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Nouvelles

Opération de libération des espaces publics: Le Gouvernement interpellé au Parlement

Onze députés demandent des comptes au Gouvernement par rapport à l’opération de déguerpissement des occupants illégaux des espaces publics qui se déroule dans les grandes villes du Bénin. Ils ont conjointement déposé, mardi 14 mars dernier, une question orale avec débat sur la table du président de l’Assemblée nationale qui va le notifier ensuite à l’Exécutif.

Les signataires de la question avec en tête l’honorable Mohamed Atao Hinnouho, estiment que cette opération conduite par le Gouvernement avec un contingent de forces de sécurité a créé une violence morale chez les populations. « Face à la conjoncture économique actuelle, cette opération impacte négativement le panier de la ménagère et le taux de chômage dans notre pays. Les conséquences sont multiples et vont beaucoup plus être visibles si rien n’est fait à la rentrée scolaire et universitaire prochaine », indiquent-ils. Les députés demandent au Gouvernement de dire, conformément aux textes sur la décentralisation au Bénin, si l’occupation du domaine public est illégale avec la conditionnalité de paiement d’un droit de citoyen à la mairie dans une commune. Aussi, les initiateurs de la question orale avec débat voudraient-ils savoir l’autorité habilitée à procéder à une opération de déguerpissement dans une commune, les sites et zones concernés et le coût global de l’opération dans l’ensemble des villes ciblées?

Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

Actualités 16 mars 2017


Point de presse / Conseil des ministres: Le projet de loi portant modification de la Constitution prêt pour le Parlement

Le président de la République, chef de l’Etat, chef du Gouvernement a présidé la séance hebdomadaire du Conseil des ministres qui a eu lieu ce mercredi 15 mars 2017.

Au nombre des questions examinées, le ministre d'Etat, secrétaire général à la Présidence, Pascal Koupaki en a relevé sept.

1- Projet d’accord-cadre et projet de contrat d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour la
construction d’un hôpital général à Abomey-Calavi entre « AP-HP International», filiale de « Assistance publique-Hôpitaux de Paris » (AP-HP)
et la République du Bénin

Le système de santé du Bénin est confronté à de nombreuses difficultés. Celles-ci génèrent des dysfonctionnements à tous les niveaux de la pyramide sanitaire.
Il s’agit notamment de la mauvaise organisation administrative et financière, de l’insuffisance des ressources humaines en qualité comme en quantité, avec une forte concentration au niveau des zones urbaines.
Ces insuffisances impactent négativement la qualité des prestations fournies aux populations, et induisent des évacuations sanitaires à forte incidence financière sur le budget national. Le Pag « Bénin révélé » a prévu des mesures pour corriger ces insuffisances.
C’est dans ce cadre que le Conseil a adopté le projet d’accord-cadre ainsi que le contrat d’assistance à maîtrise d’ouvrage entre AP-HP International, filiale de Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et notre pays, pour la construction de l’hôpital Général sur un site déjà identifié dans la Commune d’Abomey-Calavi.
Cet hôpital sera un Centre hospitalier et universitaire de référence.
A cet effet, le Conseil a autorisé le ministre de la Santé à signer ledit accord-cadre et le contrat d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour la construction de l’hôpital général.

2- Projet de décret portant agrément au régime« C » du Code des Investissements de la société Alpha Bénin Sa

La société Alpha Bénin Sa, a sollicité l’agrément au régime C du Code des Investissements, pour l’installation de son usine de production de pâtes alimentaires.
Le montant des investissements envisagés est évalué à 13,5 milliards de FCFA.
Le projet favorisera la création de 423 emplois permanents, dont 393 pour les nationaux.
Le promoteur a pris tous les engagements requis pour l’octroi du régime C du Code des investissements.
Le Conseil a approuvé l’agrément au régime C du Code des Investissements, de la société Alpha Benin Sa, pour son projet d’installation d’une usine de production de pâtes alimentaires dans la zone industrielle de Sèmè-Podji.

3- Rapport général de la revue annuelle du processus de gestion du développement édition 2015

Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement a présenté au Conseil le rapport général de la revue annuelle du processus de gestion du développement, édition 2015.
Le Conseil a pris acte des dysfonctionnements dont les plus importants concernent l’inexistence de documents de politiques et/ou de stratégies sectorielles, les insuffisances dans les mécanismes de suivi-évaluation des projets, l’inefficacité dans la chaîne de Planification, de Programmation, de Budgétisation et de Suivi (Ppbs).
Le Conseil a approuvé les recommandations formulées pour améliorer le processus national de planification du développement de notre pays.
Il a à cet égard instruit le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement à l’effet d’élaborer pour chaque ministère, une feuille de route pour la mise en œuvre des recommandations et le suivi des performances de notre administration publique dans ce domaine.

4- Etude des rapports de missions d’inspection et de contrôle effectués par les Inspecteurs généraux des ministères

Le Conseil a pris connaissance de la synthèse des rapports de missions d’inspection, de contrôle ou d’audit effectuées par les Inspecteurs généraux des ministères au cours de l’année 2016.
Cette synthèse fait apparaître, de façon générale, des insuffisances liées au mauvais fonctionnement de certains services clés, à la non actualisation voire à l’absence de manuels de procédures, au non-respect des procédures et textes en vigueur dans maints domaines.
La synthèse révèle également un taux insatisfaisant de mise en œuvre des recommandations faites par le passé.
L’impérieuse nécessité d’améliorer la qualité de la gouvernance administrative et les performances économiques de notre pays appelle le suivi rigoureux de la mise en œuvre des recommandations formulées.
Le Conseil a alors instruit les ministres à l’effet d’élaborer un plan d’actions pour la mise en œuvre des recommandations et à en assurer le suivi.
Le Conseil sera attentif, en mars 2018, à la synthèse des rapports d’inspection, de contrôle, d’audit ou de vérification, pour mesurer les progrès accomplis par notre administration publique en 2017, en matière de gouvernance.

5- Projet de décret portant création, attributions, composition, organisation et fonctionnement du cadre institutionnel d’élaboration d’un plan national de développement

L’évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre de la Vision Bénin Alafia 2025 fait apparaître des résultats mitigés. Cela est dû, entre autres, à l’absence d’un Plan national de développement.
Il s’avère donc nécessaire que le pays se dote d’un plan national de développement qui prendra en compte le document de référence qu’est le Pag 2016-2021.
A cet effet, il est nécessaire de mettre en place un cadre institutionnel dont la mission est d’orienter, de superviser, d’encadrer et de suivre la mise en œuvre de toutes les actions afférentes à l’élaboration d’un plan national de développement.
Il a également pour mission, d’assurer la mobilisation de toutes les parties prenantes au processus, y compris les partenaires au développement.
Le Conseil a instruit le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, à l’effet de prendre les dispositions pour rendre opérationnel le cadre institutionnel d’élaboration du plan national de développement. Le Conseil a pris un décret à cet effet.

6- Reprise du Programme de vérification des importations (Pvi)

Le 22 mars 2011, le Gouvernement a pris le décret n°2011-106 portant institution d’un Programme de vérification des importations de nouvelle génération.
Ce décret a été abrogé le 23 août 2012. Ce qui a provoqué un litige entre l’Etat béninois et la Société Bénin Control, prestataire du Pvi.
La Cour commune de Justice et d’Arbitrage de l’Ohada, par sentence arbitrale du 13 mai 2014, a demandé à l’Etat béninois de rétablir Bénin Control dans ses droits, sous peine des dommages et intérêts.
En vue du règlement définitif du contentieux, le Conseil des ministres du 18 mai 2016 a rétabli Bénin Control dans ses droits.
En conséquence, pour la reprise effective des activités du Pvi, il convient que le Gouvernement retire le décret n°2012-288 du 23 août 2012. Le Conseil a pris un décret portant retrait de ce décret d’août 2012.
Le Conseil a instruit le ministre de l’Economie et des Finances et le ministre des Infrastructures et des Transports à l’effet de négocier avec Bénin Control la modification du Contrat de marché du 9 février 2011, relatif à la mise en place du Pvi de nouvelle génération, sur la base des propositions retenues par les deux parties.
Ils ont été instruits à l’effet de prendre les dispositions nécessaires pour la reprise effective des activités Pvi à compte du 1er avril 2017, dans la perspective de l’amélioration des recettes publiques.

7- Projet de décret portant transmission à l’Assemblée nationale du projet de loi portant modification de la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin

Le Conseil a adopté, en 3e lecture, le projet de décret transmettant à l’Assemblée nationale, du projet de loi portant modification de la Constitution du 11 décembre 1990.
Il est utile de préciser, d’entrée, que la Constitution n’a pas été réécrite. Son préambule n’a fait l’objet d’aucun amendement.
Ce projet de modification n’entraîne pas l’établissement d’une nouvelle Constitution, et n’induit pas l’entrée en vigueur d’une nouvelle République.
Il vise à corriger les insuffisances de notre Constitution, identifiées par différentes études et divers acteurs.
En outre, ce projet ne remet pas en cause les options fondamentales retenues par la Conférence nationale de février 1900 et considérées jusqu’ici comme les fondamentaux de la Constitution.
Les références de la Constitution sont préservées ainsi que la nature du régime et les bases fondamentales.
Le projet de modification vise la restauration d’un équilibre substantiel, réel et positif des pouvoirs ; la transparence dans la gouvernance économique et politique, au moyen notamment d’un régime pertinent de la responsabilité des gouvernants et d’un contrôle juridictionnel efficient.
Ainsi, le projet se propose notamment de renforcer les organes de contre-pouvoir, de renforcer les pouvoirs juridictionnels, de renforcer le système partisan par le financement public des partis politiques, de renforcer les droits de l’Homme avec l’affirmation claire de l’abolition de la peine de mort, d’assurer la reconnaissance de la chefferie traditionnelle.
Je dois préciser, enfin, que sous la conduite du chef de l’Etat, une consultation élargie a permis de soumettre les grandes lignes de la réforme envisagée aux représentants des forces sociales, traditionnelles et politiques?

Actualités 16 mars 2017


Dixième conférence internationale du karité: Les femmes productrices de karité mises sur orbite

Cotonou a abrité du 13 au 15 mars, la dixième conférence internationale du karité. Le renforcement du pouvoir économique des femmes productrices était au cœur des enjeux.

Les femmes productrices de karité ont quitté Cotonou hier avec plus d’espoir sur le développement de la filière en Afrique. La dixième conférence internationale du karité a mobilisé davantage de partenaires techniques et financiers autour de ce produit dont les chances de positionnement à l’international deviennent plus évidentes. La réunion de Cotonou s’est surtout focalisée sur la construction des réseaux économiques, sociaux et environnementaux requis pour le marché international. « C’est un moment clé, pendant lequel nous célébrons nos succès, discutons des défis et nous posons en champions de cette industrie qui nous tient encore à cœur », commente Moumouni Konaté, président de l’Alliance globale du karité (Agk), une association industrielle à but non lucratif qui comprend des groupements de femmes, des marques et des détaillants, des fournisseurs et des Ong provenant de trente-et-un pays. A travers une dizaine de panels, les centaines de participants, en majorité les femmes rurales, ont échangé sur les tendances actuelles du marché, les initiatives en termes des recherches et politiques autour du karité, les opportunités de financement des projets de développement durable, la résilience des parcs à karité, les innovations technologiques dans le traitement des noix de karité, les procédures et logistiques d’exportation vers l’Union européenne et les Etats-Unis. Les échanges de bonnes pratiques, les expériences des pays leaders tels que le Ghana, le Nigeria, le Burkina Faso ou encore le Mali ont permis aux femmes productrices de mieux cerner les enjeux de la filière karité et de s’assurer de sa capacité à transformer leur vie. 

Près de 2 milliards d’arbres à karité poussent naturellement dans des parcs dans vingt-et -un pays africains s’étendant du Sénégal au Sud Soudan. La filière karité occupe plus de 16 millions de femmes qui collectent les fruits frais et les amandes pour produire le beurre de karité. Avec plus de 600 000 tonnes d’amandes recueillies chaque année, l’industrie du karité constitue une source essentielle d’emplois et de revenus pour des communautés souvent pauvres et défavorisées.

500 000 femmes vivent du karité

Au Bénin, on estime à plus de 500 000, le nombre de femmes rurales qui vivent directement du karité. Environ 13 108 tonnes d’amandes de karité sont commercialisées localement et génèrent dans l’économie béninoise une valeur ajoutée totale d’environ 3,4 milliards de francs Cfa. Les recettes annuelles que tire l’Etat de l’exportation des amandes de karité sont estimées aujourd’hui a 1,3 milliard F Cfa.
La conférence internationale sur le karité s’est tenue, quelques semaines seulement après l’organisation de la première session du dialogue public-privé entre l’Etat et les acteurs de la filière karité. A l’occasion, ces derniers avaient soumis des doléances liées à la destruction des parcs à karité qui induit une baisse sensible de la production, le manque d’eau dans les unités de transformation du karité et l’inaccessibilité aux crédits bancaires. « Les exportations des amandes de karité sont hypothéquées en raison de la faible disponibilité résultant de la destruction des parcs de karité. Le Bénin pourrait se retrouver dans une position encore plus marginale sur la liste des producteurs d’amandes et de beurre de karité dans la sous-région ouest-africaine si rien n’est fait », avait alerté les acteurs.
Le Bénin est actuellement le quatrième producteur ouest-africain d’amande de karité après le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria, avec un volume de production d’environ 30 000 tonnes d’amandes sèches.

Société 16 mars 2017


Ouvrage « Accusée mais pas coupable »: Christhelle Houndonougbo se prononce sur la mort de sa domestique

140 pages pour tout confesser dans l’affaire du meurtre de sa gouvernante Fati, décédée le 5 septembre 2012. C’est l’exercice auquel Christelle Houndonougbo s’est livrée à travers son premier livre « Accusée mais pas coupable ». Le lancement officiel de l’ouvrage a eu lundi 13 mars dernier au palais des Congrès de Cotonou.

Incomprise, accusée, acculée, condamnée… C’est ainsi que Christelle Houndonougbo se présente entre les lignes de son ouvrage « Accusée mais pas coupable ». Un récit autobiographique de 140 pages à travers lequel l’auteure s’ouvre, se confesse, livre sa part de vérité dans une affaire qui a bouleversé sa vie de femme et de citoyenne. 

Les faits remontent au 5 septembre 2012. Christhelle Houndonougbo venait de mettre au monde sa fille, quatorze jours plus tôt. Et ce jour que l’auteure qualifie elle-même de « fatidique », une autre fille à elle, Fati, sa domestique de 15 ans est passée de vie à trépas. Comment ? C’est là toute la question que tente d’élucider le livre lancé, lundi 13 mars à Cotonou, en présence de nombreux amis, parents, admirateurs et sympathisants.
Pour l’auteure, Fati serait morte, non pas battue à sang comme ont tenté de faire croire certaines sources. Christhelle Houndonougbo décrit sa domestique comme une fille plutôt docile, son amie, sa collaboratrice, « une fille qui l’aidait beaucoup » et à qui elle ne pouvait ôter la vie, encore moins pour des friandises avalées sans autorisation. Pour elle, un tel acte ne saurait se justifier. Et c’est à ce niveau, que celle qui vient de rejoindre le cercle des gens de lettres au Bénin déroule son ressenti face au traitement, semble-t-il inhumain qui lui a été réservé. Adversaires politiques, confrères, ennemis invisibles et autres ont mis à l’index Christhelle Houndonougbo qui se débat d’être dans le viseur de plusieurs chapelles politiques. Chapelles contre lesquelles elle a toujours résisté, mais qui ont eu raison d’elle dans un moment de vulnérabilité profonde à savoir l’après-maternité. A ce propos, d’aucuns lui auraient même juré que sa grossesse n’irait pas à terme et qu’elle ne « survivrait pas à cet accouchement ».
« L’accusée » qui clame son innocence ne s’est pas contentée de raconter et de commenter ce qu’on pourrait qualifier de « l’affaire Fati ». Elle est allée plus loin, faisant une large incursion dans l’univers carcéral du Bénin, pour avoir séjourné 91 jours dans les geôles, avant de bénéficier d’une libération provisoire, puis d’un non-lieu. Elle s’est livrée aussi à une série de questionnements sur cette histoire pour en venir à la conclusion que «L’homme ne trace pas seul son destin ». Le sien, elle le veut désormais de roseau, après ce «plongeon dans la piscine de la vérité qui libère la conscience». Cet ouvrage, l’auteure et bien de gens qui ont assisté à son lancement conviennent qu’il est un legs pour la postérité, mais aussi et surtout pour la fille de Christhelle Houndonougbo qui voudra plus tard comprendre « l’affaire Fati » et ses aboutissants. Une fois ce devoir accompli, «la dame de fer de Soclogbo» prend une nouvelle résolution. «Nous sommes à la fin de l’épisode. Je voudrais fermer cette page de ma vie et passer à autre chose», soupire-t-elle.

Société 15 mars 2017


Financement de l’éducation de 2010 à 2015: Le Bénin, un des meilleurs élèves de la sous-région

Les dépenses de l’éducation ont représenté en moyenne 28% des dépenses publiques totales de l’Etat, selon les résultats de l’analyse sectorielle de l’éducation sur la période 2010-2015 présentés début mars 2017 par le secrétaire technique permanent du Plan décennal de développement du secteur de l’éducation (Pddse). Ce qui constitue un grand effort dans le financement de l’éducation au regard des 20% recommandés par la communauté internationale.

Alors que la plupart des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) consacrent en moyenne 25% de leurs dépenses publiques à l’éducation, le Bénin est allé un peu plus loin sur la période 2010-2015. Il a investi en moyenne sur cette période 28% de ses dépenses publiques totales à l’éducation.

Expliquant cette situation, pour le moins favorable au secteur éducatif, Abdel Ramane Baba-Moussa, secrétaire technique permanent du Plan décennal de développement du secteur de l’éducation (Pddse), a indiqué que sur cette période, les dépenses au profit de l’éducation se sont accrues de 34%, passant de 169 milliards de F Cfa en 2010 à 226 milliards de F Cfa en 2015.
En termes de répartition, l’enseignement primaire est le sous-secteur ayant reçu le plus de ressources publiques, soit 43,5% des dépenses courantes. Ce sous-secteur est suivi de l’enseignement supérieur qui a bénéficié de 21,6% de l’enveloppe allouée à l’éducation. Quant au sous-secteur de la formation technique et professionnelle, il est bénéficiaire de 32,8% alors que l’alphabétisation n’a plus que 0,1% des dépenses.
Quant aux dépenses salariales, elles couvrent en moyenne 68%. Elles se répartissent entre les enseignants en situation de classe et le personnel. Si les dépenses sur les enseignants en matière de salaire, est estimé à 59% des ressources, le personnel d’appui a bénéficié de 9% desdites ressources.
A ces chapitres, il faudra en ajouter d’autres tels que les dépenses de fonctionnement, les dépenses sociales.
En dehors des ressources internes, l’éducation est financée par les partenaires techniques et financiers (Ptf) dont l’appui est estimé à 4%, si l’on ne prend en compte que le circuit public.
Mais le paradoxe est que, malgré cet effort de financement, les performances attendues du secteur éducatif dans sa globalité ne sont pas encore au rendez-vous. «L’éducation est bien financée au Bénin. Le problème du financement réside moins dans l’insuffisance des fonds que dans la qualité de la gestion et des dépenses », révèle Abdel Ramane Baba-Moussa.

Education 15 mars 2017


Célébration de la Jif édition 2017: Les femmes du ministère du Cadre de vie sacrifient à la tradition

Les femmes du ministère du Cadre de vie et du Développement durable ont célébré en différé, ce mardi 14 mars au Palais des congrès, la Journée internationale des droits de la femme. Les réflexions ont tourné autour de la situation de la femme.

« De nos jours, l’insertion de la femme dans les sphères décisionnelles s’est améliorée à la faveur d’un riche corpus de droit international qui affirme l’égalité des droits de tous les êtres humains », selon Jeanne Josette Acacha Akoha, directrice de cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Mais la situation de la femme au Bénin connaît des hauts et des bas, a-t-elle affirmé hier à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme par le personnel féminin dudit ministère. « Force est de constater que, malgré la compétence et la détermination des femmes, peu d’entre elles sont prises en compte dans les prises de décisions », se désole-t-elle. 

Se référant au thème international de la Jif, « Les femmes dans un monde du travail en évolution, une planète 50-50 à l’horizon 2030 », elle en vient à une série de questions pour situer la part de responsabilité du Bénin : « Quel progrès voulons-nous pour le Bénin en marche vers le développement lorsque la part représentée par les femmes n’est pas reconnue comme entité importante et indispensable de la société ? Quel développement voulons-nous atteindre lorsque les femmes sont mises à l’écart au moment des nominations malgré leur bravoure et leurs compétences ? Quel développement voulons-nous lorsque parfois, les femmes refusent de prendre des responsabilités ? ».
Selon Mme Acacha, le combat en faveur de la gent féminine doit être soutenu par tous. « Que l’on soit mère ou père de famille, chef de ménage, éducateur ou autorité à divers niveaux, nous avons la lourde responsabilité devant l’histoire de faire en sorte que les droits des femmes soient reconnus », insiste-t-elle. Mais avant tout, elle place les femmes elles-mêmes en amont de ce challenge, en vue de leur promotion et leur épanouissement. « Face à la volonté du Gouvernement à nous accompagner, nous devons nous engager résolument comme des amazones avec amour, abnégation, patriotisme et sens de responsabilité pour accomplir nos missions sans désemparer afin de mériter nos places », préconise-t-elle. C’est la condition pour que les droits féminins soient reconnus, estime-t-elle.
Se penchant sur le thème de la Journée, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Didier José Tonato, a reconnu les inégalités des femmes dans le monde du travail. « Le personnel féminin du ministère du Cadre de vie enregistre moins de 17%. Ce qui suppose un gap de 33% à combler à l’horizon 2030 conformément à la volonté des Nations Unies qui promeuvent l’égalité des chances dans le monde du travail », relève-t-il. « La femme est victime de nombreuses fatalités. Sa compétence est mise sous le boisseau dans le monde du travail », dénonce-t-il.
Pour redorer l’image de la couche, Didier José Tonato estime qu’à la Jif, il faut dénoncer les récupérations commerciales faites autour de la célébration, briser les réflexions misogynes, décerner un carton rouge aux machos et poser des actes concrets en faveur des femmes. Il a invité le personnel féminin du ministère à plus d’unité, de collaboration et de solidarité.

Société 15 mars 2017


Pour le développement de la nation: Investir dans la santé de la femme

Le mois de mars est par excellence celui de la célébration de la femme. Au-delà des discours, des fêtes et autres célébrations bruyantes, certaines structures se sont intéressées à la santé de la femme à travers des opérations de dépistage de cancer du sein et du col de l’utérus. Quelle que soit leur nature, toute intervention visant à assurer le bien-être et améliorer la santé de la femme est non seulement bénéfique pour elle-même, mais aussi pour sa famille et la société.

« Une collègue vient de nous quitter en allant donner la vie à son premier enfant », cette annonce venant d’un enseignant en début de ce mois de mars, quoiqu’effroyable, n’est pas si exceptionnelle au Bénin. Perdre la vie en voulant la donner constitue encore un problème majeur de santé au Bénin. Malgré les investissements, les sensibilisations et toutes les activités menées dans le domaine de la santé maternelle, beaucoup de familles continuent de vivre ce drame découlant d’une grossesse ou d’un accouchement. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le ratio de la mortalité maternelle enregistrée au Bénin en 2013 est de 340 décès pour 100 000 naissances vivantes. 

« La plupart des décès maternels sont dus aux hémorragies, aux infections, aux avortements à risque et à l’éclampsie (forte hypertension artérielle pouvant entraîner des convulsions) ou à des complications aggravées par la grossesse. Dans tous les cas, le manque d'accès aux soins, leur coût excessif et leur piètre qualité sont aussi des éléments déterminants », précise l’organisation. Plus de la moitié des décès maternels surviennent dans un délai de 24 à 48 heures après l’accouchement. Certains de ces décès sont la conséquence de l’avortement pratiqué dans de mauvaises conditions. Avortement découlant d’une grossesse non désirée. Pourtant, poursuit l’Oms, environ un quart des décès maternels pourrait être évité grâce à des soins obstétriques d’urgence. Dans le Rapport de la Commission de la Santé de la femme dans la Région africaine intitulé « Relever le défi de la Santé de la Femme en Afrique », l’Oms souligne que « Les avortements pratiqués dans de mauvaises conditions représentent environ 14% des décès maternels sur le continent. Selon ses estimations, 31 sur 1000 femmes africaines âgées de 15 à 45 ans pratiquent chaque année des avortements ».

Au-delà de l’autonomisation économique

Plus qu’une priorité, la santé de la mère et de l’enfant a toujours occupé une place de choix dans les politiques de santé au Bénin. Cependant, les résultats attendus en termes de progrès ne sont jamais atteints. Pour ce qui concerne les décès maternels, il faut souligner que, malgré ces indicateurs toujours préoccupants, des progrès ont été accomplis et l’on a noté une amélioration sensible de la santé maternelle dans de nombreux pays dont le Bénin.
Les décès maternels ne sont pas les seules menaces pour la femme. Il y a également plusieurs autres facteurs de risque majeurs de maladies qui mettent à mal la santé de la femme. Plus que l’homme, elle est exposée à l’infection au Vih/sida. Selon l’enquête démographique et de santé 2011-2012 « La prévalence du Vih dans la population âgée de 15-49 ans est estimée à 1,2%. Elle est de 1,4% chez les femmes et de 1,0% chez les hommes ». A cela s’ajoutent les risques d’anémie, conséquence d’une alimentation inadaptée et bien de maladies non transmissibles comme le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus, l’hypertension artérielle et le diabète qui sèment le deuil dans les familles. Outre les problèmes de santé sus-évoqués, d’autres facteurs tels que les violences viennent en rajouter à la vulnérabilité de la femme. En effet, plusieurs études ont révélé que « Une femme sur trois a été violée, battue, forcée à l'acte sexuel ou abusée du moins une fois dans sa vie ». Toutes ces maladies et violences compromettent dangereusement la santé de la femme et par ricochet ses activités dans la famille et dans la société.
Une femme en bonne santé est un facteur favorisant le développement de la société, d’une nation. Point n’est besoin de la confiner dans son rôle de maternité et d’éducation des enfants et tout le monde en convient aujourd’hui. Il est question de mettre en place des dispositifs lui permettant de contribuer efficacement et durablement au développement de son pays. C’est l’une des raisons pour lesquelles, de plus en plus de gouvernants et autres partenaires travaillent à assurer l’autonomisation de la femme. Pour l’Oms, « L’autonomisation socioéconomique des femmes est essentielle pour obtenir de meilleurs résultats pour la santé ».
Au-delà d’une autonomisation économique, la femme béninoise, qu’elle soit instruite ou non, doit avoir son mot à dire en ce qui concerne sa sexualité et sa santé reproductive. Dans le message qu’elle a adressé au monde le 8 mars dernier à l’occasion de la journée internationale de la femme, Dr Flavia Bustreo, sous-directeur général de l’Oms,  a plaidé pour plus d’investissement dans la contraception moderne et les soins de qualité pour les femmes enceintes et les nouveau-nés. « Si une femme décide de limiter le nombre d’enfants qu’elle souhaite avoir ou d’espacer les grossesses, elle peut investir davantage dans la nutrition et dans les soins pour elle-même et pour ses enfants et ainsi contribuer au développement cognitif et à l’épanouissement de ces derniers », assure-t-elle.
D’autres mesures doivent être encouragées à l’instar de la scolarisation gratuite des filles au primaire et au 1er cycle du l’école secondaire. Plusieurs études ont mis en évidence l’impact de la scolarisation des filles sur leur propre santé et celle de leur famille. Il est heureux de constater que « Près de neuf naissances sur dix (87%) se sont déroulées dans un établissement sanitaire et 84% des naissances ont été assistées par un prestataire formé (médecin, infirmière, ou sage-femme) », selon l’Edsb. Il y a lieu de poursuivre ces efforts visant à renforcer les formations sanitaires en équipements et en personnels qualifiés pour qu’à terme, les femmes et les autres couches de la société bénéficient partout et à tout moment, de soins de qualité, gage d’une bonne santé pour tous.

Société 14 mars 2017


Travaux de la 2e session extraordinaire 2017 du Parlement: Les députés jouent les prolongations

L’Assemblée nationale a effectivement ouvert ce lundi 13 mars, sa deuxième session extraordinaire de l’année 2017 avortée faute de quorum jeudi 9 mars dernier. Mais les députés n’ont pu démarrer l’étude des dossiers pour la simple raison qu’aucun rapport n’est encore suffisamment mûr pour être débattu en plénière.

C’est finalement jeudi 16 mars prochain que l’on pourra commencer à être situé sur le sort des douze propositions de lois initiées par des députés dans le cadre de la session extraordinaire de l’année 2017. La séance plénière d’hier devant permettre aux parlementaires de démarrer avec l’étude proprement dite de ces dossiers a été infructueuse. Aucune des douze propositions de lois n’a pu être abordée. Tout simplement parce qu’aucun rapport n’était prêt pour être débattu au fond. Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien

Houngbédji, président de céans, a fait l’amer constat après un tour de table des présidents des quatre commissions permanentes du Parlement saisies au fond pour étudier chacun des douze dossiers. Tous ont été dans le même sens : aucun rapport n’est encore prêtpour être appelé en plénière. Le président de la Commission chargée des Lois, Alexis Agbélessessi dit avoir été saisi de quatre dossiers. Seulement deux rapports sur quatre sont en voie d’être prêts pour être mis à la disposition de députés. Il a demandé jusqu’au mercredi prochain pour finaliser les deux autres. Au niveau de la Commission des Finances et des Echanges saisie de deux dossiers, un effort a été fait. Les deux rapports sont à l’étape de signature pour distribution. Du côté de la Commission du Plan, de l’Equipement et de la Production qui s’est vue affectée trois propositions de lois sur les douze, un seul rapport est disponible, a informé le président Jean Michel
Abimbola. Il s’agit du rapport relatif à la proposition de loi portant code numérique en République du Bénin composée de 655 articles, poursuit-il.En ce qui concerne la commission chargée des Relations extérieures, de Sécurité et de la Défense, aucun des deux dossiers à elle affectés n’a été finalisé. « La commission a commencé ses travaux mais n’a pas encore fini pour mettre ses rapports à la disposition des députés », a souligné le président Nassirou Bako-Arifari. Ce point a fait conclure à Me Adrien Houngbédji que faute de rapport il n’est pas techniquement en mesure d’engager l’examen des dossiers. Puisque selon la procédure parlementaire, même après distribution des rapports, les députés ont encore 48 heures pour s’en imprégner. Raison pour laquelle la plénière a demandé que les travaux soient renvoyés à jeudi 16 mars prochain pour l’étude proprement dite des dossiers n

Actualités 14 mars 2017


Projet "Médias pour le développement": Des journalistes s’outillent en investigation à Bohicon

Des journalistes exerçant dans le Mono-Couffo, l’Ouémé-Plateau et le Zou-Collines prennent part depuis ce lundi à Bohicon, et ce jusqu’au 17 mars prochain à un atelier de renforcement des capacités en journalisme d’investigation. Cette formation de cinq jours est initiée par le journal La Croix du Bénin avec l’appui de Open Society Initiative for West Africa (Osiwa) dans le cadre du projet "Médias pour le développement".

Le journalisme d’investigation est un journalisme qui privilégie l’enquête afin de révéler des dossiers ou affaires dissimulés de manière délibérée par un groupe ou une personne en position de pouvoir ou de manière fortuite, et de procéder à leur analyse pour les révéler au grand public. Ceci pour permettre de tendre vers une société de transparence surtout en matière de gouvernance. Il est reconnu de plus en plus dans nos sociétés le droit à l’investigation et à la publication libre et sans entrave de l’information. Pour mieux exercer ce droit, les journalistes doivent être davantage outillés en matière d’investigation qui est assurément l’un des fondements du journalisme de qualité. 

Et, cette formation intervient après celle de Parakou qui avait regroupé les professionnels des médias du septentrion. Cette semaine donc, c’est le tour de ceux de la partie méridionale de bénéficier de ce renforcement de capacités. Pour l’abbé Crépin Magloire Acapovi, directeur de La Croix du Bénin et coordonnateur du projet, promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance à travers les médias, c'est l'objectif du projet ‘’Médias pour le développement’’ ou ‘’Médias dev" qui vise le renforcement de capacités de professionnels des médias en journalisme d'investigation. En quelques mois de pratique, souligne-t-il, le journalisme d'investigation a été relancé sur des sujets sensibles de gouvernance, dans les secteurs de développement surtout atteints par la mal gouvernance.
Il sera appuyé par le représentant de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Pothin Gnanvi, qui a salué cette initiative salvatrice qui ne s’organise pas souvent au profit de journalistes en position dans les régions. Pothin Gnanvi a surtout invité les participants à s’approprier les outils et la démarche à suivre pour mettre la lumière sur certaines affaires non élucidées ou en cours. Cela permettra d’aller au-delà de la simple information, du factuel pour livrer aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, des informations bien fournies et fiables dans le but de mettre la lumière sur la vérité.
Il est à noter que durant toute la semaine, les participants auront droit à des communications appuyées par de la pratique sur le terrain afin d'acérer leurs compétences dans des productions d'enquête de terrain. Pour y parvenir, une bonne brochette de formateurs avertis tels que Léon Brathier, Amégnihoué Houndji, Georges Amlon et bien d’autres sont invités pour encadrer la quarantaine de participants présents à Bohicon?

Société 14 mars 2017


Journée internationale de la femme à Natitingou: L’appel à la responsabilité de la gent féminine

Les femmes de l’Atacora n’ont pas été en marge de la célébration de la journée à elles dédiée le 8 mars. Vendredi 10 mars dernier, à la Maison des jeunes de Natitingou elles se sont jointes aux autorités politico-administratives pour mener des réflexions autour du thème « Autonomisation socio-économique des femmes, un pas vers le développement du Bénin ».

D’importantes luttes ont été menées pour améliorer le statut de la femme et renforcer sa participation au processus de développement de la nation. Le constat fait par Lydie Déré Chabi Nah, préfet de l’Atacora, est loin d’être une avancée sur le front des actions visant son épanouissement. A l’en croire, ces initiatives devant accroître le potentiel productif de la femme sont parfois entravées par certains maux de la société béninoise notamment, les mutilations génitales féminines, les mariages précoces, les mariages par échange, le harcèlement sexuel des filles, le faible taux de scolarisation des filles, la traite et les violences de tout genre.

La commémoration de la 22e Journée internationale de la femme au Bénin a été l’occasion pour les autorités politico-administratives de réitérer l’engagement de l’Etat à promouvoir ses droits et à contribuer à son autonomisation socio-économique.
Mais loin de la volonté politique, l’appel a été lancé quant au sens de responsabilité et à la conscience de la gent féminine. « Le pouvoir ne se donne pas, il s’arrache », a indiqué Marguerite Daraté Gnotodéra, représentante des femmes de Natitingou.
Outre les mots de soutien dont elle est porteuse de la part du Gouvernement, Meïmouna Baboni Yacoubou, directrice générale des Affaires sociales au ministère en charge des Affaires sociales, a informé les femmes de la reprise des microcrédits alloués à la gent féminine pour le renforcement de ses activités génératrices de revenus. Une nouvelle fortement appréciée. « La femme est le socle de la famille. Eduquer une femme c’est éduquer toute une nation », a martelé la directrice générale pour montrer combien le rôle de la femme est indispensable au développement du Bénin.
A la suite des messages fort évocateurs, des communications sur diverses thématiques telles les droits des femmes, la sensibilisation sur le cancer du sein et celui du col de l’utérus et le virus Lassa, ont été présentées à l’assistance. Des dons de vivres ont par ailleurs été faits aux femmes incarcérées à la prison civile de Natitingou. ?

Société 13 mars 2017


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