La Nation Bénin...
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L’Opérateur de téléphonie mobile Mtn Bénin a lancé un centre d’innovation pour le développement des applications, vendredi 8 septembre dernier en collaboration avec la fondation Adrien Houngbédji, du nom du président de l’Assemblée nationale qui était présent à la cérémonie. C’est avec le soutien du Gouvernement représenté par le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou, et le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.
Le développement d’une nation ne peut se faire aujourd’hui sans le numérique. Beaucoup de nations comme le Bénin l’ont compris et ne cessent d’en faire leur priorité. C’est ainsi que l’opérateur de réseau mobile Mtn Bénin a entrepris un lourd investissement dans la formation des jeunes béninois en vue de booster le numérique. La création et le lancement de son centre d’innovation en sont une illustration.
Le directeur général de Mtn Bénin, Stephen Blewett, a affirmé que l’initiative de ce centre vise à promouvoir l’économie numérique et les talents dans plusieurs domaines, notamment celui des sites web, des applications et surtout à aider les jeunes à se former et à développer leurs applications. Ce centre est, selon lui, un espace de formation avec un environnement propice au développement d’applications. Il dispose d’un laboratoire ainsi que des outils appropriés et des salles de formation adaptées. Il servira de cadre de rencontres entre les acteurs du monde numérique, dont les développeurs et les spécialistes. Le centre servira également à la formation des journalistes et médias locaux sur les nouveaux médias tels les blogs, Twiter, Linkedin, Facebook, Instagram, pour réduire la fracture numérique et contribuer à la promotion des outils numériques à travers les médias locaux.
Le centre d’innovation créé par Mtn est un incubateur comportant des programmes de création, d’entrepreneuriat et de développement des affaires par le coaching et le mentorat. Il offre des outils favorables à l’éclosion des initiatives et de création de start-up.
Mtn, par ce centre, remplit un engagement social numérique qui permettra de favoriser le développement des solutions digitales dans les domaines de l’environnement, de la santé et de l’agriculture, pour un Bénin plus numérique.
Pour le président Adrien Houngbédji, président de la Fondation Adrien Houngbédji, ce centre est né de la nécessité pour tous les citoyens de notre pays d’agir la main dans la main pour régler les problèmes de développement. Selon lui, l’Afrique francophone, notamment le Bénin, se doit de rattraper son retard dans le domaine du numérique. Il a salué le président de la République, Patrice Talon pour son ambition de faire du Bénin la plateforme numérique du continent.
Une solution au chômage
Aussi, a-t-il affirmé que le lancement du centre d’innovation de Mtn Bénin est une belle initiative qui offre des opportunités et demeure une solution au chômage des jeunes. Car selon lui, les avancées notées dans le secteur du numérique sont encore insignifiantes pour impacter le développement du pays. Adrien Houngbédji promet que la Fondation Mtn et sa fondation conjugueront leurs efforts pour contribuer à régler des problèmes qui freinent le développement du numérique au Bénin. Une ambition qui, selon lui, mérite d’être partagée. Pour cela, il en appelle à la mobilisation générale dans notre pays pour le numérique.
Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou, rappelle les trois grandes révolutions qu’a connues l’histoire de l’humanité. Il s’agit de celle relative à la découverte du charbon qui a favorisé le boom des industries en Europe, notamment en Angleterre ; la seconde a eu lieu de 1890 à 1310 avec la découverte et l’extraction du pétrole et l’invention de l’électricité et la troisième révolution va de 1970 à 2000, et concerne l’énergie électrique ayant permis la diffusion de nouveaux moyens. Elle affirme que le Bénin dispose d’énormes atouts, et que la jeunesse a besoin de soutien pour faire des exploits dans le numérique. C’est important que les décideurs politiques entreprennent des actions dans ce sens, estime Rafiatou Monrou.
Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication rappelle que dès sa prise de fonction, elle a entrepris avec ses collaborateurs de favoriser le développement de l’internet à haut débit. De même, pour créer la confiance dans le numérique, l’Assemblée nationale a-t-elle voté un code qui permet à notre pays de prendre une avance considérable. Le Gouvernement projette de créer une université numérique et considère que Mtn est un partenaire dans cette révolution, annonce Rafiatou Monrou. Elle a rappelé que les incubateurs Mtn sont en parfaite harmonie avec le programme d’action du Gouvernement.
Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, dit être venu soutenir sa collègue de l’Economie numérique et l’esprit de coopération entre le secteur privé et la société civile, et dire que le Gouvernement entend impulser une révolution numérique. Selon lui, c’est par cette révolution numérique que le Bénin peut rattraper son retard dans le développement.
« Le Gouvernement fait l’effort de dire que nous devons être le meilleur», renseigne le ministre d’Etat qui affirme qu’au Bénin, le secteur du numérique fait partie des priorités du Gouvernement, qui entend investir dans la formation par l’entremise de la Cité de l’innovation et du savoir qui va dans cette direction.
Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à soutenir le secteur et invite toutes les autres entreprises et fondations à soutenir cette initiative de Mtn, en collaboration avec la Fondation Adrien Houngbédji.

Les députés suspendent momentanément leurs vacances pour ouvrir, ce lundi 11 septembre, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, une session extraordinaire, la cinquième au titre de 2017. L’ordre du jour porte sur sept dossiers dont l’examen et le vote du budget prévisionnel du Parlement exercice 2018, à transmettre ensuite au ministre de l’Economie et des Finances pour intégration au projet de budget général de l’Etat gestion 2018 en cours de finalisation.
C’est reparti pour quinze jours de travaux à l’Assemblée nationale dès ce lundi 11 septembre. En effet, les députés ouvrent ce jour leur cinquième session extraordinaire de l’année 2017 qui sera principalement consacrée à l’examen et au vote du budget prévisionnel exercice 2018 de leur institution. Et cela, conformément aux dispositions des articles 149 et suivants du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui prévoient que les questeurs de l’Assemblée nationale élaborent chaque année de concert avec les membres du bureau un avant-projet de budget de l’Assemblée nationale suivant la nomenclature du budget de l’Etat. Le président de l’Assemblée nationale fait étudier l’avant-projet du budget par la commission parlementaire chargée des Finances. Il présente ensuite le projet de budget devant l’Assemblée plénière des députés qui en délibère et en arrête le projet définitif à inclure au projet de loi de finances de l’Etat, avant l’adoption de ce dernier par le Conseil des ministres et sa transmission à l’Assemblée nationale pour examen et vote.
Cette procédure parlementaire budgétaire est une fois encore respectée avec la session extraordinaire qui s’ouvre ce lundi. Celle-ci est d’une importance capitale en ce sens qu’elle offre l’occasion pour chacun des députés d’avoir une idée non seulement des prévisions budgétaires de leur institution pour l’année prochaine mais aussi du point d’exécution à mi-parcours du budget 2017 de l’Assemblée nationale. Le budget de l’Assemblée nationale exercice 2018, une fois adopté, sera ensuite envoyé au ministre de l’Economie et des Finances pour être inclus au projet de budget général de l’Etat gestion 2018 avant sa transmission à l’Assemblée nationale pour examen et adoption. Ce sera à la faveur de la deuxième session ordinaire de l’année 2017 encore appelée session budgétaire qui s’ouvre courant la deuxième quinzaine du mois d’octobre prochain au Parlement.
Outre l’examen et le vote du budget de leur institution, les députés auront, à l’occasion de cette session extraordinaire budgétaire, à se pencher sur six autres dossiers non moins importants. Il s’agit, entre autres, de l’examen de la proposition de loi portant prévention, prise en charge et contrôle des hépatites B et C en République du Bénin, du projet de loi relative à la production, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac, de ses dérivés et assimilés et de la mise en conformité du Code des marchés publics en République du Bénin. Les autres dossiers concernent le projet de loi portant sûreté radiologique et sécurité nucléaire en République du Bénin, le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt entre la République du Bénin et le Fonds africain de développement (Fad) dans le cadre du financement de la deuxième phase du Projet d’appui à la gestion des forêts communales (Pagefcom II ) et le projet de loi portant règlement définitif du budget général de l’Etat gestion 2015.
L'axe Guéné-Karimama coupé en plusieurs endroits[/caption]Comme chaque année, le calvaire de nombre des populations de Karimama a repris avec la furie des eaux du fleuve Alibori. En dehors des désagréments occasionnés par les inondations, des cas de diarrhée et de vomissements enregistrés dans certains villages de la commune ont déjà fait 7 décès.
Les inondations sont devenues une tradition dans la commune de Karimama. Chaque année, c’est pratiquement le même scénario avec comme principales victimes, les populations riveraines du Niger et ses affluents. Depuis quelques semaines, elles souffrent avec la montée des eaux de l’Alibori.
Outre les nombreux désagréments que leur ont causés les inondations des 26 et 27 août derniers, plusieurs villages ont été submergés. Avec l’état de l’axe Guéné-Karimama coupé en plusieurs endroits par les eaux du fleuve sorti de son lit, il n’est pas facile de joindre leurs populations dont certaines ont vu leurs habitations s’écroulées et leurs cultures emportées. Sans abris, elles dorment à la belle étoile.
Appuyés par l’Agence nationale de protection civile, les membres de la plateforme chargée de la gestion des crises et des catastrophes naturelles dans la commune se sont retrouvés, mardi 5 septembre dernier à la mairie. C’était pour évaluer les dégâts enregistrés. Comme bilan, des écoles sont envahies par les eaux en cette veille de la rentrée scolaire, plus de 1500 ha de maïs, 965 ha de riz et près de 10 ha de produits maraîchers détruits.
Par ailleurs, des cas de diarrhée et de vomissements ont été constatés depuis, vendredi 1er septembre, dans la commune. C’est à Boumba, une localité nigérienne frontalière à un village de Karimama, que les premiers maux ont été signalés.
On dénombre pour le moment, 25 personnes malades dont 11 ont été reçues au Centre communal de santé. Déjà, 7 décès ont été enregistrés. « En attendant les résultats des analyses effectuées sur les différents prélèvements, il est difficile de conclure à une épidémie de choléra ou de fièvre Ebola », a indiqué le directeur départemental de la santé dans l’Alibori, Bouraïma Mama. Ce dernier informe qu’il n’a eu connaissance que d’un seul décès à l’arrivée, sur les 5 cas de diarrhée transférés au centre de santé. « Tous les autres malades ont été traités et sont guéris », a-t-il assuré. Toutefois, il fait remarquer qu’il a également eu des informations selon lesquelles des décès en communauté sont à déplorer. Il rassure que la situation est sous contrôle quand bien, Monsè, un autre village situé à une cinquantaine de kilomètre de Karimama. Afin de circonscrire le mal, des équipes sillonnent actuellement les localités de la zone sanitaire de Karimama et de Malanville pour des consultations foraines.
Société 09 sept. 2017

L’examen des revendications contenues dans les cahiers de doléances du 1er mai 2017, c’est l’ordre du jour de la deuxième session de la Commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives Gouvernement/Centrales et confédérations syndicales. Elle a été ouverte, ce jeudi 7 septembre par Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement qui a insisté sur les vertus du dialogue social.
Dans la perspective de la prochaine rentrée scolaire, la deuxième session ordinaire de la Commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives Gouvernement/Centrales et confédérations syndicales a été ouverte, hier. Elle s’est penchée sur « l’examen des revendications inscrites aux cahiers de doléances des centrales et confédérations syndicales pour le compte du 1er mai 2017 ».
Il s’agit des doléances contenues dans le tableau de bord de la commission au titre de 2017 mais avec priorité aux préoccupations des secteurs éducation et santé.
Dans son mot d’ouverture, le ministre Abdoulaye Bio Tchané a souligné l’attachement du Gouvernement au dialogue social qu’il perçoit comme « un instrument qui permet de fédérer les forces, d’aplanir les divergences et d’aider à la construction de la paix sociale ». C’est pourquoi, a-t-il soutenu, le Gouvernement œuvre pour le renforcement de la culture du dialogue social et de la négociation collective au Bénin. Il a magnifié les vertus du dialogue social telles que la prévention et l’anticipation des confrontations. Il n’a pas manqué de souligner l’importance de cette session qui se tient à la veille de la prochaine rentrée scolaire. Dans ce cadre, a-t-il rappelé, le Gouvernement a « entrepris des actions diligentes et concrètes pour améliorer les conditions de travail dans le secteur de l’éducation et garde l’espoir que les revendications des autres secteurs d’activité seront progressivement satisfaites ».
Pour sa part, Noël Chadaré de la Cosi-Bénin a protesté contre la façon dont le Gouvernement a communiqué autour des diligences, notamment des subventions accordées aux centrales et confédérations. Pour lui, les organisations syndicales ne sont pas les seules à bénéficier de subventions de l’Etat. De même, les organisations syndicales ont souhaité que les assises se penchent aussi sur la situation dans le secteur de la santé.
Les deux parties ont convenu de se voir ultérieurement pour poursuivre les travaux?

Que faire pour réduire la fréquence des flammes sur le site des palais royaux d’Abomey, à défaut d’y mettre définitivement un terme ? Sur la question, les approches ne manquent pas et les avis techniques sont tout aussi variés.
« Il faut absolument associer les familles royales et la mairie d’Abomey à la gestion du musée. Ces deux structures doivent jouer un rôle plus important à un niveau de responsabilité plus élevé sur la base d’un cahier des charges qui définit le rôle de chacun. Il faut également un investissement important pour sécuriser l’espace muséal, un renforcement du personnel d’entretien… ». C’est ce que préconise Didier Houénoudé, directeur du Patrimoine culturel au ministère du Tourisme et de la Culture, face aux incendies répétés dans les palais royaux d’Abomey. Il propose également la mise en place de « mécanismes d’alerte qui peuvent prévenir les risques d’incendie ». La finalisation du plan de gestion et du plan de gestion des risques peuvent aussi amoindrir les risques, pense ce docteur en histoire de l’art.
Pour Franck Ogou, spécialiste et expert en gestion de patrimoine culturel en service à l’Ecole du Patrimoine africain (Epa) à
Porto-Novo, en tenant compte de la nature et des causes de ces incendies, on peut être amené à faire trois observations. La première, c’est que « les communautés ne se reconnaissent plus dans leur bien et ne trouvent aucun intérêt à contribuer à leur préservation ». Cela implique, note-t-il, la mise en application de « l’une des recommandations de la mise en œuvre de la convention de 1972 à savoir l’implication des communautés dans la gestion des biens patrimoniaux ». Secundo, il relève la défectuosité des installations et la vétusté des matériels, sans oublier le faible effectif du personnel qui n’arrive pas à avoir le regard sur toute l’étendue du site. Selon lui, la résolution de ces trois problèmes constituera un début de solution aux incendies répétés à Abomey.
« Il est possible de remédier à cette catastrophe », pense aussi Pacôme Alomakpé, gestionnaire de patrimoine culturel, qui suggère comme « solution ultime », le respect du plan de gestion de ce bien patrimonial. Lequel, indique-t-il, intègre dans ses mesures, un code de sécurité stricte. « C’est ce qui est d’ailleurs universel et relève du bon sens quand il est question de la vie, de la protection et de la valorisation d’un bien culturel de reconnaissance mondiale », explique-t-il.
Au-delà de ces solutions plutôt techniques, le directeur du patrimoine culturel va en appeler aussi à la responsabilité des Béninois. Il s’agit, dit-il, « d’un bien qui appartient à tous les Béninois. L’Etat n’est pas le seul à devoir participer à la gestion et à la sécurité du site ». Pour Didier Houénoudé, accuser l’Etat ou encore le ministère en charge de la Culture n’aidera en rien à résoudre les problèmes des musées (fréquentation et autres difficultés). « Très peu de Béninois se soucient de leur fonctionnement et également très peu les fréquentent », déplore-t-il.
Risques de déclassement ?
La question de la fréquence des incendies sur le site va de pair avec les interrogations sur le déclassement ou non de ce site, le premier du Bénin classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Sur la question, les techniciens n’ont pas toujours une convergence de points de vue. Pour Franck Ogou, le risque de déclassement est permanent sur tous les sites inscrits au patrimoine mondial, seulement que ce n’est pas le même degré de risque partout.
S’agissant du cas d’Abomey, « le risque pourrait être plus élevé qu’ailleurs pour les nombreux problèmes de gestion du site, pas seulement à cause des incendies qui ne sont que la partie visible de l’iceberg ». Ce site « doit attirer plus l’attention des pouvoirs publics si nous voulons garder ce label », poursuit ce spécialiste du patrimoine à qui on doit, entre autres, la réfection du Jardin des plantes et de la nature de Porto-Novo. Aussi, révèle-t-il qu’un un plan de gestion des risques pour le site d’Abomey existe et résulte d’un atelier organisé en 2013. Un plan qui met l’accent sur les risques liés aux incendies et propose des solutions.
L’autre chose qui pourrait menacer le site et conduire vers son déclassement, analyse-t-il, ce sont les informations véhiculées à propos, « en des termes très alarmants et ambigus ». Son appel : « restons positifs et travaillons tous à préserver l’image de notre pays par la protection et la valorisation de nos patrimoines ». Didier Houénoudé, lui, pense que « pour l’instant il n’y a pas de risques de déclassement » car « l’incendie est mineur et n’a pas touché les collections, ni les réserves, ni les espaces d’exposition permanente et temporaire ». L’origine des flammes sur le site ne préoccupe pas moins ces techniciens et c’est sans mettre des gants que Pacôme Alomakpé soutient que « le défi du feu sur les sites des palais royaux d’Abomey sort de l’ordinaire et on peut croire que le mal provient de l’acte humain… le feu destructeur n’est pas anodin ».
Toujours est-il que le patrimoine culturel béninois ne se porte pas si mal que cela, affirme le directeur du patrimoine culturel. « Certaines pratiques rituelles et festives permettent de préserver le patrimoine immatériel. Des municipalités et des équipes du ministère en charge de la Culture travaillent à inventorier ce patrimoine culturel afin de pouvoir le rendre plus visible à l’international. Mais ce travail ne peut porter de fruits que si les populations elles-mêmes s’approprient leurs biens et décident de les protéger. Ce ne sont pas tous les éléments du patrimoine culturel qui ont besoin de grands moyens pour l’entretien ou la sauvegarde. Parfois, certains gestes simples de respect sont suffisants pour aider à une meilleure conservation du patrimoine culturel », certifie Didier Houénoudé n

Le Conseil des ministres s'est réuni mercredi, le 6 septembre 2017, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, Président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.
I. Mesures normatives.
Les dossiers ci-après ont été adoptés :
1.1 Projet de décret portant conditions de déroulement de la campagne de commercialisation 2017-2018 des amandes de Karité.
Le Conseil des ministres a entériné les propositions de la Commission permanente d'approvisionnement en facteurs de production, de commercialisation des produits agricoles et du commerce général et fixé le prix plancher des amandes de karité à 100 FCFA le kilogramme.
Cette décision vise à encourager les acteurs à la base de la chaîne de collecte et de commercialisation à poursuivre l'observance des conditions optimales de traitement et de stockage afin d'améliorer sensiblement la qualité de ce produit.
Par ailleurs, le Conseil des ministres s'est penché sur la question du transport des produits agricoles en général et de l'état des pistes rurales sur toute l'étendue du territoire national en particulier.
Le constat fait est peu reluisant et se rapporte à la qualité des travaux souvent mal exécutés ainsi qu'a la dispersion des ressources dans plusieurs ministères, notamment celui de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche et celui des Infrastructures et des Transports.
Pour corriger ces contreperformances, le Conseil a décidé de ce qui suit :
- regrouper en un seul programme tous les besoins d'aménagement et de réfection de pistes rurales sur l'ensemble du territoire national ;
- confier les travaux de réfection de pistes rurales au Ministère des Infrastructures et des Transports qui procédera chaque année aux travaux de réfection et/ou de construction de pistes rurales selon une programmation établie ;
- actualiser la classification des pistes pour se conformer à la réglementation en vigueur ;
- constituer un répertoire d'entreprises techniquement éligibles qui participeront aux consultations ;
- instaurer un contrôle rigoureux des travaux à effectuer par une réorganisation des structures de contrôle.
1.2 Adoption du budget de fonctionnement de l'Unité de Coordination du Projet «Assurance pour le Renforcement du Capital Humain » (UCP-ARCH).
En vue de permettre le démarrage de ses activités, le Conseil des ministres a adopté le budget de l'Unité de Coordination du Projet (UCP) chargée de la conduite du processus devant aboutir à la création de l'Agence Nationale de Protection Sociale (ANPS), dans le cadre de la mise en oeuvre du projet « Assurance pour le Renforcement du Capital Humain ».
Le ministre de l'Économie et des Finances a été instruit de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer, le fonctionnement effectif de l'UCPARCH.
Il. Communications.
Sous cette rubrique, les dossiers suivants ont été approuvés :
2.1 Candidature du Bénin au poste de Juge à la Cour Pénale Internationale
Le Conseil des ministres a marqué son accord et son soutien à la candidature du Bénin au poste de juge à la Cour pénale internationale (CPI).
A cet effet, il est demandé au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et au ministre de la Justice et de la Législation, d'organiser le plaidoyer nécessaire en faveur de l'élection de la candidate de notre pays, Mme Reine Alapini Gansou, à cette fonction.
2.2 Point des négociations sur la Zone de Libre Échange Continental (ZLEC).
Le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat a présenté au Conseil des ministres, le point des négociations sur la création de la Zone de Libre Echange Continental (ZLEC).
Ces négociations ont été lancées par l'Union Africaine en juin 2015, faisant suite à une décision de la 25e session ordinaire de l'Assemblée des chefs d'État et de gouvernement de l'Union Africaine à Johannesburg.
L'objectif principal desdites négociations est d'aboutir, à la fin de l'année 2017, à un accord commercial global et mutuellement bénéfique entre les États membres de l'Union Africaine.
Les résultats des dernières négociations menées dans ce cadre se présentent comme suit :
- les modalités de négociations tarifaires, avec un niveau d'ambition de libéralisation à 90%, ont été retenues ; il a été demandé aux partenaires techniques et financiers, de déterminer des critères liés à la désignation des produits sensibles, à la liste d'exclusion et à la clause anti-concentration ;
- les modalités des négociations sur le commerce des services, telles qu'arrêtées par le Forum des négociations et la réunion des Hauts fonctionnaires, ont également été retenues ;
le calendrier des réunions sur les négociations de la ZLEC a été révisé.
Le Conseil des ministres a pris acte du point de ces négociations et instruit le ministre de l'Economie et des Finances, le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et la Pêche, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, qui président les travaux des Groupes de Travail Techniques au niveau national, de suivre les réunions des Groupes de Travail Techniques au niveau continental afin d'y faire valoir les spécificités de notre pays.
2.3 Rencontre et manifestations au Bénin
Le Conseil des ministres a autorisé l'organisation, dans notre pays, de la rencontre et des manifestations suivantes :
- 1re session de la grande Commission mixte de Coopération Bénino-Sud-Africaine, qui se tiendra à Cotonou, courant novembre 2017;
-20e édition de la Journée nationale de mobilisation pour la lutte contre les troubles dus à la carence en iode (TDCI), qui se déroulera à Ouèssè,
le 27 septembre 2017. A cet effet, des instructions ont été données au ministre de la Santé et au ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, de saisir l'occasion pour sensibiliser les populations sur la qualité du sel propre à la consommation, de poursuivre le contrôle systématique du sel importé et de procéder désormais au contrôle du sel produit localement ;
- Journée mondiale de lutte contre la rage, qui se déroulera le 28 septembre 2017.
2.4 Participation à des rencontres internationales
Le Conseil des ministres a marqué son accord pour la participation, de notre pays aux différentes rencontres ci-après :
- réunions de haut niveau, aux manifestations parallèles et au débat général de la 72e session ordinaire de l'Assemblée générale de l'Onu, qui se tiendra à New York, aux Etats-Unis, du 12 au 27 septembre 2017;
- 5e réunion des ministres d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) chargés de la Pêche et de l'Aquaculture, qui se tiendra aux Bahamas, du 18 au 21 septembre 2017.
2.5 Comptes rendus.
2.5.1 Mesures prises pour enrayer l'épizootie affectant les hippopotames dans la réserve de la Pendjari.
Le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche a rendu compte au Conseil des ministres, des mesures prises pour enrayer l'épizootie affectant les hippopotames dans la réserve de la Pendjari.
Il ressort des visites effectuées sur le terrain et des premières investigations menées que :
- Le phénomène observé n'est pas le premier dans l'histoire du Parc. Des mortalités similaires d'hippopotames avaient été en effet enregistrées courant 2014;
- le diagnostic d'infection par Bacillus anthraas devra être confirmé par un laboratoire de référence sollicité en Allemagne, dans les délais les plus courts ;
- l'équipe de veille installée par le CENAGREF et appuyée par la firme African Parks Network (APN) est instruite pour suivre quotidiennement l'évolution de la situation ;
- African Parks Network (APN), compte tenu de son expertise en la matière, doit se mettre en relation avec les Services Vétérinaires, le CENAGREF et autres structures en charge de la gestion des Parcs pour proposer un plan de réaction rapide ;
- l'Atacora, dans sa zone Ouest, étant en endémicité de charbon bactéridien, la Direction Départementale de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche (DDAEP) et le Projet de Lutte contre le Charbon Bactéridien ont été instruits de démarrer, sans délai, des séances de sensibilisation en direction des populations. A cet effet, il a été décidé que la dose vaccinale cédée à cinquante (50) francs CFA aux éleveurs soit gratuite, avec obligation pour les éleveurs de faire vacciner leurs animaux.
African Parks Network (APN), le CENAGREF et les Services Vétérinaires ont été instruits aux fins des actions urgentes ci-après :
- mise en place d'une équipe de recherche des carcasses pour ensevelissement, dans un rayon de 5 km autour de la mare ;
- gestion des carcasses autour de la mare aux canards (équarrissage puis enfouissement en profondeur raisonnable avec de la chaux vive) ;
- marquage des lieux d'enfouissement pour qu'ils soient reconnaissables de loin ;
- isolement des champs maudits.
Le Conseil des ministres a approuvé ces mesures et instruit le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable et le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, de prendre les dispositions nécessaires, chacun en ce qui le concerne, pour un suivi rigoureux des actions à mener.
Le ministre de l'Economie et des Finances mettra à la disposition du ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, les moyens nécessaires à cet effet.
23.2 Mission à l'étranger.
Le Conseil des ministres a approuvé le compte rendu de la participation de notre pays à la 9e réunion panafricaine des délégués africains de l'Organisation mondiale de la Santé Animale (OIE) sur la position coordonnée de l'Afrique sur les normes sanitaires, qui a eu lieu à Nairobi, au Kenya, du 3 au 5 mai 2017.
Fait à Cotonou, le 6 septembre 2017.
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Edouard OUIN-OURO

Le président de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic), Mathieu Adjovi, a effectué, ce jeudi 7 septembre, une visite de terrain dans le bassin cotonnier du Bénin. C’est pour se rendre compte de l’effectivité de la mise en œuvre du programme d’intensification de la culture cotonnière lancé par sa structure. Avec les membres de sa délégation, il a pu constater l’engouement des cotonculteurs, dans les communes de l’Alibori, notamment Gogounou, Kandi et Banikoara.
Sans tambour ni trompette, l’Aic fait bouger les lignes grâce au professionnalisme de ses responsables. Elle est décidée à battre le record de 451 000 tonnes de production réalisée l’année dernière. Et les effets positifs du programme d’intensification en expérimentation au niveau d’un certain nombre d’exploitations, sont déjà perceptibles sur le terrain, notamment dans le bassin cotonnier où sa délégation était, ce jeudi 7 septembre. Le clou de cette descente effectuée dans l’Alibori aura été la séance de travail qui a eu lieu à Kandi avec les producteurs.
Faisant le bilan à mi-parcours de la campagne dans l’Alibori, le coordonnateur départemental du dispositif technique de l’Aic mis en place, Alassane Manin Amadou, s’est voulu rassurant. Il a fait observer un déroulement normal des activités de production.
Avec les réformes qui sont désormais mises en œuvre, le coton se porte mieux, a reconnu le maire de Banikoara, Bio Sarakou Tamou. Comme lui, les producteurs de coton à travers la Fédération nationale des Coopératives villageoises de coton et l’Union départementale des Coopératives villageoises de coton ont témoigné leurs reconnaissances à l’Aic pour leur avoir permis de recevoir les intrants et des semences de très bonne qualité et en quantité suffisante à temps. Tous sont unanimes que le programme d’intensification est une mesure salutaire.
Pour le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, le coton consomme énormément de matières nutritives du sol. La terre n’étant pas extensible, la superficie du Bénin ayant toujours été de 112 622 km2, il faudra chercher désormais à procéder autrement, si nous voulons augmenter la production cotonnière, souhaite-t-il. Il a rappelé que la capacité des usines installées au Bénin est actuellement de 612 000 tonnes. « Pour leur permettre de fonctionner à plein régime, nous avons besoin d’augmenter la production sans augmenter les superficies cultivées. D’où la nécessité du programme d’intensification », a expliqué le président de l’Aic. Il s’agit, selon lui, d’amener les producteurs à passer de moins d’une tonne à plus de deux à l’hectare. Aussi a-t-il salué l’initiative de faire de 2017, une année test pour la mise en expérimentation du programme.
Suite à la visite de quelques exploitations effectuée dans les localités de Gounarou, Thui et Sompérékou, respectivement dans les communes de Gogounou, Kandi et Banikoara, Mathieu Adjovi s’est réjoui de constater l’adhésion des producteurs. « Ils ont totalement adopté le programme et sont conscients qu’ils peuvent produire sur les mêmes superficies et avoir de grands rendements », a poursuivi le président.
En effet, à Gogounou, le producteur de l’exploitation visitée a reconnu que c’est 150 kg de Npk qu’il mettait par hectare et 50 kg d’urée. Aujourd’hui, il a facilement accepté d’aller à 250, voire 300 et 350 kg de Npk à l’hectare. Il a donc constaté qu’en mettant plus d’intrants sur la même superficie qu’il a l’habitude d’emblaver, ils ont un rendement à l’hectare plus important et pourront gagner plus d’argent. Sur deux superficies voisines, il a fait 2,5 ha de coton en production intensifiée et 8,63 ha en conventionnelle. Il attend 2 à 3 tonnes de rendement à l’hectare sur le premier et à peine 1,5 tonne sur la deuxième superficie.
Le président Mathieu Adjovi satisfait a souhaité que l’expérience des trois producteurs visités soit capitalisée, afin qu’il y ait plus d’adhésion au cours de la prochaine campagne. « Avec ce que je vois, nous allons dépasser l’objectif de faire 550 000 tonnes. Les trois communes visitées aujourd’hui sont des communes pilotes. Que ce soit à Gogounou, Kandi ou Banikoara, avec l’état végétatif que les plantes affichent et le nombre de capsules qu’elles portent, franchement tout augure d’une très bonne campagne, la nature étant à nos côtés », a-t-il insisté.
Par rapport aux doléances soulevées et qui sont relatives aux crédits-récoltes, la réfection des pistes rurales et l’insuffisance des agents d’encadrement, il a également tenu à rassurer les uns et les autres. Toutes les dispositions sont en train d’être prises par l’Aic afin que des solutions puissent leur être trouvées?

Les lâchées d’eaux du barrage de Nangbéto aggravent, comme depuis quelques années déjà, les dégâts de la crue du fleuve mono. Le phénomène est décrié par ces temps-ci encore, alors que le département n’enregistre pas de fortes pluies. A la suite de son homologue d’Athiémé, Anani Hlondji, maire de Grand-Popo, a fait le constat amer au niveau de plusieurs localités de sa commune.
Il a visité, mardi 5 septembre dernier, à la tête d’une forte délégation, des arrondissements de Sazué, de Djanglanmey et d’Adjaha où des sinistrés continuent de souffrir le martyre. Ces derniers perdent, de façon impuissante, des productions agricoles, des habitations et des proches notamment des enfants en bas âge, selon des agents de santé. Le spectacle est autant désolant que le bilan des dégâts. Anani Hlondji, n’a pas pu contenir son amertume.
« Avant c’était tous les cinq ans que nous connaissions l’inondation. Mais maintenant, c’est presque tous les ans et cela est dû au barrage de Nangbéto. Ce sont des lâchées d’eaux du barrage qui occasionnent ce sinistre car, ici nous sommes dans le versant. Les eaux que déverse le barrage de Nangbéto nous font subir des dégâts », fustige le maire qui plaide pour un programme d’assistance en vue de soulager les sinistrés. Le maire suggère qu’il y ait un programme qui vise, chaque année, une action sociale en faveur des populations. « Le mal, on le connaît et il ne peut pas nous causer, chaque année, ce tort-là sans qu'une action ne soit faite à notre endroit », a souligné Anani Hlondji.
A l’image de Grand-Popo d’autres communes du Mono, comme Athiémé et Bopa, vivent les mêmes situations de détresse. A Athiémé un homme de 32 ans a déjà perdu la vie par noyade laissant, derrière lui, trois filles. Vivement que l’appel du maire fasse réagir la Compagnie électrique du Bénin (CEB), structure de gestion du barrage de Nangbéto.
Politique 08 sept. 2017

Une séance de restitution de l’étude socioéconomique de la création du guichet des Associations des services financiers (Asf) à Djougou et de l’agence de la Donga s’est tenue mardi 5 septembre dernier dans la commune. L’objectif est de faire part aux populations, actionnaires principaux de ces instruments de financement, de leurs nouvelles orientations sous l’égide du Projet d’appui à la promotion des services financiers ruraux adaptés (Papsfra) sous tutelle du Programme Cadre des interventions du Fida en milieu rural au Bénin (ProCaR).
Créées en 1997 dans les villages du Bénin par des populations dont l’accès aux services des institutions de financement est assez limité, les Associations des services financiers (Asf) ont connu diverses fortunes. Quoique leur avènement ait permis à ces populations de bénéficier de microcrédits pour financer leurs activités agricoles il n’en demeure pas moins que certains dysfonctionnements ont été notés au niveau de ces institutions dont les populations rurales sont les principaux actionnaires. L’étude socioéconomique commanditée par le Projet d’appui à la promotion des services financiers ruraux adaptés (Papsfra) vise, selon Sikirou Oloulotan, coordonnateur national du Programme Cadre des interventions du Fida en milieu rural au Bénin (ProCaR), à donner de nouvelles orientations à ces associations. Il s’agit en somme de revoir le fonctionnement et la structuration des Asf afin de les rendre plus performantes et professionnelles. Dans le cas d’espèce, l’on assistera à la fermeture de certaines et à la fusion des moins performantes à celles dont les résultats comblent les attentes du Projet d’appui à la promotion des services financiers ruraux adaptés (Papsfra). Aussi est-il attendu des réformes à faire, tel que proposé par l’expert Arcadius Domingo. Cinq agences dont celle de Djougou devront être installées en milieu urbain pour fédérer tous les guichets Asf au niveau des villages.
La séance de restitution de l’étude au-delà de l’objectif d’informer les populations de ses résultats consacre également la création de l’agence Asf de Djougou appelée à couvrir les départements de l’Atacora et de la Donga, indique Moussa Nassirou, chef du Projetd’appui à la promotion des services financiers ruraux adaptés. Des résultats de cette agence dépendra la multiplication de ces institutions de microfinance un peu partout.
Se réjouissant de la dynamique de réforme institutionnelle dans laquelle se sont inscrites les Asf en vue de se rendre plus performantes, Alassane Zoumarou, maire de la commune de Djougou, a souligné l’importance de leur rôle dans la lutte contre la pauvreté et s’est dit prêt à accompagner l’installation de la nouvelle agence en milieu urbain. « L’Asf Bénin en tant qu’institution de microfinance est, à la fois, un outil précieux pour le développement économique et un instrument de lutte contre la pauvreté. Les financements des micros et petits entrepreneurs permettent à de nombreux Béninoises et Béninois membres de l’Asf Bénin d’entreprendre des activités génératrices de revenus et d’échapper ainsi à la précarité», a-t-il ajouté?

Etudiant en fin de formation en Diplomatie et en Relations internationales à l’Ecole nationale d’administration et de la magistrature (Enam) et aussi en droit privé à la Faculté de droit et de sciences politiques de l’Université d’Abomey-Calavi, Aymard Koura Konti est depuis mardi 5 septembre dernier, le président du Parlement des Jeunes du Bénin, deuxième mandature. Il révèle ici sa stratégie de victoire et ses priorités.
La Nation : Vous avez été porté au perchoir pratiquement sur le fil du rasoir avec une voix d’écart face à votre challenger. Ça ne fait pas trop exulter de joie ?
Aymard Koura Konti : C’est vrai j’ai été élu par 43 voix pour contre 42 pour mon challenger que je salue parce qu’il n’a pas démérité. C’est le jeu démocratique. Ce score ne m’a pas trop surpris parce qu’avec les tractations, j’espérais avoir 45 voix. L’essentiel pour moi est que je suis déjà élu et prêt à travailler avec tout le monde pour la cause du Parlement des jeunes du Bénin, deuxième mandature. Les élections sont terminées. Je ne veux plus savoir qui a voté et qui n’a pas voté pour moi. Je suis le président de tout le monde. Les six autres membres du bureau et moi, nous travaillerons dans ce sens. Nous sommes une jeunesse éveillée qui sait que c’est en conjuguant les forces qu’on est plus fort. Je sais qu’ils vont m’accepter pour le rayonnement de notre institution. Le Parlement des jeunes du Bénin est désormais un et nous devrons travailler en synergie pour l’atteinte des objectifs qui nous sont assignés.
Quels ont les atouts qui ont milité en votre faveur ?
Dans l’Atacora, mon département on est sept membres sur les 85 que compte le Parlement. Les sept ont porté leur choix sur moi pour les représenter au sein du bureau. Pas forcément parce que j’étais le meilleur d’entre eux, mais peut-être parce qu’ils ont une certaine confiance en moi. C’est vrai, je connaissais déjà certains avant les épreuves écrites de notre sélection par l’Assemblée nationale. Juste après la composition, j’ai tout fait pour entrer en contact avec tous les autres candidats du département pour faire leur connaissance.
J’ai gagné ensuite la confiance de mes pairs de la Donga surtout de celui qui a été retenu par ce département. Puisque, tenant compte de l’ancien découpage territorial, les anciens départements du Bénin devraient se retrouver en leur sein pour retenir une personne. Je suis devenu donc l’unique candidat retenu par consensus et devant représenter les deux départements au bureau.
J’ai poursuivi les négociations afin de gagner du terrain. Ce qui a marché pour moi et j’ai été porté au perchoir. En fait, les tractations ont été faites par bloc. Il y a eu deux blocs qui ne sont pas bâtis forcément sur des critères régionalistes, contrairement à ce que disent certains, mais dont l’ambition est de prendre le contrôle du Parlement. Mon bloc a été dénommé « Consensus national » parce qu’il regroupait les quatre départements du Nord-Bénin à savoir l’Atacora, la Donga, le Borgou et l’Alibori en plus les Collines et le Couffo, et quelques autres représentants des autres départements qui nous ont rejoint à la dernière minute. L’autre bloc d’en face regroupait les départements du Littoral, de l’Atlantique, de l’Ouémé, du Plateau et du Zou. J’avoue que les tractations n’ont pas été du tout facile dans les coulisses. Mais au finish la majorité a triomphé et je ne suis issu d’aucun bloc régionaliste. Je remercie tous mes collègues ainsi que mes aînés de la première mandature du Pjb dont certains m’ont soutenu dans l’ombre.
L’euphorie de la victoire terminée, place maintenant au travail. Quelles sont vos priorités ?
Les priorités de mon bureau et moi seront d’œuvrer pour le rayonnement du Parlement des jeunes du Bénin. Car jusqu’ au lancement des avis de candidatures pour notre sélection, je ne savais pas que cette institution existait. Je suis sûr que je ne suis pas le seul. Il s’agira alors de travailler pour faire connaître l’institution, la rendre crédible auprès des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations nationales et internationales. Mon mandat me tient vraiment à cœur. Je veux laisser des traces positives pour qu’on puisse dire à la fin de la mandature qu’une personnalité comme Aymard Koura Konti est passée à la tête du Parlement des jeunes du Bénin?
Actualités 07 sept. 2017