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L’espace artistique et touristique Adjadi d’Adjarra Dévoukanmey dans la commune de Ouidah a abrité le samedi 25 juin dernier le lancement officiel des activités de la 11e édition du Concours national d’arts scolaires (CONAASCO). Cette cérémonie, qui s’est déroulée au cœur des démonstrations culturelles a connu la présence des cadres du ministère du Tourisme et de la Culture, du directeur du Centre culturel chinois, des élus locaux et des acteurs du monde culturel.
Des sages, des femmes, des hommes, des jeunes, des enfants autochtones d’Adjarra Dévoukanmey, dans la commune de Ouidah, et des milieux environnants dans leurs tenues traditionnelles ; et différentes délégations de personnalités venus des quatre coins du Bénin, ont découvert dans le splendide cadre du lancement du Concours national d’arts scolaires (CONAASCO): l’espace artistique et touristique Adjadi. Ce centre où se dérouleront désormais toutes les activités du concours est le résultat d’un brassage d’œuvres artistiques, à l’architecture particulière qui oblige les regards dès l’entrée du centre et dont l’arrière plan de l’estrade tombe sur là où se dresse le lac Toho. Une estrade sur laquelle ont défilé une série de rythmes d’orchestres, acrobates et poètes.
Pour le concours d’art scolaire, il rassemble deux catégories d’apprenants. Les élèves du second cycle et les étudiants de 18 ans à 28 ans qui ont des aptitudes artistiques en peinture, en sculpture et en écriture illustrées.
La directrice nationale du concours Judith-Bernice Adivignon indique que le thème du concours cette année est : «La célébration culturelle du centenaire de Kaba» avant de rappeler les principes du concours.
En effet, lancé dans tous les établissements publics et privés, une première sélection des candidats de ce concours est faite dans les écoles au plan départemental puis sur toute l’étendue du territoire national. Ainsi seuls les trois meilleurs candidats retenus dans chacune des trois disciplines se retrouvent en résidence d'écriture pour la réalisation des œuvres comptant pour la finale. Les trois premiers candidats retenus par le jury reçoivent chacune une bourse de 5 000 000FCFA de voyage en Chine.
L'engagement
Approuvant les propos de la directrice nationale du concours, le directeur du Centre culturel chinois Baï Guangming, a une fois encore renouvelé l'engagement de son pays, à l’endroit des promoteurs de ce projet, qui vient valoriser la culture béninoise et contribuer à son développement.
Par ailleurs, « la Chine continuera à octroyer des bourses aux meilleurs lauréats afin qu’ils puissent découvrir la culture chinoise et renforcer leur connaissance», a- t-il ajouté avant de faire un don de 300 000 FCFA à la directrice du centre artistique et touristique Adjadi.
Comme prévu, de la 10e édition du CONAASCO qui avait réuni rien que les anciens lauréats pour une compétition entre eux, a parmi à Lucien Klo le premier des anciens lauréats de recevoir les clés d’une voiture Nissan. Prix de l’édition passée.
En entendant que les apprenants qui souhaitent postuler pour cette 11e édition ne passent chercher les modalités de participation à partir de ce lundi 27 juin, la cérémonie s’est poursuivie en compagnie des artistes qui ont enchanté l’assistance. ?

A l’occasion d’une descente effectuée, vendredi 24 juin dernier à Aplahoué par une mission gouvernementale, un coin de voile a été levé sur les locaux devant abriter le siège de la préfecture du Couffo et les résidences. Au regard de la fiabilité des propositions, le Conseil communal fait savoir que la ville d’Aplahoué est prête pour assumer son statut de chef-lieu.
Les dispositions nécessaires pour la mise en service de la préfecture du Couffo se précisent à Aplahoué. C’est ce qu’on peut retenir de la descente d’une délégation gouvernementale vendredi 24 juin dernier dans la commune d’Aplahoué. Le bâtiment devant abriter la préfecture est déjà apprêtée. Dans l’arrondissement central de la ville, le Conseil communal a identifié un duplex situé aux abords de la route inter Etats Bénin-Togo non loin de la place de l’Indépendance de la commune. Dans le voisinage du local se trouvent trois autres maisons proposées pour servir de résidences au préfet, au secrétaire général de la préfecture et aux autres cadres.
A travers une visite guidée, l’ensemble des locaux a été présenté, vendredi 24 juin dernier, à la mission gouvernementale présidée par Crespin Guidi. Elle avait à ses côtés, une délégation communale conduite par le premier adjoint au maire d’Aplahoué, Sylvain Dahouè. A en croire ce dernier, le duplex comporte environ 16 bureaux, une salle de conférence et plusieurs garages ainsi que d’autres commodités. Le duplex et les trois autres maisons construits dans l’arrondissement central de la commune sont des propriétés appartenant à des particuliers. Aucune autre proposition de locaux n’a été faite en dehors de ceux-là, selon les précisions de Syvain Dahoué qui assure que les membres de la commission gouvernementale sont repartis sur une note de satisfaction. Reste l'avis du gouvernement pour en faire des choix formels.
« Nous avons retenu ces locaux depuis plusieurs mois quand des bruits ont repris au sujet de la création des nouvelles préfectures. Mais en réalité, le Conseil communal et les citoyens d’Aplahoué sont prêts depuis des années comme la mission gouvernementale a pu s’en convaincre », s’est félicité le premier adjoint au maire d’Aplahoué.
Sylvain Dahouè et le chef de l’arrondissement d’Aplahoué ont fait savoir que douze années plus tôt, le Conseil communal avait déjà dégagé environ 3 hectares de parcelle pour la construction de la préfecture du Couffo.
Trancher les problèmes liés au personnel
Le domaine se situe de part et d’autre de la même voie inter Etats sur le prolongement de l’hôpital de zone d’Azovè et de la Direction départementale des Impôts. C’est en fait un espace qui relie Azovè et Aplahoué centre ville où sera installé provisoirement après validation du gouvernement, le préfet Christophe Mégbédji.
Le grand souhait pour nombre de citoyens d’Aplahoué et le premier adjoint au maire de la ville, c’est de voir la préfecture du Couffo s’installer dans ses propres locaux. Aussi appellent-ils le gouvernement, à faire les diligences pour ne pas laisser leur préfecture trop longtemps en location. «Si le gouvernement libère les fonds pour la construction, les travaux vont démarrer aussitôt. Rien ne peut bloquer le chantier de la préfecture du Couffo vu les dispositions prises par le Conseil communal et la parcelle affectée à cet effet», dira le premier adjoint au maire.
Par ailleurs, le gouvernement devra en profiter pour solutionner le problème de l’insuffisance de main-d’œuvre et des profils qualifiés au service des préfectures. Dans celle de Lokossa, par exemple, il y avait deux chargés de mission jusqu’en 2015. Année où l’un d’entre eux a été nommé dans un cabinet ministériel laissant peser toute la charge des 12 douze communes du Mono-Couffo sur son second. Or, l’article 63 du décret d’application de la loi n° 97-028 portant Organisation de l'administration territoriale de la République du Bénin stipule que « Les chargés de mission exercent pour le compte du préfet le pouvoir de tutelle dans un ressort territorial regroupant au plus trois communes».

Ceux qui rêvent de l’accalmie dans le rang des acteurs culturels devront patienter. A mesure que passent les jours, la contestation s’enfle et la protestation flambe. Le dernier mouvement mis en place à ce propos a nom : « Mercredi rouge des artistes».
La lutte entre les pro et anti-réformes du secteur culturel n’est pas vraiment le souci majeur des artistes géniteurs du «Mercredi rouge des artistes». Ceux-ci veulent plutôt que la lutte contre la piraterie s’accentuent. Face aux médias, mercredi 22 juin dernier, les géniteurs dudit mouvement par le biais de leur porte-parole, Gratien Yaovi Tossou ont rappelé que la piraterie est une gangrène qui paralyse le secteur artistique et que seul l'Etat a la force publique de protéger les œuvres artistiques sur toute l’étendue du territoire national. De leurs explications, il ressort que les activités du Comité national de lutte contre la piraterie (Cnlp) piétinent. «Le premier comité de gestion de la Cnlp installé a reçu les fonds alloués pour faire le travail. Un rapport aurait été déposé en fin de mandat pour permettre au comité entrant de savoir comment et par où entamer la lutte», ont'ils déclaré. Selon eux, l'installation du nouveau comité de gestion depuis environ un an, rien n'est fait et ce comité n'a pas été doté du fonds de roulement effectif pour faire ses activités. Autant de choses qui amènent le mouvement «Mercredi rouge des artistes» à demander une augmentation du budget et la mise à disposition effective du fonds alloué à la Cnlp, la création des cellules de base dans les départements pour décentraliser la lutte contre la piraterie et les doter de moyens, la création d'une police artistique et culturelle… Toute chose qui, disent-ils, permettra effectivement de répondre aux difficultés que rencontrent les artistes pour joindre les deux bouts et pourra déboucher sur la création d'emplois.
Yaovi Tossou et les siens ont profité de cette sortie pour se prononcer sur la situation relative à l’utilisation des œuvres artistiques, notamment musicales par les réseaux de téléphonie mobile. A ce sujet, soutiennent-ils, le Conseil d'administration du Bureau béninois des droits d’auteur et des droits voisins (Bubedra) a également mené des démarches vers lesdits réseaux pour revoir à la hausse des taux payés sur exploitation des œuvres. «La hausse est acceptée et l'accord également a été conclu. Mais la mise en application traine. Il faut donc que notre ministre de tutelle fasse diligence afin que l'Autorité de régularisation des postes et télécommunications puisse demander l'application de ces directives», propose Yaovi Tossou. La satisfaction de ces préoccupations auxquelles s’ajoutent d’autres portant sur les droits voisins devraient suffire à renflouer la caisse du Bubedra pour permettre à la filière des arts et cultures de se développer sans l’aide de l’Etat, pensent les artistes membres du mouvement.
Culture 24 juin 2016

Les députés étaient en séance plénière jeudi 23 juin. Ils ont débattu de deux dossiers portant tous sur des questions d’actualité. Le premier concerne les difficultés qu’éprouvent certains étudiants dans la jouissance de la bourse à eux accordée ; et le second a trait aux dispositions que prennent le gouvernement pour une bonne organisation de l’édition 2016 du pèlerinage à la Mecque.
Deux membres du gouvernement étaient jeudi 23 juin devant la Représentation nationale. Il s’agit du ministre chargé des Relations avec les Institutions, Me Joseph Djogbénou et de son collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie-Odile Attanasso. Le premier est venu apporter des explications par rapport à deux questions d’actualité toutes relatives aux dispositions que prend le gouvernement pour une bonne organisation du pèlerinage de 2016. Elles ont été posées par les députés Nouréinou Atchadé et Adjibadé Koussonda.
Me Joseph Djogbénou à la «barre»
Dans sa réponse, le ministre Joseph Djogbénou a partagé avec la plénière la batterie de mesures prises par le gouvernement pour garantir une bonne organisation du prochain hadj. Il a fait savoir d’emblée que l’organisation du pèlerinage a été toujours une affaire des structures de convoyeurs. Mais le gouvernement a été obligé de prendre les choses en main depuis quelques années à cause des difficultés et tracasseries que subissent certains des pèlerins béninois à l’étranger. C’est ainsi qu’il a été décidé de nommer un Haut commissaire au hadj qui dépendait directement de la présidence de la République. C’est cette haute personnalité qui négociait les contrats avec les structures de convoyage, la signature de cahier de charges, la signature de contrat de transports aériens aller et retour des pèlerins et la prise en charge des pèlerins en lieux saints notamment leur hébergement, leur déplacement et leur restauration pendant leur séjour. Jusqu’à l’édition de 2015, les pèlerins payaient pour le hadj un montant de 2,075 millions FCFA toutes taxes comprises. Cette somme couvre le billet d’avion aller et retour, l’hébergement et autres.
A en croire le ministre Joseph Djogbénou, le gouvernement négocie actuellement à la baisse ce coût ou tout au moins le maintenir. Une mission du comité technique du hadj s’est rendue en Arabie Saoudite du 23 février au 3 mars dernier, pour s’enquérir des nouvelles conditions du hadj 2016 et confirmer la participation du Bénin. Aussi, le gouvernement a-t-il lancé officiellement depuis le 1er juin dernier, le pèlerinage à la Mecque édition 2016. Une autre mission est allée sur le terrain du 3 au 10 juin dernier pour l’enrôlement des pèlerins. La validation du rapport du comité est en cours.
Me Joseph Djogbénou informe par ailleurs que des passeports spéciaux seront délivrés aux pèlerins non détenteurs d’actes de naissance ou de jugement supplétif. Une compagnie aérienne de droit béninois a été déjà sélectionnée. Il s’agit de la compagnie Westair qui fera voyager tous les pèlerins depuis l’aéroport international Bernardin cardinal Gantin de Cotonou. Le vol inaugural des pèlerins est prévu pour le 23 août prochain. Mais avant cette date, le gouvernement prévoit d’envoyer encore sur le terrain une mission de sensibilisation des pèlerins, a expliqué le ministre chargé des Relations avec les Institutions qui promet que le gouvernement fera tout pour faire en sorte que le hadj 2016 se passe dans des conditions meilleures que les éditions antérieures.
Des propositions idoines
Mais les explications du gouvernement ont semblé laisser sur sa faim l’auteur de la question. Tout en prenant acte de la réponse du ministre Joseph Djogbénou, le député Nouréinou Atchadé a fait une série de propositions au gouvernement. Il propose, à l'image des autres pays voisins, que le gouvernement mette en place une structure pour gérer en permanence la question de l'organisation du hadj. Le président de ladite structure devra être nommé par décret présidentiel. Cette haute personnalité doit avoir un profil approprié par exemple un docteur islamologue pour être respecté par les autorités saoudiennes. Le député FCBE recommande par ailleurs au gouvernement la nécessité d’élaborer un nouveau cahier de charges qui tienne compte des défaillances constatées lors des éditions antérieures du hadj et de faire voyager les pèlerins du centre et du nord du Bénin par l'aéroport de Tourou et enfin d’interdire formellement comme c'est le cas au Sénégal que les non nationaux fassent le pèlerinage dans le quota du Bénin. Nouréinou Atchadé sera aussi appuyé dans ses propositions et recommandations par son collègue Adjibadé Koussonda qui est aussi l’auteur d’un volet de la question
La question des bourses
La seconde question d‘actualité est relative aux raisons qui fondent un brusque changement des conditions d’octroi des bourses d’excellences aux bacheliers de l’année et aux dispositions que prend le gouvernement pour régler le problème. Elle a été posée par le député Paulin Gbénou. Là-dessus, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie-Odile Attanasso a assuré la Représentation nationale que les huit étudiants concernés ne perdront pas leurs bourses quand bien même le gouvernement est confronté à des difficultés budgétaires avec une trésorerie tendue et une dette lourde en cours d’apurement. Selon elle, ces réformes s’inscrivent dans le cadre des réformes au niveau de son ministère. Celles-ci s’imposent et il revient dès lors aux parents des boursiers d’amener leurs enfants à respecter leurs engagements de servir le pays à la fin de leur formation.
Marie-Odile Attanasso a informé par ailleurs la Représentation nationale des nouvelles dispositions en cours portant sur les conditions d’attribution des bourses pour plus d’équité et de justice.

Le Conseil des ministres en sa session du mercredi 22 juin a décidé de traduire dans la réalité, les douze départements du Bénin. Attendu depuis 1999, la déconcentration prend ainsi corps et les actes inhérents à cette mutation, notamment la désignation des chefs-lieux et la nomination des nouveaux préfets sont aussi effectives.
Après le resserrement de l’architecture du gouvernement et la réorganisation en cours des ministères, le gouvernement prépare un plan de déconcentration et de décentralisation pour renforcer l’administration de proximité et accompagner le développement à la base. Le Conseil des ministres en sa session du mercredi 22 juin s’est largement penché sur le sujet. Rappelant que l’administration territoriale au Bénin s’exerce dans le cadre du département conformément à la loi du 15 janvier 1999, portant organisation de l’administration territoriale, le ministre d’Etat secrétaire à la présidence de la République, Pascal Irenée Koupaki, au cours de son traditionnel point de presse, a souligné que le territoire national est découpé en douze départements dont les dénominations sont connues.
Au terme de la loi citée supra, les chefs-lieux sont déterminés par décrets pris en Conseil des ministres. Et c’est à cet exercice que les membres du gouvernement se sont attelés au cours de la rencontre à laquelle le chef de l’Etat a pris personnellement part. En plus du décret portant adoption et fixation des chefs-lieux de département de la République du Bénin, douze préfets ont été nommés pour traduire en acte la nouvelle orientation à donner à la gouvernance locale. Désormais, à chacun des douze départements correspond une localité érigée en chef lieu et un préfet, martèle le ministre d’Etat.
«L’application de ce décret permettra de combler les insuffisances dans l’administration et la gestion de notre territoire, de mieux assurer l’encadrement administratif du territoire national, de rendre plus visible l’action de l’Etat par l’accélération du processus de déconcentration en vue du renforcement de la décentralisation, de la démocratie à la base et de la gouvernance participative… », note également le ministre d’Etat. Pour prendre en charge cette nouvelle dynamique, le Conseil des ministres a décidé de la mise en place d’un comité interministériel présidé par le ministre d’Etat en charge du Plan et du Développement. Lequel aura pour mission de conduire l’opérationnalisation des nouvelles circonscriptions administratives.
Au cours de ce même conseil, l’Exécutif, conformément à l’article 54 de la constitution béninoise, a adopté des projets de décret portant attribution, organisation et fonctionnement de dix ministères. Il s’agit entre autres des ministères en charge de la Décentralisation, du Cadre de vie, du Plan, de la Santé, des Infrastructures, du Travail, de la Justice, de la Défense, de l’Industrie et de l’Agriculture. D’autres questions ont été examinées au cours de cette réunion hebdomadaire du Conseil des ministres et portent sur une demande d’autorisation de ratification d’un accord de prêt et à la présentation du document de programmation budgétaire et économique pluriannuel.
Liste des chefs-lieux des départements du Bénin
1. Département de l'Alibori : Chef-lieu Kandi
2. Département de l'Atacora : Chef-lieu Natitingou
3. Département de l'Atlantique : Chef-lieu Allada
4. Département du Borgou : Chef-lieu Parakou
5. Département des Collines : Chef-lieu Dassa-Zoumè
6. Département du Couffo : Chef-lieu Aplahoué
7. Département de la Donga : Chef-lieu Djougou
8. Département du Littoral : Chef-lieu Cotonou
9. Département du Mono : Chef-lieu Lokossa
10. Département de l'Ouémé : Chef-lieu Porto-Novo
11. Département du Plateau : Chef-lieu Pobè
12. Département du Zou : Chef-lieu Abomey
Actualités 23 juin 2016

Florentin Dazan n’est plus le chef du service personnel de l’Assemblée nationale. Il a été relevé de ses fonctions depuis mardi 21 juin par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji et remplacé par Matilde Roko Guédou. Le limogeage de ce fonctionnaire de l’Etat intervient à un moment où l’administration parlementaire est éclaboussée par une affaire de fraude et de gonflement de salaires de certains agents.
Plusieurs agents de l’administration de l’Assemblée nationale sont dans l’œil du cyclone. Ils font partie d’un vaste réseau de fraude et de gonflement de salaires en augmentant à leur guise et à leur profit le nombre de séances plénières payées. Le réseau est entretenu depuis le service personnel de l’administration parlementaire. Le mode opératoire des membres de ce réseau est simple. Ils se tapent un certain nombre de séances plénières en surplus à celui qui leur reviennent normalement. Ils vont jusqu’à 65 séances plénières en bonus. Ce qui fait doubler voire tripler leur salaire mensuel. Pour le plus gradé du groupe par exemple qui est à 12 500 FCFA par séance plénière, il s’en sort avec les 65 signatures avec la somme de 812 500 FCFA. Laquelle somme doit être ajoutée à son salaire mensuel. Il se retrouve au bout du compte avec près de 1,5 million FCFA le mois. Même des secrétaires administratifs sont membres de ce vaste réseau qui a ses tentacules dans plusieurs services du Parlement. Ils s’en sortent avec près du million de FCFA à la fin du mois pour ceux d’entre eux qui sont les gagne-petit. Le réseau fonctionnait depuis trois mois. L’écart trop grand entre les salaires de ces agents indélicats et ceux de leurs collègues de la même catégorie a commencé par éveiller l’attention des autres. Les chuchotements ont commencé par fuser comme c’est d’ailleurs le propre de l’administration béninoise. Les soupçons sont remontés vers le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji, en homme bien patient et sans agitation, a mené ses enquêtes. C’est ainsi que le pot-aux-roses a été découvert. Le président de l’Assemblée nationale, patron de l’administration parlementaire, a aussitôt fait agir son couperet. Il a relevé, mardi 21 juin dernier, le chef du service personnel de ses fonctions. Florentin Dazan, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été retourné à son service d’origine avant sa promotion, il y a moins d’un an. Florentin Dazan est renvoyé à la Commission du Plan, de l’équipement et de la production où il devient le quatrième assistant. Bien qu’il soit du même parti que lui, le président Adrien Houngbédji ne s’est pas fait prier pour se débarrasser de ce collaborateur indélicat. Et ce, malgré les interventions qui fusaient de toutes parts pour l’adoucissement de la sanction à l’encontre du désormais ex-chef personnel.
Le président de l’Assemblée nationale vient ainsi de donner un signal fort qui doit faire école. Mieux le patron de l’administration parlementaire ne s’est pas arrêté en si bon chemin. De sources proches de l’institution parlementaire, Me Adrien Houngbédji aurait mis sur pied un comité pour lui faire un rapport exhaustif sur la situation. Lequel rapport doit faire ressortir la liste nominative des agents impliqués dans cette fraude et le montant indûment gagné par chacun d’eux depuis le début de cette affaire, il y a trois mois. Ces agents indélicats seront certainement sommés de rembourser le trop perçu sur salaire. En tout cas, le rapport du comité est fortement attendu pour faire la lumière sur cette scabreuse affaire et situer les uns et les autres. ?
Actualités 22 juin 2016

La musique béninoise, hormis les déviances éthiques et morales qu’elle présente est digne d’éloges. C’est ce que pense Florent Eustache Hessou, journaliste et acteur culturel. Selon lui, les musiciens béninois contribuent énormément à la paix sociale et à la sauvegarde de la démocratie et à des élections apaisées. Il faut donc, à l’occasion de la fête de la musique célébrée chaque 21 juin réfléchir à la promotion des rythmes locaux.
La Nation : Fête de la musique, est-ce une journée nécessaire ?
Florent Eustache Hessou: Cette journée est plus que nécessaire. De toutes les façons, ce ne sont pas les Béninois qui l’ont décidée. C’est une histoire qui remonte à la France, pays colonisateur. C’est Jack Lang, ancien ministre français de la Culture qui a initié cette fête au profit de la musique. Ça correspond un peu au début de l’été et les gens ont, après l’hiver, envie de fêter. Alors on met la musique pour le démarrage des vacances. Cette journée montre que la colonisation est toujours là. Et nous aussi, on n’a jamais pris d’initiative si sérieuse et si dense par rapport à la culture. Donc, le Bénin n’a pas le choix car c’est une initiative française devenue une affaire mondiale et le Bénin est forcément embarquée puisque faisant partie du concert des nations.
Une initiative française. Est-ce à dire que le Bénin n’en a pas besoin ? Ou cela s’impose-t-il aux Béninois?
Oui ça s’est imposé à nous. Lorsque vous regardez dans la nomenclature des dates, la prise de décisions relatives à la culture, le Bénin, de façon souveraine n’a jamais rien pu faire de durable, de pérenne. On a initié difficilement la fête du vodoun. Cette même fête est combattue par des Béninois qui ne sont pas d’obédience traditionnelle et qui l’appréhendent comme une peste. La preuve, il y a des Béninois qui balaient les endroits où on a célébré la fête du vodoun et pourtant des Américains viennent. Djimon Oussou est venu au Bénin pour réaliser un documentaire sur le vodoun. Nous ne nous aimons pas. Quelle date nous avons véritablement en culture ? On n’en a pas. Nous avons le Fitheb mais ce n’est pas une date, c’est un festival mais ça chancelle. La biennale des arts, ça chancelle aussi. Donc nous sommes obligés de nous arrimer à ce que les autres nous ont imposé comme journée mondiale de la désertification, de la danse, du patrimoine, du théâtre, etc. Et quand on dit, nous faisons de petit saupoudrage, il y a de problème et on se demande si le Bénin peut avoir finalement sa journée nationale de la danse ou sa journée nationale de la musique qui puisse véritablement tenir, fonctionner comme les journées mondiales que nous avons.
Est-ce à dire que le Bénin ne doit plus célébrer cette journée et initier la sienne?
Non, nous n’allons pas vivre en vase clos. Mais en fêtant la journée des autres est-ce qu’il n’est pas bon de réfléchir à ce qu’il faut pour soi-même de façon durable ? Nous n’avons aucune date que tout le monde respecte comme la fête de la musique.
Est-ce que les artistes musiciens béninois méritent quand même cette journée?
Bien sûr que oui. C’est une journée de joie puisque la musique adoucit les mœurs. Les musiciens béninois sont devenus si nombreux qu’aujourd’hui ils ont besoin de lieux de diffusion. Il y a tellement de productions, de créations mais il n’y a pas de lieux de diffusion. Il y a Africa sound city de Jah Baba qui a fait une programmation pour ce soir (hier, mardi 21 juin), il y a l’Institut français qui l’a fait aussi mais ce n’est pas suffisant. La musique devrait être dans la rue, à Dantokpa, dans les prisons, les espaces clos, la plage, etc. Si ce n’est pas les agences de publicité ou les Gsm nous-mêmes on ne fait rien. Or cette journée est pour les artistes, une occasion de diffuser leurs musiques dans un cadre un peu officiel.
Vous avez parlé de productions abondantes. Leur qualité augure-t-elle de beaux jours pour la musique béninoise ?
Le problème que nous avons aujourd’hui, c’est l’extraversion culturelle. Nous n’avons pas foi en nous-mêmes, nous ne faisons pas de recherche sur l’endogène. Toutes nos grandes stars végètent maintenant dans la musique ivoirienne, ghanéenne, nigériane, congolaise. C’est ça qui nous envahit et toutes les filles deviennent blanches, les garçons se dépigmentent. Personne n’a envie de faire comme nous. Et c’est dommage. Je suis d’accord qu’on puisse s’inspirer des autres mais nous en faisons de trop. Personne n’a envie de faire du Zinlin, tchinkounmè. Personne n’a envie de s’investir dans la modernisation de nos rythmes mais plutôt dans la répétition facile du rythme des autres. Ce qui fait qu’à l’international on ne va jamais loin parce que nous disparaissons face à l’originalité des autres que nous photocopions. Ceux qui percent sont ceux qui font de la musique d’inspiration traditionnelle : les frères Guèdèhouguè, Gangbé Brass Band. C’est à nous de faire la promotion de notre culture.
La proximité de nos rythmes avec le cultuel ne justifient-t-elle pas l’extraversion dans laquelle les jeunes cherchent à s’épanouir?
Pas du tout. Regarder Vi-Phint qui fait du Adja. Ce rythme à l’origine est le côté culturel du cultuel qu’est le Sakpata qui était un rythme sacré. Quand Vi-Phint a commencé, le Adja a pris avec les Mounia et beaucoup ont commencé par s’y intéresser. En fait on est complexé. Vovo Vilaup est allé en final de Kora. Gbessi a pris le Agbadja et a remporté le Kora. Tout ça est la preuve de notre mauvaise volonté. Et c’est parce qu’il est plus facile de copier les autres. Quand vous allez dans un studio, il suffit de dire je veux de la rumba, Yèmi Aladé et puis la programmation est là. Mais quand tu veux Adja, il te faut aller chercher des gens qui peuvent bien le jouer et ça te demande un travail de créativité alors que l’autre est trop facile à tricher et ne demande aucun talent. Il n’y a donc pas de contrainte. C’est de la paresse, le refus obstiné de réfléchir. Ce n’est pas bon pour nous. Bientôt l’univers sera numérisé.
A propos du numérique, que faire pour que la musique béninoise ne soit pas à la traine ?
Regardez les Alèkpéhanhou, Gbèzé, Gbétchéou, Gbessi. Ce sont de vrais philosophes de haut niveau. Mais ceux qui doivent les porter ne le font pas vraiment. Moi je suis en train de préparer des ouvrages sur Anice Pépé et Alèkpéhanhou afin d’amener les gens à s’intéresser à eux. Quand ils sortent des CD, c’est des milliers de CD vendus mais personne n’a jamais écrit sur eux hormis de petits reportages. Des gens ont commencé par consacrer des mémoires à Alèkpéhanhou mais pas encore à Anice Pépé. C’est ce que nous sommes en train de corriger. Tout le monde veut devenir star précipitamment. Il suffit d’avoir 30 000 Fcfa et de se rendre dans un studio pour tricher Yèmi Aladé et devenir du fait artiste.
Parlant du renforcement de la paix et de la démocratie au Bénin, la musique béninoise a-t-elle joué un rôle ?
La musique béninoise a joué quatre-vingt pour cent des rôles. Ce sont les artistes musiciens qui, à travers des clips, font un désarmement mental terrible. Quand les élections s’approchent aussi, la télévision et la radio sont pris d’assaut par les artistes. Ils vont au studio, composer des chansons de paix. Prenez par exemple Anna Teko qui convie à la paix tout le temps, idem de Neil Oliver, Vivi l’International, Stan Tohon. Face à une trentaine d’artistes qui, à longueur de journée clament « nous voulons la paix» quand est-ce que tu peux te lever pour dire « nous voulons la guerre»? Je crois que les artistes musiciens ont pris par tous les moyens pour donner la paix à ce pays et ils ont réussi. Donc leur rôle dans la paix est très important
Un conseil aux artistes...?
Les artistes béninois sont très mal organisés. Il faut qu’ils pensent à leurs vieux jours au moment de leur gloire musicale, pendant qu’ils ont de très bons contrats, qu’ils évitent le gaspillage¦
Propos recueillis par Sêmèvo B. AGBON (Stagiaire)
Culture 22 juin 2016

A l’unanimité pour mais une voix contre, les députés ont adopté mardi 21 juin, mais après de fortes critiques, le projet de loi de règlement définitif du budget général de l’Etat gestion 2014. Ce vote de l’Assemblée nationale a posteriori de l'exécution de cette loi de finances tourne définitivement la page du budget général de l’Etat gestion 2014.
Le projet de loi de règlement définitif du budget général de l’État, gestion 2014 a frôlé le rejet mardi 21 juin à l’Assemblée nationale. Les députés ont eu des griefs acerbes contre la manière dont cette loi de finances prise par ordonnance en 2014 a été gérée par le régime défunt du président Boni Yayi. Le dossier examiné par les députés décrit les conditions dans lesquelles ce budget a été exécuté. Son adoption par l’Assemblée nationale permettra la constatation du résultat de l’année 2014, l’autorisation du transfert du résultat de l’année 2014 au compte permanent des découverts au Trésor ; l’approbation de la différence entre les réalisations et les prévisions budgétaires, la constatation des dépassements et annulations de crédits.
Selon le projet de loi transmis par le gouvernement, l’exécution de l'ordonnance n°2014-01 du 2 janvier 2014 portant loi de finances gestion 2014 a enregistré un résultat positif de 1947 millions de francs CFA. Le déficit prévisionnel avait été arrêté en loi de finances initiale à -253 569 millions de francs.
En effet, sur une prévision totale de 1 127 502 millions, les ressources ont été réalisées en 2014 pour 934 698 millions, (soit un taux de réalisation de 83% contre 88% en 2013) dont 760 745 millions pour les recettes du budget général de l'État, 20890 millions pour les comptes d'affectation spéciale, 63 544 millions pour les ressources intérieures exceptionnelles et 88 826 millions pour les ressources extérieures.
Quant aux dépenses, elles ont été réalisées pour 932 751 millions sur une prévision de 1 204 367 millions soit un taux de réalisation de 75%. Elles se décomposent en Budget général de l'État (900 897 millions), variation nette des arriérés (11 148 millions), comptes d'affection spéciale (28 764 millions) et opérations à caractère temporaire (3 090 millions).
En ce qui concerne le solde à transporter au compte permanent des découverts du Trésor, il est de 14 958 millions. Mais cette autosatisfaction du gouvernement défunt n’est pas en phase avec les observations de la Chambre des comptes de la Cour suprême.
Plusieurs irrégularités
En effet, au terme de l'examen des documents de reddition des comptes sur la gestion 2014, la Cour suprême a relevé plusieurs irrégularités par rapport à la manière dont ce budget a été géré. Le juge des comptes de l’Etat a décelé entre autres la persistance de la pratique d'exécution de dépenses en l'absence d'autorisation budgétaire, la mauvaise structuration du document budgétaire, l'ambiguïté de la nature du budget annexe, l'utilisation inappropriée des fonds de concours, les dépassements irréguliers de dotations budgétaires, l'insincérité des prévisions de dépenses et la non fiabilité de certains chiffres du budget exécuté. La Chambre des comptes de la Cour suprême a relevé en particulier le refus du ministère en charge des Finances à fournir certaines informations demandées par la haute juridiction.
Les députés surtout ceux de la Majorité présidentielle ont saisi au bond ces recommandations de la Chambre des comptes de la Cour suprême pour tirer à boulets rouges sur le régime défunt. Pour nombre d’entre eux dont Augustin Ahouanvoèbla, les faits dénoncés par le juge des comptes de l’Etat sont suffisamment graves. Et le Parlement, représentant légitime du peuple, ne saurait donner son quitus pour l’exécution de ce budget à travers un vote favorable. Il a invité ses collègues à se joindre à lui pour rejeter le projet de loi de règlement définitif du budget général de l’Etat gestion 2014. Le député PRD recommande en conséquence la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire pour tirer au clair la manière dont ce dossier a été géré et permettre aux coupables de répondre devant la justice.
Augustin Ahouanvoèbla sera soutenu par plusieurs autres de ses collègues. Mais ils seront ensuite calmés par le président de l’Assemblée nationale, président de céans. Me Adrien Houngbédji a expliqué à la plénière que le rejet du projet de loi en examen n’est pas la bonne solution. Ce serait faire du mal au gouvernement du président Patrice Talon qui a porté le dossier devant la Représentation nationale. Ceux qui ont exécuté le budget querellé ne sont plus là. Le président Adrien Houngbédji a invité ses collègues à adopter le dossier malgré la pertinence des critiques. Son invite sera suivie par la plénière qui a adopté à l’unanimité le projet de loi moins une voix contre, celle de Rosine Vieyra Soglo. Mais avant les députés ont recommandé au nouveau régime de s’approprier les différentes observations et recommandations de la Chambre des comptes de la Cour suprême sur l’exécution du budget général de l’Etat gestion 2014 pour ne pas tomber dans les mêmes travers. Ils seront rassurés par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni qui a promis que le mode de gestion du gouvernement du Nouveau départ tranche avec celui du régime défunt caractérisé par la mauvaise gestion et la dilapidation des ressources publiques.?

Les députés étaient en séance plénière lundi 20 juin au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Ils devraient examiner et voter le projet de loi portant sur la Chambre d’agriculture du Bénin. C’est d’ailleurs le seul point inscrit à l’ordre du jour de la séance. Mais l’unique dossier n’a pu être appelé par le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, président de céans.
Et ceci à cause de l’absence du gouvernement dont la présence aux travaux devrait permettre d’éclairer la Représentation nationale sur certaines dispositions du projet de loi qui pourraient être éventuellement incomprises. Le ministre chargé de l’Agriculture concerné par le dossier n’a pas fait le déplacement. Mieux il ne s’est pas fait représenter. Cette énième absence du gouvernement aux travaux parlementaires a déçu plusieurs députés. Certains ont utilisé des mots forts pour condamner cette attitude de plus en plus fréquente du gouvernement du Nouveau départ. Mais d’autres députés ont tempéré la situation. Car selon eux, il n’y a pas encore péril en la demeure. Le gouvernement de Patrice Talon vient de s’installer. Il faut lui accorder un temps d’état de grâce pour lui permettre de prendre ses marques, tempèrent les députés de la Majorité présidentielle qui sont intervenus dans le débat. N’ayant pas le choix, le président Adrien Houngbédji a ajourné le point de cette séance plénière. Il sera abordé ultérieurement.
Th. C. NAGNONHOU A/R Ouémé-Plateau
Actualités 21 juin 2016

Depuis lundi 20 juin, les 115 322 candidats au baccalauréat session unique de juin 2016 planchent pour la phase écrite sur toute l’étendue du territoire national. C’est dans la commune d’Abomey-Calavi que Marie-Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a procédé au lancement officiel des épreuves. Elle est accompagnée de son collègue de l’Enseignement secondaire, Lucien Kokou.
C’est le collège catholique Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus sis à Abomey-Calavi, qui a eu le privilège d’abriter la cérémonie de lancement de cet examen pour le compte de l’année 2016.
Après une concertation avec le chef centre et ses collaborateurs pour s’assurer que tout est prêt, Marie-Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a fait un tour dans certaines salles de composition pour prodiguer des conseils aux candidats et leur doper le moral. Notamment, elle les a sensibilisés en indiquant que les épreuves ne sont qu’une évaluation sur les notions apprises en classe au cours de l’année scolaire. Cette phase des conseils passée, elle a attendu 8h à l’horloge signalée par la sirène du centre d’examen pour procéder au lancement officiel des épreuves écrites du baccalauréat 2016. C’est la salle A1 qui a été choisie pour cet exercice marqué par la distribution des épreuves de français.
Le choix d’un collège privé
A l’issue du lancement, elle a indiqué que le choix d’un collège privé intervient pour montrer que ce ne sont pas seulement les établissements publics qui sont retenus pour un tel exercice. Le partenariat public-privé dans le secteur éducatif doit être renforcé pour un enseignement de qualité, a-t-elle souligné. A l’endroit des promoteurs d’établissements privés, elle a indiqué que lorsque les installations d’un établissement répondent aux normes de sécurité, il pourrait être érigé en centre d’examen. A cet effet, elle a exhorté les fondés d’établissements privés à offrir un meilleur cadre d’études aux apprenants pour la qualité de l’enseignement. Elle a enfin encouragé tous les acteurs impliqués dans l’organisation de cet examen à faire preuve de rigueur à toutes les étapes de l’examen pour renforcer la crédibilité du baccalauréat béninois et pour que le pays demeure le quartier latin de l’Afrique.
Selon Kokou Georges Badotodé, chef centre, ils sont 500 candidats inscrits pour composer dans ce centre et 20 salles sont prévues pour les abriter. Ils sont tous de la série D, a-t-il précisé.
Flux des candidats
Aucune donnée chiffrée n’étant disponible au moment du lancement, le chef centre n’a pu fournir de précision sur le nombre de candidats présents ou absents.
C’est le flux des candidats qui a préoccupé Lucien Kokou, ministre des Enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle. A ce sujet, il a relevé que la majorité des candidats se retrouve dans les séries de l’enseignement général. Cela montre, selon lui, que le système éducatif souffre d’un manque d’orientation. Pour corriger cette situation, Lucien Kokou a fait savoir que les réformes en vue dans le secteur seront d’une grande importance. «L’enseignement technique et professionnel est délaissé pour défaut d’orientation», a-t-il répété, soulignant que les créneaux porteurs sont l’agriculture, les métiers manuels et les technologies.
Il faut noter qu’au niveau national, un effectif de 115 322 candidats dont 37 916 filles se sont inscrits pour la session 2016 du baccalauréat et composent dans 419 centres.