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Nouvelles

Défis du monde du travail en temps de coronavirus: « De bonnes mesures d’urgence peuvent faire la différence entre survie et effondrement », selon Guy Ryder
Le monde du travail est profondément touché par la pandémie du coronavirus. Outre le péril que cela représente pour la santé publique, les bouleversements économiques et sociaux menacent les moyens de subsistance et le bien-être à long terme de millions d’individus. L’Organisation Internationale du Travail (Oit) et ses mandants – gouvernements, employeurs et travailleurs – joueront un rôle primordial dans la lutte contre la pandémie en garantissant la sécurité des personnes ainsi que la viabilité des entreprises et des emplois. A ce propos, le Directeur général de l’Organisation internationale du Travail (Oit) répond aux questions de Catherine Fiankan-Bokonga pour La Nation. La Nation : L’Oit a publié une étude relative aux effets du Covid-19 sur les travailleurs et les entreprises. Quelles en sont les grandes lignes ? Guy Ryder : Nous continuons à perdre des emplois de manière extraordinaire. Il y a un mois on estimait, pour le deuxième trimestre de 2020, une perte d’heures de travail équivalente à 195 millions d’emplois à plein temps. Aujourd’hui, nous tablons plutôt sur une perte d’heures de travail équivalente à 305 millions d’emplois à temps plein. Cette situation est principalement due à la prolongation des mesures de confinement. Il faut se rendre compte que derrière tous ces chiffres se cache une catastrophe humaine car la pandémie du Covid-19 ne correspond pas simplement à des statistiques mais c’est un bouleversement de la vie des gens. Moins d’heures de travail signifient pour beaucoup, une perte de revenu, et pour plusieurs millions de personnes cela se traduit par moins de nourriture et plus de pauvreté. Nous nous trouvons donc face à la pire crise depuis la Seconde guerre mondiale. On se souvient que lors de la crise financière de 2008- 2009, on avait assisté à une augmentation du chômage d’environ 22 millions de personnes mais la situation liée au Covid-19 est pire. Une récession économique qui semblait probable, il y a quelques semaines, est maintenant devenue réalité. Nous devons nous assurer qu’elle soit courte et ne se transforme pas en une longue et douloureuse dépression. Les travailleurs du secteur informel ne sont-ils pas victimes à plusieurs titres ? Effectivement les travailleurs de l’économie informelle sont les plus affectés par cette situation catastrophique. Les études au Bit montrent qu’environ 76 % des travailleurs de ce secteur sont affectés par les mesures de confinement car ils travaillent dans les secteurs les plus touchés. Ce qui est dramatique pour ces personnes, c’est que le travail à distance est impossible, souvent elles ne disposent d’aucune protection sociale et elles ont un accès très limité aux services de santé. La perte de leur revenu moyen est estimée à 60 %. Nous sommes face aux effets les plus dramatiques de cette crise. Il faut absolument que nous portions une attention et une assistance très spéciale envers ces travailleurs qui sont peut-être les plus vulnérables dans le monde du travail. Aujourd’hui nous estimons que la pauvreté dans le secteur du travail informel a augmenté de près de 34 %. Nous sommes déjà dans une situation extrême. Craignez-vous que ce contexte de récession va entraîner des soulèvements sociaux dans le monde ? Une chose est claire, la situation est et reste extrêmement grave. L’histoire démontre que lorsque les gens souffrent, lorsqu’il y a un manque de justice sociale, qu’on ne porte pas attention aux plus vulnérables d’entre nous, cela provoque des réactions. C’est le moment de faire preuve de solidarité internationale. Il ne faut pas tourner le dos à ceux qui sont les plus affectés. Nous ne devons absolument pas être indifférents vis-à-vis des souffrances des autres car dans ce cas, il y aura risque d’instabilité et de réaction sociale. Tout dépendra de notre attitude. Sommes-nous prêts ou pas à apporter des réponses solidaires ? J’ose espérer que nous le sommes. En cette période d’assouplissement des mesures de confinement, quels conseils donnez-vous aux gouvernements et aux entreprises pour protéger les travailleurs ? Dans certaines régions (Asie et Europe), nous assistons à un début de retour au travail. Ce qui ne signifie pas un retour à la normalité car nous savons que pour une période indéterminée, nous sommes condamnés à vivre et à travailler avec ce virus. Une chose est extrêmement claire, il est impératif de protéger les travailleurs dès maintenant. Les entreprises, les autorités publiques doivent s’assurer de la priorité absolue à la santé et au bien-être des travailleurs. Nous sommes tous impatients de reprendre nos activités. Il est vrai qu’il existe des impératifs économiques mais la vie et la santé des travailleurs doivent constituer la priorité absolue. Dans cette situation, l’outil incontournable est le dialogue social. Les bonnes solutions se trouvent lors d’échanges entre gouvernement, employeurs et travailleurs qui ont l’expérience directe de ce qui doit être fait. L’heure est à la coopération entre ces différents acteurs. Et si nous sommes intelligents, alertes, nous pouvons permettre le retour progressif au travail en attendant, dans cette période de transition, un vaccin qui nous protègera tous contre ce terrible virus. En cette période de pandémie, il est souvent dit que nous sommes capables du pire comme du meilleur. J’espère que nous serons tous, individuellement et politiquement, disposés à donner le meilleur de nous en faisant montre de solidarité et de générosité afin de combattre les crises économique et humaine qui découlent de la situation sanitaire. Retour au travail centré sur l’humain L’Organisation internationale du Travail (Oit) indique que les politiques de retour au travail doivent être fondées sur une approche centrée sur l’humain. Les droits des personnes doivent se trouver au cœur des stratégies économiques, sociales et environnementales. Le dialogue social, réunissant gouvernements, organisations d’employeurs et de travailleurs, sera déterminant pour établir des politiques efficaces ainsi que la confiance nécessaire pour un retour aux activités effectué en toute sécurité. Il convient de tenir compte des besoins des travailleurs les plus exposés aux maladies graves, notamment le personnel âgé, les femmes enceintes, ceux souffrant d’affections préexistantes, les réfugiés, les migrants et les personnes travaillant dans le secteur informel. Selon l’Oit les travailleurs doivent se sentir en sécurité sur leur lieu de travail et protégés aussi bien contre les risques directement liés au Covid-19 que contre les risques indirects liés particulièrement au travail à domicile. L’Oit a publié le 27 mai ses dernières prévisions de l’incidence de la pandémie de Covid-19 sur les travailleurs et les entreprises du monde entier. Par Catherine Fiankan-Bokonga : Correspondante permanente accréditée auprès des Nations Unies à Genève (Suisse) Santé 03 juin 2020


Blocage dans l’élection des maires: Les conseils communaux attendent un fil d’Ariane ?
Plus rien ne bouge dans l’élection des maires. Après les 17 rendez-vous manqués de la semaine dernière, plusieurs reports et suspensions ont déjà été notés cette semaine. Tout indique que les conseils communaux ont du mal à se décider à pourvoir aux fonctions de maire et d’adjoints au maire. Dans toutes les communes, le scénario est pratiquement le même. Après l’installation du conseil, l’élection du maire se heurte à l’indécision et la mésentente des élus puis est simplement reportée. Soit il n’y a pas de candidats aux fonctions de maire et adjoints au maire, soit il y a plus de candidats qu’il n’en faut, ou le candidat de la liste majoritaire est désavoué par ses propres pairs en plénière. Et dans ces conditions, le préfet suspend la séance pour défaut d’entente. C’est ce à quoi l’on a eu droit dans les communes programmées du lundi 1er au mardi 2 juin pour l’installation du conseil et l’élection de bureau exécutif. C’est dire qu’il n’y a pas eu d’élection aboutie de maire et adjoints au maire cette semaine. A Cotonou, Calavi, Lokossa, Sèmè-Podji, Bohicon…, l’installation des conseils a débouché sur le report des élections du bureau exécutif. Cela pose un problème de discipline et d’harmonie au sein des partis politiques qui, malgré leur majorité absolue, n’arrivent pas à s’entendre démocratiquement sur le choix de leurs représentants. Les partis politiques dans leur règlement intérieur devraient avoir prévu les modes d’élection à l’interne et devraient s’en tenir à cela. La démocratie commence à la base. Etant donné que les partis majoritaires se sont montrés incapables de dégager en leur sein les candidats aux fonctions de maire et d’adjoints au maire, il a bien fallu revoir les textes. Les candidats proposés par les partis majoritaires n’ont pas l’adhésion de tous leurs pairs et ces derniers ne sont pas disposés à suivre la dynamique du groupe, tant qu'ils ne se reconnaitront pas dans les candidats proposés. L’en témoigne la déclaration de certains élus de Bohicon qui se sont désolidarisés de leurs pairs et ont déjà soumis au leader du parti, Abdoulaye Bio Tchané, leurs propositions pour la constitution du bureau exécutif de Bohicon. Les dispositions du Code électoral, en la matière, n’arrangent visiblement pas les conseillers. La prérogative de la proposition du maire par le parti ayant la majorité absolue réduit la marge de manœuvre et ne répond pas au désir de tous. Certains élus se trouvant dans le parti minoritaire voient leur ambition court-circuitée par cette disposition alors même qu’ils auraient pu obtenir un vote majoritaire s’ils étaient proposés. Dans ces conditions, ne fallait-il pas revenir au mode classique de vote ? Autrement dit, faire fi de la prérogative accordée au parti majoritaire pour laisser place à un scrutin uninominal ouvert, à la majorité absolue avec autant de tours qu’il sera nécessaire. Auquel cas, il faudra modifier le Code électoral. Au regard de la fréquence de modification du Code électoral depuis l’ère démocratique, l’on se rend à l’évidence que le hic, ce sont moins les textes que les acteurs politiques trop attachés à leurs intérêts particuliers. Société 03 juin 2020


45 ans de la Cedeao: L’intégration économique marque le pas
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a 45 ans. L’organisation célèbre la solidarité au service des peuples tandis que l’intégration économique tant prônée reste encore un voeu pieux du fait des intérêts nationalistes. Créée le 28 mai 1975, la Cedeao fête son quarante-cinquième anniversaire sous le thème « 45 ans de solidarité au service des peuples d’Afrique de l’Ouest ». Deux sous-thèmes sont également retenus pour nourrir les réflexions : « Promouvoir ensemble le développement socioéconomique et humain, par l’intégration régionale » et « Lutter ensemble contre la Covid-19 en Afrique de l’Ouest », précise Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la Cedeao. Ces thèmes visent à mettre en lumière les progrès accomplis en près d’un demi-siècle mais aussi les défis à relever pour une intégration effective des Etats membres. La Cedeao « peut aujourd’hui s’enorgueillir d’avoir réalisé un espace de libre circulation qui s’étend à plus de quinze pays, un marché économique intégré et des mécanismes de formulation de politiques harmonisées dans tous les domaines », selon Jean-Claude Kassi Brou. Il en veut pour preuves les appuis de l’Organisation pour la démocratisation et l’observation d’élections dans les Etats membres. Des prouesses sont également notées sur le front économique, fait-il observer. Mais au-delà des mots, le chemin est encore long pour l’atteinte des objectifs, tant les défis sont énormes. Défis de circulation et de sécurité Les efforts déployés par les Etats et l’Organisation se voient compromis par le choc sécuritaire qui frappe la région dans la zone centrale du Sahel et le nord-est du Nigeria en proie aux fréquentes attaques terroristes. La sous-région reste également une zone de trafic et d’exploitation de personnes, lesquelles sont utilisées comme domestiques ou travaillent dans des carrières ou encore font l’objet d’exploitation sexuelle. Cela a amené la Commission à initier, entre autres, une carte d’identité biométrique de la Cedeao, en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (Oim). Lancée depuis le 10 juillet 2014 à Accra au Ghana, à la faveur de la 46e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao, elle n’est toujours pas effective. Elle devrait faciliter la libre circulation des personnes dans l’espace et mieux contribuer à la lutte contre la criminalité transfrontalière organisée et le terrorisme. Un Plan d’action régional a été aussi adopté en décembre 2019 par les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté mais sa mise en œuvre reste encore un challenge. Ainsi, la libre circulation des biens, des services, des capitaux ainsi que le droit d’établissement pour les professions libérales : avocats, médecins, pharmaciens, architectes, experts-comptables et comptables agréés dans les Etats membres butent encore sur des écueils à surmonter. Quid de la coopération économique ? A l’origine, le Traité de Lagos qui consacre la naissance de la Cedeao cantonnait les prérogatives de l’organisation à l’économie, avant d’élargir le champ d’application à la politique, notamment avec la révision intervenue en 1993. En matière d’intégration économique, c’est le hic ! La fermeture unilatérale de ses frontières depuis le 15 août 2019 par le Nigeria, tête de pont de la Cedeao, en est la preuve. A l’instar du continent où le commerce intra-africain des produits ne représente que 16%, les pays font les affaires beaucoup plus avec l’Europe, l’Asie et l’Amérique qu’entre eux, les industries étant par ailleurs peu développées dans la zone. De plus, huit différentes devises - pas toujours convertibles entre elles – sont présentes dans la zone. La mise en circulation d’une monnaie unique au sein de la Communauté demeure un rêve depuis quatre décennies, voire une chimère au gré des intrigues politiques et des intérêts nationalistes. C’est ainsi que la devise commune dénommée « Eco » qui devrait voir le jour cette année a du mal à se mettre en place. La mise en œuvre du Programme de coopération monétaire de la Cedeao (Pcmc) connaît un retard par rapport à la convergence ou la complémentarité des économies dans cette zone. Les regards sont tournés vers la Zone de libre-échange continental en Afrique (Zleca) entrée en vigueur le 30 mai puis lancée, dimanche 7 juillet 2019. Pour ce faire, l’harmonisation des législations commerciales, la définition des mécanismes d’arbitrage, la levée des obstacles pour la transaction des marchandises, sont autant de défis à relever. « Tout sera mis en œuvre afin d’assurer l’opérationnalisation de la Zleca, initialement prévue pour le 1er juillet 2020 », assure le président de la commission. « Elle devrait nous offrir la possibilité d’établir et de consolider de nouvelles chaînes de valeur régionales et continentales, dans un contexte de difficultés au plan mondial », explique-t-il. Economie 03 juin 2020


Suspension du processus électif à Lokossa: Pas de candidature au poste de maire
L'averse qui arrose depuis ce matin Lokossa et ses environs n'a pas empêché les conseillers élus, le 17 mai dernier pour le compte de la commune, de répondre à la convocation du préfet du département en vue de leur installation officielle. C’est la loi qui impose aux préfets d’installer les nouveaux conseils dans un délai de quinze jours après la proclamation des résultats de leur élection, a rappelé l’autorité préfectorale. Mais si la cérémonie d’installation s’est déroulée sans anicroche, la phase suivante à savoir la séance d’élection du maire ainsi que de ses adjoints et chefs d’arrondissement a pris fin en queue de poisson. La raison est liée à l’absence de déclaration de candidature de l’Union progressiste, le parti ayant la majorité au conseil. Au dire du préfet Komlan Zinsou, « la séance est suspendue et non reportée ». Les conseillers sont invités à rester en alerte pour une nouvelle convocation.   Désiré C.  VIGAN A/R Mono-Couffo   Actualités 02 juin 2020


Précarité et maladies récurrentes dans le milieu culturel: Ce qui est prévu pour l’amélioration de la situation sociale des artistes
Le débat sur l’assistance sociale à apporter aux artistes béninois a refait surface il y a quelques jours, avec le décès, des suites de maladie, du musicien Assa Cica. La solution à ce sempiternel problème pourrait venir du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Gilbert Déou Malè, directeur général du Fonds des arts et de la culture, et Eugène Aballo, directeur du Bureau béninois du droit d’auteur et des droits voisins, font partie des dernières personnes ayant été en contact avec l’artiste béninois de la musique traditionnelle Assa Cica sur son lit d’hospitalisation. À la sortie de cette visite, les deux directeurs sous tutelle du ministère en charge des Arts et de la Culture ont eu la dent un peu dure contre les proches de l’artiste défunt. Lesquels n’ont vraiment pas respecté leurs engagements et n’ont pas investi dans la santé de l’artiste au prorata des montants débloqués à cette fin. Il est à souhaiter que « les parents fassent un peu preuve d’honnêteté pour que les fonds puissent servir à ce pourquoi ils ont été débloqués», avait clairement fait savoir Gilbert Déou Malè, directeur général du Fonds des arts et de la culture. Eugène Aballo, directeur du Bureau béninois du droit d’auteur et des droits voisins, va dévoiler quelques-unes des actions de sa structure au profit du même artiste, depuis août 2019 où son mal a empiré. Maintes fois, il a été demandé à ses proches de l’envoyer aux soins, et des enveloppes financières ont été remises à cette fin. Mais l’artiste, semble-t-il, n’a pas souvent eu droit à des soins conséquents et a été souvent filmé dans des états pas trop gais puis balancé sur les réseaux sociaux. Autant de choses que ces deux responsables ont dénoncées au terme de leurs échanges avec l’équipe médicale sans savoir que Assa Cica vivait ses derniers instants. Evoquer cette situation, ce n’est pas faire une fixation sur l’homme que pleure le monde culturel béninois depuis peu. Son cas est même loin d’être isolé. Ces dernières années, on a assisté à la même tendance pour de nombreux artistes du troisième âge qui, la plupart, sont passés de vie à trépas. On comprend ainsi pourquoi depuis plusieurs mois, des réformes sont envisagées pour l’appui social du Bubedra aux artistes. Des réformes du Fonds social et culturel du Bubedra Même si Assa Cica, de regrettée mémoire a bénéficié plusieurs fois de l’action sociale du Bubedra, cela n’impacte en rien ses dividendes en tant que sociétaire. « L’action sociale du Bubedra ne s’inscrit pas dans le cadre des redevances que l’artiste touche. Cette action sociale est une cagnotte à part qui sert en cas d’urgence, en cas de problème de santé, à voler au secours des artistes », explique Eugène Aballo. Mais ce mode de fonctionnement a montré ses limites et ne sert pas toujours la cause des artistes. « La réflexion nous conduit à arrimer ce fonds social et à le mettre en cohérence avec le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) » contenu dans le programme d’action du gouvernement, soutient-il. Ce qui est prévu à ce niveau, selon nos informations, c’est la mise en place d’une police d’assurance maladie intégrée à l’Assurance pour le renforcement du capital humain au profit de tous les sociétaires au lieu de leur donner une somme qui couvre à peine les frais liés à leurs soins médicaux. On laisse aussi une possibilité au sociétaire de cotiser chaque mois pendant une période définie et recevoir à terme, une retraite mensuelle ou trimestrielle. Autre possibilité, c’est de cotiser chaque mois pendant une période définie et recevoir à terme, une retraite globale. Ces réformes envisagées pour en finir avec la précarité dans le milieu culturel ont eu pour point de départ, il y a quelques mois, une nouvelle carte numérique sécurisée et multifonction pour les artistes. En effet, au mois de mai de l’année dernière, des sociétaires du Bureau béninois du droit d’auteur et des droits voisins sont entrés en possession de nouvelles cartes. Plus qu’un simple sésame, la nouvelle carte induit une série de transformations avec pour finalité, le bien-être des acteurs culturels et plus particulièrement des artistes. Avant d’en arriver là, il a fallu passer au scanner la base de données du Bubedra pour extirper les artistes fictifs, les doublons et autres sociétaires de nom qui n’existent que pour percevoir des dividendes. Au total, le Bubedra a retenu un ensemble d’actions qui traduit la volonté du gouvernement d’améliorer le mieux-être des artistes, apprend-on. Une volonté dont la matérialisation est la série de réformes que connaît cette structure avec une nette amélioration de son rendement et de ses prestations n Que disent les chiffres ? La capacité de mobilisation des ressources s’est nettement accrue et les chiffres actuels témoignent d’un travail d’orfèvre. « Mon équipe et moi ne dormions pratiquement pas… Nous ne sommes pas venus dire ce que nous avons l’intention de faire, nous sommes venus dire ce que nous avons», expliquait Eugène Aballo au lancement de la nouvelle carte. Pour ce qui est des chiffres de la structure, ils sont en nette croissance. D’une mobilisation de fonds évaluée à 113.153.542 F Cfa en 2014, elle est passée en 2016 à 141.495.182 F Cfa avant de remonter en 2017 à 147.857.256 F Cfa. Depuis 2018, le Bubedra tutoie les 197.329.275 F Cfa, soit une collecte en augmentation de 35 % en 2018 par rapport à 2017. Par ailleurs, il est passé de deux à trois répartitions par an avec des dividendes nettement en hausse. « De 35.000F Cfa de droits, je suis passé à plus de 700.000F Cfa », témoigne un jeune artiste. D’avril 2018 à mai 2019, 345 contrats ont été également signés et 32 cas d’assistance sociale avec des montants plus relevés ont été mis à la disposition de certains artistes, informent certaines sources. Actualités 02 juin 2020


Lancement de l’ouvrage « Gbegnonmon » de Judith-Bernice Adivignon: L’illustration d’un monde en proie aux réalités quotidiennes
Judith-Bernice Adivignon est auteure d’un nouveau roman dont elle a procédé, vendredi 29 mai dernier à Cotonou, au lancement officiel. A travers « Gbegnonmon », son deuxième ouvrage, elle décrit une vie avec ses envies et ses refus, avec ses hauts et ses bas, ses lois et ses joies, puisant dans les gènes ou identités génétiques de chaque être humain. Après son premier ouvrage « Si seulement », paru en 2016, Judith-Bernice Adivignon revient avec un nouveau chef-d’œuvre. Vendredi 29 mai dernier, l’auteure a révélé aux lecteurs, le titre de son deuxième roman « Gbegnonmon» qui signifie littéralement « La vie doit être telle qu’elle est» ou encore « J’accepte ma destinée». L’auteure fait le récit d’une ville, Todéma, dans un pays imaginaire, qui pourrait être l’un des Etats de l’Afrique subsaharienne. Une ville avec ses trois classes que sont la classe des riches qui vivent dans l’opulence, celle des pauvres qui ne mangent qu’une fois par jour, et celle des personnes de modeste condition. Selon le professeur Louis Mesmin Glèlè, ce roman de 110 pages, divisé en douze chapitres est béninois puisque tous ses personnages sont identifiés par des noms typiquement béninois ou renvoyant à des expressions béninoises, en fongbé. Il cite « Gbèdablou », le personnage principal, une dame sortie de la peuplade pour devenir une richarde. On lui adjoint son mari, Assouka, arraché à un foyer déjà constitué et amnésique même de sa première famille laissée sur le carreau. Selon lui, la recherche d’équilibre qui est l’ossature de ce livre, promènera le lecteur entre le beau et le laid, l’amour et la haine, l’homme et la femme et entre la vie et la mort. Pour l’auteure du roman, « Gbegnonmon » relate l’existence d’une famille où dame « Gbèdablou », le personnage principal a pris le mari d’autrui, sieur Assouka qui a dû abandonner femme et enfants pour la suivre. Mais entretemps, relate l’auteure, pour se connecter avec Assouka qu’elle connaissait, Gbèdablou a été cuisinière, caissière, et servante au restaurant « Chez Netty » de la femme d’Assouka. Ce dernier appâté, elle en tombe enceinte et eut de cette relation six enfants, dont quatre filles et deux garçons. Judith-Bernice Adivignon note qu’il s’agit d’un roman qui permet à la classe juvénile d’être mieux éduquée pour faire face aux vicissitudes de la vie. Elle invite par ailleurs le lecteur à faire de cet ouvrage, un bréviaire. Culture 02 juin 2020


Election des maires dans le Zou-Collines: Des maires élus et des reports !
L’installation des nouveaux conseillers communaux suivie de l’élection des maires et de leur suite se poursuit dans les départements du Zou et des Collines. Covè, Abomey, Zagnanado, et Glazoué ont pu boucler le processus tandis que Zogbodomey, Agbangnizoun et Ouinhi ont connu le blocage du processus pour diverses raisons. Cette semaine n’a pas été de tout repos pour le préfet du Zou, Firmin Kouton et son équipe. De Covè à Zagnanado en passant par Abomey, Agbangnizoun, Zogbodomey, Ouinhi, ils ont parcouru, des kilomètres, bravé le soleil et même la pluie pour aller d’une commune à l’autre installer les nouveaux conseillers pour qu’ils élisent les nouveaux maires, conformément aux textes. Tout comme à Covè, vendredi dernier, ce fut le tour d’Abomey. Après consensus, les conseillers Up d’Abomey ont élu l’exécutif: maire, Antoine Djedou, 1er adjoint, Gabriel Medehou et 2e adjointe, Laurentine Ahokpè-Adossou. A Agbangnizoun, Clétus Kouholi, le candidat proposé par le parti majoritaire, l'Up a été rejeté par ses camarades. Le vote s’est soldé par 12 voix contre et 5 pour. Ce qui a obligé le préfet à suspendre la séance le temps que la formation politique fasse une nouvelle proposition. Même scénario à Zogbodomey où David Z. Towèdjè de l’Up a été rejeté. La même scène a été enregistrée, le lendemain, samedi à Ouinhi, où Jonas Houessou, candidat proposé par le Br sorti majoritaire à l’issue des communales du 17 mai dernier a été aussi rejeté par 9 voix contre et 6 pour. Et la séance a été ici aussi reportée par le préfet et son équipe. Et le cap a été mis sur Zagnanado, ce samedi après-midi. Ici, c'est le parti Bloc républicain (Br) qui a pris les rênes de la mairie. C'est à travers l'élection du candidat Justin Kanninkpo qui a été élu maire avec 8 voix pour et 7 contre, succédant désormais à Symphorien Misségbétché. Toutefois, à l’issue du processus, une foule de badauds surexcités a encerclé la mairie et bloqué les voies. Visiblement manipulés, ces badauds voulaient que ce soit un autre candidat qui prenne le fauteuil du maire. Ces manifestants ont voulu en découdre avec les autorités venues procéder à l’installation des conseillers. Durant plusieurs heures, la situation était critique et il a fallu de la dextérité aux éléments de la police pour pouvoir exfiltrer les autorités et maitriser la situation dans la soirée. Dans le département des Collines, il faut signaler que la commune de Glazoué a aussi eu son conseil installé et le maire élu a pour nom Gilles Houndolo. Il a pour premier adjoint Dieudonné Agbara et pour deuxième adjoint Élie Tokou. Le processus se poursuit cette semaine avec d’autres communes surtout des Collines comme Savalou, Dassa, Savè, Bantè? Bohicon garde toujours le suspens Hier lundi 1er juin, dans le Zou, ce fut au tour des conseillers de Djidja et de Bohicon d’être installés. La première étape a été celle de Djidja pour la délégation préfectorale. Les 25 conseillers communaux ont été officiellement installés. Mais l’élection du maire et de ses adjoints a été reportée à une date ultérieure. A Bohicon, les parties en présence ne se sont fait aucun cadeau. Et les populations, curieuses de savoir quel camp l’emportera, ont pris d’assaut hier matin l’hôtel de ville. Mais contre toute attente, le préfet Firmin Kouton installe les conseillers et reporte à une date ultérieure l’élection. Il justifie cette suspension par son besoin de s’assurer de l’authenticité de la liste à lui transmise auprès des responsables. Les conseillers devront encore attendre une nouvelle convocation afin de procéder à l’élection de l’exécutif communal. Actualités 02 juin 2020


Mairie de Pèrèrè: La confiance accordée à Abdoulaye Nouhoum Alassane
La commune de Pèrèrè a depuis vendredi 29 mai dernier, son maire au titre de la 4e mandature de l’ère de la décentralisation au Bénin. Après la cérémonie, placée sous l’égide du préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, et ayant officiellement consacré leur installation, les 19 conseillers élus, dimanche 17 mai dernier, ont accordé leur confiance à Abdoulaye Nouhoum Alassane pour conduire la gouvernance locale au cours des six prochaines années. A Pèrèrè, dans la cité des Saka Yérima, Abdoulaye Nououm Alassane a été plébiscité, vendredi 29 mai dernier, au poste de maire. Elu sur la liste de l’Union progressiste qui, avec 11 places de conseillers remportées sur les 19 en jeu, a obtenu la majorité absolue, il succède à Mariétou Tamba. Dans ses premières déclarations, le nouveau maire a rassuré ses administrés de sa volonté de travailler avec tout le monde. « Les élections sont terminées, nous devons tous nous remettre au travail pour le développement de Pèrèrè. La porte de mon bureau reste ouverte à tout le monde. Que la population nous aide dans l’accomplissement de notre mission », a annoncé Abdoulaye Nouhoum Alassane. Il a ensuite invité ses pairs à l’unité, pour le développement de la commune. « Nul ne sera de trop », a-t-il indiqué. « Je ne dirai pas que les équipes de la première, deuxième et troisième mandatures n’ont rien fait. Mais ne dit-on pas souvent que tant qu’il reste à faire, il y a encore à faire? », a-t-il poursuivi. Abdoulaye Nouhoum Alassane sera assisté de Zakari Yarou Kpinro et Aziz Kpéra. Ils sont respectivement premier et deuxième adjoints au maire. Ainsi, pleine d’espoir, une nouvelle équipe vient d’être portée à la tête de la commune de Pèrèrè. Elle a conscience que les populations attendent beaucoup d’elle. Les voies de desserte rurale, l’électrification rurale, l’éducation et la santé sont les chantiers auxquels elle va s’attaquer rapidement. Société 02 juin 2020


Aéroport international de Cotonou: La Sab reçoit un véhicule d’inspection de piste
La Société des aéroports du Bénin (Sab) a réceptionné, vendredi 29 mai dernier à Cotonou, un véhicule pour le contrôle de la piste d’atterrissage de l’aéroport de Cotonou. C’est un don de l’Aéroport de Paris remis en présence du directeur de cabinet du ministre des Transports et des acteurs aéroportuaires. Un véhicule Nissan Pathfinder de couleur orange, immatriculé BT 8230 RB, griffé Sab 01 et aux logos de l’aéroport international du Bénin et de la Société des aéroports du Bénin (Sab). C’est un don de l’Aéroport de Paris auquel la gestion de l’aéroport de Cadjèhoun est confiée depuis décembre 2017. « C’était mon cadeau de départ de Charles de Gaulle ; je suis heureux de l’offrir aussi à la SAB pour toutes les missions d’exploitation, d’inspection de piste, de péril animalier », indique Hervé Breton, directeur général de la Société des aéroports du Bénin (Sab). Le véhicule sera doté d’un système de détection des Fob (Foreign Object Debris ou Foreign Object Damage) qui constituent une menace pour la sécurité des avions et des passagers avant le décollage ou l’atterrissage. Réceptionnant le véhicule, Joseph Ahissou, directeur de cabinet du ministre des Infrastructures et des Transports, a exprimé sa joie et témoigné sa gratitude au donateur. Il espère « que ce véhicule sera accompagné d’autres : Sab 02, SAB 03... Sab 10… Sab 20…, et pourquoi pas d’aéronef ». « C’est la première remise d’une longue série ; il y en aura d’autres», le rassure Hervé Breton. Pour Nabil Abdoulaye, directeur adjoint de cabinet du ministre des Transports et président du Conseil d’administration de la Sab, ce matériel roulant vient pallier quelque peu le déficit de véhicules de piste au niveau de l’aéroport. « Il apporte un souffle à cette tension de flotte que nous vivons mais que nous nous employons à résorber au même titre que tous les travaux de réhabilitation en cours », renchérit-il. Un symbole « Au-delà de la valeur du véhicule, c’est tout un symbole que nous célébrons », souligne Nabil Abdoulaye. « C’est le témoignage de tout l’attachement du directeur de la Sab au développement de la plateforme aéroportuaire de Cotonou», salue-t-il. Joseph Ahissou a souhaité un bon usage du matériel avant d’y monter à bord pour faire un tour de piste et s’enquérir de l’évolution des travaux de réfection en cours. En fait, l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cadjèhoun fait peau neuve. La piste d’atterrissage connaît le revêtement de nouvelles couches d’enrobé bitumineux. Au terme des travaux exécutés par Colas Afrique, la signalisation au sol sera entièrement refaite, les ouvrages hydrauliques recalibrés et le marais autour de l’aéroport remblayé. Des travaux d’extension de l’aérogare, de réhabilitation du parking, d’implantation de commerces, sont également en cours. Ils visent à moderniser, sécuriser et augmenter la capacité d’accueil de la plateforme et à faire du Bénin, une destination privilégiée par les compagnies aériennes, selon Joseph Ahissou. Actualités 02 juin 2020


Reboisement à Malanville: Plus de 500 plants mis en terre par la mairie
Comme toutes les autres localités du Bénin, Malanville a également célébré, hier lundi 1er juin, la Journée nationale de l’arbre. L’évènement était à sa 36e édition cette année. L’installation de son nouveau conseil communal ainsi que l’élection de son maire, de ses adjoints et des chefs d’arrondissement prévues dans les prochaines heures n’ont pas empêché Malanville de sacrifier à la Journée nationale de l’arbre hier lundi 1er juin. Cette année, c’est sur le site du Centre de santé de Tassi-Tédji que le choix a été porté pour abriter l’évènement placé sous la supervision du secrétaire général de la mairie, Anassi Dambaro. A cette occasion, ce sont plus de 500 plants qui ont été mis en terre. Il s’agit, entre autres, de 400 Gmelina, de 76 Terminalia Montaly et de 13 Baobab. C’est une superficie de 0,5 ha que le secrétaire général de la mairie, le chef de l’Inspection des eaux, forêts et chasse de la commune, les agents de la mairie, de santé et des forces de sécurité ont reboisé. Anassi Dambaro a exhorté les agents du centre de santé et ceux en charge de la protection de l’environnement à veiller à l’entretien des plants. L’objectif de cette journée, a-t-il rappelé, est de lutter efficacement contre les effets néfastes des changements climatiques qui n’épargnent pas la commune de Malanville. Environnement 02 juin 2020


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