbé, président du Togo dans un message sur les réseaux sociaux. Selon Sidonie Flore Ouwé, présidente fondatrice du Réseau des femmes leaders inspirantes d’Afrique (Reflai), la Jifa est un évènement qui « renforce l’idée de ce que les femmes ont vraiment besoin de cadres d’expression pour leur célébration. Elle est d’une importance en ce sens qu’elle a été instituée par les Nations Unies qui regroupent la totalité des pays du monde. Cette reconnaissance est particulière parce qu’elle se focalise sur la femme africaine et il importe à chaque femme africaine d’en prendre conscience en se l’appropriant par les actions fortes et pérennes ». En tant que femme africaine, elle vit cette journée comme une véritable reconnaissance de l’africanité féminine par le concert des Nations. « Il revient à nous les femmes d’en mettre le contenu pour que cette journée ne soit pas juste un rappel de l’engagement de nos aînées. La flamme doit être maintenue afin de passer le flambeau à nos enfants », indique-t-elle. Michelle Piardon Bah, présidente fondatrice du Réseau des femmes africaines (Réfa), pense que la Jifa doit mobiliser toutes les énergies. « La Jifa est utile pour mobiliser l’opinion publique et trouver les voies et moyens pour améliorer le sort des femmes ». Ce défi implique, par ailleurs, la solidarité entre les femmes, la volonté politique des dirigeants de prendre des lois et décrets forts pour améliorer les conditions de vie par la santé et l’éducation, la participation de la femme dans les instances de décisions, des projets générateurs de revenus pour son autonomie. Ces deux leaders africaines pensent qu’il faut œuvrer pour faire connaître la Jifa à tous. «La Journée internationale de la femme africaine est complètement méconnue. Il faudrait d’autres journées pour magnifier la femme encore considérée comme un être inférieur à l’homme dans plusieurs domaines. Il faut appliquer les résolutions prises dans les institutions internationales et sensibiliser la population féminine sur ses droits », suggère la Fondatrice du Réfa. Son homologue du Reflai s’attarde sur les défis de l’éducation et de l’autonomisation des femmes pour prêter main forte à une Afrique qui peine à prendre ses marques. « Il incombe pour les femmes de sortir des schémas classiques africains où elles continuent d’être chosifiées. Cela revient à ce qu’elles prennent conscience de ce qu’elles sont un sujet de droit à part entière. Cette prise de conscience passe par l’éducation, la communication et l’autonomisation économique des femmes », insiste-t-elle. Société 05 août 2020


Dispositif de détection de température et de désinfection à l’aéroport: Une avancée à la hauteur de la riposte contre le coronavirus
A l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin, un nouveau dispositif de prise de température automatique est mis en service depuis le lundi 3 août dernier. Cette technologie vise à lutter efficacement contre le coronavirus, une pandémie aux conséquences multiples. Le nouveau dispositif de détection de température et de désinfection installé à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou est une avancée à la hauteur de la riposte contre le coronavirus. Le centre est ouvert de jour comme de nuit. Il est animé par les agents de santé qui font les prélèvements et des psychologues. Chaque voyageur à destination de Cotonou est tenu de passer par là pour subir les tests de la Pcr et de Tdr. Une fois le test fait, il passe au niveau du palais des Congrès pour les résultats. Le dispositif indique donc à tout voyageur la conduite à tenir. « Avant d’aller au comptoir d’enregistrement, nous vous prions de passer par le dispositif sanitaire de détection de température et de désinfection; avant de rentrer dans le dispositif, assurez-vous d’avoir votre masque bien placé au visage ; lorsque vous êtes à l’intérieur, prenez le gel hydro alcoolique pour vous désinfecter les mains ; ensuite, placez-vous devant l’écran pour une prise de votre température ; attendez quelques secondes; au signal vert, vous pourrez passer à l’étape suivante ; une fois le signal vert sur l’écran, passez alors dans le Sas de désinfection pour une séance de vaporisation avant de sortir en toute sécurité », ainsi se décrit le passage de tout voyageur, soumis au dispositif de contrôle thermique et de désinfection intégrale nouvellement installé et mis en service ce lundi à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou. « L’aéroport international de Cotonou se dote, grâce au ministère de la Santé, d’un dispositif de contrôle thermique et de désinfection intégrale, dans le cadre du plan d’action du gouvernement du Bénin pour lutter contre la pandémie de Covid-19 », signale le gouvernement sur sa page Facebook. Le Bénin n’est pas du reste dans la prise de mesure pour sécuriser sa population en ce temps de propagation du Covid-19. L’équipement de l’aéroport en matériel automatique est la preuve que le chef de l’État et son gouvernement tiennent leur engagement de gagner le combat contre ce virus qui fait des ravages. Les populations ne doivent pas, quant à elles, oublier de respecter les mesures barrières édictées contre le coronavirus à savoir le port de masque, le lavage des mains à l’eau et au savon, la distanciation sociale d’un mètre… C’est en respectant ces mesures que tous les citoyens peuvent se protéger et protéger les leurs contre le coronavirus. Actualités 05 août 2020


Adduction d’eau villageoise: L’intérêt d'une gestion déléguée
Fournir de l’eau potable à toutes les populations urbaines et rurales du Bénin d’ici 2021. Cette ambition du chef de l’Etat, Patrice Talon, se heurte, en milieu rural, à un mur de mauvaise gestion tant des infrastructures que des ressources générées par le service d’eau potable. La situation est à la limite chaotique et le secteur mérite une refonte totale et durable. Bah Gouda Gando, l’un des hameaux du village Beroubouay Est, arrondissement de Beroubouay, commune de Bembèrèkè dans le département du Borgou. Bienvenue sur le site du château d’eau qui fournit de l’eau potable aux populations rurales à travers le réseau local d’Adduction d’eau villageoise (Aev). Ici, le débit de l’eau dans les canalisations est de plus en plus faible à mesure que l’on s’éloigne du château. Conséquence : seules les populations proches du château ont accès à l’eau. Quant à celles dont les domiciles ou bornes fontaines d’approvisionnement sont distants de l’ouvrage, ce n’est pas le cas. A la station de pompage, le groupe électrogène local est défaillant. En cas de coupure d’électricité, les 2 843 habitants desservis n’ont pas accès à l’eau potable. Il n’y a pas de source d’énergie alternative. Les factures d’eau, version papier, soldées par les clients sont tamponnées du cachet payé, au gré des humeurs du fermier. Des casses sont enregistrées sur les canalisations dont une partie est à ciel ouvert. A Thio-Agouagon, dans la commune de Glazoué, même si le fermier paraît mieux organisé, il avoue toutefois son impuissance face aux impayés de certains gros bonnets, qu’il n’arrive pas à recouvrer. La station de pompage est dépourvue de groupe électrogène. L’existant est en panne. Le compteur électrique a été emporté par la Sbee, et l’intéressé se contente d’un groupe électrogène que lui a prêté un natif de la localité. En outre, des gestionnaires de borne fontaine utilisent la recette générée par le service de l’eau à des fins personnelles, et se retrouvent dans l’incapacité de rembourser les fonds. Le fermier n’a que des impayés et quelques manques à gagner. Il est à bout de souffle mais n’entend pas démissionner : « Non, il faut servir les populations, la nation... ». L’incroyable perte Si à Thio-Agouagon le bidon de 25 litres d’eau est cédé à 25 francs Cfa, soit 1000 francs le mètre cube, ce n’est pas le cas à Pahou-Avlékété, dans la commune de Ouidah. Ici, le mètre cube est cédé au fontainier à 400 francs. En plus de cet état de choses, la fermière roule à perte avec un réseau local assez vieux, selon ses propos. Elle perd, en effet, deux tiers de sa production d’eau. « Sur 6 000 litres, elle ne vend que 2 000 litres », ignorant totalement où est passé le reste. Est-ce une fuite ? Un branchement frauduleux ? Elle n’en sait rien du tout. Ses efforts pour détecter l’origine de ce manque à gagner sont restés vains. Elle était à deux doigts de déposer le tablier auprès de la mairie de Ouidah. Mais, par amour pour sa patrie, elle a décidé de poursuivre le service. Par ailleurs, la plupart des fermiers ne payent pas leur redevance à la mairie comme mentionné dans le contrat du service d’eau potable signé entre les deux parties. Ce diagnostic sur l’état des Aev ne concerne pas les infrastructures à l’arrêt. En effet, sur 649 Aev, près de 200 sont en panne. Pompe immergée abîmée, groupe électrogène en panne, canalisations cassées et abandonnées,... bref, les raisons du non-fonctionnement des ouvrages sont multiples et variées. Pendant ce temps, les populations retournent s’approvisionner soit à la rivière et au marigot, soit elles se rabattent sur l’eau de pluie. D’autres vont chercher cette denrée, potable ou non, à des kilomètres de chez eux, à pied. Que faire ? Face à cette situation, le gouvernement béninois a décidé de restaurer les infrastructures d’Aev, et surtout de réaliser des travaux de mise en conformité pour les anciennes. De nouvelles infrastructures, de dernière génération, sont en construction y compris dans les zones autrefois marginalisées. Les ouvrages déjà réceptionnés, en cours de construction ou encore en projet sont bâtis suivant les normes et standards internationaux. La cerise sur le gâteau, c’est que la taille de la population à desservir à l’horizon 2040 est prise en compte depuis la conception de toutes ces infrastructures hydrauliques. Mais, ce n’est pas tout. Le coût de l’eau sera harmonisé sur l’ensemble du territoire national de sorte que cette denrée vitale soit moins chère tant dans les villages de Malanville qu’à Cotonou. De nombreux châteaux d’eau jumeaux sont construits pour desservir plusieurs villages à la fois. C’est d’ailleurs pourquoi l’acronyme Aev a cédé sa place au Système d’approvisionnement en eau potable multi village (Saepmv). Au total, près de 400 milliards F Cfa d'investissement sont dégagés pour le secteur de l’eau en milieu rural, d’ici 2021. Que faire alors pour éviter que cet investissement ne soit encore dilapidé ou qu’un ouvrage en panne ne soit encore abandonné ? Face à cette interrogation, et en prenant l’exemple de la Soneb en milieu urbain, l’Etat béninois a décidé de confier la gestion du Saepmv à des opérateurs internationaux. Ceux-ci sont, en effet, des sociétés privées qui capitalisent plusieurs années d’expérience en matière de gestion efficiente d’ouvrages hydrauliques à travers le monde et surtout en Afrique. Ce sont donc des entreprises averties de la chose. La phase pré-qualificative de l’appel d’offres international est bouclée. La visite de terrain a permis aux quatre entreprises pré-qualifiées de toucher du doigt la réalité de terrain. Celles d’entre elles, qui auront gagné l’un ou tout au plus deux des trois lots (tout le pays a été divisé en trois périmètres) seront connues et prendront service fin 2020 ou début 2021 au plus tard. A l’instar de la Soneb, elles fourniront de l’eau potable en quantité suffisante, sans interruption et à moindre coût à toutes les populations rurales du Bénin, sans exception, tout en faisant de la gestion efficiente des ressources une priorité. Actualités 05 août 2020


La sobriété de mise à Natitingou
Le préfet de l’Atacora, Lydie Déré Chabi Nah entourée de Taté Ouindéyama, maire de Natitingou, a procédé au dépôt de gerbe à la place de l’indépendance, samedi 1er août dernier. Une commémoration qui s’est déroulée dans la sobriété. La cérémonie marquant les 60 ans d’accession à l’indépendance du Bénin s’est déroulée, samedi 1er août dernier à Natitingou, dans la sobriété. Dépôt de gerbe simple à la place de l’indépendance puis quelques mots à l’endroit de l’assistance, sans la moindre manifestation festive ou populaire, avec un petit détachement militaire Selon Taté Ouindéyama, maire de Natitingou, tout s’est déroulé dans la grande simplicité sur la base des instructions du gouvernement. Il justifie ces mesures par l’intérêt à sauvegarder et préserver les vies pour le développement. Le gouvernement, poursuit-il, a vu juste car la santé est plus importante que tout. A l’endroit des populations, il les exhorte à la patience, car les pouvoirs exécutif et local se battent pour elles. Jouissant d’une bonne santé, il pense que tout se déroulera normalement l’année prochaine à l’occasion du 61e anniversaire. Selon lui, les populations ont bien saisi les consignes données et s’en tiendront à cela. Pour le préfet, cette célébration se déroule dans un contexte particulier, dans la mesure où le chef de l’Etat et son gouvernement ont indiqué avec raison des directives particulières à suivre. « J’invite les populations à vivre dans le respect des gestes barrières afin de vaincre la fatalité », a-t-elle indiqué. Actualités 04 août 2020


Amélioration des conditions de travail et de service; L’agence Sbee de Sèkandji déménage et s’offre de nouvelles commodités
La Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) s’est inscrite depuis peu dans la logique de la mise aux normes de ses agences pour accueillir et satisfaire sa clientèle. Une option qu’expérimentent les abonnés de Sèkandji et environs depuis quelques jours. Leur agence est logée dans de nouveaux locaux plus spacieux et plus confortables. Nouveau bâtiment qui fait la fierté de la société et dont l’inauguration s’est effectuée par son directeur général, vendredi 31 juillet dernier. Imposant et majestueux se dresse l’immeuble qui accueille la nouvelle agence de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) à Sèkandji. Habillée aux couleurs blanche et rouge de la société, il retient tout de suite l’attention par son éclat et son emplacement. Des choix stratégiques opérés par la direction générale de la société et répondant aux exigences de la nouvelle politique en vogue au sein de la structure depuis novembre dernier. Ce choix, loin de relever du hasard, répond plutôt à un besoin de performance de la société. Société qui, à en croire son directeur général, Jacques Paradis, s’impose l’obligation de mettre abonnés, clients et employés dans les conditions idoines. D’ailleurs, de lui, on attend qu’il crée le paradis au sein de la Sbee. Ce n’est pas impossible, assure le directeur général. Mais pour y arriver, il faut poser des balises et même consentir des sacrifices. Toutes choses pour lesquelles la société s’est déjà engagée, en témoigne l’agence de Sèkandji qui fait peau neuve. Ce n’est qu’un prélude. « Le meilleur reste à venir…. Soyez patients afin d’atteindre le paradis. Cela se fera avec l’ensemble du pays », promet le directeur général. Le bâtiment qui abritait l’ancienne l’agence de Sèkandji était difficile d’accès pour les clients, notamment en saison des pluies. Un passé désormais révolu. « Aujourd’hui, nous avons changé la donne et effectivement nous avons pris l’engagement de changer cet emplacement et d’offrir un nouvel emplacement qui réponde aux attentes des clients. Nous avons un leitmotiv, faire en sorte de satisfaire la clientèle », fait savoir Jacques Paradis. Le chantier est grand, beaucoup de choses restent à faire, reconnaît-il. Mais les chantiers vont s’ouvrir les uns après les autres. « Nous y travaillons pour améliorer la qualité du service et la desserte aux clients. Nous sommes dans un programme ambitieux qui va changer la donne et ce n’est pas du jour au lendemain parce que cela prendra quelques années pour parvenir à ce qui est envisagé », projette-t-il. La première clé pour y arriver, c’est bien la motivation du personnel et là-dessus, le patron des électriciens semble bien satisfait de la détermination de sa troupe. A l’écoute des clients et travailleurs Jacques Paradis n’est pas le seul à éprouver de la fierté avec la mise en service de cette nouvelle agence. Pour ses collaborateurs, le nouveau bâtiment de niveau R+1 mis à leur disposition est assez spacieux et surtout offre une sécurité au travail, notamment par ces temps où la maladie à coronavirus impose des réaménagements liés à l’espace. En leur nom, Claude Dossou, directeur régional Littoral 2, apprécie la vision de la direction générale de faire de la satisfaction de la clientèle une priorité. « Cette cérémonie est la preuve que la direction est à l’écoute du personnel », salue-t-il. Le maire de la commune de Sèmè-Podji, Jonas Gbènamèto, est aussi heureux. Les nouvelles conditions de travail le satisfont. Ce qu’il attend désormais de la société, c’est qu’elle rende l’énergie disponible pour tous. Une bonne partie de la population de cette commune n’a pas encore accès à l’énergie, fait observer le maire qui invite la société à couvrir les besoins sans cesse grandissants de la population. « Nous faisons beaucoup de choses que les gens ne voient pas nécessairement », indique le directeur général. Selon lui, la Sbee est aujourd’hui capable de répondre plus rapidement aux demandes. Dans le même temps, elle travaille à l’amélioration du réseau et projette de déployer d’ici 2021 son nouveau programme avec en toile de fond un nouveau règlement de service pour que les clients soient mieux satisfaits et rapidement desservis. Rapidité dans le service, mais aussi dématérialisation, simplification des formalités et diminution des frais de branchement, assure Jacques Paradis. « Nous ferons encore plus d’efforts pour promouvoir l’accès à l’électricité », a-t-il promis. Société 04 août 2020


Meilleur suivi des cantines scolaires: Le Pam offre 12 motos et du matériel informatique au Memp
Le Programme alimentaire mondial (Pam) met à la disposition du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp), un lot de motos et de matériel informatique pour accompagner le Programme national de l’alimentation scolaire intégrée au Bénin. La cérémonie de remise s’est déroulée, jeudi 30 juillet dernier, dans l’enceinte du ministère à Porto-Novo. 12 motos tout terrain de marque Yamaha plus casques, bottes et imperméables ; 12 ordinateurs de bureau munis chacun de son unité centrale et de l’écran ; 12 imprimantes HP et 12 onduleurs de marque Apc smart. C’est le lot de matériels que le Programme alimentaire mondial (Pam) met à la disposition du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) pour accompagner davantage sur le terrain l’alimentation scolaire. D’un coût global de 30 millions F Cfa, ce lot de matériels roulant et informatique vise, selon le représentant résident du Pam au Bénin, Guy Adoua, à faciliter le travail de terrain et de rapportage des responsables des cantines scolaires au niveau départemental et des directions départementales des Enseignements maternel et primaire (Ddemp). Lesquels responsables doivent régulièrement produire de rapports de visite, collecter et traiter des données statistiques, élaborer des rapports mensuels qui seront en retour partagés avec les autorités dans des délais raisonnables. Guy Adoua précise que ce lot de matériels vient en complément de celui remis en février 2019 au profit de la direction de l’Alimentation scolaire dont le but était de renforcer et d’améliorer la qualité de suivi des activités liées aux cantines scolaires dans les écoles bénéficiaires du Programme national de l’alimentation scolaire intégrée au Bénin. Le représentant résident du Pam au Bénin assure que son organisme prépare activement la nouvelle rentrée scolaire prévue pour le 28 septembre prochain afin que les enfants puissent bénéficier de repas scolaires chauds dès le premier jour de classe. Recevant officiellement le lot de matériels, au nom du gouvernement, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, félicite le Pam pour cette œuvre utile devant soulager un tant soit peu les acteurs de terrain engagés dans le suivi des cantines scolaires. Selon lui, cet énième appui du Pam en l’espace de deux ans donnera un coup d’accélérateur aux efforts du gouvernement et renforcera les capacités d’action et d’intervention des Ddemp. Société 04 août 2020


Commune de Parakou : L’élection du nouveau maire programmée pour mercredi 5 août
La commune de Parakou pourra connaître son nouveau maire ce mercredi 5 août 2020. Conformément à la décision de la Cour suprême, invalidant l’un des sièges du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), l’élection du maire de Parakou et ses adjoints devrait être organisée sous quinzaine, vu que cette décision de l’institution, juge des contentieux électoraux, a remis en cause l’élection du maire Aboubakar Yaya, issu du parti Fcbe majoritaire aux communales du mois de mai dernier. Le nouveau maire sera connu donc le mercredi 5 août 2020 au terme de l’élection programmée par le préfet du département du Borgou, selon nos informations. Au regard de ladite décision, le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui a le contrôle de la mairie de Parakou se retrouve désormais en difficultés. Il est réduit à seize conseillers communaux et perd ainsi la majorité absolue pour désigner d’office l’exécutif de la municipalité. Ce dernier sera en effet composé par accord de gouvernance selon le nouveau code électoral entre les partis politiques ayant la majorité des conseillers. Ce jeu de calcul se fera donc entre le parti Bloc républicain qui a eu 12 conseillers communaux et l’Union progressiste avec ses 4 conseillers. Il faut souligner que le Code électoral à travers ses dispositions stipule qu’à défaut d’un accord, chaque parti est en mesure de présenter ses candidats aux différents postes. Le parti dont les candidats obtiendraient le plus grand nombre de voix sera donc déclaré vainqueur au terme du scrutin. Actualités 04 août 2020


Mesures complémentaires pour la relance de l’économie: Du crédit à 12 % maximum pour les exploitants agricoles
Trois mesures spécifiques pour un montant de 100 milliards F Cfa permettront aux entreprises agricoles d'avoir accès au crédit à 12 % au plus et partiellement garanti par l’Etat. Les tenants et les aboutissants de ce mécanisme visant à atténuer les effets du Covid-19 ont été expliqués, à la faveur d’une conférence animée, jeudi dernier à Cotonou, par cinq ministres. Faciliter et garantir l’accès au financement aux exploitants agricoles pour contribuer à la croissance de la production végétale, animale et halieutique, tel est l’objectif visé par le gouvernement en initiant des mesures complémentaires dans le cadre de l’atténuation des effets économiques de la pandémie du Covid-19. D’un coût total chiffré à 100 milliards de F Cfa, elles permettront aux entreprises agricoles d'avoir accès au crédit à un taux maximal de 12 % et partiellement garanti par l’Etat. Les ministres concernés par le sujet sont montés au créneau, jeudi 30 juillet dernier à Cotonou, pour expliquer le mécanisme de mise en œuvre desdites mesures qui viennent compléter celles prises en faveur de certaines catégories d’entreprises, le 10 juin dernier, par le gouvernement. Les premières mesures s’élevaient à 74 milliards F Cfa dont 63 milliards destinés aux entreprises, 5 milliards aux artisans et environ 6 milliards à titre de subvention sur les tarifs d’électricité et d’eau, rappelle Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement. Comme les précédentes, les nouvelles mesures s’inscrivent dans la même dynamique de relancer l’économie nationale. Il s’agit de faire en sorte que les acteurs principaux qui contribuent à la forte croissance, ces quatre dernières années, soient soutenus dans leur demande de ressources pour accroître leurs activités, explique M. Bio Tchané. Les mesures additionnelles sont constituées d’un package de trois volets destiné à soutenir le secteur agricole, premier contributeur au Produit intérieur brut (Pib) pour plus de 25 %, avec seulement 2,9 % des crédits bancaires, selon Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances. Pour le premier volet, détaille-t-il, les exploitants agricoles peuvent bénéficier de crédit à un taux maximum de 12 % auprès des banques ou systèmes financiers décentralisés (Sfd). Ceux-ci obtiendront un refinancement intégral au taux de 2 %, « donc pas cher », auprès du Fonds national pour le développement agricole (Fnda) à travers son sous-guichet «Fonds de garantie interbancaire pour le refinancement entre Institutions financières », pour un montant total de 50 milliards F Cfa. Une garantie de 50 % Le deuxième volet se traduit par une garantie de 50 % sous forme d'engagement par signature adossé à un « cash collatéral » de 35 milliards de F Cfa déposé à la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) au nom du Fnda. Activé à partir du sous-guichet « Fonds de garantie pour l’accès des promoteurs/entrepreneurs agricoles au crédit », il est question, précise le ministre Wadagni, de rassurer les banques en partageant avec elles le risque à hauteur de 50 % du montant du crédit et ce, dans une limite maximale de 500 millions francs Cfa par entreprise. Cette garantie sera appelée après épuisement de toutes les voies de recouvrement des fonds par la banque. Le troisième volet vient en appui aux deux autres et consiste en la mise en place d’un fonds de bonification de 15 milliards de F Cfa qui sera mis en place pour sortir les crédits à un taux de 2 % au profit des bénéficiaires, selon le ministre des Finances. Ces trois instruments cumulables devraient inciter les banques à étudier avec beaucoup plus d’assurance les dossiers de demande de financement des entreprises agricoles qui sont présentes dans les filières porteuses, espère Gaston Dossouhoui, ministre en charge de l’Agriculture. Modeste Kérékou, ministre des petites et moyennes Entreprises, et Albin Fèliho, président de la Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb) nourrissent le même souhait, après avoir fustigé la frilosité encore patente des banques à octroyer les crédits, malgré les garanties apportées par l’Etat. 10 milliards aux micro entreprises Les micro et très petites entreprises ne sont pas du reste. Le gouvernement leur assure un financement auprès des systèmes financiers décentralisés (Sfd) à des taux n'excédant pas 12 % au lieu de 20 % en moyenne à elles habituellement appliqué. En fait, une ligne de refinancement de 10 milliards de F Cfa leur est destinée auprès du Fonds national de la microfinance (Fnm). Les institutions pourront disposer de ressources à un taux de 2 % qu’elles vont pouvoir prêter à leurs clients. Véronique Tognifodé Mèwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, entend veiller non seulement à ce que les fonds aillent effectivement aux cibles mais aussi au retour des fonds injectés, à travers un dispositif rigoureux de prise de garantie et de suivi-évaluation. En cas de détournement des ressources, le remboursement anticipé des créances sera exigible, a averti le Conseil des ministres en sa séance du mercredi dernier. Le Fnm et l’Agence nationale de surveillance des Sfd (Anssfd) sont instruits pour vérifier l’utilisation des ressources. C. U. P. Economie 04 août 2020


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