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Les candidats à l’obtention du diplôme du baccalauréat de l’enseignement technique affrontent, depuis ce jeudi 1er juin, les épreuves pratiques de cet examen au titre de l’année académique 2016-2017. La cérémonie officielle de lancement s’est déroulée à l’école professionnelle Don Bosco à Cotonou, en présence des ministres en charge des Enseignements technique et supérieur.
Au total, 3457 candidats dont 977 filles composent, depuis ce jeudi 1er juin, dans le cadre de l’examen national du baccalauréat technique. Répartis dans huit centres de composition sur toute l’entendue du territoire national, ils proviennent des séries : E (mathématique-technique) ; F (construction mécanique, électronique, électrotechnique et génie civil) et G1 (techniques administratifs).
La cérémonie officielle de lancement des compositions s’est déroulée à l’école professionnelle Don Bosco à Cotonou, sous la houlette du ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Lucien Kokou, de celui en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, en présence du directeur de l’Office du baccalauréat (Dob), Alphonse da Silva.
Les officiels ont d’abord prodigué quelques conseils aux surveillants de salles attendant les épreuves de la première composition à la bibliothèque, avant de procéder à l’ouverture des enveloppes contenant l’épreuve de Construction et à la distribution des copies aux candidats. S’ensuivra une séance de visite de certaines salles de composition et surtout des laboratoires ou ateliers devant abritant les compositions.
La délégation ministérielle s’est ébranlée vers le lycée technique Coulibaly. Là, les candidats de ce centre composaient déjà la première épreuve de la phase pratique. Les officiels ont fait le tour de quelques salles, ateliers et laboratoires du centre pour s’enquérir du bon déroulement de la composition.
Selon le ministre Lucien Kokou, en dehors de la diminution du nombre de candidats en série F2, les effectifs des autres séries sont en nette augmentation. Il souligne que la hausse de l’effectif est très remarquable en série F3 où l’effectif est 892 candidats. Mais le ministre déplore la rareté des filles dans les filières technologiques. Or, martèle-t-il, « l’avenir du pays passe par les séries techniques ».
L’examen du baccalauréat édition 2017 sera propre et sans problème, rassure le directeur de l’Office du baccalauréat (Dob), Alphonse da Silva. Des innovations ont été apportées à l’organisation de l’examen dont l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour la série eau et assainissement, informe-t-il. Le baccalauréat n’est pas un concours ; toutes les épreuves sont à la hauteur des candidats, a-t-il laissé entendre, en appelant les candidats au calme et à la sérénité n

La Cour constitutionnelle,
Saisie d’une requête du 02 mai 2017 enregistrée à son secrétariat le 03 mai 2017 sous le numéro 006-C/115/REC, par laquelle monsieur le président de la République, sur le fondement des articles 117, 120 et 121 de la Constitution, défère à la haute juridiction pour contrôle de conformité à la Constitution, en procédure d’urgence, la loi n° 2017-09 portant autorisation de ratification de la Convention sur les armes à sous-munitions adoptée à Dublin (Irlande) le 30 mai 2008 et votée par l’Assemblée nationale le 25 avril 2017 qui lui a été transmise le 28 avril 2017 ;
Vu la Constitution du 11 décembre 1990 ;
Vu la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
Vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï Madame Marcelline-C. GBEHA AFOUDA en son rapport ;
Après en avoir délibéré,
Considérant qu’aux termes de l’article 16 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle : « Les décisions et les avis de la Cour constitutionnelle sont rendus par cinq conseillers au moins, sauf en cas de force majeure dûment constatée au procès-verbal. » ;
Considérant que Monsieur Zimé Yérima KORA-YAROU, Vice-président de la Cour, est empêché pour raison de santé ; que Messieurs Simplice Comlan DATO et Akibou IBRAHIM G., Conseillers à la Cour, sont en mission à l’extérieur du pays ; que la Cour, conformément à l’article 16 précité, est habilitée à siéger et à rendre sa décision avec seulement quatre (04) de ses membres ;
Sur la procédure d’urgence
Considérant que le président de la République sollicite l’examen en procédure d’urgence de la loi n°2017-09 portant autorisation de ratification de la Convention sur les armes à sous-munitions adoptée à Dublin (Irlande) le 30 mai 2008 et votée par l’Assemblée nationale le 25 avril 2017, compte tenu de son « importance… pour l’action administrative en général et la mise en oeuvre du Programme d’action du Gouvernement en particulier » ;
Considérant qu’aux termes de l’article 120 de la Constitution: « La Cour constitutionnelle doit statuer dans le délai de quinze jours après qu’elle a été saisie d’un texte de loi ou d’une plainte en violation des droits de la personne humaine et des libertés publiques. Toutefois, à la demande du Gouvernement, s’il y a urgence, ce délai est ramené à huit jours. Dans ce cas, la saisine de la Cour constitutionnelle suspend le délai de promulgation de la loi. » ; que les articles 19 et 36 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle énoncent : « Les Lois organiques adoptées par l’Assemblée nationale sont transmises à la Cour constitutionnelle par le président de la République pour contrôle de constitutionnalité. La lettre de transmission indique, le cas échéant, qu’il y a urgence. » ; « La Cour constitutionnelle se prononce dans le délai d’un mois. Ce délai est réduit à huit jours quand le Gouvernement déclare l’urgence. » ; que ces dispositions énumèrent ainsi les cas où le président de la République peut solliciter de la haute juridiction de statuer en procédure d’urgence ;
Considérant que selon la jurisprudence de la Cour établie par ses décisions DCC 98-080 du 20 octobre 1998, DCC 98-084 du 19 novembre 1998 et DCC 98-090 du 07 décembre 1998, le président de la République peut solliciter l’examen en procédure d’urgence d’une loi censée porter atteinte aux droits de la personne humaine et aux libertés publiques ; qu’il peut également demander, le cas échéant, l’examen en procédure d’urgence d’une loi organique ; que conformément à l’article 36 de la loi organique précité, il peut aussi solliciter l’application de la même procédure dans le cadre d’une demande d’avis aux fins de délégalisation de textes prévue à l’article 100 alinéa 2 de la Constitution ;
Considérant qu’il résulte de tout ce qui précède que la loi sous examen ne relève d’aucune des catégories de textes ci-dessus énumérées ; que dès lors, la demande d’examen en procédure d’urgence sollicitée par le Président de la République doit être déclarée irrecevable ;
Examen de la loi
Considérant que l’examen de la loi déférée révèle que toutes ses dispositions sont conformes à la Constitution ;
Décide :
Article 1er : Est irrecevable la demande d’examen en procédure d’urgence sollicitée par le Président de la République.
Article 2 : Sont conformes à la Constitution toutes les dispositions de la loi n° 2017-09 portant autorisation de ratification de la Convention sur les armes à sous-munitions, adoptée à Dublin (Irlande) le 30 mai 2008 et votée par l’Assemblée nationale le 25 avril 2017.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à monsieur le président de la République, à monsieur le président de l’Assemblée nationale et publiée au Journal officiel n
Actualités 02 juin 2017

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable (Mcvdd), José D. Tonato, a procédé, ce jeudi 1er juin, au lancement officiel de la trente-troisième Journée nationale de l’arbre. C’était à Allada, en présence des autorités politico-administratives et du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.
« Arbre, énergie et économie verte », tel est le thème sous lequel a été célébrée la 33e Journée nationale de l’arbre, ce jeudi 1er juin. Le ministre en charge du Cadre de vie, José Tonato, en a profité pour lancer la campagne nationale de reboisement.
La Journée nationale de l’arbre (Jna) constitue, déclare-t-il, une activité qui s’inscrit dans le processus de reconstruction du couvert végétal. Une œuvre dans laquelle, a rappelé le ministre, le Gouvernement avait déjà annoncé les couleurs lors du Conseil des ministres du 13 avril 2016. Des dispositions ont été prises à l’occasion pour assainir la gestion du couvert forestier et des ressources naturelles.
La célébration de la Jna et le lancement de la campagne nationale de reboisement constituent deux manifestations qui aident à accélérer la marche vers une économie verte au Bénin. Il s’agit, selon le ministre José Tonato, d’activités développées pour assurer le respect des engagements qui découlent de la signature et de la ratification par le Bénin de trois conventions relatives aux changements climatiques, à la biodiversité biologique et à la désertification. Toutes précautions qui fondent et justifient la nécessité de travailler à la préservation et à la durabilité de la planète.
Le thème de la Jna propose une trilogie qui met en cohérence deux des trois grands piliers du Programme d’action du Gouvernement (Pag), en l’occurrence les piliers 2 et 3, souligne le ministre. Cela n’occulte pas la consommation du bois de feu et du charbon de bois pour plus de 80 % des ménages et 52 % en énergie finale. Le ministre a convié les populations à une gestion durable de cette ressource aujourd’hui en danger. La modernisation et la valorisation de la ressource assurent le développement national à travers le développement d’entreprises par l’investissement dans les actions de reboisement. Toutes dispositions pouvant contribuer au développement économique.
La célébration de la Jna vise à consolider et à préserver les ressources naturelles pour une économie verte. Ce qui réduit les risques environnementaux pour offrir des emplois décents afin de réduire les inégalités. Le ministre a convié à la prise en compte de trois dimensions : l’investissement, l’accès au financier et au capital-risque et la prise en compte du rôle des acteurs non étatiques. « La foresterie est au cœur d’une chaine de valeurs qui part des forêts pour y retourner », souligne José Tonato qui assure que le Gouvernement est dans une dynamique de gestion de la chaîne de valeurs pour le renforcement de l’économie locale et nationale. « L’arbre symbolise la vie et la durabilité ; il pourrait symboliser la résilience. C’est pourquoi le Gouvernement opte pour une gestion normalisée », souligne José Tonato.
Reboisement intensif
Le ministre annonce que le Programme de reboisement intensif remplace désormais le Programme national de reboisement. « Nous allons produire du bois de façon plus durable pour gérer la filière de bout en bout », s’est engagé le ministre qui prend en compte le couple environnement-gestion des ressources naturelles.
Le ministre promet impacter l’aménagement du territoire, le développement urbain et l’habitat. Dans ce cadre, il a révélé que des contrats annuels seront conclus avec des jeunes qui seront évalués sur les résultats et les rendements obtenus.
Le maire d’Allada, Michel Akléhinto, s’est réjoui que sa commune abrite les manifestations officielles de la célébration. Il a magnifié l’arbre et ses vertus et a promis veiller sur les plants de gmelina et d’acacia mis en terre sur le site de l’entreprise Atc IB.
Le préfet Jean Claude Codjia déplore que le processus d’urbanisation du département ait contribué à diminuer le couvert forestier. Les Jna ont permis, affirme-t-il, de réaliser des plantations privées qui contribuent à freiner la dégradation des sols.
Les ministres Abdoulaye Bio Tchané du Développement, Lazare Sèhouéto en charge du Commerce et Delphin Koudandé de l’Agriculture ont marqué de leur présence la célébration?

Une question d’actualité a été adressée, ce jeudi 1er juin, au Gouvernement. Elle est relative au recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port autonome de Cotonou. Une affaire qui défraie la chronique ces derniers jours au Bénin. La question émane du député Nourénou Atchadé qui a interpellé l’Exécutif sur l’avis d’appel public lancé en date du 26 mai dernier pour la sélection de ce mandataire.
Selon le député, les services attendus du mandataire relèveraient des prérogatives de l’autorité conférée au Port autonome de Cotonou par la loi n°64-39 du 31 décembre 1964, instituant l’établissement public chargé de la gestion du Port de Cotonou. L’élu du peuple demande au Gouvernement d’expliquer à la Représentation nationale la distinction entre l’autorité portuaire et le mandataire chargé de la gestion du Port de Cotonou. Nourénou Atchadé voudrait savoir ce qu’on peut attendre de cette gestion par mandat au Port de Cotonou et le sort des emplois des travailleurs de la société. Il demande les raisons pour lesquelles le Gouvernement qui a consacré l’autorité portuaire et ses prérogatives au Port autonome de Cotonou par une loi n’a pas libéralisé l’exercice de l’autorité portuaire par une autre loi avant d’autoriser cette forme de délégation par mandat. Des points d’ombre que le ministre en charge des Infrastructures, Hervé Hèhomey aura à élucider aux députés dans les prochaines semaines¦ Th. C. N
Actualités 02 juin 2017

Le Bureau de restructuration et de mise à niveau (Brmn) a organisé, ce mercredi 31 mai à Cotonou, une formation à l’intention des consultants nationaux sur les quicks-diagnostics et le coaching des très petites et moyennes entreprises (Tpe/Pme). Ouverte par Airy Tonato, directeur général du Brmn, la formation est assurée par Taoufick Chabaane, formateur consultant.
« Quick-diagnostics, identification des besoins, AT et coaching dans le cadre de la mise à niveau spécifique des Tpe/Pme ». C’est le thème proposé par le Bureau de restructuration et de mise à niveau (Brmn) pour la formation des consultants nationaux qui accompagnent les très petites et moyennes entreprises (Tpe/Pme) dans leur vie. Une formation ouverte hier et qui s’inscrit dans le cadre du Projet de renforcement des capacités productives et commerciales du Bénin (Prcpc). Airy Tonato, directeur général du Brmn, indique que cette formation découle d’un constat, avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) et le Cadre intégré renforcé (Cir). Constat induit par les besoins spécifiques des entreprises qui doivent bien évoluer et performer ; ce qui nécessite un diagnostic stratégique. Une étape devenue indispensable, voire incontournable pour accéder à la performance.
Le Brmn entend outiller les consultants afin qu’ils deviennent des coaches, capables d’être des ambassadeurs pour exporter la consultance nationale, l’expertise qu’ils auront acquise. Cela permettra d’accroître le nombre de bénéficiaires du programme, relève le directeur général du Brmn.
Dans le vif du sujet, Taoufick Chabaane développe "les approches de mise à niveau spécifiques aux très petites, petites et moyennes entreprises". Il estime que pour développer une offre compétitive et exportable, trois défis s’imposent : la productivité, la conformité et la connexion.
Par rapport à la productivité, il faut mettre l’accent sur la qualité, les coûts, l’innovation et les délais. S’agissant de la conformité, il importe de s’intéresser particulièrement aux normes, à la métrologie et à l’accréditation des laboratoires. En ce qui concerne la connexion, le formateur suggère de s’intéresser particulièrement au marketing, à la force de vente et aux consortiums Export.
Taoufick Chabaane s’est appesanti sur les réaménagements et nouveaux mécanismes de quick-diagnostics qui se rapportent aux cas de la Tunisie, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Ce qui lui a permis de déboucher sur le contexte de l’industrie béninoise. Avec un tissu de petites entreprises insuffisamment formalisées. A ce titre, le consultant formateur rappelle que selon le Recensement général des entreprises (Insae 2010), ce tissu est composé de 436 entreprises en majorité micro et petites : 222 entreprises avec 0 employé. La moyenne étant de 20 employés par entreprise. Il faut préciser que l’emploi occasionnel représente 43% du total des employés sur la base du recensement en question et que plus des ¾ des unités industrielles sont dans l’informel. Moins d’un quart des parcelles d’installation d’usines possèdent un titre foncier.
Les quick-diagnostics, l’identification des besoins et le coaching requièrent l’accomplissement de formalités et l’acceptation de collaboration par le responsable de l’entreprise soucieuse de croissance.
Le guide de quick-diagnostic proposé par le formateur consultant appelle l’entreprise à fournir des informations portant, entre autres, sur les renseignements d’ordre général, la documentation la concernant, des éléments sur les volets commercial, technique, production et logistique et la motivation du chef d’entreprise à adhérer au Prcpc.
Critères d’éligibilité et de sélection des entreprises bénéficiaires
La mise à niveau n’est pas envisageable si l’entreprise souffre d’un grave déséquilibre financier ou d’une grosse baisse de charges (absence de marché local demandeur et de commandes-export). Elle n’est pas envisageable en l’absence d’une motivation suffisante du chef d’entreprise : une motivation réduite à l’attente d’un "don" ne peut permettre d’engager des changements profonds et quelques fois difficiles au sein de l’entreprise.
Le transfert de compétences n’est possible que si l’entreprise dispose des ressources humaines spécifiques aux actions à engager : le chef d’entreprise ne peut, à lui seul, s’approprier et mettre en œuvre les changements à introduire et à prendre en main.
L’approche de mise à niveau par grappes d’entreprises suppose que les chefs d’entreprises n’aient pas d’objection quant à un travail collaboratif fût-il réduit à des formations interentreprises et à des échanges basiques d’informations et d’expériences.

Des enfants dans l’Atacora restent sans acte de naissance, en dépit des efforts du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers. Une situation que la préfecture entend corriger avec l’appui de Plan international Bénin en organisant, mardi 30 mai dernier, un atelier sur l’enregistrement des naissances à l’intention des différents acteurs intervenant dans les neuf communes du département.
Les différents acteurs impliqués dans la protection des enfants et surtout ceux en charge de l’enregistrement des naissances dans le département de l’Atacora ont été conviés à un atelier organisé par la préfecture aux fins d’échanger sur les problèmes affectant le processus et les solutions envisageables pour faciliter l’inscription des nouveau-nés dans les registres de l’état civil.
A l’ouverture des travaux de cet atelier dont les recommandations plaident pour des actions efficaces et des engagements forts de la part des différents acteurs, Méré Bio Yo, directeur départemental des Affaires sociales, a indiqué que l’acte de naissance d’un homme constitue le premier diplôme de sa vie. Il n’est rien sans ce document, soutient-il, tout en invitant les acteurs à veiller à l’inscription dans le registre d’état civil de toute naissance. Réfléchir autour des entraves à l’accès au droit fondamental des enfants et rechercher les voies et moyens pour répondre aux exigences de la gestion performante de l’état civil dans le département. C’est ainsi que Martin Bakary, responsable de l’Unité de programme de Plan international Bénin, appréhende l’intérêt de l’atelier soutenu par son organisation. « Pour exister il faut avoir été enregistré », souligne-t-il.
La tendance haussière des défauts de déclaration des naissances et des irrégularités dans leur enregistrement associée au constat général de défaut de retrait des actes de naissance dans les communes de l’Atacora, précise Abdoulaye Affo, secrétaire général de la préfecture de Natitingou, amenuisent considérablement les efforts du Gouvernement ainsi que des partenaires techniques et financiers en faveur de l’éducation. Une situation qui porte, à son avis, un coup à l’image du département. Ainsi, d’après les résultats de la 4e édition de l’enquête démographique et de santé réalisée en 2011-2012 par l’Institut national de la Statistique et de l’Analyse économique, l’Atacora affiche un taux de 72,2% d’enregistrement à l’état civil contre 76,9% pour le Couffo, 66,8% pour le Borgou et 42,3% pour l’Alibori. Une position davantage renforcée par le fort taux de défaut de retrait des volets n°1 des actes de naissance dans toutes les communes du département.
A l’horizon 2020, un département de l’Atacora avec zéro enfant sans acte de naissance, telle est la vision de la préfecture. Pour ce faire, les participants à l’atelier devront définir les modalités d’établissement des jugements d’autorisation, réfléchir également sur la faisabilité de l’organisation des séances publiques de remise d’actes de naissance et élaborer un plan d’actions pour résoudre les problèmes liés à l’état civil dans l’Atacora.

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a présenté, ce mercredi 31 mai à Porto-Novo, son rapport d’activités au titre de l’année 2016. Lequel prend en compte toutes les actions accomplies par l’institution, l’année dernière au cours de laquelle, elle a enregistré et traité 316 plaintes des administrés contre l’administration publique.
La loi fait obligation au médiateur de la République de présenter annuellement son rapport d’activités. Lequel est transmis officiellement au président de la République et publié au journal officiel de la République du Bénin. Joseph Gnonlonfoun a sacrifié à cette exigence légale, ce mercredi 31 mai, en présentant à la presse, le rapport d’activités de son institution pour le compte de 2016. Il s’agit du neuvième rapport depuis la création de l’institution en 2006.
Selon le médiateur de la République, son institution a traité au titre de l’année dernière, 316 plaintes comportant 302 cas de compétence et 14 cas de non-compétence. Les différends ont porté essentiellement sur la gestion des carrières des agents de l’Etat, les affaires sociales dont les licenciements, les litiges domaniaux, les créances des entreprises privées ou des prestataires de services pour l’Etat, les différends avec les entreprises publiques et semi-publiques telles que la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) et la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb). Les questions de délivrance des attestations de diplôme ont également fait l’objet d’examen. Le rapport renseigne par ailleurs sur le point de toutes les autres actions accomplies par le médiateur de la République en 2016 dont surtout les séances de sensibilisation intitulées « L’arbre à palabre » pour faire connaître aux populations, l’institution, notamment ce qu’elle représente, ses missions et son domaine de compétence. Joseph Gnonlonfoun n’occulte pas les sessions annuelles dénommées « Espace d’interpellation démocratique » qui consistent en une séance de travail au cours de laquelle les citoyens ont formulé des plaintes auprès du médiateur de la République a qui a tenté de trouver des solutions équitables. Il y a plusieurs autres procédures dont celle qui consiste pour le médiateur à dépêcher des missions auprès de certaines structures administratives pour des séances de travail « in situ » afin d'étudier sur place et apporter des solutions aux dossiers et affaires pour lesquels l’institution a été saisie par des citoyens. Joseph Gnolonfoun met l’accent sur l’importance des audiences foraines qui sont des occasions pour le médiateur de la République de se rapprocher des citoyens. « Aller au contact des administrés nous paraît plus utile qu’un travail de bureau consistant à recueillir les plaintes à notre siège. Ce faisant, je veux et j’entends humaniser nos actions », insiste le médiateur de la République. Joseph Gnonlonfoun décerne un satisfecit à la cinquantaine d’agents de l’institution qui a été la cheville ouvrière de ce bilan. En tant qu’institution qui a pour rôle d’intercéder en faveur des citoyens de concilier et d’examiner les griefs des compatriotes vis-à-vis des administrations publiques, le médiateur de la République a exhorté les agents de l’Etat à se mobiliser pour la réussite du Programme d’action du Gouvernement (Pag) 2016-2021. La mise en œuvre de cette ambition qui a déjà démarré par les poses de premières pierres un peu partout nécessite, selon Joseph Gnonlonfoun, une administration performante, qui ne traîne pas le pas, une administration proactive, réactive, au dynamisme communicatif avéré et une administration qui ouvre des pistes pour permettre de soutenir des actions de développement.

La Centrale d’achat des médicaments essentiels et consommables médicaux du Bénin (Came) organise, demain vendredi 2 juin, une journée portes ouvertes dans ses trois agences régionales. En prélude à cet événement, la direction générale de la structure était face aux médias, ce mercredi 31 mai à Cotonou, pour présenter les objectifs de cette journée.
Les populations béninoises ont l’occasion d’en savoir davantage sur les missions assignées à la Centrale d’achat des médicaments essentiels et consommables médicaux du Bénin (Came) depuis sa création. Demain vendredi 2 juin, les trois agences régionales de la structure à Cotonou, Parakou et Natitingou ouvrent leurs portes au public.
Au cours de la conférence de presse qu’ils ont animée hier, en prélude à la journée, le directeur général de la Came, Kokou O. Afogbé, et son adjoint Alfred Dansou, ont expliqué les missions de leur structure avant d’attirer l’attention des uns et des autres sur le danger que constituent les médicaments vendus dans les rues.
En effet, suite à la décision du Gouvernement d’assainir le sous-secteur pharmaceutique à travers l’opération Pangea IX, la Came, selon Alfred Dansou, a pris des dispositions pour répondre à une demande de plus en plus accrue de produits médicaux. Il est important dans ce contexte et au regard de sa mission dans le secteur de la santé, explique-t-il, que la Centrale organise une journée portes ouvertes en vue de mieux faire connaître aux populations ses prestations. Elle a pour objectif de permettre à la Came, à travers la promotion de ses missions, de contribuer plus efficacement à l’amélioration de la disponibilité des produits médicaux dans les structures du Bénin. Cette journée, ajoute-t-il, permettra d’informer le public en général et les acteurs de la santé en particulier sur les missions de la Came dans le système sanitaire national.
Le directeur général adjoint informe que cette journée sera également l’occasion pour vulgariser les critères et modalités d’accès aux produits cédés par la Came et expliquer au public le système d’Assurance qualité des produits mis en place. La Came dispose de ce système qualité pour l’acquisition, la réception, le stockage, et la distribution des produits. Celui-ci est soutenu par un manuel-assurance qualité, conformément aux recommandations et aux principes de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms).
A propos de cette assurance qualité des produits, le directeur général de la Came, Kokou O. Afogbé, a expliqué le rôle de chaque intervenant dans les quatre étapes du processus de fabrication des médicaments essentiels : au niveau du fabricant, les précautions à prendre avant que les produits ne soient au niveau de la Came pour la conservation ; de la Came aux distributeurs avant d’aller chez les consommateurs.
Kokou O. Afogbé affirme que le processus est bien suivi au niveau de chaque acteur pour que les produits à livrer aux populations soient des produits de bonne qualité. C’est ainsi qu’il a été créé au niveau de la Came, un département Assurance qualité géré, selon le directeur général, par un pharmacien de formation.
Missions
Dans le cadre des mesures d’accompagnement du Programme d’ajustement structurel (Pas), la Came a été créée en 1989 au profit des couches fragiles de la société et pour l’amélioration de la disponibilité des produits médicaux dans les formations sanitaires. Mais, elle a démarré ses activités en 1991 avant de voir ses statuts adoptés en 2010, statuts qui ont fait d’elle une association à but non lucratif.
La Came a pour missions d’approvisionner en médicaments essentiels et consommables médicaux, de céder les produits médicaux aux formations sanitaires à un coût social, d’assister le ministère de la Santé dans sa gestion des dons de produits pharmaceutiques, et d’acquérir, réceptionner, stocker et distribuer les produits. Elle assure également l’acquisition, la réception, le stockage et la distribution, conformément au contrat qui les lie, des produits médicaux pour le compte des programmes de santé et des partenaires techniques et financiers, en vue de la prise en charge des affections prioritaires.
Les trois agences régionales de la Came sont utilisées comme des pôles de distribution et approvisionnent à ce jour près de 1 000 formations sanitaires ainsi que des officines de pharmacies privées?

Le directeur général de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema), Armand Gansè, et le chargé de mission du chef de l’Etat, Denis da Conceiçao, ont échangé, ce mercredi 31 mai, avec les femmes de Dantokpa. La rencontre qui a eu lieu dans les locaux de ladite société vise à partager avec les vendeuses la vision du chef de l’Etat sur les marchés de Cotonou et environ.
Les marchés de Cotonou et d’Abomey-Calavi changeront bientôt de visage. Le chargé de mission du chef de l’Etat, Denis da Conceiçao et le directeur général de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema), Armand Gansè, ont annoncé cette nouvelle aux femmes de Dantokpa, hier.
Dans une dynamique d’explications et de dialogue, ils ont exposé aux principales bénéficiaires tout l’intérêt de la rénovation et de la reconstruction des marchés de la capitale économique et de la cité dortoir. Cette ambition, selon le chargé de mission du chef de l’Etat, répond au souci de modernisation desdits marchés. La nouvelle configuration offrira des espaces commerciaux plus attrayants et plus élégants. « Nous avons un président de la République qui nourrit beaucoup d’ambitions pour le Bénin. C’est un homme qui agit sans tambour ni trompette; son souci est de pouvoir rebâtir nos marchés à l’image de ceux de la sous-région », explique-t-il.
Les vendeuses seront les premières bénéficiaires de ces joyaux. A en croire le directeur général de la Sogéma, Armand Gansè, relativement à ce sujet, beaucoup d’intoxications ont alimenté les réseaux sociaux ces derniers jours. « Il fallait organiser cette rencontre pour expliquer aux femmes les bonnes intentions du chef de l’Etat », précise-t-il.
Pour sa part, Denis da Conceiçao apaise celles qui craignent de perdre leurs places dans les marchés à rénover. « Il ne s’agit pas de vous déguerpir, mais d’œuvrer à l’amélioration de vos conditions de vie », rassure-t-il. Une fois les marchés relookés, ils attireront plus de clientèle. « Les travaux préliminaires sont achevés et la phase pratique démarrera bientôt », annonce le directeur général de la Sogéma.
La modernisation des marchés de Cotonou et d’Abomey-Calavi figure en bonne place dans le Programme d’action du Gouvernement (Pag). En dehors des marchés secondaires, 35 marchés principaux seront reconstruits et rénovés dans les prochains jours. « Selon la vision du président de la République, chaque arrondissement aura son marché », détaille son envoyé.
Déjà, les commerçantes semblent être enthousiasmées par la nouvelle. Après avoir salué l’initiative du président Patrice Talon, elles ont souhaité le démarrage effectif des travaux dans les meilleurs délais, car reconnaissent-elles, les marchés du Bénin ne répondent pas aux normes en la matière. « Il est très souhaitable de reconstruire Dantokpa, mais nous voulons croire au Gouvernement de la Rupture. Beaucoup de régimes nous ont entretenues plusieurs fois déjà sur le même sujet sans honorer leurs promesses », rappelle Mouyinatou Ahounou, déléguée dans le secteur quincaillerie et pièces détachées. La reconstruction du marché passe aussi par sa réorganisation et son agrandissement, insiste-t-elle. Les vendeuses tiennent également à la réfection des voies d’accès au marché et à la prise en compte des situations des femmes d’Adjégounlè et de celles qui sont victimes de l’opération de libération des espaces publics.
Leurs doléances n’ont pas tardé à trouver de réponses. « Il y a des raisons de faire confiance au président de la République. Il se bat avec son Gouvernement et sa femme pour améliorer vos rapports aux activités économiques et au bien-être de vos familles », soutient Denis da Conceiçao. Pour finir, il affirme que chaque femme a un rôle à jouer dans le travail de reconstruction du pays, amorcé par le régime du Nouveau départ.

Au total, 224 995 candidats affronteront dès le lundi 12 juin prochain, l’examen pour l’obtention du brevet d’études du premier cycle (Bepc). Le plus jeune a 10 ans et le plus âgé, 54. Ces statistiques ont été révélées ce mardi 30 mai, par le directeur des Examens et Concours (Dec) du ministère chargé de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo, qui a reçu la visite de son ministre de tutelle venu s’enquérir de l’état d’avancement des préparatifs.
A/R Ouémé-Plateau
La direction des Examens et Concours du ministère chargé de l’Enseignement secondaire est prête pour l’organisation de l’examen du Brevet d’études du premier cycle session de juin 2017. Lucien Kokou, ministre de tutelle est allé faire le constat dans l’après-midi de ce mardi 30 mai, à la Dec à Porto-Novo.
Selon le directeur des Examens et Concours, Mahougnon Kakpo, ils sont au total 224 995 candidats dont 57,05 % de garçons et 42,95% de filles qui affronteront cette année cet examen sur l’ensemble du territoire national. Cet effectif est en accroissement de 12,35 % par rapport à celui de 2016. Le candidat le plus jeune a 10 ans et le plus âgé à 54 ans, révèle Mahougnon Kakpo. Les candidats sont répartis dans 296 centres d’examen dont 31 nouveaux créés cette année.
La particularité cette année, souligne le directeur des Examens et Concours, est que l’examen se déroule dans douze départements contrairement à 2016 où c’était six. Ce qui appelle à davantage de travail de la part de la direction. Mahougnon Kakpo invite les candidats à la tranquillité. L’examen se passera bien d’autant qu’il a été très bien organisé, rassure-t-il.
Le ministre chargé de l’Enseignement secondaire a abondé dans le même sens. Pour Lucien Kokou, il n’est pas question pour les candidats de s’affoler. Le Bepc est un examen et non un concours. L’élève qui a un niveau moyen doit pouvoir s’en sortir, rassure-t-il. Il souligne que la question liée au coefficient de certaines matières qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, est déjà réglée et les candidats savent à quoi s’en tenir. Il conseille aux candidats de commencer par se coucher tôt pour gagner en énergie afin de mieux affronter la composition qui démarre le 12 juin prochain. Ils doivent poursuivre les révisions tout en se donnant quelque temps de distraction, insiste le ministre.
Il rappelle que l’obtention du Bepc conditionne désormais le passage en classe de seconde en plus de la moyenne de classe. Il invite dès lors les candidats à donner le meilleur d’eux-mêmes pour décrocher ce diplôme qui ouvre la porte du second cycle de l’enseignement secondaire. Lucien Kokou informe à cet effet qu’un comité d’orientation est en cours d’installation sur l’ensemble du territoire national. Lequel comité aura pour mission d’aider les candidats admis en classe de seconde à faire des choix convenables des séries suivant leurs aptitudes et les métiers qu’ils entendent embrasser plus tard. Cette mesure du Gouvernement vise à réduire un tant soit peu le taux d’échec scolaire au second cycle surtout au baccalauréat à cause de la mauvaise orientation de certains élèves après leur admission au Bepc?