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Nouvelles

Educo Bénin et ses partenaires en action: Grande mobilisation pour inverser la situation des enfants en mobilité
La situation des enfants en mobilité dans les marchés Dantokpa et Ouando et au port de pêche de Cotonou va changer. A la faveur d’un projet lancé, mercredi 5 février à l’intérieur du marché Dantokpa, cette organisation et ses partenaires se proposent d’inverser la tendance pour assurer un meilleur avenir à ces enfants. Le projet d’appui à l’amélioration des conditions de vie et d’apprentissage des enfants et jeunes travailleurs en mobilité dans les marchés de Dantokpa, port de pêche à Cotonou et Ouando à Porto Novo a vu le jour, suite à un diagnostic participatif de la situation des enfants travailleurs dans les marchés sus cités. Diagnostic à l’actif d’Educo Bénin et certains partenaires. Les résultats qui en sont issus confirment la mobilité de milliers d’enfants en situation de travail dans les marchés spécifiés, souligne au lancement du projet, Souleymane Ouédraogo, directeur pays d’Educo. « Cette expérience de mobilité expose ces enfants à une multitude de risques sociaux et hypothèquent leur chance de recevoir une éducation digne pour le développement de leur potentiel », poursuit-il. Pour la plupart non scolarisés et déscolarisés avec un niveau primaire, ces enfants se retrouvent avec une exploitation économique qui leur restreint davantage toute opportunité d’apprentissage. Quant aux conditions de vie et de travail, elles sont caractérisées par plusieurs formes de maltraitance de la part des usagers et exploitants des marchés, ce qui hypothèque les possibilités d’une formation professionnelle ou d’une éducation scolaire, relève-t-il. Sur ces trois sites, la situation de ces enfants est tout sauf reluisante. Il faut donc agir, et c’est ce que se proposent de faire Educo et ses partenaires que sont le foyer don Bosco, Assovie et Ifma. Leur objectif, rappelle Souleymane Ouédraogo, c’est de contribuer à la prise de conscience et au respect des droits de ces enfants travailleurs en mobilité. Le projet dure douze mois. Il se propose pour l’essentiel de renforcer la participation des acteurs communautaires de la protection des enfants et jeunes travailleurs en mobilité à risque ou victimes d’exploitation ou d’exclusion, d’assurer leur accompagnement social personnalisé, de renforcer les capacités d’intervention des Ongs partenaires et des centres de promotion sociale. Il vise à toucher en termes de cible, 250 enfants et jeunes travailleurs en mobilité, âgés de 7 à 17 ans, selon les explications de Souleymane Ouédraogo. Pour ce qui est des bénéficiaires, ce sont pour l’essentiel les trois centres de promotion sociale couvrant les zones d’intervention du projet à savoir Wlacondji, Sainte Cécile et Ouando, deux associations des usagers des marchés, trois associations de collectifs d’artisans, une association des pêcheurs et trois Ong nationales. Le projet coûte environ 138, 651 millions. Tous engagés pour les enfants Et du soutien, ce projet en a, aussi bien au plan national qu’international. La coopération suisse en est l’un des principaux partenaires. Elle prend en charge 70 millions sur le coût global. Un appui qui se justifie par la pertinence du projet et son impact surtout social. « Quand on parle de mobilité des enfants, le plus grand risque, ce sont les différentes vulnérabilités auxquelles les enfants sont confrontés », expose Valerie Lietchi, directrice résidente du bureau de la coopération suisse au Bénin. Pour elle, outiller ces associations communautaires pour que, dans le cadre de leur travail, elles puissent offrir des services de premières lignes aux enfants et ensuite les orienter vers des services compétents comme les centres de promotion sociale, est une grande avancée. Autre atout du projet, c’est le renforcement des capacités techniques des acteurs d’intervention afin que ces derniers puissent avoir les ressources nécessaires pour mener à bien l’accompagnement social personnalisé des enfants. « C’est une expérience porteuse en terme de passerelle pour la réintroduction des enfants bénéficiaires dans le système scolaire ou par la formation professionnelle », salue-t-elle. Au nom de la mairie de Cotonou, Isaac Ahivodji, prendra lui aussi l’engagement que la municipalité jouera sa participation en se tenant aux côtés des acteurs du projet pour sa mise en œuvre diligente. Le représentant du ministre du Travail, au lancement de ce projet, n’est pas moins heureux en ce qui le concerne. Raymond Zounmatoun, directeur des normes du travail fait observer que « beaucoup d’enfants sont livrés à travers tout le territoire à des abus et avec plus de gravité dans les grands marchés qui constituent des lieux d’exploitation ». Ils sont exposés à des situations difficiles comme l’exploitation économique et de toutes sortes de violence, y compris les violences sexuelles pour les filles, dénonce-t-il. Constat malheureux qui interpelle les responsables au sommet de l’Etat, la société civile et tous les organismes qui concourent à la situation de l’enfant au Bénin, expose-t-il ensuite. Même déception de la part de la directrice de la Famille, de l’enfance et de l’adolescence Solange Ahlonsou Odjo. Au nom du ministère des Affaires sociales qui d’ailleurs a le lead de la protection des enfants au Bénin, elle a rappelé les actions majeures en ce qui concerne notamment les enfants en mobilité, comme la signature de cet accord tripartite entre le Burkina Faso, le Togo et le Bénin. La volonté politique est entière, assure-t-elle pour sa part. aussi, rappelle-t-elle que « la mobilité précoce et le travail des enfants figurent parmi les pires contraintes auxquelles les enfants sont confrontés dans les grands marchés du Bénin ». Société 12 févr. 2020


Développement des marchés financiers: Des experts en quête de choix stratégiques et de nouveaux modèles
Débattre des défis de la croissance par les marchés de capitaux dans un contexte où la tendance des investissements directs étrangers est à la baisse, particulièrement en Afrique et au ralentissement des chaînes de valeurs mondiales. C’est ce à quoi se sont attelés des acteurs du marché financier de la sous-région à la Conférence internationale sur le développement des marchés financiers qui a pris fin ce mardi 11 février à Abidjan en Côte d’Ivoire. Initiative de la Banque mondiale et de Société financière internationale (Ifc), le Programme conjoint de développement des marchés financiers (J-Cap) a convié à sa première conférence internationale sur le développement des marchés financiers plus de 350 experts et décideurs du monde entier pour échanger autour des défis de la croissance par les marchés de capitaux. Cette rencontre a permis à Mamadou Ndiaye, président du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés régionaux (Crepmf), de faire savoir que le J-Cap est une initiative du groupe de la Banque mondiale visant à renforcer l’engagement de l’institution en faveur du développement des marchés financiers locaux. Le partenariat entre l’institution qu’il préside et la Banque mondiale traduit, selon lui, une volonté commune d’accompagner le développement du marché financier régional, en vue d’une meilleure contribution au financement des économies de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Ce programme, assure-t-il, s’inscrit en droite ligne de la vision des autorités de l’espace déclinée à travers les nouvelles priorités du marché financier régional et qui, à terme, devait permettre d’accroitre et de diversifier l’offre de financement en faveur des économies de ces Etats. Avec le Programme J-Cap, le Conseil régional de l’épargne, publique et des marchés régionaux entend renforcer la protection de l’épargne, mais également l’attractivité et la compétitivité du marché régional, afin de préparer au mieux l’intégration prochaine des places financières ouest-africaines. La conférence organisée autour du thème ‘’Investir pour la croissance’’ est une occasion pour explorer de nouvelles opportunités d’investissement et d’affaires pour l’espace sous régional, identifier les difficultés et contraintes rencontrées sur d’autres places, mais également pour discuter de solutions innovantes et adaptées à la zone. Des idées innovantes à explorer En abritant la Conférence internationale sur le développement des marchés financiers, la Côte d’Ivoire, selon son premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, traduit tout l’intérêt que les autorités de l’Uemoa, dont la présidence de la Conférence des chefs d’Etat est assurée par le président Alassane Ouattara, attachent au développement des marchés de capitaux. « Il ne fait aucun doute que ces marchés sont, par excellence, un levier important de la croissance économique de nos Etats », indique-t-il, saluant les initiatives des Partenaires techniques et financiers et leur appui constant au développement du marché financier régional et à l’amélioration de sa contribution au financement des économies de l’Union. Notamment le groupe de la Banque mondiale pour ses efforts en faveur du développement de l’industrie financière dans la sous-région et le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf), acteur majeur du développement du marché des capitaux dans la zone. Les synergies d’actions ayant abouti à la mise en place du Programme conjoint de développement des marchés financiers (J-Cap) qui vise la création d'un marché performant des obligations d'État, le développement des marchés des actions et des obligations de sociétés, l'expansion, la diversification de la base des investisseurs, et une meilleure contribution des fonds de pension au financement de l’économie, ont été entre autres appréciées par le premier ministre ivoirien. « Cette conférence est le lieu de faire converger les réflexions sur les problématiques de croissance de nos économies à travers les outils de financement par le marché financier», indique-t-il. Soulignant par ailleurs que « la mobilisation d’une épargne importante et durable constitue un impératif majeur pour le développement de nos économies, confirmant le lien étroit entre l’épargne et le taux de croissance économique des Etats, à travers notamment le taux d’investissement ». Adama Coulibaly, ministre de l’Economie et des Finances de la République de Côte d’Ivoire, à sa suite, notant la transformation structurelle du marché régional à l’avènement du programme J-Cap, a fait une rétrospective des incertitudes qui caractérisaient il y a peu l’environnement des marchés de capitaux. « En 22 ans d’existence, notre marché financier régional a su s’accommoder avec des économies d’endettement et de faible valeur de productivité, dans un contexte mondial marqué par l’envolée des prix des denrées alimentaires, des produits pétroliers, des turbulences financières ayant induit une récession économique dans les pays développés et la décélération de la croissance économique dans les pays émergents », fait-il observer. Au regard des tensions commerciales persistantes entre certaines puissances et des incertitudes économiques au sein de la zone Euro relatives au Brexit, les prévisions mondiales de la croissance en 2020 restent, à son avis, pessimistes. Il en ressort que les marchés africains devraient gagner en attractivité en 2020, tandis que les tendances mondiales seront plus que jamais en contradiction avec les intérêts des entreprises internationales, projette-t-il. Ce qui lui laisse croire que «une plus grande intégration régionale, à travers notamment l’opérationnalisation efficace de la zone continentale de libre-échange africaine, le rapprochement des marchés financiers de la Cedeao, ainsi que l’avènement de la monnaie unique Eco, constitueront pour notre zone un contrepoids bénéfique au nationalisme économique croissant dans le reste du monde ». Des opportunités se profilent donc à l’horizon, et « il nous appartient de nous préparer pour en tirer le meilleur profit», admet-il. Dans ce contexte de crise, la dynamique suscitée par les réformes sous l’impulsion du programme J-Cap a de quoi donner le sourire au président du Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest-africaine, par ailleurs ministre de l’Economie et des Finances du Bénin, Romuald Wadagni. « Le montant des ressources levées en 2019 a atteint un nouveau cap de 1 620,2 milliards de F Cfa. Ce record porte ainsi le volume total des ressources levées par le marché financier régional à fin 2019 à 7 500 milliards de F Cfa dont environ 40 % ont permis de financer les infrastructures des Etats membres », se satisfait-il. En dépit de la fragilité des marchés, le président du Conseil des ministres de l’Umoa estime que des signaux encourageants sont notés avec une normalisation de l’activité sur certains des marchés affectés par la crise. Un affaiblissement de l’activité économique et une baisse des taux d’intérêt appellent à une réorientation vers une politique monétaire plus accommodante. La conférence réunissant les experts et décideurs, espère-t-il, permettra aux milieux financiers de jeter les bases d’un marché de capitaux à long terme, financé par l’épargne des ménages et permettant la distribution de la croissance des économies auprès des populations. Il est donc essentiel, juge-t-il, d'adopter des politiques communautaires structurelles, visant à améliorer la compétitivité et l'inclusivité de la croissance, pour réduire la vulnérabilité aux chocs extérieurs, constituer des coussins d’amortissement, stimuler une croissance tirée par le secteur privé et pérenniser sa dynamique. Il importe d’agir conséquemment, tout en opérant des choix stratégiques et en élaborant de nouveaux modèles de financement. Actualités 12 févr. 2020


Match en retard de la Vitalor-Ligue1: Duel décisif entre Esae Fc et Tonnerre ce jour
Dans le cadre du match en retard de la 15e journée de la Vitalor-Ligue1, Esae Football club reçoit ce mercredi 12 février, au stade René Pleven de Cotonou, l’As Tonnerre de Bohicon. Cette rencontre apparait comme un match difficile pour ces deux formations qui souhaitent un meilleur repositionnement dans le classement. Victorieux de Béké de Bèmbèrèkè par le score de 1-0, le week-end dernier, Esae Football Club affronte ce mercredi 12 février, l’Association sportive Tonnerre de Bohicon au stade René Pleven de Cotonou. Deuxièmes au classement avec 26 points, Marcel Dandjinou et ses coéquipiers auront à cœur de remporter cette partie pour se rapprocher davantage du leader provisoire, Ayéma Football club, 30 points+15. Avec 8 victoires, 2 matchs nuls et 3 défaites, ils n’ont pas droit à l’erreur s’ils espèrent finir le premier tour en tête de la compétition. En effet, Esae Football club est contraint de gagner cet après-midi à Cotonou avant son déplacement sur Parakou pour défier les Buffles de Parakou, 4es avec 22 points+6. Cette rencontre est également importante pour l’As Tonnerre de Bohicon qui totalise le même nombre de points que le premier relégable, Uss-Kraké, 16 points-9. Onzièmes au classement avec 16 points-2, les poulains de Stanislas Akélé devront éviter une défaite lourde, de peur de se retrouver proche de la zone rouge. Contrainte au nul par la Jeunesse sportive de Pobè lors de la 14e journée du championnat, l’As Tonnerre ne part pas avec la faveur des pronostics. Elle devra aborder cette rencontre avec plus de sérénité si elle espère défier Esae Football club pour se repositionner dans le classement. Comme quoi, cette confrontation est capitale pour ces deux formations qui lorgnent toutes le sommet de la compétition. Sports 12 févr. 2020


Actualisation de la Lépi: Les opérations de terrain prorogées jusqu’au 23 février prochain
Les opérations de collecte de données de terrain dans le cadre de l’actualisation du fichier électoral national, en vue des communales et municipales du 17 mai prochain, qui se sont déroulées, du 25 janvier au 6 février dernier, sont désormais prorogées jusqu’au dimanche 23 février prochain. La décision a été prise, ce mardi, par le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi) en session extraordinaire à son siège à Agblangandan dans la commune de Sèmè-Podji. Cette prorogation va permettre de prendre en compte les retardataires, espère le président du Cos/Lépi, Jérémie Adomahou. En effet, selon lui, les opérations d’actualisation ont été relancées, le 24 janvier dernier, avec la poursuite de l’affichage des listes sur toute l’étendue du territoire national. La phase des opérations de collecte de données de terrain qui vient de s’achever a consisté à permettre aux populations de formuler des demandes de correction ou de rectification d’informations personnelles, des demandes de radiation (de personnes décédées, de mineurs, d’étrangers ou de personnes ayant perdu leur droit civique), des demandes de transfert de centre de vote, des demandes d’inscription, des déclarations de perte de carte d’électeur, des demandes de duplicatas et autres. Cette série d’opérations devrait se faire en treize jours à savoir du 25 janvier au 6 février. Un délai jugé insuffisant pour l’atteinte des objectifs. En dehors du délai de collecte assez court pour permettre aux populations de faire leurs réclamations, le Cos/Lépi a relevé plusieurs autres problèmes qui ont plombé les opérations sur le terrain. Il s’agit de la difficile adhésion de la population à l’application des lois relatives à la nouvelle configuration des centres de vote et des nouveaux villages et quartiers de ville. Face à ces difficultés, le Cos/Lépi, soucieux de doter le Bénin d’une liste électorale fiable qui prend en compte tous les citoyens en âge de voter, a décidé de rallonger le délai des opérations de terrain. La collecte va se poursuivre jusqu’au 23 février dans les centres de vote pour permettre aux citoyens retardataires de formuler leurs réclamations. Jérémie Adomahou rassure de sa détermination à livrer la Lépi à la Céna dans le délai légal, soit au plus tard le 17 mars prochain, à savoir 60 jours avant le scrutin comme le prévoit le Code électoral. Le président du Cos/Lépi invite tous les acteurs à la mobilisation pour faire de cette activité de ratissage une réussite totale. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 12 févr. 2020


Lutte contre l’usage des stupéfiants en milieu scolaire: L’approche de la Fenapeb
Les autorités sont en guerre contre l’usage de stupéfiants par les élèves. Le soutien de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves et d’étudiants du Bénin ne leur fera défaut pour arriver à bout de ce fléau. Cette organisation propose diverses stratégies à cet effet. La Fédération nationale des associations des parents d'élèves et d’étudiants du Bénin (Fenapeb) n’entend pas rester en marge de la lutte contre l’usage de stupéfiants en milieu scolaire. Selon Epiphane Azon, président de cette fédération, l’allure que prend l’utilisation de la drogue dans les établissements scolaires et universitaires inquiète. Pour éradiquer ce fléau, il propose entre autres mesures de mettre fin à l’installation de buvettes autour des écoles. « Tant qu’il y a une école à proximité, il faut empêcher l’installation de buvettes. Parce que les enfants fréquentent ces lieux où beaucoup de choses se passent. On ne vend pas que de la sucrerie, on ne vend pas que de la bière… dans les buvettes », a informé Epiphane Azon. Bien d’autres produits sont cédés dans ces centres que des enfants maîtrisent, laisse-t-il entendre. Il s’étonne que des apprenants s’adonnent à la consommation de stupéfiants à l’insu de leurs parents malgré les efforts d’investissement de ces derniers pour leur scolarisation. « Nous devons tout mettre en œuvre pour éradiquer ce phénomène ou l’atténuer sensiblement », s’est-il engagé avant d’avertir que si les apprenants commencent par prendre de la drogue, leur avenir sera hypothéqué. Il conseille, par ailleurs, aux parents de mieux assurer le suivi de leurs enfants. Le suivi scolaire doit être renforcé, insiste-t-il. Il s’agit, d’après Epiphane Azon, d’un exercice parental qui permet de freiner un certain nombre de fléaux. L’association des parents d’élèves va travailler à la sensibilisation des parents pour accompagner le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle dans cette lutte pour éradiquer ce fléau en milieu scolaire. L’autre action que le président de la Fenapeb entend mener, c’est le combat contre la vente des bonbons et biscuits dans les établissements. « On doit en finir avec ces produits, parce que c’est à travers cela que les gens introduisent la drogue. Parfois, les enfants les prennent naïvement, d’autres y sont habitués. Il faut que ces ventes disparaissent dans les établissements », a-t-il insisté. Epiphane Azon rappelle aussi aux enseignants et aux chefs d’établissements leur mission d’éducateurs. Ils doivent constituer des modèles pour les enfants qu’ils ont à leur charge et en conséquence éviter des comportements déviants. Lorsque des chefs d’établissements, des préfets d’études, censeurs, gardiens… fument ou lorsque dans les cantines des professeurs, toutes sortes de bières sont vendues, cela interpelle la conscience collective, d’après Epiphane Azon. Car, soutient-il, les apprenants passent plus de temps à l’école et voient les enseignants et les administratifs qui doivent être des modèles s’adonner à des pratiques peu orthodoxes. Il y a donc lieu, à en croire le président de la Fenapeb d’interdire certaines pratiques dans les établissements pour changer la donne et faire appliquer les décisions de l’autorité n Société 12 févr. 2020


Jama’at Islamique Ahmadiyya du Bénin: Un nouvel amir à la tête de la communauté
Selon un communiqué parvenu à notre Rédaction, la présidence nationale de la communauté islamique Ahmadiyya du Bénin a changé de main depuis jeudi 06 février 2020. «  La Jama’at islamique Ahmadiyya a un nouvel amir (Président national) », indique ledit communiqué. Répondant au nom de Qamar Ahmad, le nouvel amir de la Jamat’at islamique Ahmadiyya remplace Rana Farooq Ahmad qui a présidé cette communauté au Bénin de juin 2008 au 6 février 2020, soit pendant environ douze années. Son successeur Qamar Ahmad qui prend les rênes de la communauté est nommé amir et chef missionnaire au Bénin par Sa Sainteté Hadhrat Mirza Masrour Ahmad (atba), 5e et actuel Calife de la communauté Islamique Ahmadiyya. Après ses études en théologie en 1996 au Pakistan, Qamar Ahmad a servi dans son pays natal pendant quelques années avant d’être envoyé au Bénin. « Arrivé au Bénin en 2003, il a servi la Jama’at Ahmadiyya dans les régions de Bohicon, Porto-Novo, Cotonou et Parakou », précise le communiqué. Alexis METON Société 12 févr. 2020


Formation aux compétences numérique: Le premier centre Icdl public lancé
Fidèle à la vision du gouvernement de développer les compétences numériques au sein de l’administration publique et de la population, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation a procédé, ce mardi 11 février à Cotonou, au lancement du premier centre de formation et de test accrédité International Certification for Digital Literacy (Icdl). A cette occasion, Émile Kougbadi, directeur général de l’Agence béninoise du service universel des Communications électroniques et de la Poste, a reçu officiellement l’agrément 2020 de l’accréditation des mains de Damien O’Sullivan, président de la Fondation Icdl. Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de formation aux compétences numériques et de certification Icdl au profit du personnel de l’administration publique béninoise, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a procédé, ce mardi 11 février à Cotonou, au de lancement du premier centre International Certification for Digital Literacy (Icdl) public du Bénin. La cérémonie a été couplée avec la remise officielle de l’agrément 2020 de l’accréditation Icdl à l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep) par Damien O’Sullivan, président de la Fondation Icdl. Selon la ministre du Numérique et de la Digitalisation, ces deux activités font suite au protocole d’accord signé en avril 2018.Elle reste convaincue que pour opérer de manière efficace la transformation digitale de l’administration, les cadres doivent acquérir les compétences numériques nécessaires. « Nous avons démarré la transformation digitale dans tout le pays à travers la mise en place d'infrastructures et de services dans tous les secteurs et corps de métiers », a-t-elle fait remarquer. Toutes choses qui suscitent l'engouement de l'ensemble des populations. A l’en croire, l’objectif du centre de test accrédité Icdl est de former et certifier aux standards de l’Icdl les compétences numériques du personnel de l’administration béninoise, les enseignants et élèves, les artisans et commerçants. « Nous lançons un réseau de 62 centres qui vont aider les populations à utiliser efficacement les outils numériques », a-t-elle poursuivi.  L’Absu-Cep s’appuie, selon son directeur général, Emile Kougbadi, sur ce réseau de 62 centres dont le principal est basé au siège de l’agence et 61 autres centres secondaires sur l’ensemble du territoire. « Ces centres sont composés de 24 salles de classe numériques installées dans les établissements d’enseignement et 37 points numériques communautaires haut débit », a-t-il détaillé. Pour lui, c’est un grand jour pour l'Absu-Cep, car dans le cadre de la mise en œuvre de la démocratisation de l'Internet au Bénin, les élèves, artisans et autres bénéficieront des formations et certifications sur les logiciels bureautiques courants suivant les parcours définis par la Fondation Icdl comme par exemple l’essentiel de l’ordinateur, l’essentiel sur le web et la communication, le traitement de texte, le tableur, la présentation, la collaboration en ligne, la sécurité informatique, base de données, etc. Avant de transmettre l’agrément 2020 de l’accréditation à l’Absu-Cep, Damien O'Sullivan, président de la Fondation Icdl, s’est réjoui du processus qui a abouti à cette cérémonie. Selon lui, l’Icdl est un standard de certification de compétences numériques utilisées dans le système des Nations Unies et dans plusieurs administrations publiques dans le monde entier. Actualités 12 févr. 2020


Assassinat de la fillette Gracia Prunelle : Les auteurs encourent la perpétuité
Interpelés, écoutés et déposés, les assassins de la fillette de 7 ans dont le corps a été retrouvé dans un bas-fond vont répondre de leur acte dès la prochaine session criminelle du tribunal de première instance de Cotonou. Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou Elon’m Mario Mètonou l’a fait savoir lors d'un point de presse donné dans la soirée de ce mardi 11 février. A crime effroyable, sanction impitoyable ! Les proches de la petite Gracia Prunelle et toute la société peuvent compter sur le parquet de Cotonou pour que justice soit rendue dans l’assassinat de la fillette de 7 ans dont le corps a été retrouvé dans un bas-fond. « Les auteurs de ce crime ont été présentés au parquet… Ils ont été inculpés des chefs d’assassinat et de pratique de charlatanisme. Ces faits sont prévus et punis par les articles 458, 468 à 471 et 475 de notre code pénal. Ils sont punis de la réclusion criminelle à perpétuité. Le parquet de Cotonou se fera le devoir d’obtenir une condamnation exemplaire des inculpés lors de la prochaine session criminelle qui s’ouvre au mois de mars 2020 », a indiqué Elon’m Mario Mètonou, procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou. En effet, le commissariat spécial de Dantokpa a été saisi de la disparition de la petite Gracia Prunelle dans la soirée du lundi 3 février. Les investigations diligentées ont conduit sur la piste d’un employé de la boutique de vente de liqueurs au quartier Missèbo lieudit Agbomè-Gare. « Pour brouiller les pistes, cet individu s’est rendu lui-même au commissariat de Dantokpa dès le lendemain, mardi 4 février, pour déposer formellement plainte contre la mère de la fillette motif pris de ce que cette dernière l’accuserait à tort de la disparition de son enfant. Interpelé puis soumis à interrogatoire, il passera aux aveux vingt-quatre heures plus tard et dénoncera un complice en cavale. Le samedi 8 février, le complice qui s’était réfugié à Adjohoun dans le département de l’Ouémé, sera interpelé à son tour », rapporte le procureur Elon’m Mario Metonou. Les auteurs de cet assassinat comptaient prélever deux organes de la fillette notamment le cœur et l’encéphale pour faire fortune. Horreur ! C’est avec une tristesse à peine contenue que le procureur est revenu sur les circonstances de la commission de ce crime odieux. Actualités 11 févr. 2020


Mutilations génitales féminines: Exciseuses, déposez vos lames !
Célébrée le 6 février, la Journée internationale contre les Mutilations génitales féminines offre l'occasion de prendre conscience des effets néfastes de cette pratique sur la santé des femmes. « Quatre-vingt-six millions de jeunes filles à travers le monde risquent de subir des mutilations sexuelles d'ici à 2030», alerte l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) pour attirer l’attention de la communauté internationale sur le nombre de nouvelles victimes des mutilations génitales féminines sur les dix prochaines années. Encore appelées excision, les mutilations génitales féminines tuent. Malheureusement, elles se pratiquent toujours dans certaines sociétés africaines. Les Nations Unies estiment à 200 millions le nombre de filles et de femmes ayant subi une forme de Mutilations génitales féminines (Mgf). «Chaque année, dans le monde, plus de trois millions de filles sont exposées et risquent de subir des mutilations génitales féminines. La plupart de celles qui sont excisées l’ont été avant l’âge de 15 ans », souligne l’Onu. Les données sont illustratives de l’ampleur du phénomène. «La mutilation génitale féminine viole les droits humains et ruine la santé et le bien-être d’environ trois millions de filles chaque année. Plus de 130 millions de filles et de femmes en Afrique et au Moyen-Orient ont subi une forme quelconque de Mgf et son impact sur leurs vies est énorme», renseigne l’Unicef. Considérées comme une violation des droits des jeunes filles et des femmes, les Mgf sont le reflet d'une inégalité profondément enracinée entre les sexes et constituent une forme extrême de discrimination à l'égard des femmes, notent les Nations Unies. Elles désignent toutes les interventions aboutissant à l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre mutilation des organes génitaux féminins pratiquée pour des raisons non médicales. Au Bénin, les départements du Borgou et de l’Alibori ainsi que ceux de l’Atacora et de la Donga sont les plus exposés. Infections récurrentes La pratique résiste aux sensibilisations et détruit la vie des victimes. Ses conséquences sont désastreuses. Si l’Onu note la survenue « des règles irrégulières, des problèmes vésicaux à vie et des infections récurrentes», les survivantes n’ont également aucune chance d’accoucher par voie basse. Les acteurs de la lutte et les médecins s’accordent sur les conséquences fâcheuses des Mgf. « Ces pratiques violent les droits à la santé, à la sécurité et à l'intégrité physique, le droit d'être à l'abri de la torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que le droit à la vie lorsqu'elles ont des conséquences mortelles », se désole l’Onu. En l’absence de toute nécessité médicale, elles exposent les victimes à de graves conséquences sur leur vie et leur bien-être, poursuivent les Nations Unies. La liste des dangers qui guettent les victimes est longue : graves hémorragies, problèmes urinaires, kystes, infections, stérilité,…. A cela s’ajoutent les complications lors de l'accouchement et le risque de décès du nouveau-né. Au nom des croyances religieuses ou sociales, les Mgf se pratiquent avec la complicité des parents et sous le regard impuissant des populations. Les victimes en payent le prix fort. Douleurs physiques, morales et psychologiques…, elles souffrent à vie. Les plus chanceuses s’en remettent mais avec des séquelles. Considérées comme un moyen d’asservir et de dompter la sexualité des filles ou une garantie de chasteté, les Mgf constituent un prérequis au mariage ou à la succession selon certaines traditions, notent les Nations Unies. « Dans les sociétés où cette pratique est la plus répandue, elle est souvent considérée comme un rite de passage pour les filles. Les mutilations génitales féminines ne sont pas approuvées par l’islam ou le christianisme, mais les croyances liées à la religion sont fréquemment invoquées pour justifier leur pratique», renseigne l’Onu. L’éradication de l’excision fait partie intégrante du combat contre les violences basées sur le genre et des actions dans le cadre des Odd. La journée du 6 février dédiée à la lutte contre les Mgf devrait aider les acteurs de la lutte à obtenir des changements importants. Mais le chemin, semble-t-il, est encore long. Les auteurs ne sont pas encore conscients de l’enjeu. Où en est-on au Bénin ? La pratique existe depuis des lustres. Mais la riposte tarde à produire des effets significatifs dans la plupart des pays concernés. Où en est réellement le Bénin dans le cadre de la lutte? Peut-on désormais évoquer ‘’zéro mutilation génitale féminine’’ au Bénin? Les filles, notamment celles du nord, peuvent-elles enfin jouir librement de leur sexualité sans craindre l’ablation de leurs organes génitaux ? Exciseuses béninoises, il est temps de déposer la lame pour le bonheur des adolescentes et filles. Santé 11 févr. 2020


Obtention de certification informatique de haut niveau: Hecm Abomey-Calavi accueille le Centre de test de Icdl
La Haute école de commerce et de management (Hecm) ne revendique pas sa réputation d’école leader pour la forme. Elle travaille à la matérialiser à travers diverses innovations. Elle vient de s’imposer une fois de plus comme précurseur de la digitalisation dans l’enseignement supérieur. Depuis ce lundi 10 février, l’école a inauguré un centre de test Icdl, ce qui l’autorise à faire passer en ligne les évaluations en vue de l’obtention des certificats Icdl par ses étudiants et tous ceux qui le désirent. Damien O’Sullivan, Ceo de Icdl Fondation et Natondé Aké, promoteur de la Haute école de commerce et de Management (Hecm) ont procédé, ce lundi 10 février à l’inauguration du Centre de test accrédité de Icdl logé sur le campus Hecm d’Abomey-Calavi. Il s’agit d’un centre moderne, spacieux, entièrement climatisé, connecté à l’Internet haut débit et doté d’une vingtaine d’ordinateurs ultramodernes. Instant solennel et sobre, mais dont la portée impactera non seulement l’école, son rendement et le profil de ceux qui en sortent, mais aussi et surtout le devenir du Bénin tout entier. International certification in digital literacy (Icdl) est en effet la référence internationale de la certification des compétences digitales. Elle apporte une plus-value au curriculum vitae des personnes qui suivent une première formation ou une formation continue. C’est une référence adoptée par différents gouvernements en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique. De même, plusieurs institutions internationales et les plus grandes universités du monde ainsi que de nombreuses entreprises l’ont également adoptée comme norme dans leur processus de recrutement du personnel. Le centre de test de Hecm, le premier ouvert au Bénin a l’avantage de permettre aux étudiants de se faire former et ensuite de passer des tests en ligne pour obtenir les certifications qui les hissent au premier rang sur le marché de l’emploi. L’intérêt de l’ouverture d’un tel centre, si on s’en tient aux explications de Damien O’Sullivan, Ceo de Icdl Fondation, c’est de montrer aux étudiants qu’en arrivant sur le marché de l’emploi, ils doivent être prêts tout de suite, être productifs et employables par les entreprises ou les structures qui les recrutent. « L’outil informatique est une des solutions pour être employable, d’où l’intérêt pour les étudiants de détenir la certification Icdl qui est la référence », soutient-il. Pour ce qui est du choix de Hecm pour abriter ce centre, il ne relève pas du hasard, assure-t-il. C’est une école leader, une référence sur le marché béninois et il est important que tous les étudiants qui en sortent émerveillent les employeurs qui ont porté leur choix sur eux, souhaite-t-il. « Ce que nous attendons des étudiants, c’est qu’ils fassent la certification et que cela soit pour eux la clé pour ouvrir les portes de l’emploi », dévoile-t-il. Mais le centre de test Icdl de Hecm n’est pas seulement ouvert aux étudiants. Toute autre personne qui en manifeste le besoin peut y passer son test en vue de l’obtention de sa certification, explique Natondé Aké. Le promoteur de Hecm, dont le leadership a été maintes fois salué, prône la pédagogie de l’exemple. Sur plusieurs motifs, il s’est lui-même fait évaluer et son certificat de reconnaissance lui a été délivré à l’occasion de cette inauguration à la satisfaction de ses collaborateurs. Digitalisation à grands pas Selon la Commission européenne, 90 % des emplois nécessitent un certain niveau de compétences numériques. C’est pourquoi, par un accord écrit et après la procédure d’accréditation, « Icdl Africa a déclaré la Haute école de commerce et de management (Hecm) en décembre dernier Centre de test accrédité à titre non exclusif, pour exécuter les programmes Icdl et mener des tests de certification pour les candidats ». En s’associant à une référence mondiale comme Icdl, Hecm ambitionne de voir ses apprenants et plus généralement les Béninois acquérir des compétences digitales ou numériques pour développer leur employabilité, leur productivité et leur efficacité professionnelle. Ce partenariat permettra à l’école leader d’enrichir son offre de formation, d’accroître l’employabilité de ses étudiants et de toute autre personne désireuse de passer une certification Icdl. Avec cette accréditation doublée de l’ouverture d’un centre de test Icdl, le public pourra désormais passer en ligne les évaluations en vue de l’obtention des certificats Icdl dans les modules tels que présentation (avancé), documents (avancé), site web, conception 2D et 3D, multimédia, marketing digital, gestion de projet, commerce électronique, systèmes Crm, tableur pour finance, tableur pour la gestion, analyse de données, principes de codage… Hecm fait ainsi un autre pas de géant en matière de digitalisation. En effet, après la formation de son personnel et l’adoption du progiciel Gest Student de gestion du système Lmd qui a révolutionné le management de l’établissement depuis août dernier, et l’organisation d’un colloque scientifique sur la digitalisation les 24 et 25 octobre derniers, la voici, moins de six mois après, en train de célébrer un autre exploit en matière de numérique et de digital, la formation pour l’acquisition des compétences numériques et leur certification par le centre de test Icdl de l’école. Hecm, une université crédible ! Damien O’Sullivan, Ceo de Icdl Fondation reconnait que son institution ne s’est pas embarrassée pour porter son choix sur l’école leader, en vue d’abriter ce centre. Ce choix s’est presque imposé, indique-t-il. Et ceci, en raison de la réputation de l’école et du leadership de son promoteur qui s’est inscrit dans une quête permanente de rendements meilleurs. Les étudiants qui sortent de cette université n’ont jamais eu la moindre difficulté pour s’insérer sur le marché de l’emploi. Malgré cette prouesse, le promoteur estime qu’il faut leur donner des chances supplémentaires d’être les meilleurs à toutes les compétitions possibles sur le marché de l’emploi. Ainsi, il faut les doter d’une certification Icdl. Une certification qui sera obligatoire pour tous les étudiants à compter de la rentrée prochaine, note-t-il. « Pour nous, et c’est pour cette raison que nous sommes personnellement présent pour inaugurer cette salle, le secteur éducatif est un secteur clé et il est important que les étudiants béninois puissent être opérationnels partout dans le monde en étant formés au standard international. C’est pourquoi nous avons fait le choix naturel de Hecm qui est une institution de formation qui connaît les valeurs et l’intérêt de porter des standards et aussi de par sa position sur le marché en tant qu’école leader. Il est important pour nous de travailler avec des universités crédibles et Natondé Aké à travers son leadership a porté le projet et notre partenariat est parti pour une longue durée », témoigne Damien O’Sullivan. Solange Umulisa, directrice Afrique de Icdl, ne dira pas le contraire. « 90 % des jobs dans le monde nécessitent la maitrise de l’outil informatique. Donc, il est important d’amener sur le marché des étudiants outillés », insiste-t-elle. Mieux, poursuit la directrice, détenir le certificat Icdl facilite la tâche aux enseignants parce que les étudiants ont déjà des prérequis. Ils sont autonomes et très avancés sur les recherches et font certains travaux eux-mêmes parce qu’ils maîtrisent l’informatique, expose-t-elle. Autant d’avantages pour lesquels, le patron de Hecm, Natondé Aké, souhaite voir tout le public profiter de cette aubaine. Pour lui, ce certificat renforce le profil du détenteur et lui donne plus de chance de décrocher n’importe quel emploi, du fait de ses connaissances surtout informatiques. Depuis vingt ans, en tout cas, rappelle-t-il, son école a travaillé à devenir leader et ne cesse de poser des actes dans ce sens. Après l’inauguration, les responsables de Icdl ont visité quelques installations informatiques de l’école, pour se rendre compte de la haute technicité et des conditions de travail des étudiants. En outre, ils ont eu avec eux des échanges pour les amener à mieux comprendre l’utilité d’un tel projet. Des échanges renforcés par la présence de Daris Gbaguidi, directeur Icdl Afrique francophone, et Laszlo Vilon Guézo, directeur de Win Africa. Pour rappel, Icdl est aussi agréée par le gouvernement béninois pour le renforcement des capacités informatiques du personnel de l’Etat. Education 11 févr. 2020


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