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Nouvelles

Financement basé sur les résultats : Le Bénin s’engage à maintenir les acquis

Une délégation de la Banque mondiale dirigée par le manager du secteur santé pour l'Afrique de l'Ouest francophone au niveau de cette institution, Gaston Sorgho, a échangé, ce mardi 13 décembre à Cotonou, avec le ministre de la Santé, Alassane Séidou.

Au menu des échanges, le bilan de la mise en œuvre du Financement basé sur les résultats (FBR) au Bénin, l’évaluation les résultats obtenus et les nouvelles orientations pour assurer la pérennisation de l’approche et le lien entre celle-ci et la couverture universelle.

Depuis sa mise en œuvre au Bénin, le projet FBR a changé de façon qualitative la donne tant au niveau des centres de santé, que du personnel de santé et des populations. Du moins, c’est ce qui fait l’unanimité des échanges entre le ministre de Santé, Alassane Séidou, et la délégation de la Banque mondiale hier à Cotonou. La représentante de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey, a exprimé sa satisfaction et s'est réjouie des résultats obtenus par le Bénin en si peu de temps. La mise à échelle, dira-t-elle, est une réussite à l'actif du Bénin. Car aucun pays à cette date n'a encore réussi cet exploit. Le cas du Bénin fait donc école, a-t-elle souligné.
La couverture est complète sur toute l’étendue du territoire national, les partenaires sont fortement mobilisés et le gouvernement tire les leçons de cette expérience pour voir comment est-ce qu’il peut éventuellement pérenniser cela. Les professionnels de la santé sont fiers et heureux de servir dans les centres de santé où ils ont la latitude de transformer ces centres, de les améliorer et de satisfaire mieux les populations. « Ce qui procède à la paix sociale et la tranquillité dans le pays », selon Gaston Sorgho, manager du secteur santé pour l'Afrique de l'Ouest francophone au niveau de la Banque mondiale.
Le ministre de la Santé, Alassane Séidou a renouvelé l'engagement du gouvernement à maintenir les acquis du FBR par le recrutement imminent du personnel de santé qualifié, la régionalisation du personnel pour éviter les déplacements et le déséquilibre dans la répartition. Il a rassuré le partenaire des dispositions qui sont prises par le nouveau gouvernement afin de garantir des soins de qualité et à moindre coût aux populations?

Santé 14 déc. 2016


Gouvernement du Nouveau départ: Le PAG sera dévoilé vendredi

Le président de la République lance vendredi 16 décembre prochain le Programme d’actions du gouvernement (PAG). 9 039 milliards de FCFA d’investissements sont prévus pour 48 projets phares touchant tous les secteurs majeurs, 160 projets prioritaires en cours d’exécution, 90 projets prioritaires nouveaux.

La mayonnaise gouvernementale est enfin prête à consommer dès vendredi. Huit mois après sa prise du pouvoir, le président de la République Patrice Talon dévoile, entouré de ses ministres, la quintessence du Programme d’actions du gouvernement (PAG). L’attente aura été longue mais le jeu n’en valait-il pas la chandelle? Pour un exercice auquel son prédécesseur a renoncé pendant dix ans, le chef de l’Etat n’a pas voulu prendre les choses à la légère. Organisation, méthode et rigueur ont servi de trame au processus d’élaboration du PAG qui a duré pratiquement six mois. Un travail sérieux autour duquel le gouvernement, quoique conscient des attentes des populations, n’a pas voulu confondre vitesse et précipitation. 

Le pragmatisme et le sens pratique du président Patrice Talon et de son gouvernement, le souci de cerner tous les secteurs-clés à même d’impacter le développement du pays, ont permis d’accoucher d’un document de référence qui servira de boussole et offrira des éléments d’appréciation de la gouvernance Talon pour les cinq prochaines années. Il est l’instrument unique de pilotage de l’action gouvernementale et servira pour la programmation des activités des ministères ainsi que l’élaboration et la mise en œuvre du Budget de l’Etat.

Scenario de «décollage»

L’objectif global du Programme d’actions du gouvernement est de relancer de manière durable le développement économique et social du Bénin. Le programme repose sur trois piliers à savoir : consolider la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance, engager la transformation structurelle de l’économie béninoise, et enfin améliorer les conditions de vie des populations. Dans une démarche cohérente et inclusive, il intègre les engagements contenus dans le projet de société du candidat, consolidés par les constats faits après la prise de fonction, les orientations stratégiques à moyen et long termes et les actions phares. Le PAG se décline à travers des reformes, des projets phares et des projets prioritaires planifiés sur la période.
Autour de ces grands enjeux de gouvernance, tournent 45 projets phares touchant tous les secteurs majeurs (tourisme, travaux d’aménagement urbain, réalisation d’infrastructures routières, énergie, protection sociale pour tous…), 160 projets prioritaires en cours d’exécution, de 90 projets prioritaires nouveaux. Aux grands chantiers, se greffent des réformes politiques et institutionnelles à même de renforcer la démocratie béninoise et d’équilibrer les pouvoirs des institutions.
Le PAG est ainsi bâti sur le choix du scénario de « Décollage », un scénario volontariste et ambitieux. Son coût total est estimé à 9 039 milliards de FCFA dont 889 milliards déjà acquis et auxquels il faut ajouter les récents engagements obtenus par le chef de l’Etat lors de sa tournée dans le Golfe, et en Europe d’où il rentre à l’aube de ce jour. Tout ceci fait que le besoin de financement qui ressortait à 8 150, doit être revu à la baisse.
Il est utile de relever que certaines actions prévues au PAG sont déjà en cours d’exécution. Un exemple parmi tant d’autres concerne la réforme engagée au niveau des Forces de Défense et de Sécurité et leur équipement.
Enfin, ce vendredi, Patrice Talon lève le voile sur le PAG dont la mise en œuvre diligente et pertinente promet le renouveau économique au Bénin. C’est la marque du Nouveau départ qu’il prend avec ses concitoyens. Destination ? Le Bénin mieux gouverné, économiquement et politiquement stable, attrayant et offrant de meilleures conditions de vie à ses enfants à l’horizon 2021.

Actualités 14 déc. 2016


Stabilité de la démocratie et de l’état de droit: Constitution béninoise, 26 ans après : toujours une énigme

Vingt-six ans après, la Constitution du 11 décembre 1990 poursuit bon an mal an son petit bonhomme de chemin. Elle a résisté jusqu’ici, tel un serpent de mer, à toutes sortes de tentatives de sa modification, fût-elle opportuniste ou conjoncturelle. Jusqu’à quand encore durera cette résistance de la loi fondamentale béninoise?

Tout le monde s’accorde à reconnaître la rigidité de la Constitution béninoise. Vingt-six ans après, elle n’a connu la moindre virgule de modification. Elle tient encore la route, en dépit des différentes péripéties qu’elle connaît. Loi fondamentale, elle arrive toujours à aider le pays à se tirer d’affaire face à des situations mêmes les plus complexes comme on en rencontre par exemple lors des échéances électorales. Et ceci, sous l’œil vigilant de la Cour constitutionnelle qui, en bon gardien du temple, veille au respect des dispositions y mentionnées. La haute juridiction n’hésite pas à rappeler, à travers ses décisions, les règles du jeu aux acteurs surtout politiques lorsque celles-ci se trouvent menacées.

Lesquelles décisions sont sans recours et s’imposent à tous les pouvoirs publics et institutions de la République comme le martèle la Constitution elle-même. Vingt-six ans après, force est de reconnaître que le Bénin est toujours debout. Le pays n’a connu jusqu’ici les agitations sociopolitiques qui ont secoué la plupart des autres pays de la sous-région. On doit cette stabilité démocratique à la qualité de la loi fondamentale du Bénin que s’est doté le Bénin à l’issue de la Conférence des forces vives de février 1990. Cette qualité a fait de cette Constitution un serpent de mer. Sa relecture semble jusqu’ici une épreuve difficile quand bien même le texte a prévu les conditions de sa modification. Toutes les tentatives pour opérer cette modification ont été soldées jusque-là par des échecs. Il en a eu vers la fin du deuxième quinquennat du président Mathieu Kérékou puis sous son successeur Boni Yayi.

Ce dernier a déployé toute son énergie pour opérer cette révision constitutionnelle à travers la mise en place de deux commissions de relecture composées d’acteurs pluridisciplinaires pour faire des propositions à soumettre pour validation au gouvernement qui, à son tour, transmettra le projet à l’Assemblée nationale. Mais cette tentative comme celle sous le général Mathieu Kérékou en 2005 a échoué. Le projet ne franchira même pas le seuil du Conseil des ministres sous Boni Yayi avant de commencer par essuyer des critiques acerbes sur le terrain. Lesquelles critiques sont loin de favoriser le consensus autour du projet. Pour plusieurs personnes dans le temps, le chef de l’Etat Boni Yayi veut faire une révision opportuniste pour s’éterniser au pouvoir. Face à l’ampleur des polémiques, il va vite abandonner le projet au risque de susciter une réaction de la population très attachée à sa Constitution. Boni Yayi partira du pouvoir en avril 2016 sans relever ce défi qui lui était si cher.

3e régime, 3e échec ?

Comme ses deux prédécesseurs, le président Patrice Talon, à son arrivée au pouvoir, a promis de s’attaquer rapidement à ce chantier de révision constitutionnelle. Le dossier était même une promesse de campagne pour le candidat qu’il était. Le chef de l’Etat avait même annoncé son intention d’aller au bout de cette réforme institutionnelle et politique avant la fin de cette année 2016. Pour ce faire, quelques semaines après son investiture, il a mis aussi en place une commission présidée par le ministre chargé de la Justice Joseph Djogbénou chargée de relire la loi. La commission a déposé son rapport depuis plusieurs mois mais on remarque que le chef de l’Etat a perdu son élan de départ. On sent un certain relâchement, peut-être à cause de l’opinion publique qui émet de plus en plus de sérieuses réserves par rapport à la réforme proposée et qui prend en compte notamment le rétablissement de l’équilibre des pouvoirs, le renforcement de l’indépendance de la justice et le renforcement du système partisan. A peine le rapport déposé, que des voix s’élèvent pour critiquer cette réforme qui propose par ailleurs un mandat unique de sept ans pour le président de la République.

Si pour le président de cette commission de relecture constitutionnelle, le mandat unique de sept ans est ce qu’il faut pour la consolidation de la démocratie et l’Etat de droit au Bénin, plusieurs autres acteurs politiques jugent cette proposition impertinente. C’est par exemple le cas du président du parti mouvement Espoir du Bénin (MESB) François Abiola qui, lors des travaux de son 2e congrès extraordinaire tenu le week-end dernier, à Sakété dit non au mandat unique pour le président de la République. Le parti est plutôt pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois, comme prévu actuellement dans la Constitution du 11 décembre 1990. Cette position du MESB semble être partagée par nombre d’acteurs politiques béninois. Plusieurs autres personnes dont l’ancien garde des Sceaux, le constitutionnaliste Victor Topanou, attendent que le débat soit ouvert sur le rapport de la Commission Djogbénou après que le chef de l’Etat eut donné son quitus pour se prononcer sur le fond du projet.

Ce qui est plus qu’une évidence est que le chef de l’Etat ne peut tenir le pari de réaliser cette réforme constitutionnelle avant la fin de cette année 2016. Ça fait donc à l’année prochaine. Pour l’ancien ministre Gustave Dépo Sonon, ces genres de réforme ont des chances de prospérer en début de mandat. Il prédit dès lors qu’il sera difficile au président de la République de réaliser ce rêve en 2017 car il va entrer en ce moment dans la zone de turbulence politique et il ne pourra plus contrôler sérieusement les choses. C’est dire que cette réforme politique et institutionnelle a encore de sérieux soucis pour sa concrétisation sous l’actuel régime en place. Vivement que le consensus tant exigé par la Constitution elle-même soit de mise un jour pour qu’enfin soit toilettée cette loi fondamentale qui a montré certes ses forces mais aussi ses limites.

Actualités 13 déc. 2016


Vie politique nationale : Le MESB de François Abiola claque la porte des FCBE

Le Mouvement Espoir du Bénin (MESB) se retire de l’alliance politique Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et se positionne entre la Mouvance présidentielle et l’Opposition actuelles. C’est la principale décision issue du 2e congrès extraordinaire du parti tenu à Sakété les vendredi 9 et samedi 10 décembre derniers.

Mauvaise nouvelle pour les responsables des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE). Le parti Mouvement Espoir du Bénin (MESB) de l’ancien vice-premier ministre François Abiola tourne dos à l’alliance politique qui a soutenu l’ancien président de la République, Boni Yayi, pendant ses deux mandats. La décision a été prise à l’issue du 2e congrès extraordinaire du parti tenu à Sakété les vendredi 9 et samedi 10 décembre derniers. Lequel congrès a permis au parti de faire le bilan de ses actions politiques depuis sa création le 9 novembre 2009 jusqu’ici en passant par son affiliation aux FCBE depuis le 6 novembre 2010, de relire ses textes fondamentaux, de clarifier son option politique et de définir sa position par rapport au régime en place.
Le MESB démissionne des FCBE et se positionne désormais comme la troisième alternative c’est-à-dire le milieu entre la Mouvance présidentielle et l’Opposition au régime de Patrice Talon. « Depuis l’arrivée du nouveau président, un débat agite certains milieux : les partis qui n’ont pas appelé à voter pour le président Patrice Talon doivent faire une déclaration d’appartenance à l’Opposition. Pour lesdits milieux, il ne peut avoir que deux camps : Majorité et Opposition. La Mouvance signifie-t-elle qu’il faut soutenir tout et l’Opposition qu’il faut s’opposer à tout ? Et la troisième voie ? Oui il y a un troisième choix : le centre. Nous le réclamons… », souligne le président du MESB, François Abiola. Le parti MESB, poursuit l’ancien vice-premier ministre, en décidant de reprendre sa liberté vis-à-vis de l’alliance FCBE, reste ouvert à tous les groupes de réflexions qui permettront une meilleure gouvernance politique et administrative et une gouvernance économique qui aboutiront à la transformation structurelle rapide du Bénin. A ce titre, le MESB se veut être un creuset de rassemblement pour tous les citoyens du Bénin. « Le parti participera à l’animation de la vie politique, appréciera positivement tout ce qui va selon sa conviction dans le bon sens pour notre pays. A contrario, il dénoncera tout ce qui sera considéré par lui comme les dérives des gouvernants. Il est ouvert à tous les autres partis et mouvements qui épousent le concept du troisième choix », précise François Abiola avant de révéler que les assises de ce 2e congrès ont rejeté la constitutionnalisation du concept de mandat unique de sept ans que défend le président Patrice Talon dans ses nouvelles réformes politiques et institutionnelles. « Le MESB tout en étant ouvert à toutes les réflexions...retient pour l’instant le mandat de cinq ans renouvelable une fois », souligne François Abiola à la faveur du meeting politique consacrant la clôture officielle du 2e congrès extraordinaire. Lequel congrès a connu la présence du coordonnateur des FCBE, Eugène Azatassou, qui était accompagné de plusieurs ténors de l’alliance tels qu’André Okounlola, Barthélémy Kassa et Amos Elègbè, du président du RND, Jean-Michel Abimbola, de Moukaram Badarou, présient du Parti Consciences citoyennes et des représentants de l’Union fait la Nation de Bruno Amoussou, du PLP de Léonce Houngbadji, du BDP de Jean-Claude Hounkponou, et de l’UFEED de Christine Ouinsavi. Tous encouragent François Abiola et les siens et leur souhaitent bon vent dans cette nouvelle direction politique.

Actualités 12 déc. 2016


Concours meilleure application web utile pour tous: Dix-huit lauréats primés dans trois catégories

Le ministère de l’Economie numérique et de la Communication a organisé du 5 au 11 décembre à Cotonou la semaine de l’Internet. Dix-huit candidats ont été récompensés, jeudi 8 décembre dernier, au terme du concours Meilleure application web utile pour tous à raison de six dans chacune des trois catégories.

« J’ai été particulièrement fière du niveau intellectuel auquel les jeunes talentueux ont été amenés… Je voudrais que la dynamique ne s’arrête pas à la semaine de l’internet et que vous gardiez cet engagement pour que tous ensemble on aille très loin ». Ainsi s’exprimait Rafiatou Monrou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication visiblement émue face aux talents des jeunes participants au concours dénommé ‘’Meilleure application web utile pour tous’’ et des championnats TIC interuniversitaires. Ce concours s’inscrit dans le cadre de la semaine de l’Internet organisée par son ministère du 5 au 11 décembre. 

Au terme de ce concours, les dix-huit meilleurs candidats à raison de six par catégorie ont été récompensés dans trois disciplines à savoir : Loi sur les communications électroniques, Code foncier et Hymne national. Ainsi Régis Akotomey Sèhou et Marcel Gildas Sozonlin ont-ils emporté le premier prix de la première catégorie. Venceslas Kanontin et Merline Atondé ont été déclarés premiers ex aequo dans le domaine du code foncier et dans la dernière catégorie, ce sont Arsène Toyin Lawani et Rolland Dokpo qui ont remporté le premier prix.
Le ministre est revenu sur l’importance du numérique en ce début du XXIe siècle avant d’assurer les jeunes du soutien du gouvernement. « Au-delà du ministère, tout le gouvernement et à sa tête le chef de l’Etat, est vraiment engagé pour accompagner le développement du numérique au Bénin, et nul ne sera de trop, les talents les innovations, nous sommes là pour vous accompagner », assure Rafiatou Monrou.

Actualités 12 déc. 2016


Concours ‘’Femme et art’’: Les lauréates primées

Lancé par l’antenne départementale du Littoral du Réseau ouest-africain des jeunes femmes leaders /section Bénin (Roajelf) en juin dernier, le concours «Femme et Art» a connu son épilogue. Les lauréates ont été primées à la faveur d’une cérémonie qui a eu lieu, samedi 10 décembre, à la Maison des médias de Cotonou.

Comme pour lever un coin de voile sur les talents féminins en dessin et en photographie, la première édition du jeu-concours ‘’Femme et art’’ de l’antenne départementale du Littoral du Réseau ouest-africain des jeunes femmes leaders /section Bénin (Roajelf) a connu sa phase finale. A la cérémonie officielle de remise de prix aux lauréates, la présidente Monaliza Hounnou a affirmé que le concours vise d’une part à encourager et mettre en lumière les filles et femmes qui n’hésitent pas à se distinguer dans les domaines fortement « masculinisés » et d’autre part, à permettre à l’antenne départementale du Littoral du réseau de promouvoir l’art de la photographie et du dessin. Ce qui, explique-t-elle, participerait sans doute au développement de la culture béninoise et de la promotion de la gent féminine. 

Exclusivement réservé aux jeunes femmes et filles passionnées du dessin ou de la photographie, après un long processus de renforcement de capacités et de perfectionnement professionnel, ce concours a permis de révéler des artistes cachées. Ce qui fait souligner au représentant des sponsors, Julien Koundo, tout l'intérêt que revêt l'initiative. «Nul n’ignore aujourd’hui, le rôle, la place et l’importance de la femme dans notre société et son regard sur les événements de la vie courante ne peut que contribuer au succès de toute initiative de développement », a-t-il mentionné. Toutefois, il les a invitées à redoubler d’ardeur pour se hisser au plus haut niveau.
Après une brève projection des œuvres des six finalistes qui ont d’ailleurs planché sur le thème principal du concours « Dessin et photographie : la femme béninoise sous toutes ses couleurs », les identités des gagnantes dans les deux catégories a été révélé. Il s’agit respectivement dans la catégorie dessin d’Evelyne Zinsou, Landros Dahoun, Farida Arouna Mama et dans la catégorie photographie, de : Géneviève Taboudieni, Grâce Ouendo et de Carmélie Boko.

Culture 12 déc. 2016


Concours de recrutement au profit des ministères en charge des Enseignements: Plus de 36 000 candidats ont composé pour 7 033 postes

Plus de 36 000 candidats retenus pour le concours de recrutement au profit des ministères en charge des Enseignements et de la formation professionnelle ont composé samedi 10 décembre dernier. Le lancement des épreuves a été fait à Abomey par le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys.

Le lycée Houffon d’Abomey, centre de composition retenu pour le lancement des épreuves, a accueilli très tôt ce samedi les candidats venus pour la plupart à l’heure. Au total, 37 617 candidats se sont inscrits à ce concours, le premier à l'ère de la Rupture et du Nouveau départ. Pour manque ou irrégularité de pièces, 930 dossiers ont été rejetés. Ils étaient donc 36 687 attendus samedi dernier dans les centres de composition. Les autorités à divers niveaux des ministères en charge des Enseignements et de la Formation professionnelle et le directeur de l’Office du baccalauréat, tous impliqués dans l’organisation du concours, étaient sur le terrain pour régler sur place les petits problèmes.

Pour le ministre du Travail, de la Fonction publique et des affaires sociales, Adidjatou Mathys, l’heure des concours frauduleux est révolu dans notre pays. Elle a invité les candidats à rester sereins, et indiqué que le gouvernement actuel n’est pas là pour perpétuer le mal connu il y a quelques mois. Adidjatou Mathys a affirmé que le gouvernement a besoin de sept mille trente-trois enseignants. Pour le concours, ce sont trente-six mille dossiers qui ont été retenus sur les trente déposés par les postulants.
Elle a rassuré que les concours de l’ère du Nouveau départ sont des concours que le gouvernement a voulu transparent, crédible, afin que ce soit toujours les meilleurs qui réussissent. Aussi, a-t-elle tenu à remercier tous ceux qui, à divers niveaux, ont contribué à l’organisation dudit concours.
Le directeur de l’Office du baccalauréat, Alphonse da Silva, associé à l’organisation du concours sur instruction du Conseil des ministres, a rassuré que tout a été mis en œuvre pour que les candidats composent dans de bonnes conditions.
Dans le département du Zou, les candidats ont composé à Abomey, sans incidents majeurs, à part le retard observé notamment au centre de composition du CEG 2 d’Abomey où les candidats ont attendus jusqu’à 9 h 30 avant de se voir distribuer les épreuves.

Actualités 12 déc. 2016


Conférence publique de l’économiste Justin Yifu Lin à l’UAC : Des clés pour le développement du Bénin présentés aux étudiants

En séjour au Bénin depuis quelques jours, l’économiste chinois de renommée internationale Justin Yifu Lin a échangé, jeudi 8 décembre à l’amphithéâtre Idriss Déby Itno de l’Université d’Abomey-Calavi, avec les étudiants. Avec eux, il a abordé les contours de l’envol économique de la Chine, les potentialités économiques et les chances de développement du Bénin.

L’économiste chinois Justin Yifu Lin séjourne au Bénin à l’invitation du président de la République, Patrice Talon avec qui il s’est déjà entretenu. Les deux personnalités ont donc convenu, au regard de son parcours et de son expérience, que la jeunesse béninoise puisse profiter de son savoir. Sacrifiant à cette exigence, l’économiste de nationalité chinoise dont la célébrité s’étend dans plusieurs pays du monde a échangé avec les étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi, dans la soirée du jeudi 8 décembre. L’arrivée de cet hôte de marque a été particulièrement saluée par les autorités rectorales qui y ont vu une aubaine pour les étudiants, notamment ceux en formation dans des filières en lien avec l’économie. 

Pour le vice-recteur Maxime da Cruz, l’échange entre Justin Yifu Lin et ces étudiants marquera leur formation. Ils ont beaucoup à y apprendre, estime l’autorité qui les a invités, à l’entame, à l’assiduité. Il s’agit selon lui, d’une « expérience unique » qui leur est offerte et qu’ils se devaient de saisir. Cette exhortation se fonde prioritairement sur le parcours du professeur Justin Yifu Lin, qui aura été pendant longtemps, l’une des chevilles ouvrières du Centre chinois pour la recherche économique à l’université de Pékin, sans oublier son expérience au niveau de la Banque mondiale mais aussi son apport à l’envol économique de certains pays du continent comme l’Ethiopie, le Rwanda et bien d’autres.
Face aux étudiants, le message de Justin Yifu Lin a été essentiellement une exhortation à l’espoir. Selon lui, le Bénin dispose du potentiel pour son développement. Son passage à Cotonou, indique-t-il, a pour but entre autres, d’aider le pays à révéler ses potentialités et à atteindre enfin le développement qu’il se souhaite depuis fort longtemps. Selon lui, il existe assez de facteurs à même d’aider le pays à réaliser « un développement économique assez rapide ».

Des clés pour le développement

Le potentiel existe, insiste-t-il, se livrant à une comparaison entre les Produits intérieurs bruts (PIB) par habitant de la Chine et des pays de l’Afrique subsaharienne, il y a quelques décennies. Des clés essentielles pour le décollage économique du Bénin, il a saisi l’opportunité de cette rencontre pour les partager avec les étudiants et le corps enseignant. Des moyens pour atteindre vite la croissance, existent, soutient Justin Yifu Lin. Il évoque au premier rang, la technologie. C’est, note-t-il, l’élément essentiel et majeur pour les pays à faible revenu, en quête de croissance. Pour atteindre le niveau de croissance des pays émergents par exemple, illustre-t-il, il faut aux pays pauvres une technologie à la taille de celle utilisée par ces pays dits émergents, mais pas n’importe laquelle. Cette technologie devra être choisie en fonction des exigences et des ambitions poursuivies. En somme, elle doit être en phase avec les réalités du Bénin.
Le second élément du décollage économique préconisé par Justin Yifu Lin repose sur l’apport de la technologie aux secteurs de développement identifiés. Mais tout ne se limitera pas là. Dans le cas du Bénin, et de bien d’autres pays, il est important note-t-il, d’identifier de nouveaux secteurs porteurs de croissance. Le Bénin en regorge, a-t-il semblé dire. Reste à les découvrir et les exploiter. De ses explications, il ressort que ces éléments sont primordiaux et d’autres pays en ont déjà fait l’expérience. D’autres solutions pour accroitre les revenus du pays, renforcer l’encrage économique, développer le capital humain… pour impacter l’économie ont été aussi présentés par l’économiste chinois dans son exposé.
Au terme de son échange avec son auditoire, il ne cache pas sa sérénité quant au devenir et au développement du Bénin. Les moyens existent à ce propos, rassure-t-il. Et pour ce qui est du capital humain, il se veut tout aussi confiant, satisfait qu’il était des interrogations de son auditoire. Pour Justin Yifu Lin, le Bénin porte encore si bien, sa renommée de quartier latin de l’Afrique?

Actualités 09 déc. 2016


Crise économique au Nigeria et implications de gouvernance au Bénin: Des propositions de mesures pour sauvegarder l’économie béninoise

La dixième soirée politique de la Fondation Friedrich Ebert a été consacrée mardi 6 décembre dernier au thème « Conjoncture économique au Nigeria et implications de gouvernance pour le Bénin ». Animée par la journaliste Djamila Idrissou Souler, le débat a permis à quatre experts invités et au public de donner leurs opinions sur le sujet avant de faire des propositions de mesures pour que le Bénin tire son épingle de la crise.

«Les relations économiques entre le Bénin et le Nigeria ne sont pas une affaire de sentiment, mais une exigence d’existence ». Cette conclusion du professeur John Igué à la dixième soirée politique de la Fondation Friedrich Ebert mardi dernier amène à réfléchir profondément sur les mesures à prendre par le Bénin pour sauver son économie vis-à-vis du Nigeria qui connaît depuis un moment une crise économique. 

Pour planter le décor du débat, mardi dernier, autour du thème « Conjoncture économique au Nigeria et implications de gouvernance pour le Bénin», le professeur John Igué, ancien ministre de l’Industrie et des Petites et Moyennes entreprises, a rappelé que c’est depuis 1990 qu’il a donné l’alerte avec son livre « Le Bénin : l’Etat entrepôt ». Ce qui n’avait intéressé personne.
La crise qui secoue le Nigeria aujourd’hui, selon John Igué, a trois raisons fondamentales. D’abord, sur le plan mondial, il estime que le pétrole est en train de connaître une chute. Le Nigeria, estime-t-il, a désorganisé sa production dans les années 1969 à 1973 avec le pétrole. La deuxième raison est liée à la crise induite par la secte Boko Haram et la situation dans le Lac Tchad et le delta du Niger. La troisième raison évoquée par l’ancien ministre de l’Industries et des PME a rapport avec les premiers signes du président Muhammadu Buhari après son arrivée au pouvoir dans sa lutte contre la corruption. Ces signes ajoutés à la dévaluation du naïra qui est la conséquence de la récession des réserves de changes ont plombé le Nigeria dans la crise actuelle. Et face à la situation, le professeur John Igué estime que l’avenir n’est pas radieux.
Dans la même logique que John Igué, l’ancien ambassadeur du Bénin près le Nigeria Mouftaou Lalèyè estime que le géant de l’Afrique de l’Ouest vit les limites de son contrôle monétaire. Pour lui, les Nigérians n’avaient pas perçu très tôt ce qui leur est arrivé aujourd’hui. Ils comptaient trop sur le pétrole en négligeant les autres secteurs d’activités créateurs de richesse.
L’ancien ambassadeur du Bénin près le Nigeria explique que le pays de Muhammadu Buhari a compris qu’il faut, avec la chute du pétrole, commencer à regarder ailleurs. D’où, les mesures qui sont en train d’être prises actuellement pour relancer un pays qui économiquement n’avait rien à envier à beaucoup de pays sur le continent.
Pour sa part, Shegun Adjadi Bakary, un économiste qui était également sur le plateau a rappelé que le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria avait prédit la chute des réserves de changes au niveau la banque centrale. C’est ainsi qu’avec le président Muhammadu Buhari, ils s’étaient entendus par dévaluer le naïra.

Des propositions

Représentant le gouvernement dans le débat, Euloge Houngbo, un expert en commerce international, coordonateur du Programme intégré, indique que les flux informels du Bénin vers le Nigeria sont évalués à environ 4,9 milliards de francs CFA alors que le Produit intérieur brut du Bénin est de 9 milliards de francs CFA. Des ressources qui échappent donc au trésor public béninois. « Nous sommes actuellement dans une nouvelle dynamique avec le gouvernement du président Patrice Talon. Malheureusement, l’Etat béninois a perdu dans cette crise beaucoup sur la réexportation vers le Nigeria », souligne Euloge Houngbo.
Pour l’expert en commerce international, le Nigeria est un pays de plus de 179 millions d’habitants ; donc un grand marché que le Bénin n’arrive pas à satisfaire. Et pourtant des produits béninois comme le maïs, le gari, l’huile rouge, les cossettes de manioc, etc. quittent le Bénin vers le Nigeria d’une manière informelle. Face à la situation, le gouvernement est en train de prendre des mesures à travers les réformes afin de permettre aux opérateurs économiques béninois de pénétrer ce marché nigérian.
« Les réformes sont trop institutionnelles. Nos gouvernants n’ont qu’à cesser de faire la politique de l’autruche », rétorque le professeur John Igué qui estime qu’il faut faire émerger les vrais acteurs qui font des affaires avec le Nigeria pour que le Bénin trouve son compte. Il propose au gouvernement béninois de choisir des secteurs stratégiques à confier de vrais opérateurs économiques qu’il faut aider pour commercer avec le Nigeria.
L’économiste Shegun Adjadi Bakary propose que le gouvernement confie aux opérateurs économiques qui connaissent déjà le Nigeria les négociations pour que ces derniers entament les relations économiques qui puissent vraiment profiter au Bénin. « Beaucoup de Béninois font déjà des affaires mais de façon individuelle avec le Nigeria », souligne-t-il, pour dire que l’Etat doit jouer son rôle régalien en créant les conditions favorables aux opérateurs économiques que de prendre le devant des choses.
Pour l’économiste, ce qui augmentera la croissance du Nigeria dans deux ou trois ans, ce n’est plus le pétrole, mais l’agriculture, l’automobile et d’autres secteurs. Et le pays est en train de prendre des mesures dans ce sens. C’est pourquoi il invite le gouvernement béninois à prendre les dispositions en créant les conditions nécessaires pour que le Bénin ne soit pas surpris les années à venir.
« Le Nigeria est pour nous une école. Il faut que le Bénin aille à cette école », a conclu l’ancien ambassadeur du Bénin près le Nigeria, Mouftaou Lalèyè, qui estime que le gouvernement doit s’informer auprès de ceux qui connaissent bien le Nigeria pour sauvegarder l’économie béninoise face à la crise que traverse le géant de l’Afrique de l’Ouest?

Economie 08 déc. 2016


Assemblée nationale : Me Adrien Houngbédji reçoit une délégation de députés burkinabè

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji s’est entretenu mercredi 7 décembre, avec une délégation de parlementaires du Burkina Faso en mission d’étude au Bénin du 4 au 10 décembre.

S’imprégner de l’expérience de l’Assemblée nationale béninoise en matière de couverture sociale. C’est l’objectif du séjour au Bénin depuis le 4 décembre dernier d’une délégation de députés du Parlement du Burkina Faso conduite par le deuxième questeur, l’honorable Désiré Traoré. La délégation était mercredi 7 décembre au palais des Gouverneurs à Porto-Novo où elle a été reçue en audience par le président de l’Assemblée nationale. «…C’est non seulement une visite de courtoisie, mais nous sommes aussi venue nous imprégner du système d’assurance santé de l’Assemblée nationale du Bénin. Nous avons été reçus par le président de l’Assemblée nationale du Bénin et nous repartons de cette rencontre satisfaits. Il s’agit d’une mission d’étude sur le système d’assurance santé de l’Assemblée nationale béninoise. Nous avons découvert aussi qu’au Bénin, un comité est mis sur pied ici au Parlement pour réfléchir sur l’amélioration de cette assurance santé… », a déclaré le député Désiré Traoré au sortir de l’audience. Il est convaincu que l’expérience du Bénin permettra au Parlement de son pays d’améliorer son système de couverture sociale. 

Il faut signaler qu’avant l’audience avec le président de l’Assemblée nationale, la délégation a eu une série de séances de travail avec certains cadres techniques de l’administration parlementaire notamment le secrétaire général administratif du Parlement, le directeur de la Questure, le chef du Service Personnel ainsi qu’avec leurs différents collaborateurs. En dehors des responsables administratifs, la mission d’étude de l’Assemblée nationale du Burkina-Faso a eu des échanges avec les questeurs pour bénéficier de leurs conseils et expériences en matière de couverture sociale.
Le président Adrien Houngbédji a également reçu en audience, la présidente de l'association des coiffeurs esthéticiens professionnels de la municipalité de Porto-Novo (ACEP-MP). Mais cette dernière n’a fait aucune déclaration à sa sortie d’audience?

Actualités 08 déc. 2016


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