La Nation Bénin...
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Pour amener le Gouvernement à adopter une politique d’exemption du paiement direct des produits contraceptifs, l’Ong Ceradis a entretenu, ce mercredi 9 août à Cotonou, les journalistes sur le niveau de mise en œuvre des engagements pris par le Bénin en la matière. Cette rencontre vise à améliorer l’accès à l’offre et au service de la planification familiale.
Le Bénin comme d’autres pays ont pris des engagements lors de la conférence d’Addis-Abeba en novembre 2013 pour rendre gratuit en 2015 l’accès aux méthodes modernes de contraception dans les formations sanitaires publiques au profit de la couche juvénile. Ces engagements devraient permettre de réduire le nombre des grossesses de 20% et de diminuer au moins la mortalité et les séquelles liées à la grossesse et à l’accouchement. Ces engagements, fait observer le directeur exécutif de l’Ong Ceradis, Nourou Adjibadé, se justifient d’autant plus que la planification familiale est un moyen peu onéreux pour diminuer le taux de mortalité maternelle en permettant de diminuer le nombre absolu de complications en réduisant les grossesses, d’une part, et de réduire le nombre d’avortements en évitant les grossesses non désirées ou imprévues, d’autre part. « La planification familiale apparaît ainsi comme une intervention de santé publique en mesure d’améliorer sensiblement l’état de santé des adolescents et jeunes », a-t-il indiqué, lors de la conférence de presse animée hier.
Malheureusement, déplore-t-il, la situation reste préoccupante au Bénin. On remarque, dit-il, que les couvertures nationales sont faibles soit 5,2% selon l’enquête démographique et de santé (Eds) 2011-2012 chez l’ensemble des adolescentes sexuellement actives. En plus, ajoute-t-il, le taux d’adolescentes ayant des besoins non satisfaits augmente, selon les résultats de l’Eds, soit 26% en 2006 et 35% en 2011. Autrement dit, on note une demande potentielle en contraception chez les adolescentes qui reste à satisfaire.
Conscient de cette réalité, le Gouvernement a décidé d’accélérer les progrès vers une prévalence de 20 % d’ici 2018 en respectant les engagements d’Addis-Abeba. Pour ce faire, il a besoin de revoir ses politiques, programmes et prestations comme pour lever les barrières financières à l’accès aux prestations de la Planification familiale. Or, note Nourou Adjibadé, l’adoption de ce document de politique qui a pour objectifs : d’augmenter la couverture contraceptive chez les adolescents et les jeunes en passant de 5% en 2015 à 20% en 2020, de réduire les grossesses précoces et non-désirées chez les adolescents et les jeunes, de contribuer à atténuer les barrières socioculturelles freinant l’accès à la Planification familiale et d’augmenter le taux de rétention des jeunes et adolescents à l’éducation secondaire, se fait toujours attendre jusqu’en 2017.
Loukoumane Tidjani, champion de la Planification familiale, désigné par l’Ong Alliance droits et santé, a insisté, pour sa part, sur l’importance de la jeunesse dans le développement d’un pays pour préciser que les investissements dans la santé de la reproduction sont nécessaires pour exploiter le potentiel de la jeunesse. Ainsi, l’accès à l’information et aux services de santé reproductive permettra aux adolescents d’éviter les grossesses non désirées et de prévenir le Vih/Sida et des infections sexuellement transmissibles. « Les informations et les services de planification familiale peuvent aider les adolescents à retarder leur première grossesse jusqu’à ce qu’elle soit physiquement, psychologiquement et socialement préparée à procréer », estime-t-il.

Le Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (Brmn) sous tutelle du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a convié, ce mercredi 9 août à Natitingou, les promoteurs d’unités de transformation industrielle de l’Atacora à une rencontre pour leur présenter les multiples avantages du Programme national de Restructuration et de Mise à niveau (Pnrmn).
Conduire les unités de production industrielle vers la compétitivité et l’internationalisation d’une part et pour une croissance rapide et durable de l’économie nationale d’autre part. Tel est l’objectif visé par l’Etat béninois en instituant le Programme national de Restructuration et de Mise à niveau (Pnrmn) piloté par le Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (Brmn) sous tutelle du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat. Face aux promoteurs des petites et moyennes entreprises/ industries (Pme et Pmi) de l’Atacora, les responsables dudit programme ont présenté les opportunités qu’il offre à tous ceux qui tirent leurs revenus des activités de transformation industrielle et des Btp.
Il s’agit à travers la séance de sensibiliser les participants sur les objectifs du programme afin qu’ils puissent y adhérer pour le développement de leurs différentes unités. Selon Pablita Cogué, responsable administrative et des engagements du Brmn, les chefs d’entreprises ont tout à gagner de l’adhésion au programme qui reste, à son avis, un outil appelé à booster les unités de production pour leur contribution plus élevée à la croissance du Pib.
Des opportunités dont ne peuvent bénéficier que les entreprises légalement constituées et ayant fait preuve de plus de méthode et de rigueur dans leur gestion, souligne-t-elle, tout en invitant tous les promoteurs d’unités de transformation à formaliser leurs conditions d’exercice.
L’appui du Pnrmn, a-t-elle martelé, est soumis au respect de certains critères dont les plus importants sont : l’exercice d’une activité officielle (déclaration des salaires à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) et paiement des impôts) durant les trois dernières années, l’appartenance à un secteur à fort potentiel de croissance, l’absence de situation de faillite imminente.
Des attentes
Sortir donc de l’informel pour se faire accompagner par l’Etat aux fins de se développer et se rendre compétitives, telle est l’exhortation faite par Pablita Cogué aux chefs d’entreprises au sein desquels on compte de nombreuses femmes transformatrices. Ces dernières ont d’ailleurs en majorité formulé leur souhait d’être appuyées par le programme dans leurs activités. Eprouvant de réelles difficultés à participer aux diverses foires de valorisation de leurs produits aussi bien au Bénin qu’à l’extérieur du pays et à développer tout leur potentiel faute de moyens, elles ne sont pas allées par quatre chemins pour exprimer leurs attentes. Des attentes qui devront être comblées, assure Mme Cogué, si elles venaient à adhérer au programme.
Abiba Séfou Gaba, au nom de ses homologues, a dit tout leur engagement à voir les femmes transformatrices apporter, à travers leurs activités, une part importante au Pib, pour peu que le programme les accompagne.
De son côté, Fulgence Dégbohouet, chef service technique d’une unité de transformation du riz à Natitingou, a indiqué que la rencontre lui a permis de disposer d’informations qu’il n’avait pas en tant qu’acteur du secteur industriel. Savoir que des responsables de Pme et Pmi peuvent bénéficier d’appuis de la part du Pnrmn reste une aubaine à saisir par tous.
Par ailleurs, le défi de la compétitivité des entreprises locales sur le plan régional a été évoqué par certains participants qui condamnent la facilité qu’ont les unités d’ailleurs à inonder le marché béninois de leurs produits. Une préoccupation qui n’aurait pas sa raison d’être, selon Pablita Cogué, si les unités de transformation locales tenaient également le pari de se faire valoir en dehors du Bénin

Pour qui connaît la situation quelque peu délétère dans laquelle exerce l’opérateur de téléphonie mobile Bell-Bénin Communications et le lourd tribut payé par les consommateurs du fait de ses difficultés, la révocation par le Conseil des ministres de la convention d’exploitation de réseau de téléphonie mobile de norme GSM signée entre le Gouvernement béninois et son promoteur ne devrait guère surprendre. Si la décision continue d’agiter le milieu politique béninois, les déboires de la société Bell-Bénin Communications S.A ne devraient emballer outre mesure.
Au lendemain de la décision de révocation de la convention d’exploitation de réseaux de téléphonie mobile de norme GSM, signée entre le Gouvernement béninois et la société Bell-Bénin Communications SA, d’aucuns ont cru à un règlement de comptes politiques. La position de son promoteur, le député Issa Salifou, face au projet de révision de la Constitution porté par le président de la République a trop tôt corroboré cette hypothèse soutenue dans le landernau politique. Mais loin de toute supputation tapageuse, une analyse s’impose quant aux motifs qui fondent cette décision de l’Exécutif.
Dans un passé récent, la même société avait défrayé la chronique à travers une passe d’armes entre son promoteur et le Gouvernement de Boni Yayi qui l’accusait de jouir illégalement de certaines faveurs préférentielles dans l’installation du réseau téléphonique qu’elle exploite. S’il faille se remémorer ce feuilleton, ce n’est nullement pour jeter l’anathème sur le parcours exceptionnel d’homme d’affaires de cette personnalité politique, mais juste relever l’amalgame qui est fait autour de ses affaires économiques et des relations conflictuelles qu’il entretenait avec le chef de l’Etat d’alors. Comme en 2012 où le Gouvernement lui reprochait tant d’impairs, la société Bell-Bénin se retrouve encore avec le Gouvernement de la Rupture sur la sellette. Contrairement au bras de fer engagé avec le précédent Gouvernement qui prend en compte les conditions d’installation de sa chaîne de télévision Canal 3 et de l’opérateur mobile GSM, le cas d’espèce se limite à l’exercice de la société d’exploitation dudit réseau.
Il est en effet reproché à la société Bell-Bénin des manquements aux obligations de la convention signée le 8 octobre 2007 entre elle et le Gouvernement et qui fait l’objet d’attribution d’une licence consacrée par décret n° 2010-167 du 06 mai 2010. Les conditions d’établissement et d’exploitation du réseau de l’opérateur de téléphonie mobile stipulées dans la convention n’auraient guère été honorées, selon l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste (Arcep-Bénin).
Qui payera les crédits volatilisés ?
En dépit de conditions particulières dont il a bénéficiées pour faire face à ses multiples difficultés, l’opérateur n’a pu se donner une meilleure situation sur le marché de la téléphonie mobile. D’où l’extinction totale du réseau depuis plusieurs mois. Les difficultés de cette société se traduisant par : le non-paiement de la contrepartie financière de sa licence pour un montant de 6 milliards de F Cfa, le non-paiement des redevances dues au titre de cette licence pour un montant de 12 089 012 237 F Cfa, des dettes envers des sociétés et offices d’Etat ainsi que des dettes fiscales. Et par ailleurs celles envers les abonnés, dont le préjudice financier n’a pu être évalué compte tenu du caractère imprévisible de l’extinction de son réseau.
Autant d’infortunes face auxquelles l’Arcep-Bénin a réagi en ouvrant une procédure de sanction contre cette société, le 6 mars dernier. Ainsi par une décision prise le 18 avril dernier, l’institution a mis en demeure la société pour non-respect des obligations contractuelles.
Comment comprendre la thèse de l’acharnement et de règlement de comptes brandie par certains à la suite de la révocation de la convention d’établissement et d’exploitation du réseau de téléphonie mobile de norme GSM en date du 8 octobre 2007, de ses deux avenants en date respectivement du 20 juillet 2008 et du 8 décembre 2014 ainsi que du cahier des charges correspondant alors même qu’il a été établi que l’opérateur n’est plus actif depuis un moment et que ses abonnés ont été mis hors réseau sans avoir été avertis et sans qu’aucune procédure de dédommagement n’ait été enclenchée à leur endroit ? Combien de consommateurs n’ont vu leurs crédits s’évaporer avec l’extinction délibérée et sans préavis du réseau qu’ils affectionnaient ?
Qu’est-ce qui justifie alors ce recours gracieux adressé à
l’Arcep-Bénin par les responsables de la société le 19 mai dernier, si tant est qu’ils n’ont rien à se reprocher ?
S’il s’entend que l’opérateur est défaillant, n’est-il pas aberrant de voir à travers la révocation de la convention d’exploitation signée entre le Gouvernement béninois et la société Bell-Bénin Communications SA, une décision dirigée contre un homme ?
Au motif que ce retrait de la licence de l’opérateur défaillant s’inscrit au rang des diligences qu’impose l’assainissement du secteur des communications électroniques, comme l’atteste l’Arcep-Bénin, la décision de révocation prise par le Gouvernement ne vient en fait que consacrer une situation établie. La société Bell-Bénin, à l’instar d’autres entreprises de services semble perdre de vue les droits des consommateurs. Et ceux qui pressentent une bataille juridique en vue avec le développement qu’a connu l’affaire occultent également tout le préjudice causé aux abonnés dudit réseau de téléphonie mobile. Quoique les associations de consommateurs restent passives en ce qui concerne à la défense des droits des abonnés, il n’est pas exclu un sursaut d’orgueil de leur part pour réclamer des dividendes, ce qui reste encore des actifs de cette société qui aurait été déjà cédée à un autre opérateur sans l’aval du régulateur qu’est l’Arcep-Bénin, selon certaines indiscrétions.

Les mendiants, les vendeurs à la sauvette et autres malades mentaux qui errent dans les rues sont sommés de débarrasser les feux tricolores, les carrefours, les trottoirs et autres espaces publics qu’ils occupent.
Ce mercredi 9 août, le préfet du Littoral, Modeste Toboula, accompagné des forces de sécurité, a entamé une campagne de sensibilisation pour amener ces occupants illégaux de l’espace public à déguerpir volontairement, avant les actions de répression annoncées pour les prochains jours. A l’en croire, cette action s’inscrit dans le cadre de l’assainissement de la ville de Cotonou depuis plus d’un an en vue de la rendre propre et attrayante et de faciliter la circulation.
En juillet 2016, le préfet
Modeste Toboula avait signé, entre autres, les arrêtés n° 0214/DEP-LIT/SG/SCAD/SA portant interdiction d’occupation des trottoirs et autres emprises (cent pas du roi, berge lagunaire) dans la ville de Cotonou, et n° 0215/DEP-LIT/SG/SCAD/SA portant interdiction aux engins à deux roues de circuler dans la zone commerciale. Dans les environs de la zone commerciale, il était strictement interdit à toute personne physique ou morale d’occuper les trottoirs avec des marchandises, des matériaux de construction et autres sur toute l’étendue du territoire du département du Littoral d’une part, et, interdit à tous engins à deux roues l’entrée dans le centre commercial de Ganhi, allant de la rue Mtn-Notre Dame jusqu’à l’immeuble Mawulé en passant devant le Ceg Dantokpa, d’autre part. L’autorité préfectorale avait également mis un accent sur le déguerpissement des occupants anarchiques du trajet Bourse du travail-mosquée Zongo, tout le long des rails de l’Ocbn. Tout contrevenant à ces dispositions est exposé aux sanctions, notamment le paiement d’amende allant de 10 000 à 100 000 francs Cfa selon le cas.
C.U.P.
Société 10 août 2017

La cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou a examiné, ce mercredi 9 août, le quinzième dossier inscrit à son rôle et qui a mis aux prises le ministère public et Boukari Worou Goubé. Ce dernier, inculpé pour viol sur mineure, a été jugé coupable et condamné à 20 ans de réclusion criminelle.
Placé sous mandat de dépôt depuis le 3 mai 2016, Boukari Worou Goubé, cultivateur et boucher de fonction, a encore dix-neuf ans à passer derrière les barreaux. Né en 1976 à Banikoara et domicilié à Kanto, il a été condamné au plan pénal à vingt ans de réclusion criminelle par la cour présidée par Séidou Abdou Moumouni Gomina. C’est pour répondre de viol sur mineure, infraction prévue et punie par l’article 332 alinéas 2 du Code pénal et l’article 3 alinéas 12 de la loi 2011-26 du 9 janvier 2012, portant prévention et répression des violences faites aux femmes et aux filles, qu’il était à la barre, mercredi 9 août dernier.
Compte tenu de la sensibilité du dossier, les débats ont eu lieu à huis-clos. Par rapport aux intérêts civils, la cause a été renvoyée à la session prochaine de la cour.
Le président de la cour de céans, Séidou Abdou Moumouni Gomina, avait comme assesseurs à ses côtés, Mathieu Kakpo Assogba et Lucien Djimènou. Géry Akuésson a occupé le fauteuil du ministère public et Me Ambroise Alassane a tenu la mémoire de la cour. L’accusé avait pour conseil Me A. Timothée Yabit. Me Victorien O. Fadé a défendu les intérêts de la partie civile. Alidou Adamou, Marguerite Kombetto, Bio Takorou Korogoné Igari et Maféirou Célestin Babahoum étaient dans le rôle de jurés?
Les faits de la cause
Le nommé Boukari Worou Goubé est un proche parent de A. F, une fillette d’environ 10 ans au moment des faits. Il a l’habitude de lui offrir des petits présents. Ce qui lui a permis de gagner sa confiance.
Ayant aperçu la petite, mardi 26 avril 2016, il l’appela et lui a fait croire qu’il avait un poste radio à envoyer à sa grand-mère. Une fois ensemble à son domicile, il usa de force pour la contraindre à une conjonction sexuelle. Pour y parvenir, il lui a enfoncé un pagne dans la bouche pour l’empêcher de continuer à crier. Il lui a enlevé ses vêtements. Après son forfait, il ôta le pagne de sa bouche et l’abandonna, baignant dans son sang.
C’est difficilement et en pleurs que la petite regagna le domicile de sa grand-mère qui a constaté qu’elle saignait. Conduite à l’hôpital, elle a subi des soins intensifs et des sutures afin d’arrêter l’hémorragie.
Interpellé puis inculpé de viol sur mineure, Boukari Worou Goubé a reconnu les faits mis à sa charge à toutes les étapes de la procédure?

La décision du Conseil des ministres du 2 août dernier de lever la mesure d’auto-suspension de l’exportation de l’ananas vers le marché européen fait jubiler les producteurs et exportateurs locaux. Les nouvelles mesures prises par les autorités donnent les gages d’un meilleur contrôle de la qualité du produit à l’export.
La levée de la mesure d’auto-suspension de l’exportation de l’ananas vers l’Union européenne est pour Cyrille Gbovidémlan, un réel soulagement. Producteur d’ananas dans la commune de Toffo, la mesure de suspension lui a créé des pertes de recettes importantes, d’autant que les 23 hectares de Cayenne lisse qu’il produit sont exclusivement tournés vers le marché européen. «Avec la suspension, j’ai dû me reporter sur des exportateurs du Nigéria. Cela m’a créé des manques à gagner importants parce que je suis obligé de livrer une parcelle de pieds d’ananas entre 430 et 460.000 contre plus de 700.000 F Cfa pour les clients qui exportent vers l’Europe ». Du 15 décembre 2016, date de la suspension des exportations à ce jour, il confie avoir enregistré une chute de 40% de son chiffre d’affaires.
La décision de l’auto-suspension est consécutive à l’ambition du Gouvernement d’aider les exportateurs à se conformer aux normes européennes en matière de limitation maximale des résidus d’éthéphon dans l’ananas béninois. A la suite d’un diagnostic réalisé début janvier, un plan d’action prioritaire a été concocté. Ce plan comporte, entre autres actions, le recensement par l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa) des exportateurs d’ananas, le renforcement des capacités du personnel du Laboratoire central de sécurité sanitaire des aliments (Lcssa), la confection d’un guide d’inspection des lots d’ananas. « Le Lcssa est aujourd’hui capable de réaliser les analyses appropriées, de fournir les résultats d’analyses en 48 heures et de faire des tests d’inter-comparaison avec d’autres laboratoires sur des échantillons d’ananas éthrélé. Nous disposons également d’un pool d’inspection à l’aéroport et dédié à l’inspection avant embarquement », confie un cadre du ministère en charge de l’Agriculture. Le nouveau dispositif permet désormais un contrôle rigoureux en matière de respect des normes prescrites sur le traitement de l’éthéphon. Désormais, tout embarquement d’ananas à l’aéroport international de Cotonou est subordonné à la présentation d’un certificat sanitaire et d’un certificat phytosanitaire portant la signature de l’inspecteur habilité et le cachet officiel de validation de l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa).
Au niveau des champs, les producteurs ont été sensibilisés à un nouvel itinéraire technique pour la production de l’ananas à l’export et à l’abandon des engrais habituels. « Il a été dit qu’il faut désormais des engrais spécifiques pour l’ananas pour pouvoir accéder à la certification. Mais la balle est dans le camp du Gouvernement qui doit nous y aider», conclut Cyrille Gbovidémlan.
Environ 2% de l’ananas produit au Bénin sont exportés vers le marché européen contre 40% d’exportation vers le Nigéria et 35% en consommation locale. La production annuelle est estimée aujourd’hui à plus de 200. 000 tonnes?

Les pays membres de l’Interafricaine de la prévention des risques professionnels (Iaprp) tiennent, depuis ce mardi 8 août à Cotonou, le neuvième forum des comités de sécurité et de santé au travail. Cette rencontre se penche sur la démarche prévention, productivité pour un développement durable.
La prévention des risques professionnels s’inscrit désormais dans les enjeux du développement durable. Le neuvième forum des comités de sécurité et de santé au travail (Csst) de l’Interafricaine de la prévention des risques professionnels (Iaprp) en donne la quintessence à travers le thème relatif à la démarche « Prévention, Productivité pour un développement durable, le compte à rebours des exercices nationaux ». Selon Dramane Diatema, directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), il s’agit d’un créneau d’enrichissement mutuel qui dictera désormais la conduite des organismes africains de prévoyance sociale face aux questions de qualité de vie au travail, de préservation de l’environnement, de performance économique et d’équité sociale. « Nous avons besoin d’une zone Iaprp où le travail est sûr, sain, sans accident du travail grave ou même mortel », soutient-il.
Charles Kouassi, directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale de la Côte d’Ivoire, président en exercice de l’Iaprp, se réjouit de ce que l’organisation ait compris très tôt la nécessité d’une réflexion collective sur la recherche de solutions viables et durables pour optimiser les moyens des structures chargées de prévenir les risques professionnels et promouvoir la santé et la sécurité au travail. Pour lui, le thème saisit la double nature du défi que l’Afrique doit relever, à savoir résoudre les problèmes de protection sociale, de sécurité et de santé des travailleurs et parallèlement, tenir compte de la problématique du développement durable. « Il apparaît que les actions humaines ont de lourdes conséquences sur la santé des populations en général et des travailleurs en particulier. En conséquence, nos choix doivent être plus responsables, allier prévention des risques et développement durable. C’est à ce prix qu’il fera bon vivre dans nos entreprises, nos villes et nos pays », souligne-t-il. Il assure que le neuvième forum des Csst devra dégager des orientations pour contribuer efficacement à la protection des ressources humaines et de la planète.
Accident professionnel, pas une fatalité !
« Pour moi, un blessé ou un décès de plus à l’occasion du travail est toujours un gâchis, un désastre, surtout pour une économie en développement », affirme David Vidéhouénou, directeur de cabinet du ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales. Il soutient que les accidents et maladies professionnelles, qui ne sont pas une fatalité, sont évitables, si chacun y travaille à son niveau de responsabilité. Il informe que le Gouvernement du Bénin, dans son programme d’actions 2016-2012, fait une place de choix à la promotion de mécanismes durables de protection sociale. « Ces mécanismes font nécessairement appel à des actions de prévention visant à protéger la force du travail pour une productivité de qualité, condition nécessaire au progrès social », insiste David Vidéhouénou. Ce neuvième forum des Csst, appuie-t-il, presse à l’action et à un engagement plus fort afin de trouver des solutions pratiques et innovantes dans le processus de production de biens et de richesses.
L’Interafricaine de la prévention des risques professionnels regroupe des organismes de prévoyance sociale de quinze pays africains dont la Caisse nationale de sécurité sociale. Le Bénin depuis 1997 assure la régularité de l’organisation du Forum des Csst pour traduire la volonté de l’organisation de replacer la promotion de la santé et de la sécurité au travail au centre de ses préoccupations. Les travaux du forum prennent fin vendredi prochain n

Le Gouvernement vient de transmettre à l’Assemblée nationale pour autorisation de ratification, l’accord de financement additionnel signé entre le Bénin et l’Association internationale de développement (Aid), pour la prorogation de la phase initiale du Projet d’appui à la diversification agricole (Pada). Au total, 40 milliards F Cfa sont mobilisés par le Gouvernement qui témoigne ainsi de sa détermination à œuvrer pour le renforcement de la sécurité agricole.
Bonne nouvelle pour les acteurs du Projet d’appui à la diversification agricole (Pada) ! La poursuite du projet est désormais garantie avec l’accord de financement additionnel signé à cet effet, le 2 juin dernier, entre la République du Bénin et l’Association internationale de développement (Aid) de la Banque mondiale. Ce financement additionnel, d’un montant de 41,9 millions d’euros, soit 27 484 598 300 F Cfa, permettra de proroger la phase initiale du projet jusqu’au 20 février 2021.
Tous les documents de l’accord sont actuellement sur la table du président de l’Assemblée nationale. Et ce, conformément aux délibérations du Conseil des ministres, du mercredi 2 août dernier, qui a adopté le décret portant transmission au Parlement de l’accord de financement pour autorisation de ratification. La balle est donc désormais dans le camp des députés qui doivent donner leur approbation. Ils ne tarderont à donner leur quitus, peut-être au cours de leur prochaine session extraordinaire, afin de permettre au Gouvernement d’entrer en possession du crédit pour la poursuite de ce projet. Ce dernier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement agricole et du Plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa 2017-2021). Et spécifiquement, le Pada vise l’amélioration de la sécurité alimentaire, du développement des chaînes de valeur orientées vers l’exploitation et de la situation financière des producteurs agricoles.
Ce nouveau financement vient s’ajouter à l’accord de prêt d’un montant d’environ 12,004 milliards F Cfa déjà consenti par le Gouvernement béninois toujours auprès de l’Aid pour la prorogation de la phase initiale du Projet de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao-Bénin) achevée en mars dernier. L’autorisation de ratification de ce financement additionnel a déjà été donnée par les députés à la faveur de leur séance plénière du jeudi 15 juin dernier. Ce nouveau crédit devrait permettre, au cours des trois prochaines années, de consolider les acquis de la première phase du Ppaao-Bénin à travers la diffusion et l’adoption à grande échelle des technologies et de contribuer à la mise en œuvre du volet agricole du Programme d’action du Gouvernement en intensifiant les actions sur les cultures comme l’ananas, l’anacarde, le riz, le maïs ainsi que le poisson. Cette phase additionnelle est prévue pour s’étendre à d’autres spéculations comme les cultures maraîchères, la volaille et les petits ruminants en même temps qu’il travaillera à l’amélioration des conditions nutritionnelles des populations, en partenariat avec le secteur privé. Ce qui porte ainsi à près de 40 milliards F Cfa, les fonds mobilisés par le Gouvernement du président Patrice Talon auprès de la Banque mondiale, en l’espace de quelques semaines, pour renforcer la sécurité agricole au Bénin grâce aux Pada et Ppaao n
Actualités 09 août 2017

Dans le cadre de la prochaine campagne de distribution gratuite de moustiquaires aux ménages de l’Atacora et de la Donga, un important lot de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action a été réceptionné, ce mardi 8 août à la gare des gros porteurs de la ville de Natitingou.
Vingt-cinq containers de 878 550 moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action ont été réceptionnés par les autorités politico-administratives de l’Atacora et de la Donga au profit des populations desdits départements. Devant être convoyées sous escorte militaire vers les différents arrondissements des treize communes que comptent les deux départements, les 17 571 balles de 50 moustiquaires vont être par la suite distribuées aux ménages au cours de la campagne nationale d’accès universel de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action qui se déroulera dans les tout prochains jours dans le septentrion. La mise à la disposition du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) par le Fonds mondial, de ces moustiquaires, indique Dr Adicatou-Laï Adéoty, coordonnatrice adjointe dudit programme, s’inscrit dans le cadre du renforcement des interventions de lutte contre le paludisme, grave maladie représentant la première cause de morbidité et de mortalité au Bénin. Ainsi après les campagnes de distribution gratuite de moustiquaires aux différentes cibles en octobre 2007, en juillet 2011, en octobre 2014 et la distribution de routine aux enfants de moins de cinq ans à travers le Programme élargi de vaccination et aux femmes enceintes au cours de la consultation prénatale, celle de 2017 vise à maintenir la couverture universelle en moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action.
Pour Dr Salifou Sourakatou, chef service Santé publique Atacora-Donga, la réception de ces moustiquaires vient à point nommé tant les attentes des populations sont grandes. Il en veut pour preuve le nombre important de malades dans les centres de santé. Telle une épidémie, cette maladie se propage vertigineusement pendant la saison des pluies et la situation, à son avis, appelle à des actions de prévention. Il n’a pas occulté les conséquences économiques de la maladie pour les ménages.
Autant de motifs sur lesquels table Déré Lydie Chabi Nah, préfet de l’Atacora, pour apprécier cette action du Gouvernement à l’endroit des populations. «Nous prenons l’engagement ici et maintenant d’accompagner les populations à l’utilisation effective des moustiquaires à des fins de couchage et non pour d’autres finalités comme les clôtures, la pêche ou le jardinage », a-t-elle rassuré. Cela, afin que les énormes ressources consenties pour l’acquisition de ces moustiquaires ne soient perçues comme un gaspillage pur et simple aux yeux de l’opinion publique et des partenaires techniques et financiers.
Au total, 6 195 750 moustiquaires seront distribuées sur toute l’étendue du territoire national aux différentes cibles sous financement du Fonds mondial, apprend-on. A ce nombre vont s’ajouter 500 000 autres acquises sur budget national pour couvrir les besoins réels des populations.

Programmée pour être examinée par la présente cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, lundi 7 août dernier, l’affaire du meurtre du pharmacien du « Sahel » à Malanville, a, une nouvelle fois, été renvoyée à une session ultérieure. Des témoins ayant comparu lors de la session dernière, deux dont les déclarations jugées de taille, manquaient à l’appel. Craignant que leur absence lui soit préjudiciable, la défense a exigé leur présence, avant tout débat.
En détention depuis 2014, Jean-Marie Adanlin Lissanon dit « John », sa mère Sazonova Inna Mikhailovna et Mahinou Bruno mis en cause dans une affaire de parricide et complicité de parricide, infractions prévues et punies par les dispositions des articles 59, 60, 299 et 302 du Code pénal, devront encore attendre, avant d’être fixés sur leur sort. Pareil pour les parents du docteur pharmacien, propriétaire de la « pharmacie du Sahel » à Malanville, qui attendent de connaître toute la vérité sur ce crime crapuleux afin de lui organiser enfin un deuil. Inscrit au rôle de la deuxième session au titre de 2017 de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, l’examen du dossier prévu pour le lundi 7 août dernier a une nouvelle fois été renvoyé à une session ultérieure. Et pourtant, la Cour constitutionnelle avait déclaré irrecevable l’exception d’inconstitutionnalité le concernant soulevée au cours de la précédente session par les avocats Emile Dossou-Tanon, Gabriel Dossou et Irené Gassi.
A l’ouverture de l’audience, lundi dernier, le collège des avocats des accusés s’est inquiété de l’absence de certains témoins comme Morel Aïzon et du médecin-chef Damien Orou Bagnan qui a examiné le corps de la victime. Maîtres Emile Dossou-Tanon, Irené Gassi et Hermann Yénonfan qui substituait Gabriel Dossou seront appuyés par l’avocat de la partie civile, Me Mamadou Samari Moussa, substituant Me Yves Kossou. Selon eux, le représentant du ministère public n’a pas fait diligence pour que les deux témoins soient présents à l’audience. « Du moment où ils ont été invités, ils sont tenus d’être présents », insiste l’avocat de la partie civile qui, par ailleurs, prétend défendre la même cause que le représentant du ministère public, Emmanuel Opita. Ce que ne reconnaît pas ce dernier. Mieux, il précise qu’il n’est pas venu pour faire du dilatoire. L’audience se transformera rapidement en une séance de tirs croisés entre d’un côté, les conseils des accusés et de la partie civile, et de l’autre, le représentant du ministère public.
De retour d’une suspension, l’avocat général Emmanuel Opita confirme avoir accompli toutes les diligences et adressé les convocations aux témoins. En témoigne la copie des procès-verbaux de notification qui a été faite. Sans préjuger des raisons qui justifient l’absence des deux témoins à l’audience, il estime que la défense y a sa part de responsabilité à force de refuser le débat.
Après une troisième suspension, la cour présidée par Hubert Arsène Dadjo renvoie l’examen de ce dossier à une session ultérieure.
Le président Hubert Arsène Dadjo avait comme assesseurs Célestin Jean-Mathieu Zanouvi et Adamou Moussa. Me Brice Dossou-Yovo a tenu la plume de l’audience. Les jurés avaient pour noms Ibrahima Noma Zimé, Emmanuel Deo Gratias Tamou, Sabi Goro Monssi Kora et Orou N’Gobi Orou Allagbé.
Un bref rappel des faits
Le dimanche 4 mai 2014 aux environs de 11 h à Malanville, le docteur pharmacien, propriétaire de la « Pharmacie du Sahel », s’est retiré dans sa chambre sise à l’étage de l’immeuble abritant son officine. Quelques instants après, son fils Jean-Marie alias « John » est venu acheter, à défaut du Tranxène injectable, du valium injectable et deux seringues en disant aux employés que c’était pour traiter un chien malade. Il était si pressé qu’il n’avait pas pris le soin d’attendre le reliquat. C’est bien après qu’il est revenu, tout en sueur, le chercher.
Le soir, sa mère Inna Mikhailovna Sazonova fit appel à l’un des employés, Morel Aïzon, pour lui signifier qu’elle a réglé le différend qui l’oppose à son époux et que désormais, elle est chargée de récupérer les recettes et les clés de la pharmacie. De même, qu’on devait lui faire un inventaire. Elle répondit à l’employé qui tenta en vain de joindre son patron, que ce dernier s’est rendu au Niger. Son enfant qui a assisté à la conversation s’est chargé de porter l’information aux agents qui étaient de garde. Ces derniers exposèrent leurs préoccupations à Didier Adanlin, frère cadet du pharmacien qui est venu acheter un produit. Il leur demanda de s’exécuter puisqu’il s’agissait de l’épouse et du fils de leur patron.
Les recherches entreprises par les employés et les frères du pharmacien pour avoir de ses nouvelles s’étant révélées infructueuses, la police fut informée le 6 mai 2014. Le transport effectué par les policiers au domicile du disparu a permis de découvrir les cendres d’une mallette et de documents brûlés. De même, les traces des pneus d’un pousse-pousse ont été relevées au niveau de l’entrée nord de la maison. Interrogé sur l’origine du foyer éteint et les traces de pneus, Jean-Marie reconnaît en être l’auteur et explique avoir fait sortir, par ce portail, des cartons inutiles pour les brûler. Au bord du marigot du quartier, l’officier de police judiciaire a retrouvé une paire de chaussures couvertes de boue identique à celle constatée sur les pneus du pousse-pousse. Selon les voisins, la paire appartiendrait à l’enfant de la victime. Ce qu’il a réfuté. Sur ces entrefaites, des soupçons furent portés sur lui et sa mère. Les deux ont été interpellés.
Pendant qu’on statuait sur l’opportunité de leur placement en détention provisoire, l’officier de police judiciaire chargé de l’enquête a été informé de la présence d’une fosse nouvellement creusée sur les tas d’ordures non loin du domicile du disparu. Le corps sans vie du pharmacien emballé dans une toile cirée a été découvert dans un état de putréfaction.
Poursuivis et inculpés de parricide et complicité de parricide, Jean-Marie Adanlin Lissanon dit « John » et sa mère Sazonova Inna Mikhailovna n’ont pas reconnu les faits.