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Nouvelles

Foyers Don Bosco: Un Plan stratégique sous-régional en finalisation
Les Foyers Don Bosco de l’Afrique occidentale se mobilisent pour l’adoption d’un Plan stratégique sous-régional pour plus d’efficacité dans leurs actions en faveur des enfants en situation difficile. Un atelier s’est ouvert à cet effet, ce lundi 17 février, au centre Don Bosco de Porto-Novo, pour la finalisation et l’adoption du document. Les centres Don Bosco pour les enfants en situation difficile présents dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest seront bientôt dotés d’un Plan stratégique quinquennal. Ce plan se veut un outil moderne de développement et de gestion, voire une boussole qui permet de progresser avec efficacité et sérénité dans les actions en faveur des enfants vulnérables. Un atelier sous-régional a démarré ce lundi 17 février au centre Magone de Porto-Novo, siège national de l’Association Don Bosco au Bénin. Les travaux mobilisent notamment des représentants des Foyers Don Bosco de la Gambie, de la Côte d’Ivoire, de la Sierra Leone, du Niger, du Sénégal, du Togo et du Bénin. Pendant quatre jours, les participants mettront en place ce plan stratégique global qui sera ensuite décliné en actions concrètes au niveau de chaque pays pour l’atteinte des objectifs. Ce Plan permettra aux différents Foyers Don Bosco d’actualiser leurs pratiques pour plus d’efficience, a précisé le père Didier Mèba, délégué provincial de la Pastorale des jeunes. Selon lui, le bien-être et l’épanouissement des enfants constituent la raison d’être des Foyers Don Bosco. C’est pourquoi, il a invité les uns et les autres surtout les personnes de bonne volonté et les décideurs à vraiment aider les Foyers Don Bosco à traduire dans la réalité les rêves des enfants en situation difficile. Pour sa part, le père José Luis de la Fuentes, pionnier de l’œuvre en faveur des enfants en situation difficile au Bénin, souligne l’importance de ce plan stratégique sous-régional qui permettra de consolider et de renforcer les acquis de la protection sociale des enfants pour plus de synergie d’actions entre les Foyers Don Bosco d’Afrique de l’Ouest. Pour le directeur de l’Association Foyer Don Bosco du Bénin, le père Aurélien Ahouangbè, grâce aux nobles actions de l’Ong au Bénin, plusieurs enfants en général et plus particulièrement ceux en situation difficile de leur intégrité, ont retrouvé le sourire. Cette œuvre, selon lui, s’insère dans la mission régalienne de l’Ong au Bénin engagée dans la formation d’«honnêtes citoyens» à travers ses deux axes d’intervention, à savoir la défense et la protection des droits de l’enfant et la promotion de ses devoirs citoyens. Il rassure de la détermination de l’association à mieux impacter la cible surtout avec l’avènement du Plan stratégique quinquennal en cours d’adoption. Le directeur départemental chargé des Affaires sociales de l’Ouémé, Gilbert Goudayi, salue les efforts des Foyers Don Bosco d’Afrique de l’Ouest en faveur de la réhabilitation des enfants de la rue et ceux en situation difficile dans leurs pays d’intervention respectifs. Il réaffirme le soutien du gouvernement béninois qui ne ménage aucun effort, comme c’est déjà le cas depuis 1995, pour accompagner le Foyer Don Bosco du Bénin dans l’atteinte de ses objectifs institutionnels. Société 18 févr. 2020


Djakotomey: Jacob Fidégnon porté à la tête de l'association de développement
L'Association de développement de la commune de Djakotomey sort d'un quart de siècle de léthargie. C'est à la faveur de son congrès ordinaire tenu, samedi 15 février dernier, à l'arrondissement central. Deuxième du genre depuis la création de l’association, le congrès a été sanctionné par le renouvellement des instances dirigeantes. Le magistrat Jacob Fidégnon a été porté à la tête du nouveau bureau exécutif. Les filles et fils de la commune de Djakotomey se sont réunis, samedi dernier, dans le cadre du deuxième congrès ordinaire de leur association. Venus des dix arrondissements de la commune, ils ont étudié puis adopté les statuts et règlement intérieur de l’association rebaptisée Assomption pour le développement de Djakotomey. Il s'en est suivi le renouvellement des instances de gouvernance à savoir le bureau et le conseil consultatif. Pour le bureau exécutif, c’est au magistrat Jacob Fidégnon qu’est revenue la charge de maintenir allumée la flamme de l’association après le congrès de 1995. Il est assisté de Éphrem Sogbavi au poste de secrétaire général et de Koumassi Montcho à la trésorerie générale sans oublier les autres membres du bureau. Le nouveau président a pour mission de mettre en œuvre les directives de l’assemblée générale et de faire rayonner la commune à travers des initiatives de développement. Des premiers mots du président Jacob Fidégnon, il ressort la volonté de promouvoir la paix, la fraternité et le développement. Les attentes En envoyant, samedi dernier,des représentants saluer la relance des activités de l’association de développement de leur terre natale, le patriarche Bruno Amoussou et le ministre Oswald Homeky ainsi que le préfet du Couffo attendent que le creuset joue véritablement sa partition dans le processus de développement. Et cela, les délégations respectives l’ont rappelé,tour à tour, en invitant tous à fumer le calumet de la paix et à mettre le cap sur l’épanouissement et l’autonomie économique des communautés. Faire de l’importance numérique des cadres natifs de la commune un avantage pour son développement a été leur credo.Nassirou Farougou, représentant du préfet, souligne que « aucun conseil communal ne peut à lui seul relever le défi de développement ». Dandji Kokou, le maire de la commune saluera, lui aussi, la renaissance de l’association dont il attend des actions concrètes pour le bien-être des communautés. Lesquelles actions devront prendre en compte, selon lui, les préoccupations de toutes les catégories socio professionnelles de la commune.Mieux, il a invité l’association à fédérer ses énergies avec celles des autres acteurs de développement pour des actions concertées et conduites à l’unisson sur le front de lutte contre, le sous-développement. Portée sur les fonts baptismaux en 1987, l’association n’a tenu qu’un seul congrès ordinaire en 1995 avec à sa tête feu Félix Essou Dansou. Société 18 févr. 2020


Pour les dialysés du Bénin: La Solidarité dialyse Bénin de la diaspora offre des kits
L’Association des dialysés du Bénin a reçu, vendredi 14 février dernier au Cnhu de Cotonou, la visite de La Solidarité dialyse Bénin de la diaspora. L’objectif est d’offrir aux malades dialysés du Bénin un important lot de kits pour soulager leurs souffrances. Les dialysés du Bénin verront leurs souffrances soulagées un tant soit peu avec l’important lot de kits d’un coût de plus de 2 000 000 FCFA offert, vendredi dernier, à leur association dénommée Association des dialysés du Bénin. Ce geste est l’œuvre d’une vingtaine de Béninois de l’extérieur réunis au sein de La Solidarité dialyse Bénin de la diaspora. « Cette œuvre d’humanité, d’amour à l’endroit des malades souffrant d’insuffisance rénale et aiguë vient du cœur et de la poche de nous Béninois vivant à l’extérieur du pays », a révélé Dr Calixte Koussémou Oitchayami. Pour lui, il est difficile de voir des malades qui souffrent d’insuffisance rénale et qui ont des difficultés pour se déplacer et acheter les médicaments dont ils ont besoin. Ces difficultés sont aussi partagées par le directeur général de l’unité de dialyse du Centre national universitaire et hospitalier de Cotonou (Cnhu-Hkm), Jacques Vigan, qui précise que la situation des dialysés est très préoccupante. « La situation des dialysés est non seulement une préoccupation pour le gouvernement et les responsables du Cnhu, mais aussi pour les Béninois de l’extérieur », a souligné Jean Noël A. B. Eriyomi de La Solidarité dialyse Bénin de la diaspora. Ce qui est à espérer, poursuit-il, est que les pouvoirs publics, selon les moyens disponibles, puissent faire de cette problématique de santé une cause nationale. Il promet que ce geste à l’endroit des dialysés actuels ou futurs ne sera pas le dernier. Il pourra aussi servir d’exemple pour d’autres Béninois de l’extérieur afin que la situation des dialysés du Bénin puisse s’améliorer. Edmond Amoussou, président de l’Association des dialysés du Bénin, a remercié La Solidarité dialyse Bénin pour tout ce qu’elle fait pour l’association des dialysés et pour les dialysés eux-mêmes. Pour lui, les problèmes des dialysés sont multiples et nécessitent une attention particulière de tous. Il a promis, à l’instar du directeur du l’unité de dialyse du Cnhu,de faire un bon usage des kits reçus. Il a fait savoir que la prise en charge des dialysés n’est pas une affaire de 10 000 ni de 15 000 FCFA. De sorte que tout individu qui commence la dialyse doit le faire à vie, à moins qu’il arrive à trouver un rein d’un donateur qui lui permet encore de vivre. Le souhait est que des donateurs de ce genre puissent se multiplier et continuer le plaidoyer au niveau des autres Béninois. Société 18 févr. 2020


Concours International Wiki Loves Africa: L’édition 2020 lancée le week-end
Les Wikimédiens du Bénin ont procédé, samedi 15 février dernier, au lancement de la 5e édition du concours international Wiki Loves Africa au Campus numérique francophone de Cotonou. A l’instar d’autres internautes, les Béninois peuvent participer à ce concours international annuel avec du contenu multimédia lié au pays pour une utilisation sur Wikipedia et d'autres projets. Lancé par les Wikimédiens du Bénin, le concours international Loves Africa 2020 couvre la période du 15 février au 31 mars 2020 sur le thème: « L'Afrique en mouvement! ». Les Béninois intéressés peuvent participer en envoyant leurs productions photographiques, audio ou vidéo sur la plateforme dédiée à cet effet. Selon Fawaz Taïrou, membre de Wikimédia Bénin, différents événements seront organisés autour du concours et de Wikipedia. Outre le lancement officiel, il y aura une cérémonie de clôture le 25 avril prochain. « Ces deux grands évènements seront intercalés de quatre ateliers qui auront lieu respectivement le 22 février, et les 7, 18 et 25 mars prochains», a-t-il poursuivi. Les candidats peuvent envoyer des productions photographiques, audio ou vidéo sur la plateforme Wikimedia Commons. Pour lui, l’objectif du concours est de prendre des photos, des enregistrements audio et des vidéos, et de les téléverser sur la plateforme Wikimedia Commons. « Wiki Loves Africa est un concours annuel qui célèbre la diversité, la richesse et la complexité de l’Afrique », a-t-il confié. Il s’agit d’une initiative de la fondation Wiki in Africa, conduite par le mouvement Wikimedia depuis 2014. A l’en croire, conformément au thème de l’année, les candidats au concours Wiki Loves Africa doivent envoyer des productions qui ont trait aux différents modes de locomotion. « Les fichiers en compétition doivent être déposés sur Wikimedia Commons qui est une médiathèque libre des projets Wikimedia, à travers l’usage du bouton « Participer» sur la page du concours », a-t-il ajouté. Soulignons qu’une enveloppe financière de 1000 dollars Us est promise au vainqueur de cette compétition tandis que le deuxième et le troisième pourront repartir respectivement avec une enveloppe de 800 dollars Us et 500 dollars Us. Société 18 févr. 2020


Budget des élections communales et municipales de mai 2020 : Plus de 5 milliards pour la Céna
Les institutions impliquées dans l'organisation des élections communales et municipales de mai 2020 ont tenu une conférence budgétaire pour amender et arrêter le budget. Aux termes du communiqué qui a sanctionné les concertations, plus de 5 milliards de francs Cfa sont alloués à la Commission électorale nationale autonome.   Pour l’organisation des élections communales et municipales, 5 milliards 200 millions de francs Cfa sont mis à la disposition de la Commission électorale nationale autonome sur un budget total arrêté à 6 milliards 993 millions 528 mille 200 francs Cfa ! Ce budget se décompose comme suit pour les autres institutions impliquées dans l'organisation des élections communales et municipales de mai 2020 : 620 millions pour la Cour suprême ; 200 millions pour la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication ; 35 millions pour le ministère de la Justice et de la Législation ; 154 millions pour le ministère de la Communication et de la Poste, 351 millions 690 mille pour le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique ; 322 millions 838 mille deux cents pour le ministère de la Défense nationale et 110 millions pour le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. « Les décaissements se feront de façon à assurer l'organisation des élections dans de bonnes conditions et dans le respect des règles budgétaires et comptables en République du Bénin », précise le communiqué lu ce jour lundi 17 février par Emmanuel Tiando, président de la Céna, au terme de la conférence budgétaire. Il invite toutes les parties prenantes à jouer leur partition pour des élections inclusives et pacifiques. Actualités 17 févr. 2020


Non participation aux communales 2020: Restaurer l’espoir méconnait-il la Charte des partis politiques ?
La décision du parti ‘’Restaurer l’espoir’’ (Re) de ne pas participer aux élections municipales et communales du 17 mai prochain est contradictoire à l’esprit et à la lettre de la Charte des partis politiques en vigueur au Bénin. « Les partis politiques sont tenus de participer aux élections législatives, communales et locales. Tout parti politique perd son statut juridique s’il ne présente pas de candidats à deux (02) élections législatives consécutives. La décision de retrait de l’enregistrement est prise par le ministre chargé de l’Intérieur et publiée au Journal officiel de la République du Bénin. Le recours en annulation contre la décision du ministre chargé de l’Intérieur est suspensif ». Telles sont les dispositions de l’article 27 de la loi portant Charte des partis politiques, en vigueur au Bénin. Lesquelles dispositions font clairement obligation aux partis politiques de prendre part aux joutes électorales politiques. Puisque c’est à travers cette participation que le parti politique non seulement joue par excellence son rôle d’animateur de la vie politique nationale mais aussi arrive à mesurer son influence sur le terrain politique. C’est en cela que la décision de boycott prise par le parti Re au terme des travaux de sa séance extraordinaire tenue lundi 10 février dernier à son siège à Cotonou fait couler beaucoup d’encre et de salive. Le parti de Candide Azannaï porte plusieurs griefs contre le processus électoral en cours, pour justifier son choix. Pour cette formation politique en effet, les élections communales et municipales du 17 mai prochain n’ont aucun enjeu national. « Les lois qui l’organisent violent l’essence même de la décentralisation», précise le communiqué final qui a sanctionné les travaux de ces assises. Selon Re, les élections projetées pour le 17 mai 2020 « sont pipées, non égalitaires, corrompues à tout point de vue car formatées sur les bases exclusives générées par les élections législatives exclusives ». Le parti ‘’Restaurer l’espoir’’ souhaite l’organisation d’un dialogue national inclusif. Pour cette formation politique de l’Opposition, le seul enjeu politique pour le peuple béninois, est « la reconquête des libertés, le rétablissement de l’Etat de droit, la restauration de la démocratie et la sauvegarde des acquis de la Conférence nationale ». C’est donc au regard de tout ceci qu’il a décidé d’opter pour la politique de la chaise vide. Fuite en avant ? Seulement que ce boycott n’est pas en phase avec la loi qui ne permet pas aux partis légalement reconnus à rester en marge des joutes politiques. Mieux, d’aucuns se posent la question de savoir comment un parti politique qui a été recalé contre son gré lors des élections législatives d’avril 2019 pour défaut de récépissé qu’il a fini par obtenir, va vendanger cette occasion électorale en décidant d’opter pour la politique de la chaise vide maintenant qu’il a en main le précieux sésame. L’on se demande si la vraie raison du boycott de Re n’est pas ailleurs. Surtout avec les dispositions contraignantes notamment du Code électoral exigeant désormais aux partis politiques en lice aux communales et municipales de recueillir au moins un taux de 10 % des suffrages obtenus au plan national avant d’être éligibles à la répartition des sièges. Aussi, la loi fait-elle obligation aux partis politiques de pourvoir les candidatures dans les 546 arrondissements, c’est-à-dire toutes les circonscriptions électorales sur toute l’étendue du territoire national. Toutes choses nécessitant plus d’investissements physiques, matériels et financiers de la part des dirigeants de ce parti qui n’a pas pour autant encore une assisse nationale. A quoi bon alors de déployer de tels investissements si l’on n’est pas sûr que les résultats seront au rendez-vous au bout du rouleau au soir du dimanche 17 mai prochain en obtenant le fameux taux de 10 %? Cela, afin de prétendre obtenir des conseillers municipaux et communaux avec la possibilité peut-être d’avoir des maires au bout du processus. Candide Azannaï et les siens, qui ne sont pas nés de la dernière pluie, ont certainement fait leurs calculs. Et le choix a été vite fait. Seulement que cette décision de boycott viole les dispositions de la Charte des partis politiques qui exigent la participation de toutes les formations politiques au processus électoral de peur de perdre leur statut juridique après deux absences aux législatives. Politique 17 févr. 2020


Vie des partis: Les Fcbe s’enlisent dans la crise interne
Le virus de la division ronge toujours le parti Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) à deux semaines du lancement de l’enregistrement des listes de candidatures par la Commission électorale nationale autonome (Céna) en vue des municipales et communales du 17 mai prochain. Guerre de communiqués sur fond de guerre de leadership au sein des Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Les ténors du parti dont l’ancien président de la République, Boni Yayi est le président d’honneur, pourront-ils encore accorder leurs violons pour affronter en rangs serrés les communales et municipales du 17 mai prochain ? Bien malin qui pourra répondre à cette interrogation, au regard de l’ampleur de la crise interne à cette formation politique, sur fond de vagues de communiqués entre les deux camps protagonistes. Les faits montrent que plus l’on avance dans le processus électoral en cours, plus les barons du parti peinent à parler le même langage. La preuve en a été une fois encore donnée le week-end écoulé où un groupe de 42 membres se réclamant du bureau exécutif national a rendu public un communiqué à l’attention des organisations décentralisées du parti à savoir les coordinations ou secrétariats exécutifs communaux et les coordinations de circonscriptions électorales. Ce groupe dénonce clairement les autres membres du bureau de prendre en otage le parti en gardant par-devers eux les documents fondamentaux notamment le récépissé d'enregistrement du parti, les statuts et règlement intérieur. Ils les détiendraient toujours jusqu’à ce jour, en dépit, selon les signataires du communiqué, des multiples promesses de remise au président d’honneur. Or, depuis le 30 décembre 2019, ce dernier a entrepris avec « sagesse et patience », une médiation en vue de régler la crise née du parti Fcbe après l’obtention du récépissé. Mais les choses semblent ne pas évoluer en vue d’une sortie de crise. Les 42 signataires du texte accusent les autres membres du bureau de faire du dilatoire dans la résolution de la crise qui secoue le parti. Ils demandent aux différentes coordinations communales et de circonscriptions électorales de continuer sans désemparer la constitution des dossiers de candidature aux élections communales et municipales. Ils les exhortent par ailleurs à garder sur eux lesdits dossiers jusqu’à nouvel ordre et à ne céder « ni au chantage ni à la pression de quiconque ». Cette exhortation veut-elle dire que les signataires de ce communiqué sont déjà dans la logique d’un plan B au cas où ils n’auraient pas gain de cause pour la remise des documents fondamentaux au président d’honneur ? Réponse du berger à la bergère Avant cet énième message, il y a eu un autre qui rendait compte d’une rencontre entre certains membres du parti dont la plupart des 42 signataires du communiqué sus-évoqué, et le président d’honneur Boni Yayi. Lesquels réclament la convocation d’un congrès avant les élections communales et municipales prochaines en vue de sonner la mobilisation des militants. Une demande à laquelle ne veulent pas accéder les autres membres du bureau attaqués et qui détiendraient, selon certains, sur eux les documents fondamentaux du parti. Le camp Paul Hounkpè et consorts, dans un communiqué en réponse en date du samedi 15 février, dénoncent l’illégitimité et l’illégalité de leurs accusateurs dont certains « ont fait usage de faux d'une ancienne liste de présence signée des personnes dont certaines sont aujourd’hui en détention, démissionnaires ou actuellement à l’extérieur ou faisant usurpation de titre ». Pour Paul Hounkpè, pas question d’organiser un congrès avant le scrutin. Le communiqué du secrétaire exécutif national soupçonne des intentions cachées derrière l’organisation de ce congrès pour éjecter par ruse les membres qui se sont battus pour obtenir le récépissé qui permet aujourd’hui au parti d’exister légalement. Le congrès pourrait se tenir après les élections communales du 17 mai prochain. Mieux, « la réclamation à cor et à cri de copies originaires des documents et surtout d’un récépissé dont on a reçu l’original du Journal officiel est non seulement curieuse mais cache des intentions inavouées », dénonce le communiqué signé du secrétaire exécutif national. Pis, Paul Hounkpè et les siens relèvent par ailleurs qu’aucune des exigences de son camp n’a été prise en compte lors des échanges pour la réconciliation. Paul Hounkpè précise que la convocation d’un congrès ne relève ni du président d’honneur ni des coordonnateurs de circonscription ni d’une partie de bureau exécutif national mais du secrétaire exécutif national qu’il est, ou d’une majorité qualifiée du bureau exécutif national que les 42 personnes signataires du communiqué sont loin d’atteindre. Le camp Paul Hounkpè invite, pour sa part, les coordonnateurs de circonscription, ainsi que les militants désireux d’être candidats à poursuivre la mobilisation de leurs dossiers et à les transmettre aux personnes dont les noms leur seront communiqués dans les prochains jours. De toutes les façons, cette guerre de communiqués au sein de Fcbe vient mettre à nu le profond malaise au sein de parti, principale formation politique de l’Opposition. Si les choses évoluent en l'état, dénotant de l’ampleur des antagonismes, il n’est pas exclu d’assister bientôt à l’éclatement de ce parti. Car, rien ne présage de ce que l’entente pourrait revenir avant la tenue des élections communales et municipales. Actualités 17 févr. 2020


Joseph Gnonlonfoun au cabinet du président de la Haac: « Ce qui nous préoccupe, c’est la paix »
Joseph Gnonlonfoun, médiateur de la République, a été reçu en audience par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, hier jeudi 13 février. Au menu des discussions, la régulation des médias en période électorale. Reçu en audience par Rémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, hier jeudi 13 février, Joseph Gnonlonfoun, médiateur de la République, est sorti satisfait de la séance. Sa satisfaction, selon ses explications, est fondée sur l’assurance que son hôte lui a donnée par rapport aux mesures que la Haac, institution de régulation des médias, est en train de prendre dans le cadre de ces élections prévues pour le 17 mai prochain. Le médiateur de la République a indiqué que les citoyens sont appelés à aller voter pour ceux qui vont les diriger à la base. Ces élections seront organisées par la Commission électorale nationale autonome (Cena) et par un certain nombre de structures dont la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, d’après Joseph Gnonlonfoun. Ce qui préoccupe c’est la préservation de la paix, indique le médiateur. « Aujourd’hui, nous sommes venus voir les conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication pour dire aux membres que notre problème à nous, c’est la recherche de la paix, rien que la paix et la fraternité », a martelé Joseph Gnonlonfoun. « On leur a dit aussi que, dans le cadre de la régulation et du suivi des activités de la presse, nous sommes d’accord avec eux chaque fois qu’ils vont dans le sens de la recherche de la paix, dans le sens de la recherche du bien-être des populations et de tous nos concitoyens », a-t-il ajouté. Selon le médiateur, ceux qui seront élus vont aider le Bénin à aller vers le développement. Ils vont contribuer à construire un Bénin de paix et de tranquillité et un Bénin qui se développe. Dans sa démarche pour un bon déroulement des élections, le médiateur entreprend de faire le tour non seulement des institutions de la République mais aussi des organisations de la Société civile. Actualités 14 févr. 2020


Feux répétés dans la forêt de la Lama: Actes criminels ou accidentels ?
Depuis quelques semaines, la forêt classée de la Lama brûle. Pas de jour sans feu. Hier, jeudi 13 février, une bonne superficie de plantation était encore en feu. Les agents de l’Office national du Bois (Onab), les forestiers et autres soldats du feu luttent parfois impuissants face aux langues de feu qui ravagent les plantations. Incendies criminels ou accidentels ? La question taraude les exprits des agents forestiers en poste dans la forêt classée de la Lama qui, visiblement, n’en peuvent plus de lutter contre plusieurs foyers de feu au même moment. De plus en plus préoccupés par les sources des flammes qui ravagent d’un point à un autre la forêt, les agents des forêts n’écartent aucune piste. Hier jeudi 13 février, lors d'une visite dans la forêt qu’effectuaient les procureurs et présidents des tribunaux de Djougou, d’Abomey, d’Allada et de Pobè, c’est un incendie qui s’est encore annoncé dans la Lama précisément dans l’arrondissement de Djigbé. La délégation de magistrats est tombée fortuitement sur le cas d’hier où le feu dévorait une bonne partie des plantations. Le directeur général de l’Onab, Daouda Takpara et son équipe, et même certains magistrats n’ont pas eu d’autre choix que de se mettre à lutter contre le feu qui avançait à la vitesse du vent. Il fallait tout faire pour circonscrire le feu dévorant par des techniques du feu de renvoi. A l'occasion, chacun a pu constater les dégâts causés par un feu de brousse, d’origine douteuse, qui devient fréquent depuis plusieurs jours dans ce réservoir naturel de biodiversité situé dans les communes de Zogbodomey et de Toffo. Des feux de plus en plus répétés qui pourraient bien être des actes criminels, conséquence, soupçonnent certains, de frustrations au sein des communautés riveraines associées à la gestion de la forêt. En l’espace de quelques jours, plus de 15000 hectares de plants sont détruits, 3000 mètres cubes de bois sont calcinés et la conséquence sur la faune est incalculable. Des centaines d’animaux et d’insectes sont pris au piège du feu, regrettent les responsables des Eaux et Forêts. Société 14 févr. 2020


Délégation de pouvoir aux Commissaires: Une révolution en marche à la Commission de l’Uémoa
En vue de la modernisation de la gouvernance et du pilotage institutionnel, le règlement financier adopté en mars 2018 engage la Commission de l’Uemoa à basculer au budget programme. A cette fin, Abdallah Boureima, le président de la Commission, a pris courant janvier 2020 des décisions consacrant désormais la délégation de pouvoir aux Commissaires, afin de leur permettre d’assumer avec plus d’efficacité leur fonction de gestionnaires de programmes. Une petite révolution en soi. Avec pour objectif de mettre fin aux lourdeurs administratives, chaque chef de Département peut désormais réaliser les activités inscrites à son agenda sans devoir faire recours au Commissaire chargé des finances ou au président de la Commission. Ce dernier garde toutefois son attribution d’ordonnateur principal du budget de l’Union. C’est la résultante de la Décision n°01/2018/CM/Uémoa portant Règlement financier des Organes de l’Uemoa.Le Règlement financier dispose en son article 22 que le président de la Commission délègue une partie de ses pouvoirs d’ordonnateur à un membre de la Commission. La délégation de pouvoir, selon l’explication qu’en donne la Commission, permet de responsabiliser au maximum les Départements dans la mise en œuvre de leurs activités budgétisées, dans la perspective d’une plus grande efficacité de l’action de la Commission. Quitte aux Commissaires de Départements de déléguer à leur tour une partie de leurs pouvoirs à certains de leurs collaborateurs, notamment les directeurs, responsables de programmes et responsables de budget-opérationnels. «A travers cette délégation de pouvoir, les Départements ont l’initiative de leurs dépenses, procèdent à leur engagement et réalisent les activités y adossées, dans le respect des textes en vigueur », se réjouit Kassoum Karimoune, directeur du Budget de la Commission de l’Uémoa. Pour sa part, note Mahaman Sanoussi Amadou, directeur des Infrastructures, de l’Aménagement du Territoire communautaire et des Transports, "Le manque de cette délégation avait auparavant plombé la mise en œuvre de certains projets." , rappelant à titre d’illustration : «…Nous avons eu d’importants retards dans la délivrance des avis de non objection (Ano) aux agences de maitrise d’ouvrage déléguée à qui la Commission a confié la mise en œuvre de certains projets. Maintenant, avec la délégation, on pourra donner en quelques jours les Ano qui n’ont pas d’incidence financière». Ce pour quoi, se satisfait-il, « Cette délégation est une marque de confiance qui induit de nouvelles responsabilités ». Logique de performance Avec pour leitmotiv la gestion axée sur les résultats, cette délégation de pouvoir astreint cependant les gestionnaires de programmes à l’obligation de reddition. Aussi, doivent-ils produire des rapports trimestriels d’exécution technique et financière à l’ordonnateur du budget. Il s’agit donc d’une petite révolution qui ne manquera pas de booster les performances de l’Uemoa. D’où des mesures d’accompagnement sont-elles prises, à travers la formation des acteurs de la délégation, la mise en place d’un canevas du rapport trimestriel d’exécution technique et financière, des contrats de performance entre les gestionnaires de programmes et les responsables de programmes. Intégrant au final la modernisation des pratiques, cette délégation s’accompagne de l’objectif de réduire de façon significative le nombre de parapheurs courant les services de la Commission de l’Union, grâce au logiciel de gestion du courrier Elise, désormais d’usage obligatoire. Dans la logique de performance organisationnelle qu’il a impulsée, Abdallah Boureima a instauré un système d’archivage électronique des documents, ainsi que la digitalisation de l’essentiel des processus d’élaboration et de traitement des documents. Actualités 14 févr. 2020


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