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Nouvelles

Développement à la base : En huit ans, l’Uémoa a investi plus d’un milliard dans les Collines

Après trois jours d’une tournée dans les Collines dont l’objectif est de visiter les infrastructures construites par l’Uémoa, la délégation de cette institution a fait, mercredi 16 novembre, le point au préfet. L’autorité apprécie l’initiative et se dit très satisfaite de l’ensemble des ouvrages érigés sur son territoire et promet de veiller à la bonne gestion de ces infrastructures.

C’est un préfet des Collines, Donatien Nonhouégnon, visiblement très satisfait du bilan des réalisations d’infrastructures par l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Uémoa) dans son département, qui a accueilli la délégation de cette institution financière sous- régionale. Les membres de ladite délégation sont allés lui faire le point, mercredi 16 novembre, de l’ensemble des réalisations de l’Uémoa dans son département depuis 2008.

Au total dans ce département, 49 forages et 4 magasins de stockage ont été construits pour un coût global de 819 millions F CFA environs. Il faut ajouter à cela la construction d’une mini centrale solaire qui a coûté 300 millions de F CFA à l’institution financière sous-régionale. Soit au total 1 milliard 119 millions de F CFA en huit années d’investissement.
Ces grandes réalisations s’inscrivent dans une logique assez compréhensible de l’institution. Depuis un moment, l’Uémoa a décidé d’être désormais une institution des peuples c’est-à-dire une institution à la base. Autrement dit faire des réalisations d’ouvrages ou d’infrastructures nécessaires à la population dans les localités les plus reculées pour mieux répondre au besoin de développement.
L’objectif, on le voit, est de beaucoup contribuer à la réduction de la pauvreté, un véritable handicape au mieux-être des populations. Et le bilan, élogieux, des réalisations dans le département des Collines ne trahit pas cette ambition de l’Uémoa. En trois jours de tournée, la délégation de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) conduite par Yaovi Kouhundé, le représentant résident, a pu visiter plusieurs sites qui abritent les différents ouvrages construits aux frais de l’institution financière sous-régionale dans trois commune, à savoir Glazoué, Ouèssè et Savè. Partout où est passée la délégation, l’accueil des populations témoigne de leur satisfaction. L’Uémoa a pu construire dans les trois communes visitées 32 forages équipés de pompes à motricité humaine, trois magasins de stockage dont un de capacité 4000 tonnes, les deux autres étant de moitié moins.
Dans les détails, Glazoué a pu bénéficier de 9 forages et un magasin de stockage de 4000 tonnes. La commune de Ouèssè a eu plus de chance c’est-à-dire 14 forages et un magasin de 2000 tonnes. La dernière commune à être visitée est Savè. Elle aussi a pu bénéficier de 9 forages et un magasin de 2000 tonnes.
Les populations de Savè se frottent donc les mains et remercient l’Uémoa d’autant plus que, la seule mini centrale solaire construite par l’Uémoa pour l’instant dans le département des Collines-parce d’autres projets sont annoncés par l’institution-­ est érigée dans cette commune. Il y a de quoi justifier la joie et la satisfaction de Donatien Nonhouégnon, le préfet du département des Collines.
L’incivisme étant le comportement le plus caractéristique de certains de nos compatriotes, ces ouvrages construits à grands frais et mis gracieusement à la disposition des populations, subissent déjà par endroit du vandalisme. Dans leur exposé au préfet, les membres de la délégation de l’Uémoa ont expliqué que les vols de lampadaires s’observent déjà sur les équipements. Le préfet qui reconnaît être au courant de cette situation a promis prendre les dispositions pour que les responsables de ces actes soient arrêtés et punis par la loi?

Actualités 21 nov. 2016


Audiences à la Cour constitutionnelle: Eau, assainissement et éducation à la paix au cœur des échanges

Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu, jeudi 17 novembre, à son cabinet, plusieurs personnalités. Diverses préoccupations relatives à l’eau, l’assainissement et l’éducation à la paix, étaient au cœur des échanges.

Des questions de droit à l’eau et à l’assainissement, d’éducation à la paix et aux droits humains en Afrique de l’Ouest, sont entre autres les sujets abordés ce jeudi 17 novembre par le président de la Cour constitutionnelle avec ses différents hôtes. C’est une délégation du Cadre de concertation des acteurs non étatiques du secteur de l’eau et de l’assainissement (Canea) qui a été reçue en premier lieu par Théodore Holo. Elle a entretenu le président de la Cour constitutionnelle sur la constitutionnalisation des droits à l’eau et à l’assainissement. Une démarche qui entre dans le cadre de la révision de la Constitution béninoise, à travers les réformes politiques et institutionnelles entreprises entre temps. « Le droit à l’eau et à l’assainissement reconnu en Afrique et dans la sous-région, puis au niveau des Etats-Unis pousse ainsi tous les pays africains à insérer ce droit dans leur Constitution » affirme Arnaud Adjagodo, représentant du président du Canea. Ainsi à partir de cette audience, l’action suivante consiste à sensibiliser tous les acteurs clé devant intervenir dans le processus de révision de la Constitution béninoise en vue d’être sensibles à la question d’accès aux droits à l’eau et à l’assainissement qui, selon lui, « sont des droits qui dérivent du droit à la vie et à un environnement sain, notamment le cadre de vie ». Des droits reconnus par la Constitution béninoise en ses articles 15 et 27 et qu’il urge d’améliorer, à en croire Arnaud Adjagodo. Théodore Holo a exhorté à poursuivre l’initiative auprès du Parlement, des partis politiques et du gouvernement afin que les dirigeants aient une oreille et attention particulières sur l’effectivité de la mise en place de ces droits qui constituent une préoccupation majeure.

A la suite des acteurs du Canea, le président de la Cour constitutionnelle a échangé avec le président du Centre universitaire international des droits humains et de la solidarité universelle (Centre Univ). Clément Yargo est allé présenter à l’autorité, les activités d’éducation à la paix, aux droits et devoirs humains en Afrique de l’Ouest réalisés par son centre. Au total, les échanges ont porté sur les sessions de formation entre autres sur la prévention, la gestion des conflits en Afrique de l’ouest avec toutes les couches sociales, en particulier la paix dans les familles, la semaine africaine pour la vie et la famille. Des échanges jugés très utiles et fructueux par Clémént Yargo.
Le président de la Cour constitutionnelle a également reçu l’abbé Brice Martial Wowo, curé de la paroisse St Jean Eudes d’Atropocodji. Ce dernier n’a fait aucune déclaration à sa sortie d’audience.

Actualités 18 nov. 2016


Commission budgétaire de l’Assemblée nationale: Romuald Wadagni présente un budget 2017 en baisse du MEF

Après avoir défendu, il y a quelques jours, l’ensemble du projet de loi de finances de l’Etat gestion 2017, le ministre de l’Economie et des Finances est retourné jeudi 17 novembre devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Romuald Wadagni a dévoilé le contenu du projet de budget de son ministère au titre de 2017 en diminution de 9,72% par rapport à celui de 2016.

Aux termes des dispositions de l’article 3 du décret n°2016-421 du 20 juillet 2016, le ministère de l’Economie et des Finances a pour mission la conception, la mise en œuvre, le suivi et l'évaluation de la politique générale de l'Etat en matière économique, financière et monétaire d’une part et en matière de constitution et de conservation du patrimoine foncier et immobilier de l’Etat d’autre part. Pour la réussite de cette mission en 2017, le ministère aura à utiliser la somme de 24, 660 735 milliards de F CFA contre 27, 316 080 de F CFA et 2016 soit une baisse de 9,72%. Le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni a apporté la primeur des grandes orientations de ce budget aux députés membres de la Commission budgétaire devant qui il a planché hier. Suivant le document de présentation budgétaire, cette baisse du budget du ministère de l’Economie et des Finances sur la période 2016-2017 s’explique pour deux raisons fondamentales. Il y a d’abord le retrait du budget sectoriel du MEF du budget d’équipement socio-administratif destiné à la prise en charge des ministères et institutions de l’Etat. Et ensuite le transfert au ministère du Cadre de Vie et de Développement durable des projets de construction d’infrastructures administratives. Avec ce budget, le ministère entend mener en 2017 certaines actions prioritaires. Romuald Wadagni promet de faire accroître les opportunités économiques avec les pays voisins, en particulier le Nigeria, améliorer la capacité de mobilisation fiscale des services de l’Etat, accroitre le taux d’investissement privé et le volume d’investissements directs étrangers et améliorer la place du Bénin dans le classement Doing Business et la formalisation du secteur informel.

Quant au portefeuille PIP du ministère, il est meublé par 15 projets/programmes évalués à 11,326 milliards F CFA. Il s’agit entre autres du Programme d’appui à l’amélioration de la gestion des finances publiques, du Projet d‘appui à la gouvernance économique, du Projet d‘amélioration des recettes fiscales intérieures du Bénin, du Projet d‘appui conseil à la macroéconomie et la lutte contre la pauvreté. Lesquels projets/programmes ont tous des objectifs cohérents avec la mission et les attributions du ministère et sont conformes aux orientations du gouvernement, note le document de présentation budgétaire du MEF ?

162,7 milliards FCFA pour les routes et les transports en 2017

A l’instar de ses autres collègues, le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hèhomey, a soumis jeudi 17 novembre à la commission budgétaire du Parlement, le projet de budget de son ministère au titre de 2017. Il est d’un montant de 162,7 milliards FCFA contre 62,8 milliards FCFA en 2016, soit une progression de 163%. Cette augmentation est due, selon le ministre, aux nombreuses infrastructures routières et des transports que le gouvernement a prévues réaliser dès 2017 pour faire du Bénin une véritable plateforme de service. Un accent sera également mis sur le tourisme, un véritable levier de développement créateur de richesse et d’emplois, défend le ministre. Les grands travaux concernent notamment la construction du nouvel aéroport de Glo Djigbé dont les travaux démarrent l’année prochaine, la voie de contournement Nord de Cotonou, la route portuaire qui quittera les villas Cen-Sad jusqu’à l’ancien pont de Cotonou, l’autoroute Sèmè-Podji et la rocade de Porto-Novo.
Outre Hervé Hèhomey, les députés ont reçu hier la présidente de la Haute Cour de Justice, Marcelline Gbèha Afouda et deux autres ministres en l’occurrence le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, et le ministre chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni.

Actualités 18 nov. 2016


Point de l’opération marquage du domaine public: L’évaluation en cours, la répression confirmée pour le 2 janvier

Le préfet de l’Atlantique, Modeste Toboula, et la directrice de cabinet du ministre en charge du Cadre de vie, Jeanne Josette Akoha Acacha, ont confirmé mercredi 16 novembre la poursuite de l’opération de marquage du domaine public entamée. C’était à la faveur d’une conférence de presse à Cotonou où les responsables ont réitéré le bien-fondé de l’opération et l’accompagnement nécessaire des populations.

Comment y investir 148 milliards F CFA si Cotonou, Abomey, Parakou et les autres villes ciblées demeurent toujours dans leur état actuel ? Cette interrogation du préfet Modeste Toboula traduit l’objectif assigné au ministère du Cadre de vie et du Développement durable qu’a rappelé sa directrice de cabinet, Jeanne Josette Akoha Acacha, lors de la conférence de presse qu’elle a co-animée hier avec l’autorité préfectorale. Il s’agit, selon elle, d’assainir le cadre de vie des Béninoises et des Béninois pour des villes plus durables.

Selon la directrice de cabinet, le pays est plus confronté à des problèmes d’incivisme que de manque d’espace. « Regardons notre pays, considérons le bien public », exhorte la directrice de cabinet qui a promis que le gouvernement sera équitable ; qu’il ne sera pas question de déloger certaines gens pour reloger d’autres. « La supervision va passer pour corriger ; nous voulons que les populations prennent leurs responsabilités pour libérer le domaine public», a déclaré Jeanne Josette Akoha Acacha.
Elle est appuyée par le préfet Modeste Toboula qui a montré que plus rien ne sera fait comme auparavant et que passé le 1er janvier, la répression sera de mise. Mais, nuance-t-il, les erreurs seront corrigées. « L’évaluation nous permettra d’aviser et il faut que la rigueur et le bon sens cohabitent », a martelé le préfet pour qui le droit de propriété est quantitatif.
Lorsqu’on a une volonté aussi bien affichée, il ne reste que la mobilisation pour appuyer, estime le préfet. Il appelle les populations à accompagner la volonté du gouvernement décidé à rompre avec la précarité pour concrétiser le rêve affiché.
Des programmes et projets bien concoctés permettront de changer le visage de Cotonou et des autres villes, a assuré Modeste Toboula.
Ce que consent bien le deuxième adjoint au maire de la ville de Cotonou, Augustin Houessinon. Pour lui, la ville accompagne et reste dans la même dynamique que le gouvernement. La mairie de Cotonou garde cette position quand bien même ses ressources sont amputées, suite à cette opération, relève-t-il. Toutefois, il reste convaincu que le gouvernement va compenser les pertes enregistrées de ce fait.
Arcadius Bada, directeur de l’informatique et du pré-archivage au ministère du Cadre de vie, a précisé que Cotonou et Bohicon sont à 100% de marquage, Parakou et Ouidah à 90%, Sèmè-Podji, Porto-Novo et Calavi à 70% où les 100% de marquage pourront être atteints la semaine prochaine. Les autres villes suivront.
L’opération en cours en même temps qu’elle vise l’amélioration du cadre de vie, concerne la sécurité et le bien-être des populations. Le gouvernement n’est pas dans une logique d’affrontement, ont réaffirmé les conférenciers?

Environnement 18 nov. 2016


Journées africaines des ressources humaines à Cotonou: Des réflexions sur le positionnement stratégique de la fonction

Après Bamako au Mali en 2014, Cotonou abrite, du 17 au 18 novembre, les Journées africaines des ressources humaines. Ces assises réunissant les professionnels en ressources humaines de plusieurs pays d’Afrique francophone, de la France et de la Belgique portent sur le thème « Positionnement stratégique de la fonction ressources humaines et performance des organisations ».

Edwige Adohinzin Hountondji, présidente de l’Association nationale des professionnels en gestion des ressources humaines du Bénin (Anpgrh), a indiqué que les Journées africaines des ressources humaines(Jarh) se tiennent suivant une périodicité biennale. Elle se félicite de la confiance faite au Bénin d’abriter la 19e édition de cette rencontre qui permet aux professionnels en ressources humaines (Rh) de s’enrichir mutuellement. Ce que confirmera Diakité Nouhoum, président de l’Association africaine des formateurs et directeurs du personnel (Afdip) en soulignant que les Jarh sont des opportunités pour échanger sur les grands sujets relatifs aux ressources humaines au niveau africain, de partager et de promouvoir une vision africaine du management qui valorise le capital humain. « Nos rencontres servent à disséminer les bonnes pratiques en Rh qui contribueront à bâtir des organisations performantes sur notre continent », révèle Diakité Nouhoum. Mais il déplore le manque d’attention de la part des gouvernants vis-à-vis des associations et des événements Rh depuis 36 ans. Selon lui, pendant 50 ans, les ressources naturelles et les ressources minières ont été mises au cœur du développement de l’Afrique. Pourtant, les discours ambiants font état de l’importance et du rôle primordial du capital humain dans la performance des organisations.
Pour sa part, Hicham Zouanat, président de la Confédération africaine des ressources humaines (Carh), précise les objectifs des assises de Cotonou. Elles visent à faire la promotion de la fonction Rh, à créer le réseau des professionnels en Rh. Se référant au thème de la rencontre, il relève qu’il aborde l’une des problématiques majeures de la fonction Rh à savoir son positionnement et son impact sur la performance.

Placer l’homme au cœur du développement

Au-delà de la santé et de l’agriculture, la Belgique a orienté aussi ses actions vers le domaine des ressources humaines. Ainsi, elle facilite la formation qualifiante et diplômante des cadres et agents publics et de la société civile. Au regard de cet appui de son pays, Hannelore Delcourt, responsable Coopération technique belge près le Bénin, perçoit à travers les 19es Jarh une occasion pour les spécialistes de réfléchir sur leur fonction. Mieux, il soulignera que la performance est tributaire de la motivation et de la compétence.
En procédant à l’ouverture officielle des travaux, Adidjatou Mathys, ministre de la Fonction publique, du Travail et des Affaires sociales, reconnaît la première place aux ressources humaines dans toute action organisation. Mais, fait-elle observer, l’un des problèmes qui freinent l’avancement de l’Afrique est la manière dont les compétences sont gérées. « Cette gestion ne peut contribuer à l’essor de l’Afrique que lorsque les différents acteurs conviennent de la nécessité de placer l’homme au cœur du développement », note Adidajtou Mathys. Selon elle, le thème des assises de Cotonou répond aux aspirations du gouvernement béninois qui a inscrit au nombre de ses actions phares « l’amélioration du système d’utilisation des compétences et des conditions de travail ». Cette amélioration ne saurait s’opérer si le gestionnaire des ressources humaines n’est pas perçu dans tous les compartiments de son rôle, à savoir l’expert administratif, le champion des salariés, le partenaire stratégique et l’agent de changement. Au regard du contenu des communications, de la qualité des intervenants et des participants, elle nourrit l’espoir quant à la richesse des échanges et à la pertinence des recommandations dont la mise en œuvre favorisera l’amélioration de la gestion des ressources humaines en Afrique?

Actualités 18 nov. 2016


Productivité agricole: Des films polyéthylènes accroissent le rendement de l’ananas

Une nouvelle technologie de production à partir du film polyéthylène biodégradable permet à des producteurs d’ananas au Bénin d’accroître leurs rendements de façon très sensible. Dans les trois principales zones de production d’ananas au Bénin, 144 producteurs ayant adopté la technologie ont vu leur rendement passer de 35 à 70 tonnes d’ananas à l’hectare.

A Agbodjèdo dans la commune de Zè, l’expérience de Daniel Koudessa et ses six associés de la coopérative villageoise de producteurs d’ananas est une réussite. Grâce à un financement du Projet d’appui à la diversification agricole (PADA) de 13,2 millions de francs CFA, ils ont expérimenté la technique de production d’ananas à partir du film polyéthylène sur un hectare de culture : « Cette technologie nous a apporté un grand soulagement et a réglé les problèmes de main-d’œuvre que nous avions auparavant. Aujourd’hui, une personne peut entretenir un hectare de culture d’ananas. De plus, la technologie offre un meilleur rendement et réduit le cycle de production », soutient Daniel Koudessa.

Pour promouvoir et accroître la rentabilité de la production d’ananas au Bénin, le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO) a financé la mise en place des parcelles d’expérimentation pour l’utilisation du film polyéthylène. Dans les communes d’Allada, Tori-Bossito, Zè et Toffo (qui sont les principales zones de production d’ananas au Bénin), 144 producteurs issus de 10 organisations et 27 techniciens ont été formés à cet effet.
Pour Athanase Akpoé, président de la Fédération nationale des coopératives villageoises d’ananas du Bénin (FENACOPAB), la nouvelle technologie donne des résultats positifs et des chiffres d’affaires intéressants : « La technologie de production d’ananas à partir de film polyéthylène, c’est d’abord une affaire de rentabilité financière. Lorsque nous prenons le compte d’exploitation d’un hectare d’ananas sans polyéthylène, nous investissons environ 1,8 million de francs CFA pour récolter au moins 4 millions FCFA de chiffres d’affaires à l’hectare. Avec le polyéthylène, nous allons dans un investissement d’environ 3 millions FCFA à l’hectare pour obtenir environ 8 millions FCFA de chiffre d’affaires ».
Selon le témoignage des producteurs, la nouvelle technologie vient juguler le déficit de la main d’œuvre agricole dans la zone, en raison de l’exode massif des jeunes vers les grandes agglomérations. Elle leur permet également de satisfaire la demande de plus en plus croissante de « Promo Fruits », une entreprise de production du jus d’ananas « IRA », très prisée au Bénin et à l’extérieur du pays : « Pour satisfaire la demande de Promo Fruits, il faut produire plus et améliorer le rendement. Déjà, les résultats issus des parcelles d’expérimentation donnent des rendements de 65 à 70 tonnes à l’hectare contre 35 à 40 tonnes auparavant. Nous sommes donc en train de vulgariser la nouvelle technologie dans toute la zone », renchérit Nina Dessouassi, technicienne chargée de l’encadrement des producteurs à Allada.
Au-delà de la nouvelle technologie introduite, le PADA soutient les efforts pour la production d’ananas biologique. Dans ce cadre, Roseline Capo-Chichi a reçu un appui pour la production du compost à Allada-Togoudo : « Avant j’avais un compostier en bois, mais grâce à la subvention de 10 millions FCFA que j’ai reçue du PADA, je dispose désormais d’un compostier en béton avec une durée de vie de dix ans. Ma production est passée de 3 à 50 tonnes de compost sur un cycle de deux mois. Je dispose également d’une retenue d’eau et j’arrive à satisfaire plus de 500 producteurs d’ananas biologique. J’arrive désormais à satisfaire une demande de la clientèle de plus en plus forte », assure la jeune fermière.

Chaine de valeurs de l’ananas !

A travers le mécanisme de « fonds compétitifs » et de « fonds à frais partagés », d’autres promoteurs ont reçu des financements pour la transformation des produits agricoles. C’est le cas de Jean Fonton, gérant de la société JEC SARL qui, grâce à un financement de 49,5 millions FCFA, a pu mettre en place une unité de production de canettes pour les jus d’ananas, une première au Bénin. La société Promo Fruits a été également subventionnée en 2014, à hauteur de 23,5 millions FCFA pour augmenter sa capacité de production qui est ainsi passée de 214 kilo/jour à 45 tonnes/jour.
Le Projet d’appui à la diversification agricole (PADA) et le Projet de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO) constituent les deux composantes du Programme-cadre d’appui à la diversification agricole (ProCAD) financé par la Banque mondiale au Bénin. Ces deux projets impactent positivement les petits producteurs qui, grâce à l’amélioration de leurs revenus contribuent au développement de leurs communautés.
« Les deux projets contribuent à restaurer et améliorer la productivité au champ et à valoriser certaines filières, telles que l’ananas, le riz, l’anacarde, la pisciculture, et bien d’autres encore. Ils entrent aussi dans les chaines de valeurs en finançant les unités de transformation de produits agricoles. Il y a donc une convergence de vue vers l’amélioration des technologies pour développer l’agriculture, et impacter les exploitations familiales », explique Bertin Adéossi, Coordonnateur national du ProCAD.
Plus intéressant encore, le ProCAD a introduit le contrôle citoyen dans ses interventions, avec une implication active de la Plateforme des acteurs de la société civile au Bénin (PASCIB) : « Le contrôle citoyen s’opère à tous les niveaux. La Plateforme a présidé la commission d’anonymat des dossiers. Nous nous rendons aussi régulièrement sur le terrain pour constater l’effectivité des investissements et relever les cas d’abandon de chantiers par des entrepreneurs indélicats », souligne Ernest Pédro, Secrétaire permanent de la PASCIB. Ce rôle de veille de la société civile contribue de façon positive à l’atteinte des résultats et incitent les producteurs bénéficiaires à adopter les bonnes pratiques introduites par le ProCAD et à les diffuser au sein de leurs organisations paysannes?

Economie 17 nov. 2016


Médiateur de la République : 20 structures d’Etat «à la barre»

Le médiateur de la République lance officiellement vendredi 18 novembre les travaux de sa session ordinaire au titre de l’année 2016. Prévue pour prendre fin le 4 décembre prochain, cette session vise plusieurs objectifs.

Il s’agit entre autres d’accroître le taux de réponses aux demandes d’intervention adressées par le médiateur de la République aux ministères, communes et établissements publics ; donner davantage de satisfaction aux usagers de l’institution et établir une meilleure collaboration entre le médiateur de la République et les administrations publiques. Il est attendu dans ce cadre devant la « barre » du médiateur de la République 20 structures comprenant 15 ministères, trois communes et deux établissements publics. Celles-ci auront à répondre aux questions du médiateur de la République en lien avec les réclamations des requérants qui ont des griefs contre l’administration. Les dossiers programmés pour être étudiés concernent notamment les affaires domaniales et foncières, la carrière des agents, les pensions de retraite ; le reversement des cotisations sociales, les problèmes de facturation, la gestion des bourses des étudiants, les créances sur l’Etat ou sur les collectivités locales et les licenciements abusifs. Les travaux de cette session seront dirigés de main de maître par le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun?

Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

Actualités 17 nov. 2016


Importation frauduleuse des œufs en provenance du Nigeria: Les aviculteurs locaux tirent la sonnette d’alarme

L’Interprofession de l’aviculture du Bénin (IAB) tire la sonnette d’alarme au sujet de l’importation frauduleuse des œufs en provenance du Nigeria. Elle a fait part de ses inquiétudes à la faveur d’une conférence de presse tenue mardi 15 novembre à son siège à Abomey-Calavi.

L’aviculture béninoise est mal en point et il y a urgence de lui voler au secours. C’est le cri de détresse que lance l’Interprofession de l’aviculture du Bénin (IAB) en direction des pouvoirs publics au sujet de la préoccupation relative à l’importation frauduleuse des œufs en provenance du Nigeria. Ces œufs dont la qualité suscite des inquiétudes au Bénin se reconnaissent par leur couleur jaunâtre qui se noircit au bout de quelques jours. Ce sont des produits qui suintent de l’eau lorsque la consommation n’est pas immédiate, explique Camille Azomahou, secrétaire permanent de l’IAB.

A ce jour, alertent les aviculteurs, «aucune mesure de contrôle n’est mise en place par le Bénin pour décourager leur importation». Selon les conférenciers, sept mois déjà que le phénomène perdure au Bénin, sans qu’aucune diligence ne soit faite. «Si rien n’est fait dans les prochains jours, nous assisterons à la fermeture de toutes les exploitations avicoles nationales», avertissent-ils. Là où le bât blesse, fustige l’Interprofession, le Nigeria est depuis 2015 sur la ligne rouge des pays touchés par la grippe aviaire. Sur ses 36 Etats, 24 sont identifiés comme infectés. Or, développe-t-il, l’influenza aviaire est un virus qui se transmet aussi à l’homme. Les conférenciers en déduisent alors une double menace pour le Bénin au plan socio-sanitaire.
Pire, la situation portera également un coup à l’économie béninoise. Selon l’Interprofession de l’aviculture, elle va engendrer une baisse de la production locale du maïs en ce sens que la filière avicole en consomme une part non négligeable. L’écoulement des tourteaux de soja et de coton produits par les triturateurs industriels est aussi menacé, sans compter les pertes d’emplois que cela va créer. A en croire les conférenciers, la filière avicole fait partie des plus grands secteurs pourvoyeurs d’emplois au Bénin et la volaille, la viande la plus consommée dans le pays.
«Nous en tant qu’acteurs du domaine, nous sommes déjà en cessation d’activité », se désole Constant Kènouko, secrétaire général de l’IAB.

Concurrence déloyale

L’’importation frauduleuse des œufs en provenance du géant voisin de l’Est concurrence dangereusement la production locale du fait de la chute du Naïra, à en croire l’Interprofession. «Nous sommes obligés de revoir totalement à la baisse le prix des œufs au Bénin pour pouvoir les vendre», confie Constant Kènouko.
Les conférenciers dénoncent surtout le mutisme des autorités politiques et administratives. Les différentes démarches menées en leur direction seraient restées vaines. « Malheureusement, les mesures répressives allant dans le sens de la régularisation de la situation n’ont pas suivi de sorte qu’aujourd’hui nous sommes laissés à notre propre sort», se désole Camille Azomahou. «Une si importante filière se meurt sans qu’il n’y ait aucune action concrète de nos autorités pour juguler le mal», s’inquiète-t-il.
Selon l’IAB, la situation met en mal les différents accords de la CEDEAO et de l’UEMOA relatifs à la libre circulation des marchandises et des biens, du fait de la concurrence déloyale sur le marché béninois.
Valentin Somassè, consultant national de l’IAB, ne va pas du dos de la cuillère pour dénoncer le mal. Sans langue de bois, il se demande si les dirigeants attendent d’abord de voir la plaie ronger le Bénin avant de la panser. «Je ne comprends pas qu’à l’heure du Nouveau départ, on puisse commettre des erreurs aussi graves», s’étonne-t-il. Et d’ajouter : «Si nous laissons le problème perdurer, le Bénin sera mis en quarantaine. Même les poulets bicyclettes ne pourront pas être consommés».
La bataille de l’Interprofession de l’aviculture du Bénin contre les œufs de qualité douteuse ne date pas d’aujourd’hui. En 2014, elle avait déjà haussé le ton sur l’importation des œufs réfrigérés en provenance de l’Europe. Le souhait des aviculteurs locaux est de voir les autorités béninoises prendre en main le dossier de l’importation des œufs en provenance du Nigeria.

Economie 16 nov. 2016


Promotion de l’inclusion financière: Les promesses des guichets mobiles de microfinance

Le Consortium Alafia et l’UNCDF ont organisé, hier mardi 15 novembre, un atelier d’échange et de dissémination des résultats du projet de promotion des guichets mobiles de microfinance au Bénin. Ces résultats valident l’usage des canaux numériques comme un moyen efficace d’inclusion financière dans le pays.

C’est une initiative novatrice de promotion de l’inclusion financière qui fera bientôt florès dans tout le Bénin. Le projet de Guichets mobiles de microfinance semble tenir ses promesses, un an et demi après sa mise en œuvre. Cette initiative financée par le programme Microlead de United Nations Capital Development Fund (UNCDF) vise à utiliser les outils digitaux pour renforcer l’épargne des populations à faibles revenus auprès des services financiers décentralisés (SFD). « Les premiers constats du projet sur le terrain ont révélé sa pertinence, à savoir la facilitation de l’accès, l’acceptation de l’innovation et le potentiel commercial et social, en attestent les résultats chiffrés en un peu plus d’une année de mise en œuvre», assure hier Judith Karl, secrétaire exécutif de l’UNCDF, lors de l’atelier de dissémination des résultats du programme.

Les chiffres sont assez évocateurs du succès enregistré. Quatre nouveaux produits financiers ont été développés ; une cinquantaine de jeunes recrutés et formés au nouveau métier d’agents mobiles de microfinance servant de point d’accès à des services financiers formels ; plus de 7796 personnes touchées dont 60% de femmes et de jeunes ; plus de 28 604 comptes ouverts et près de 709 millions de francs CFA d’épargne collectés. Le projet a également délivré un module d’éducation financière et permis la conception d’une application propriétaire synchronisée à l’application de gestion des SFD. «Les services financiers accessibles par le canal des TIC pourraient contribuer à accélérer la lutte contre la pauvreté et la faim et aider à une forte implication des populations rurales et surtout des femmes dans le processus de développement », souligne Judith Karl qui se réjouit de ce que la technologie numérique rende désormais possible la prestation des services financiers aux femmes rurales.

Partager les réussites

L’atelier de dissémination, indique Ignace Dovi, directeur du Consortium Alafia, entend améliorer la compréhension des prérequis de l’initiative par les acteurs du système financier décentralisé, partager les leçons apprises pour un meilleur accès des populations aux services financiers numériques et lancer une dynamique pour porter à l’échelle nationale les réussites du projet. «Ce projet a été pour nous l’une des belles expériences dans le domaine de la finance digitale», témoigne-t-il.
Les TIC permettent aujourd’hui de raccourcir virtuellement la distance entre les services financiers décentralisés et les populations pauvres qui ont plus besoin d’épargner que de demander un crédit, affirme Adidjatou Mathys, ministre en charge de la Microfinance. Elle soutient que l’initiative aidera le Bénin à améliorer son taux de pénétration des services financiers, estimé à seulement 20%. «Ce projet est non seulement à saluer mais à encourager par tous les acteurs pour que le succès du projet Guichets mobiles de microfinance au Bénin soit au rendez-vous», insiste le ministre.
Le programme Microlead est financé par la Fondation Bill& Melinda Gates, la MasterCard Foundation et Lift Myanmar et piloté par l’UNCDF. Il accompagne les prestataires de services financiers formels dans l’atteinte des populations rurales non bancarisées, en particulier les femmes, avec des produits d’épargne centrés sur le client et l’éducation financière. Au Bénin, Microlead a financé depuis avril 2015 le projet «Guichets mobiles de microfinance» qui utilise la finance digitale pour offrir des services financiers et non financiers aux populations rurales. Le projet dure trois ans.

Economie 16 nov. 2016


Dysfonctionnement érectile: Docteur Caril Adjagbo : « Les soucis d’érection sont inévitables et restent un véritable défi pour les couples »

Autrefois appelé de manière dépréciative "impuissance", le dysfonctionnement érectile est un problème auquel sont exposés tous les hommes. Quoi qu’il paraisse anodin, son retentissement sur la vie du couple est si important qu’il pourrait en pâtir. Pourtant, les hommes n’en parlent presque jamais ni avec leurs conjointes, encore moins en consultation. Le médecin Caril Adjagbo, ayant travaillé sur les dysfonctionnements érectiles, fait ici la lumière sur un sujet longtemps resté tabou.

La Nation :Qu’est-ce qu’on entend par dysfonctionnement érectile ?

Dr Caril Adjagbo :Un dysfonctionnement érectile est une incapacité permanente ou récurrente à avoir ou à maintenir une érection suffisamment rigide pour avoir un rapport sexuel normal. C’est ce qu’on appelle aussi dans le langage courant la faiblesse sexuelle.

Le dysfonctionnement érectile est-il une maladie ?

C’est une maladie qui dispose d’un certain nombre de thérapie. Mais généralement, les gens ne consultent pas pour ça. Cela est dû au fait que le sujet sous nos cieux est vu comme un tabou. En plus, un homme n’aime pas souvent dire à quelqu’un de manière aussi ouverte qu’il a ce genre de problème. Parce que cela remet en cause toute sa virilité, le fait qu’il soit un homme vraiment ou pas. C’est ce qui fait que les gens n’aiment pas du tout en parler, que ce soit en consultation médicale ou ailleurs. La deuxième chose, c’est que les gens ignorent qu’il s’agit d’une maladie comme les autres qu’on peut traiter et y apporter des solutions. Pour la plupart, ils pensent que c’est un problème dont il faut chercher les causes ailleurs. C’est ce qui fait qu’ils ne consultent pas. Je tiens alors à dire que c’est une pathologie qui se soigne et il y a même des spécialités qui y sont consacrées.

Quelles sont les causes du dysfonctionnement érectile ?

Les causes du dysfonctionnement érectile, nous les classons en deux grands groupes. Il faut comprendre que pour avoir une bonne érection, il faut que l’organisme soit en bonne santé. Donc, il faut que l’appareil reproducteur de l’homme n’ait pas de problème. Et il y a aussi le facteur psychologique puisqu’il y a l’excitation et tout ce qui va avec qui entrent en jeu dans l’érection. Nous parlerons alors des causes psychologiques et des causes organiques. Mais il arrive souvent qu’on retrouve ces deux causes en même temps à la base d’un dysfonctionnement érectile chez une même personne. Il faut préciser qu’on distingue plusieurs sortes de dysfonctionnements érectiles, soit selon la gravité, soit en fonction de la cause. Il y a les dysfonctionnements érectiles légers, modérés ou sévères. Chez une personne, c’est rare de voir le dysfonctionnement érectile être isolé. Ça s’accompagne souvent d’autres pathologies.

Comment se manifestent les dysfonctionnements érectiles ?

Ils n’ont pas une manifestation à proprement parler. Contrairement aux autres maladies, vous n’avez pas vraiment des symptômes qui vous indiquent que vous souffrez de dysfonctionnement érectile. Tout ce que vous avez souvent, c’est une difficulté à avoir une érection. Ou alors, dès qu’il a une érection et qu’il veut passer à l’acte, quelques temps après il perd cette érection. En bref, il faut dire qu’il s’agit de problèmes liés à l’érection.
Et il faut faire une nuance entre les dysfonctionnements érectiles et l’éjaculation précoce. Ce n’est pas tout à fait la même chose. L’éjaculation précoce, c’est le fait pour l’homme de jouir moins de deux minutes déjà après pénétration de sa partenaire. Il est également utile de parler ici de l’impuissance sexuelle. Là, c’est l’ancien terme utilisé pour désigner les dysfonctionnements érectiles. Le terme est un peu rébarbatif. C’est ce qui fait que par convention, il a été décidé de parler de dysfonctionnement érectile en terme médical plutôt que de l’impuissance.

Quels peuvent être les effets d’un tel mal sur la vie du couple ?

Dans le couple, il peut y avoir des épisodes isolés de soucis d’érection dans certaines conditions. Mais ils sont inévitables, surtout lorsqu’on prend de l’âge. Les dysfonctionnements érectiles sont un véritable défi pour les couples. Lorsqu’une solution n’est pas rapidement trouvée, peu de couples arrivent à y survivre surtout quand la femme est encore jeune. Les conjoints se boudent tout le temps. Il y aura des conflits conjugaux allant jusqu’à l’infidélité ou même le divorce. Chez l’homme, il y aura une hypocondrie ou une dépression avec une importante baisse de l’estime de soi.

Que faire lorsqu’on souffre d’un dysfonctionnement érectile ?

Face aux dysfonctionnements érectiles, surtout lorsque vous êtes dans un couple, dans une relation stable, c’est d’en discuter avec votre partenaire. Généralement pour les sujets de moins de 40 ans, la cause est presque toujours psychologique. Discuter avec sa partenaire permet de trouver les voies et moyens pour pouvoir la satisfaire. En plus, ça permet de regagner confiance en soi. C’est le premier traitement des dysfonctionnements érectiles. Lorsque qu’on ne peut pas le faire soi-même, il est bon de consulter un spécialiste de la question, toujours avec l’aide de la partenaire ou son soutien. Mais il est déconseillé de se lancer dans la consommation de certains produits qu’on retrouve sur le marché. Il faut à défaut de prendre par le dialogue entre partenaires, se référer à un spécialiste?

Santé 15 nov. 2016


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